Nous repartons sur un chapitre plus court mais j'espère qu'il vous plaira.

Réponses à:

Yseute: Merci ami de l'ombre, ça fait plaisir de savoir que vous êtes là même une fois de temps en temps. Belicail sauve souvent la mise effectivement, Aiden va bien s'en sortir et pour James, on en apprend plus ici. Merci et bonne lecture, bisous

Guest: Le lien entre avec sa marraine était effectivement très fort. Je suis contente d'avoir réussi à t'amener dans le monde de la Guilde et d'avoir réussi à te le faire apprécier. Jerry n'est pas qu'un con mais on ne le reverra sans doute pas. Par contre peut-être qu'on reverra Isobel, je ne sais pas encore. Oui c'est tout à fait ça, James est touché dans sa fierté de père. Et pour les discussions c'est maintenant alors bonne lecture.


Chapitre 39: L'amour d'un père


Le lendemain, j'ai pris mes affaires car apparemment, je vais y rester au moins une semaine peut-être plus. Je suis mon Maitre jusqu'à une grande porte, un peu comme celle de la grande salle à Poudlard. Il y a d'autres apprentis qui parlent avec leurs maitres. Je sens une main sur mon épaule, je regarde mon Maitre.

- "Tu passes la porte sans l'ouvrir et c'est tout." Pour une fois que quelque chose est simple.

- "Quand devrais-je revenir Maitre?"

- "Je te le ferais savoir mais si tu as un problème, tu refais le chemin inverse. Amuse-toi car quand tu reviens, nous recommençons." Ça veut tout dire mais je vais en profiter.

- "Oui Maitre"

Quand je passe à travers la porte, littéralement, je me retrouve les pieds dans le sable sous un soleil de plomb. Je regarde le soleil à travers les arbres qui longent une allée. J'adore la magie.

- "Charlie!" C'est Manon en bikini avec des lunettes de soleil qui arrive en me faisant des grands signes.

- "Bonjour." Elle relève ses lunettes sur sa tête et me regarde de haut en bas.

- "J'espère que tu as prévu d'autres tenues." Je ne savais pas que j'irais à la plage mais je souffre déjà dans mon jeans et mon t-shirt.

- "En faites, je n'avais pas pensé qu'on irait à la plage."

- "Suis-moi, on partage un bungalow?" Mais elle est déjà partie, je la rattrape.

- "Ok si tu veux."

Je la suis dans l'allée, je vois la plage et la mer. Je respire l'air iodé, ça fait du bien. J'adore la mer, on y allait souvent quand on était petit. Elle m'amène vers une série de cabanes, il y a des apprentis un peu partout. Puis nous entrons dans un charmant endroit, très fonctionnel. Elle me donne un bikini, la dernière fois que j'ai été à la mer c'était avant Poudlard. Je n'avais que des maillots enfantins et celui-là n'a rien d'enfantin. Je le passe et avec un petit sort pour le mettre à ma taille, il me va parfaitement. Il est brun et bleu azur et il m'est bien mon corps en valeur.

- "Il te va trop bien. On y va? " Je crois qu'elle aime diriger mais pour l'instant c'est supportable.

Nous partons sur la plage et l'ambiance est détendue, on se croirait sur une île déserte. Certains bronzent, d'autres jouent au ballon, d'autres se baignent ou s'embrassent. Nous nous couchons sur des transats.

- "Où sommes-nous?" Je lui demande.

- "Aucune idée et tu verras que dans une heure, tu n'en auras plus rien à faire." En même temps, c'est vrai que je m'en fou.

- "Je veux bien te croire." Un garçon vient nous apporter deux grands verres remplies de plusieurs couleurs qui forment un dégradé.

- "S'il vous plait mesdemoiselles." Je prends le verre et j'admire les couleurs pastel.

- "Merci Toby." Le garçon s'en va en nous souriant.

- "Il y a de l'alcool?" je demande en reniflant mon verre.

- "Oui tu en veux un sans?" J'ai mon bracelet donc pas d'excès.

- "Non." Je goûte la boisson qui est aussi bonne que belle. C'est très différent de la mixture des bulgares. Viktor me manque un peu mais cet endroit est paradisiaque. "C'est le paradis." Je commente en me laissant aller dans mon transat.

- "Le paradis des apprentis mais nous le méritons non?" Elle me tend son verre et je trinque avec elle. Je repense à cette année compliquée.

- "Oh oui."

