Bonjour, nous nous retrouvons pour le début de la troisième année. J'ai écrit jusqu'à Noël pour l'instant. J'ai décidé de rester sur mes idées même si beaucoup ne voulait pas que Charlie souffre. Alors comme je l'ai dit ce ne sera pas de la maltraitance pour de la maltraitance. Mais cela va être brutal mais c'est la base de ma fic. Je préfère prévenir, la troisième année risque d'être la plus dur parce que c'est le début de l'apprentissage. J'en parlerai beaucoup mais vous allez voir que Rogue ne sera pas un sadique. Il y a une histoire derrière ça et j'espère que je ne vais pas tous vous faire fuir.

Réponse à Flodalys;

Merci et tu as raison comme tu vas le voir, les règles vont être adapté. A toi de voir si mon Rogue est trop sévère. Et pour les animaux c'est ce que je voulais; Parce que ceux de Sirius, James et Peter ne sont pas too much. Je les voulais dans le même genre. Bonne lecture


Chapitre 17: C'est un début.

Devant le train avant de monter, je me rends compte que je me suis beaucoup attachée à Abby. Elle va tellement grandir pendant notre absence. Je lui fais un bisou et nos parents nous prennent dans leurs bras chacun à notre tour.

- "Faites attention et au moindre truc suspect allez prévenir Sirius ou Remus." Nous répète papa pour énième fois.

- "Promis." Il sourit mais nous dit.

- "Cette fois faites-le." C'est vrai que ça fait deux années qu'on leur promet de faire attention, et ça n'a pas été glorieux jusqu'ici.

- "Et si se sont eux qui font les bêtises?" Demande Benjamin, ça c'est vrai. Papa sourit franchement.

- "Appelez-moi je viendrais avec." Maman lève les yeux au ciel.

- "On vous aime"

Nous montons dans le train, Benjy se fait happer par Guguss qui l'emmène déjà. Harry me regarde alors qu'on se fait bousculer par des premières années.

- "Je vais chercher Hermione, je suppose que tu ne viens pas avec?" J'ai hâte de revoir mes amis, moi, je ne les ai pas vu des vacances.

- "On se revoit à Poudlard, pour tu sais quoi."

- "Ok Kyubi" je souris en le regardant partir.

Je cherche un moment avant de tomber sur le compartiment où se trouve Blaise et Daphnée, ils sont seuls pour le moment.

- "Bonjour" Je m'assieds à côté de Blaise, Daph est en face de moi.

- "Salut princesse, tu as l'air en meilleure forme?" Commence Blaise, je sors Scofield de son sac.

- "On fait aller et vous?"

- "Je ne croyais pas que la France me manquait autant mais c'est le cas, surtout les boutiques." M'explique Daphnée, elle a bronzée. "Je t'ai acheté une robe, tu seras superbe dedans."

- "Il ne fallait pas."

- "Mais si, tu es ma meilleure amie et ma meilleure amie se doit d'être classe." Donc c'est plus pour elle que moi, je la reconnais bien là;

- "Je prends note." La porte du compartiment s'ouvre et Drago entre avec ses deux ombres.

- "Ce n'est normalement pas à moi de vous chercher" Dit-il en s'asseyant de manière princière.

- "Tu pouvais toujours attendre" Lui dis-je, il me regarde.

- "Bonjour Charlie, ta politesse m'a manqué, contente de te retrouver normal." Notre relation est bizarre, on ne s'apprécie pas plus que ça mais il me manquerait s'il n'était pas là. Nos piques me manqueraient.

- "Vous avez entendu la nouvelle? Peter Pettigrow et Fenrir Greyback se sont enfuis d'Azkaban. C'est flippant." Fait mon amie, Blaise me regarde mais je n'ai aucune réaction, je suis déjà au courant.

- "Très délicat Daphnée" Lui dit-il quand même, elle me regarde semblant comprendre.

- "Oh, désolée ma chérie."

- "Il n'y pas de mal, j'étais déjà au courant. Il va y avoir des Détraqueurs à Poudlard."

- "Mais ils sont fous, je ne veux pas voir une de ses choses." S'inquiète-t-elle mais j'essaye de la rassurer.

- "Ils ne rentreront pas dans l'école."

- "Quand même et quand nous irons à Pré-au-Lard."

- "J'ai trop hâte." Fait Blaise, il commence à énumérer ce qu'il voudrait voir puis se tourne vers moi voyant que je ne dis rien.

- "Je n'irai pas."

- "Tu as bien raison, c'est tellement naze comparé à Paris." Se trompe Daphnée mais mon ami, lui sait que je ne suis pas ce genre de fille.

- "Non sérieusement pourquoi tu n'y vas pas?"

- "Mes parents n'ont pas voulu signer nos autorisations." Drago ricane après ma phrase.

- "Donc Potter ne peut pas y aller, je vais pouvoir me moquer."

- "Potter est là aussi." Lui dis-je en secouant les mains pour lui rappeler que je suis aussi une Potter et que c'est de mon frère qu'il parle.

- "Toi ce n'est pas pareil." Je ne sais pas si je dois prendre ça comme un compliment ou pas.

- "Merci Drago"

Nous avons passé le reste du trajet à parler des options et je me suis amusée devant l'air révulsé des autres quand Daphnée à dit qu'elle avait prit Etudes des Moldus. Je me demande quand même pourquoi elle a prit cette option. Soudain le train c'est arrêté au milieu d'un pont, je déteste les ponts.

- "Qu'est-ce qui se passe?" Je demande en regardant par la fenêtre.

- "Aucune idée" Répondent les autres, Daphnée frisonne.

- "Il commence à faire froid non?" C'est vrai que moi aussi j'ai froid.

- "Regardez!" Fait Blaise en montrant quelque chose dehors.

On regarde mais toute les lumières s'éteignent Daphnée pousse un cri. Je me resserre près de Blaise. La porte s'ouvre, un truc est là, grand enveloppé dans une cape. Je peux voir deux mains, visqueuses, pleines de croûtes, dégoutante. Puis la créature émet un râle comme si elle voulait aspirer tout l'air. Après vient le froid, un froid qui me glace jusqu'aux os. Je me sens prisonnière de mon corps et un cri vient résonner dans ma tête, deux cris. Ensuite je vois une route, une voiture, un corps à côté, un corps mutilé par l'accident.

- "Charlie!" J'entends mais je suis dans un brouillard qui m'empêche de me réveiller.

- "Bougez-vous. Charlie réveille-toi." Je connais cette voix, j'ouvre les yeux et je tombe sur deux gris.

- "Sirius?"

- "Professeur Black mais oui c'est moi. Assieds-toi doucement." Il m'aide à m'assoir sur la banquette.

- "Qu'est-ce qui c'est passé?" Je demande aux autres, ils sont tous blancs. Sirius sort un morceau de chocolat.

- "Mange" Me dit-il en me le donnant, je le garde en main.

- "C'était un détraqueur?" Il me dit oui de la tête.

- "Je suis désolée d'avoir mit autant de temps mais j'étais avec Benjamin. Pourquoi n'êtes-vous pas resté ensemble?" Je vois mal les amis de Benjamin, les amis d'Harry et les miens dans la même pièce.

- "On n'a pas les mêmes amis." Je lui rappelle, il jette un œil sur les élèves présents mais ne dit rien. Il revient sur moi et me dit voyant que je n'ai toujours pas touché au morceau.

- "Mange" Je croque un bout qui fond dans ma bouche, je me sens un peu mieux.

- "Est-ce qu'ils se sont évanouis?" Il sait que je parle de mes frères.

- "Non tu es la seule" Super, la petite chose fragile qui s'évanouie.

- "Oh"

- "Tu sais parfois les filles sont plus sensibles." Alors là, je le fusille du regard et Daphnée fait pareil. Voyant que je vais mieux, il dit. "Bon, tu vas bien? Je vais continuer à patrouiller."

Je pensais que les détraqueurs te faisaient revivre les plus mauvais moments. Mais je n'étais pas là lors de l'accident, c'est qu'un cauchemar que j'ai fait plusieurs fois pendant les vacances. Le chocolat me fait un peu de bien mais j'ai toujours la nausée. Alors que nous venons de mettre nos robes, une fille de Serpentard, qui est dans la chorale avec moi, entre dans le compartiment.

- "Tu n'as pas oublié que la chorale chante avec le diner?" J'avais juste légèrement oublié mais pas totalement. Vu comme elle me jauge, je lui réponds.

- "Non, non." Elle me regarde septique puis sans va.

- "Tu vas y arriver?" Me demande Daphnée, je dois encore faire peur à voir.

- "Oui sans problème"

Dans la grande salle avant de chanter, je croise le regard de mon directeur de maison, la nausée revient. J'ai l'impression que mes jambes vont me lâcher. J'essaye de me consacrer et je chante avec les autres "Double Trouble". Après nous nous remettons à notre place, Dumbledore fait un discours comparable à celui qu'il nous a fait à la maison. Je ne sais pas quand je suis censée allez trouver mon directeur pour lui dire ma décision. Mes mains tremblent mais j'essaye de paraitre normal. Sirius et Remus se lèvent quand Dumbledore les présentes. Sirius fait son show sous l'œil courroucé de Mcgonagall et celui noir de Rogue. Finalement le repas se finit et nous nous dirigeons vers notre salle commune. Et notre directeur est là, tout le monde se regroupe autour de lui en silence, on pourrait entendre une mouche voler. Quand tout le monde est là, il parle.

