Hello! Vu qu'apparemment vous avez survécu à l'épisode précédemment, je vous offre le suivant. Vous verrez que j'essaye vraiment de varier les moments d'apprentissage et de punitions et de vie à l'école. J'essaye de doser mais pour l'instant on parlera beaucoup d'apprentissage pendant la troisième année, la quatrième année on en parlera moins. J'ai eu une idée pour remplacer le tournoi de Trois Sorciers mais à voir si j'arrive à écrire mon idée. Et en faites surtout écrire la fin de la troisième année car c'est encore un peu confus. A cause d'une idée que j'ai intégré dans ce chapitre qui n'était pas prévu au début. Par contre je pense que vous allez adoré le chapitre de Noël où il y a une révélation épique et pour ceux qui se posait la question on saura plus pourquoi le parrain de Charlie, n'était pas présent (même si beaucoup on deviné qui il était, mais en êtes-vous certain?)
Pour ceux que ça intéresse les premiers chapitres sont corrigés et les autres viendront aussi mais pas tout de suite.
Réponses:
Arthemius Black: Bienvenu Monsieur Black. Merci d'avoir pris le temps de laisser une review et j'espère que la suite te plaira
Flodalys: La réconciliation entre Neville et Charlie va se faire progressivement. Pour le mystère de Rogue, du parrain de Charlie et la révélation se sera au chapitre de Noël, le chapitre 20. Donc bientôt. Merci de continuer à me suivre.
Chapitre 18: Annie P
"On n'arrive à rien." râle Benjamin en s'étirant.
On est dans notre nouvel endroit préféré, c'est-à-dire la salle sur demande. Ça fait trois semaines que nous sommes rentrés et nous n'avons pas avancé d'un iota. Je veux dire que pour moi, je médite, je vois mon renard mais je n'arrive pas à rentrer en communion avec lui. C'est frustrant car on y passe des heures et j'ai autre chose à faire. Mes devoirs me prennent beaucoup de temps mais c'est sans compter les suppléments. Ma relation avec mon Maitre se passe comme au début. Ma marque chauffe souvent mais c'est toujours supportable. La sensation de malaise quand il est loin, est moins forte. J'ai fait des efforts pour tout les cours bien que le problème en botanique et histoire est toujours le même. Pour les options, runes ça me plait, c'est long mais c'est instructif. Arithmancie il faut être précis dans les nombres et c'est calcul, il faut relire, c'est plus contraignant. Et soins, ça me passe au dessus de la tête. Si mes frères n'auraient pas pris ça, je n'y serais pas.
- "Tu crois qu'on fait quelque chose de travers?" Je demande à Harry qui lui non plus n'a pas avancé. Il réfléchit.
- "Peut-être mais comment le savoir?" Il y a une façon de le savoir c'est de demander à des animagus. Nous en connaissons trois, enfin quatre avec Mcgonagall mais ce n'est pas vers elle que j'irais forcément.
- "On continue comme ça jusqu'à Noël et si on a pas avancé et bien on demandera à nos parrains"
- "Ok" Je me lève et je frotte ma jupe.
- "Qu'est-ce qu'on fait pour Pré-au-Lard?" Je regarde Benjy, il n'y a rien à dire à propos de ça, nous n'avons pas l'autorisation.
- "Comment ça?"
- "On connait les passages secret et puis papa et Sirius nous ont raconté qu'il était déjà sortit par là." oh ça sent la mauvaise idée qui va nous attirer une multitude d'ennuis.
- "Justement dois-je te rappeler que Remus et Sirius sont là? Et que dehors il y a deux criminels?" Il s'en fou, il hausse les épaules.
- "On prendra la cape" Hors de question que je sorte, les ennuis non merci avec en plus mon Maitre sur le dos, je ne suis pas suicidaire.
- "Non" Je dis catégorique, il me fait ses yeux doux.
- "Charlie"
- "On ne va pas se mettre les trois sous la cape pour marcher et puis la rue sera bondée." Il a l'air de comprendre.
- "Si on était déjà des animagus."
- "Mais nous ne le sommes pas." Je me tourne vers mon autre frère qui n'a pas dit un mot. "Harry dit quelque chose"
- "Ça me tente" Si même Harry commence. Je préfère m'en aller, je prends mes affaires et Ben me dit.
- "De toute façon, on en reparlera et j'arriverai à te convaincre"
- "Aucune chance."
Je vais ensuite à la bibliothèque. Je fais mon travaille sur les runes plus le supplément ensuite je vais manger. Puis je retourne à la bibliothèque, Théo est là, je vais à côté de lui.
- "Je peux?" Il me fait un mince sourire, c'est devenu une sorte de rituel. Je m'assieds et je sors mon livre. "Tu travaille sur quoi?"
- "Arithmancie."
- "Tu aimes?"
- "Oui et toi?" Je grimace.
- "Ça me donne la migraine" Daphnée arrive à ce moment et vient à notre table. "Bonjour"
- "Bonjour tu fais tes devoirs?" J'essaye un maximum de parler français mais mon vocabulaire est encore assez pauvre. Elle me sourit et me réponds.
- "Oui et toi?" Elle soupire avant de sortir un livre que je ne connais pas.
