Hi! Nous entrons dans la troisième partie, c'est assez sombre et peut-être redondant mais j'ai essayé de faire passer le maximum de sentiments. J'espère que ça passera chez vous.
Pour ceux qui veulent, il va y avoir une chanson c'est: un ange qui passe d'Annie Villeneuse. C'est une chanson que j'adore et qui me fait chaque fois monter les larmes aux yeux. Je vous conseille de l'écouter au même moment pour bien vous mettre dans l'ambiance ...
Réponse à flodalys:
je suis contente que ma fic te plaise parce que c'était vraiment le but recherché et tu l'as bien compris. Si un jour tu as besoin d'aide pour publier sur ce site, ce n'est pas bien compliqué quand on a compris les bases. Je ne suis pas forte en anglais mais on trouve vite le truc. Je peux t'aider si tu veux. En tout cas merci pour ta review et j'espère que tu as continué ta lecture jusqu'à ce chapitre et que tu apprécies toujours ma fic.
Chapitre 14: Un ange qui passe
Je rêve d'oiseau, d'épée, de serpent, j'hallucine d'un mélange de licornes et fleurs. Et je vois aussi ma marraine qui me sourit et me dit qu'elle m'aime. Je crois n'avoir jamais aussi mal dormi. Je suis pour une rare fois contente de me réveiller même si la première chose que je sens c'est ma jambe douloureuse. Quand j'ouvre les yeux, je suis aveuglée par une masse rousse et je sens quelque chose me mouiller.
- "Maman." Dis-je soulagée de sentir son parfum. Elle ne me lâche pas mais je peux voir mon père qui semble lui aussi soulagé.
- "J'ai eu tellement peur. " Elle se décale un peu mais reste assise à mes côté.
- "Je suis désolée." Je le suis vraiment, j'aurai dut suivre mon instant et ne pas sauter dans ce trou. J'ai été bête et j'ai vraiment cru que j'allais mourir. Quand je repense à ce serpent, à Harry inconscient par terre, à Vous-Savez-Qui, j'en tremble encore.
- "Ce n'est rien." Je suis étonnée qu'elle ne me fasse pas de remontrance.
- "Nous sommes à Poudlard?" Je demande en me redressant, je grimace face à la douleur. Je suis juste étonnée que maman n'aie pas encore voulu que je sois transférer à Sainte Mangouste.
- "Oui le phœnix de Dumbledore t'a guéri sinon tu serais…" Elle ne finit pas sa phrase mais je le fais pour elle.
- "Morte"
Mes parents se regardent, ils semblent tristes pourtant je veux bien. Je tourne la tête mais les lits à mes côtés sont vides. J'avale difficilement ma salive.
- "Maman?"
- "Ma chérie, je … " Elle s'arrête et fond en larme en se tournant vers papa. Je sens une boule se former en moi. "James, je ne peux pas…" Maman ne craque jamais, pas comme ça. Je tremble, je panique, je veux savoir ou non je ne veux pas. Je sens les larmes coulées.
- "Quoi?"
- "Nous ne sommes pas venu tout de suite car nous avons été appelé par l'hôpital." Je n'arrive plus à respirer.
- "C'est Abby?" hoquetais-je, je ne peux pas perdre la sœur que je n'ai pas encore vue. Mais après je pense à Harry et Benjy et se serait encore pire, ils font partie de moi. Je pleure maintenant, je tremble. Il vient s'assoir de l'autre côté du lit, maman me prend une main alors qu'elle pleure encore.
- "Non, c'est Ashley." Non, je pense. " Elle rentrait de son travail et elle a eu un accident de voiture." Non, non, non.
- "Elle va bien. Dis elle va bien!" J'ai crié, je le supplie de me répondre mais je vois dans ses yeux la vérité.
- "Je suis désolé ma chérie, elle est morte." Il veut me prendre dans ses bras mais je le repousse.
- "Non, tu mens! Tu mens!" J'hurle, je pleure. J'ai affronté un Basilic et je suis vivante. Et elle, et elle… non. Il me prend dans ses bras et je me laisse aller cette fois. Maman me frotte le dos doucement.
- "Chut, je suis là." Il me berce longtemps et je pleure, j'ai l'impression d'être dans un cauchemar. J'étouffe, je n'arrive plus à respirer finalement je crois que l'infirmière est venue me donner une potion et après je ne me souviens plus.
Quand je me réveille, je suis recroquevillée dans le lit. Il y a eu un cinquième de seconde pendant lequel je ne me souvenais de rien puis tout est revenu. Le gouffre en moi c'est rouvert et les larmes sont revenues. Je gémis en repensant à ma marraine, son sourire, sa joie, ses conseils, elle me manque déjà tellement. Je ne crois pas que je pourrais supporter cette douleur qui me dévore. Puis je sens un poids dans mon dos qui bouge. Je me retourne et je vois Benjy qui se réveille.
- "Benj" Je murmure et me serre contre lui ma tête dans son cou.
- "Je sais, je sais." Il me laisse faire et je lui demande.
- "Où est Ry?"
- "Avec Dumbledore, il devait mettre des choses au clair mais il n'aura pas de problèmes." Me rassure-t-il, je pleure toujours.