- "Bienvenu à Serpentard pour les nouveaux. Vos préfets vous feront part des instructions après mon annonce. Cette année, vu que nous avons deux nouveaux professeurs de Défenses, j'ai demandé au directeur de me fournir une aide supplémentaire. J'aurai besoin de quelqu'un pour nettoyer mes bocaux, mes chaudrons, mes placards, ranger, annoter,… Des volontaires?" Une fille de cinquième année, lève la main.

- "Est-ce qu'on ferra des potions? C'est un boulot d'assistant?" Demande-t-elle d'une voix pleine d'espoir, Rogue lui fait un sourire sadique.

- "Non vous ne ferrez pas de potions, il y a les cours pour ça. Juste vidé les cervelles, les yeux et autres joyeusetés" Devant cette annonce alléchante, tout le monde se tait. "Aucun volontaire? Miss Potter, se sera donc vous."

- "Bien joué Charlie, tu en as de la chance." Me dit Drago à côté de moi, le professeur Rogue passe à côté de nous.

- "Potter avec moi."

Je le suis sous les rire et quolibets de la salle qui se disperse. Je sais que c'est une façade mais quand même. Je me demande si je dis que je ne veux pas être apprentie est-ce que je serais quand même obligé de faire ce sale boulot. J'entre dans son bureau à sa suite et Belicail est là, debout, analysant la bibliothèque.

- "Je ne l'ai pas encore lu celui-là." Dit-il en sortant un livre de sa place.

- "Il n'est pas encore sortit"

- "Toujours les meilleurs plans." Sourit-il, Rogue me regarde avant de dire.

- "Pas toujours, non." Il n'a pas l'air ravi de me prendre comme apprenti mais pourquoi il le fait alors? Moi, je connais mes raisons mais lui?

- "Monsieur?"

- "Avez-vous réfléchi?"

- "Oui, j'ai lu les livres, j'ai couru et médité."

- "Bien et vos conclusions?" Avant les conclusions, j'ai quand même des questions, j'espère que je suis en droit de les poser avant.

- "J'ai des questions"

- "Si vous n'en aviez pas, je vous aurai demandé de partir maintenant." Je respire à nouveau, soulagée. Il va s'assoir derrière son bureau et me fait signe de prendre l'autre siège. "Je vous écoute."

- "Vous êtes un Maitre en potion, est-ce que je devrai me spécialiser dans cette branche?"

- "Non, j'ai beaucoup de connaissance."

- "D'accord et au niveau des punitions?"

- "Et bien, je ne vous ai rien caché. Cela dépendra de vos fautes mais je crois aux punitions corporelles. Notamment la canne, vous avez lu ce chapitre." Bien sûr que je l'ai lu, j'en ai même fait des cauchemars avec les magnifiques illustrations les accompagnants.

- "Oui"

- "Je garderai ça pour les punitions plus sévères." C'est déjà ça, maintenant à voir ce qu'est pour lui une faute sévère. Mais vient maintenant la question qui remettra tout en doute.

- "Et le chapitre 37?" Il sait que je parle de coucher avec son apprenti, je rougis.

- "Non. C'est peut-être la seule partie que j'ai toujours exécré. Jamais je ne vous toucherai de cette façon. " Je me sens déjà mieux mais il n'y plus rien maintenant qui me sépare de mon engagement.

- "Merci"

- "En revanche, j'attends de vous un total respect. Je ne veux pas d'insolence, quand nous serons seul j'attends que vous vous mettiez à genoux pour me saluer. J'attends de vous une obéissance à toute épreuve, même si vous ne voulez pas, je vous le dis vous le faites. Vous m'appellerez Maitre quand nous serons seuls, vous resterez au monsieur et professeur en dehors. J'attends que vous travailliez plus, toutes vos notes doivent remonter. Vos devoirs n'étaient pas encore suffisants mais nous en reparlerons. Vous aurez des comptes à me rendre, ne me mentez pas. Je préférai toujours l'apprendre de votre bouche. Pour toute chose qui sortira de l'ordinaire, je veux que vous demandiez la permission. Si vous avez un doute demander." Il fait une pause. "Les règles, je les ai modifiées car nous sommes à Poudlard, sachez qu'un véritable apprenti est quasiment tout le temps avec son Maitre. Une raison simple est que la magie les y oblige. Nous allons réaliser un lien, ce lien est magique et guide l'apprenti pour suivre les règles. Le lien aide aussi le Maitre à savoir où est son apprenti et peut servir à connaitre ses sentiments ou ses pensées. Il se peut donc que vous ressentiez une gêne si vous restez trop longtemps loin de moi. Pour nos séances, vous passerez par la salle de classe ou par mon bureau il y a un accès secret qui mène à mes appartements." Je blêmis de nouveau devant cette explication, je pensais qu'on travaillerait dans la classe.

- "Vos appartements." J'entends Belicail qui émet un petit rire dans mon dos. Alors que mon futur Maitre semble déjà excédé.

- "Je vous ai déjà dit que je ne vous toucherai pas de cette façon." J'essaye de me calmer, c'est ma décision et elle est prise.

- "Je sais, je sais."

- "Il n'est pas trop tard." Me dit-il soudain compréhensif, je pense à Ashley à Abby, mes frères.

- "Non je veux le faire. Mais j'ai encore une question"

- "Posez-là"

- "Pourquoi vous vous le faites?" Il semble surpris de ma question et j'entends dans mon dos Belicail qui repose son livre.

- "Une promesse." Murmure simplement mon professeur et je vais lui en demander plus car ça ne veut rien dire. Une promesse à qui? Pour qui? Et surtout pourquoi?

- "Bien, nous allons donc pouvoir commencer." Intervint Arnaud venant à côté de moi et me saisissant le bras.

- "Professeur Belicail?" Ne comprenant pas ce qu'il attend de moi.

- "Je ne suis plus professeur et se sera Maitre Belicail maintenant." Il me fait lever et me place au centre de la pièce. "Le lien va être fait, vous aurez un tatouage à l'endroit que Severus choisira, il aura la possibilité de le cacher ainsi que toute autres marques sur votre corps. Vous allez ressentir de la douleur pendant la création du lien, accompagné de fièvre et de nausée. Mettez-vous à genoux."

J'hésite un instant, je prends une grande inspiration avant de me mettre à genoux devant l'homme qui sera bientôt mon Maitre. Belicail me pousse la tête vers le bas et dégage par ce fait ma nuque. J'essaie de garder ma respiration calme mais c'est difficile. Maitre Belicail commence a prononcé des incantations. Puis le professeur Rogue mais sa main sur ma nuque, je sens une chaleur et comme si quelque chose essayait de rentrer en moi et dans ma tête. La chaleur se transforme en brulure qui parcourt mon corps comme de la lave. La main sur ma nuque m'empêche de me laisser tomber. Puis le silence, la main se bouge et je tombe au sol. Le froid me libère un moment, mais trop court. J'ai l'impression que ma magie est reliée comme une ficelle qu'on tire hors de moi. Et puis les nausées arrivent, je suis un ver de terre qui gémit par terre, pathétique.

Quand je me réveille, je me sens faible comme la fois où j'ai eu la dragoncelle. Je suis dans un lit que je ne connais pas, je me sens moite. Je sors du lit et je me mets sur mes jambes, je vacille un peu. Ce n'est peut-être pas la meilleure idée que j'ai eu. J'avance lentement vers la porte entre-ouverte. Je l'ouvre et j'avance dans le salon du professeur Rogue. Je suis certainement dans ses appartements. Il n'est pas là, ma respiration s'accélère sans mon accord. Je tombe à genoux.

- "Miss Potter déjà réveillée" Je relève la tête et je vois Maitre Belicail qui s'avance.

- "Je… il… où?" Je n'arrive même pas à faire une phrase cohérente mais il semble comprendre.

- "Il pensait avoir plus de temps." Dit-il d'un ton dégagé comme s'il ne voit pas que je suis mal. "Il devait aller remplir certain papier."

- "Quand?" Ma voix est rauque, je transpire. Mais un bruit de feu, je me sens un peu mieux et de mieux en mieux en sentant une présence s'approcher de moi.

- "Je suis là." Il s'approche mais semble hésité sur la marche à suivre. Je suis toujours à genoux et j'arrive à croasser un

- "Maitre" Il me regarde et Maitre Belicail dit.

- "Je t'avais dit que c'était trop tôt."

- "Il faudra bien qu'elle s'y fasse. Tu m'as dit que tes apprentis avaient vite put être séparé." Ils parlent comme si je n'étais pas là, charmant.

- "Ils avaient tous minimum 15 ans."

- "Tu m'as dit que plus ils sont jeunes et plus ils apprennent."

- "Oui, plus leurs magies est malléable cependant cette malléabilité renforce la dépendance au Maitre. C'est comme si sa magie essayait d'imiter la tienne." Ils regardent enfin tout les deux.

- "D'accord un conseil?"

- "Touche là. Même une tape sur la tête, un effleurement. Tout se qui pourrait calmer le lien, sa magie."

- "Les cours reprennent lundi." Il semble ennuyé.

- "Pour toi, ils vaudraient mieux qu'elle dorme dans son dortoir."

- "Dans cet état?"

- "Ordonne-lui. Sa magie se calmera face à l'ordre direct."

- "Potter?" Essaye-t-il mais quoi qu'il essaye ça ne marche pas, je me sens toujours mal. "Apprentie!" Là, c'est comme si j'avais reçu un électrochoc, je le regarde. "Tu vas retourner dans ton dortoir et te reposer. Demain tu reviens ici à 9 heures. Est-ce que c'est comprit?"

