Disclamer :
Rien ne m'appartient, à part les idées tordues qui, je l'espère, feront de cette fic une histoire intéressante. La trame de fond (lieux, personnages, termes magiques -sauf les miens !-) est l'entière propriété de Mrs J.K Rowling (la veinarde !), et je ne touche rien pour faire profiter les lecteurs de mon imagination débordante (dommage… é_è).
Hello !
Voici le quatrième et dernier chapitre. Encore un peu de suspense avant d'avoir les explications de cette fichue journée qui n'en finissait plus de se répéter. Mais elles arrivent, enfin !
Je remercie très sincèrement Malicia Malfoy et Orpheana pour les commentaires auxquels je réponds en MP lorsqu'ils sont signés.
Lyriana : oui cette histoire est courte. Je n'ai pas voulu en faire trop pour des faits qui se répètent pour ne pas que mes p'tits lecteurs tombent dans l'ennui ! Merci pour les compliments, ça fait vraiment plaisir !
Guest (anonyme) : « formidable » je sais pas mais au moins conforme à celles plus coutumières de Poudlard, ça oui ! Merci pour ta review !
Elodie29 : Le dénouement c'est maintenant ! Merci pour ton passage !
Bonne lecture…
Chapitre 4 - Jeudi
Harry s'éveilla sans avoir l'impression d'avoir vraiment dormi. Un peu désorienté, il lui fallu plusieurs minutes avant d'avoir les idées claires et, soudain horrifié, il se leva d'un bond dans son lit : le rideau de son baldaquin ondulait sous la caresse d'un courant d'air qui ne pouvait signifier qu'une seule chose.
Son réveil sur sa table de chevet indiquait 7 h 30 et il eut juste le temps d'attraper ses lunettes avant d'entendre Neville se retourner dans son lit.
- Ça ne veut rien dire, pensa Harry pour se rassurer. Neville est souvent le premier à le lever.
Et cette fois encore l'adolescent étourdi fut effectivement le premier à sortir paresseusement de la tiédeur de ses couvertures.
- Trévor ! se rappela Harry dans un murmure. Neville, est-ce que tu sais où est ton crapaud ? demanda-t-il avec angoisse.
- Hein… ? J'en sais rien, moi. Qu'est-ce que tu lui veux ?
- Il n'est pas au pied de ton lit ? s'enquit Harry sans oser regarder par lui-même.
- Euh…non. Ah, il est sur mon armoire, annonça Neville. Trévor, mais qu'est-ce que tu fiches là-haut ? Comment je vais faire, moi, pour te faire descendre… !
- Sers-toi de ta baguette, suggéra Harry en se laissant retomber sur son lit. C'est toi qui as ouvert la fenêtre ?
- Non, c'est moi, répondit Seamus qui se décida à se lever aussi. Je me suis réveillé cette nuit parce que j'avais trop chaud.
Ron et Dean émergèrent à leur tour et Harry consentit enfin à en faire autant. Ron le regardait d'une étrange façon et s'approcha doucement.
- Alors, chuchota-t-il. Tu crois que ça s'est enfin arrêté ?
Mais un large sourire illumina soudain le visage de Harry.
- Je suis presque sûr que c'est le cas. Sinon, tu ne m'aurais pas posé la question… ! fit-il remarquer avec un regard entendu.
Ron se détendit lui aussi et ils préparèrent leurs affaires avant de descendre dans la salle commune.
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Hermione se rua vers les deux garçons lorsqu'elle les vit arriver.
- Tiens, tu n'es pas en train de réviser ? plaisanta Ron en adressant un sourire en coin à Harry.
- Bien sûr que non, s'énerva-t-elle. Figure-toi que j'ai pensé que Harry aurait besoin d'avoir la confirmation le plus tôt possible que le temps se poursuivait normalement. Tu oublies qu'il vient de vivre des épreuves difficiles.
- C'est vrai, excuse-moi, marmonna Ron un peu gêné.
- Bon, apparemment, c'est bel et bien ce qui se passe, confirma Harry qui n'avait vraiment pas envie d'assister à une dispute de plus. Reste à savoir si Dumbledore est rentré sain et sauf, hier…
Les trois adolescents échangèrent un regard inquiet et, d'un même élan, n'attendirent pas plus longtemps pour descendre dans la Grande Salle, bousculant Colin Crivey au passage, qui rechargeait son appareil photo.
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Harry ouvrit la double porte à la volée, ce qui fit sursauter les professeurs interrompus dans leurs conversations par cette irruption soudaine. Dumbledore trônait majestueusement au centre de la table, comme d'habitude, et regardait les trois adolescents par-dessus ses lunettes en demi-lune.
