Bonjour, bonsoir. Nous voici avec un long chapitre qui aurait normalement dut être coupé en deux mais bon on va dire que c'est le cadeau des vacances. Il fait 9000 mots, mon nouveau record personnel. J'espère qu'il vous plaira et surtout la suite car c'est là que les choses vont vraiment changé.Sinon merci à ma Beta qui relis tout mes chapitres et je vais rajouter les chapitres corrigés au fur et à mesure.
Réponse à Adenoide: Toutes tes questions auront une réponse dans ce chapitre. Merci pour ta review.
Chapitre 13: Tom Jedusor
Le reste des vacances se passa calmement. La veille de notre départ, nous avons encore eut une réunion au salon. Nos parents semblent nerveux, je regarde mes frères et nous ne savons vraiment pas si nous allons retourner à l'école ou pas. Après un long silence, mon père nous annonce la nouvelle.
- "Vous allez retourner à Poudlard."
- "Ouais." Nous avons crié tout les trois notre joie, nous pensions vraiment qu'il n'allait pas nous laisser repartir. Cependant maman nous calme tout de suite.
- "Mais nous vous demandons de faire extrêmement attention. Pas de sortir nocturne, vous écoutez les instructions des professeurs et vous ne vous mettez pas en danger. Et au moindre problème vous nous écrivez."
- "Compris" Je suis certaine que nous avons l'air de trois petits anges assis comme ça mais ils sont trop habitués pour tomber dans le panneau.
- " On vous aime et quand vous reviendrez, nous serons trois à vous accueillir." Conclu notre père en posant une main sur le ventre rond de maman qui lui sourit.
La rentrée fut calme, les élèves ont repris les cours sans nouvel accident. Harry semble aller bien et ça me rassure surtout que j'ai décidé de le laisser un peu respirer. Il a le droit d'avoir ses secrets comme j'aime avoir les miens. Alors que je suis avec Blaise entrain de me promener dehors, je lui demande.
- "Pourquoi ta mère m'a envoyé une lettre pour me souhaiter de bonnes fêtes?" Il sourit, il est au courant apparemment.
- "Elle t'aime bien, je pense." Quand je pense à ma rencontre avec elle au souper du ministre, je n'ai pas l'impression de lui avoir fait grande impression justement. Surtout après que mon père se soit disputer avec le professeur Rogue.
- "Pourtant ce n'est pas l'effet que ça m'a fait quand je l'ai vue." Il n'ajoute rien, alors que nous marchons dans la neige blanche, je décide de lui parler de l'autre lettre. "Et j'ai reçu une lettre des parents de Draco." Il reste de marbre ce qui est assez inhabituel pour lui.
- "C'est une bonne chose."
- "Je ne vois pas en quoi, si mes parents l'avaient vu, je serais encore plus surveillée."
- "D'ailleurs, ils ont dit quoi à propos de ta nouvelle langue?" Il semble trouver ça drôle, j'ai l'impression de vivre dans deux mondes différents, l'un avec ma famille où tout est Gryffondor et l'autre dans ma maison à Serpentard.
- "Ils ont fait comme si cela ne les dérangeaient pas mais…" Je ne finis pas ma phrase, je ne sais même pas comment la finir. Mais ils ont peur de moi? Mais ils trouvent ça bizarre?
- "Oui je me doute." Changeant de sujet, il reprend sur un air plus jovial comme je lui connais. "Par contre explique moi pourquoi tu t'es inscrite à la chorale, se sont des nazes." Je ne prends pas mal sa remarque, je m'en fiche.
- "J'aime chanter."
- "Alors chante sous la douche comme tout le monde." Je l'imagine chanter sous la douche et un rire commence à monter en moi.
- "Tu chantes sous la douche? Allez chante pour moi."
- "Non." Je me place devant lui pour l'arrêter.
- "Allez." Il me pousse et continue à marcher.
- "On ferrait mieux de rentrer."
- "Un jour tu chanteras pour moi." Lui dis-je malicieusement, là il prend un sourire sadique.
- "Et ce jour-là, je devrai te tuer."
- "Et sinon tu penses que le professeur Rogue chante sous la douche." Nous nous sommes mis à rire en imaginant la scène. Mais nous avons arrêté quand nous avons croisé le concerner avant de recommencer de plus belle quand il a été hors de vue.
Au mois de février nous avons reçu une lettre. Benjy s'approche de la table d'Harry et m'appelle. Je vais vers eux. Je ne fais bien sûr pas attention aux regards et aux gens qui s'éloignent de moi car cela me laisse de la place pour m'assoir. Benjamin lit la lettre à haute voix.
- "Mes enfants, j'espère que vous allez bien. Nous sommes allés à l'hôpital hier pour un contrôle de routine et ils ont voulu garder maman. Trois heures plus tard, elle avait accouché d'une belle petite fille. Qui porte actuellement le prénom de Sardina Potter." Je manque de m'étouffer sans rien avoir en bouche. Il n'a pas fait ça. Benjy a un sourire car il continue. "Non, je plaisante, j'ai prit mon rôle à cœur et elle porte bien le nom d'Abigaël Dorea Potter. Son parrain est Frank et sa marraine est pour l'instant en attente. Elle a déjà de la voix et ferra surement une merveilleuse maraudeuse, j'ai moins peur de la casser que vous. Je vous joins une photo, hâte d'en faire une de vous quatre. Nous vous aimons." Il nous montre la photo d'un petit bébé, tout rose qui gigote en serrant ses petits poings.
- "Quelle crevette." Je commente la trouvant très petite.
- "Une deuxième chieuse dans la famille." Comment à son tour Benjy mais il ne détache pas les yeux de la photo.
- "Tu sais ce qu'elle te dit la chieuse."
- "Potter qu'est-ce que vous manigancer encore?" Nous nous retournons et nous voyons mon cher directeur de maison. Je réponds la première.
- "Rien Monsieur."
- "Montrez." Il prend la lettre et la photo des mains de Benjy. "Un quatrième, vos parents veulent rivaliser avec les Weasley." Je sens mes frères se tendre, je décide de la jouer avec humour.
- "En deux coups, c'est quand même impressionnant." Dis-je avec un sourire mais lui ne sourit pas et de sa voix d'outre tombe nous dit.
- "Retournez à vos tables."
Je retourne m'assoir à côté de Daphnée. Ça me fait bizarre de me dire que j'ai une petite sœur, je suis contente et en même temps un peu mitigée. Nos parents ont l'air de déjà tellement l'aimer et moi je les déçois tellement ces derniers temps. Peut-être qu'ils ont fait un nouvel enfant à cause de ma répartition à Serpentard. C'est quand même une drôle de coïncidence avant qu'on rentre à Poudlard, elle disait qu'elle ne voulait pas remettre ça et après pouf un bébé en route. Mon amie me regarde et voit que mon assiette est vide.
- "Tu ne manges pas?"
- "Non, je n'ai plus très faim. Je vais aller écrire une lettre avant les cours."
- "Ok tu veux que je vienne avec toi?"
- "Non ça va aller."
