Chapitre 4 en ligne !


2ème jour à Washington

La main de Jo se referme sur le biceps de Dean et, en une légère pression, l'élu comprend qu'il est temps qu'il se réveille. Il ouvre les yeux, la salue et s'étire tout en se levant. Il observe Jo embrasser Charlie et il tourne aussitôt le visage vers son frère qui continue de dormir. Il le secoue doucement et s'apprête à faire de même sur Ash. Le gros dormeur de la bande. Pourtant, lorsque Dean l'effleure, il ne rechigne pas et se lève quelques secondes plus tard en baillant. La fin du monde n'apporte pas de répit. Bobby est déjà entrain de remplir les sacs sur la table. Sam l'aide.

- Topo, les filles ! ordonne Dean en se plaçant devant la vitre, les yeux rivés sur l'hôpital.

- L'homme en trench d'hier est sorti à pied avec un homme châtain. Ils étaient armés d'armes blanches, j'ai pas vu d'armes à feu. répond Jo en suivant le regard de Dean.

- Autrement, nous avons vu un vieux avec les cheveux blancs-gris en costard sortir avec un homme jeune et une belle rousse toute pimpante, la grosse blague. continue Charlie.

- Ils faisaient quoi ?

- Aucune idée, ils sont sortis cinq minutes et ils sont retournés dans le bâtiment. assure Charlie dans un haussement d'épaule.

Dean hoche la tête et se tourne entièrement vers ses acolytes.

- Ton avis, Bobby.

- J'suis pas rassuré, des morts comme barrière, ça m'donne pas envie de partager mes journées avec eux.

- Ils font avec les moyens du bord, Bobby ! réplique Sam en levant les bras.

- Ouais, bah, Dean me demande mon avis, j'pense que c'est une mauvaise idée. On devrait rebrousser chemin et se démerder nous même.

Sam gigote sur sa chaise mais ne dit aucun mot, ses yeux fixant son frère.

- Ash ?

- Kévin et Linda m'ont fait bonne impression et puis, on est là maintenant, autant y jeter un coup d'oeil.

- Charlie ?

- Je suis du même avis que Ash, on y va et si ça pue, on s'barre.

- Jo ?

Cette dernière se mord la lèvre en jetant un oeil vers sa conjointe avant de reporter son attention sur Dean.

- Je ne suis pas rassurée, non plus. Je penche pour qu'on déguerpisse d'ici comme Bobby.

- Sam ?

- Tu sais ce que j'en pense, nous devrions y aller.

Dean soupire et jette un nouveau coup d'oeil derrière son épaule vers le grand bâtiment. Puis, il empoigne son arme à feu et sa machette.

- On y va. En cas de pépin, notre point de ralliement sera ce bâtiment, cette pièce précisément, ok ?

Tout le monde hoche la tête et personne ne remet en question le choix de Dean. Les sacs se remplissent vite et le groupe se retrouve paré pour descendre l'immeuble. Dean longe le couloir, évitant les quelques débris en travers de son chemin, et se retrouve rapidement aux escaliers qu'il descend suivi des autres. Arrivé au rez de chaussé comme annonce le chiffre sur le mur, Dean ouvre la porte et ordonne à Sam, Bobby et Ash de déplacer l'armoire d'hier. Des grognements surgissent, d'un coup, dans la pièce et Dean crispe sa mâchoire. Trois bouffeurs de chairs viennent de faire leur apparition dans un état… indescriptible. Leurs peaux se désintègrent, montrant des organes noircis, leurs yeux sont blancs sans expression mais l'aîné ne s'y intéresse pas. Il empoigne son couteau, Jo et Charlie en font de même, et ils détruisent, ensemble, les créatures, leur lame s'enfonçant dans la matière grise. L'armoire bascule au sol dans un bruit assourdissant et les survivants quittent le lieu. En quelques secondes, ils se retrouvent tous les six dans la rue et courent en direction de l'entrée de l'hôpital. Les grognements des bouffeurs deviennent plus hargneux au fur et à mesure qu'ils s'approchent du portail.

- Ah merde, putain, faut être cinglé quand même. juge Ash en dévisageant un mort à travers les barreaux.

Dean se prépare à ouvrir la barrière quand il remarque un cadena de l'autre côté qui l'empêche de le faire. Il s'acharne sur le portail en métal en maugréant.