- "Oui." La brulure vive dans le cou, le regard noir de Rogue ou inversement. "Oui Maitre"

Je me lève et comme un automate je me dirige vers ma salle commune. Heureusement qu'elle n'est pas loin et qu'il ne fait pas trop chaud. Il n'y a pas grand monde et heureusement. Alors que je vais monter dans mon dortoir, une main m'attrape. Je me retourne et je vois Blaise. Je l'adore mais ce n'est vraiment pas le moment.

- "Le professeur Rogue a voulu me montrer en quoi consisterait mon nouveau boulot." Et je me rends compte qu'il ne m'a pas encore posé de question.

- "Ça va?" Lui dire que je vais bien, serait un bien trop gros mensonge.

- "Non, j'ai du respirer trop de vapeur de potion."

- "Tu veux aller à l'infirmerie?"

- "Non juste dormir, je commence demain." Je vais monter mais il a toujours sa main sur moi.

- "Mais ça va?"

- "Oui je ne veux pas parler."

- "Parfois ça fait du bien." Là, il ne parle plus de Rog…, de mon Maitre. Mais il n'aurait pas put choisir un plus mauvais moment pour ramener ça sur le tapis.

- "Non, juste non."

- "Ok." Il me lâche. "Charlie?"

- "Quoi?"

- "Tu sais que je suis là, si tu as besoin." Ses yeux, cette confiance qu'il a pour moi.

- "Je … oui. C'est juste que je ne veux juste pas parler."

- 'Ok quand tu voudras."

Je me retrouve enfin dans mon lit et je m'écroule comme une masse. Je ne prends même pas la peine de me déshabiller, je ferme juste mes rideaux et je dors. Je me réveille en sueur, un sentiment de manque en moi. Je n'ai jamais prit de drogue mais si j'en avais prit, je suis certaine que le manque serait le même. Il n'est que cinq heure, j'ai rendez-vous à neuf. Il faut que je dorme mais malgré le fait que je tourne et me retourne, le sommeil ne revient pas. Je me lève silencieusement alors que les ronflements de Pansy cachent le bruit de mes pas. Je vais dans la salle de bain, je me libère de mes vêtements pleins de sueur et pour la première fois je m'intéresse à l'endroit où il a posé sa main. Je ne vois pas de tatouage, il l'a sans doute caché. Mais l'endroit est chaud, une chaleur rassurante comme le chocolat chaud par un jour d'hiver. Je vais sous la douche et je laisse couler l'eau presque froide, c'est si bon. L'eau me calme, l'eau calme la douleur et sans la douleur qui accapare mes pensées, mes sentiments me reviennent en pleine face. J'ai été tellement accaparé pendant les vacances par la pensée de devenir apprentie que j'ai mis de côté mes sentiments. Je tombe assise sous la douche, ma marraine me manque. Elle j'aurai put lui en parler sans qu'elle me juge. C'était peut-être celle qui en connaissait le moins sur le monde magique mais c'était elle qui me comprenait le mieux. Elle m'aurait comprit mais maintenant je me retrouve seule avec mon secret. Je ne sais combien de temps je suis restée là, mais je suis frigorifiée. Je me lève, me sèche et je sors de là. Les filles dorment toujours, je décide donc de prendre un livre et de descendre au salon. Là encore personne debout. J'ai pris un livre d'étude des Runes. Ce cours à l'air aussi passionnant que difficile. Les Runes m'ont toujours fascinée. Je lis le premier chapitre et j'entends les premières personnes qui se lèvent. Je me rends compte que je suis entrain de relire la même phrase depuis cinq minutes quand Blaise vient s'assoir à côté de moi.

- "Étude des Runes? C'est bien."

- "Compliqué."

- "On va s'amuser alors, je n'ai pas encore ouvert mon livre. Tu n'as pas l'air encore en grande forme."

- "Ça va passer." Il m'embrasse sur la tempe.

- "Tu viens déjeuner?"

- "Non, je n'ai pas très faim."

- "Ok" Il s'en va avec Théo.

Il n'est que huit heure mais je n'en peux plus. Je referme mon livre que je fourre dans mon sac et je vais dans la salle de classe. Je reprends le passage secret et je tape deux fois. La porte s'ouvre sur un Rogue ne semblant pas surprit. Il me laisse passer et referme l'accès derrière moi. Il me regarde semblant mécontent, je me demande si c'est parce que je suis en avance. La douleur au cou revient doucement mais surement. Je réalise soudain, je lâche mon sac et tombe à genoux la douleur me quitte aussitôt. Par contre même si je suis dans la même pièce, mon sentiment de manque est toujours là. Il s'approche et comme un courant d'air, je le sens effleurer mes cheveux. Je me sens mieux, le manque s'en va presque totalement.

- "C'est bien la première fois que tu es en avance" Je ne fais même pas attention au tutoiement qui me parait normal. Par contre il est un peu injuste, je n'ai jamais été en retard à son cours.

- "Je suis désolée Maitre, je n'arrivais plus."

- "Depuis cinq heures, tu as bien tenu." Il 'la donc senti aussi. "Qu'as-tu fait?"

- "J'ai pris une douche et j'ai lu."

- "Quoi?"

- "Le livre pour le cours de Runes."

- "Bien mais d'ici la semaine prochaine, j'aimerai que tu reprennes la course chaque matin."

- "Oui Maitre." J'ai gardé la tête baissé mais je le sens bougé autour de moi.

- "Tu n'as pas mangé, ni hier, ni aujourd'hui." Il l'a vu aussi ça.

- "Je n'ai pas faim." Il grogne et je sens qu'il n'est pas ravi de ma réponse.

- "Tu vas manger et je ne veux plus te voir manquer un repas sans m'en avertir de la raison."

- "Mais…" la douleur, saloperie." Oui Maitre".

- "Aujourd'hui tu vas manger ici et après nous allons commencer à revoir en vitesse toutes les matières depuis la première. Je veux connaitre tes lacunes et les comblés avant d'aller plus loin. Tes devoirs étaient bons mais tu ne vas pas assez loin. A partir de maintenant à chaque devoir que tu auras, je veux que tu me fasses une copie avec une page en plus que ce que t'as demandé le professeur." Ça va me prendre un temps fou.

- "Je… oui Maitre"

- "Est-ce que tu parles une autre langue?" La question me surprend, j'ai eu des cours de français à l'école mais rien qui ne me laisse un souvenir très précis. A part bonjour, au revoir, merci.

- "J'ai eu des cours de français à l'école mais…" Il ne me laisse pas finir.

- "Parfait nous commencerons par là, tu vas revoir également ses bases pour que par la suite nous fassions de l'immersion complète. J'aimerai aussi par la suite t'apprendre le russe. Se sont deux langues qui t'ouvriront beaucoup de savoir. As-tu des questions?" Quand est-ce que je vais dormir me semble une bonne question mais je crois qu'elle est déplacée.

- "J'aurai voulu voir le tatouage." Cette question le contrarie, je le sens pourtant je trouve ça normal de le demander

- "Pourquoi?"

- "Je n'aime pas avoir quelque chose sur moi que je ne peux pas voir."

- "Qu'est-ce que ça changera?" Rien c'est juste pour moi, je ne vois pas en quoi ça le dérange.

- "En soi rien."

- "Donc non." Je relève la tête, c'est injuste.

- "Mais…"

- "Apprentie!" Sa voix claque et mon tatouage frémit. "C'est ton premier jour mais ne me pousse pas. Va à table."

Je me lève et je vais à la table. Je m'assieds mais une douleur revient. Je ne comprends pas mais par réflexe je me relève. La douleur se calme, mon Maitre s'assied.

- "Tu peux t'assoir. Un apprenti ne s'assied jamais avant les autres."

Je m'assieds mais j'ai encore moins faim. Je les ai lu ses règles mais j'ai comme un énorme trou dans mon cerveau. Je bois un peu de jus de citrouille, je mange une salade de fruit mais je n'arrive à rien avaler d'autres. Il fronce les sourcils surement contrarié mais il ne dit rien. Je regarde un peu partout sauf vers lui le temps qu'il finisse. Son appartement est sommaire sans grande décoration. Il y a deux fauteuils, une table basse, une bibliothèque, des portes fermés dont là où j'ai dormi hier. Finalement il pose sa tasse de café vide. Les choses sérieuses commencent.

La première journée en tant qu'apprentie finie et je suis vidée. Physiquement et mentalement tous mes membres sont endoloris. On n'a commencé par potion et une partie des métamorphoses de première année. J'ai bien sûr fait pas mal d'erreurs surtout en potion mais il ne m'a pas punie autrement que par la marque et très légèrement.

- "C'était loin d'être suffisant." Me dit-il alors que je viens de faire pour la cinquième fois le sortilège d'inversement entre différents objets de plus en plus gros.

- "Je n'en peux plus."

- "Je ne veux pas le savoir. Tu vas aller manger, je veux te voir puis tu retourneras à ta salle commune. Question?"

- "Quand est-ce que je dois revenir?"

- "Je te le ferrai savoir. Mais en attendant je tiens à ce que tu revois les lacunes d'aujourd'hui. Ne plus savoir les ingrédients d'une potion simple comme la potion d'amnésie qui était quand même la potion d'examen de première année est inacceptable."

Je le salue puis je sors de là, dans le couloir je m'appuie contre le mur. J'ai l'impression d'avoir passée dix ans avec lui. J'ai envie de vomir, la tête me tourne.

- "Charlie?" J'ouvre les yeux et me décolle du mur.

- "Sirius" Je n'ai pas encore l'habitude de le voir ici.

- "Ça va je te cherchais."

- "J'étais avec le professeur Rogue."

- "Tu es toute pâle."