- "J'ai mal." Je crois qu'il ne sait pas quoi dire alors on reste en silence. Puis après quelques minutes, il me dit.
- "Il y a la cérémonie de fin d'année, je ne sais pas si tu veux y aller." Oh non, je n'en ai pas envie, je veux mettre ma vie sur pause comme dans un jeu. J'ai besoin d'arrêter de penser, de ressentir, de vivre.
- "Non, je veux rentrer à la maison."
- "Les parents ont dut partir parce que tu sais qu'elle n'avait pas de famille." Je le regarde en colère, elle a une famille, nous sommes sa famille.
- "Si elle a une famille." Dis-je en relevant vivement la tête, il hoche la tête.
- "Oui ce n'est pas ce que je voulais dire."
- "On va devoir repartir en train." Je n'ai pas envie d'être entouré d'élèves. Je n'ai envie de voir personne.
- "Oui"
Je ne parle plus, l'infirmière arrive et Benjamin doit partir. Il m'embrasse sur le front avant de quitter la pièce. L'infirmière enlève ma couverture et mes bandages qui recouvrent toute ma jambe droite.
- "Comment te sens-tu?" me demande-t-elle, je n'ai pas envie de répondre. Mais il va bien falloir.
- "Ça va."
- "Et ta jambe?" ah oui ma jambe, la blessure à presque disparu, il ne reste plus que des lignes noires. En même temps j'ai mérité cette douleur.
- "Ça brûle mais c'est supportable."
- "Bien, il ne devrait pas y avoir de lésions mais tu l'as échappée belle. On aurait put te couper la jambe. Tu risques néanmoins d'avoir encore mal pendant quelques jours. Cependant nous ne connaissons pas vraiment les effets du venin du Basilic à long terme donc si tu as des douleurs bizarres, n'hésite pas à prévenir ta maman ou moi si c'est à Poudlard." Toute ses recommandations ne me font ni chaud, ni froid.
- "D'accord, merci."
- "Tu peux sortir. Tes affaires sont là." Me dit-elle en montrant une de mes robes et des sous-vêtements.
Je n'ai pas envie de sortir mais je m'habille quand même. Tout mes gestes sont fait par automatisme, je me sens tellement mal, j'avance comme un automate. Je croise des élèves qui me regardent en coin, je m'en fiche. Je ne sais même pas l'histoire finale, est-ce que c'est important? Alors que j'arrive dans les cachots, je vois Arnaud Belicail entrer dans le bureau de Rogue. Je rentre dans ma salle et je suis contente de ne voir presque personne. Je monte dans mon dortoir, je m'assieds sur mon lit et je replie les jambes contre mon torse. Je suis faible, je suis égocentrique, je n'ai pensé qu'à moi. Si Benjamin n'avait pas été là, ce Basilic m'aurait tué et Vous-Savez-Qui serait là de nouveau et Harry serait mort. Mon frère mérite vraiment son titre de Survivant et de Héro. Et Ashley, je lui avais dit de changer de voiture, pourquoi elle ne m'a pas écouté? Je ne sers à rien, je ne peux sauver personne. Je me dégoute. Rogue avait raison, Belicail avait raison, je n'ai aucun mérite. En pensant à eux, une idée me vient. Je pourrais changer, je veux savoir protéger ma famille et ils m'ont proposé de m'aider.
Ma décision prise, je redescends et je fais marche arrière pour retourner au bureau de mon directeur. Je respire un grand coup et je frappe deux fois. Le professeur Rogue ouvre, il me jauge.
- "Miss Potter que voulez-vous?"
- "J'aurai voulu voir le professeur Belicail"
- "Ah oui? C'est maintenant que vous venez chercher un professeur. Vous ne voulez plus jouer aux héros." Je ne l'ai pas volé, je le mérite même. Il m'a assez prévenu et j'en ai fait qu'à ma tête.
- "Est-ce que je peux le voir s'il vous plait? Après je serai prête à entendre ou subir toutes vos punitions." Il semble surpris mais ne dit rien de plus et me laisse entrer.
Je rentre et je vois le professeur Belicail assit au bureau buvant une tasse de café. Je m'avance, je sens mes jambes flanchées encore.
- "Miss Potter vous vouliez me voir?" Dit-il d'un air désintéressé alors que le professeur Rogue referme la porte.
- "J'aimerai changer ma réponse." Je sais qu'il a comprit mais bien sûr il rendra ça moins facile.
- "Mais encore?"
- "Ce que je veux maintenant, c'est protéger ceux que j'aime, protéger Benjamin."
- "Seriez-vous prête à tous les sacrifices même à ne pas être reconnue?" il parle d'un ton badin comme si la conversation n'a aucune importance. Il regarde sa tasse comme si elle avait plus d'intérêt que moi.
- "Oui, je peux rester dans l'ombre si vous me donnez les capacités de protéger mon frère et ma famille."
- "Intéressant." Il ne rajoute rien et me fait languir.
- "Vous me prenez comme apprentie?" Je demande pleine d'espoir.
- "Non." il repose sa tasse calmement alors que je sens mon monde s'écrouler encore une fois.
