Bonjour,
Iouf', Chapitre 8 en ligne mes amis (vous avez de la chance, je suis dans les temps Aaaah) !
Encore un chapitre plutôt calme mais je ne garantie pas les prochains aussi peu mouvementés ;).
Place à la lecture, nous nous retrouvons en bas,
7h30 de Détroit : Rockville
Claire a finalement trouvé quelques affaires plus confortables et chauds pour se tenir prête à survivre aux températures froides de l'hiver. Dean et Cas, aussi, par la même occasion. Des bouffeurs de chairs se trouvent à des coins de rue, s'excitant en entendant les trois humains faire leur apparition. Pour autant, aucun ne leur prête de l'attention. Ils sont trop lents et peu nombreux pour être réellement une menace. Les trois vivants passent juste leur chemin, tuant si c'est nécessaire. Dean s'arrête devant une station d'essence mais il rumine très rapidement en se rendant compte qu'elle a fermé bien avant tout ce calvaire. Ils continuent leur route en silence, guettant le moindre signe suspect, des armes de pointes à la main. Puis, au bout d'un moment, le bruit d'un moteur se fait entendre et les trois survivants décident de se planquer derrière un mur en béton, incertains sur la marche à suivre. Un pick up blanc entre dans leur champ de vision et s'arrête pratiquement à leur hauteur. Dean tend l'oreille en entendant des portières s'ouvrir et se refermer.
- On fouille l'armurerie ? demande une voix aiguë.
- Oui, ensuite, on se charge du poste de police à l'entrée de la ville. répond une voix féminine.
Dean se permet de se redresser légèrement pour apercevoir les nouveaux arrivants. Une des femmes a les cheveux courts noirs, dans la trentaine et elle est en tenue de shérif. Tout comme l'autre fille, une petite blonde rondelette qui semble suivre l'âge de la première. Deux shérifs. Puis, Dean aperçoit une jeune fille à côté d'eux, les cheveux longs bruns, un visage d'ange, habillée d'une masse de vêtements. Dean lui donne un peu moins de la vingtaine, seize peut-être. Trois femmes, seules. La question qu'il se pose actuellement est : peux t'il leur faire confiance ? Parce que mine de rien, il s'était bien fait avoir avec la bande de Washington… et d'Atlanta aussi. Il est vrai que, de naturel, il n'offrait pas sa confiance facilement mais encore moins dans le chaos d'aujourd'hui.
- Hé ! Toi, le brun qui nous espionne ! Tu comptes nous mater encore longtemps ou tu te décides de bouger ?
Dean se redresse rapidement, mal à l'aise de s'être fait choper, rougissant un peu et Castiel et Claire se lèvent également sous les regards curieux des trois filles présentes. Puis, la plus âgée décide de faire quelques pas dans leur direction, ses yeux posés sur l'enfant.
- Bonjour, ma jolie. Tu connais bien ces messieurs ? L'un d'eux est ton papa ?
Claire s'accroche à Castiel en secouant la tête pour répondre à la question numéro deux de madame la flic. La blondinette se rapproche de son amie en levant un sourcil.
- Tu les connais bien, n'est ce pas ?
Claire répond en hochant la tête, timide, ne cessant pas de se coller au brun. Ce dernier observe calmement, le bleu océan se posant sur chaque femme présente. Dean estime qu'il est temps d'en apprendre plus sur les trois survivantes.
- Vous n'êtes que toutes les trois ou on peut s'attendre à voir débarquer une élite de poulets ?
- Nous sommes shérifs. Et vous ?
- Nous étions plusieurs, nous ne sommes plus que trois. répond Castiel en posant bien ses mots.
Dean grimace. Bon sang, son ange vient de dévoiler clairement leur vulnérabilité. Bon, elles n'ont pas l'air de tueuses en série mais on ne sait jamais. On n'est jamais trop prudent, n'est ce pas ?
- "Nous ne sommes que trois aussi. Nous avons… eu quelques débordements, il y a quelques semaines." parle la brune en émettant un petit sourire qui se veut convivial. "Je m'appelle Jody. Jody Mills. Shérif de Sioux Falls dans le Dakota du sud.
- Le Dakota ? Ca fait une trotte d'ici. demande curieusement Dean.
Jody balaye ces dires d'une main et la blonde prend la parole.
- Je suis Donna Hanscum, shérif de Stillwater dans le Minnesota. Ca fait une trotte aussi.
- Moi, c'est Alex, la fille adoptive de Jody.
Castiel sourit tout en posant sa main sur la chevelure de la petite blonde.