Je passe demander à Benjy si je peux lui emprunter son hibou, il accepte. Je monte d'abord dans ma salle commune pour écrire la dites lettre. J'ai besoin d'avoir un avis et je sais qui sera sincère avec moi, ma marraine. Je lui parle de mes inquiétudes et si elle pense que je me fais des idées. Si elle a déjà été voir Abby et comment elle la trouve puis je cours à la volière pour envoyer ma lettre. Quand je redescends plus doucement car j'ai peur de tomber, je croise Kira. Son ventre aussi c'est arrondi mais moi que celui de maman surement parce qu'elle n'a pas eu de triplés avant. Elle porte une lourde écharpe autour du cou.
- "Bonjour." Dis-je poliment en me reculant pour qu'elle ait la place pour passer.
- "Bonjour, tu vas bien? J'ai appris que tu étais grande sœur, tu es contente?"
- "Oui enfin c'est difficile en étant ici."
- "Je comprends mais je serais soulagé quand il sera sortit de là." dit-elle en posant une main sur son ventre, c'est typique des femmes enceintes apparemment.
- "Vous savez déjà qui vous remplacera?"
- "Oui mais je n'ai pas le droit de le dire."
- "Ok." Je ne vois pas vraiment en quoi c'est classé secret défense mais bon peut-être qu'elle le dira à Benjy.
- "Je sais que j'ai été un peu dure avec toi et ta maison mais je me devais de me faire respecter, tu comprends?" Oui ça je peux comprendre, mais il y a des élèves difficiles dans chaque maison.
- "Nous ne sommes pas les plus turbulents."
- "C'est vrai, je l'ai compris mais j'ai vraiment apprécié vous donnez cours." Je dois avouer que c'était une bonne prof.
- "Merci, vous étiez un bon professeur."
Deux jours plus tard, c'est la saint-Valentin et cette année le professeur Dumbledore a ensorcelé des fleurs pour qu'elles récitent un poème du choix de celui qui l'envoi à son amoureux. Les fleurs volent toutes seules vers leurs destinations. Au diner la première personne à recevoir une fleur c'est Benjamin, le silence se fait quand on entend les premières paroles.
"Ses yeux sont verts comme un crapaud frais du matin Ses cheveux noirs comme un corbeau, il est divin C'est mon héros et c'est mon roi Je voudrais tant qu'il soit à moi Celui qui a combattu et vaincu Le Seigneur des Ténèbres à mains nues."
La salle éclate de rire et moi avec. C'est naze comme poème et mon frère est rouge pivoine. Mais encore bien que d'autres fleurs arrivent. Je me demande si je vais en recevoir une. J'aimerai bien, ça doit être agréable de recevoir une déclaration même si ce n'est pas le grand amour. Savoir que quelqu'un pense à moi pour la Saint-Valentin. Blaise en reçoit une et la voix mélodieuse de la fleur mauve commence.
"Tu es en chocolat
Tu es donc fait pour moi
Mon chevalier servant
Qui brandi son arme au vent
Je t'aime en secret
Je me languis d'être plus prêt"
Pour la deuxième fois, je pouffe de rire. Il me fusille du regard alors que je vois Daphnée écouter sa propre fleur.
- "Dis-moi que c'est toi qui me fait une blague?" me dit-il sérieusement et malheureusement je n'y ai pas pensé.
- "Je n'y ai pas pensé mais pour l'année prochaine peut-être." Je n'arrête pas de rire et il se vexe.
- "Arrête de rire."
- "Je ne peux pas mon chevalier en chocolat." Je plaisante mais son visage change et il sourit sadiquement.
- "Oh, oh, voilà ma revanche." Je vois une fleur se mettre devant moi. Je sens déjà le rouge monter en moi alors qu'elle n'a pas encore commencer.
- "Non."
"Ne crois pas que se soit pour ton cœur
personne ne voudra être avec toi
toi qui écœure
et surtout pas moi
Je préférai que tu meurs
Tu nous rendrais service en soi"
Quand la fleur a finit de réciter, j'ai envie de vomir surtout que ceux autour de moi l'on entendu. Je dois être rouge mais rouge de honte. Blaise ne sourit plus.
- "Charlie."
- "Il a essayé de faire des rimes au moins." Je me lève essayant de ne croiser aucun regard. "Je vais faire mes devoirs."
- "Attends."
Je ne l'écoute pas et pars, je sens les larmes venir. Je trouve ça petit et débile. Je rentre dans la salle commune qui est presque déserte. Je vois Théo qui fait ses devoirs, il est rare qu'il prenne ses repas quand la salle est pleine. Je prends mes affaires et je vais me mettre à sa table. Il me regarde faire et quand je suis installée, il lève un sourcil.
- "Tu reviens tôt."
- "Oui on m'a coupé l'appétit."
- "Pansy?" Il ne l'apprécie pas plus que moi mais pour une fois ce n'est pas elle.
- "Même pas." Il me regarde et j'abdique surement parce que j'ai besoin d'en parler. "Un plaisantin m'a envoyé une fleur ensorcelée et disons que son poème était loin d'être charmant."
- "J'ai arrêté de m'intéressé à la connerie des gens il y a bien longtemps." Ça semble si simple dis comme ça. Être seul, ne se préoccuper que de soi, ne rien devoir à personne et que tout le monde nous fiche la paix.
- "Je devrai faire pareil." Dis-je alors que le brouhaha annonce le retour de ceux qui ont fini de manger.
- "Ça évite pas mal de problème bien que parfois on se sente un peu seul." Il range son livre dans son sac et se lève. "Bon, ils sont entrain de revenir, je vais aller manger."
- "Bon appétit."
- "Merci"
Il s'en va et je me retrouve en tête à tête avec mon livre. Je commence à écrire mon devoir quand Pansy arrive et me lance la fleur que j'ai laissée sur la table.
- "Tu l'avais oublié." Me dit-elle d'un air moqueur et j'ai envie de lui faire manger.
- "Va-t-en." Je lui réponds en écrabouillant la fleur.
- "Tu devrais être contente que quelqu'un aie au moins pensé à toi." Elle porte la sienne comme un trophée mais je sais que Draco n'est pas du genre à envoyer des fleurs.
- "Je n'ai pas eu besoin de m'envoyer une rose en disant à tout le monde que c'était Drago." Elle devient rouge et même Milicent ne la défend pas.
- "C'est lui qui…" Je ne la laisse pas finir, je m'en fiche que se soit elle ou pas au final. Je me tourne vers ma feuille.
- "Oui c'est ça. Va donc mentir ailleurs." Elle s'en va, j'en suis à la moitié quand quelqu'un vient s'assoir à la place qu'occupait Théo précédemment. Du coin de l'œil, je vois Daphnée qui est entrain de câliné ses fleurs, une bleue, une rose et une verte. Je sais qu'elle attend que je dise quelque chose donc en bonne amie je dis.
- "Trois fleurs, tu as été gâtée."
- "Oui je n'ai pas à me plaindre et toi tu sais qui te l'as envoyé?" je me rembrunis, je n'ai pas envie de reparler de cette stupide fleur.
- "Un imbécile sans aucun doute"
- "On sort ce soir?" On était sortie plusieurs fois depuis la rentrée de janvier. Pour la plupart du temps ne rien faire, juste marcher et parler. J'avais aussi fait des sorties avec mes frères et nous avions fait des blagues mais plus discrète pour ne pas se faire prendre et que ça me retombe dessus encore une fois.