- "Mais…"
- "Je pense que si vous voulez rester dans l'ombre, il est préférable que personne ne sache que vous êtes apprentie. Et dés lors que vous restiez à Poudlard."
- "Mais comment?"
- "Le professeur Rogue sera votre Maitre." Je le regarde puis je regarde le concerné, il a toujours le même regard. Je ne sais pas quoi en penser. Finalement il ouvre la bouche.
- "Soyons clair, je suis un Maitre sévère. Si je n'ai eu aucun apprenti c'est qu'aucun n'était assez fort pour l'être. Si vous devenez mon apprenti, il n'y aura pas de retour en arrière possible. Vous ferrez tout se que je vous dirai, vous accepterez les ordres comme les punitions et en échange je vous offre toutes mes connaissances. Il n'y aura pas papa et maman derrière vous, pas de pleurnicherie, juste vous et moi. Est-ce que vous le voulez vraiment?" Je ne sais pas enfin si je le veux mais je vais devoir mentir à mes parents et pire à mes frères.
- "Oui je le veux."
- "Non." Pour la deuxième fois mon espoir s'évanouit mais il reprend. Vous avez deux mois pour réfléchir." D'un coup de baguette, il fait apparaitre trois livres dont un assez volumineux. "Deux mois pour me convaincre, vous allez étudier ses livres ainsi que vous mettre à la course et à la méditation. Je veux que tout les jours vous courriez une demi heure et que vous méditiez pendant la même durée. Et si à la rentrée vous le voulez toujours, alors nous ferrons le lien."
Belicail ne rajoute rien, je prends donc les livres, il lance un sort dessus pour qu'il ressemble à des livres de cours aux yeux des autres. Je les salue et sors de là. Quand je rentre dans la salle commune, il y a plus de monde. Mais je vais de suite ranger mes livres. J'ai à peine eu le temps de le faire que deux bras m'enlacent. Je me dégage pour voir Daphnée.
- "Tu m'as fait une de ces peur. Je ne pouvais pas venir te voir à l'infirmerie, on nous l'a interdit."
- "Qu'est-ce qu'ils ont dit?" Je demande nerveuse.
- "Que l'héritier avait enlevé ton frère et que ton autre frère et toi étiez partit le secourir. Que tu as été blessée par un serpent géant et que ton frère l'a vaincu." C'est en gros ce qui c'est passé et cette version me convient.
- "Ok" Je lui tourne le dos pour ranger mes affaires qui trainent.
- "Mais tu vas bien?" La réponse est clairement non, mais est-ce la faute du Basilic, non. C'est dingue de se dire que le Basilic passe en second plan.
- "Oui." Je réponds quand même ne voulant pas parler plus que nécessaire.
- "On va à la répartition, tu viens?"
- "Je n'ai pas trop la tête à ça."
- "Allez, c'est la première fois pour moi et pour toi aussi non?" Je ne l'ai pas vécu l'année passée mais ça ne me manque pas.
- "Oui mais…"
Sous son insistance, je craque parce que je n'ai pas la force de la contredire. Je mets donc ma robe et je descends avec elle. Je m'assieds à la table où je retrouve les autres de mon année, Blaise toujours à mes côtés.
- "Alors princesse?"
- "Ça va." Je réponds machinalement sans le regarder.
- "Tu veux en parler?"
- "Non." surtout ne pas parler, ne pas penser, juste continuer. Mais lui veut sans doute me remonter le moral car il me dit plein d'enthousiasme.
- "Mais tu vas partir en Amérique, je croyais que tu serais hystérique à l'heure qu'il est." C'est comme s'il m'avait enfoncé un couteau dans le cœur.
- "Il n'y aura pas de voyage." Je marmonne priant pour qu'il laisse couler.
- "Tes parents t'ont encore puni?"
- "Non."
- "Mais alors?"
- "Ça va commencer." Dis-je pour qu'il arrête de me torturer.
J'écoute à moitié, même le chahut de la table de Benjy qui a encore gagné la coupe ne m'a pas dérangé de mon vide intérieur. De même que les râlements de ma table ou de Drago parce que son père c'est fait viré du conseil d'administration ou encore du retour d'Hagrid. Je suis comme dans un autre monde, je ne mange pas, j'écoute mais ne parle pas. Les souvenirs défilent en moi et je n'arrive pas à réaliser. J'ai l'impression que je vais partir avec elle, qu'elle m'attend. Je quitte la table la première et je suis rattrapée par Blaise qui m'arrête à deux pas de la salle commune.
- "Qu'est-ce qui se passe?" Je soutiens son regard inquiet, je soupire.
- "Ma marraine…" Je commence mais je n'y arrive pas.
- "Quoi? Elle a annulé votre voyage? Ce n'est pas si grave." Non finalement se ne serait pas si grave si elle l'avait fait parce qu'elle serait encore là.
- "Elle, elle est morte."
- "Oh"
Il me prend dans ses bras et merde, je pleure encore. Combien de larme peut encore contenir mon corps. Le dire c'est encore pire. J'ai envie de hurler, de frapper mais plus de pleurer. Je me sens vide. Quand je me décale, j'essuie mes larmes. Nous continuons notre route vers la salle commune, sans un mot de plus je monte dans mon dortoir, je me roule en boule dans mon lit et j'attends. J'attends que vienne le sommeil, je veux qu'il emmène tout, la peine, la douleur comme il l'a toujours fait jusqu'ici. Mais ce salaud ne vient pas et je reste là avec tout ça.
