Chapitre un peu plus long, vu qu'il est composé de véritables drabbles, en cent mots cette fois (en gros, c'est la section fourre-tout où j'ai mis toutes les petites historiettes qui ne tenaient pas en cinquante mots).
Bonne lecture!
Disclaimer: Shaman King appartient à Hiroyuki Takei et ces drabbles ne quitteront pas l'espace de ce site.
Sauce aigre-douce
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61 – Limande (ChocoPi)
L'amertume de Chocolove a dépassé celle du Lindt 98%. Il en a tellement assez des sautes d'humeur de Pirika... Franchement, c'est quoi son trip avec la nourriture? Il s'est excusé, zut! Blessé, il se sent devenir méchant.
– C'est quoi ce poisson? demande Lyserg.
– Une LIMANDE! Tu sais comme dans l'expression "plate comme une limande". Ça signifie...
Un bruit de chaise l'interrompt. Chocolove lance un regard acide vers Pirika qui sort en vitesse, aussi blême que la chair d'un merlan.
Mi-triomphant, mi-honteux, Chocolove la suit des yeux et recroise le regard de Lyserg.
Acéré.
– C'était pas très malin, ça, commente celui-ci.
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62 – La bouteille de derrière les fagots (Roeseb et Seyrarm)
Sachez qu'il ne faut jamais, jamais, JAMAIS, entamer une de ces bouteilles du fond de la cave, oui celles qui ont l'air douteuses, sans étiquettes, poussiéreuses, et dont même vos parents ne savent pas ce que c'est. Et cette règle-là est encore plus importante si vous avez déjà bu quelque chose avant.
Voilà ce que Tamao et Ryû avaient appris à Roeseb et Seyrarm.
Un jour, l'adolescence étant passée par là, il leur vint à l'idée de désobéir, et c'est là qu'ils comprirent tout.
- Mais c'est trop bon! Ah les salauds, jura Roeseb. Ils voulaient le garder tout pour eux!
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63 – Vin blanc (Horo Horo, Ren, Jeanne)
Horo Horo vide son verre d'un trait. Jeanne paraît choquée.
– Ben quoi? s'étonne l'Aïnou.
– Euh... c'est une Coulée de Serrant 1998, quand même, ça se savoure... explique-t-elle.
– Aucune éducation, soupire Ren, supérieur.
– Dis celui qui ne connaissait pas la différence entre le blanc et le rosé il y a trois jours! claironne Horo Horo.
Après un silence froid, Jeanne marmonne timidement:
– Je vais chercher d'autres boissons...
Resté seul avec Ren, Horo Horo s'enfonce dans le canapé.
– Un partout!
L'autre semble vouloir l'étrangler.
– Connard, grogne-t-il simplement.
Tu crois que je vais te la laisser si facilement, grince Horo Horo intérieurement. Connard, toi-même!
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64 – Chewing-gum (PirikaLyserg)
Pirika faisait des bulles de chewing-gum en louchant, Lyserg rigolait et... évidemment, le chewing-gum s'accrocha à ses cheveux. Sur une mèche basse.
Elle batailla ferme puis sortit les ciseaux.
– Tu pourrais le faire? demanda-t-elle, honteuse. Déjà que je suis maladroite...
Lyserg acquiesça et Pirika se pencha en avant.
Soudain, Ren entra.
Lyserg se retourna, Pirika se redressa.
– Euh... pardon, marmonna Ren, se détournant aussitôt.
Comme il sortait en roulant des yeux, manifestement choqué, Lyserg réalisa combien la posture de Pirika, courbée devant lui, face à sa taille, était... suspecte.
– NAAN, ATTENDS REN, brailla-t-il. C'EST PAS CE QUE TU CROIS...!
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65 – Pain perdu & banane (Hana, Men, Ryû et Canna)
Deux paires d'yeux maléfiques observent Ryû qui cuisine. Chantonnant, rêvassant à Canna, probablement, il sort en laissant le plat sans surveillance... Et quand il revient:
– Mais! Qui a mangé mon pain perdu?
– Pas nous! affirment deux voix innocentes.
Un peu plus tard, Canna s'esclaffe:
– Du pain perdu, perdu! Elle est mignonne, celle-là!
– Je ne sais toujours pas qui...
– Hana et Men, qui veux-tu que ce soit?
– Ils ont juré que ce n'étaient pas eux...
– Et t'as gobé ça?
– Ils ne mentent pas d'habitude...
Canna lève les yeux au ciel. Puis sourit:
– Ça, c'est ce que j'appelle se faire bananer!