- "J'ai besoin de ton aide." Je fronce les sourcils ne comprenant pas le deuxième mot.
- "Besoin?" Je répète, elle me dit en anglais.
- "Besoin." Ok c'est un mot dont je pourrais avoir besoin. Encore bien que je n'ai pas dit tout haut celle là.
- "Ok pourquoi as-tu besoin de moi?" Je demande avec un accent que je présume affreux.
- "C'est quoi l'électricité?" Super encore un mot que je ne connais pas.
- "Electricité?"
Elle me le dit en anglais et j'essaye de lui faire comprendre ce que c'est, à quoi sa sert, comment ils le produisent. Mais tout ça en anglais parce que c'est déjà compliqué comme ça. Finalement Théo en à marre et change de table. Je m'en veux un peu mais Daphnée rigole et je la suis. Elle me parle tout le temps en français et Blaise aussi sauf quand il oublie. Mon vocabulaire se fournit même si mes tournures de phrase restent bizarres. Nos devoirs terminé Daphnée m'emmène dehors nous rejoignons les autres tout près du lac. Je n'ai pas pris vraiment de pause et ça fait du bien surtout que c'est surement l'une des dernières belles journées.
- "Vous étiez où?" Demande Pansy alors que nous nous asseyons dans l'herbe.
- "Bibliothèque." Dit simplement mon amie en se mettant de façon à avoir le maximum de soleil quitte à pousser les autres.
- "Ça aussi c'est nouveau?" Me demande Blaise alors que je mets à côté de lui. Entre la course, mes absences pour mon Maitre et pour mes frères, il trouve que j'ai beaucoup changé.
- "Oui tu ne plaindras pas quand tu auras besoin de mes notes."
- "Tu crois que je faisais comment les années précédente?" Il ne va pas essayer de me faire croire qu'il étudiait, il demandait les notes de Théo.
- "Théo" dis-je simplement mais ça ne le dérange pas.
- "Exactement et j'ai plus confiance en lui qu'en toi." Si ce n'était pas mon meilleur ami, je l'aurais pris mal.
- "Je le retiens" Je mets ma tête en arrière appuyé sur mes bras pour accumuler le plus de rayon de soleil. Je ferme les yeux, ça fait du bien.
- " Si tu veux je veux bien tes notes en Sortilège mais juste parce que tu insistes." Dit-il comme s'il me faisait une faveur.
- "Nada". Dis- je sans le regarder.
- "Mademoiselle capricieuse." J'ai compris le "mademoiselle" mais pas le deuxième mot, je le regarde.
- "Capricieuse?" Il se couche par terre les bras derrière la tête.
- "Non je ne te dis pas." Je regarde mon amie
- "Daphnée?" Mais elle fait comme si elle ne m'entendait pas. "Traitresse" Voyant qu'il n'est pas le centre d'intérêt Drago demande.
- "Vous en pensez quoi des professeurs de défense?" Ils sont excellents, toutes les maisons sont d'accords pour le dire. Remus a vraiment ça dans le sang et Sirius, c'est une autre histoire. La gente féminine est à ses pieds, ça fait du bien à son égo de père.
- "Attention ils ont leur espionne" Dit Pansy en me regardant.
- "Tu peux dire ce que tu veux, ils sont cools." Daphnée revient vers nous.
- "C'est vrai, l'épouvantard c'était grisant." Drago me regarde posant la question qu'il gardait surement en réserve.
- "Le corps c'était"?" Mais avant que je n'ai put ouvrir la bouche, Blaise qui est toujours couché dit.
- "Drago" Ce dernier regarde son ami et lui répond sur le même ton froid.
- "Blaise"
- "Vous profitez du soleil?" Je sursaute n'ayant rien vu arrivé. Nous regardons tous notre directeur. Je crois ne l'avoir jamais vu dehors.
- "Bonjour professeur." Nous l'avons dit presque tous en même temps.
- "J'espère que vous avez fait vos devoirs avant de vous prélasser." Même s'il ne me regarde pas, je me sens plus visé que les autres.
- "Nous sommes au mois de septembre Monsieur." Fait Daphnée avec un sourire que je suppose lui offre tout se qu'elle veut avec ses parents.
- "Bien entendu. Je me disais juste que si vous aviez trop de temps à perdre, je pourrais vous donner de l'occupation." Mon tatouage se réveille, même si j'avais compris sans ça. J'avale difficilement ma salive. Il s'en va sans un mot de plus, nous le regardons partir alors qu'il apostrophe un première année.
- "Je croyais qu'il ne sortait jamais de ses cachots" Dit Pansy, Blaise qui c'était redressé me demande.
- "Charlie ça va?" Je dois avoir pâli, je lui souris.
- "Oui juste le soleil qui me donne mal à la tête." Je me lève. "Je vais rentrer."
- "Comme tu voudras, tu veux que je t'accompagne?"
- "Non profiter" Oui faites le pour moi car je sens que je ne vais pas pouvoir profiter avant les dix ans à venir.
Le message est passé, je retourne à la salle commune et je reprends mes cours de première année. Je travaille dessus tout le week-end mais la botanique et l'histoire c'est toujours une torture pour moi. Je n'arrive pas à retenir les dates, tout se mélange, ça ne m'intéresse pas du tout. Pour les plantes, c'est juste que pour moi, elle se ressemble toute et leurs noms sont biscornus.