Je dois avoir une tête de zombie pour retourner dans le train. Je me trouve un wagon seule jusqu'à ce que Blaise arrive. Je le regarde surprise.
- "Tu n'es pas avec Draco?"
- "Il a déjà son fan club, tu as plus besoin de moi." Il s'assied à côté de moi mais je ne serai pas de bonne compagnie.
- "Je n'ai pas envie de parler."
- "Alors ne parlons pas."
Je me cale sur son épaule alors qu'il prend un livre. Benjamin arrive peu après et je suis soulagée quand il dit à son ami d'aller autre part juste pour cette fois. Après c'est Harry qui arrive, il ouvre la porte doucement et semble honteux.
- "Je peux?" Comme s'il avait besoin de demander. J'essaye de lui sourire mais je crois que je ne réussis qu'à faire une grimace.
- "Bien sûr." Il s'assied en face de moi et se tord les mains.
- "Ecoute, je voulais m'excuser."
- "Plus tard. Je m'en fou là."
- "Ok." Il détourne la tête et j'ai été un peu dur. Je me décale de Blaise et je m'avance vers mon frère pour lui faire un bisou sur la joue.
- "Je ne t'en veux pas Ry."
Le trajet aurait put être plus joyeux mais Blaise est quand même resté avec moi. Il a même parler à mes frères. Je somnole un peu mais je n'arrive toujours pas à dormir. On arrive à destination et Blaise prend ma valise et l'emmène à mes parents. Maman à notre petite sœur dans ses bras, elle est déjà plus grande que sur la photo. Papa remercie Blaise et prend ma valise. Mon ami me prend dans ses bras avant de rejoindre sa mère qui l'attend.
Le trajet du retour est long, je n'ai qu'une envie c'est de me terrer dans ma chambre. Et dans que j'entre dans la maison c'est la direction que je prends. Ma chambre n'a pas bougé depuis Noël, tout est comme je l'ai laissé, jusqu'aux billets que j'avais accrochés à mon miroir. Je les prends délicatement et je vais m'assoir sur mon lit. Comment des simples bouts de papiers peuvent-ils faire si mal? Papa vient m'apporter ma valise, je relève les yeux larmoyants vers lui. Il vient s'assoir à côté de moi.
- "Je sais que c'est dur et j'aimerai pouvoir t'aider."
- "Est-ce que j'aurai toujours mal comme ça? Je me sens mal, je me sens vide."
- "Je sais. La douleur va diminuer petit à petit mais le manque sera toujours présent même si moins fort."
- "Je voudrais ne plus rien ressentir."
- "Ne dis pas ça. Le fait de ressentir des émotions fait qu'on est différent des animaux ou de Voldemort."Il me serre contre lui. "On va manger et puis tu dormiras."
- "Je n'ai pas faim." Je n'ai pas envie de dormir non plus.
- "Il faut que tu manges un peu."
- "J'ai bien mangé avant de partir, s'il te plait." C'est un mensonge mais j'ai envie d'être seule.
- "D'accord."
Il sort et en réalité je n'ai aucune envie de dormir. Je replace mes billets, je croise mon regard et je me regarde enfin dans mon miroir. Je suis pâle, j'ai des cernes sous les yeux même mes cheveux on l'air terne. Je détourne les yeux, il faut que je m'occupe. J'ouvre ma valise et j'en sors les trois livres que m'a donnés mon directeur et peut-être futur maitre. Ce mot me donne toujours des nausées mais je vais bien devoir m'y faire. Le premier s'intitule "La relation entre le maitre et l'apprenti", le deuxième, "l'apprentissage au fil des siècles" et le dernier qui est beaucoup plus gros ""Règles et devoirs d'un apprenti". Autant dire qu'il me faudrait bien les deux mois pour connaitre ses trois livres comme ma poche. Je pense qu'il veut mieux commencer par l'histoire, je prends donc celui-là et je vais m'assoir à mon bureau. Je lis, j'apprends qu'au Moyen-âge l'apprentissage était un honneur. Les familles priaient pour que leurs enfants soit prit et les Maitres avaient tout les droits même celui de vie ou de mort. Il avait aussi le droit de coucher avec puisque les apprentis devaient obéir à tout les ordres. Il n'y avait pas de règles, pas de suivit et beaucoup d'apprenti mourraient. Il y avait autant d'apprenti chez les moldus que chez sorciers.
- "Tu ne dors pas?" Me dit maman en entrant dans ma chambre dont la porte était restée entre-ouverte.
- "Je voulais lire un peu avant." Ma sœur dans ses bras gazouille en jouant avec les cheveux de maman.
- "Tu ne veux pas prendre un peu ta sœur?"
- "Non." Je détourne les yeux vers mon livre même si je ne lis plus.
- "Charlie…"
- "Elle sera encore là demain non?"
- "Oui bien sûr." Elle remonte Abby d'un mouvement de bras. "Va au lit s'il te plait."