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66 – Omelette (Lyserg, Chocolove, Mathilda, Marion)
– Tu trouves pas que Marion est mignonne? demanda Lyserg à Chocolove.
Une phrase familière.
– T'as aucune chance! riposta vertement Mathilda, assise derrière eux.
Lyserg, choisit quelques œufs et sourit.
– Oui... très mignonne, approuva Chocolove. Mais...
– Je pensais l'inviter à sortir. Elle est célibataire, non...?
Une porte claqua. Mathilda était sortie d'un bond rejoindre Marion, qui prenait justement le soleil, devant la cuisine.
Les deux hommes coururent à la fenêtre.
– Gagné! Elles s'embrassent.
– Pfiou, ç'a été long! Mais t'y as été fort, là!
– On ne fait pas d'omelette sans casser les œufs, répondit sentencieusement Lyserg, joignant le geste à la parole.
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67 – Brochette (Ryû, Tamao, Yoh, Anna, Lyserg, Manta, Chocolove, Horo Horo, Ren, Men et Hana)
Ryû réussissait parfaitement les célèbres brochettes de Mikihisa. Tamao, Yoh et Anna sourirent avec mélancolie en les dégustant. Lyserg et Manta les découvrirent avec ravissement. Chocolove et Horo Horo crièrent de joie et commencèrent à se bagarrer avec les piques. Seul Ren mangeait silencieusement, perdu dans un curieux souvenir.
Hana soupira. Dire qu'il s'était fait tout un plat de ces guerriers de légende, les cinq soldats! Il se demandait s'il était déçu ou soulagé. Au moins, ils avaient l'air cools.
- Baka! cria Men, en brandissant sa cuillère, très fier de lui.
T'as tout compris, pensa Hana. Une belle brochette de crétins!
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68 – Barbapapa (Tamao, Yoh, Mikihisa)
Izumo, 1995. Yoh et Tamao, qu'on emmène exceptionnellement à la fête foraine, ont droit à des barbapapas. Elles sont si roses que Yoh s'esclaffe:
– On dirait toi, Tamao!
Les enfants grignotent, s'étonnant de sentir le nuage sucré fondre immédiatement dans leurs bouches.
– J'ai l'impression de manger du rêve, remarque Yoh.
Et Tamao rosit de plus belle.
Le cœur serré, Mikihisa regarde son fils rire et sa disciple s'empourprer. Il songe au coup de téléphone que lui a passé Kino, la veille.
Yoh a raison: Tamao est un rêve.
Dès demain, Mikihisa l'emmènera loin d'ici, pour un voyage initiatique.
C'est préférable.
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69 – Limonade (JunHoro) (cette fois, j'ai cédé à la tentation)
Jun fixe le plafond. Passée la fièvre, c'est la douche froide.
– C'était... idiot.
– Ouais, fait Horo Horo, d'une voix blanche. Ren ne doit jamais l'apprendre...
Tout est parti d'une limonade, préparée ensemble : seuls au Fumbari, la chaleur les cuisait... Horo Horo râpait un citron, quand Jun l'avait aspergé. Il avait ri, répliqué, puis, après la bataille, essuyé la joue de Jun. Et ça avait, évidemment, dérapé.
– On devrait faire comme si ça n'avait pas existé, suggère l'Aïnou.
– Bonne idée.
Jun se rhabille avant que les autres reviennent, un goût acide sur la langue. Citronné.
Ils se regardent. Dernier zeste.
Et ça re-dérape.
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70 – Cailles rôties à la casserole (Jeanne, Hao, Ren)
Jeanne dort chez Ren pour la première fois. Durant l'après-midi, elle cuisine rêveusement leur dîner: un rôti de cailles, sur canapé de fruits rouges, qu'elle prépare dans un faitout. Une recette d'amoureux.
Hao entre dans la cuisine et hume.
– Quelle bonne odeur, lance-t-il en soulevant un couvercle. On a le droit de goûter?
– Non, s'écrie Jeanne, ça, c'est les cailles pour Ren et moi!
– Ah oui, sourit Hao, je l'ai croisé, ton Ren. Ses pensées étaient... plutôt agitées.
– Et alors? riposte Jeanne, agacée.
– Et alors, ma petite, prépare-toi, ricane Hao. Ce soir, c'est toi qui passe à la casserole!
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Désolée pour cette dernière vanne, il fallait que je la fasse XD Un peu comme celle du citron...
(Décidement, Hao passe son temps à essayer de suborner Jeanne, dans ces drabbles, c'est terrible...)