- "Si tu veux"
Le soir nous n'avons fait qu'un petit tour, juste pour me changer les idées. Le lendemain je suis un peu fatiguée et même si on est samedi, j'ai chorale. Je me dirige donc lentement vers la salle qui est réservé. Une partie du groupe est déjà là, ils me regardent de travers. Je me mets dans un coin et j'attends le professeur. Je remarque qu'il y a plus de filles que de garçons, nous sommes environs quinze et il y a cinq garçons. Je vois deux filles de Serpentard mais elles sont en sixième année. Une fille de Serdaigle accompagnée de deux copines, elles doivent avoir 15 ans viennent se planter devant moi.
- "Qu'est- que tu fais là Potter?"
- "Je viens pour chanter." Maman appelle ça répondre par l'évidence ou ne me prend pas pour une conne ça dépend et ça l'énerve à chaque fois.
- "Tu sais chanter?
- "Apparemment."
- "Je croyais que tu ne savais que siffler." L'allusion est là et je dois garder mon self-control.
- "Il ne faut pas être à Serpentard pour pouvoir persifler, la preuve." Elle va répondre quand le professeur de Sortilège arrive tout enjoué.
- "Nous allons pouvoir commencer, allez en place."
Je ne sais finalement pas si c'était une si bonne idée. Et je me pose toujours la question quand le professeur me place devant à côté d'une fille de Serdaigle et d'un garçon de Poufsouffle. Cependant dés que la musique commence, tout le monde oublie le reste. Je chante, ils chantent, rien d'autre n'a d'importance. Je n'ai jamais chanté en groupe mais c'est assez marrant même si le professeur a dut m'expliquer deux ou trois trucs. Quand on a fini, je prends mes affaires et je m'en vais le plus vite possible. Quand j'arrive à la salle commune, Daphnée me donne une lettre que mon hibou a déposée. Je la remercie et je monte dans le dortoir pour la lire.
" Coucou ma belle,
J'aimerai tellement que les sorciers se mettent au téléphone pour pouvoir te parler. Déjà, enlève-toi ses idées de la tête, tes parents t'aiment et ils ne te remplacent pas. Il n'est pas rare que des parents aillent un enfant quand les premiers quittent le nid. Mais ce n'est pas pour ça qu'ils n'aiment plus les premiers. Ils ont acceptés que tu sois à Serpentard et Lily me parle souvent de tes bons points. Mais oui j'ai été la voir et ça m'a rappelé quand je t'ai tenu pour la première fois dans les bras. Tu étais le premier bébé que j'ai pris, avant je croyais détester ça. Les bébés ça pleuraient, ça puaient, c'était laid mais ça c'était avant de te voir. Si tu savais la crise que je lui ai faites quand elle m'a annoncé qu'elle voulait que je sois ta marraine. Je lui ai dis qu'elle était folle, que j'allais t'oublier dans le réfrigérateur (oui, je ne sais pas pourquoi), que j'allais être la pire des marraines du monde entier,… bref elle n'a rien écouté mais c'est habituel quand elle a une idée en tête. Et aujourd'hui, je l'en remercie.
Je ne suis pas ta mère et pourtant quelque chose à changer dans mon cœur, tu as prit une petite place qui n'a pas arrêter de grandir et tu y resteras pour toujours. Alors comment peux-tu penser que ta mère puisse te remplacer. Ils t'aiment, n'en doute jamais, tu m'entends. Je t'aime et tu vas aimer ta petite sœur, j'en suis certaine et elle sera fière d'avoir une grande sœur comme toi.
N'hésite pas si tu veux encore parler, on se voit bientôt.
Je t'aime.
J'ai les larmes aux yeux, j'ai l'impression d'être une conne maintenant. Bien sûr qu'elle a raison, mais ça fait toujours du bien de l'entendre. Elle ne m'avait jamais raconté cette anecdote du bébé dans le réfrigérateur, elle est exceptionnelle. Si un jour j'ai un ou une filleul, j'aurai le meilleur exemple qui soit. Alors que je replie la lettre pour la ranger, Annie entre. Elle me regarde et pense surement que j'ai pleuré.
- "De mauvaises nouvelles?" On ne c'est plus vraiment parlé même si elle n'a jamais été désagréable comme Pansy. Elle m'évite c'est tout.
- "Non."
- "D'accord." Alors qu'elle enlève ses chaussures, je lui demande.
- "C'est toi qui a envoyé le fleur?" D'accord, ce n'est pas subtile mais je ne pense pas que se soit Pansy, c'est trop subtile pour elle, elle préfère m'humilier en face. Annie elle, est plus le genre à faire en douce. Elle ne semble pas vexée mais me répond calmement.
- "Non mais j'ai entendu des Gryffondor en parler." Si c'est vrai et si c'est Guguss, il va me le payer chère.
- "Ok." Daphnée entre et Annie m'ignore de nouveau
- "Le professeur Kira vient de partir, elle va accoucher. Le professeur Dumbledore a annoncé qui est son remplaçant." Bien sûr elle veut que je lui demande. Je l'adore mais qu'est-ce qu'elle peut aimer avoir des informations que les autres n'ont pas, juste pour qu'on lui demande.
- "Ah oui?" Elle jubile quelques instants et finalement dit.
- "Gilderoy Lockart."
Annie a relevé la tête et je croise son regard. Je ne l'ai pas oublié et elle non plus apparemment, nous sommes fan et il va être notre professeur. Cette fin d'année va être génial, j'espère qu'il va rester encore l'année prochaine et jusqu'à la fin de mes études.
Au cours suivant de Défense, je suis au premier rang avec Daphnée parce que Blaise trouve que Lockart est un idiot selon ses mots. Mais pour moi, c'est lui l'idiot, Gilderoy est un dieu. Il arrive avec son sourire charmeur que je connais par cœur et je fonds littéralement. Et derrière lui se trouve une énorme photo de sa tête, bon c'est un peu présomptueux je trouve mais il est tellement fort et brillant.
- "Ça, c'est moi" Comment-il le doigt pointé sur la photo et en clignant de l'œil à son tour. Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, troisième classe, membre honoraire de la Ligue de Défense contre les Forces du Mal et cinq fois lauréat du prix du sourire le plus charmeur, décerné par les lectrices de Sorcière-Hebdo, mais ne parlons pas de ça. Croyez-moi, lorsque j'ai réussi à me débarrasser du Spectre de la mort, ce n'était pas par un simple sourire.
J'espère bien car j'attends beaucoup de ce cours, il a tellement à nous apprendre qu'on devrait avoir plus de cours de défense et moins d'autres cours.
- "Malheureusement votre ancien professeur n'a pas eu la bonne idée de vous faire prendre mes livres, une erreur de débutant mais ce n'est rien. J'espère que vous aurez assez de connaissance pour répondre à ce simple questionnaire."