- "D'accord." Voyant qu'elle reste là, je soupire et je ferme mon livre. Je vais prendre une douche parce que le trajet à été long et que j'ai envie de repousser l'heure ou je devrai affronter mon sommeil.
Mais ce moment arrive, je me couche dans mon lit, une heure plus tard, je ne dors toujours pas. J'entends des pas, maman vient ouvrir la porte et je fais semblant de dormir. Elle referme la porte et je peux ouvrir les yeux. Je n'ai jamais eu de problème pour dormir, j'ai toujours adoré ça. Je ne comprends pas. Les heures passent, j'entends tout les bruits de la maison. C'est vivant une maison même quand ça dort. Vers une heure du matin, j'entends des pleures. Il dure un moment, je me lève et je vais dans la chambre qui était avant un bureau. Maintenant sur la porte, il y a un écriteau avec Abby et des petits papillons. J'entre doucement. Le berceau est au milieu de la pièce, il y a une veilleuse qui m'éclaire un peu. J'avance tout prêt d'elle. Elle continue de pleurer, j'hésite puis je la prends dans mes bras. Je ne sais pas si je m'y prends bien mais elle arrête de pleurer. Elle me regarde avec ses grands yeux bruns. Je m'assieds dans le rocking-chair puis je commence à me balancer. Elle cligne des yeux longtemps avant de finalement s'endormir. Je ne bouge plus de peur de la réveiller. Je la contemple longtemps, tellement longtemps que je finis par m'endormir.
Je me réveille en sursaut, je panique quand je réalise que je n'ai plus Abby dans les bras. Mais elle n'est pas par terre, le soleil est déjà levé, elle doit être avec nos parents. Je me passe une main sur le visage, j'attends que mon cœur se calme et je me lève. Ma jambe me tire encore et c'est pire quand je descends les marches. Je suis quand même soulagée quand je vois Abby dans les bras de mon père. "
- "Elle t'a réveillée?" Me demande-t-il alors qu'il prend le biberon que maman lui donne.
- "Oui."
- "Elle ne fait pas encore bien ces nuits." M'explique maman alors que je m'assieds à la table. "Tu veux manger quoi?" Je regarde l'assiette avec des œufs et du lard devant mon père et ça me donne la nausée.
- "Des céréales." Maman fait une grimace.
- "Il faudrait que tu manges plus que ça. "
- "Je n'ai pas faim." Elle veut ouvrir la bouche mais mon père intervient.
- "Chérie."
- "D'accord" Elle me sert un grand bol avec un jus d'orange pressé.
Je mange la moitié de mon bol, maman me regarde contrariée mais ne dit rien. Je me traine dans ma chambre pour m'habiller. Ensuite je me remets à mon bureau pour continuer ma lecture. Une heure plus tard, j'entends mes frères se lever. Après leurs repas, maman m'appelle. Je soupire avant de redescendre. Abby est dans son parc et nous allons dans le salon.
- "Je sais que vous avez vécu quelque chose de difficile cependant il faut qu'on en parle." Parler toujours parler.
- "Nous vous avons beaucoup parlé des objets qui pourraient être ensorcelé, de vous méfiez de ceux qui parlent ou semble trop bizarre." Continue mon père.
- "C'était un journal, je ne pensais pas que je faisais quelque chose de mal en écrivant dedans." Se défend Harry et c'est vrai que ça m'aurait paru normal aussi.
- "A partir du moment où il te répond, si." Oui là cela devient bizarre mais c'est de la magie. Papa regarde Harry et lui demande. "Pourquoi ne pas nous en avoir parlé?" mon frère ne répond pas, il baisse les yeux. C'est de ça qu'il avait peur, décevoir nos parents, c'était pour ça que j'avais porté le chapeau à sa place. Est-ce qu'ils sont au courant de ça? "Harry?"
- "Je ne sais pas. Je m'en veux, je sais que j'ai merdé. J'aurai put tuer des élèves, Hermione ou vous." Dit-il en se tournant vers Ben et moi. Mais c'est maintenant notre tour et papa nous demande.
- "Pourquoi n'êtes-vous pas venu nous parler? Pourquoi sauter dans cet égout en sachant que vous alliez trouver un monstre derrière?" c'était idiot, voilà tout. Mais je n'ai toujours pas envie de parler et je laisse Benjy nous défendre.
- "Harry allait mal, il n'avait pas beaucoup de temps."
- "Vous n'êtes que des enfants. Vous auriez dut prévenir un professeur. Mais a quoi pensiez-vous?" s'emporte maman, je marmonne.
- "A sauver notre frère."
- "Vous auriez put mourir!" continue-t-elle et cela devient ridicule.
- "On pourrait mourir en tombant d'un balai ou en traversant la route." Elle sait à quoi je fais allusion.
- "Charlie…" dit-elle comme hier. C'est le Charlie, je veux te parler mais je ne sais pas quoi te dire. "Quoi qu'il en soit, vous ne serez pas puni. Nous pensons que vous avez eu assez peur et que vous ne recommencerez pas. N'est-ce pas?" mes frères semblent soulager, moi j'aurai préférée être punie. Je veux être punie.