Cette plage c'est juste magique. On boit des cocktails de toutes les couleurs, l'eau est turquoise et chaude, il ne pleut pas et les gens sont sympathiques. Il y a même des boutiques, se sont comme j'ai pu comprendre des magasins magiques qui dépendent de vrais magasins. Ce sont des anciens apprentis qui en ont ouvert et qui viennent juste pour les Summer Break pour vendre. Au début, j'étais un peu gênée car je n'avais pas beaucoup d'argent mais ils m'ont dit que j'avais un compte et que j'avais largement de quoi me faire plaisir. Je me renseignerais auprès de mon Maitre pour savoir d'où vient cet argent mais pour l'instant j'en profite. J'ai acheté des bikinis, des robes, des lunettes de soleil, de la crème spéciale roux pour avoir un bronzage parfait. Je me suis même fait faire des tatouages mais ils partiront avant la rentrée. J'ai un peu abusé des cocktails le premier jour et le soleil n'a rien arrangé. Et puis je me suis rendue compte que les sans alcool était aussi coloré et bons. Donc la journée, c'est cocktail soft et le soir lors des fêtes au coin du feu c'est moins sage. Je suis assise tout près du feu alors que je vois Manon partir avec un type blond. Quelqu'un s'assied à côté de moi.

- "Tu n'as pas encore gouté celui-là." Le garçon du premier jour est devenu un ami. Il est châtain court, des yeux bleus comme l'océan et c'est un dragueur. Il ne m'attire pas vraiment mais j'aime l'attention qu'il me porte.

- "Merci Toby." Je dis en prenant le verre, il adore préparer des cocktails et je les ai tous essayé. Il a un petit talent même si, il est apprenti pour devenir Chercheur en botanique.

- "Tu repars quand?" Me demande-t-il en s'asseyant et il passe un bras autour de ma taille.

- "Aucune idée mais je pense que c'est pour bientôt. Ça fait neuf jours que je suis là." Le temps a passé à une de ses vitesses. Pourtant j'ai bien profité et je me sens beaucoup mieux, physiquement et mentalement.

- "Ça ne te dirait pas qu'on finisse ton séjour en beauté?" Me susurre-t-il à l'oreille. J'ai vite compris qu'ici, le sexe était aussi un moyen de décompresser. En même temps, si tous les maitres sont comme le mien, ça doit être défoulant de retrouver sa liberté. Ils veulent en profiter. Sauf que je ne veux pas que ma première fois soit avec un gars que je viens de rencontrer et que je n'aime pas spécialement.

- "Je t'apprécie beaucoup Toby mais ce n'est pas mon truc."

- "Tu es sûr?" Il pose des bisous tout le long du bras. "Tu ne le regretteras pas. Je serais doux."

- "Non, c'est gentil. Je suis certaine que tu vas trouver quelqu'un." Il me sourit en se levant.

- "A l'année prochaine alors."

- "Peut-être." Il s'en va mais je pense qu'il a déjà repéré une fille moins coincée que moi.

- "Tu l'as rembarré?" Me demande Aiden en venant s'assoir à côté de moi. C'est dégoutant qu'il ait eu droit à des vacances alors que ça ne faisait pas une semaine qu'il était un apprenti. Je dis ça mais je suis contente pour lui, il n'a pas dû avoir beaucoup de repos depuis la mort de ses parents. J'ai remarqué qu'il ne parle pas vraiment aux autres, il préfère lire sur la plage. Il a un peu bronzé, ça ne lui a pas fait de mal non plus ce petit voyage.

- "Oui." Je mets mes pieds dans le sable. "Je n'ai pas envie que ma première fois soit avec un gars que je ne connais depuis une semaine."

- "Il pense peut-être que tu n'es plus vierge." J'ai quinze ans dans une semaine, je ne suis pas en retard.

- "J'ai quinze ans même pas."

- "Depuis le début de tes vacances, tu as bien pris deux ans en apparences. Krum baverait devant toi." Je le pousse même si l'idée de plaire encore plus à Viktor me plait. J'avais l'impression d'être une enfant à côté de lui.

- "T'es bête."

Mais je dois avouer que je me sens plus femme. Je n'ai jamais été aussi brune et les tatouages font ressortir ce fait. J'en ai sur les bras et dans le dos. J'ai refait les ailes de ma marraine et sur les bras se sont des sortes de lignes-dentelle qui porte de mes épaules jusqu'aux poignets. En réalité, j'adore mais je ne les aurais pas faits aussi grand s'il ne disparaissait pas dans un mois. Aiden est partit dormir, je préfère rester à regarder le feu, cela me détend. Ma marque s'active, c'est bizarre. Mon bracelet vibre légèrement, je le regarde. Il y a un mot dessus.

"Départ imminent, reviens directement, je m'occupe de tes bagages."

Ça me fait peur, pourquoi est-ce si urgent? Est-ce que ma famille a eu des problèmes? Je me lève et je cours vers la porte. Dès que je l'ai passé, je sens la main de mon Maitre sur mon bras et nous transplanons. Quand nous arrivons à destination, je tombe à genoux face à trop de changements magiques et atmosphérique. Je sens sa cape sur mes épaules. Je me relève vers lui pour avoir une explication mais il me pousse à avancer.