Il distribue les feuilles en nous disant que nous avons une demi-heure pour y répondre. Je regarde et je suis quelque peu dubitative. Toutes les questions portent sur lui, sa couleur préféré, son jour d'anniversaire, son ambition secrète, son premier amour,…. Pendant trois pages. Je réponds à tout, il doit surement avoir un but derrière cet exercice. Après le temps imparti, il ramasse les copies et les lit devant tout le monde.
- "Et bien, ce n'est pas très glorieux. Je suis déçu. Il n'y a que deux personnes qui ont réussi ce test, Miss Poler et Miss Gamp." Je vois Annie qui sourit mais tout le monde rigole vu qu'il n'y pas de Poler dans la classe.
- "C'est Potter monsieur." Dis-je presque sûr que c'est de moi qu'il est question.
- "Comme Benjamin Potter? Une petite amie trop proche, je connais ça." Dit-il en faisant un clin d'œil à mon frère qui fait semblant de vomir. Il se fou de moi c'est ça? J'ai l'impression que mon monde s'écroule.
- "Non je suis sa sœur." Il pouffe comme une fillette
- "Je le saurai si Benjamin Potter avec une sœur, bien qu'il soit moins connu que moi, je me dois de connaitre le beau monde."
Il continue à déblatérer et moi je me renfrogne sur mon bras. Et dire que c'était mon idole pendant toutes ses années. Enfin ça c'était avant maintenant tout en lui m'exaspère, son sourire débile, ses cheveux trop long, sa voix nasillarde, tout. Autant je trouvais que Kira ce n'était pas sa vocation autant là je suis perdue. J'ai lu tout ses livres, c'est un dieu alors qu'il ne sait pas faire un bête bouclier. Je ne comprends pas. Et le pire, c'est qu'il n'a dieu que pour mon frère, encore un fan. Il n'a pas arrêté de se tromper de nom avec moi, pendant deux heures. Potter, ce n'est pas compliqué, vu comment il bave sur mon frère, c'est le même nom. Je sors de son cours en rage.
- "Alors toujours fan, Poler?" je me fais vite rattraper par Blaise qui rigole de moi et je le mérite vu comment je l'ai bassiné avec mon "héro". Je l'ai défendu, glorifié et c'est un naze.
- "C'est bon."
- "Charlie, la prochaine fois prend un meilleur modèle, moi par exemple." Se vante Drago et flute, même lui est mieux que ce crétin.
- "C'est limite mais tu vaux presque mieux que lui, au moins tu retiens mon prénom."
- "Dis-toi qu'il est là pour trois mois max." Me dit Blaise en passant son bras autour de mes épaules.
- "S'il ne revient pas l'année prochaine." J'ai prié Merlin pour mais faites qu'il n'ait rien entendu.
- "Ne parle pas de malheur."
Après le repas de midi, j'intercepte mes frères et je les emmène dehors à l'écart. Il commence à faire bon mais pas encore trop chaud pour avoir tout le monde dehors.
- "Qu'est-ce qu'il y a?" Demande Benjamin en premier.
- "Après l'humiliation de ce matin, que diriez-vous que les Rodeurs fassent enfin une vraie grosse blague?" Vu sa tête moqueuse Harry en a entendu parler aussi.
- "Ça me va, ce gars est un charlatan mais on t'avait prévenu." Me dit-il de la même façon que Blaise un peu plus tôt.
- "Oui c'est bon."
- "Tu as une idée?" Me questionne Benjamin mais je n'y ai pas pensé, je veux juste lui faire regretter son impolitesse. "On pourrait refaire le coup de l'apparence, vu comment il est narcissique." C'est une bonne idée mais ça ressemble trop à ce qu'on a déjà fait et je n'aime pas le fait de refaire deux fois la même farce.
- "Oui mais refaire la même blague deux fois."
- "Je sais on pourrait faire en sorte que toute les images de lui disent qu'il est un imposteur." Fait Benjamin sur de lui, je ne sais même pas si une telle chose existe et lui non plus j'en suis certain. On se tourne vers Harry qui réfléchi puis il relève la tête et nous dit.
- "J'ai lu un truc sur ça, il nous suffirait d'ensorceler une photo et toute celle qui aurait cette image ferrait pareil. La formule c'est "phimétisme." C'est quand même bien pratique d'avoir un frère-bibliothèque mais l'idée n'est pas assez forte, je trouve.
- "Et que diriez-vous d'un petit crache-limace pour qu'il connaisse enfin mon nom." Dis-je, ce sortilège est gravé en moi et j'ai très envie de le tester à mon tour.
- "Tu ne risques pas d'avoir encore des problèmes?" Me demande Ben, je hausse les épaules, cette année a été plutôt calme niveau retenue.
- "Au point où j'en suis."
- "Je pense que se serait mieux d'utiliser Tarentallegra, s'il est si brillant qu'il le dit, il devrait faire le contre-sort et c'est tout. Alors qu'avec les limaces, il pourra toujours dire qu'il ne peut pas parler." Harry a raison mais danser c'est moins puissant que cracher des trucs gluants.
- "Oui ce n'est pas faux." J'abdique finalement mais Harry semble soudain gêné.
- "Par contre, je suis désolé mais j'ai un truc à faire."
- "T'es pas sérieux on a presque rien fait." Râle notre frère, c'est vrai que c'était l'occasion de faire un truc à trois;
- "J'ai des trucs plus importants pour le moment." Se fâche-t-il avant de tourner les talons et partir vers le château. Nous le regardons faire, Benjy soupire en disant.
- "Il nous lâche encore."
- "Lâche-le un peu toi aussi, il a l'air d'avoir besoin d'espace ses temps-ci et puis on peut gérer à deux."
- "Mince, j'ai oublié. Sirius m'a envoyé une lettre. Notre "cousin" est déjà un sacré Rodeur car c'est une Rodeuse." Ça c'est une surprise, nous qui attendions un garçon.
- "C'est une fille?"
- "Oui, ils ont eu une sacrée surprise." C'est vrai qu'il voulait vraiment un garçon, j'espère qu'il est quand même heureux.
- "Il n'est pas trop déçu?"
- "Non, il en est déjà fou. Elle s'appelle Arwen et il m'a parlé des Seigneurs des Anneaux que ta marraine devait absolument lui faire voir, même s'il ne sait pas pourquoi. C'est Kira qui a orienté le prénom en disant que c'était une étoile." C'est un bon film aussi et Arwen c'est un joli prénom. Bien que la façon de faire reflète bien ma maison.
- "Très Serpentard comme attitude."
- "Je trouve aussi."
- "Ce qui veut aussi dire que nous sommes trois filles pour deux garçons!"
- "Misère"
La première partie du plan se déroula sans accro. Toutes les photos même mes cartes de choco-grenouille avec sa tête n'ont pas arrêté de dire qu'il est un imposteur, un escroc, un menteur,… bref le plan a bien marché. Je suis dans la grande salle assise à ma table juste après la farce, presque tout le monde à vu une image de lui car il en avait distribué à tout le monde le premier jour de son arrivée. Donc il entre, il avance rapidement vers la table des professeurs et dit.
- "Dumbledore, on m'a lancé un affreux sortilège."
- "J'ai cru comprendre mais ce n'est qu'un jeu d'enfant." Sourit le directeur vraisemblablement amusé.