- "Oui." Répondent-ils en chœur
- "Charlie?" Nos parents attendent ma réponse, j'ai la tête baissée, je n'ai pas envie d'accepter parce que ce n'est pas juste. Je sens la colère monter.
- "C'est injuste. Nous avons affronté un Basilic et Vous-savez-Qui et on est vivant. Elle roulait en voiture et elle est morte!" Je m'emporte alors que mes yeux me piquent encore.
- "Je sais mais tu crois qu'elle aurait préférée le contraire? De te savoir morte et elle en vie." Au moins je ne devrais pas vivre sans elle.
- "J'aurai préféré." Dis-je hargneusement, je sens mes frères se tendre et ma mère à les larmes aux yeux à son tour.
- "Ne dit pas ça." Dit-elle la voix tremblante, je la regarde et je crie pleine de colère.
- "J'aurai préféré mourir!"
Je monte en courant dans ma chambre alors que notre sœur c'est remise à pleurer. Je jette tout par terre, tout se qui passe entre mes mains. Quelques minutes plus tard mes frères entrent. J'ai envie de les envoyer paitre mais je n'en ai même plus la force. Je me laisse choir par terre contre mon lit. Ils viennent s'assoir chacun d'un côté.
- "Tout ça c'est ma faute." Marmonne Harry et il est tellement à côté de la plaque.
- "Arrête s'il te plait. Ça aurait put être moi ou Ben ou n'importe qui dans l'école. Mais nous on a vu que t'avait changé et on n'a rien fait ou dit. Si on doit blâmer quelqu'un c'est nous pas toi." Benjamin approuve, je me laisse aller sur son épaule.
- "Il faut que tu dormes et que tu manges."
- "Je n'y arrive pas et je vous interdis de le dire aux parents."
- "Ils vont s'en rendre compte. Ils veulent te faire voir un psycho-mage." Super, ils pensent maintenant que je suis folle.
- "Demain, c'est l'enterrement, tu vas dire quelque chose?" Me demande Harry et je n'y avais même pas pensé.
Je ne lui réponds pas, je me souviens qu'une fois, elle m'avait dit qu'elle voudrait que je chante pour son enterrement. Elle parlait de ça avec légèreté comme si c'était un mariage ou une remise de diplôme. Je ne sais pas si j'aurai la force de le faire. Pourtant je me lève, ramasse le plus gros de mes affaires, je prends une feuille de papier, j'écris tout, n'importe quoi mais j'écris. Ça me fait du bien de coucher sur le papier tout ce qui me passe par la tête. A la fin de la journée, j'ai ma chanson, je descends les marches et je retrouve mes parents dans la cuisine.
- "Je voudrais chanter une chanson demain."
- "Je suis sûr qu'elle aurait aimé." Maman me regarde et me fait un sourire triste en le disant. Je sais que je l'ai blessé alors que c'était aussi sa meilleure amie. Encore une fois, je ne pense qu'à moi.
- "Je ne voulais pas vous faire mal."
- "Nous le savons." Me dit mon père.
Harry m'a trouvé un air qu'il jouera au piano. Le lendemain arrive bien trop vite à mon gout et je vois plein de gens que je connais. Kira, Sirius, Franck, Alice, Neville, Molly, Arthur, les jumeaux, Ginny, Ronald, Remus, Karine. Je reconnais aussi le patron d'Ashley et plusieurs de ses amis. J'écoute d'une oreille lointaine les paroles du curé mais yeux sont fixés sur le cercueil de bois clair. Il y a une photo dessus, elle a un sourire radieux, je pense que c'était au pique-nique l'année passée. Vers la fin maman me pousse et me demande si je suis prête. Je lui fais signe que oui, Harry et Benjy me prennent les mains et on avance au devant. Benjamin prend le micro d'une façon qui me rappelle le mariage de Sirius.
- "Ashley était pour nous une tante, une amie, une confidente, une marraine mais avant tout une personne formidable. Nous l'aimions et sa perte nous laisse un grand vide. Ma sœur lui avait promis une chanson." J'inspire un grand coup et je m'avance vers le micro. La salle est calme, je regarde le cercueil, c'est horrible de se dire qu'elle est là. Enfin que son corps est là, j'aurai au moins voulu lui dire une dernière fois au revoir. Harry commence à jouer. J'inspire et je chante.
- "Tu jures de rester sage
tu jure de rester forte
de rester avec l'image
de dieu qui a tort
ce soir le ventre vide
tu cacheras tes larmes
ta marraine, ton amour, ton guide
cette nuit jettera les armes
tu chasses les anges qui passe
c'est la peur du silence
cette nuit la vie t'a repris
la meilleure des amies
une photo en souvenir
une larme un soupir
de cette nuit qui s'achève
elle te rejoint dans tes rêves
elle dit qui est trop tard
elle ne parle qu'au passer
son corps implore la mort
elle ne peut plus respirer
tu lui as fermé les yeux
ton ventre c'est rempli de feu
la rage la peine et l'amour
on régné aux alentours
Tu chasses les anges qui passent
C'est la peur du silence
Cette nuit la vie t'a repris
La meilleure des amies
une photo en souvenir
une larme un soupire
de cette nuit qui s'achève
elle te rejoint dans tes rêve
Tu chasses les anges qui passent
C'est la peur du silence
Cette nuit la vie t'a repris
La meilleure des amies
une photo en souvenir
une larme un soupir
de cette nuit qui s'achève
elle te rejoint dans tes rêves."