- On passe par dessus. décide t'il en s'apercevant que les barres ne bougent pas d'un centimètre.

Il jette son sac par dessus et ordonne à Sam de passer en premier. Celui ci acquiesce et escalade sans difficulté. Charlie le suit ensuite avec l'aide de Dean qui lui fait la courte échelle.

- Merde, dépêchez vous, y'a des bouffeurs qui se ramènent. leur apprend Ash en grimaçant.

Jo est la suivante suivi de Bobby. Dean jette un oeil derrière lui et aperçoit un mort à moins de trois mètres. Il empoigne son couteau et s'approche de lui. La lame transperce le crâne de sa victime et celle ci retombe mollement à ses pieds.

- Grouille Ash ! hurle Dean en s'attaquant à un nouveau mort.

Ash escalade la façade tel un singe et se laisse retomber à côté d'un bouffeur attaché. Dean entreprend de le suivre mais son pied se retrouve agrippé par un mort. Il essaye de se débattre, gesticule de toutes les manières possibles pour s'en défaire, mais plusieurs doigts s'enroulent autour de sa cheville. Pour la première fois, depuis que le monde bascule, il se sent oppressé, déstabilisé et il a peur. Pas de la mort, non, mais de mourir en laissant "sa famille", mordu bêtement. Un coup de feu retentit et les mains commencent à se desserrer de son corps. Il contracte ses bras et finit par escalader pour terminer par toucher le sol de l'autre côté de la barrière et un soupir de soulagement sort de ses lèvres.

- Ca va, Dean ? Pas de griffures ? demande Sam en se penchant vers lui, les yeux entourés d'une lueur de peur.

- C'est ok, Sammy. T'inquiètes pas, tu risques de m'avoir encore dans tes pattes ! Tu crois quoi ? Que j'te laisse seul dans ce merdier ? lui répond t'il dans un clin d'oeil, heureux d'être sain et sauf.

Dean regarde Bobby qui tient le flingue entre ses gros doigts.

- Merci, Bobby ! Sans toi, j'crois que je serais passé à la casserole ! remercie t'il en le prenant dans ses bras.

- Oh non, tant que je suis là, tu n'as rien à craindre, gamin !

- Tout le monde va bien ? demande Dean en guettant son groupe.

- Putain, c'est toi qui a failli crever et c'est à nous que tu demandes ça ? T'es zinzin, mec ! sourit Ash en lui tapotant le haut du crâne.

Dean répond à son sourire et Charlie et Jo hochent la tête pour répondre à sa question. Dean reprend la marche en boitant un peu, Sam se propose de l'épauler mais Dean rejette sa proposition en passant entre les bouffeurs. Il vient de survivre, ce n'est pas une petite entorse qui va le rendre mauviette.

- Halte ! crie une voix devant eux.

Dean se redresse vivement et observe un homme de son âge, un béret sur le crâne et une barbe courte bien taillée, avec un fusil d'assaut, M-16, dans sa direction. Dean crispe sa mâchoire et stoppe son avancée.

- Et bah, il vous en a fallu de peu ! ricane l'homme en souriant sincèrement.

- Ouaip' mais nous sommes toujours là ! dit Dean confiant.

- C'est ce que je vois. T'as un nom, mon joli ?

- Dean.

- Sympa.

L'homme observe longuement le groupe devant lui avant d'abaisser son arme en direction du sol et il soulève son béret en souriant franchement vers Dean.

- Benny, pour vous servir ! Allez, venez, que je vous présente au patron. ordonne t'il aimablement.

Dean hoche la tête en se mordant la lèvre et il laisse sa troupe passer devant lui. Il les suit et le fameux Benny leur fait un signe de la tête avant de disparaître à son tour. Dean émerge dans une pièce froide et blanche maladive. L'ancien accueil de l'hôpital sert à présent de garde et Dean relève la présence de deux hommes de l'âge de Charlie et de Jo. Ils continuent leur chemin à travers les couloirs et ils repèrent une dizaine de personnes de tout âge dans des chambres qu'ils squattent. Sam les salue au fur et à mesure, Dean se contente de les dévisager, méfiant. Enfin, Benny s'arrête devant un ancien bureau et son regard se tourne vers Dean.

