Bonjour, j'ai été surprise de vos réactions sur le chapitre précédent qui étaient positives. Nous nous retrouvons pour le prochain chapitre qui est le plus court depuis le début de cette fic. Comme le dis son titre, c'est un entre-deux. C'est un chapitre qui met en lien l'ancienne Charlie et la nouvelle.
Je vous le laisse découvrir. Bonne lecture.
Réponses aux reviews:
Guest: Dumbledore a un plan et il ne veut pas en déroger malheureusement pour l'instant nous n'en saurons pas plus pour la réaction des frères mais réaction il y a eut. Mais Charlie va dégommer Fudge et Ombrage, pas tout de suite. Merci et bonne lecture
cincy189: Merci et oui c'était triste mais j'avais prévenu. La suite est là, merci et bonne lecture
tther: Il y aura des nouvelles de Severus mais je vais rester sur le point de vue de Charlie. Mais on en saura plus sur Severus au chapitre suivant. Merci et bonne lecture
romain: mon échiquier géant se dévoile un peu dans le prochain chapitre mais pas totalement sinon ce n'est pas drôle. Merci et bonne lecture
Chapitre 45: Entre-deux
L'assistance sociale vient de me déposer devant cette maison. Une maison qui est la copie conforme de ses voisines, avec une pelouse coupée aux ciseaux tellement c'est précis. J'ai subi un accident de voiture avec mes parents, il y a peu de temps. Ils sont dans le coma et moi j'ai perdu la mémoire. Je viens habiter chez ma tante qui ne m'a jamais vu. J'avance dans l'allée avec mon sac et je sonne. Une femme à l'air pincée vient mourir. Elle m'observe de haut en bas, je me sens mal-à-l'aise.
- "Charlie c'est ça?"
- "Oui" Elle regarde de tous les côtés comme si elle avait peur qu'on nous espionne.
- "Entre, ne reste pas là."
Elle me pousse vers le salon où un énorme homme se trouve dans un fauteuil. Il me regarde par-dessus son journal. Puis il se tourne vers sa femme.
- "C'est elle?" Chouette famille, je comprends pourquoi nous n'avons jamais été les voir.
- "Oui" Il replie son journal et le pose avant de se lever. Je peux le voir totalement, c'est un homme grand et massif, il n'a pratiquement pas de cou. Sur son visage gras se trouve une moustache de belle taille de couleur noire. Il a des cheveux bruns séparés par une raie bien nette.
- "Je suis Vernon Dursley et tu es ici chez moi. Je t'accueille alors tu as intérêt à te faire toute petite et suivre mes ordres. Tu aideras pour le ménage, la cuisine, le jardinage, les courses. Nous avons dû enlever les jouets de la salle de jeux de notre fils pour toi alors sois gentille avec lui. Nous t'avons inscrite à l'école de notre fils mais ne lui fait pas honte. Va poser tes affaires dans la chambre et viens aider ta tante." Comme accueil, il y a mieux mais ce n'est que temporaire.
- "Oui monsieur"
Ma tante me montre la chambre, elle est assez grande mais je n'ai pas de comparaison en tête. Je pose mes affaires sur mon lit. Je m'assieds deux minutes pour faire le point. J'espère que mes parents se réveilleront bientôt. Il me manque beaucoup et n'avoir aucun souvenir n'arrange rien. Je sais juste mon prénom, mon âge, les noms de mes parents. C'est pauvre comme information. Je laisse ma tête tombée dans mes mains. Je suis perdue, j'ai l'impression d'être tombée dans un monde parallèle.
- "Tu fainéantes déjà." Dit sèchement ma tante, je relève la tête. Elle est à l'entrée de ma chambre. Je me lève.
- "Non j'arrive." Nous descendons dans la cuisine. Elle est propre, tout est vraiment immaculé.
- "Occupe-toi des pommes de terre et je ne veux voir aucune épluchure." Elle me tend un éplucheur. Je le prends et je regarde le tas de pomme de terre.
- "Très bien"
Je m'applique même si je ne me souviens pas l'avoir déjà fait ou si j'aime les pommes de terre. Le repas fait, elle m'envoi changer tous les lits de la maison. Quand j'ai fini, ils ont eux terminé de manger. Mon oncle se lève en grognant et va dans le salon. Mon cousin me regarde de haut avant de monter dans sa chambre. Ma tante se plante devant moi.
- "Range et tu peux manger les restes." Je regarde la table dégoutante, on dirait que des porcs ont mangé là. "Un problème?"