- "Ils t'attendent." Je sers la cape pour me tenir chaud et pour me rassurer un peu aussi.

J'entre dans la salle de réunion où l'ambiance est électrique. Il y a une beaucoup de monde et ce monde est occupé à nous observer. Je vois mes parents, mes oncles et leurs conjointes et cela me soulage mais je pense à mes frères et à Abby.

- "Elle est là." Fait mon Maitre sans préambule.

- "Qu'est-ce qui se passe?" Je demande alors que normalement, je n'en ai pas vraiment le droit mais ils m'angoissent tous. Maman se lève et vient me prendre dans ses bras avant de me détailler.

- "Tu vas bien?" Me demande-t-elle.

- "Je ne comprends pas." Je dis en regardant mon Maitre.

- "Ils pensaient que je t'avais fait du tort." Ils ne sont pas sérieux? Mais devant l'air sérieux de l'assemblée, je soupire.

- "J'étais en vacances."

- "Ils n'ont pas voulu me croire et donc grâce à eux, tu as eu deux jours en moins." C'est moi où il essaye de me faire mettre en colère contre eux. Ou seulement pour me dire que j'avais droit à deux jours en plus mais qui sont passé à la trappe.

- "Et pourquoi elle a ta cape?" demande mon père méchamment.

- "Parce que je suis en bikini en dessous, j'étais à la plage." Je resserre la cape car je n'ai pas envie de me montrer en bikini devant une bande de vieux.

- "Et c'est quoi ça?" Me demande-t-il en montrant le verre que j'ai gardé en main sans m'en rendre compte.

- "Un verre." Je leur montre le verre et Sirius voit mon bracelet.

- "Excellent tu t'en rappelles James? C'était comme quand on a été à Hawaii après notre sixième année." S'exclame-t-il et je ne savais pas qu'ils y avaient été. "On avait le même."

- "Ouais." Fait mon père ne partageant pas l'enthousiasme de son meilleur ami.

- "Maintenant que nous avons la preuve que votre fille va bien, pouvons-nous continuer?" Demande le directeur.

- "Est-ce que tu veux y retourner?" Me demande mon Maitre, je me suis beaucoup amusée mais je ne pense pas que deux jours en plus changeront quelque chose.

- "Non, c'est bon et puis j'avais un peu le temps long." Maman m'embrasse sur le sommet de mon crâne.

- "Il te reste deux jours, compte les comme si tu n'étais pas revenue." Je suis toujours en vacances, c'est trop bien.

- "Nous sommes contents de te savoir à la maison. Nous sommes aussi désolés d'avoir écourté tes vacances." S'excuse maman alors que papa n'a pas l'air désolé du tout.

- "Ce n'est pas grave."

- "Va dans ta chambre et donne ma cape à l'elfe qui me la rendra."

- "Oui Maitre." Je sens l'assemblée ce tendre, c'est la première fois que je ne le nomme comme ça devant des gens et je rougis car je viens de m'en rendre compte. "Au revoir."

Je sors de là et j'explose de rire. C'était tellement débile, je monte les escaliers et je vais dans ma chambre pour mettre mon pyjama et je rends la cape à un elfe. Puis je pars dans la chambre d'Harry mais il n'est pas là. Je vais aller dans la chambre de Benjy et j'entends qu'ils parlent. J'entre doucement, ils sont sur le lit. Je cours et je saute dessus.

- "Coucou." Je dis alors qu'Harry grimace en me poussant.

- "Tu es vivante finalement." Râle-t-il en se massant la jambe.

- "Je vous ai manqué?" Je demande avec un grand sourire.

- "Non" Dirent-ils mais je sais qu'ils mentent

- "Vous non plus." Je dis faisant semblant de bouder.

- "Tu es bronzé?" S'exclame Benjy, je ne sais pas si c'est une question ou une affirmation.

- "Oui il n'y a pas une heure, j'étais à la plage."

- "Et nous qui nous faisions du souci et qui nous entrainons comme des fous, toi tu étais en vacances." Pauvre gamin qui travaille le minimum l'année.

- "Tu es en vacances toute l'année alors que moi je travaille." Il me tire la langue. "Rien de neuf?"

- "Maugrey est fou, c'est lui qui supervise nos entrainements mais il croit qu'on est des Aurors." Il ne peut pas être pire que mon Maitre. Quoique mon Maitre n'est pas un fou, c'est plus un psychopathe très intelligent alors que Maugrey à l'air d'un fou et c'est tout.

- "Mais on apprend beaucoup." Insiste Harry.

- "Mais sérieusement t'étais où?"

- "Information classé secret défense." Je réponds avec amusement en mettant mes bras derrière ma tête.