- "Un jeu d'enfant! Vous ne vous rendez pas compte, le nombre de personnes qui croivent en moi et qui risque de croire ses inepties." Est-ce qu'il vient de dire croive? Sérieusement? Le peu d'estime pour lui vient de partir.
- "Il vous suffit d'annuler ce sort." Commente le professeur de métamorphose comme une évidence.
- "Je le pourrais bien sûr mais j'aurai trop peur de blesser quelqu'un car ses images pourraient exploser si je le fais." N'importe quoi, à part ce gars à Gryffondor dans notre année, je ne connais personne qui fait tout exploser.
Néanmoins, je suis au plus près de la table mais assez loin de lui. J'ai ma baguette dans ma manche et d'un bref coup j'envoi mon sort en le murmurant. Il sera moins fort que si j'avais parlé normalement mais l'effet est là. Il se met à danser, il crie comme une fille. La salle explose de rire.
- "Arrêtez ça." Gémit-il. Même les professeurs ont l'air d'apprécier le spectacle. Le professeur Rogue dit même.
- "Je pourrais mais cela pourrait vous coutez vos jambes et se serait regrettable n'est-ce pas?" Lockart le regarde pas sûr de savoir s'il plaisante ou pas.
- "Je, je n'arrive pas à dire la formule."
Après cinq minutes de jérémiades et mon dieu que c'est long, le professeur Mcgonagall a pitié de lui et le libère. Je sors de la salle avec mes amis quand une main m'arrête.
- "Suivez-moi miss Potter." Fait la voix de mon directeur que je reconnais sans même me retourner.
- "Lui au moins n'oublie pas mon nom." Je marmonne et je vois Blaise sourire sous cape. Il m'emmène dans son bureau. Il s'installe et me fait signe de prendre le siège en face. Je m'assieds et j'attends.
- "Jolie blague, votre œuvre?" Il connait la réponse.
- "Je voulais qu'il apprenne qu'il y avait aussi une fille Potter."
- "Vous voulez tellement cette reconnaissance n'est-ce pas?" Je sens de la moquerie dans sa voix comme s'il me trouvait arrogante.
- "Comme tout le monde." Je baisse les yeux.
- "Vous savez que Maitre Belicail voulait vous prendre comme apprentie à vos quinze ans mais c'était juste avant qu'il vous pose la question fatidique." J'ai juste dit que je voulais être meilleure que mon frère. Et puis, je m'en fiche de devenir apprentie.
- "Et je dois en être affectée parce que?"
- "Vous ne vous rendez même pas compte tout se que cela pourrait vous apporter, bien plus que la reconnaissance que vous rechercher tant. Vous voulez être meilleur que votre frère alors que même si vous le devenez personne ne le verra. Votre frère n'est pas célèbre parce qu'il est fort, juste parce que la magie est intervenue. Car ce que vous recherchez pour le moment vous ferra devenir comme ce bouffon de Lockart. Un être célèbre mais sans aucun mérite." Il avait dit ça lentement et chaque mot c'est ancré dans ma tête. Il me prend de haut mais il n'est pas meilleur.
- "Et vous? Vous avez du mérite sans être célèbre?" Je sais que je frôle l'impertinence mais il me cherche. Quand il m'aura prouvé qu'il est si méritant que ça, alors là je l'écouterai peut-être. Cependant il reste calme et me demande seulement.
- "Qu'en pensez-vous?" Il a l'air puissant et à une grande prestance. Il est Maitre de Potion donc il a surement dut être apprenti. Et je pense avoir entendu qu'il était le plus jeune Maitre potionniste. Après il est aussi très partial et il me rend folle à me coincer à chaque bêtise alors qu'il couve les autres Serpentard.
- "Je vais être en retenue qu'elle que soit ma réponse?" il croise ses mains devant lui et me dit sadiquement.
- "Oui." Je croise les bras
- "Alors je ne préfère pas répondre."
- "À votre aise. Les chaudrons vous attendront demain à 19 heures, vous connaissez le chemin."
Le lendemain juste avant ma retenue, je finis mon devoir d'astronomie à la bibliothèque et je veux sortir de la pièce avec Daphnée quand Guguss avec un autre Gryffondor arrivent. Je veux l'éviter mais il semble vouloir me parler donc je m'arrête.
- "Qu'est-ce que tu veux?"
- "T'offrir une fleur, non ça c'est déjà fait." Se moque-t-il, je sers les poings comprenant que c'était lui l'auteur de ce poème débile.
- "Petit con". Je l'insulte avant de reprendre ma marche mais il me dit.
- "Je suis là pour Benjamin, il m'a demandé de te dire qu'Harry est à l'infirmerie." Je m'arrête si vite que je sens mon amie me rentrée presque dedans. Je me retourne vers le rouquin.
- "Qu'est-ce qu'il a?"
- "Une amie à lui à été pétrifiée."
Je n'ai rien besoin de dire que Daphnée a déjà prit mon sac. Je la remercie et je cours vers l'infirmerie. Là, je me calme et je rentre calmement dans le lieu aseptisé. L'infirmière ne semble pas être là mais je préfère chuchoter quand même. J'approche de la première tenture et je vois Benjamin qui essaye de consoler un Harry très ému. Je sais qu'Hermione est son amie mais les Mandragores seront bientôt prêtent. D'après notre professeur, il suffit d'attendre qu'elles se rendent visite l'une l'autre. Je m'assieds de l'autres côté du lit, Benjy me lance un air désespéré.
- "Harry les plantes seront bientôt bonnes." J'essaye de le rassuré, il relève ses yeux rougis vers moi et me dit.
- "Je sais."
Il ne dit rien de plus mais il est blanc comme un linge. Ou c'est peut-être cette pièce qui rend tout plus blanc et malade, je ne sais pas dire. Je crois que j'essaye de penser à tout autre chose pour ne pas regarder Hermione. Elle est figée comme une statue, je n'ose la toucher pour voir si sa peau est froide en tout cas, moi j'ai froid. C'est quand même une amie même si ce n'est pas la plus proche. Je l'apprécie et elle ne mérite pas ça. Bref, nous restons là longtemps sans un mot. Tellement longtemps que quand j'entends la voix de mon directeur je fais un petit bond de surprise.
- "Miss Potter votre retenue commence dans une demi-heure veuillez me suivre."
- "J'ai donc le temps." Je ne comprends pas pourquoi il est venu me chercher si je ne suis pas en retard.
- "En raison des récents évènements, les règles suivantes entreront en vigueur. Tous les élèves devront avoir regagné les salles communes à 18 heures. Tous les élèves seront accompagnés à leurs salles de cours par un professeur, aucune exception. Et comme je n'ai pas que ça à faire vous me suivez maintenant." Récite-t-il je suis certain que c'est le directeur qui lui a dit de dire ça.
- "Très bien, j'arrive."
- "Vous deux, je vais prévenir vos directeurs respectifs, ils seraient idiots que je sois le seul à me déplacer pour un Potter." Dit-il narquoisement.