- "Je vais bien, juste fatiguée." Je lui fais un sourire rassurant mais vu son visage, il n'a pas l'air convaincu.

- "Je vais t'amener à l'infirmerie." Il veut me toucher mais je me dégage.

- "Non!" Dis-je un peu trop précipitamment.

- "Charlie." Me dit-il d'une façon paternelle mais je le regarde sérieusement.

- "Je vais bien professeur Black." Il fronce les sourcils devant mon attitude.

- "Ne fait pas ça."

- "J'ai faim, je peux y aller?" Je le dépasse alors qu'il me dit.

- "Ashley t'aimait beaucoup et elle n'aurait pas voulu que tu sois en colère comme ça." Je me retourne furieuse.

- "Ne parle pas d'elle." Je ne dois plus penser à elle, il faut que je me concentre. Je lui tourne le dos et je pars sans me retourner. Je ne veux pas en parler, pourquoi est-ce ça semble si difficile à comprendre. Je me rends à la grande salle, rien que le bruit et le monde me donne envie de fuir. Je m'avance doucement et je m'assieds comme souvent à côté de Blaise et Daphnée. Je vois Annie plus loin qui semble plongée dans ses pensées.

- "Il t'a gardé longtemps." Constate Blaise alors que je me sers des pommes de terre.

- "On dirait qu'il a fait exprès de faire pleins de travails pour m'occuper." J'essaye d'être détachée.

- "Tu m'étonnes." Rigole Daphnée avant de reprendre sa conversation avec sa sœur.

- "Tu es encore plus pâle qu'au matin" sa compassion me touche mais il faut vraiment qu'il arrête. On dirait maman.

- "Ne commence pas." Peut-être un peu trop sèchement car il lève les bras.

- "Ok, ok range les crocs." Dit-il mais il sourit toujours. Drago qui est en face de nous me dit.

- "Ta marraine c'était une moldue?" Se moque-t-il, je le regarde, ce n'est vraiment pas le jour pour me chercher.

- "Et alors?"

- "T'es quand même pas triste pour elle? C'est un être inférieur, tu devrais avoir honte d'avoir une moldue pour marraine. Et ton parrain c'est qui? Un cracmol? Déjà que ta mère c'est une sang de…"

Il ne finit pas sa phrase qu'il est expédié contre le mur. Il se frotte la tête et j'ai l'impression qu'il va pleurer. C'est jouissif.

- "Miss Potter. Pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous avez fait ça?" Je me retourne vers le professeur de métamorphose et je réalise se que je viens de faire. Je blêmis quand je vois mon directeur de maison arrivé.

- "Je m'en occupe professeur." Dit-il d'une voix froide en me regardant, ma nuque commence à brûler. Le professeur semble hésité.

- "Mais… très bien." Elle abdique, mon Maitre avance. Il n'a pas un mot à dire, je le suis et pendant tout le trajet je sens le tatouage brûlé. À peine passé la porte que je m'écroule par terre. La douleur me vrille le crâne, c'est horrible.

- "Stop." Je murmure mais au lieu d'arrêter, ça augmente.

- "Utiliser la magie contre un autre élève de ta maison dans la grande salle. A quoi pensais-tu? Non ne répond pas. A rien! Tu n'as pas pensé. Tu as agi comme un Gryffondor." Ça doit être la pire insulte qu'il a en réserve.

- "Je…"

- "Silence! Ne bouge pas."

Il part et quand il revient, il jette une canne devant moi. Je tremble en la regardant. Non, pas le premier jour.

- "Explique-moi." Je cherche mes mots pour ne pas le mettre encore plus en colère alors que les larmes commencent à couler.

- "Il a insulté ma marraine parce qu'elle était moldue. Il a dit que mon parrain était surement un cracmol." Il lève un sourcil.

- "Tu connais ton parrain?"

- "Non"

- "Alors qu'est-ce que ça peut te faire?" Sur le fond il a raison mais l'accumulation de ses deux jours à donner ça.

- "Il a traité ma mère de sang-de bourbe."

Il s'arrête mais la douleur continue. On frappe à la porte, il me dit de me relever, d'un coup de baguette, il fait disparaitre la canne. J'entends la voix de Sirius, j'essuie en vitesse mes larmes.

- "Où est-elle?" Sirius le pousse et entre, il me regarde puis regarde Rogue.

- "C'est mon élève dans ma maison."

- "Malefoy l'a poussée à bout."

- "Peu importe, utiliser la magie pour attaquer un élève n'est pas toléré à Poudlard." Récite-t-il puis d'un ton plus personnel il rajoute. "Mais se sont des règles qui tu n'as jamais appliqués."

- "Je la raccompagne." Il me prend par le bras, je regarde mon Maitre attendant sa décision.

- "Professeur?"

- "Parfait"

Nous sortons mais je ne me sens pas mieux, surtout que la douleur est moins forte mais toujours là. Alors que nous marchons, j'entends clairement Sirius dire.

- "Imbécile" Je souris malgré moi.

- "Tu n'es pas sensé insulté tes collègues et je n'avais pas à faire ça."

- "Tu t'es défendue".

- "On ne peut pas vraiment dire ça. Ne dis rien à papa et maman, s'il te plait."

- "Ils m'ont déjà demandé de tes nouvelles." On est rentré depuis hier, et c'est le week-end pourtant ils s'inquiètent déjà.

- "Et tu leurs à dis quoi?"

- "Je ne leur pas encore répondu." Ça ne répond pas à ma question;

- "Et tu vas leur dire quoi alors?" Il m'arrête et se tourne vers moi.

- "Je devrai leur dire quoi?"

- "Que je vais bien."

- "Non parce que tu vas tout sauf bien."

- "Je remonte la pente."

- "Non"

- "Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour te convaincre." J'ai réussi à convaincre maman, je peux le convaincre aussi, il doit juste me dire ce que pour lui ça vaut dire "remonter la pente"

- "Recommence à sourire se serait un bon début. Traine avec Benjy et Harry, parle, rie fait des blagues mais recommence à vivre." Il fait une pause comme si ça lui coutait de continuer."Il faut que tu parles même à ce Zabini si tu as confiance en lui. Il a l'air d'être quelqu'un de bien." Là, je suis surprise.

- "Pourquoi ce revirement?"

- "C'est lui qui m'a expliqué ce qu'a dit Malefoy." Donc c'est Blaise qui m'a sauvé la mise mais pour combien de temps.

Je rentre dans ma salle commune et des petits groupes traines là et là. Je vois Blaise qui parle avec Théo, il me voit et je lui fais un signe de tête. Nous sortons sans parler, il me connait bien. Il est encore tôt et il fait bon dehors. On s'assied près du lac.

- "Pourquoi tu as vendu Drago?" Il arrache de l'herbe.

- "Il n'avait pas à te dire ça."

- "Tu ne le penses pas?" Il semble mal à l'aise.

- "Tu l'aimais donc il n'avait pas à l'insulter." Oui donc il pense comme lui mais vu que c'est moi.

- "Elle me manque. Elle était si indépendante, forte et intelligente. C'était mon modèle."

- "Elle peut l'être encore."

Il passe une main autour de mes épaules et m'attire contre lui, je le laisse faire. La tristesse, la colère, la douleur, la fatigue tout ressort et je pleure encore. Il ne dit rien, il ne fait rien, il me laisse mouillé sa belle chemise blanche.

Le dimanche, je me suis levée la première, j'ai mis mes affaires de sport, je suis sortie doucement du dortoir et je suis allée dehors. Une fine pluie tombe, je me réjoui sarcastiquement d'être en hiver. Je commence à courir et maintenant, j'arrive à tenir une demi-heure mais là le stress d'hier se fait ressentir. Et pire que tout c'est ce sentiment de manque qui m'étouffe et dont je n'arrive pas à me défaire. Je rentre dans le dortoir et je vais vite prendre une douche. Quand je descends dans la grande salle, je sens le regard de mon Maitre sur moi.

- "Tu étais où?" Me demande Daphnée alors que je commence à me servir.

- "Courir, j'ai commencé pendant les vacances."

- "Miss Potter, j'espère que vous avez fait vos excuses à Monsieur Malefoy." Dis mon Maitre qui vient d'arriver à mes côtés. Le blond presqu'en face jubile.

- "Non monsieur" Dit-il innocemment, on lui donnerait le Merlin sans confession. Je lui lance un regard noir.

- "Je n'ai pas entendu les tiennes non plus." Ma nuque commence à brûler.

- "Potter voulez-vous vraiment commencer l'année avec une retenue en plus de vos heures de travail. Cela risque de vous coutez chère." La brulure s'intensifie en même temps que la menace se fait sentir, je me masse la nuque.

- "Je suis désolé Malefoy" Je marmonne dans mes dents mais ça ne suffit pas apparemment vu que la douleur est toujours là.

- "Je suis certain que vous pouvez faire mieux Potter"

- "Je te prie de bien vouloir m'excusez Drago" Dis-je clairement en le regardant. Le blond ricane alors que mon Maitre s'éloigne et que la douleur diminue.

- "C'est une impression ou il t'apprécie de plus en plus." Commente Daphnée si elle savait.

- "Sans commentaire."

- "Hey Charlie sans rancune" Me dit Malefoy, j'hallucine, il n'est pas sérieux?

- "Tu te moques de moi?"

- "Je pense juste que tu veux mieux que ta famille"

- "Ma famille t'emmerde Malefoy et si c'est pour me dire des conneries pareils, alors ne me parle plus."

Je sors de la salle sans avoir manger plus qu'un fruit. Je me sens mal, je ne vois même pas la personne devant moi que je bouscule.