Je n'ai pas pleuré, j'ai chanté ma chanson jusqu'à la fin. Là, j'ai craqué et j'ai refait une crise d'angoisse. L'air n'entre plus dans mes poumons, je me sens mal et je finis par m'évanouir. Quand je me réveille, je suis dans mon lit. Maman a dut mettre une alarme car elle arrive peu après. Elle est toujours habillée de sa robe noire qu'elle portait aux funérailles. La mienne est accrochée à un cintre à ma penderie.
- "Comment tu te sens?" me demande-t-elle et je n'ai pas envie de lui mentir surtout qu'elle le sait.
- "Je dois vraiment répondre?"
- "Je sais." C'est ce que tout le monde me dit, j'en ai marre de cette réponse.
- "Vous savez, vous savez alors arrêtez tout."
- "Chérie si je le pouvais." Elle passe une main dans mes cheveux. "Nous avons pensé ton père et moi, que cela te ferrait du bien d'aller parler à un psycho-mage." C'est donc ça sa solution, m'envoyer parler avec un inconnu.
- "Je ne suis pas folle."
- "Il n'y a pas que les fous qui y vont."
- "Les psychopathes, les suicidaires, les…"
- "Les gens qui vont mal et qui on besoin de parler. Il y a un stage organisé pour les adolescents justement." Elle veut m'envoyer avec d'autres jeunes qui vont mal et elle croit que ça me rendre joyeuse. C'est n'importe quoi.
- "Mais je n'en ai pas envie. Je veux juste qu'on me laisse."
- "Et ça c'est impossible. Tu ne manges pas, tu ne dors pas, tu ne parles pas." Ça fait même pas une semaine, elle pourrait me laisser du temps.
- "Et si je changeais? Si je parle, manges et dors de nouveau? Tu pourrais me laisser un peu de temps."
- "D'accord mais je te laisse une semaine pour me prouver que tu remontes la pente, sinon tu iras à ce stage." Elle m'embrasse et puis sort de me chambre.
J'ai donc une semaine pour manger, ça c'est pourra encore le faire, parler, je peux me forcer mais dormir; comment je vais faire si le sommeil continue à me fuir? Je ne veux pas perdre mon temps dans un camp avec des ados désespérés. J'ai besoin de lire ses livres, de courir et de méditer, chose qu'ils ne me laisseront pas faire tranquille là-bas. Je me lève et je me sens vaciller, j'ai peut-être besoin de manger finalement. Je m'habille avec les premiers habits amples que je trouve. Je descends en me tenant bien et je me rends à la cuisine vide. J'ouvre le frigo et je trouve plein de plats que les gens ont apportés surement. Je n'ai envie de rien mais je prends quand même le plat de pâtes. Je prends une assiette et me sert légèrement. Je m'assieds seule et je mange doucement. Papa arrive.
- "J'ai une petite faim aussi, tu veux bien que je me joigne à toi?" ils ne vont pas me laisser seule des vacances, je le sens.
- "Tu es chez toi." Je mange doucement mais ça ne me goute pas. Finalement après c'être servi, il commence à parler, bien sûr.
- "Nous avons choisis une marraine pour Abby. C'es Nymphadora Tonks une cousine à Sirius mais une qui est fréquentable. Elle travaille dans mon département et elle est assez douée. C'est une métamorphomage mais elle est très maladroite. Et puis je crois qu'elle aime bien Remus." J'ai intérêt de faire un effort donc je lui demande.
- "Et lui?"
- "Tu le connais, il n'est pas assez bien pour elle selon lui. Mais elle est persévérante la petite et maintenant qu'elle fait partie de la famille." Abby a une marraine et un parrain comme tout le monde et moi je n'ai plus personne. Je secoue la tête pour penser à autre chose avant de me lever et de laver mon assiette.
- "Comment va Arwen?"
- "Bien, elle semble plus calme qu'Abby et quand on connait son père c'est étonnant. Tu devrais le voir un vrai papa gâteau." Je souris légèrement alors que je range mes affaires.
- "Je crois que je vais aller dormir."
- "Dors bien ma puce."
En réalité, je ne sais pas comment je vais faire. Je prends une douche tout d'abord mais quand je me retrouve en pyjama dans ma chambre, j'ai comme un blocage. Je sursaute quand j'entends la voix de Benjy derrière moi.
- "Toujours pas fatiguée?" je me retourne et je les vois tout les deux en pyjama.
- "Non." Je peux être honnête avec eux.
- "Tu te rappelles quand j'avais quoi?" Commence Harry. "Huit ans?" Je ne voulais plus dormir dans mon lit parce que Sirius l'avait transformé une fois en rhinocéros." Je souris légèrement bien sûr que je m'en souviens.
- "Oui."
- "Tu m'avais prit par la main et tu m'avais emmené dans ta chambre."
