Hello! Nous arrivons à un chapitre que j'ai adoré écrire. Au programme, souvenirs d'Ashley, révélation, colère, punition, malaise dans tout les sens du terme.
Merci à Adenoide qui vient de m'apprendre que le manoir des Potter existent bien et qu'ils ont préféré se cacher dans une maison secondaire. j'avais oublié cette information.
Réponses à Guest: La relation entre Charlie et Severus promet beaucoup de sentiments différents. Pour le parrain à toi de le découvrir au fil de ta lecture. Merci
Chapitre 20: Réminiscence
Je suis dans le salon entrain de jouer avec Abby. Ses cheveux roux ont poussé, elle me regarde avec ses yeux bruns qui me font fondre. On joue à mettre des blocs dans un cube à forme. Elle force pour faire rentrer un cube dans un rond.
- "Tu es déjà têtue" Elle me regarde et puis répète.
- "Ue; ue"
- "Dis Charlie. Charlie" Je décompose bien mon prénom mais elle me regarde sans rien dire.
- "Je lui ai parlé de vous en montrant des photos mais elle est encore un peu petite." Maman s'assied à côté de moi. "Tu ne m'as pas encore parlé de Poudlard."
- "Je suppose que Remus et Sirius t'ont dit tout se que tu voulais savoir." Je regarde ma sœur qui s'émerveille de ses orteils.
- "J'aimerai t'entendre toi." Je sais qu'elle voudrait avoir la même complicité que j'avais avec Ashley mais c'est impossible. J'aimerai aussi, mais ce n'est pas quelque chose qu'on peut feindre. J'aime ma maman mais ce n'est pas pareil.
- "Je fais de mon mieux, j'essaye d'éviter les ennuis."
- "Il parait que tes notes vont nous surprendre. En bien." Rajoute-t-elle précipitamment. "Est-ce que tu veux que j'aille parler à ton directeur de maison à propos de ses corvées qu'il t'a donné?" Surtout pas mais il faut quand même que je fasse genre ça m'ennuie mais pas trop.
- "Non, je préfère que tu ne t'en mêles pas."
- "Et ça te tient occuper, c'est ça?" Je la regarde maintenant, pour une fois elle m'a cernée, c'est rare. D'habitude j'ai l'impression de vivre sur une autre planète qu'elle.
- "Oui"
- "Bonjour Charlie." Dis Karine qui a un grand plat dans les mains.
- "Bonjour Karine"
- "Tu veux que je mette où le dessert?" Demande-t-elle à maman
- "Dans la cuisine s'il te plait, je vais arriver."
- "Elle mange avec nous?" J'aurai préféré fêtez Noël qu'entre nous.
- "Oui et Remus aussi."
- "Ok." Je me re-concentre sur ma sœur qui frotte ses petits yeux avec ses petits poings potelés.
- "Tu veux bien la mettre à la sieste pour qu'elle soit en forme ce soir?"
- "Bien sûr. Allez au dodo."
- "Dodo, dodo." Répète-t-elle fièrement puis elle semble comprendre. "Non!"
Je lui ai lu une histoire et finalement elle c'est endormie comme une masse. Je retourne dans ma chambre, je laisse le dictionnaire français-anglais de côté et je regarde le livre sur les animagus. Il parle beaucoup des dangers. Ils disent aussi que souvent, la première transformation se fait grâce à une situation atypique. Un grand stress, une surprise, un besoin,… Mais que l'apprentissage est long et que souvent les gens perdent espoir avant d'y arriver. C'est la détermination et la volonté qui déterminera si la fusion fonctionne ou non. Beaucoup de blabla pour dire pas grand-chose en sommes.
Le repas de noël se passe bien dans l'ensemble, c'est comme si tout le monde s'amusait comme avant. Je suis peut-être la seule à trouver qu'il manque quelqu'un à cette table. Le vide se crée en moi accentué par l'absence de mon Maitre. J'aurai mieux fait de rester à Poudlard finalement. Alors que je veux monter dans ma chambre, je reçois quelque chose sur ma tête. Je regarde et c'est ma cape, je me retourne pour voir mon père avec un grand sourire.
- "J'ai besoin d'air tu viens?" C'est vrai que j'en ai besoin aussi. Dehors, il pleut et le peu de neige est entrain de partir. Ce n'est vraiment pas un beau noël. On dirait que le temps est relié à mon humeur.
- "Alors?" Fait mon père, on n'a jamais été doué pour commencer les conversations.
- "Alors?" Je répète, il me sourit.
- "Comment va Blaise?" Je m'entendais à beaucoup de choses mais pas à ça.
- "C'est une vraie question?"
- "Sirius m'a dit qu'il était convenable." Je devrais penser à remercier mon oncle alors.
- "Pour un Serpentard." Je rajoute mais il ne relève pas et ça me touche. "Il va bien. Tu savais que Peter avait une fille?" Je sais que c'est un sujet sensible. Papa est très proche de Sirius et Remus, je suis certaine que c'était pareil avec Peter. Sa trahison a dut lui faire beaucoup de mal.
- "Non je l'ignorais. Mais je suis d'accord avec Remus et Sirius, je sais qu'elle a été ton amie mais fait attention. Je suppose que Peter a changé de camps à cause ou pour Bellatrix ou sa fille." Je n'y avais pas pensé. "Cela n'excuse rien." Rajoute-t-il plein d'amertume.
- "Je suppose"
- "C'était un de mes meilleurs amis et il nous a trahi, rien ne peut excuser ça. Je lui ai confié la sécurité de ma famille et il la vendu. Nous aurions put tous mourir cette nuit là." Sauf qu'eux n'était pas là cette nuit-là.