Malgré le fait que j'ai bien travaillé c'est avec une certaine appréhension que je me rends après les deux heures de potions chez mon Maitre. Je m'agenouille. J'aurai pensé que j'aurai eu plus de difficulté à m'agenouiller et à l'appeler Maitre. Je ne sais pas si c'est le lien mais c'est comme un automatisme. Ou peut-être est-ce que c'est parce qu'on reste nous deux. Je ne sais pas si j'arriverais à le faire avec autant d'aisance devant d'autres personnes.
- "Bonjour apprentie"
- "Bonjour Maitre."
- "As-tu bien profité?" Il n'est pas en colère mais la désapprobation est là.
- "Ce n'était qu'une pause Maitre."
- "Tes devoirs?"
- "Dans mon sac Maitre." Il prend mon sac et en retire les feuilles. "Tes devoirs de la semaine passé était passable. Je n'ai pas encore pris le temps de lire celui d'arithmancie." Je me balance ne sachant pas si je dois lui dire. "Tu sembles avoir quelque chose à rajouter?"
- "Le professeur Mcgonagall m'a mit un O." Il eut un bref rire
- "Sais-tu ce que cette note veut réellement dire? Je vais te le dire, c'est une note d'encouragement qu'on donne à des élèves pour leurs dire qu'avant c'était pitoyable mais maintenant que tu as connecté deux neurones c'est mieux, continue. Granger aura eu un P pour ce devoir car c'est bien en dessous de ses capacités. Moi je note en fonction de tes capacités, je pense que tu peux faire beaucoup mieux que ça." Ok la prochaine fois je fermerai ma bouche. Il reprend sur un ton plus froid encore. "J'ai également eu la visite du professeur Black qui ne trouve pas normal que je t'utilise comme comment a-t-il dit? Femme de ménage. Sais-tu d'où peut lui venir cette idée?" Il ne va pas me mettre ça sur le dos, je n'ai plus parlé à Sirius depuis l'accident de l'épouvantard.
- "Je n'ai rien dit. Je ne lui ai même pas parlé." Il me regarde me scrutant, jugeant certainement de ma bonne foi.
- "Effectivement. Tu vas travailler aujourd'hui sur les cours de deuxième année, j'aimerai enfin pouvoir avancer."
- "Oui Maitre." Je me lève et je vais m'installer au bureau que je connais bien maintenant. Voyant que je prends mon livre de sortilège il me dit
- "Commence par la botanique"
Le jeudi, il pleut des cordes et j'ai déjà commencé ma journée par être trempée. Rien ne s'arrangea au cours d'Arithmancie quand le professeur me rendit mon devoir avec un grand T. Elle ne fait aucun commentaire mais je vais la retrouver après le cours.
- "Professeur?" Elle me regarde.
- "Vous voulez savoir pourquoi vous avez eu cette note?"
- "Oui"
- "Votre deuxième calcul était faux, ce qui a rendu le tout inutile. Ma matière ne supporte pas l'approximation. J'espère que vous vous en souviendrez." C'est clair, c'est net et précis. Comment je vais expliquer ça à mon Maitre. Même si mes notes n'ont jamais crevé le plafond, je n'ai eu que très peu de T depuis mon entrée à Poudlard. Une erreur et tout le reste ne compte pas, c'est n'importe quoi.
Cette mauvaise journée aurait put s'arrêter là mais non, en botanique nous devions nous occuper de fleurs que nous devions faire boire goutte par goutte jusqu'à ce qu'elle change de couleur. J'en ai trop mis, et elle est devenue noire et inanimée. Celle de mon frère à côté danse avec sa belle couleur rouge. Le professeur Chourave passe derrière moi, elle touche ma fleur du bout du doigt semblant vraiment triste.
- "Miss Potter moins dix points pour Serpentard." Je ne dis rien mais je vais également la voir après le cours.
- "Professeur est-ce qu'il aurait moyen que je fasse un devoir en plus pour refaire gagner des points?" Elle semble hésitée un moment surprise par ma demande mais fini par dire.
- "Non, je pense que vous devez comprendre que les plantes sont vivantes et qu'elles ont besoin de soin. Essayez d'y penser la prochaine fois que vous viendrez à mon cours."
Le vendredi se passe mais je suis tellement stressée qu'au cours de potion, j'oublie tout les ingrédients et je rends une feuille quasi vide. Il regarde la feuille puis me regarde, je sens le tatouage brûlé mais je retourne à ma place. Ma marque me brûle pendant tout le cours d'Histoire et cela s'intensifie après le repas. Je comprends que je dois me rendre chez lui. Dés que je rentre dans ses appartements, je sens que ça va mal se passer. Je me mets à genoux mais il me salue pas, je n'ouvre pas la bouche, j'attends.
- "Raconte-moi ta semaine." Il est appuyé contre le bureau, je décide de prendre les devants.
- "Je vous prie de m'excuser Maitre." Il tape un coup sur le meuble.
- "Ce n'est pas ce que je t'ai demandé"
- "J'ai eu un T à mon devoir d'arithmancie." Il sait déjà tout ça à quoi cela lui sert.