La retenue se passe normalement, moi qui récure les chaudrons et lui qui rature les copies en grommelant. Après deux heures de ce traitement, je ressors de là, je n'ai même pas mangé mais il est trop tard surtout qu'il me reconduit à ma salle commune. Je pourrais lui demander de m'apporter un sandwich mais pas certain qu'il apprécierait. Quand j'entre dans la salle commune, je vois Blaise, Drago, Pansy, Gregory et Vincent dans un coin. Je les rejoins pour savoir de quoi ils parlent.
- "Tu as eu le message?" Me demande Blaise et je suppose que c'est les nouvelles règles.
- "Oui, j'étais avec lui."
- "C'est Daphnée qui lui a dit où tu étais. Il était ravi de devoir aller te chercher." Explique mon ami en me laissant une place pour que je puisse m'assoir.
- "Je me doute mais il déborde toujours de bonne humeur donc ça ne me choque pas."
- "Père est là." lâche fièrement Drago
- "Où?" Je demande
- "Ici à Poudlard. Il est venu arrêter ce balourd de garde-chasse." Je ne comprends pas pourquoi son père est venu ici pour arrêter quelqu'un et en plus le garde-chasse.
- "Pourquoi?"
- "Il est avec le ministre et de ce qu'il m'a dit, se serait ce béta qui aurait ouvert la Chambre des Secrets, la première fois. Père ne le croit pas." Donc c'est d'autant plus idiot de l'arrêter.
- "Mais pourquoi il l'arrête alors?" Pansy lève les yeux au ciel comme si mes questions étaient sans intérêt. C'est vrai qu'elle ne remet jamais en doute les paroles des hommes comme une femme modèle.
- "Il faut bien un coupable, cela va rassurer un peu les parents et puis c'est un incompétent qui s'en préoccupe?" Je ne réponds pas sachant que mon avis ne sera peut-être pas bien perçu.
- "Et où vont-ils l'emmener?"
- "D'après toi où emmène-t-on les criminels?" Se moque Pansy et je comprends qu'ils vont l'emmener à Azkaban. Cette prison est gardée par des détraqueurs, il parait que c'est horrible. Papa a déjà dut y aller et à chaque fois il lui a fallu plusieurs jours pour s'en remettre.
Il ne faut surtout pas qu'Harry l'apprenne car Hagrid fait partie de ses amis aussi. C'est vrai que quand je l'ai rencontré après l'évènement des limaces, il est loin d'avoir le profil d'un psychopathe. Je trouve dégoutant d'envoyer un innocent en prison, surtout celle-là. Cela me rend malade par contre Drago n'a pas fini de jubiler.
- "Mais tu ne sais pas encore le plus génial?"
- "Quoi?"
- "Dumbledore est renvoyé." Il semble ne plus pouvoir tenir en place tellement il frétille comme un poisson.
- "Suspendu." Rectifie Blaise mais là je suis stupéfaite.
- "Oui mais au final il n'est plus là. Père a convaincu les membres du conseil d'administration de le suspendre."
Et en quoi c'est génial? Il n'est plus là pour nous protéger alors qui trouvera l'auteur des crimes. J'ai presque envie de retourner à la maison quand je vois que même les membres de Serpentard me regardent bizarrement. Dumbledore sans nous protéger, des élèves pétrifiés, un innocent en prison, qu'est-ce qui va se passer ensuite. J'ai vraiment peur, Blaise me prend la main et me sourit surement qu'il a vu mon désarroi. C'est le seul car les autres écoutent encore le blond avec admiration. On pourrait presque croire que c'est lui l'héritier de Serpentard, il portrait mieux le titre que moi en tout cas.
Vers la mi-juin alors que je suis dans la salle commune à préparer les examens je ressens le lien télépathique se faire. Je souris toute seule contente d'entendre mes frères.
- "Harry?" Fait la voix de Benjamin puis la voix de mon deuxième frère se fait entendre.
- "Oui je voulais vous parler." Il parle de manière plus basse que d'habitude.
- "On t'écoute alors, je n'ai rien de mieux à faire." Dit Benjy, j'espère quand même qu'il a commencé à étudier.
- "Et les examens?"
- "Ils auraient put les annuler avec tout ça." Me répond-t-il, c'est vrai que je trouve que les évènements sont plus graves que des examens.
- "Mcgonngall a dit que Dumbledore voulait qu'il fasse fonctionner l'école le plus normalement possible." Je lui répète
- "Bref que voulais-tu nous dire?"
- "Je pense savoir ce que cache la chambre des Secrets." Lâche-t-il et même si je sais que personne ne peut nous entendre, je regarde autour de moi. La salle est calme, les élèves présents travaillent calmement. A ma table Théo n'a même pas remarqué que j'ai arrêté d'écrire. "C'est un serpent géant, un Basilic."
- "Comment tu le sais?" Demande Benjy et je suis curieuse de connaitre la réponse aussi.
- "Hermione m'en a parlé avant de…"
- "Ok, tu l'as dit aux professeurs?"
- "Oui enfin ce n'est qu'une hypothèse mais il faut savoir que les Basilic tue d'un seul regard." Je ne suis pas certaine qu'il en ait parlé aux professeurs mais pourquoi est-ce qu'il nous dit tout ça.
- "Mais personne n'est mort" Remarque Ben et c'est vrai.
- "Parce que personne ne l'a regardé en face." Oui effectivement mais ça fait peur de savoir vraiment la cause de ses pétrifications. Mais j'ai l'impression qu'il nous cache encore quelque chose.
- "C'est tout?"
- "Non. Je…" Il s'arrête d'un coup comme si quelqu'un l'avait dérangé peut-être est-ce le cas.
- "Harry?"
- "Je vous le dirais plus tard."
La connexion se coupe et me laisse perplexe. Un Basilic, c'est énorme, en tout cas je pense comment ça pourrait se déplacer sans qu'on le voit. Une heure plus tard le professeur Rogue entre et me dit de le suivre. Personne n'est surpris et surtout pas moi, c'est presque devenu une habitude. Je me lève et je le suis mais il ne m'emmène pas dans son bureau. Nous montons dans les étages jusqu'à arrivé à une statue. Il dit un mot de passe et la statue tourne. Il me pousse pour que je monte les marches, lui à ma suite. Quand je rentre, je me doute que c'est le bureau du directeur vu comment il est beau. Il y a des bibliothèques partout, des objets que pour la moitié je ne connais pas et un magnifique oiseau, un Phoenix, je crois. Il me pousse vers une chaise où je m'assieds, lui reste debout derrière moi. On attend bien dix minutes avant que Benjamin entre à son tour suivit de sa directrice de maison. Il me regarde interrogativement mais j'hausse les épaules pour lui faire comprendre que je n'en sais pas plus. Finalement le professeur Mcgonagall se place devant nous et prend la parole.
- "Mes chers enfants, j'ai une bien triste nouvelle à vous apporter. Harry a été capturé et emmené dans la chambre des Secrets. Nous allons renvoyer tout les élèves chez eux, vos parents vont bientôt arriver. Pour l'instant rester ici, vous serez en sécurité." Je suis sous le choc, Harry et en plus il n'est pas pétrifié, il a été emmené. Et Dumbledore n'est pas là. j'ai envie de pleurer. On venait juste de lui parler comment est-ce possible? Peut-être que celui qui a interrompu notre conversation était l'héritier. C'est donc quelqu'un en qui il a confiance sinon il nous l'aurait dit dans la conversation.