- Zach va vouloir simplement parler au chef, c'est toi, hein, Dean ?

Dean fronce les sourcils et Bobby hoche la tête pour l'intimer d'y aller.

- Ouais, c'est moi.

- Bien, attendez ici, vous autres.

Benny ouvre la porte et Dean le suit en hochant la tête vers ses partenaires. Un homme aux cheveux grisonnants est assis derrière un bureau en marbre, la description de Charlie revient dans sa mémoire, aucun doute qu'il était le vieux de ce matin. Benny ferme la porte et se place à côté d'elle comme un garde du corps.

- Bonjour, bonjour ! Bienvenue à Washington, mon ami ! annonce Zach en levant les bras au ciel.

Dean ne répond pas, ne bouge pas, il le regarde simplement, ne laissant aucun sentiment transparaître sur son visage. Zach soupire et lui présente la chaise en face de lui avec sa main. Dean s'avance mais il ne s'installe pas dessus pour autant.

- Mmmh, curieux. Bah, je suppose que tu es là pour intégrer la confrérie, n'est ce pas ? Nous sommes le seul camp de réfugiés dans ce magnifique patelin qu'est Washington, étonnant, hein ? Allez, assez parlé de moi, quel est ton nom ?

- Dean.

- Intéressant et pas très bavard, hein ?! J'aime les gens qui ne parlent pas beaucoup, ils sont plus efficaces et plus courageux. C'est un sacré avantage avec les temps qui court, tu sais ? Alors, Dean, combien êtes vous ?

- Un certain nombre.

- Ils sont six en le comptant, patron. intervient Benny dans un souffle.

Zach plisse les yeux et son index caresse le bord de ses lèvres.

- Vous venez de quelle région ?

- Du Sud.

- Bon écoutes, Dean, je ne suis pas quelqu'un de patient ni de très… coopératif alors je te suggère de me répondre vite et bien sinon…

- Sinon quoi ? Vous allez me tuer ou me transformer en bouffeurs pour m'accrocher à votre putain de grilles ? s'énerve Dean en haussant le ton.

Zach se lève calmement et pose ses deux paumes sur son bureau.

- "C'est vous qui venez chercher asile ici, n'échanges pas les rôles, mon ami. Les questions, c'est moi qui les pose !" dit il en scrutant le regard du nouvel arrivant. "Bref, aujourd'hui, je suis d'humeur clémente et je vais oublier ce léger...incident. Je vais prendre en compte le fait que tu dois être exténué de ton voyage, je vais te laisser te reposer et un de mes sous-fifres viendra vous faire la conversation. J'espère qu'à ce moment là tu seras plus susceptible d'y répondre, d'accord, Dean ?"

L'intéressé se mord la lèvre tout en continuant à observer l'homme en face de lui.

- J'attends. Une. Réponse.

- On fait comme ça, Zach ! répond l'intéressé dans un sourire carnassier.

- Zachary, mon ami, Zachary. Benny, vas leur montrer leur chambre et amène moi Castiel dès qu'il sera rentré.

Benny hoche la tête et ouvre la porte en laissant passer Dean. Puis, il la referme aussitôt en prenant la direction du couloir de droite, il s'arrête en son centre et dévisage les nouveaux arrivants.

- Ce couloir, c'est pour vous. Une chambre pour deux, c'est mieux. Reposez vous, je viendrais vous chercher pour aller au self dans deux heures.

Bobby et Ash prennent la première porte et s'y insèrent rapidement. Jo et Charlie font de même et, lorsque Sam choisit la leur, Benny stoppe Dean en l'empoignant au bras.

- Ecoutes, Dean, t'as l'air cool et franchement sympa mais si j'peux te donner un conseil, joues pas au con avec Zach où tu vas vite le regretter.

- J'ai pas peur de lui.

- Tu devrais.

Benny tourne les talons en reprenant le chemin inverse, laissant Dean entrer dans sa chambre. La pièce est neutre, sans aucune couleur, et elle comporte simplement une armoire et deux lits simples. Sam est installé sur l'un deux et ses yeux scrutent la pièce. L'aîné prend part à l'observation avant que son cadet ne s'arrête sur lui.

- Alors ? Que t'as dit Zach ? demande t'il en nouant ses doigts entre eux.