- "Non"
Il ne reste plus que de la salade, oui, ils ne doivent pas beaucoup en manger. Mon cousin est énorme et je parie qu'il ne vivra pas jusqu'à ses 40 ans. Je mange et je range en même temps. Puis je monte dans ma chambre. La nuit, je fais des rêves bizarres de crapauds roses, d'hibou, j'entends une petite fille rire aux éclats.
- "Je suis là, petit putois."
Je me réveille et je regarde qu'une larme a coulé sur ma joue. Je l'essuie, quel rêve étrange et puis petit putois, c'est étrange comme surnom. Les changements et l'accident ont dû me chambouler plus que je ne le pensais.
C'est mon premier jour d'école et c'est une catastrophe. Les autres se moquent de moi, surtout mon cousin et sa bande. Les professeurs ne sont pas sympathiques et pour ne rien arranger nous sommes à la fin de l'année donc je suis un peu dépassée. Je ne sais pas si j'étais bonne élève mais là je ne comprends rien. A la maison, je dois m'occuper du ménage, du repassage, du jardinage, des repas et ma tante ne fait que superviser. Elle me critique me dit que ma mère non plus ne savait rien faire. Qu'elle prenait la solution de faciliter, même si je ne sais pas ce qu'elle vaut dire par là. Alors j'essaye de m'imaginer mon ancienne vie. Mais rien ne me vient.
Ça fait un mois que je suis ici et je n'ai toujours pas eu de nouvelles de mes parents. Ma tante m'a interdit de demander. A l'école c'est toujours une catastrophe, je ne ramasse que des zéro ou pas vraiment mieux. Après le cours d'anglais, le professeur me demande de rester. C'est une belle femme et elle vient de commencer ici aussi.
- "Est-ce que tout va bien Charlie? Je sais que ce n'est pas facile d'arriver en cours d'année et après ce que vous avez vécu. Mais vos notes sont vraiment mauvaises. Est-ce que votre tante vous aide?" Je déteste me sentir nulle.
- "J'ai perdu beaucoup de souvenirs et je pense que beaucoup de cours sont passé à la trappe." J'essaye de faire passer ma nullité avec humour. "Je ne sais pas si j'étais bonne à l'école avant mais je n'ai pas l'impression que j'étais comme ça."
- "Vous devriez peut-être retourner à l'hôpital pour faire des examens complémentaires." Sauf que cela prendra du temps et de l'argent. Ma tante va dire que je me plains pour rien. Tant que je fais les tâches ménagères c'est que tout va bien.
- "Ma tante ne voudra surement pas"
- "Et vos parents vous avez des nouvelles?" Mon cœur se serre, il me manque tellement.
- "Non"
- "J'en parlerai avec votre tante." Elle fait une grimace. "Je dois aussi lui parler de votre cousin."
- "Non ne lui parlez pas de moi. Je suis déjà un assez gros fardeau pour elle." Elle me la assez répété elle et Vernon.
- "Un enfant n'est jamais un fardeau. Elle a accepté de vous recevoir mais elle n'a pas tous les droits sur vous. Vous avez des droits Charlie." Je regarde le devoir qu'elle vient de me rendre. Qui voudrait d'une fille aussi bête que moi.
- "Je suis une idiote"
- "Non, vous avez affronté beaucoup d'épreuves. Il vous faut un temps d'adaptation." Son sourire est rassurant et ça fait du bien de savoir que quelqu'un tient à moi.
- "Merci madame"
- "Ecoutez voici mon numéro." Elle écrit en vitesse sur un bout de papier qu'elle me tend. Je lis le nom: Karine Meyers et son numéro de téléphone. "Si vous avez le moindre problème à la maison, téléphonez-moi et je viendrai."
- "Merci mais vous n'avez pas à faire ça." Une lueur de tristesse passe dans ses yeux.
- "Si."
Je la laisse, son attitude était quand même bizarre mais réconfortante. A la sortir, je vois mon cornichon de cousin avec ses copains. Ils sont assis sur le muret devant l'école.
- "Et la débile?" Je continue mon chemin mais ils se lèvent et me suivent. "Je te parle."
- "Elle n'est pas mal, je me la ferais bien." J'avance plus vite mais je les entends encore.
- "Maman dit qu'elle finira surement sur le trottoir vu ses points."
- "Je pourrais lui apprendre les bases" Je m'arrête, je me retourne et excédée je lui dis.
- "Pourquoi tu fais le trottoir?" Gordon je pense qu'il s'appelle, s'avance les poings serrés.
- "Je vais te montrer"
Il veut me donner un coup de poing mais je l'esquive et lui donne un coup de genou entre ses jambes. Il tombe à genoux en se tenant les parties, gémissant de douleur. Comment est-ce que j'ai fait ça? C'était instinctif. Les deux autres me regardent, je m'en vais. Je suis contente de moi mais beaucoup moins en arrivant à la maison. Vernon me demande de venir au salon où il paresse.