- "Merde." Jure Benjy à mes côtés en serrant les poings.
Une douleur me vrille le crâne et je tombe à genoux. Je vois Benjy qui est dans le même état sauf qu'il a réussi à rester assis. Puis j'entends la voix, la voix d'Harry mais très faiblement.
- "Aider-moi."
- "Harry où es-tu?" j'entends Benjy lui dire
- "Toilette… Mimi…Fourchelang…parler…" On croirait entendre du morse, je regarde mon frère et il pense la même chose que moi.
- "On ne sait pas parler Fourchelang."
- "Al…" Commence-t-il mais rien ne plus, la douleur s'en va.
- "C'est coupé." Dis-je comme une évidence.
- "Merde, on fait quoi?"
- "Prévenir les profs?"
- "Et leurs dire qu'Harry nous a parlé dans nos têtes. Entendre des voix n'est jamais bon signe même chez les sorciers." Je suis d'accord mais là ce n'est pas vraiment comme entendre des voix, c'est compliqué. Mais sans Dumbledore personne ne va nous prendre au sérieux.
- "Bon on découvre le passage et on part les chercher."
- "Ok."
Nous filons discrètement jusqu'aux toilettes, vu que l'interdiction de sortir et toujours d'application, nous ne croissons personne. C'est comme sortir la nuit en plus flippant car on sait qu'un Basilic rôde maintenant. Mais arrivée à destination, nous nous retrouvons penauds dans les toilettes.
- "Mimi?" dis-je soudain et elle sort sa tête d'une cabine.
- "Oui" Me répond-elle d'une toute petite voix en reniflant.
- "Tu as vu Harry récemment?"
- "Oui mais il était en colère contre Mimi, il m'a dit de foutre le camp."
- "Il était seul"?
- "Oui"
- "Tu n'as rien vu?"
- "Si, il a parlé à ce lavabo et puis pouf je suis partie."
- "Ok qu'est-ce qu'on fait?" Benjamin s'approche du lavabo dont a parlé le fantôme.
- "Il y a un serpent ici? Il nous a dit de parler aux serpents."
- "Ok mais ni toi ni moi ne savons le faire."
- "Il faut essayer de parler à Harry."
- "Toi ou moi?"
- "J'y vais"
Il commence ça dure un moment et là, sa voix change, il parle aux serpents. Le lavabo se sépare et un trou béant se trouve devant nous. Ok, je crois que nous avons trouvé se que nous cherchions.
- "On va chercher les profs."
- "Non." dit-il catégorique, je n'aime pas la tournure que cela prend. Je sais pourquoi je ne suis pas cher les rouges et or, je ne suis pas suicidaire.
- "Quoi?"
- "Il est faible, il ne tiendra pas. J'y vais et toi tu pars chercher de l'aide." J'ai envie de suivre son idée quand quelque chose me chiffonne.
- "Tu ne trouves pas ça bizarre, qu'il soit venu seul ici." Il savait qu'un Basilic se promenait, c'est lui-même qui nous l'a dit. Mimi a dit qu'il était seul, qu'est-ce qu'il faisait ici tout seul alors que personne ne pouvait se promener sans professeur.
- "Elle n'a peut-être pas tout vu."
- "Il a été bizarre toute l'année." Ses crises, sa pâleur, sa fatigue, ses angoisses, nos disputes, ses absences.
- "C'est notre frère" Je sais qu'il pense comme moi-même s'il ne veut pas l'admettre. Je ne dis pas qu'il est responsable de tout mais il y a quelque chose qui nous échappe.
- "Je sais. Mais j'aimerai qu'on réfléchisse à ce qu'on va trouver si nous y allons." Je veux juste qu'on ne se jette pas dans ce trou sans réfléchir à ce qui nous attend.
- "Je m'en fiche, il a besoin d'aide." Je regarde ce trou qui a l'air sans fin puis l'air déterminé de mon frère et je soupire.
- "Ok je ne te laisse pas y aller seul."
- "Bon, beh go alors." Il saute et je marmonne avant de sauter.
- "Idée stupide."
Nous chutons dans le trou, s'en suit une longue glissade comme dans un toboggan, un toboggan long, obscure et visqueux. Nous arrivons sur un tas d'os qui craquent sous nos pieds, encore bien que se ne sont que des os d'animaux. Nous avançons dans les tunnels longs qui n'arrêtent pas de tourner. Nous ne parlons pas mais je reste coller à mon frère. Mon cœur va finir par sortir de ma poitrine. J'ai toujours l'impression qu'un truc va nous sauter dessus à chaque tournant et puis, finalement nous nous retrouvons devant un mur avec deux serpents aux yeux émeraude entrelacés. Benjamin répète la formule dite plus tôt et les serpents de délassent et les murs se séparent. J'y aurai même pas pensé, en réalité je n'arrive plus à penser tellement j'entends mon cœur battre à tout rompre. Nous arrivons dans une sorte dégout géant avec d'immenses colonnes. Je vois un corps au loin couché par terre, Benjamin s'élance, je le suis. Il retourne le corps et c'est bien Harry mais il est pâle, mortellement pâle.
- "Il n'est pas…" Je demande soudain glacée mais je le saurai s'il était mort.
- "Non mais il est glacé. Tu peux voir son aura?" C'est un exercice que je n'ai plus fait depuis l'année passée mais je me concentre, je vois son aura jaune mais elle est trop faible et c'est comme si quelque chose l'attirait hors de son corps. Je peux suivre le lien, au bout je vois un garçon. Je me place devant Harry et Benjy qui se relève et se place à mes côtés. On dirait un élève, septième année je dirais et le blason est de Serpentard mais je ne l'ai jamais vu. Puis je remarque son insigne de préfet, c'est Gontrand le préfet pas lui. Qui est-il?
- "Il ne se réveillera pas." Dit-il d'une voix douce.
- "C'est vous qui lui prenez sa magie?" Je dis et il me sourit.
- "Bien vu."
- "Qui êtes-vous?"
- "Je m'appelle Tom Jedusor, je suis un souvenir contenu dans ce journal depuis cinquante ans." Raconte-t-il en nous montrant le journal que j'avais vu à Noël qui se trouve à côté du corps de mon frère. "Plus votre frère s'affaiblit et plus je deviens fort. C'est lui qui a ouvert la Chambre des Secrets."
- "Il n'aurait jamais fait ça." Mais même s'il ne veut pas l'avouer nous savons que c'est vrai en tout cas moi ça confirme se que je pensais.
- "Il l'a fait et il a lâché le Basilic sur les Sangs-de-Bourbe et tout le reste."
- "Pourquoi?" Murmure Benjamin dépité en regardant le corps d'Harry.
- "Parce que je lui ai dit de le faire et qu'il était en mon pouvoir. Mais j'avoue, il était dans un état second, il croyait devenir fou alors qu'il m'aidait. Il me combattait, tout en vous repoussant pour que vous ne découvriez pas quel monstre il était." Je m'en veux de ne pas l'avoir aidé plus, je savais qu'il n'allait pas bien. J'aurais dut le dire aux parents ou à Dumbledore. Mais ce n'est pas lui le coupable, c'est ce type.