- "Tu as eu de la chance que je ne l'ai pas vu avant, tu aurais déjà été punie." Je frisonne, j'aurai peut-être mieux aimé. Là, je vais me ramasser toute la semaine en une fois. "Continue"
- "J'ai fait perdre dix points à la maison"
- "Comment?" Je sers les points, il le sait.
- "J'ai tué une plante"
- "Quel était la consigne?"
- "Donner goute à goute jusqu'à ce qu'elle change couleur"
- "Et qu'as-tu fais?" Je lâche un soupire avant de me reprendre.
- "J'ai donné trop d'eau pour aller plus vite." Il se détache du bureau et commence à marcher autour de moi.
- "Et tout ceci est le même problème. Tu n'as pas de patience. Nous travaillerons dessus demain." Je suis perplexe, il prend quelque chose sur le bureau et le jette devant. Je reconnais tout de suite mon parchemin presque vierge. "Pour l'heure explique-moi ceci. Tu te moques de moi?"
- "Non" Mais franchement je n'ai aucune excuse. J'avais étudié, j'ai juste eu un trou parce que je n'avais que la punition à venir en tête. Mais si je lui dis ça c'est comme dire que c'est sa faute et je risque de ne pas apprécier.
- "Alors?" La marque brûle. "Rien?" Encore un peu plus, je grimace mais je n'ouvre pas la bouche. "Bien! Debout!" Je me lève, je ne sais pas ce qui m'attend. "Met tes mains sur le bureau." Je m'exécute mais j'ai presque envie de les retirer quand je vois qu'il a la canne. "Tu vas m'énoncer chaque ingrédients de la potion. A chaque mauvaise réponse, tu recevras un coup." J'écarquille les yeux, je n'ai pas relu. "Commence!"
- "Des orties séchées, des limaces à cornes." Je m'arrête là, c'est tout ce que je connais.
- "Ensuite?"
- "Je ne sais plus." Un coup, c''est horrible mais il me fait clairement comprendre que je ne dois pas bouger mes mains.
- "Deux foies de chauves-souris, répète" Je répète mais je ne connais pas la suite. Un nouveau coup s'abat, les larmes me viennent." Des crochets de serpents." Je répète, encore un coup. Des épines de porc-épique." Je répète." Maintenant le déroulement." Je le regarde espérant sa pitié mais il est intraitable, il tape une fois à côté de ma main et je commence.
Je ne connais que la moitié, l'autre partie se fait de la même manière, coup puis répété. Puis j'ai dut répéter tout où j'ai encore commis deux fautes avant de recommencer encore. Mes doigts sont rouges voir bleus et coupés par endroit. Je les ramène vers moi, je n'arrive plus à les bouger. Ils ne sont pas cassés, juste extrêmement douloureux.
- "Je crois que tu ne l'oublieras plus. Retourne à ta salle commune, je te veux ici demain à 7 heure." Devant mon mutisme, il tape un grand coup sur la table me faisant sursauter.
- "Oui Maitre"
J'ai mal c'est horrible mais à peine sortit de la pièce qu'on ne voit plus rien mais la douleur, elle, reste. Je rentre dans ma salle commune et je dors mal. Je ne sais pas ce qui va m'attendre. Le lendemain après un rapide petit-déjeuner, je me retrouve dans son appartement.
- "Bonjour apprentie"
- "Bonjour Maitre" Au moins, il a l'air d'être passé à autre chose du moins je l'espère.
- "Nous allons donc travailler ta patience. Je parie que tu n'as pas relu ton devoir d'arithmancie avant de le rendre?"
- "Non Maitre"
- "Non pourquoi le faire tu es si sûr de toi. J'ai compris pourquoi tu aimes autant les sortilèges ou la métamorphose. C'est que ça t'apporte quelque chose tout de suite. Un coup de baguette et hop, le tour est joué. Les potions, la botanique demande de la patience, de la minutie. L'histoire pour toi ne t'apporte rien puisque c'est passé. Alors je vais t'apprendre la patience. Tu vas d'abord me lire cette recette et puis tu réaliseras cette potion."
Je ne comprends pas bien en quoi ça va m'apprendre la patience mais je m'exécute. Je lis la recette et là je comprends mieux. Elle demande des temps d'attente précis, ne pas touiller trop vite, ni trop lentement. Elle a l'air longue à faire. Quand je suis prête, on va dans la classe qu'il a fermée et je commence. Je remarque bien sûr la fleur que j'ai tué cette semaine, enfin sa sœur surement, au milieu des ingrédients. Ingrédients que je prépare avec beaucoup de difficultés vu la raideur de mes doigts. Chaque mouvement me fait mal. Après deux étapes la potion monte, explose légèrement et m'éclabousse les mains. J'ai mal mais mon Maitre assis à son bureau me regarde, pas surpris.
- "Tu vas recommencer jusqu'à y arriver."