- "Je viens de recevoir un coup de téléphone de la mère de Gordon. Il parait que tu l'as frappé."
- "Je me suis défendue." Pétunia arrive en frottant une assiette.
- "C'est un gentil garçon comme notre Dudley." Comment des parents peuvent-ils être si aveugle. Leur fils chéri est un cancre et un délinquant.
- "Si vous le dites" Je marmonne.
- "Ne nous parle pas sur ce ton." Gronde Vernon en se levant. Il lève son doigt boudiné vers moi en avançant. "Nous t'accueillons et tu devrais être plus reconnaissante. Tu as intérêt de te faire discrète si tu ne veux pas dormir dans le placard ou à la cave." Il n'est pas sérieux.
- "Ce serait de la maltraitance" Il ricane en regardant sa femme.
- "Pas pour anormal comme toi." L'insulte fait mal. "Monte dans ta chambre, je ne veux plus te voir avant demain."
Je monte contente de ne pas les voir seulement mon ventre tire déjà. Je passe avant à la toilette, je me regarde dans le miroir. J'ai l'air fatiguée et les plats de l'hôpital, plus les maigres repas m'ont fait perdre du poids. Je passe ma main sur ma nuque. J'ai comme un flash d'un tatouage mais c'est débile. Mes parents ne m'auraient jamais laissé en faire. Je vérifie quand même mais elle est vierge. Cependant c'était un beau tatouage avec un renard et un serpent, peut-être un jour.
Le lendemain, nous sommes samedi et la sœur de Vernon vient d'arriver. Je sors de la cuisine et son chien vient me renifler. Il est assez beau, je me penche pour le caresser mais sa maitresse l'appelle.
- "Viens ici." Son chien s'en va et elle le caresse avant de lever sa tête vers moi. "C'est elle?" Elle me regarde de haut et je vois la ressemblance avec Vernon. Vernon me regarde à son tour avec tout le dégout possible.
- "Oui Marge."
- "Ce n'est pas de ta responsabilité tu sais. Elle ne t'apportera que des ennuis comme sa mère. Je parie qu'elle a déjà ouvert les jambes." Comment ose-t-elle insinuer que je suis une pute. Je suis vierge enfin je pense.
- "Marge pas devant Dudley." La reprend Pétunia si elle savait qui est vraiment son fils. Ce dernier est dans le fauteuil et regarde la télévision en s'empiffrant de chips. Marge prend un air gaga.
- "Oh, il est là pour Dudynou chéri."
Je passe ma journée à les servir et un autre défaut de la tante Marge c'est qu'elle boit plus que de raison. Le soir après le repas, elle fait lécher son assiette par son chien. Alors que mon cher cousin d'empiffre comme d'habitude tout en regardant la télévision.
- 'Alors Dudlynou, comment ça va à l'école?" Je suis en train de faire la vaisselle dans la cuisine ouverte sur le salon. Mon cousin ne répond pas, son cerveau étant en train d'être aspiré par la télé réalité.
- "Très bien Marge, tu le connais." Fait fièrement Vernon et même si je suis nulle, mon cousin n'est pas mieux.
- "Et elle?" Questionne Marge en donnant un coup de menton dans ma direction.
- "Elle est nulle, une vraie crétine." Ricane Dudley, tient donc ça, il l'a entendu.
- "Ça ne m'étonne pas. Elle a hérité des gènes déficients de ses parents. Ils sont morts c'est ça?" Je blêmis.
- "Dans le coma et j'espère qu'ils se réveilleront pour nous enlever cette épine du pied." C'est bien la seule chose où nous sommes d'accord.
- "Ils étaient alcoolisés je présume. Sans travail et ivre en conduisant quelle horrible famille." A cause de ses paroles, je fais tomber un couvert par terre. Elle me regarde de son regard vitreux. "Une vraie courge." La colère vrille en moi mais je suis impuissante.
Après avoir tout ranger, je suis prié vivement de monter dans ma chambre et j'en suis ravie. J'aime mes parents, je le sais mais je ne sais pas qui ils sont. Je ne sais pas s'ils étaient alcooliques ou non. J'aimerai savoir. J'aimerai retrouver mon passer. Je souffre de ne pas savoir. Je pensais que mes souvenirs reviendraient progressivement mais rien ne me vient. Je ne veux plus rester ici. Je veux aller voir mes parents ou au moins savoir s'ils vont bien. Je regarde le ciel étoilé pendant un long moment avant de voir un chien de l'autre côté de la rue. Il est assis et on dirait qu'il regarde par ici. Je suis fatiguée, je frotte mes yeux et quand je les ouvre, il n'est plus là. Je vais me coucher en me sentant toujours vide.