- "Je suis si invincible que ça" Rit Remus, je lui souris.

- "Désolée Rem… professeur Lupin."

- "Je vais devoir m'y habituer aussi." Me dit-il. "Tu profites de ta dernière journée avant les cours?" Si on peut appeler ça profité, je vais surement étudier.

- "Je vais aller faire un tour à la bibliothèque."

- "Tes frères voulaient te voir, ils sont au septième étage."

- "Ok merci"

Je monte donc au septième étage en me demandant bien ce qu'ils font là-haut. Je les retrouves entrain de parler.

- "Salut les gars, Remus m'a dit que vous vouliez me voir."

- "On n'a pas réussi à communiquer avec toi" ça c'est étrange, j'espère que ça n'a rien à voir avec mon nouveau statut.

- "Bizarre"

- "Oui enfin, on a trouvé l'endroit parfait. Hier on mettait à jour notre carte et on a trouvé ceci." Ils me montrent le mur derrière eux. Est-ce qu'ils sont entrain de me faire une blague?

- "Un mur?"

- "Attend pense à une pièce où on pourrait s'entrainer à devenir animagus."

- "Ferme les yeux" Rajoute Harry.

C'est ce que je fais et quand je les ouvre une porte vient d'apparaitre. Je l'ouvre et dedans c'est une clairière semblable à celle où j'ai découvert le renard. On avance et ils ferment la porte derrière nous.

- "C'est quoi cette pièce?" Je demande

- "Je ne sais pas mais elle est énorme." Dans tout les sens du terme effectivement.

- "On va pouvoir s'amuser." Crie presque Benjy mais avec tout ça je ne me souviens déjà plus ce qu'il faut faire.

- "Qu'est-ce qu'on doit faire déjà?"

- "Se concentrer sur notre animal en méditant pour commencer."

Nous passons deux bonnes heures à méditer mais je n'arrive pas à rentrer en contact avec mon renard. C'est ce putain de sentiment de manque qui m'empêche de me concentrer. On est tout les trois assis dans l'herbe.

- "Charlie? Tu pleures?" S'étonne Harry, je porte une main à mon visage et effectivement, une larme vient de couler.

- "Je,… désolée, je suis pas en grande forme." Benjamin me regarde aussi inquiet.

- "On va arrêter pour aujourd'hui." Dit-il.

Je sors la première et je me dirige rapidement vers les cachots. J'entre dans la classe vide, je toque à la porte mais rien ne se passe. Ma respiration s'accélère et je tombe assise contre cette porte. Finalement la porte de la classe s'ouvre sur mon Maitre, il s'avance, je me lève. Il me regarde sévèrement, j'ai envie de pleurer.

- "Je ne t'ai pas appelé"

- "Maitre, je…" dis-je en m'approchant.

- "Entre" Il évite mon contact et ouvre la porte d'un coup de baguette.

J'obéis et je tombe à genoux. Il le fait exprès de ne pas me toucher, c'est encore une punition. Je préférais encore la douleur à ce sentiment de manque dont je ne peux rien faire contre.

- "Je croyais avoir été clair mais c'est vrai que je n'ai pas précisé que tu ne devrais pas non plus aller pleurer chez tes tontons" Il a mit tellement de dégout dans ce dernier mot.

- "Je ne leurs ai rien" Dis-je précipitamment et l'ordre tombe me faisant frissonner.

- "Silence! T'ais-je donner la parole? Non. A combien de règles as-tu désobéi aujourd'hui?" C'est une question rhétorique parce que je ne vois pas ce que j'ai fais de mal. "Réponds!" Le tatouage a vibré à chaque exclamation.

- "Aucune"

- "Ah bon. As-tu mangé? As-tu révisé tes potions de premières années?" Non mais je ne peux pas lui avouer.

- "J'ai couru et médité"

- "Je ne te demande pas ce que tu as fait mais ce que tu n'as pas fait! Maintenant je veux que tu me révèles tout tes mensonges, tes travers que je ne saurais pas. Je sais que tu me caches quelque chose." Je réfléchis à un truc à lui dire, à lui servir, je veux juste qu'il me touche.

- "Je ne suis pas Fouchelang" Le tatouage se calme, il semble surpris.

- "Ah bon?"

- "C'est Harry qui l'est, j'ai accepté pour qu'il n'aie pas d'ennui dans sa maison."

- "C'est étonnant mais il y autre chose. Qu'as-tu fait ce matin?" Je mords ma lèvre, je ne peux pas lui dire, c'est notre secret. Du sang se répand dans ma bouche alors que ma joue chauffe sous l'effet de la gifle qu'elle vient de recevoir. "Devant ta tête je suppose que tes chères parents n'ont jamais levé la main sur toi." Effectivement c'est la première gifle que je me prends et ce n'est pas agréable.

- "Non Maitre"

- "Non bien sûr." Dit-il comme si ils trouvaient que mes parents étaient trop faibles que pour le faire. "J'attends ma réponse"

- "J'étais avec mes frères" Deuxième gifle, les larmes viennent.

- "Tu me fais perdre mon temps." il lève une troisième fois sa main et je lâche;

- "Nous essayons de devenir animagus" Je réponds rapidement. Il abaisse sa main et croise les bras.

- "Vraiment?"

- "Oui Maitre."

- "Et à quelle étape êtes-vous?"

- "Nous avons fait la potion pendant les vacances. Nous avons chacun trouvé à quel animal nous correspondons."

- "Laisse-moi deviner? Un âne ou est-ce celui de tes frères." Il attend surement que je relève cette attaque mais je n'ai pas envie de me ramasser une troisième gifle. "Bien je vois que finalement ton répondant n'aime pas les corrections. Quel est ton animal?"

- "Un renard"

- "Celui de tes frères?" J'ai l'impression de trahir mes frères en lui révélant. Une troisième fois ma joue chauffe sous le coup. "Veux-tu vraiment continuer? Je peux te gifler à chaque question si tu veux."

- "Un faucon pour Harry et un sanglier pour Benjamin"

- "Charmant. Maintenant apprentie tu vas m'écouter. Tu vas aller manger, l'après midi je veux que tu revois les potions que je t'avais demandé. Demain tu commences par deux heures de potions en ensuite deux heures de temps libre. Tu viendras ici pour me prouver que tu as étudié. Est-ce que c'est clair? D'ici là, je ne veux plus que tu viennes ici." Sauf qu'il ne m'a touché que pour me frapper et que je ne tiendrais pas jusqu'à demain.

- "Oui Maitre mais" Quatrième gifle.

- "Tu t'es mise toute seule dans cette position, assume."

J'ai la joue qui brûle et j'ai du sang dans ma bouche pourtant quand je me regarde dans le premier miroir que je trouve, je ne vois rien. Il dissimule ses preuves. Je vais manger et j'essaye d'ingurgiter le plus que je peux, ce qui se résume à pas grand-chose. Puis l'après-midi, je révise, les ingrédients, les préparations, les temps d'attente, les effets, les antidotes.

- "Tu trembles?" Constate Daphnée qui pourtant avait l'air très concentré à se mettre du vernis sur les ongles.

- "Ma sœur a dut me refiler sa grippe avant que je ne parte."

- "Ça se passe comment avec elle? Pas trop chiante?"

- "Non, c'est un bébé." J'ai envie de faire une pause, je pose ma plume. "Daphnée?"

- "Oui?"

- "Pourquoi tu as prit Etude des Moldus? Encore cette histoire de sortir du moule?"

- "Il y a un peu de ça et puis j'ai rencontré un moldu craquant et il m'a fait visiter Paris d'une toute autre façon. Plus tard j'aimerai travailler au ministère et mieux comprendre les moldus pourrait m'aider." Elle sait déjà ce qu'elle aimerait faire. "Tu les connais bien toi, les moldus?" On peut dire ça même si je n'avais pas une tonne d'amis, je connais un peu leur fonctionnement.

- "Un peu, j'ai grandis dans un village moldu et j'allais à l'école avec eux."

- "Donc si j'ai une question tu pourrais m'aider?"

- "Oui quand tu veux." Elle souffle sur ses ongles et soudain j'ai une idée. "Mais tu parles français toi?"

- "Oui j'ai bien dut apprendre"

- "J'ai toujours rêvé de pouvoir le parler, tu crois que tu pourrais m'aider aussi?"

- "Donnant-donnant, tout à fait Serpentard." Dit-elle ayant l'air fier de moi.

- "Merci"

J'essaye de mettre toute les chances de mon côté, prendre le meilleur des pires situations. C'est un truc qui m'a appris ma marraine. Et puis je me dis que se sera plus facile d'apprendre cette langue avec mon amie qu'avec mon Maitre. Je veille tard pour revoir toutes les potions et je suis la dernière à aller au lit. Quand je me réveille, je vois qu'il n'est que cinq heures, je me sens au bord du gouffre. Je vais prendre une douche qui ne me fait aucun effet. Vu qu'il est trop tôt pour aller courir et que je connais les potions de première. Je préfère prendre de l'avance en lisant la première page du livre de potion de cette année. C'est la potion de ratatinage que nous allons devoir faire, c'est le devoir que nous devions faire pendant les vacances. Elle n'a pas l'air très complexe, il faut juste bien préparer la figue et les racines de marguerites. D'après mon horaire après j'aurai les deux heures de "libre" puis le repas ensuite défense suivit de sortilège. Au moins, ma journée se finira mieux qu'elle n'aura commencé. À 6 heures, je sors de la salle et je vais dehors, au moins il ne pleut pas. Après ma demi-heure de course, je rentre, un sort pour me rafraichir, je me change, je prends mes affaires et je vais prendre mon petit-déjeuner. Il n'y a qu'Hermione et deux, trois élèves qui sont déjà là. Je m'avance vers la brune qui est entrain de lire un livre.