- "Ou seulement nous" Mais perdre trois enfants d'un coup, ça doit être horrible. Ils n'auraient peut-être pas survécu à ça. C'est peut-être ça qu'il veut dire.
- "Je veux juste que tu fasses attention." Il passe un bras autour de mes épaules et me sert contre lui. Je profite puis je le pousse.
- "Tu es devenu trop sérieux ou est passé le père qui nous réveillait à minuit pour qu'on attrape le père noël?" Pendant cinq ans, il nous a fait le coup quand il n'embarquait pas Sirius et Remus dans l'histoire. Nous étions six imbéciles à entendre cacher derrière les fauteuils.
- "Il a eu un quatrième bébé." J'espère qu'on refera des trucs comme ça avec Abby.
Nous rentrons finalement, le lendemain nous paressons toute la journée en pyjama et à profiter de nos cadeaux. Le jour d'après, nous sommes dans ma chambre. Nous méditons et alors que pour moi, il ne se passe rien de nouveau, Harry pousse un cri. Je sors de ma méditation et je le regarde. Il fixe ses mains, ses mains avec des serres d'oiseaux.
- "Ça a marché!" S'exclame-t-il en se mettant sur ses pieds. On entend maman crié d'en bas.
- "Tout va bien?"
- "Oui, oui" Nous répondons en chœur. Les mains de mon frère sont redevenues normales. Il s'assied avec nous.
- "Comment tu as fait?" Demande Benjy.
- "Je n'en sais rien. J'ai juste fait comme d'habitude." En tout cas il a l'air grisé par l'expérience, j'ai hâte d'y arriver aussi.
- "On y presque." Fait Benjamin en se couchant par terre.
- "C'est qu'un début, il est quand même loin de ressembler à un piaf." Je me couche aussi à côté de lui.
- "Au moins tu as un avantage." Dit Benjy, je sens sa blague arrivée.
- "C'est-à-dire?"
- "Tu es déjà rousse." Il rigole face à sa blague
- "Et toi tu as déjà le caractère d'un cochon." Rigole Harry en se mettant à côté de nous. On se bagarre gentiment, maman entre à ce moment avec Abby.
- "Vous pouvez garder votre sœur? Elle est en forme, elle aussi." Effectivement, elle gigote dans tout les sens pour pouvoir descendre des bras
- "Viens petite Rodeuse" Maman dépose notre sœur sur le ventre de Benjy alors que nous sommes toujours au sol.
- "Euse, Euse." Dit-elle toute fière même si elle ne sait pas ce que ça veut dire.
- "ça promet." Elle repart sur cette constatation bien qu'elle souriait de nous voir comme ça. Elle revient d'ailleurs faire une rapide photo avant de repartir.
- "Tu voudras aller où petite Abby? Gryffondor?"
- "Serpentard?" Je fais sur le même ton.
- "Pouffsoufle ou Serdaigle?" Termine Harry.
- "Aigle, Aigle, oui Aigle." Dit-elle en tapant des mains.
- "Elle répète juste ton dernier mot." Je constate alors qu'elle s'amuse à passer sur nos ventres. "Aie mes côtes Abby" Elle vient de faire demi-tour et elle a des os sacrément pointus.
- "Mais imagine on serait allé dans quatre maisons différentes, se serait épique." Explique Benjamin, avec lui il faut toujours que se soit épique.
- "Et quel serait son animal?" Je demande, Benjy fait une drôle de tête alors qu'il a notre sœur de retour sur lui.
- "Putois" Fait-il, c'est méchant et Harry pense pareil car il dit.
- "oh tu n'es pas…." Mais il met sa main à sa bouche, effectivement je commence à comprendre. Abby, vient de remplir son lange. Nous nous redressons tous. Elle rigole croyant qu'on joue et elle va vers Harry. Il a le nez pincé et il me montre
- "Non, pas vers moi va chez Charlie"
- "Aucune chance" Abby au milieu de nous trois, regarde Benjy.
- "Jyjy" Harry et moi on éclate de rire.
- "Félicitation grand frère, c'est toi qu'elle a choisis." Je me moque alors qu'il la prend dans ses bras. En nous tirant néanmoins la langue, imitée par notre sœur.
La veille de notre retour à Poudlard, je me retrouve dans ma chambre. L'absence de mon Maitre commence à peser vraiment. Je me sens comme avant une crise d'angoisse, ça m'oppresse et je ne tiendrais pas un jour de plus. Je me demande comment on va faire pendant les grandes vacances. Rien que l'idée de passer deux mois sans lui me coupe le souffle. J'ai besoin de m'occuper l'esprit. Je sors la boule, cadeau de Blaise, que j'avais mise en sécurité dans mon sac. J'ai envie et en même temps, j'ai peur. Peur de faire ressurgir des souvenirs qui me replongeront dans ce gouffre. Je joue longtemps avec puis je me décide. Je vais juste y jeter un petit coup d'œil. Je repense à un souvenir récent.
Je me retrouve à 10 ans, je suis à la piscine publique avec Ashley. Je suis dans l'eau pendant qu'elle a été cherchée à boire. Elle arrive d'une allure rapide, dans son maillot sans boisson dans les mains. Je la regarde curieuse vu sa tête il c'est passé quelque chose.
- "Aide-moi." Me dit-elle alors que derrière elle, arrive un homme, grand, brun et très sûr de lui.
- "Vous êtes partie vite." Ashley s'assied à côté de moi avec un grand sourire. "C'est ta…" Commence-t-il perdant toute ses couleurs.
- "Fille, ma fille." Elle me caresse les cheveux, je le regarde pleine d'espoir.
- "Vous êtes mon nouveau papa?" Réplique que j'ai tirée d'une série.