- "C'est vous le monstre." Dis-je écœurer.
- "Quand j'ai ouvert la première fois la chambre et que j'ai tué cette infamie, Dumbledore a commencé à me soupçonner, j'ai dut arrêter pendant que j'étais à Poudlard tout en faisant passé ce balourd d'Hagrid comme étant le coupable. J'ai donc laissé ce journal qui conserverait dans ses pages celui que j'étais à seize ans pour qu'un jour je puisse amener quelqu'un à rouvrir la Chambre et achevez la noble tâche de Salazar Serpentard."
- "Vous n'avez tué personne." Lance avec hargne Benjamin, je frissonne, je trouve que ce n'est peut-être pas la peine de lui rappeler.
- "Les Sang-de-Bourbe ne m'intéressent plus désormais, j'ai une autre cible." Il devient presque hystérique, alors qu'il se tourne vers moi. "Votre crétin de frère m'a parlé de sa divergente de sœur, mise à Serpentard devenant comme eux s'éloignant inconsciemment de sa famille. Mais surtout de son Suvivant de frère qui a un an à réussi à vaincre le plus grand mage noir de tout les temps." Je peux ressentir sa colère monter et ça ne me plait pas, il faut qu'on trouve un moyen de partir ou de prévenir quelqu'un. "Comment se fait-il qu'un bébé dépourvu de pouvoirs magiques aie put accomplir ce miracle? N'ayant pour seule trace qu'une simple cicatrice alors que les pouvoirs de Lord Voldemort ont eux été détruit." Donc c'était encore en lien avec Vous-Savez-Qui.
- "Qu'est-ce que ça peut vous faire, vous avez vécu après lui."
- "Voldemort est mon passé, mon présent et mon avenir."
Il sort une baguette que je reconnais être celle de mon frère et dans les airs il écrit son nom "Tom Elvis Jedusor", il refait un mouvement et les lettres bougent pour former "Je suis Voldemort". Je tremble littéralement pour la troisième fois nous nous retrouvons devant Voldemort. Benjy lui tient tête, je me demande comment il fait alors que je mets tout mes efforts pour rester debout. Puis Jedusor tourne la tête vers la statue de Salazar et il siffle comme le faisait Harry. La bouche s'ouvre et j'ai le temps que de voir une ombre quand Benjy me saisit la main. Nous courrons vers l'entrée mais j'entends Jedusor lancer un sort. Je me mets de façon à protéger mon frère et résultat, je reçois le sort et je tombe au sol.
- "Cours." Je crie.
Il hésite puis s'exécute, je le vois partir quand je sens une douleur vive dans ma jambe qui me fait hurler suivit d'un sifflement. Le serpent géant passe à côté de moi. Je peux voir qu'il est immense avant de me rappeler de se qu'avait dit Harry et je ferme les yeux très fort. Un pied me retourne et me fais rouvrir les yeux, je vois Tom. Je n'arrive pas à bouger ma jambe tellement la douleur est vive comme si elle brulait et le pire c'est que je vois le crochet du serpent toujours dedans. Le psychopathe me regarde presque tendrement.
- "Quel gâchis, une recrue prometteuse selon ton frère." Il se met à genoux et caresse le crochet. Le venin va se rependre lentement en toi et puis tu mourras. Tu auras peut-être même le temps de voir tes deux frères mourir avant."
Il se relève et me saisit la jambe intacte et me tire tout prêt de mon frère. Je pleure en voyant les couleurs du visage d'Harry partir peu à peu. J'ai dut m'évanouir car quand je me réveille je vois à travers les perles de sueur, Benjy au dessus de la statue. Je regarde Harry et le filament qui le lie à Tom qui regarde la scène captivante et puis je vois un troisième filament plus fin qui lie les trois que je n'avais pas remarqué tantôt. Il part du livre. Je me redresse difficilement, je tremble mais il faut que je fasse quelque chose. Je n'ai pas d'arme, ma baguette a dut tomber pendant ma chute. Mes yeux tombent sur ma jambe douloureuse. Prenant mon courage à deux mains, je pose mes mains tremblantes sur le crochet je l'extirpe de mon membre blessé. Je mords ma lèvre pour ne pas attirer l'attention de Tom qui est toujours obnubilé par le combat. Je prends le livre et d'un geste désespéré je l'enfonce dedans. L'apparition crie, j'ai le temps de voir ses yeux meurtriers se poser sur moi avant qu'il ne disparaisse. Le serpent est un moment décontenancé et Benjy en profite pour lui planter la lame d'une épée dans son crâne. Le phœnix de Dumbledore vient tout prêt de moi et pleure sur ma jambe alors que je sens ma tête devenir lourde. Mes pensées sont chamboulées, j'ai l'impression de planer, je me sens pathétique en pensant que la seule personne qui me pleurera sera cet oiseau qui est venu de je ne sais pas où.
J'espère qu'il n'y avait pas trop de choses dans ce chapitre car on passe de Noël à la fin de l'année. Je n'ai pas résisté à mettre Lockart en scène aussi. Et en bonus un petit extrait du prochain chapitre qui changera tout (vous pouvez le dire que vous en avez marre que je vous ressasse la même chose depuis dix chapitres :-).
Je rêve d'oiseau, d'épée, de serpent, j'hallucine d'un mélange de licornes et fleurs. Je crois n'avoir jamais aussi mal dormi. Je suis pour la première fois contente de me réveiller même si la première chose que je sens c'est ma jambe douloureuse. Quand j'ouvre les yeux, je suis aveuglé par une masse rousse et je sens quelque chose me mouillé.
- "Maman." Dis-je soulagée de sentir son parfum. Elle ne me lâche pas mais je peux voir mon père qui semble lui aussi soulagé.
- "J'ai eu tellement peur. " Elle se décale un peu mais reste assise à mes côté.
- "Je suis désolée." Je le suis vraiment, j'aurai dut suivre mon instant et ne pas sauter dans ce trou. J'ai été bête et j'ai vraiment cru que j'allais mourir.
- "Ce n'est rien." Je suis étonnée qu'elle ne me fasse pas de remontrance.
- "Nous sommes à Poudlard?" Je demande en me redressant, je grimace face à la douleur. Je suis juste étonnée que maman n'aie pas encore voulu que je sois transférer à Sainte Mangouste.
- "Oui le phœnix de Dumbledore t'a guéri sinon tu serais…"
- "Morte"
Mes parents se regardent, ils semblent tristes pourtant je veux bien. Je tourne la tête mais les lits à mes côtés sont vides. J'avale difficilement ma salive.
- "Maman?"
- "Ma chérie, je … " Elle s'arrête et fond en larme en se tournant vers papa. Je sens une boule se former en moi. "James je ne peux pas…" Maman ne craque jamais, pas comme ça. Je tremble, je panique, je veux savoir ou non je ne veux pas. Je sens les larmes coulées.
- "Quoi?"
Et c'est là que monde c'est écroulé.
Alors des pronostics, j'ai hâte d'avoir votre avis. A la prochaine et merci au deux revieweuses Adenoide et Lily.