- "Salut Hermione"

- "Salut, toi aussi tu as hâte de commencer?" Je lâche un petit rire sans joie mais elle ne semble pas l'entendre.

- "Oui"

- "Dommage que nous n'ayons que Divination, j'aurai aimé avoir autre choses."

- "Tu as pris quoi d'autres?" Alors que je vois son sac bien rempli avec le livre d'arithmancie qui en sort.

- "J'ai un planning adapté"

- "Cool pour toi. Je vais aller manger." Je me retourne et je cogne encore quelqu'un. "Désolée Neville" Dis-je m'attendant à son habituel froideur.

- "Bonjour Charlie" Me salue-t-il normalement comme avant notre entrée à Poudlard.

- "J'ai droit à un bonjour." Il se rembrunis mais je rajoute vite." Je plaisante"

- "Je voulais te dire que j'aimais beaucoup Ashley et voilà." Rajoute un peu de vide en moi mais devant son air sincère, je comprends qu'il ne l'a pas dit pour me faire du mal.

- "Merci Nev. Est-ce que ça va toi?"

- "Je n'ai pas envie d'avoir potion." Bien sûr qu'il n'a pas envie, d'après Harry à chaque cours mon Maitre s'acharne sur lui.

- "Courage"

- "Il m'en faudra" Il m'en faudra aussi pour affronter cette journée.

Je suis étonnée, on pourrait croire qu'il est redevenu comme avant. Enfin, je vais m'assoir et mon estomac se noue face à ses plats. Je regarde la table des professeurs, mon Maitre n'est pas encore là. Si je ne mange pas, il ne le saura pas. Suis-je bête, bien sûr qu'il le saura. Je prends des céréales et un jus de citrouille. Je mange doucement en repassant des ingrédients dans ma tête mais il y a une plante que je n'arrive plus à retomber sur le nom. Elle sert à guérir des plaies, je crois.

- "Bonjour mademoiselle." C'est Blaise qui vient de me parler en s'asseyent mais il a parlé en français je crois.

- "Hein?"

- "Daphnée m'a dit que tu voulais parler français." M'explique-t-il dans une langue que je connais maintenant. Je ne savais pas qu'il parlait français.

- "Et toi tu sais?"

- "J'ai eu un beau-père français, il est resté un an. Ma mère a voulu que j'apprenne la langue, pour le peu que ça m'a servi. Si tu veux, on parle tout le temps français sauf pendant les cours. Comme ça tu avanceras plus vite." Il parait que c'est le meilleur moyen d'apprendre, alors pourquoi pas.

Pendant tout le repas, il me montre des trucs en me disant le nom français. Je ne suis pas certaine d'en retenir la moitié mais j'apprécie leurs efforts. Nous allons ensuite devant la classe de potion. La porte s'ouvre et nous nous engouffrons dans la pièce. Il ne m'a pas adressé un regard, est-ce qu'il sait le mal que ça me fait? Le fait de ressentir ce manque et le fait de savoir que c'est lui qui me provoque ça. Ou plutôt le manque de lui. Je me dégoute. Mais je me concentre, je prépare mes ingrédients, je fais tout dans l'ordre et au final ma potion est verte. Je lis la fin de mon livre et c'est bon, elle est de la bonne couleur. Je mets ma potion en bouteille et je vais lui porter. Il lève les yeux vers ma bouteille d'un œil critique.

- "Miss Potter, vert clair pas vert foncé. Cela ferra un E pour accompagner votre devoir qui ne méritait qu'un A." Il replonge dans ses feuilles sans un regard.

- "Bien Monsieur"

Je range mes affaires et j'attends. Les autres partent pour la plupart en cours de Divination. Moi, je suis mon Maitre dans ses appartements. Je dépose mon sac par terre et je me mets à genoux.

- "Bonjour apprentie" Dit-il, ça fait bizarre vu qu'on c'est vu avant mais je lui réponds poliment.

- "Bonjour Maitre"

- "Debout." Je me lève. "Quels sont les ingrédients de la potion d'amnésie?"

- "Eau du fleuve Léthé, Baies de gui, Brins de valériane et les ingrédients Standards"

- "Bien, la préparation."

- " Ajouter 2 gouttes d'eau du fleuve Léthé dans le chaudron. Faire chauffer à feu doux pendant 20 secondes. Ajouter 2 brins de valériane dans le chaudron. Remuer 3 fois, dans le sens des aiguilles d'une montre. Agiter la baguette. Laisser bouillonner la potion pendant 51 minutes. Ajouter 2 mesures de l'Ingrédient Standard dans le mortier. Ajouter 4 baies de gui dans le mortier. Écraser à l'aide du pilon pour obtenir une poudre moyen à fine. Ajouter 2 pincées du mélange écrasé dans le chaudron. Remuer 5 fois, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Agiter la baguette." J'ai récité d'un coup et je suis assez contente de moi.

- "Que se passe-t-il si on tourne dans le sens des aiguilles d'une montre?" Merde, je n'en ai aucune idée, ce n'était pas marqué ou je ne l'ai pas écrit. "Apprentie?" Autant être honnête.

- "Je l'ignore Maitre"

- "Tu créeras un puissant laxatif. Bon travail." Il me met la main sur l'épaule et c'est comme si on m'enlevait un énorme poids des épaules. Comme si j'avais une armure qui me compressait et qu'on venait de me la retirer. Il me montre un bureau où je vais surement travailler "Assieds-toi." Je m'exécute, il reste debout devant moi. "La prochaine heure, j'ai cours donc nous allons parler de ce qu'i changer. A ton devoir de métamorphose je t'ai mis A, également pour Défense, un E pour Sortilège, ensuite nous arrivons dans le misérable P pour potion, D pour botanique et histoire de la magie. Quel est le problème avec ses deux derniers cours?"

- "L'histoire m'ennui. Pour la botanique et bien les fleurs ont une durée de vie limité avec moi"

- "Sauf qu'il s'agissait de devoir donc chez toi, donc tu les as bâclés. Je ne veux plus que tu manques de respect à tes enseignants en rendant des travaux aussi misérable. Est-ce que c'est clair?" Le réveil de la marque, je respire.

- "Oui Maitre"

- "Je veux qu'à la fin de l'année tu obtiennes des O ou E en Sortilège, Métamorphose, Potion, Défense, Botanique, Runes et Arithmancie. Pour le reste pas moins qu'un A." ça me semble mission impossible, je n'ai eu qu'un Optimal jusqu'ici et c'était en Sortilège. "Je n'ai pas entendu?"

- "Oui Maitre"

- "Pendant l'heure tu vas revoir la fin de la première année de métamorphose et si tu as fini tu commenceras la botanique."

Dés qu'il a fermé la porte, je me permets de soupirer. Je vais devoir faire remonter toutes mes notes avant la fin de l'année et pas qu'un peu. Et puis j'en ai déjà marre de lire et il n'y a même pas de fenêtre dans cette pièce. Il ne me reste plus que deux chapitres de métamorphose, je les lis en trainant seulement je m'en rends comptes que quand il revient.

- "Tu as fini?" Me demande-t-il.

- "La métamorphose" Il lève un sourcil

- "Et la botanique?"

- "Non Maitre."

- "Debout!" Je me lève devant lui. "Qu'est-ce que le dictame?" Me demande-t-il, je me doute que c'est de la botanique donc je tente.

- "Une plante"

- "Ça c'est la réponse de Longdubat à une de mes questions" Je sens que la gifle n'est pas loin, je ne vais pas tentée le diable.

- "Je ne sais pas" Je baisse les yeux.

- "Dans quelle potion est-elle utilisé?" Je ne me souviens même pas de cette plante comment est-ce que je pourrais savoir dans quelle potion elle est?

- "Je ne sais pas"

- "Très bien." Il va chercher quelque chose puis revient. Je vois un couteau dont on se sert pour couper les ingrédients de potion. "Donne-moi ta main" Je mets mes mains derrière moi. Ma nuque me brûle. "Donne-moi ta main!" Je lui tends, il fait une coupure sur tout le long, je mords ma lèvre. Je saigne même si ça n'a pas l'air profond, c'est douloureux. Il me tend une plante. "Mange!" Je m'exécute au point où j'en suis. Je sens la plaie se refermer très vite. "J'espère que comme ça tu te souviendras que le dictame sert à cicatriser les plaies peu profondes quand il est mangé cru. Mais on peut l'utiliser dans la potion Wiggenweld, qui est une potion?" Je pensais que j'avais fini mais apparemment non. Pourtant je me rappelle de cette plante, c'est celle dont j'avais oublié le nom.

- "Régénérant"

- "Qui est un antidote pour?"

- "La Goutte du Mort Vivant"

- "Sous quelle autre forme peut-être l'utiliser?" Merde un autre trou.

- "Je ne sais plus." Sentant sa colère monter, je ferme les yeux et ça me revient, je dis vite. "L'essence de dictame est une potion qui permet de soigner des plaies. Il suffit de quelques gouttes pour refermer une plaie et laisser une peau neuve."

- "Tu vois que tu sais quand tu veux. Demain tu as une grosse journée, je ne t'appellerais pas. Mercredi après mon cours, tu as une heure de libre, tu reviendras ici. Va manger et plus que ce matin."