- Rien, un de son groupe va venir nous faire la causette.

- Tu le sens comment ?

- Je l'aime pas, ce mec. C'est une pipelette et il a l'air de se prendre la grosse tête, va falloir qu'on se méfie.

Sam hoche la tête et Dean s'allonge sur l'autre lit mis à disposition, son sac posé à ses côtés, en soupirant. "Le mec en trench fait parti de ce groupe.. Putain, rien que ça, ça me donne envie de déguerpir de cette ville. Bon sang, on a trouvé un camp qui semble bien protégé et juste parce qu'un mec me sort par les orifices, je vais reprendre la route ? Soit un mec, merde." divague l'aîné.

- J'irais bien jeter un oeil dans le bâtiment. Je veux être sur que tout est bien calculé, j'veux pas que ça se termine comme à Atlanta. avoue Dean en se redressant.

"Et me renseigner sur la troupe de Bob en même temps, ils devraient être arrivés ici il y a quelques jours. On aurait dû faire la route avec eux" pense t'il en se massant la nuque, fatigué.

- Je t'accompagne.

- Je suis pas rassuré non plus qu'on soit séparé. On devrait être tous dans la même pièce pour dormir.

- Tu as aussi peu foi en ce refuge ?

- J'sais pas, j'aime pas ça, c'est tout.

Sam acquiesce tandis que Dean pénètre dans le couloir. "Zach à l'air de quelqu'un de foncièrement méchant, va falloir que je le tienne à l'oeil."

- Tu veux que je leur dise de venir dans notre chambre ? questionne Sam sur ses talons.

- Non, t'as raison, je m'angoisse peut-être pour que dalle. Allons faire un tour, déjà.

Les deux frères longent les couloirs froids silencieusement. Toutes les portes sont fermées, n'indiquant pas le nombre de personnes présents dans ce camp. Dean est anxieux. Ils se retrouvent dans la hall d'entrée et un homme les dévisage tandis que l'autre hausse un sourcil en s'approchant d'eux.

- Vous devriez être dans vos chambres, qu'est ce que vous faites là ?

L'air hautain de l'homme rend Dean plutôt furax - Il n'est tout de même pas un prisonnier - mais il se contente de le fixer d'un air indifférent.

- Nous faisons le tour des locaux, je m'interroge sur la capacité de l'endroit à nous protéger... durablement.

- Hé, mec, ça fait plus de six mois que nous sommes ici, si il y avait eu une brèche, on l'aurait remarqué.

- Vous n'avez pas mes yeux.. et je visite, c'est tout. Pas besoin d'en faire un drame, hein, mec ?

Dean continue son chemin sans attendre la réponse de l'homme, son frère sur ses talons. Ils entrent dans une grande pièce aussi froide que le couloir. Une dizaine de table est regroupée dans son centre, un comptoir assez long sert de restauration et Dean pense, de suite, à la cuisine de son ancien collègue : grand, sombre et froid. "S'ils servent des hamburgers par contre, j'y reste cloîtré. Ca s'ra toujours mieux que les chambres." Au centre des tables, un groupe de trois personnes y sont installés et bavardent gentiment. Benny, la rousse toute pimpante que Charlie a décrit et Kévin.

- Kévin ? dit Sam, un sourire sur le point d'éclore.

Le Kévin en question sursaute, surpris, mais son sourire s'élargit quand il reconnaît les deux arrivants. Il se lève et se dirige vers eux.

- Bon sang, Dean et Sam ! Je suis bien content de vous revoir.

Il étreint le cadet et sourit simplement pour saluer Dean. Ce dernier hoche la tête ne comprenant pas vraiment l'enthousiasme du garçon. "On l'a vu quinze minutes à peine et il croit que je suis son pote…" Dean jette un regard vers son frère et ses yeux se lèvent vers le plafond. "Et Sam qui le considère comme tel, je suis entouré d'abruti, ma parole." Kévin leur intime de se joindre à eux, Dean compte décliner l'invitation mais son frère en décide autrement et se dirige vers la table. Il n'a pas le choix que de le suivre. "Putain, super la visite."

- Dean, Sam, je vous présente Rowena. Rowena, je te présente les deux garçons qui nous ont déposé pour Anna.

- Mmh. Ravie.