- Hum…euh…, excusez-moi, lâcha Harry, confus, en allant s'asseoir avec Ron et Hermione.
- Tu vois, Harry, lui dit Ron à voix basse, qui se sentait toujours observé. Il ne fallait pas s'inquiéter !
- Ouais, mais ça n'explique pas pourquoi le temps s'est mis à faire des siennes tout à coup, fit-il remarquer en n'osant plus regarder nulle part.
- Je crois que le mieux, c'est d'en parler à Dumbledore, trancha Hermione. Il est sans doute le seul à avoir une explication.
- Qu'est-ce que tu as, Harry ? s'inquiéta Ron en voyant son ami toujours soucieux.
- Ben, je me dis que c'est bien d'avoir réussi à sauver tous ces gens, avoua-t-il. Mais, si j'ai oublié quelque chose à un moment ou à un autre, ça veut aussi dire que, cette fois, il n'y aura plus de retour en arrière possible et qu'on devra faire avec…
Ron était sans voix et Hermione se mit à réfléchir tandis que la Grande Salle se remplissait peu à peu.
- Non. Je crois que si la journée s'est répétée, c'est justement parce qu'il manquait un point important à chaque fois, déduisit-elle en secouant la tête.
- Au fait, Harry, lâcha Ron soudain livide. Tu ne m'as jamais dit si mon père et Percy s'en étaient sortis la première…enfin, les deux premières fois ?
Harry en avala son jus de citrouille de travers et, pour couronner le tout, il aperçut Fred, George et Ginny qui venaient les rejoindre. Jusqu'à présent, il avait toujours réussi à échapper à cette question qu'il avait tant redouté de devoir entendre un jour et se dit que, finalement, c'était peut-être une bonne chose qu'il ait avalé de travers car cela lui évitait d'avoir à affronter le regard de Ron.
- Oui, Ron, mentit Harry d'une voix tremblante en essayant de reprendre son souffle. Ils ont réussi à s'en tirer…
- Et bien, Potter ! Tu ne vas quand même pas mourir étouffé ! plaisanta Fred en s'asseyant à ses côtés. Avoue que ce serait bête quand même !
- Le célèbre Harry Potter, déclama George d'un ton solennel en posant une main sur sa poitrine. Celui qui a survécu, a bêtement succombé au terrible assaut d'un simple morceau de toast.
Ginny étouffa un rire et Hermione regarda Harry en fronçant les sourcils. Avait-elle compris qu'il avait menti ?
Pour ne pas avoir à revenir sur le sujet, Harry continua à rire avec les jumeaux en leur annonçant qu'il s'agissait en fait de jus de citrouille et non d'un morceau de toast. Ron, lui, semblait ne rien avoir remarqué et se laissa aller à participer aux plaisanteries de ses frères.
Mais la fin du petit déjeuner ramena bien vite Harry, Ron et Hermione à la réalité et Harry décida d'aller voir Dumbledore sans attendre.
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- Dites au professeur Chourave que je dois aller voir le directeur, leur demanda Harry en laissant ses deux amis dans le hall du château. Après tout, je ne vais rien manquer, et je peux même dire que je suis passé maître dans l'art de tailler des saules cogneurs…, plaisanta-t-il sans toutefois parvenir à leur adresser autre chose qu'un sourire un peu coincé.
Ron et Hermione acquiescèrent et Harry se dirigea vers le bureau du directeur qui était sorti de la Grande Salle quelques minutes plus tôt.
Arrivé devant la gargouille de pierre, il ne put s'empêcher de prendre une profonde inspiration. Il allait devoir raconter une nouvelle fois son histoire et espérait de tout son cœur que le vieil homme pourrait lui apporter des réponses.
- Entrez, entendit-il après avoir frappé à la porte du bureau. Harry ? s'étonna Dumbledore en se redressant sur le dossier de son fauteuil. Tu as besoin de me voir ?
- Oui, professeur, confirma l'adolescent en s'asseyant sur la chaise que le vieil homme venait de désigner. J'ai quelque chose d'important à vous dire, mais avant, je voudrais savoir ce qui s'est passé hier, au ministère.
Dumbledore croisa ses mains sur son ventre et regarda Harry un long moment avec gravité.
- Le professeur McGonagall m'a laissé entendre que tu en savais déjà beaucoup sur cet évènement, confia-t-il avec une étrange expression.
Etait-ce un mince sourire que Harry venait de percevoir sur le visage usé du directeur ?
- Et j'ai compris que seul quelqu'un ayant eu une implication directe avec le fait que le ministère ait été prévenu à temps pouvait être au courant de cette affaire, puisque nous avons tout fait pour la garder secrète, poursuivit-il en sondant Harry par-dessus ses lunettes.