- "Chaque fois que maman ou papa te remettait dans ton lit, tu revenais magiquement ou pas." Ça avait duré une semaine et puis
- "Et puis Benjy est venu nous rejoindre."
- "C'est là qu'ils m'ont acheté un grand lit." Pendant un mois on a dormi à trois. Benjy me prend dans ses bras.
- "On ne peut peut-être pas prendre ta peine mais on peut la partager."
On avait peut-être plus l'âge mais j'ai dormi entourer de mes frères. J'ai enfin dormi ça m'a fait du bien. Par contre je me réveille la première et je n'ose bouger. Alors que je regarde le plafond, je vois un hibou entrer par la fenêtre ouverte. C'est bizarre, c'est le hibou de maman. Je prends sa lettre sans trop bouger de peur de réveiller mes frères. Mon cœur manque un battement quand je vois que c'est l'écriture de marraine. C'est impossible à moins qu'elle l'ait envoyé avant. Tremblante j'ouvre la lettre.
" Ma petite Charlie
Je sais qu'on se voit bientôt mais j'ai obligé ta maman a envoyé cette lettre pour moi. Je suis plus excitée qu'une petite fille à l'idée de partir avec toi. Tu verras ça va être mortel et après notre prochain défi sera d'avoir l'accord de ta mère pour faire un tatouage pour tes seize ans et pour ta sortie de Poudlard on ferra un tour du monde. Avant je t'aurai appris à rouler en voiture et en moto. On pourra d'ailleurs se faire des balades en moto, je suis certaine que tu vas adorer. Passe de bons examens et on se voit bientôt. Je vais te montrer comment profiter de ta jeunesse. Toi et moi versus le monde.
Je t'aime"
Je ressens sa joie de vivre et je ne peux la gâcher en me morfondant comme je le fais. Il ne reste plus que moi vs le monde et il faut que je sois préparée. Mais je lui promets, un jour j'irai en Amérique, un jour j'aurai un tatouage et je ferrais le tour du monde. Par contre, pas certaine de pouvoir conduire un jour. Je me lève sans réveiller mes frères et je m'habille d'un jogging que je n'avais même pas pris à Poudlard, des baskets, j'attache mes cheveux en queue de cheval. Il est encore tôt, quand je descends je vois que mes parents dorment encore. Je leur laisse un mot et je sors de la maison. Il fait bon, ça fait du bien de sortir. Je commence par marcher puis arriver dans un petit sentier je commence à courir. Autant j'aurai aimé dire que j'ai couru une heure autant après dix minutes, je suis au bout de ma vie. La course et le sport en général ce n'est pas la matière principale à Poudlard. Mais c'est un début, j'ai toute les vacances pour m'y mettre. Quand je rentre après mon incroyable exploit, je trouve maman aux fourneaux et papa qui s'apprête à donner le biberon à ma sœur.
- "Bonjour." Dis-je, ils se tournent vers moi rassemblement soulagé.
- "Bonjour, ça va?" demande mon père délicatement de peur de ma réaction surement.
- "Oui juste une envie de courir. Ton hibou est revenu maman." Dis-je pour dire quelque chose. Elle devient livide.
- "Oh Merlin, je suis désolée ma chérie, j'avais complètement oublié." Je lui souris
- "Ce n'est pas grave, je crois que ça m'a fait du bien." je vois ma sœur qui tend ses deux mains vers le biberon, elle est mignonne. "Est-ce que je peux lui donner?" Mon père est heureux et me la tend doucement.
- "Bien sûr, tient bien sa tête. Voilà comme ça." Elle boit doucement son bibi et ça m'apaise de la tenir même si j'ai des crampes à la fin. Je lui fais même faire son rot.
Après un petit déjeuner plus consistant pour moi, je vais me laver et je poursuis par une séance de méditation. Ensuite je reprends ma lecture. Et la routine s'installa. Mon jogging du matin, mon petit-déjeuner avec mon jus d'orange que me presse chaque matin maman suivit de ma douche et de ma méditation et puis j'étudie. Après une semaine, je me sens mieux, mes frères m'ont beaucoup aidé et je peux à nouveau dormir seule. Je pense que la routine m'a aidé et avoir l'esprit occupé aussi. Je n'ai donc pas dut aller à ce camp, tant mieux.
Je vous ai bien détruit le moral, c'est bon? Ce chapitre m'a mit les larmes aux yeux en l'écrivant, j'aimais bien mon personnage.
Je crois que je suis un peu maso, j'ai réussi à vous faire aimer un personnage inventé (Ashley) bon une personne m'a dit qu'elle l'aimait bien mais vu la majorité silencieuse et vu qu'on dit que celui qui ne dit rien consent, je dis que tout le monde l'aimait. Et moi je l'a tue. Sadique que je suis.
Donc Charlie deviendra peut-être apprentie, de Severus dans le plus grand secret. Sa dépression n'est pas finie, elle tenait beaucoup à sa marraine et j'espère arrivé à lui faire faire un deuil réaliste. Même si Lily l'aide d'une certaine façon qui ne plaira encore une fois pas totalement à Charlie.
Merci pour les reviews et j'ai hâte de connaitre votre avis sur ce chapitre en particulier.