Sam hoche la tête dans un sourire, Dean grimace.

- Justement, Kévin, comment va Anna ?

- Elle se repose, tout va bien. Ma mère s'occupe d'elle.

Benny et Dean se scrutent, s'observent sans tabou jusqu'au moment où Dean estime qu'il en a assez vu. Il s'installe en face de lui laissant son frère faire la discussion copain-copain avec les deux autres.

- As tu entendu parler d'un groupe dont le chef se nomme Bob ?

- Peut-être, pourquoi ?

- Je les connais, ils devaient venir ici.

Benny fronce les yeux puis il enlève son béret, le dépose sur la table et se frotte le visage d'une main en soupirant.

- Nous les avons vu, ouais, mais…

Dean frissonne, le ton qu'emploie Benny n'a rien de rassurant. Son coeur se serre, comprenant parfaitement le sens de ces paroles pourtant, il se force à écouter. Il a besoin de l'entendre à voix haute.

- Castiel et Balthazar y sont en ce moment pour… faire le ménage. Il n'y a qu'un survivant mais il est dans un sale état, Linda s'en occupe. murmure t'il en se pinçant la lèvre inférieure.

- Qu'est ce que tu me dis pas ? soupçonne Dean.

Rowena s'incruste.

- Zach voulait un échange, ils ont refusé et un groupe de rôdeurs leur sont tombés dessus. Castiel et Balth n'ont pas eu le temps d'intervenir. Me regarde pas comme ça, on les connaissait pas ces types, c'était eux ou nous. Ton pote là, Bob, c'était un méchant, il a tiré sur…

- Je m'en balance de ton opinion, sale fouine ! Si Bob a tiré, il avait une putain de raison ! J'sais pas qui vous êtes mais j'vous jure que si vous touchez à un seul cheveux de mon groupe, je vous grille tous au lance flamme ! hurle Dean en se levant précipitamment.

- Mon ami, il serait temps que tu comprennes que le boss ici, c'est moi.

Dean se retourne violemment. Zachary se trouve à l'entrée, une arme de pointe à la main dans sa direction mais Dean s'en fiche d'une guigne à cet instant, ses yeux sont focalisés dans les iris bleus de l'homme en trench à ses côtés.

- Castiel, explique le fonctionnement de notre communauté à ces deux… abrutis. crache Zachary en tenant plus confortablement l'arme entre ses mains.

L'homme en trench se déplace lentement à côté de ce dernier et sa voix s'élève dans une douce mélodie que Dean se surprend à apprécier.

- La communauté à vu le jour grâce à notre persévérance et à nos jugements. Les survivants qui l'atteignent ont le devoir de subvenir à nos besoins et doivent obéir à nos ordres sans discussion. En échange, nous offrons la sécurité, la protection, un abri et de la nourriture. Si ce fonctionnement ne correspond pas à vos attentes, faites demi-tour et retournez dans l'insécurité des rues. Sinon…

- Soyez de fidèles et serviables soldats ! finit Zach en souriant de toutes ses dents.

Dean serre les poings et contracte sa mâchoire. "Un toutou, hein ?" Son cerveau fonctionne à pleins régimes, traduisant chaque mots de gauche à droite.

- "Nous pouvons faire un effort." commence Sam dans un souffle. "Mais nous aimerions d'abord en parler avec notre équipe."

- Et je veux voir le survivant que vous soignez et... ce n'est pas négociable.

Zachary hausse un sourcil, déchiffre le regard qu'envoie le châtain: de la haine, de la rébellion et de l'incompréhension. Il baisse son arme lentement avant de se focaliser sur Castiel.

- Emmène Dean le voir, reste avec lui, ne le lâche pas d'une semelle, Castiel. Tu viendras dans mon bureau, ensuite. Benny, tu te charges du grand élan, je ne veux voir aucun de leur groupe se promener dans notre hôpital.

Sur ces mots, le chauve disparaît tandis que Castiel dévisage l'aîné venir à lui.

- Castiel, alors ? Pas commun, hein ?

- Non. Suivez moi.


Ouh Ouh, et ça y est ! La suite promet d'être rude et le narrateur commence à prendre part activement à l'histoire (J'arrive jamais à écrire que dans la description). Bref, la suite au prochain épisode mes amis !