- "Oui Maitre"

C'est encore tremblante que je vais manger. Les autres sont déjà là. Annie est toujours en retrait, je trouve son attitude bizarre depuis la rentrée. Mais la mienne ne doit pas être en faites. Les autres parlent du cours de Divination.

- "Ce cours est le plus absurde que j'ai jamais vu." Commente Blaise

- "Pourquoi?"

- "On doit lire des présages dans des tasses de thé et devine ce que j'ai vu dans celle de Dray?" Le concerné n'a pas l'air de trouver ça drôle donc je veux savoir.

- "Aucune idée"

- "Il va être aveugle mais il sera content" C'est exactement pour ça que je ne voulais pas aller en divination.

- "S'il est content c'est le principal"

- "Et toi Charlie, c'était bien de vidé des viscères?" Se moque le blond

- "Autant que de voir ton visage"

Nous nous rendons ensemble au cours défense qui se fait encore avec les Gryffondor. Je m'assieds à côté de Blaise dans le deuxième banc. Sirius et Remus arrivent tout fière devant nous.

- "Bonjour, cette année vous aurez l'honneur d'avoir deux professeurs. Je suis le professeur Black et voici le professeur Lupin. Je donnerai cours quand mon confrère devra s'absenter mais je serai également là pour vous donner des cours de duels dans un nouveau club"

- "Vous pouvez ranger vos livres mais garder bien votre baguette. Maintenant suivez-nous." En deux minutes, ils réussissent à avoir toute l'attention de la classe. Nous nous levons et nous les suivons dans les dédales des couloirs. Ils nous emmènent devant la porte de la salle des professeurs. Remus ouvre la porte.

- "Entrez s'il vous plait"

Nous nous exécutons, la salle est vide à l'exception de mon Maitre qui lit un livre dans un fauteuil bas. Les professeurs entrèrent et Rogue se lève.

- "Ne fermez pas la porte"

- "Tu ne restes pas pour rire un peu?"

- "Vous voir comme professeurs est déjà une comédie en soi." Répond le maitre des potions froidement.

Il sort avec son tournoiement de cape habituel. Remus n'a rien dit mais il semble calmer son ami dans seul geste de la main. Sirius est de nouveau rayonnant. Ils s'approchent d'une penderie qui se met à bouger.

- "Il y a un épouvantard, là-dedans."

C'est pas vraiment rassurant et je ne suis pas la seule à le penser.

- "Les épouvantards aiment les endroits sombres et confinés. Explique Remus. "Les armoires, les penderies, les espaces sous les lits, les placards sous les éviers... Un jour, j'en ai vu un qui s'était installé dans une vieille horloge de grand-mère. Celui-ci est arrivé hier après-midi et j'ai demandé au directeur l'autorisation d'en profiter pour faire une séance de travaux pratiques. La première question que nous devons nous poser c'est: « Qu'est-ce qu'un épouvantard ?"

- "C'est une créature qui change d'aspect à volonté en prenant toujours la forme la plus terrifiante possible." Répond Benjamin fièrement

- "Excellent. Donc l'épouvantard dans cette penderie n'a prit aucune forme, on ne sait donc pas à quoi il ressemble réellement. Il vaut toujours mieux se trouver en compagnie de quelqu'un quand on a affaire à un épouvantard. Car alors, il ne sait plus quoi faire. Sous quelle forme apparaître. Il existe un moyen très simple de se débarrasser d'un épouvantard, mais qui exige une grande concentration mentale. Pour le neutraliser, il suffit en effet d'éclater de rire. Ce qu'il faut faire, c'est l'obliger à prendre une forme que vous trouvez désopilante. Pour commencer, nous allons nous exercer sans baguette magique. Répétez après moi... Riddikulus"

- "Riddikulus" Nous le répétons en choeur

- "C'est son cours qui est Riddikulus." Se moque Drago à mes côtés et je lui écrase le pied. Il me fusille du regard mais je reporte mon attention sur le cours.

- "J'aurais besoin d'un ou d'une volontaire?" Daphnée s'avance, je suis contente que se soit une serpentard et surtout mon amie. "Daphnée c'est ça?"

- "Oui"

- "Bien Daphnée quel est votre plus grande peur?" elle semble réfléchir et elle dit dans une grimace.

- "Des limaces" ça me rappelle le coup de l'année passée, j'en ai encore des nausées. "Bien très bien. Maintenant imaginer une limace rouge à petit pois vert avec des lunettes de soleil. Est-ce qu'elle vous ferrait toujours peur?"

- "Non" Sourit-elle en imaginant surement la bestiole.

- "Bien alors quand j'ouvrirai la porte, la créature sortira et prendra la forme d'une limace. Vous devrez lever votre baguette et dire la formule en pensant à sa nouvelle forme. Vous voyez bien la couleur et les lunettes?"

- "Oui"

- "Très bien" Il se tourne vers nous.

- "Si Daphnée réussit, il est fort probable que l'épouvantard s'intéressera à chacun d'entre vous. Donc réfléchissez à votre plus grande peur et comme la rendre comique." Nous réfléchissons tous puis nous reculons sous son conseil à part mon amie. "Prête?"

- "Oui"

- "Bien, un, deux, trois." Il ouvre la penderie.

Une énorme limace sort de l'armoire et s'avance doucement vers Daphnée, cette dernière d'un air dégouté lance le sort. La créature devient alors comique avec même un parapluie en plus. Ensuite chaque élève passe devant la créature lui faisant chaque fois prendre une forme différente. Moi je pense à ma phobie des ponts cependant quand le clown se transforme, se n'est pas un pont. C'est un corps allongé par terre sans visage, je vais vomir. Sirius se met devant moi et le corps se transforme en canne noir. D'un sort il le renvois dans son armoire. J'entends Sirius qui fait sortir les autres, je reste planté là regardant l'endroit où se trouvait le corps. Je me sens mal, c'était elle, c'était Ashley. Elle était devant moi, morte, encore.

- "Charlie? Je suis désolé, je n'avais pas pensé à ça." Je ne réagis pas pourtant je sens ses mains sur mes épaules.

- "Qu'est-ce qu'il c'est passé Lupin?" Je relève la tête entendant la voix de mon Maitre.

- "Rien"

- "Vu la tête de Miss Potter, j'en doute."

- "Je gère la situation"

- "La preuve que non. C'est mon élève et tu as encore cours, je pense."

- "Charlie?" Il a l'air inquiet, je lui fais un maigre sourire.

- "Ça va Monsieur" Il part à contre cœur, mon Maitre se place entre moi et l'armoire.

- "Regarde-moi!" Je relève les yeux de l'endroit où se trouvait son corps. "Ce n'est qu'un épouvantard"

- "Je sais." Et en même temps c'était son corps.

- "Je vais ouvrir la penderie et tu vas recommencer." Je le regarde maintenant paniquée. Non, je ne peux, je ne veux pas le revoir.

- "Non! je vous en prie, Maitre" Il va pour l'ouvrir. Mais avant qu'il l'ait fait, je suis partie. J'ai couru aussi loin de l'armoire que possible. Je me rends au cours de Sortilège et heureusement Blaise à prit mes affaires. Je m'assieds à côté de lui. Je n'écoute rien du cours, j'attends presque que mon Maitre vienne me chercher par la peau du cou. Mais il ne vient pas. Est-ce que je dois aller m'excuser? Oui sans doute mais il a dit qu'il ne voulait plus me voir avant mercredi. Mais ça c'était avant que je m'enfuie devant un ordre.

Le lendemain nous commençons par métamorphose et le professeur nous parle de nos devoirs.

- "Miss Potter, un bel effort, je vous ai mis un E."

- "Merci" je regarde ma feuille croyant que c'est une blague.

- "Le travaille miss" Ce même travaille m'a valu un A avec mon Maitre. Comme quoi je vais devoir redoubler d'effort si je veux avoir de bons points avec lui.

Elle nous a mit un devoir, trois pages, ce qui m'en donne quatre à faire pour mon Maitre. Ensuite nous avons botanique, je me mets pour une fois avec Harry.

- "Alors cette rentrée? Rem et Sirius sont géniaux."

- "Oui"

- "Ils n'ont pas voulu que je passe devant l'épouvantard et toi?"

- "Je préfère ne pas en parler" Il semble voir que quelque chose ne va pas mais il comprend que je n'ai pas envie d'en parler devant tout le monde.

- "Ok tu me raconteras plus tard."

La journée se passe avec la boule au ventre et en fin de journée nous avons encore deux heures de défense mais cette fois c'est de la théorie avec seulement Remus. Après le cours, il me demande de rester.

- "Est-ce que ça va?" Me demande-t-il soucieux.

- "Oui professeur"

- "Tu peux m'appeler Remus quand nous sommes seuls"

- "Tu voulais me voir pourquoi?"

- "Sirius voulait savoir si tu allais t'inscrire à son club" Il va falloir que je demande la permission et j'ai autre chose à gérer avant.

- "Je verrais"

- "Ok"

- "Ne dis rien à mes parents pour… " Mais devant sa tête je comprends qu'il la déjà fait. "C'est trop tard."

- "Il fallait bien"

- "Ce n'est pas grave" En réalité ça m'ennuie beaucoup mais il est déjà trop tard.

Le lendemain après les trois premiers cours dont potion, je me dois d'obéir à l'ordre et de rester. Sans un mot, il me fait comprendre que je dois le suivre. Je le suis jusqu'à ses appartements et il referme la porte avec un sort. Je tremble mais je me mets à genoux décidant de ne pas augmenter mes fautes.

- "Bonjour apprentie"

- "Bonjour Maitre." Avant qu'il n'ajoute quelque chose, je dis. "Je vous prie de m'excuser Maitre "

- "Pourquoi?"