- "Tu es tatouée?" S'exclame Ry. "Les parents vont te tuer."

- "Ce ne sont pas des vrais, ils ne seront plus là à la rentrée."

- "Il faut qu'on aille dormir sinon les parents vont venir." Dit Harry en se redressant mais je passe mes bras autour de son cou et je le retire en arrière.

- "Dodo ici." Je dis en le serrant comme un nounours.

- "Tu es lourde" Dit-il en rigolant, je desserre ma prise.

Je m'endors et je suis bien. Ils m'ont manqué ses crétins. Le matin, je suis réveillée par un ouragan.

- "Charlie!" J'ouvre les yeux pour voir ceux de ma petite sœur. Elle saute sur le lit.

- "Bonjour ma puce." Je la salue en m'asseyant, mes frères ne sont plus là.

- "Tu es brune et tu as dessiner sur tes bras, tu ne peux pas. Maman elle va gronder." Dit-elle sérieusement en passant ses petits doigts le long de mes tatouages.

- "J'ai un cadeau pour toi." Son visage s'illumine.

- "Cool où? Où?"

- "Il faut que je retrouve mon sac. Suis-moi."

Je vais dans ma chambre et mon sac est là. Je prends un sac en plastique et je sors une robe de style hawaiienne avec un collier de fleur. Elle saute partout et il faut que je lui mette tout de suite. Arwen arrive et j'ai pensé à lui prendre la même chose, elles sont mimi. Je vais prendre une douche et je passe enfin des habits normaux. C'est-à-dire un short et un t-shirt avec des baskets. Je descends prendre mon petit déjeuner et les filles sont assises à table avec leurs mamans.

- "Bonjour ma chérie." Me salue maman.

- "Bonjour." Ça fait bizarre d'être ici après les vacances.

- "Merci pour les cadeaux." Me remercie Kira. "Elles sont belles."

- "Oui les plus belles" Crie ma sœur.

- "Que veux-tu manger?"

- "Je vais me servir maman." Je lui réponds en prenant un bol et mes céréales.

- "Tu as tellement grandi." Mais je sens ses yeux sur mes tatouages.

- "Ce sont des faux, maman, ils vont disparaitre avant la fin de l'été."

- "Je sais." Elle n'est pas en colère, elle a l'air triste. Est-ce qu'elle pense à ma marraine? Je m'assieds à la table et je verse le lait dans mon bol.

- "Où sont les garçons?"

- "Ils courent, Maugrey les fait marcher à la baguette." Je comprends enfin cette expression. Mon Maitre me fait marcher à la baguette mais à mon avis pas les garçons.

Je mange tout en parlant de mes vacances et alors que je sors de la cuisine, je me fais arrêter par l'ancien Auror.

- "Potter 3." Me dit-il comme si c'était mon prénom.

- "C'est moi enfin je pense."

- "Je sais que techniquement tu ne fais pas partie de mes élèves mais j'aimerai que pour le bien commun tu me remplisses ce questionnaire sous la surveillance de Tonks." Pour le bien commun? Sérieusement. "Interdiction de tricher." Son œil magique tourne dans son orbite, c'est dégoutant. Par contre mon Maitre m'a mis en vacances, ce n'est pas pour que des autres me donnent du travail.

- "Maintenant? C'est que je suis en vacances. Ça ne peut pas attendre?" Il tape un coup avec son bâton par terre.

- "Le Mal ne prend pas de vacances." Qu'il me le donne son fichu test.

- "Très bien." Je prends les feuilles et je me tourne vers ma superviseuse.

- "Tu veux faire ça où?" Me demande-t-elle gaiement.

- "On peut aller dans ma chambre." Elle me sourit.

- "Très bien." Alors que nous montons les escaliers en parlant de mes vacances nous entendons l'Auror dire.

- "Tonks, pas de tricherie." Elle lève les yeux au ciel.

Je passe donc mon avant midi à remplir ce questionnaire qui est un résumé de nos cours. Il est assez facile pour la première partie. Ensuite cela se corse avec des questions plus ardues que d'autres. Il y en a même dont je n'ai jamais entendu parler. Vers deux heures, je m'étire avant de poser ma plume. Je me tourne vers Tonks qui lit un magazine sur mon lit.

- "J'ai terminé." Elle me regarde étonnée en posant le livre.

- "Déjà?" Elle se met sur ses pieds et vient prendre mes feuilles.

- "Oui"

- "Parfait alors tu as quartier libre je pense." Elle semble réfléchir. "Les autres ont eu une épreuve physique mais je pense que ta démonstration au tournoi est suffisante."