- C'est effectivement moi qui les ai prévenus, avoua Harry avec franchise. Mais j'ai besoin de savoir pourquoi j'ai été en mesure de le faire. En fait, c'est comme si je n'avais pas vraiment réussi car une attaque a bien eu lieu et de nombreux sorciers ont péris, mais il s'est produit un phénomène étrange que je ne m'explique pas. Après la première attaque, la journée s'est répétée à nouveau. J'étais apparemment le seul à m'en rendre compte et j'ai aussi fini par comprendre que je pouvais agir sur les évènements. Je suis parvenu à en modifier quelques-uns la première fois, mais pas suffisamment pour épargner autant de vies que je l'aurais voulu. Par chance, j'ai pu revivre cette journée et en améliorer un peu plus l'aboutissement. Et puis je l'ai vécue à nouveau pour en arriver à celle qui s'est réellement produite hier.
- Je crois que je vais pouvoir t'en donner l'explication, le rassura Dumbledore avec un sourire plus appuyé, cette fois. Mais il me manque pas mal d'éléments à moi aussi et je voudrais que tu reviennes en détail sur ce qui s'est passé exactement.
Harry prit une profonde inspiration et commença son récit. Il revint sur chaque point des trois jours qu'il venait de vivre en essayant de ne rien omettre. Dumbledore l'écoutait attentivement sans l'interrompre et Harry décela une lueur de fierté à plusieurs reprises dans son regard. Parfois, il paraissait inquiet mais jamais vraiment surpris de la tournure qu'avaient pris les évènements, comme s'il s'attendait à ce qu'ils se déroulent ainsi.
- Donc, tu as vécu cette journée trois fois en tout, conclut Dumbledore dans un murmure en se penchant sur son bureau. Je dois avouer que j'étais un peu inquiet car l'avenir du monde de la Magie reposait sur nos seules épaules, Harry. Et je suis fier que ce soit toi qui m'aies secondé dans cette épreuve.
Harry fronça les sourcils. Il ne comprenait pas quel rôle avait bien pu jouer Dumbledore puisqu'il était mort la première journée.
- Vois-tu, Harry, se lança alors Dumbledore. Je suis plus où moins bien informé des agissements de Voldemort depuis son retour. Ce qui m'a amené à être méfiant lorsque j'ai reçu la première lettre de Cornelius Fudge m'invitant à rejoindre le ministère de toute urgence. J'ai alors décidé de prendre quelques précautions en utilisant un sortilège de Boucle du Temps avant de quitter Poudlard. J'ai donc prononcé l'incantation avant de quitter mon bureau et je n'ai ensuite aucun souvenir de ce qui s'est produit après ça. Je ne sais même pas si je suis arrivé jusqu'au ministère... Bref, j'étais inquiet, certes, mais je restais confiant car c'est un sortilège très puissant qui permet de répéter une période précise à l'infini, jusqu'à ce que quelqu'un comprenne qu'il lui est possible d'en changer les faits.
- Mais dans ce cas, s'étonna Harry. Pourquoi s'est-elle répétée trois fois ? J'ai réussi à la modifier dès le premier jour…
- Oui, mais ta mission n'était pas complète, Harry, expliqua Dumbledore avec douceur. Pratiqué au sens le plus pur de la magie, ce sortilège agit tant qu'une solution la plus proche de ce qui peut arriver de mieux ne s'est pas accomplie. Ainsi, tant qu'il restait de trop nombreuses victimes, le temps aurait pu reculer jusqu'à ce que les faits se rapprochent le plus possible de la perfection. Inutile de te dire qu'il peut aussi être utilisé à mauvais escient et que, dans ce cas, les ravages peuvent être considérables…
- Alors Voldemort pourrait s'en servir lui aussi ? s'inquiéta soudain Harry.
- Oh, il l'a fait…, répondit Dumbledore d'un ton las, comme s'il revivait à l'instant ce souvenir douloureux. Lorsqu'il a décidé de prendre le pouvoir il y a très longtemps, il lui a fallu faire une sorte de coup d'éclat qui plongerait rapidement le monde de la Magie dans la terreur. Il était confiant puisqu'il pensait être le seul à bénéficier d'une puissance suffisante pour y parvenir. Et je dois dire qu'il a plutôt bien réussi à cette époque… Quoi qu'il en soit, je l'ai pris à son propre piège et j'ai moi-même utilisé ce sortilège pour rétablir un certain ordre. Cela a été un combat terrible que nous nous sommes livrés, mais nous avons aussi compris qu'aucun de nous ne pouvait gagner et nous avons fini par capituler avec de nombreuses pertes dans les deux camps.
Harry était abasourdi. Ainsi donc Dumbledore avait déjà affronté Voldemort d'une certaine manière !