Je recommence donc mais là, je touille trop vite et elle me refait la même chose, mes mains et maintenant mes bras sont touchés. Il ne dit rien, il nettoie juste mon chaudron et je recommence. Cette fois j'arrive plus loin, je dois attendre 5 minute 50 mais je perds le file et quand je veux remettre l'ingrédient suivant elle explose mais plus fort et même en me reculant j'en ai sur mon visage. Je pousse un cri mais il ne fait que nettoyer mon chaudron. Je le fusille du regard, ma marque me brule et je baisse les yeux dégoutée. Je recommence encore et encore, j'y passe la journée. Il est 17 heure et elle vient encore d'exploser, il ne me restait plus que deux étapes. J'ai des brûlures un peu partout, j'ai mal, je suis fatiguée et il nettoie encore une fois mon chaudron. Je soupire, je veux recommencer à préparer mes ingrédients quand il m'arrête. Il me montre une potion rouge pâle.
- "Voilà à quoi devrai ressembler ta potion. Bois!" J'obéis et je sens mes brûlures s'évanouirent et la douleur avec." As-tu compris quelque chose?" Que je déteste encore plus faire les potions? Que les potions ça pue et ça brûle. Je me concentre voulant vraiment que cette journée s'arrête.
- " Que sans la botanique il n'y aurait pas de potion et que les potions sont aussi utile que les sortilèges." Il semble satisfait de ma réponse.
- "Voir plus. Tu peux vivre sans savoir transformer un meuble en chat mais il y a des potions qui pourront te sauver la vie." Il a raison bien sûr, je regarde le chaudron vide et je suis quand même déçue de n'y être pas arrivé.
- "Je vous prie de m'excuser." J'entends un soupçon de surprise dans sa voix quand il me demande.
- "Pourquoi?"
- "Je n'ai pas réussi à la faire." Il rit brièvement, c'est si rare que j'ai presque cru que c'était mon imagination qui m'avait joué des tours.
- "Je ne comptais pas que tu réussisses une potion de sixième année." J'ouvre la bouche choquée. J'ai passé la journée à faire une potion dont il savait que je n'avais aucune chance de réussir. "Viens je dois te parler."
Nous retournons dans son appartement, il va s'assoir dans son fauteuil. Je reste un moment stoïque. Cette situation est nouvelle, je sais en théorie ce que je dois faire. Cependant autant me mettre à genoux devant lui est devenu un automatisme autant me mettre à genoux à ses pieds c'est autre chose. Néanmoins je suis trop fatiguée et je suis contente de reposer mes jambes. Je me mets donc à côté de lui à genoux.
- "Je voulais quand même te féliciter pour ton comportement. Je ne croyais pas que tu aurais si vite pris le pli de te mettre à genoux, de m'appeler Maitre. Je suis fier de toi." Il m'a mit sa main sur ma tête et c'est comme si le lien vibrait me procurant comme un ronronnement de plaisir. Je ferme les yeux pour profiter, il retire sa main et je me rends compte de la situation. Moi, à genoux, lui me félicitant d'une main sur la tête. Comment est-ce que je peux apprécier ça? J'ai l'air d'un animal de compagnie. "Cependant j'attends beaucoup mieux de toi en cours." Je ne parle toujours pas. "Viens nous allons manger" Il se lève, je l'imite et je vois une table avec des plats. Je pensais qu'on allait aller à la grande salle. J'ai besoin d'espace pour réfléchir.
- "Ici Maitre?"
- "Oui."
Je le suis vers la table, j'attends qu'il s'asseye et il me fait signe que je peux m'assoir. Nous mangeons dans le silence. Contrairement à ce que je pensais ça me fait du bien d'être là. Je crois que le lien en avait besoin, un moment sans apprentissage mais avec mon Maitre. C'est difficile à accepter, le fait de sentir son corps, sa tête, accepter des choses qui nous semblaient avant inacceptable. Mais même si c'est dur, il n'est pas injuste comme je l'avais crains. Il a des méthodes pas très orthodoxes mais au moins elles ont le mérite d'être efficace. Il est juste et je me rends compte que j'ai négligé beaucoup de choses. Je comprends que je n'ai pas assez pris mes études à cœur. Il fait attention à moi, je me sens protéger en sa présence. Je n'ai même plus pensé aux deux criminels depuis la rentrée. Je me sens protégé par un homme qui me puni. Est-ce que c'est le lien qui modifie ma façon de voir les choses? Mais en même temps, j'apprends mieux, mais il m'a fait faire une potion pendant une journée pour rien. Enfin pour que j'apprenne la patience mais il y avait d'autre moyen comme… C'est vrai que la patience n'est pas le truc, le plus facile à apprendre. Et cette façon a le mérite d'être clair et rapide. Et puis c'est vrai que j'ai beaucoup dénigré la botanique alors que c'est un cours important.
- "Qu'est-ce qui te tracasse?" La question me surprend tellement que j'en lâche mon couvert.
- "Vous le ressentez?" est-ce qu'il a suivit le fil de mes pensées? Est-ce qu'il sait toujours ce que je ressens? Est-ce qu'il lit mes pensées? Il continue à manger comme si de rien n'était. Il avale et me dit.
- "Le lien, ce n'est pas clair mais ce n'est pas agréable non plus."
- "C'est comme le jour avec l'épouvantard." Il est arrivé tellement vite.
- "Oui j'ai ressenti un grand vide et que tu étais menacée. Alors?" J'oublie qu'il doit me protéger aussi. Ça ne doit pas être agréable d'avoir mes émotions en permanence.