Je suis de nouveau libre et je décide d'aller trouver mes frères. Je les retrouve dans une grande salle vide à l'exception de tapis par terre. Ils sont avec Ron, Neville, Ginny, les jumeaux. Ils s'entrainement apparemment. Je me mets sur le côté en mangeant mon sandwich. Je rigole alors que Ronald vient de se faire expulser par sa sœur. Il se relève en vitesse me fusillant du regard.

- "Tu es là toi?"

- "Oui je viens de passer le test écrit de Maugrey et là je mange." J'explique en croquant dans mon pain.

- "Tu as quand même la belle vie. Tu ne fous rien alors qu'on s'épuise. Ça donne envie d'être apprenti." Se plaint-il, s'il savait. Mais je préfère qu'il pense que je suis une fainéante plutôt qu'il sache comment je suis punie en réalité.

- Ne te gêne pas, tu aurais peut-être plus dans la tête."

- "Parce que tu crois être plus maligne que moi?" Comme si la question se posait. Bien sûr que je suis plus intelligent que ce navet.

- "C'est une question?"

- "Je croyais qu'on avait fait une trêve." Intervient Benjamin. En même temps, l'année passée je ne l'ai pas beaucoup vu et j'étais occupée à m'entrainer pour perdre mon temps à l'embêter. Mais là, je suis en vacances donc. Cependant Benjamin me regarde, moi.

- "C'est bon je m'en vais. Vous n'êtes pas marrant."

Je sors en rigolant, je ne me suis pas sentie aussi bien depuis longtemps. Je vois papa entrer dans son bureau. Je cours et je rentre à sa suite. Il se retourne et ce n'est pas papa mais Sirius. Il me regarde surpris.

- "Désolée, je pensais que c'était…"

- "Ton père, il est au boulot, il m'a demandé de venir chercher un dossier. Tu veux que je lui transmette un message?" Qu'est-ce que je pourrais dire de plus par message?

- "Non, ça ne servirait à rien." Je fais demi-tour mais il m'attrape le bras.

- "Viens un peu là." Il me fait assoir sur le canapé et il ferme la porte d'un coup de baguette. Il prend son temps mais j'attends qu'il parle. "Tu sais, ton père, et Lily aussi, mais il n'a jamais fait de différence entre vous. Il t'aime autant qu'ils aiment tes frères. Mais avec toi c'est différent, tu es sa fille." Je ne vois pas ce que ça change que je sois une fille ou un garçon. "Et maintenant, je peux le comprendre. Je voudrais que ma fille n'ait pas à souffrir. La relation entre un père et sa fille, c'est différent qu'avec des garçons. Parce que James et moi, on en a dragué des filles et on sait le mal que peuvent faire les garçons." Mais ici, c'est plus profond qu'une histoire de garçons. Il voit que je suis septique alors il reprend. "J'étais là quand il courrait partout parce que tu marchais pour la première fois et qu'il avait peur que tu te fasses mal." Je souris face à cette anecdote." J'étais là quand tu as dit pour la première fois papa, c'était ton premier moi. J'étais là quand il m'a appelé paniqué car tu avais quarante de fièvre." Si je me souviens bien maman était partie en urgence et j'avais commencée à avoir de la fièvre. Il était resté toute la nuit à mes côtés même quand la fièvre était partie pour vérifier que je respirais. "J'étais là quand tu es tombé de ton balai pour la première fois. Tu rigolais et lui jurais qu'il ne te laisserait plus remonter sur un balai. J'étais là quand tu lui as offert ce t-shirt avec tes mains dessus pour la fête des pères. Il l'a porté au boulot, les autres se moquaient mais il était tellement fier." Il devait dénoter au bureau des Aurors mais à ce moment-là, j'étais juste trop fière qu'il le porte. "J'étais là quand pour la première fois tu as dit que tu voulais aller à Serpentard." Il fait une pause. "On a parlé beaucoup cette nuit-là." Encore une fois, cela aurait été moins égoïste d'aller à Gryffondor. "J'étais là quand vous êtes partis à Poudlard. Il était fier et apeuré aussi. Pour la première fois, il n'était pas derrière toi, derrière vous. Il savait que tu allais devoir surmonter des épreuves et qu'en étant à Serpentard se serait pire. J'étais aussi là quand on les a appelés en première, deuxième année parce que vous étiez à l'infirmerie. J'ai vu dans ses yeux une lueur s'éteindre en comprenant que ce qu'il redoutait était en train de se dérouler." Il met sa main sur la mienne. "Je ne te parle pas de sa colère après la seconde trahison de Peter. Quand tu t'es inscrite au Tournoi, il a d'abord fait tout pour montrer qu'il croyait en toi pour que Lily ne s'inquiète pas. Mais à la fin, il était tous les deux morts de peur." Il baisse les yeux sur nos mains. "Quand Remus a compris, je lui ai fait craché le morceau. Quand je l'ai appris, j'ai su que j'allais encore faire disparaitre une lueur dans les yeux de mon frère de cœur. Mais il le fallait, pour lui et pour toi." Il sert ma main plus fort, je relève la tête vers lui et je crois son regard sérieux comme rarement. "Je t'ai vu grandir et j'ai vu ton changement, le mensonge te dévorait de l'intérieur." Je ne pensais pas que c'était visible. Il passe une main sur mon menton. "Regarde-toi aujourd'hui, tu ressembles enfin à la Charlie qui me barbouillait le visage de peinture alors que je dormais au lieu de vous surveiller." Je fais un maigre sourire, c'est rare quand il prend la peine de parler sérieusement.