- "Je dois y aller. J'ai piscine" Bafouille-t-il avant de partir en vitesse.
- "Il est doué celui-là" Dit-elle en soufflant alors que le gars est déjà entrain de draguer une autre fille.
- "Pourquoi tu les fais fuir?"
- "J'en sais rien. ça doit être un truc psychologique."
- "Tu devrais aller voir un psy alors."
- "Je ne vais pas aller voir un type qui me dise ce qui ne va pas chez moi. Je prends un mec alors." Elle m'a toujours parlé comme à une adulte. Elle n'a jamais eu de vraie relation. Je l'ai déjà vu avec des hommes mais ça ne durait jamais longtemps. Et elle n'en a jamais amené aux repas de famille.
Je ressors de là, ça fait du bien de rire, de la revoir surtout. Son visage, ses mimiques, c'est comme si mon cerveau avait déjà oublié certains traits d'elle. Mais j'en veux plus. Je repense à mes 8 ans.
Je suis devant sa porte, sur le seuil assise, j'attends. J'ai un sac à mes côté, j'ai un short et une fine blouse sans manche avec des baskets, il fait chaud. Maman a voulu me faire deux tresses sur les côtés. Mes frères n'ont pas arrêté de m'appelle Fifi mais ce n'est pour ça que je suis triste. Quand elle arrive, elle me regarde surprise. J'ai pleuré ça se voit. Elle pose ses sacs et m'ouvre les bras, je me jette dedans.
- "Qu'est-ce qui se passe?" je la regarde mes yeux pleins de larmes.
- "Marie-Lou organise une pyjama-party, elle a invité toutes les filles sauf moi." Je me rappelle de cette fille, une vraie petite peste. Elle liguait toujours les filles contre moi. On rentre chez elle.
- "Et tu voulais y aller?"
- "J'ai dis à maman que Marie-Sue c'était mon amie. Mais si je lui dis elle va savoir que j'ai menti." Je m'assieds sur un tabouret derrière le comptoir de sa cuisine.
- "Et pourquoi lui as-tu dis ça?"
- "Parce que quand je lui ai dis que je n'avais pas d'amis, elle était triste. Elle m'a dit que je devais aller vers les autres, être plus gentille, faire comme les autres filles." Je me rappelle aussi de cette conversation. Et j'avais écouté maman, j'étais allé vers les autres et ses pestes m'avaient enfermé dans les toilettes.
- "Et ça a marché?"
- "Non mais j'ai dit à maman que si et elle était contente." Son sourire quand je lui ai dit que j'avais plein de copines reste encore gravé en moi. Déjà à cet âge, le fossé se creusait.
- "Donc là tu es sensé être chez Marie-Sue."
- "Marie-Lou." Je souris, je sais qu'elle la fait exprès.
- "Oui pareil." Elle finit de ranger ses courses.
- "Oui"
- "Viens avec moi." Elle me prend la main, je la suis mais je suis inquiète.
- "Pourquoi?"
- "Viens"
Je la suis avec mes affaires, ma soi disant amie habite un peu plus loin. Je veux l'arrêter mais elle va sonner à la porte. C'est une femme bon chic, bon genre qui ouvre. Blonde, grande refaites de partout mais à ce moment là je ne le savais pas. Elle regarde ma marraine de haut en bas, s'arrêtant sur ses tatouages puis elle lui fait d'un genre hautain.
- "Bonjour vous êtes?"
- "La marraine de Charlie. Je crois que votre fille à oublier de l'invité." Elle me regarde avec mon sac contre mon ventre.
- "Oublier non. Je crains que nous n'ayons pas assez de place." Sa maison est grande, cette excuse est bidon.
- "Vous avez invité quoi? 8 filles, je ne crois pas que Charlie prenne plus de place."
- "Charlie est spécial et il vaut mieux qu'elle reste avec des gens avec qui elle s'amusera." Je me sens mal pour la petite Charlie, je ressens ce que j'ai ressenti à ce moment là. De la honte, de la peine parce qu'entendre des filles te traiter de bizarre, c'est rien encore mais quand c'est un adulte.
- "Vous avez raison." Fait ma marraine et c'est comme si un couteau me transperçait le cœur. Elle me trouve bizarre aussi.
Elle me prend la main et je suis dépitée. On retourne à sa maison puis on monte dans sa voiture, on va faire des courses et puis on revient. Je ne comprends pas bien, elle n'a acheté que des œufs. Elle s'arrête devant la maison de mon "amie" et met le frein à main. Il fait noir maintenant. Elle se tourne vers moi. Je n'ai pas parlé, j'ai mal au cœur. Elle prend mon visage entre ses mains pour que je la regarde.
- "Ecoute moi bien personne n'a le droit de te dire qui tu dois être au fond de toi. Ni ta maman, ni tes amies, ni des adultes. Tu es ce que tu es et tu trouveras toujours des gens qui t'aimeront pour ce que tu es. Ne change jamais pour faire plaisir aux autres." Elle enlève les élastiques de mes cheveux et les défaits. "Maintenant, elle t'a dit de t'amuser avec des gens comme toi. Je suis comme toi. Prend un œuf." Me dit-elle en me montrant le carton. Je le prends mais je ne comprends toujours pas le délire.
- "Pourquoi?"
- "Les œufs ça collent, ça puent surtout quand y fait chaud." Et aujourd'hui, c'est jour de canicule
Nous avons lancé une vingtaine d'œufs sur la façade et leur belle voiture de luxe puis nous sommes parties en vitesse de peur qu'ils appellent la police.