- "Je pensais à Peter Petitgrow et Greyback mais aussi des détraqueurs"
- "Pour les deux premiers, je connaissais Petitgrow et il doit être à mille lieux d'ici. Greyback doit se terrer quelque part ou refaire une meute. Par contre, je comptais t'en parler plus tard. Mais nous allons travailler sur le sortilège du patronus qui sert à se protéger des détraqueurs. Je ne veux pas ressentir une menace chaque fois que tu passeras prêt d'eux." Il me regarde posant ses couverts. "Et as-tu oublié que tu devais me demander la permission pour aller à Pré-Au-Lard? Même si tes parents t'ont donné la permission, je croyais avoir été clair, qu'ils passaient après moi." Il est redevenu froid, je croyais qu'il était au courant.
- "Ils ne me l'ont pas donné donc je pensais."
- "Effectivement" Il semble satisfait mais je me demande.
- "Vous me l'auriez donné Maitre?"
- "Non, ou peut-être comme privilège mais tu es loin de le mérité. Demain nous ferrons de la pratique." Il regarde mon assiette vide. "Tu peux retourner à ta salle commune."
- "Merci Maitre" Je le salue et il me dit.
- "Bonne soirée." C'est déroutant vraiment déroutant cette relation. Entre la froideur et la protection, j'ai la tête qui tourne.
- "A vous aussi."
Bref, je retourne dans la salle commune, je remarque que l'ambiance est la moquerie. Je ne sais pas qui en fait les frais mais tout le monde semble y prendre part. Je trouve Drago tout près de la cheminée. Il me regarde par-dessus son journal.
- "Blaise s'inquiétait."
- "Tu es jaloux?"
- "Il est mon meilleur ami depuis notre enfance." Donc le petit prince n'aime pas partager, ce n'est pas étonnant.
- "Ton ami ou ton larbin?"
- "Ami, des larbins j'en ai des tas" Il a l'air plus atteint que je le pensais. Peut-être que l'amitié de Blaise compte vraiment pour lui.
- "Je comprends, tu comptes aussi pour lui et je n'ai pas pris ta place." Il reprend son air hautain.
- "Ça ne risque pas." Je regarde les autres lisant des journaux aussi.
- "Tu m'expliques?" Il me regarde comme si je lui faisais une blague. Je suis restée absente une journée pas une semaine.
- "Tu ne t'es jamais demandé qui étaient les parents d'Annie?" Bien sûr mais vu qu'elle ne voulait pas en parler, je n'ai pas cherché plus loin.
- "Si mais j'ai cru qu'elle était de ta famille."
- "Ma mère est sa marraine. Sa mère est ma tante et son père, il vient de sortir d'Azkaban." Je connais un peu les familles et la tante de Drago c'est Bellatrix Black, la cousine de Sirius. Mais je pensais qu'elle était mariée à un Lestrange. Et vu comme il en parle, je suppose qu'en disant "sortir", il veut dire évader.
- "Lequel?" Même si que se soit l'un ou l'autre, ça craint.
- "Un ami de ta famille, il parait. Le journal vient de le découvrir, ça fait la première page." Il me tend le journal et je vois, une photo de Peter et à côté une photo de Bellatrix. Ils ne vont vraiment pas ensemble.
- "Comment elle prend la nouvelle?"
- "Je ne suis pas sa nounou." Il reprend le journal de mes mains et il replonge dedans. "Elle est dans votre dortoir."
Je monte donc dans le dortoir, dés que j'ai passé la porte, je vois Milicent et Pansy, près d'une Annie effondrée sur son lit. Pansy me lance un regard menaçant.
- "Si c'est pour te moquer tu peux partir."
- "Oh, celle qui c'est toujours moquer c'est toi pas moi." Par contre si Annie veut que je parte, je partirai. "Annie?"
- "Ça va." Elle se redresse et se met assise. Ses cheveux sont emmêlés et elle a les yeux bouffis. "Tu es au courant? Je suis la fille du traitre qui a vendu ses meilleurs amis à Tu-Sais-Qui et d'une femme folle." Je m'assieds sur le lit de Pansy en face d'elle.
- "Je pensais que Bellatrix était mariée"
- "Elle l'est ce qui fait de moi une batarde. Comme si ça ne suffisait pas." Milicent essaye de remettre les cheveux de la blonde de façon pour normal. Elle ne mérite pas ça.
- "Je suis désolée Annie."
- "Tu crois qu'elle en a quelque chose à faire de tes excuses alors que ton frère l'a ridiculisé devant toute l'école?" Je suppose qu'elle parle de Benjamin qu'est-ce qu'on peut rater des choses en restant coincé dans les cachots.
- "Je n'étais pas là."
- "Je voulais être apprentie pour qu'enfin je sois reconnue pour quelque chose." Ça me fait mal de la voir comme ça et je comprends mieux pourquoi elle voulait tant être apprentie. Encore plus maintenant que je le suis. Si elle l'apprend, elle va surement le prendre mal. Sauf qu'elle a encore une chance si Belicail l'a choisi à ses quinze ans. Je vois Pansy qui lui caresse le dos, je ne l'ai jamais vu se préoccuper de quelqu'un d'autre qu'elle ou Drago.