- "Donc toi tu ne m'en veux pas?"

- "Si Arwen me fait un coup pareil, je ne sais pas comment je réagirais. Surtout en sachant qu'il a le droit de te punir et que ce n'est pas un enfant de cœur."

- "Tes parents te battaient?" Son regard s'assombrit et je me sens mal d'avoir provoqué la tristesse de mon oncle le plus jovial.

- "Régulièrement surtout après que j'ai été répartit à Gryffondor." J'ai de la chance que mes parents l'aient pris assez bien même si ça devrait être toujours comme ça. On ne devrait pas se sentir obligé d'aller dans la maison de ses parents. Nous ne sommes pas leur copie conforme. Mais je n'arrive pas à comparer mes punitions aux actions de ses parents.

- "C'est différent."

- "Et en quoi?"

- "Ils te battaient par méchanceté et parce qu'il pensait te ramener dans leur droit chemin."

- "Et lui alors?" Il s'emporte comme s'il pensait que mon Maitre me bourrait le cerveau. "Quel explication t-a-t-il donné pour te battre?"

- "La plupart du temps, ce n'est pas violent. Il y a juste les fois où j'ai poussé le bouchon trop loin."

- "Comme?" Je secoue la tête, ça ne sert à rien de revenir sur le passé.

- "Ça n'a pas d'importance. Je sais que ce n'est pas compréhensible mais le Lien fait que c'est plus facile." Personne ne peut comprendre le Lien s'il ne l'a pas vécu. "Je sais que le professeur Dumbledore nous cache encore des trucs et là où papa veut me protéger, mon Maitre me donne les moyens de le faire seule." Il semble comprendre.

- "Je ne veux juste pas que tu oublies que tu es une Rodeuse, la fille d'un des Maraudeurs." Il met une main sur mon cœur. "Il faut garder cette lueur en toi pour la donner à tes enfants. J'espère être toujours là mais si ce n'était pas le cas, j'aimerais que vous transmettiez ces valeurs à ma fille." La peur m'enlace le cœur alors que j'imagine le perdre et qu'Arwen devra grandir sans lui. Non, personne ne mourra. Mais encore une fois, j'ai l'air d'une gamine en pensant comme ça. S'il y a une guerre, il y aura des morts dans les deux camps.

- "Je te le promets " Il me sert dans ses bras et nous restons un moment comme ça.

Il part et je reste un instant à réfléchir. Il faut vraiment que j'aie une discussion privée avec mon père. Le soir, nous nous retrouvons autour d'un bon repas. On s'est mes parents, mes frères et ma sœur, Neville, sa sœur et ses parents, Remus et Tonks, Maugrey, Molly ses enfants sauf Percy et Charlie. C'est une bonne grande table. Nous mangeons tranquillement quand la sous-directrice entre.

- "Je suis navrée de vous déranger mais j'apporte les lettres de résultats." Dit-elle et elle nous les distribue. J'ouvre la mienne et c'est le jackpot. J'ai O en métamorphose, sortilège, rune, défense et soins. J'ai un E en potion, arithmancie, astronomie et botanique. Et un A en Histoire. Même la prof de rune m'a mis une mention spéciale pour le Tournoi.

- "Alors?" Me demande Harry.

- "J'ai mon effort exceptionnel en botanique, c'est bon pour moi." Mais mon sourire s'efface quand je remarque qu'elle a mis une note aussi. Elle a rajouté: pour vous encourager pour l'année prochaine. "C'est une note de complaisance." Je marmonne.

- "Une quoi?" S'étonne-t-il.

- Quand tu fais des efforts, les professeurs vont te donner une note supérieure à celle que mérite vraiment ton travail."

- "Techniquement tu as quand même la note." Oui sauf que techniquement ce n'est pas la réalité.

- "Techniquement ne marche pas à tous les coups." Je regarde les notes de Benjamin. "Par contre il faut m'expliquer comment tu arrives à avoir un Optimal en Histoire."

- "J'adore l'Histoire." Ce cours est le plus barbant que je connaisse.