Cette blague était mémorable mais personne ne la jamais su surtout pas maman. Après ça je n'ai plus essayée d'être amie avec ses filles. Je suis restée avec mes frères et ça me convenait même si je dois l'avouer parfois j'étais jalouse de ses filles. Je suis restée la même mais je suis contente qu'à Poudlard, je me suis faites des amis qui m'aiment pour ce que je suis.
Le prochain souvenir, j'ai 6 ans. C'est la rentrée des classes, je suis dans ma chambre avec maman.
- "Je ne veux pas y aller." Je suis en petit culotte, les bras croisés.
- "Charlie!" Maman a une robe rose dans ses bras.
- "Elle est moche cette robe, je ne l'aime pas. Les autres ils vont se moquer de moi." Elle lance la robe sur le lit.
- "Tu m'épuises, je vais voir tes frères et quand je reviens je veux que tu sois prête." Je m'assieds sur le lit.
- "Tu comptes aller à l'école en culotte?" Me mit ma marraine en entrant dans la chambre.
- "Je veux pas la mettre." Je lui dis en montrant la robe.
- "J'ai cru comprendre. Je peux connaitre la raison?" Je veux ouvrir la bouche pour lui dire la raison que j'ai donnée à maman, mais elle rajoute. "La vraie raison." Je décroisse les bras et je baisse la tête en murmurant.
- "Je veux pas aller à l'école."
- "Mais tu vas bien t'amuser, tu es chez les grands, tu vas apprendre plein de choses."
- "On croirait entendre maman"
- "J'arrête alors. Explique-moi." Elle s'assied à mes côtés. Elle n'essayait pas d'extrapoler à la place elle me demandait pourquoi? C'est la différence avec maman, maman croit savoir et elle agit en conséquence. Sauf que souvent, elle est à côté de la plaque.
- "Je suis pas aussi intelligente qu'Harry ou Benjy. Si j'y arriverai pas et si on nous séparait et si on me renvoyait de l'école." J'étais assaillie de peurs.
- "Doucement. Déjà tu es aussi intelligente que tes frères. Ensuite ils ne vous sépareront plus après le coup de votre premier jour d'école. Et on ne renvoi pas les élèves à part si tu fais une très, très, très grosse bêtise." Elle me fait un bisou sur la tempe. "Tu en es capable. Tu travailles et si tu rates et bien le plus important ce n'est pas de réussir mais de recommencer si tu échoues. Tu peux échouer, tout le monde échoue mais il faut recommencer." Elle se lève et prend la robe. "Alors cette robe. Elle aurait put éviter les frous-frous." Puis elle voit les chaussures vernies et les chaussettes à dentelle. "Oh je n'avais pas vu les chaussettes avec les petites chaussures."
- "Oh." Je râle en enfouissant mon visage dans mon oreiller.
- "Met tes baskets." Dit-elle finalement, je relève la tête.
- "Mais…"
- "Crois-moi, au moins si tu veux jouer au foot, ça sera plus pratique." Elle me connait par cœur, bien sûr qu'avec deux frères, j'ai toujours préféré jouer aux jeux de garçons qu'à la dinette.
- "Elle est prête mais…" Fait maman en entrant me voyant avec ma robe et mes baskets, roses quand même.
- "Quoi elle est habillé non?" Lui dit ma marraine en me poussant hors de la chambre.
J'étais rentrée ce jour-là avec ma robe dans un sale état. J'avais effectivement joué avec les garçons et j'étais le gardien. Mais cette première journée avait été géniale et c'est là aussi que les filles ont commencé à me trouver bizarre. Est-ce que si j'avais mis mes belles chaussures, ses filles m'auraient acceptée? Est-ce que sans ça, j'aurai été différente et j'aurai peut-être atterri dans une autre maison. C'est mon besoin de prouver qui je suis qui m'a amené à Serpentard. Et ce besoin est né de l'exclusion de ses filles. Est-ce que des simples chaussures et un conseil peuvent changer une vie?
Je me sens revivre à travers ses souvenirs, je replonge toujours plus loin.
Là j'ai cinq ans, c'est notre anniversaire et Ashley doit partir travailler. Je l'arrête alors qu'elle se dirige vers la porte. Au loin on peut entendre Sirius crié et mes frères rirent aux éclats. J'ai un chapeau de fête sur ma tête et une robe rouge et or.
- "Part pas." Elle se met à genoux devant moi.
- "Ma chérie il faut que j'aille travailler pour ramener des sous pour t'acheter plein de cadeaux"
- Mais Benjy et Harry ils ont leurs parrains et leurs marraines. Si tu pars je suis toute seule. Pourquoi mon parrain y vient jamais?" Je ne me rappelle pas de cette conversation.
- "Parce qu'il doit être fort occupé et qu'il doit habiter loin mais il pense à toi." Je sors une petite boite verte avec un ruban argent, je l'ouvre et dedans il y a un Gallion. Je lui tends.
- "Tient prend la comme ça t'as des sous et tu dois pas aller travailler." Elle referme ma main sur l'argent.
- "Non ça c'est ton argent"
- "J'en veux pas! Je veux ma marraine et mon parrain" Je jette la pièce par terre de colère.
- "Ok, ok." Elle ramasse l'argent. "Regarde ce qu'on va faire. Chaque année, tu vas mettre ton sous dans la tirelire que je t'ai offerte et quand on aura assez de sous, on partira que toi et moi." Je sens la joie m'envahir face à cette idée. Une joie d'enfant, c'est marrant de re-ressentir ça.
- "Où?"
- "Où tu voudras et comme c'est avec l'argent de ton parrain et le mien c'est comme si on partait tout les trois."
- "Alors on partira chez mon parrain en Amérique" Je ne suis même pas mon propre raisonnement.