- "Ça viendra, je te le promets. Nous ne te laisserons pas." Sentant surement mon regard, elle relève les yeux.
- "Je me suis trompée sur ton compte. Je parlerai à mes frères."
- "Alors je me suis trompée aussi." Me dit-elle finalement.
Le lendemain au petit-déjeuner, je descends avec Annie qui a pleuré une bonne partie de la nuit. Je n'ai pas vraiment dormi avec en plus Daphnée qui râlait. Dés qu'on arrive dans la grande salle, on entend les chuchotements, les rires, les visages effrayés. On se croirait l'année passée quand tout le monde pensait que c'était moi l'héritière de Serpentard. Je laisse Pansy avancée avec Annie et je me rends à la table des Gryffondor où se trouve mon frère.
- "Pourquoi tu traines avec elle? Tu n'as pas lu qui est son père?" Il veut commencer comme ça.
- "Je ne l'ai pas lu mais j'ai tellement entendu de railleries que ça m'a un peu mit sur la voix."
- "Son père nous a trahi." Me dit-il, il est en colère, je peux le comprendre.
- "Son père a trahi nos parents. Son père, pas elle. Elle avait le même âge que nous."
- "Justement." Je lève les yeux au ciel devant tant de bêtises.
- "Tu trouves ça juste de mettre toute l'école sur son dos?" Je lui demande en montrant les élèves.
- "Je n'ai rien fait"
- "Tout le monde t'écoute, si tu dis de la lapider au milieu de la cours, ils le feront parce que tu l'as dit." Ceux autours ont le mérite de baisser les yeux, si au moins j'arrive à leur faire comprendre quelque chose.
- "Et alors?" J'ai envie de lui foutre une baffe.
- "Et alors! Prends un peu conscience que tes actes et tes mots ont des répercutions. Tu ne l'as connais même pas."
- "Tu m'as aussi dit qu'elle t'avait laissé tomber comme une vieille chaussette." Me dit-il avec un sourire con. Il n'a pas le droit de retourner quelque chose que je lui avais confié. "Oh comme son père"
- "Tu es injuste. Elle n'a pas choisi d'être la fille de Peter comme tu n'as pas choisi d'être le Survivant."
- "Harry dit que j'ai raison." Fait Benjamin en regardant derrière moi et effectivement Harry vient d'arriver. Il a son air blasé.
- "Je dis que vous êtes entrain de faire une scène devant toute la salle."
- "Tu choisis c'est elle ou c'est nous?" Me dit finalement Benjamine en se levant, on est face à face. Il a cet air que je ne supporte pas, l'air du Survivant.
- "Tu me demandes si je suis dans le camp du Survivant? Tu devrais le savoir que je ne suis jamais d'accord avec lui. Il est prétentieux et aveugle." On se regarde droit dans les yeux se battant jusqu'à ce que le premier cède.
- "Miss Potter à votre place." C'est mon Maitre qui vient d'arriver, je baisse les yeux mais j'entends quand même. "10 points pour Serpentard." Il ne l'a pas crié mais c'est l'effet que ça me fait au fond de moi.
Je retourne à ma place sous un silence puis revient le bruit des conversations. Milicient se déplace pour que je sois à côté d'Annie, elle relève ses yeux rougis.
- "Pourquoi?"
- "Tu ne le mérites pas, personne ne devrait être jugé pour les actes de ses parents."
- "Je suis désolée de t'avoir lâchée". Me dit-elle peineuse, c'est vrai qu'elle m'a fait du mal mais je ne peux pas lui en vouloir plus. Surtout que maintenant j'ai Daphnée et Blaise alors oui, je lui pardonne mais elle ne reprendra pas la même place.
- "Tu n'es pas la première et tu ne seras pas la dernière"
- "Et pour ton frère?" Je regarde le concerné qui râle à sa place.
- "Ça lui passera, ça lui passe toujours."
Par contre cette fois je ne suis pas certaine qu'il l'avale facilement. Je dois les quitter pour rejoindre mon Maitre, je m'agenouille devant lui dans ses appartements.
- "Bonjour apprentie"
- "Bonjour Maitre."
- "Un spectacle divertissant ce matin. Votre frère n'était pas heureux." Il semble content.
- "Là c'était le Survivant pas mon frère. Mon frère n'est pas cet abruti, buté et méchant. Maitre?"
- "Oui"
- "Vous savez si Maitre Belicail compte la prendre comme apprentie ou la confier à un Maitre?" je le sens surpris par ma question.
- "Non je l'ignore pourquoi?"
- "Elle compte beaucoup là-dessus pour redorer son image".
- "Il faudra beaucoup pour effacer le fait d'être la fille d'un traitre et d'une psychopathe. Mais pour l'heure c'est ton cas qui m'intéresse. Debout et sors ta baguette."
Le sort du patronus n'est pas facile. Il faut avoir une image positive en tête pour le faire sortir. Après plusieurs reprises et divers souvenirs, je n'ai réussi qu'à sortir une brume légère.
- "C'est un début. On s'entrainera encore." Il me donne un verre d'eau qu'il vient de faire apparaitre;
- "Maitre?"
- "Oui"
- "Est-ce que je peux voir votre patronus?" Il semble jugé de ma demande et puis finalement, il lève sa baguette.