- "J'ai également corrigé vos exercices." Nous interrompons Maugrey. "Potter 3 est-ce que vous vous êtes fait aidé par Tonks?"

- "Non monsieur"

- "Et bien, Rogue n'a pas fait du mauvais travail." Grogne-t-il comme si ça lui en coutait beaucoup de dire ça. "Elle a un niveau excellent en métamorphose, sortilège et le reste est tout à fait acceptable."

Mon père se lève et quitte la pièce. Tout le monde se regarde, je me lève aussi et je sors. Je le cherche mais je ne le trouve pas. Je vais dans ma chambre et je le vois assis sur mon lit.

- "Je te cherchais." Je lui dis et il repose la photo de moi et mes amis prisent par maman.

- "Toujours aller dans l'endroit où c'est le plus prévisible." Je m'assieds à côté de lui. Il a l'air de vouloir parler. "J'ai parlé à Sirius et il a des arguments bons, tes arguments." J'avais espéré que mon oncle lui parle.

- "Je suis heureuse comme ça." Il grogne. "Mais je suis heureuse parce que j'ai deux parents qui m'aiment, deux frères idiots que j'adore et une sœur trop mignonne qui me remonte le moral sans s'en rendre compte. J'ai des oncles géniaux et des amis sur qui je peux compter." J'ai de la chance.

- "Et tu as un maitre qui t'aide à devenir forte pour que tu n'aies plus besoin de moi." Il pense vraiment que je n'ai plus besoin de lui. Je n'imagine pas ma vie sans lui.

- "J'aurais toujours besoin de toi." Il renifle comme si je ne le pensais pas. Je rajoute plus fort. "J'ai besoin de toi. Tu crois que j'ai oublié tous en devenant son apprentie? Il ne t'a rien volé, je suis là et je t'aime. Mais dis-moi que je n'ai pas besoin de savoir me défendre." Je m'emporte. "Dis-moi que ce que je fais est inutile et que je n'en aurais jamais besoin." Je vois tout le dilemme dans son regard.

- "J'aimerai" Mon Maitre m'apprécie mais il ne m'aime pas comme mon père. Mon père ne pourrait jamais m'entrainer comme le fait mon Maitre car ses sentiments l'en empêcherait.

- "Mais ce serait un mensonge. Il le fait car il ne m'aime pas comme tu m'aimes. Il voit au-delà de l'amour que tu me portes. Il voit le futur qui ne sera pas facile et il me donne les armes pour survivre. C'est ce que tu veux aussi?" Je me sens très Serpentarde dans mes paroles.

- "Oui"

- "J'ai besoin de toi, j'ai besoin que tu me soutiennes. Tu es mon père et quoi qu'il arrive ce fait ne changera pas sauf si toi tu le veux." J'ai touché son âme de Gryffondor.

- "Jamais. Tu resteras toujours mon bébé."

C'est un pas en avant et j'en suis soulagée. Il s'en va, je lis un peu puis je me prépare à aller dormir. Il fait plus chaud, j'ouvre la fenêtre respirant l'air puis je me mets au lit.

Je me retrouve dans une pièce peu éclairée.

- "Es-tu certain de me servir moi?" Je me retourne sur un homme en cape à genoux devant Voldemort.

- "Oui maitre." Tremble l'homme par terre.

- "Tu vas devoir me le prouver."

- "Tout ce que vous voudrez mon seigneur."

- "Ta marque." L'homme tend son bras et Voldemort appuie sa main dessus. "Bien tu peux t'en aller, je vais poursuivre." L'homme s'en va alors qu'un autre entre et il se reçoit un sort directement. "Doloris!"

La douleur me vrille, j'ai l'impression d'être en feu. Je me tourne et retourne en criant pour que cela cesse. Je sens une main sur mon front et je me débats. Aide-moi, que quelqu'un m'aide. Finalement quelqu'un me redresse et me cale, je sens une main qui m'ouvre la bouche alors qu'un liquide coule dedans. J'avale et je me détends, la douleur s'en va et des sanglots sortent maintenant. Je me rendors doucement. Quand j'ouvre les yeux, je sens la présence de mon Maitre. Il est assis sur une chaise à côté de mon lit. Quand il voit que j'ai les yeux ouverts, il pose une main sur mon front. Je ferme les yeux appréciant ce contact.

- "Comment te sens-tu?" J'ai la nausée, il enlève sa main.

- "Malade"

- "Tu peux m'expliquer?" Il est contrarié. C'est ce que je voulais éviter, qu'on l'appelle pour un stupide cauchemar que je n'ai pas su canaliser comme l'enfant que je suis à ses yeux.

- "C'était un cauchemar, je suis désolée de vous avoir déranger pour ça." Il fronce les sourcils, est-ce qu'il pense que je mens?