- "En Amérique?" Ashley non plus apparemment mais alors le mini-moi, prend un air de grand.
- "Beh oui, c'est très loin l'Amérique, non?" Elle m'embrase sur le sommet de mon crâne.
- "Ok va pour l'Amérique alors." C'est donc de là que vient cette idée de l'Amérique, j'avais complètement oublié. Bien sûr que chaque année je reçois un Gallion de mon parrain invisible et que je le mets dans la tirelire mais j'ai oublié d'où cela venait.
Un souvenir de mes quatre ans, au spectacle de fin d'année. Je suis dans un costume de fleur, Benjamin à le rôle d'un prince, il a un super costume pendant qu'Harry lui est un méchant avec un super costume aussi. Ils ont pleins de trucs à faire et à dire mais pas moi. Moi, je ne dois pas bouger et je suis à l'arrière plan. Avant de monter maman et Ashley sont venus faire des photos.
- "Souris Charlie" Me dit maman alors que je suis entourée par mes frères qui prennent la pause.
- "Non"
- "Charlie enfin. Tu es la plus belle fleur que j'ai jamais vue." Me complimente-t-elle mais ça ne marche pas moi j'avais envie d'être autre chose.
- "Les fleurs c'est cro nul" J'avais oublié ce défaut de prononciation qui m'a suivit en certain temps.
- "Mais toi tu es cro mignonne." Se moque gentiment ma marraine alors que maman est partie à la toilette avec Benjamin. "Aller championne dis-moi."
- "Je voulais être une princesse"
- "Mais il n'y a qu'une princesse. "
- "Cassandre elle est malade et elle devait faire la princesse." Voyant que je suis sérieuse et déçue elle va interpelle ma maitresse.
- "Pardon c'est vrai qu'il manque une princesse, Charlie pourrait l'a remplacée"
- "Elle a un rôle important" Fait-elle en me souriant, le rôle d'une fleur sans texte, ni action.
- "Oui bien sûr mais comparé à la princesse." Dit courtoisement Ashley.
- "Ecouter le spectacle est prêt, Charlie ne sera pas à l'aise. Se sera trop de changement." Elle est devenue plus froide mais Ashley même si je peux voir qu'elle commence à la trouver antipathique reste aimable.
- "C'est un spectacle d'enfant pas une comédie musical à Broadway. C'est quand même pour faire plaisir aux enfants."
- "Je n'aime pas le changement." Répond-t-elle sèchement en lui tournant le dos.
- "Ce qui n'est pas le cas de votre mari" Lui rétorque ma super marraine, la femme devient rouge et se retourne
- "Je vous demande pardon?"
- "Votre mari change de maitresse chaque semaine." Elle l'avait surement vu au bar où elle travaille. Mais elle ne rajoute rien alors que ma maitresse s'éloigne.
- "Marraine?" J'attire son attention en tirant sa manche.
- "Oui mon cœur?"
- "Pourquoi le mari de ma maicresse il a encore des maicresses. Il va encore à l'école?" Maman qui vient de revenir entend ça et regarde sa meilleure amie.
- "Ashley?"
- "Quoi? C'est la fin de l'année, c'est le moment de dire ce qu'on pense aux institutrices non?"
- "Tu n'es pas sa mère." Mais loin d'être vexé, ma marraine lui dit.
- "Non et c'est bien plus cool d'être sa marraine."
- "On va monter sur scène les enfants." Fait l'institutrice en tapant dans ses mains. Ashley se met à genoux devant moi.
- "Charlie je suis ta marraine la bonne fée et je te transforme en plante carnivore. Tu peux marcher et courir." Je relève la tête toute heureuse.
- "Cool"
Le spectacle a été un fiasco mais je me suis bien amusée. Les parents ont rit et ont cru que c'était prévu. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle n'était pas politiquement correct et qu'elle cédait souvent à mes caprices.
Je me demande si j'arriverais à me rappeler un souvenir encore plus ancien. Je me concentre sur mon plus ancien souvenir.
C'est flou, je ne vois pas bien mais j'entends.
- "Regarde ta filleule, elle est craquante. Elle sera une sorcière exceptionnelle." C'est la voix de ma marraine, même brouillée je la reconnais mais alors elle parle à mon parrain. Je ne vois rien, je dois être un bébé.
- "J'espère bien c'est ma filleule." Cette voix, elle est brouillé aussi pourtant elle me dit quelque chose.
- "Tu crois que si un jour nous avons un enfant, il sera un sorcier?"
- "Peut-être"
- "Mais tu l'aimeras?" On entend de l'inquiétude dans sa voix.
- "Bien sûr autant que je t'aime."
C'est mon parrain et Ashley mais elle m'a dit qu'elle ne le connaissait pas. Je me re-concentre, c'est un autre souvenir.
- "Tu vas me quitter." Ashley pleure, je suis trop loin de là où elle se trouve. J'ai mal pour elle.
- "Je dois te protéger. Ils voudront nous tuer s'il apprenne que nous sommes ensemble." La voix est plus grave, triste.
- "Je suis prête à prendre le risque."
- "Pas moi."
- " Tu n'es pas prêt à mourir pour moi?" Elle s'emporte
- "Si mais pas à te voir mourir."
- "Alors tu vas simplement effacer tout" On sent la colère dans sa voix et de la peine
- "Comment?" Il semble surpris et je sens que ma marraine est en colère.
- "Je ne suis pas bête! Tu as parlé à Lily d'un truc Oubliette quelque chose. Je ne suis pas une sorcière mais je ne suis pas débile."
- "Je sais et c'est pour le mieux, il n'y aura plus aucun souvenir de moi. C'est comme si je n'avais jamais exister."