- "Pour être partie Maitre" Mais ma réponse ne semble pas lui convenir.

- "Pour ne pas avoir affronté tes peurs. Comment veux-tu progresser si tu t'effondres devant un vulgaire épouvantard. Tu te laisses guider par tes sentiments, ta tristesse, ta colère, ta peur. Ta magie en est affectée, tu l'as gaspilles à tout va. Maintenant debout, prend ta baguette." Je viens de voir que la penderie était là. Je ne peux toujours pas.

- "Non, je n'y arriverai pas"

- "Ce n'est pas elle, elle est morte et enterrée. Et si tu ne veux pas qu'un jour se soit un tes frères, tu as intérêt de surmonter ça." Il a raison, j'ai fait tout ça pour eux, je ne dois pas abandonner à la première épreuve. "Un, deux, trois"

L'épouvantard sort et le corps apparait blanc sans visage. Ce n'est pas elle, ce n'est personne. Je sers ma baguette et lance un.

- "Riddikulus"

Le visage se transforme en clown, se lève et danse. Je ris, un peu mais je me force. Semblant satisfait, d'un sort mon Maitre le fait disparaitre. Je me sens mieux, il avait raison si je ne l'avais pas fait j'aurais été hantée par cette chose.

- "Merci Maitre."

- "Je suis là pour te faire dépasser tes limites."

- "Maitre?"

- "Oui"

- "Vous avez dit que c'était une promesse mais à qui?" Son visage se ferme complètement.

- "Va manger"

Après le repas j'ai études des Runes. C'est le professeur Bathsheda Babbling qui donne se cours. C'est une femme qui doit avoir vers les quarante ans, les cheveux noirs repris en chignon. Nous ne sommes pas beaucoup, à Serpentard nous sommes Théo, Blaise et moi, il y a Hermione et un autre garçon de Serdaigle, un Poufsouffle et pas de Gryffondor.

- "Pendant ce cours vous apprendrez à comprendre les runes et à les traduire." Je suis un peu surprise, j'avais lu qu'on pouvait utiliser les runes comme des sorts de protections, des boucliers ou pour guérir.

- "Et pas à les utiliser?"

- "Nous n'utilisons plus les runes depuis un certains temps"

- "Pourquoi?" Elle ne semble pas agacée par mes questions, elle semble même appréciée.

- "Parce qu'elle prenne du temps et beaucoup d'énergie. Prenez votre livre et commencer la lecture."

Le cours de Runes semblent se résumer à lire et à traduire. Je pensais qu'il y aurait une partie pratique. Mais apparemment pas. Blaise soupire à côté de moi.

- "Pourquoi tu as voulu faire ce cours déjà?" Je ne l'ai pas choisi.

- "Aucune idée"

- "Ah merci, réveille-moi quand c'est fini." Il met son livre droit devant lui et il s'affale derrière.

Et j'ai envie de faire pareil et le lendemain en première heure, j'ai arithmancie où il n'est question que de nombres. J'en ressors avec un mal de tête énorme et un devoir en plus. Le vendredi j'ai presque envie de faire la grasse matinée en voyant que je commence par soin. Je suis contente d'être avec mes frères mais c'est le garde chasse qui a eut le poste. Il nous emmène à la lisière de la forêt où se trouvent plusieurs créatures derrière une barrière. Elles ont le corps, les pattes arrière et la queue d'un cheval mais leurs pattes avant, leurs ailes et leur tête semblaient provenir d'aigles monstrueux dotés de longs becs d'une couleur gris acier, et de grands yeux orange.

- "Voici des hippogriffes. Se sont des animaux fières et très susceptible, il ne faut jamais les insultés" Ce descriptif me fait penser à quelqu'un. Je me tourne vers Drago.

- "Ils font partie de ta famille?" Il ne me répond pas mais Blaise rigole lui. Je lui montre un hippogriffe qui à la tête en l'air et qui marche comme ça.

- "Regarde celui-là je vais l'appeler Drago, coucou Drago." Il manque de me béquer, j'enlève vite ma main alors que le vrai Drago ricane.

- "C'est une créature très attachée à la politesse. Il faut s'avancer vers lui, le saluer en s'inclinant et attendre. S'il vous salue à son tour, vous avez le droit de le toucher. Sinon, je vous conseille de filer très vite parce que, croyez-moi, leurs griffes font du dégât. Alors ? Qui veut essayer le premier." Aucune chance que j'approche ses bêtes.

- "Il est fou." Je dis à mes frères en m'approchant d'eux, Harry me répond.

- "Un peu"

- "Moi" Fait Benjamin, il a l'air fasciné par les bestioles.

- "Tu es taré" Lui dis-je avant qu'il ne s'avance mais il y va franchement.

Benjamin salue la bestiole, et voyant que tout se passe bien Hagrid le met dessus, une tape sur les fesses et l'hippogriffe vole. Il fait un tour avant de revenir. Il semble content de revenir sur la terre ferme mon frère. Pendant ce temps Drago c'est approché de l'autre Drago.

- "C'est qu'un oiseau débile." L'oiseau se cabre et je tire mon collègue en arrière.

- "Putain Drago!" Dis-je, il est blanc comme un linge alors que l'animal s'en va plus loin.

- "Ce truc à voulu me tuer." Se plaint-il à ses fans, je me tourne vers mon ami.

- "Tu as vu Drago a voulu se tuer soi-même"

- "Ça m'étonne même pas." Rit-il, on a vraiment le même humour mais le blond revient vers moi surveillant les bestioles du coin de l'œil.

- "Tu m'as sauvé la vie" Dit-il sincèrement, il va un peu loin quand même.

- "N'exagère pas" Puis il s'en va, Blaise me dit à l'oreille.

- "Si tu veux mon avis, tu as plutôt sauvé la vie à ce balourd et à cet oiseau. Si son père avait apprit que petit Drago c'était fait mal." Je hausse les épaules, je m'appuie sur la barrière, je souris en voyant les aigles-chevaux jouer, ils sont beaux quand même.

- "J'aurai au moins fait quelque chose de bien cette semaine." Il s'appuie à mes côté me regardant soucieux.

- "Vivement le week-end hein?" Me dit-il en les regardant à son tour.

- "Oui" Je réponds simplement puis Drago l'appelle et il s'en va. Mes frères viennent m'entourer.

- "On se fait une petite séance de tu sais quoi ce week-end?"

- "Pourquoi pas enfin je vous dis quoi"

- "Ok tient-nous au courant."

On est enfin le week-end, je suis dans mon lit quand je sens une brulure que je commence à bien connaitre. Je me lève en baillant, je m'habille et je descends directement dans les appartements de mon Maitre. Je me mets à genoux et j'attends qu'il arrive. Dix minutes après il entra avec son habituel mouvement de cape.

- "Bonjour apprentie"

- "Bonjour Maitre."

- "Je voulais t'informer que ce week-end je te laissais gérer tes devoirs sans t'en rajouter pour que tu prennes un rythme." Libération, entre le devoir de runes et celui d'arithmancie, j'aurai déjà assez de boulot. Mais j'espère gagner des points vu que j'ai déjà fait celui de métamorphose.

- "Maitre?"

- "Je t'écoute"

- "J'ai déjà terminé le devoir de métamorphose, j'ai votre copie."

- "Bien, tu la poseras sur le bureau avant de partir. Autre chose?" Je me demande comment ça se passe pour lui. Comment il ressent quand j'ai une question ou autre chose. Enfin, il faut que je lui pose deux questions.

- "Sirius…" Je commence, une petite brûlure de contrariété au passage.

- "Le professeur Black." Il me reprend, vu l'animosité entre eux deux c'est un peu se moquer de moi mais passons.

- "Oui le professeur Black organise un club de duel et je me demandais si je pouvais y participer?"

- "Je n'en vois pas d'inconvénient cependant pour ta participation à la chorale, je ne suis pas certain que se soit nécessaire." Je n'avais pas pensé qu'il me supprimerait ça. J'aime la chorale, ça me détend.

- "J'adore la chorale"

- "Silence!" Il n'a pas crié c'est juste un rappel à l'ordre. "Je verrais si cela ne nuit pas à ton travail alors je ne m'y opposerais pas sinon tu arrêteras." Cela ne dépend que de moi alors. "Autre chose?"

- "Je me demandais vu que vous n'avez rien dit. Est-ce que je peux toujours m'entrainer avec mes frères?"

- "Oui" Il ne rajoute rien, je trouve ça étrange

- "Merci Maitre"

- "C'est tout?"

- "Oui Maitre."

- "Bon week-end"

- "A vous aussi Maitre"

Cette semaine a été éreintante mais elle m'a appris beaucoup. Il n'est pas injuste, il est dur et attaché aux règles. Si je fais attention, je pourrais éviter de me prendre des coups. C'est le seul point horrible dans cet apprentissage. Je sais que le lien y est pour beaucoup dans ma façon de voir les choses. Je comprends mieux les livres. Ce lien c'est comme la potion que me faisait prendre maman. Il sert à voir le positif, à ne pas sombrer et à mieux comprendre mon Maitre et ses attentes. Je ne sais pas si j'aime ce fait ou pas mais je vais devoir faire avec.


Alors pas trop dur? Je le trouve raisonnable même si dans la vraie vie, jamais je n'accepterai ça pour quiconque. On est bien dans une fic. Si vous tenez jusqu'à Noël, il y aura des Flash-Back sur la jeunesse de Charlie avec sa marraine. ça devrait vous remonter le moral. Jusque là, vous allez souffrir avec elle. A la prochaine