Le lendemain, je suis corvée de jardinage et j'ai appris que je détestais les plantes. Mais je n'ai pas le choix, par contre le soleil chauffe beaucoup. Je dois enlever les mauvaises herbes à la main sans gants. Je suis à genoux dans les parterres de fleurs. Je tire sur une herbe et je m'entaille la main.
- "Aie." Je jure en regardant le sang commencé à perler. Le chien d'hier approche. Il est noir et assez gros, je me méfie un peu. "Qu'est-ce que tu veux?" Il me renifle, il n'a pas l'air méchant. "Je n'ai pas à manger. Tu as de la famille le chien?" Je dois vraiment être désespérée pour parler à un animal mais il me regarde en remuant la queue. "Pas de collier. Tu es un peu comme moi alors, sans famille" Je le caresse, cette sensation est familière. "Je crois que j'avais un chien avant. Je n'en sais rien." Il commence à creuser la terre, je ris doucement. "Tu veux m'aider?" Il aboi un coup. "J'irais bien te chercher de l'eau mais je n'ai pas le droit de rentrer avant d'avoir fini." J'essuie la sueur avec le dos de ma main mais je dois avoir la figure toute sale maintenant. "Il faut que je continue."
Le chien est resté couché à côté de moi. Je lui parle, je me sens un peu idiote mais ça me fait du bien. Quand j'ai fini, je me tourne vers lui et le caresse derrière l'oreille. Il se redresse.
- "Il faut que je rentre, je dois préparer le repas pour mon énorme cousin et mon énorme oncle. Je deviens végétarienne vu qu'ils ne me laissent que les légumes. Je crois en plus que je n'aime pas vraiment les légumes mais là, je n'ai pas le choix. Merci d'être resté avec moi, le chien." Il me regarde rentrée quand je ferme la porte ma tante me houspille parce que je suis sale. Je vais prendre ma douche avant de préparer le repas. Ce n'était pas une si mauvaise journée finalement. Le chien m'a tenu compagnie.
Le soir, je n'arrive pas à dormir. Je regarde la carte de la prof, son visage me dit quelque chose. Mais c'est impossible, je vivais loin d'ici et puis elle me l'aurait dit. J'entends du bruit, Dudley a invité ses deux copains à dormir. Je pose la carte dans mon sac, il veut mieux que je sois en forme pour affronter une nouvelle journée d'école. Je ferme les yeux mais je n'ai pas le temps de m'endormir que je sens une main sur ma bouche. J'ouvre les yeux et je vois mon cousin. Je ne comprends d'abord pas puis je sens une main qui me descend mon pantalon de pyjama. J'écarquille les yeux, je donne des coups de pieds mais quelqu'un m'immobilise et Dudley me saisit les bras. Mais il y a un troisième larron et il continue à me déshabiller. C'est un cauchemar, la sensation est comme familière. Je veux mordre, crier, griffer mais ils sont trop fort. Ils mettent tous leurs poids pour me maintenir. Ma respiration s'accélère alors que les larmes coulent. Je ferme les yeux pour au moins ne pas les voir. Mais une rage en moi gronde, explose. Une chaleur me chauffe le visage, j'ouvre les yeux et je suis dehors, dans le jardin, devant moi la maison qui brûle. La belle maison parfaite est maintenant la proie des flammes, les fenêtres explosent et je crois entendre des cris. Un homme apparait à côté de moi, il porte une cape. Il m'en met une sur le dos, je la serre comme par automatisme. Je suis comme en transe, je ne réalise pas. Je ne comprends pas.
- "Beau travail." Me dit-il, je le regarde. "Tu viens?" Il me tend son bras, j'ai confiance en lui.
- "Je viens." Je pose ma main sur son bras.
La minute d'après nous ne sommes plus là.
Voldy est venu à la rescousse mais à quand même laisser Charlie aller au plus fond du gouffre.
Charlie a manqué encore une fois de se faire violer mais il me fallait un truc terrible qu'elle avait manqué de vivre pour qu'elle ait un déclic.
Peut-être que ceux qui trouvait que Mura avait été court penseront la même chose de la partie sur les Dursley mais pour le coup, je n'étais pas très inspirée.
Dans le prochain chapitre on a des nouvelles de Sevy-chou.
Vu que celui-ci est court, je vous posterai peut-être la suite, aujourd'hui ou demain. Le chapitre suivant contient beaucoup d'informations et beaucoup de réponses. On avance, on avance. Et bien sûr cela se passera chez Voldy. A la prochaine.