- "Tu dois me faire une promesse avant. Regarde-là. elle c'est le bébé qu'on n'aura jamais, c'est le truc qui nous réunira même sans mes souvenirs. Elle est notre filleule, nous avons promis de la protéger. Mais j'aurai mes limites et c'est toi qui devras assurer. Jure-moi de tout faire pour la protéger. Jure le moi!" Elle la crié et je sens les larmes monté en moi. Tout à tellement de sens.
- "Je te le promets." Dit-il après un temps d'attente pour ils ne se rapprochent pas pour que je les vois mieux.
- "Je t'aime"
- "Je t'aimerai toujours. Oubliette" Un certain temps passe, je vois l'ombre de l'homme partir alors qu'une tête rousse apparait.
- "Lily?" Fait ma marraine confuse. Je pleure maintenant, je crie.
- "Tu as dut faire une sieste."
- "Ah oui de quoi on parlait?"
- "De l'imbécile de parrain qui ne vient jamais la voir." Fait maman en me prenant dans ses bras.
- "Ah oui. Pourquoi est-ce que tu l'as choisis déjà?"
Je sors de là en sursaut, en sueur. C'est impossible, c'est dégoutant, c'est mon parrain, c'était ma marraine. Ils s'aimaient, ils l'ont trahie.
- "Charlie on va manger."Fait maman en passant sa tête à travers la porte. Je détourne mes yeux pleins de larmes.
- "Je n'ai pas faim"
- "Tu viens manger" dit-elle contrarier par mon ton surement.
- "Non!" Je lui crie, elle s'approche.
- "Charlie!" Je me lève on est face à face. Je suis en colère, je la déteste.
- "Je ne veux plus te voir, tu me dégoutes! Je te déteste! Tu m'as mentie! Vous m'avez tous menti!" La gifle est partie et à atterri sur ma joue. Bizarrement elle me fait plus mal que celle de mon Maitre. Pas physiquement mais mentalement. Elle porte la main à sa bouche. "Je veux retourner à Poudlard."
- "Hors de question. Tu vas d'abord t'excuser et m'expliquer ton comportement" Dit-elle, elle tremble, je tremble mais pour la même raison. Papa arrive et se rapproche de sa femme.
- "Chérie?" Elle va dans ses bras, elle pleure. Il referme ses bras autour d'elle. Il me regarde complètement perdu. Lui aussi savait, mais il ne m'a rien dit, ils ne savent que mentir.
- "Allez-vous-en."
- "Non tu vas d'abord présenter tes excuses." Me dit-il fermement
- "Jamais! Vous êtes tous des menteurs. Elle te faisait confiance et tu lui as effacé la mémoire." Maman me regarde l'air horrifié, elle vient de comprendre que je sais. "Elle est morte en ayant plus ses souvenirs. Tu es horrible!
- "Comment" Elle regarde la boule que j'ai toujours en main.
- "Comment j'ai su? J'étais là. Je veux savoir qui est mon parrain!"
- "Hors de question" Fait mon père se fermant complètement ils veulent encore me mentir. Je sens ma magie bouillonné en moi. La boule dans ma main explose.
- "C'est Peter? C'est lui?" Ce n'est pas la meilleure nouvelle mais ça expliquerait pourquoi ils ne veulent pas en parler. Ils ont peut-être menti à Ashley en lui disant qu'il était à Serpentard. Ils ont tellement menti.
- "Charlie calme toi." Essaye de me raisonner mon père en s'approchant.
- "Je vous déteste!"
Je pleure, je m'effondre sur mon lit. Ils sont horribles, ils s'aimaient et elle est morte en ne le sachant pas. Ils quittent ma chambre pour me laisser me calmer. Le lendemain, je ne parle pas à mes parents. Ils nous raccompagnent juste à la gare. Je ne les embrasse pas, je vais directement dans le train. Mes frères me rejoignent, ils semblent mal-à-l'aise moi je suis toujours en rage.
- "Charlie tu as été un peu dur là. Maman est super triste." Me dit Benjamin, je détourne les yeux. Je ne veux pas me sentir coupable, c'est eux qui devraient l'être.
- "Je m'en fou"
- "Elle avait sans doute ses raisons." Essaye Harry mais je le fusille du regard.
- "On n'efface pas les souvenirs de quelqu'un même pour de bonnes raisons."
- "C'était sa meilleure amie"
- "Justement"
Je ne leur parle plus, je suis toujours en rage en arrivant à l'école. Dés que j'ai posé un pied dans l'école, je sens ma nuque brûlé. Je descends aux cachots et je me rends dans les appartements de mon Maitre. Je m'agenouille.
- "Bonjour apprentie"
- "Bonjour Maitre" Je n'arrive pas à me calmer, il doit le sentir.
- "Qu'est- ce qu'il sait passer?" Bingo, il est au courant mais de quoi?
- "Comment ça Maitre?" Feindre l'ignorance ne m'aidera pas longtemps.
- "J'ai senti ta magie bouillonné. J'ai ressenti de la colère, de la tristesse mais surtout de la colère. Une raison à tout ça?"
- "J'ai appris quelque chose."
- "C'est-à-dire?"
- "C'est personnel." J'ai toujours la tête baissé mais je sais que son regard doit être noir.
- "Si ce n'était pas clair, rien n'est plus personnel." J'essaye de trouver une excuse, un truc qui pourrait justifier sans en dire trop.
- "Ma mère m'a giflé."
- "Il faut une première mais je suppose qu'elle ne l'a pas fait sans raison. Je veux connaitre cette raison que tu t'évertues à me cacher. Ma patience arrive à son paroxysme, si tu veux comparer les gifles, tu vas y arriver." Je sens ma nuque brûlé.