- Rassure-toi, poursuivit le vieil homme presque sur le ton de la plaisanterie. Il n'est pas prêt de renouveler l'expérience, et je dois avouer que moi non plus… !
- Mais vous ne croyez pas qu'il s'est rendu compte que le sortilège été utilisé cette fois aussi ? demanda Harry qui redoutait soudain une riposte de la part du Seigneur des Ténèbres.
- Oh, si ! assura Dumbledore. Mais il ne fera rien, car il sait maintenant que nous sommes deux puissants sorciers à lutter contre lui, fit-il remarquer avec une lueur malicieuse dans les yeux. Et crois-moi, Harry, il en a pleinement conscience sinon, il n'aurait pas hésité à t'empêcher d'agir trois jours de suite…
Harry ne se sentait pas si puissant que ça tout à coup, car il réalisa soudain qu'il aurait pu se trouver face à Voldemort une nouvelle fois.
- Il doit être dans une rage folle, lâcha Harry d'une voix à peine audible.
Dumbledore se contenta de baisser un peu plus la tête d'un air entendu pour montrer qu'il partageait entièrement son point de vue, mais s'abstint d'ajouter quoi que ce soit.
- Je crois que tu devrais rejoindre tes camarades à présent, suggéra Dumbledore au bout d'un moment, comprenant que Harry avait besoin de réfléchir et d'accepter ce qu'il venait d'entendre. Une fois encore, Harry, je tiens à te féliciter pour le discernement, le courage et la détermination dont tu as su faire preuve pour réussi à sauver des centaines de personnes qui n'auront malheureusement jamais l'occasion de te témoigner leur reconnaissance. Tu comprendras sans doute qu'il vaut mieux laisser toutes ces familles dans l'ignorance de la douleur qui aurait dû être la leur… ?
- Bien sûr, professeur, assura Harry qui revenait peu à peu à la réalité. Oh, mais, c'est que… enfin, Ron et Hermione ont fini par comprendre, quand je leur ai expliqué le troisième jour, et ils vont vouloir savoir eux aussi… ! se souvint soudain Harry.
- Dans ce cas, reprit Dumbledore avec un sourire amusé. Je crois qu'il va falloir faire deux exceptions. Cela dit, si tu as besoin de quelques éclaircissements, ou tout simplement en reparler, n'hésite pas à venir me voir.
Harry acquiesça en silence et se leva. Il se dirigea vers la porte, à nouveau perdu dans ses pensées.
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Harry marchait le long des couloirs déserts sans se soucier de la direction qu'il prenait. En fait, il prit conscience que son habitude des couloirs du château le conduisait tout droit à la tour de Gryffondor lorsqu'il retrouva ses esprits. Puis, il consulta sa montre et grimaça en constatant qu'il avait largement le temps de rejoindre les autres élèves pour le cours de Sortilèges. Et, finalement, il changea de direction et partit vers la volière.
C'était un endroit calme où il avait déjà apprécié de se retrouver seul par le passé, et il y avait Hedwige et son sale caractère que Harry avait parfois du mal à comprendre. Il irait se faire pardonner le manque d'attention dont la chouette s'était offusquée la dernière fois qu'il l'avait vue. Oui, c'est ça, se décida Harry. Il préférait aller passer une heure à la volière plutôt que d'aller assister à des cours qu'il avait pourtant tant espéré voir venir il y a quelques jours…
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A l'heure du déjeuner, Harry entraîna Ron et Hermione dans la classe vide qu'ils avaient utilisée pour s'entraîner, lorsqu'ils étaient en quatrième année, à l'occasion du Tournoi des Trois Sorciers. Les deux adolescents passèrent plus d'une heure à écouter Harry expliquer comment il avait été possible à Dumbledore d'arrêter le cours du temps et les conséquences que la première utilisation du sortilège avait eue sur le monde de la Magie au temps du règne de Voldemort.
Ils en étaient restés sans voix tout comme Harry l'avait été en entendant cette révélation. Puis, ils étaient retournés à leurs cours et le reste de la journée s'était ensuite déroulé comme cela avait tant de fois été le cas à Poudlard. C'est-à-dire dans la joie, la bonne humeur et l'amitié qui unissait les étudiants du collège.
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Harry s'endormit le soir, d'un sommeil sans rêves et sans se soucier du lendemain.
_FIN_
Un énorme merci à toutes celles et ceux qui m'auront lue jusqu'au bout. Si vous passez dans le coin, même après la parution de ce dernier chapitre, je répondrai à vos commentaires bien volontiers (tout au moins ceux qui sont signés). Du coup, je remercie d'avance tous les p'tits anonymes qui passeront par là.
Bises à tous…
Volderine