- "C'est ton père qui m'a appelé avant que je comprenne ce qui n'allait pas." J'écarquille mes yeux, mon père l'a appelé à l'aide.

- "Il l'a fait?"

- "Oui il semble avoir avancé. Par contre, ce n'était pas qu'un simple cauchemar. Je veux que tu y repenses." Il va pour poser sa main sur ma nuque mais je me recule. Je ne veux pas revivre le doloris.

- "Non, je ne veux pas y retourner." Je le supplie et pour la première fois il arrête.

- "Où?"

- "J'étais chez vous-savez-qui, il torturait quelqu'un."

- "As-tu déjà fait ce genre cauchemar?" Je baise les yeux alors qu'il m'observe.

- "Deux-trois fois mais c'était chaque fois quand j'étais fatiguée ou faible."

- "Mais pas ici." Non cette fois-ci j'étais bien.

- "Non. Ce n'est pas qu'un cauchemar?"

- "Non il faut que j'en parle au directeur" Il va pour sortir mais j'ai envie qu'il reste. Je repense à la marque que Voldemort a touchée.

- "La marque que porte les mangemorts, c'est la même que celle des apprentis?"

- "Non elle a des similitudes et il s'en est inspiré mais crois-moi que s'il aime avoir un contrôle sur ses serviteurs, il n'aimerait pas ressentir tous leurs sentiments." Je suis certaine qu'il n'aime pas non plus.

Il part et je me recroqueville sous ma couette. Si ce n'était pas un cauchemar, c'était la réalité. Mais je suis quoi? Une sorte de voyante?

- "Hey on peut entrer?" Je sors ma tête de sous ma couette pour voir mes frères hésitants.

- "Oui" Ils viennent s'assoir doucement sur mon lit.

- "Tu nous as fait peur à hurler comme ça. J'ai été chercher papa et il était complètement paniqué. Tu hurlais et te débattais. Puis il m'a dit d'appeler Rogue et lui a il sut directement quoi faire. Il t'a prise contre lui et il t'a fait boire une potion. Après on pensait qu'il allait te recoucher mais il t'a gardé contre lui un moment." Ils se regardent comme la scène était trop bizarre. "Papa a été cherché une bassine avec de l'eau, ils t'ont veillé tous les deux jusqu'à ce qu'Abby ne s'éveille."

Papa à l'air d'avoir vraiment changé, c'est bien. J'ai dû me rendormir car quand je me réveille mon Maitre est de retour. Je m'assieds et un plateau repas apparait.

- "Mange." Je commence à manger alors qu'il s'assied. "Voilà ce qu'il va se passer. Nous pensons que ton esprit et celui du Seigneur de Ténèbres sont relié d'une quelconque façon. Nous ne savons pas s'il est conscient ou non de cette connexion. Cependant nous allons tout faire pour ne pas que ce soit un problème. Je vais t'apprendre à protéger ton esprit grâce à l'Occlumencie. Il te faudra beaucoup de persévérance et de travail car c'est une capacité très difficile à acquérir." Je ne comprends pas pourquoi c'est moi qui ai cette connexion. C'est aussi bizarre que ce soit Harry qui parler le Fourchelang et pas nous.

- "Pourquoi moi?"

- "Nous ne le savons pas"

Ils ne savent pas où ne veulent pas me le dire surtout. J'aimerais retourner sur mon île paradisiaque.


Les vacances sont courtes, je sais que c'est ce que vous pensez mais je n'avais pas d'idée pour faire trainer son voyage mais son état d'esprit à beaucoup changé quand même.

James est terrifié mais il prend sur lui

Sirius donnerait sa vie pour sa famille, celle de coeur et celle de sang (Kira et Arwen)

Ronald redevient un peu con et Benjy et lui vont faire une grosse bêtise au prochain chapitre même Harry sera contre eux c'est vous dire.

Abby est égal à elle même, même si on va voir qu'elle grandit aussi dans le prochain chapitre.

Charlie va avoir des cours d'Occlumencie et je vous rassure il y a une raison pour laquelle c'est elle qui a les visions, c'est la même que pour Harry qui parle Fourchelang.

La cinquième année que je viens de commencer sera sur une note plus sombre, un peu comme dans les livres de notre déesse à tous. La fin de la cinquième sera inédit et c'est vraiment là qu'on part vers autre chose. Mais nous n'y sommes pas encore et je viens de me rendre compte, qu'on est plus vers la fin de ma fic que du début. Je dirais qu'on a fait les trois-quart sauf si mon cerveau s'échauffe trop. Le truc c'est que j'ai les idées mais je ne sais pas combien de chapitres ils me vont me prendre donc peut-être que je dis des bêtises et qu'on est encore loin de la fin. On verra, pour l'instant, cette fic me motive plus que n'importe quelle autre avant. Donc je vous emmène avec moi.