- "J'ai appris que ma mère avait utilisé le sortilège d'Oubliette sur ma marraine. Ma marraine qui aimait mon parrain."Je ne vois pas en quoi ça le regarde.
- "Et bien que de rage." Fait-il on pourrait croire qu'il plaisante mais je ressens clairement de la colère. "Tu vis encore dans un monde d'enfant. Il va falloir ouvrir les yeux, tout n'est pas blanc ou noir. Les gens font des choses pour certaines raisons, tant que tu n'es pas à leur place tu ne peux pas les juger." Et lui non plus, il ne peut pas juger. Je relève la tête toujours en colère.
- "C'est horrible de faire ça"
- "Silence!" Je baisse les yeux et je me mords ma lèvre. "Comment as-tu réagis?"
- "J'ai crié."
- "Qu'as-tu dis?"
- "J'ai dis que je les détestais et qu'ils me dégoutaient. J'ai dis à ma mère qu'elle était horrible." Il s'approche de moi en deux enjambés et il met une main ferme sur ma nuque.
- "Repense à la scène."
Je sens la marque vibré alors que je viens de fermer les yeux pour repenser à la soirée d'hier. Je le sens dans mon esprit puis il retire sa main. Ce n'était pas agréable mais pas douloureux.
- "Tu as eu un comportement puéril d'enfant gâté. Tu sais comment on puni les enfants? Position de punition." Je le regarde beaucoup plus calme et complètement affolé. La dernière fois que j'ai pris cette position c'était avec Maitre Miles. Il va utiliser la canne, il ne l'a jamais fait. Effectivement il revient avec.
- "Non." Je murmure.
- "Non?"
- "S'il vous plait." Il me donne un coup de canne dans le visage qui me laissera surement une marque sur la joue. "J'ai dis position de punition".
Je vais m'appuyer sur le bureau. Il prend son temps, il enlève sa cape. Le premier coup atterri mais pas sur mon dos mais sur mes fesses. Je bouge.
- "Reprend la position. La fessée, c'est pour punir les enfants."
Il n'est pas sérieux. Mais si, il recommence et même si c'est moins douloureux que sur mon dos, les coups sont là. Il stop après vingt coups.
- "Position d'attente." Je m'agenouille avec une grimace quand mes pieds touchent mes fesses. "Tu vas maintenant écrire une lettre d'excuse à tes parents. Tu as intérêt d'y mettre tout ton cœur parce que je vais la lire avant que tu l'envoies. Au bureau!"
Je gémis en m'asseyant mais je crois que c'était le but. Il me regarde écrire ma lettre, je lui montre. Il a l'air convaincu.
- "On reprend les cours. Tes notes sont toujours en dessous de ce que je t'ai demandé. Je te conseille de t'y mettre sérieusement si tu ne veux pas que je trouve une autre manière de te motiver."
- "Oui Maitre"
- "Dehors et à la première heure tu iras porter ta lettre."
Je sors sans demander mon reste. Je retourne dans mon dortoir, tout le monde dort. Je n'arrive pas à trouver le sommeil, ma joue me fait mal et mes fesses chauffent encore. Mais je réalise que j'ai été horrible avec mes parents et surtout maman. Je ne dors presque pas et quand je me lève, je ne me sens vraiment pas bien. Je vais porter la lettre et je manque de tomber dans les escaliers gelés. Je vais en cours mais je crois que j'ai de la fièvre. Après les cours de potion qui fut une catastrophe vu que j'ai un mal de tête énorme, je dois aller deux heures avec mon Maitre. Il me fait travailler le même sort encore et encore et encore et à la fin je me retrouve épuisé. La deuxième heure, je dois faire deux parchemins sur l'utilité de ce sort et ses inconvénients et comment l'amélioré. A midi, je ne mange presque rien. Au cours de défense, nous devons s'entrainer par deux. Au bout de l'heure, je m'appuie sur une table, j'ai la tête qui tourne, j'entends une voix et je m'écroule.
Quand je me réveille, je me sens toujours mal. J'ouvre les yeux, je suis à l'infirmerie. Je vois l'infirmière qui arrive.
- "Miss Potter enfin parmi nous." Je me redresse d'un coup, si mon Maitre apprend que je suis ici, il va être énervé. Il va croire que je sèche ou je ne sais quoi. Ou si elle découvre quelque chose.
- "Je vais bien"
- "Non, j'ai besoin d'explication avant d'aller trouver le directeur ou même prévenir vos parents"
- "Pourquoi?"
- "Je ne peux vous administrer aucun soin. Je veux une explication tout de suite."
- "Elle est mon apprentie." Fait mon Maitre après avoir vérifié qu'on était que trois dans la pièce.
- "Severus non. Vous êtes inconscient, c'est une enfant."
- "Vous connaissez la loi, vous ne devez rien divulguer ni au directeur, ni à ses parents." Il me regarde, je baisse les yeux. Il est en colère. "Qu'est-ce qu'elle a?"
- "Permettez moi de la scanner et je vous le dirai." Fait-elle pas intimidé pour deux sous.
- "Vous devez me promettre de ne jamais intervenir sans mon avis."
- "Je la soignerai chaque fois qu'elle viendra. Elle fait partie de mes élèves."
- "Bien" Dit-il mais il pense tout le contraire, elle met ses mains sur ses hanches et dit sur le même ton.
- "Bien" ils se toisent un moment puis il abdique, une main sur ma nuque et il l'autorise.
- "Allez-y." Elle me scanne avec sa baguette.
- "Epuisement magique et vous l'avez battue" S'offusque-t-elle en le regardant.
- "Une fessée rien de grave." Mes fesses s'en rappellent encore.