- "Expecto Patronum." Là, je vois un loup sortir de sa baguette, il tourne autour de moi puis s'évapore. C'est magnifique à voir.
- "Un loup?" dis-je simplement.
- "Une louve." Rectifie-t-il. Mais il ne semble pas vouloir s'attarder là-dessus. "Le professeur Black donne son premier cours à son club aujourd'hui. Je te laisse y aller"
- "Merci Maitre" Je veux sortir mais je m'arrête, je ne sais pas où se donne le cours.
- "Premier étage, la première salle à droite." Je me retourne avec un véritable sourire.
- "Merci Maitre"
Je me dirige donc vers cette salle. Il y a du monde à l'intérieur, Sirius a toujours du succès. Je vois au loin mes frères mais je préfère rester à l'écart. J'écoute Sirius parlé de sa profession d'Auror, de l'utilité de savoir combattre, de l'amusement que ça va être, de la politesse,…
- "Il est plus beau quand il se tait." Dit une voix, je me tourne et je vois Daphnée.
- "Je ne savais pas que tu venais"
- "Avec Annie qui est encore entrain de pleurer toute les larmes de son corps" C'est vrai qu'elle n''a pas arrêté.
- "Il va bien falloir qu'elle s'en remette."
- "Il me faudrait deux personnes." Fait Sirius depuis l'estrade. "Benjamin et Ron, venez les garçons."
Le choix était très facile apparemment. Ils fanfaronnent, ils se saluent, jettent quelques sorts. Sirius reprend la parole. Je perds un peu le fil parce que je parle avec mon amie.
- "Charlie!" Je me tourne vers Sirius.
- "Oui?"
- "Vient!"
Je me retrouve face à mon frère. Il n'a toujours pas digéré le petit déjeuner. Le combat commence, il est rapide, plus que moi et finalement, je me retrouve à terre.
- "Bien, bien." Dit Sirius en se mettant entre nous deux, alors que je viens de me relever prête à continuer. "On va arrêter là pour aujourd'hui. La prochaine date est affichée au tableau." Il montre le dit tableau. "Merci à tous. Vous trois vous restez pour nous aider à ranger." Cette excuse aurait fonctionné s'il y avait eu quelque chose à ranger. On attend juste que les élèves sortent, je suis bras croisé appuyée contre l'estrade. Harry est en face de moi et Benjy descend et se met à ma droite.
- "Il faut qu'on parle." Fait Sirius se mettant avec Remus devant nous à côté d'Harry. Ce dernier se défend.
- "Je n'ai pas besoin de parler. Je n'ai rien fait." Remus lui fait un sourire compréhensif alors qu'ils se tournent vers nous
- "Charlie, Benjamin?" je détourne les yeux alors que Benjamin me montre du doigt.
- "Elle fraternise avec l'ennemi." Nous y revoilà, je les regarde.
- "Dites-lui qu'Annie n'est pas pour rien dans l'agissement de ses parents."
- "Charlie, il est vrai qu'Annie n'est peut-être pas comme ces parents. Mais as-tu pensé qu'ils pouvaient se servir d'elle pour t'avoir toi? Elle n'a t'avait plus parlé depuis quand?" Je n'y crois pas, ils reprennent pour lui, encore. Annie ne se sert pas de moi.
- "Elle ne ferrait pas ça"
- "On ne peut jamais savoir ce que les gens seraient prêt à faire pour plaire. Elle a besoin de reconnaissance, la reconnaissance de ses parents." Ça je peux le comprendre, qu'est-ce que je serai prête à faire pour celle de mes parents?
- "Elle fait partie de ta famille non?" je demande à Sirius, c'est sa petite cousine.
- "J'ai été renié de cette famille. J'ai une nouvelle famille maintenant et vous en faites partie."
- "Charlie nous voulons juste que tu fasses attention." Rajoute Remus, je regarde Benjy qui a son bête sourire, Harry qui regarde ses ongles.
- "J'ai encore tort c'est ça? Le problème c'est encore mes amis. Je peux partir professeurs?" Ils me regardent tout les deux et alors que Sirius semble vouloir continuer Remus dit.
- "Oui tu peux"
- "Et bien sûr vous l'avez dit à nos parents."
Je n'ai même pas besoin d'entendre la réponse, je la connais. Je vais encore recevoir une lettre qui me dit de faire attention, de bien manger, de parler à Sirius et Remus. Et ça tourne dans ma tête et s'ils avaient raison. Est-ce qu'Annie serait prête à me vendre à son père? Quand je rentre dans le dortoir, je ne leur adresse pas un regard. Je me couche et j'essaye de m'endormir.
Alors Peter et Bellatrix ensemble, je crois que c'est de l'inédit. Au départ Annie devait être la fille de Bellatrix et de son mari. J'ai trouvé cette idole plus folle et avec plus de répercutions surtout. On s'amuse comme on peut. Donc elle est aussi une descendante des Maraudeurs. Mais est-ce qu'elle va un jour rejoindre les Rodeurs en tout cas pour l'instant c'est mal partit. Peter avait-il finalement des raisons pour trahir ses amis autre que la peur? Vous le saurez en continuant de lire ma fic.