- "Et sa joue, Severus." Il ne fait pas attention à elle et se tourne vers moi.
- "Un jour de repos et tu retournes en cours."
- "Deux jours et c'est non négociable." Je la regarde puis je le regarde.
- "Maitre?"
- "Deux jours mais tu rattraperas ton retard."
- "Bien Maitre" Il s'en va, l'infirmière soupire.
- "C'est compris, à chaque fois que tu auras besoin, tu viendras me voir. Je m'arrangerai avec lui, je le connais bien. Pourquoi avoir fait ça?" Me demande-t-elle, je ne vais pas lui donner la vraie raison et je ne compte pas venir à chaque punition ici.
- "Il le fallait"
- "Et bien sache que tu n'es plus toute seule." Elle me sert la main, d'un côté je suis contente de ne plus a voir ce secret sur mes épaules.
- "Merci madame"
- "Appelle moi Poppy, je suis certaine que l'on va se voir souvent. "
Dans l'après-midi, alors que je lis un livre, je reçois la visite de Blaise.
- "Alors tu rallonges tes vacances?"
- "On peut dire ça."
- "Deux jours de repos, je pourrais rester avec toi." Il me pousse et vient se coucher à côté de moi.
- "Je m'ennuierai moins qu'avec ce livre." Je lui montre le livre de botanique avant de le poser sur la table.
- "Je suis trop gentil, je t'ai apporté les devoirs à faire." Il met les feuilles sur mon livre.
- "Merci. Qu'est-ce que je ferrais sans toi"
- "Je me le demandes
- "Monsieur Zabini veuillez enlever vos pieds de là." Fait l'infirmière en passant devant nous,
- "Oui madame." Il s'exécute mais se remet en place après.
- "Il y a du nouveau?"
- "Non, Rogue est de très mauvaise humeur mais ça ne change pas beaucoup." Je dois y être pour quelque chose
- "Bonjour." Dit une voix que je connais bien.
- "Maman?"
- "Madame Potter". Salue Blaise en se mettant sur ses pieds déjà prêt à partir.
- "Je t'ai déjà dis de m'appeler Lily."
- "Je vais vous laisser. Content de vous avoir revu." Je n'aurai bien voulu qu'i reste.
- "Moi aussi." Je triture la couverture alors qu'elle s'assied à côté de moi. "Comment tu te sens?"
- "Je suis désolée maman. J'ai été odieuse, je regrette. Je ne vous déteste pas, j'ai été puéril." En utilisant les mots de mon Maitre pour m'excuser. Je le reconnais que j'ai jugé trop vite. Ils étaient en guerre et Ashley était une moldue. Ils l'ont protégé.
- "Chut! Je le méritais. Je m'en veux. J'aurais voulu régler ce problème avant sa mort. Mais ça ne dépendait pas que de moi."
- "Mon parrain?"
- "Oui, c'est compliqué et il est encore trop tôt pour que nous vous disions tout." Ça m'énerve mais je préfère ne pas insister
- "Tu me pardonnes?" Elle m'embrasse sur le front.
- "Bien sûr que je te pardonne mais j'ai été très surprise et heureuse de recevoir ta lettre. Te voir monter dans le train sans un regard, ça ma fendu le cœur." Je baisse les yeux face à mon comportement et le mal que je ressens dans sa voix.
- "Je suis désolée. Elle me manque"
- "Je sais, à moi aussi."
- "Et papa? Il m'en veut?"
- "Non, tu le connais." Papa n'est pas rancunier. Un sourire nait sur son visage. "Blaise est venu te tenir compagnie"
- "M'apporter mes devoirs" J'espère qu'elle ne va pas commencer comme mes frères.
- "Il faut que tu te reposes."
- "Je me sens mieux. Mais pourquoi tu es venue?"
- "Je voulais savoir comment tu allais. J'ai eu peur." J'ai juste fait un malaise rien de grave mais peut-être a-t-elle pensée que j'avais réagis face à notre dispute. Surtout après m'avoir excusé dans une lettre.
- "Peur que j'aie fait une bêtise?"
- "Oui" M'avoue-t-elle, je lui prends la main.
- "Je suis désolée."
- "Madame Potter" Fait la voix de mon Maitre, je me redresse instinctivement.
- "Professeur Rogue." Dit-elle courtoisement.
- "Je ne savais pas que vous deviez venir."
- "Je venais m'assurer que ma fille allait bien. Maintenant que c'est fait, je peux partir."
- "Bien"
- "Au revoir. Je t'aime, repose-toi." Elle m'embrasse, se lève mais je ne lui lâche pas la main.
- "Je t'aime et embrasse papa et Abby pour moi. Dis-lui que je suis désolé." Je veux que mon Maitre comprenne que je suis passée à autre chose. Que j'ai écouté ses conseils.
- "Je lui dirais mais il ne t'en veut pas." Elle se retrouve face à Rogue. "Au revoir professeur Rogue"
- "Madame Potter." Il la regarde partir avec de se tourner vers moi.
- "Comment te sens-tu?"
- "Mieux, Blaise est venu m'apporter mes devoirs. Je vais les commencer."
- "Bien"
Il s'en va sans un mot de plus. Je reprends mon livre de botanique voulant occulter le fait que mon parrain aimait ma marraine. Je préfère attendre que mes parents m'en parlent. Et s'ils ne le font pas et bien je reposerais des questions pendant les grandes vacances.
Est-ce revoir Ashley vous a plu? Et la révélation alors? Charlie retrouve vite son calme, car une fessée ça calme et ça remet les idées en place surtout quand on a 13 ans. J'ai hâte d'avoir vos retours. On se retrouve bientôt pour la suite.