- Je vous présente Claire, et voici Dean. Quant à moi, c'est Castiel.
Dean grimace à nouveau. Il aurait bien fait les présentations si il était certain que ces filles n'étaient pas des monstres.. Monstres humains, bien sûr. Comme Zach par exemple.
- Bon, et bien, vraiment ravi de vous avoir rencontrer, hein, mais nous allons reprendre la route.
Dean presse le pas en prenant Claire par la main, obligeant son ange à suivre la marche. Cependant, Jody se place devant ce premier, les bras croisés sur sa poitrine.
- Dis donc, tu crois t'en sortir aussi facilement ? C'est toi, le voyeur, je te rappelles.
Dean se mord la lèvre tout en la fusillant du regard. Voyeur ? C'est un bien grand mot. C'était juste de la prudence, de la curiosité peut-être aussi, mais jamais il n'avait voulu jouer les pervers, ah ça, non !
- J'observe, c'est tout, shérif ! Tu veux bien me laisser passer maintenant ? A moins que tu comptes me coffrer pour voyeurisme ?
- Cette éventualité m'a traversé l'esprit mais tu te doutes que nous n'avons plus de postes à disposition.
- Je m'en doutais, ouais.
Puis, étrangement, l'un comme l'autre se met à sourire et l'ambiance devient plus légère, agréable et Dean ne voit plus pourquoi il devrait partir.
- Vous allez où comme ça ? interroge ce dernier en observant Donna donner une sucette à Claire qui la prend avec plaisir.
Une sucette ? Comme si c'était l'un des ingrédients indispensables à la survie… Dean lève les yeux au ciel dans la plus grande discrétion.
- Nulle part, partout. On survit, le temps que les choses se calment.
- Que les choses se calment ? Vous espérez que les bouffeurs meurent raides dans la seconde, peut-être ?
Jody hausse les épaules sans le lâcher du regard.
- Et vous ?
- Détroit. répond Castiel en se plaçant à droite du châtain.
Étrangement, ce dernier ressent une légère lueur de jalousie dans son profond esprit. C'est vrai, quoi, il avait galéré à connaître des détails, d'avoir simplement des réponses quand il avait vu son ange pour la première fois. Et là, là, il déballait sa vie sans problème. Alors pourquoi ne l'avait il pas fait avec lui ?
- On peut vous accompagner à l'armurerie et au poste si vous voulez.
- Des mains supplémentaires ne seront pas de refus. acquiesce Donna dans un sourire.
Les six survivants se dirigent dans l'armurerie, ferment les portes derrière eux et dévalisent le stock d'armes à portée de main. Jody s'apprête d'un lance flamme, Donna d'un fusil à pompe, Alex d'un six coups facile de tir, Castiel penche pour une longue lame blanche étincelante, en plus de son couteau de chasse et de son six coups, Claire se voit prendre une lame facilement empoignable et légère sous le commandement de Dean. Quant à ce dernier, il s'apprête d'un fusil d'assaut avec option silencieux et d'un sniper de dernière génération. Bref, autant dire que si des cadavres ambulants ou des gens mal intentionnés parviennent jusqu'à eux, aucun des six ne donne cher de leur peau. Ils continuent de fouiller, à la recherche de tout objet nécessaire.
- Tu crois que nous devons leur proposer de nous accompagner jusqu'à Détroit ? murmure Cas à l'oreille de Dean derrière le comptoir.
Dean s'écarte un peu, mal à l'aise d'avoir aussi peu d'espace entre eux.
- Tu en penses quoi, toi ? chuchote t'il à son tour.
Castiel se repositionne plus près à nouveau et Dean rougit. Bon sang, pourquoi l'ange se doit il d'être aussi proche ? Les filles ne sont qu'à une bonne vingtaine de mètres devant eux, peu de risques qu'elles surprennent la conversation alors il s'écarte un peu en le fusillant du regard.
- Espace personnel, Cas. J'ai pas besoin de sentir ton souffle sur ma peau pour t'entendre, hein ? fulmine t'il le plus silencieusement possible.
Cas se raidit mais il s'éloigne tout de même d'un pas.
- Désolé.
Ce dernier baisse le visage et époussette sa veste d'hiver. Dean lève les yeux au ciel en émettant un sourire. Peut-être ne s'était il pas trompé finalement, Cas avait peut-être un crush pour lui. Bizarrement, ça le fit sourire. Hé, même pour un hétéro, c'est sympa de se sentir désiré, peu importe le sexe. Tout à fait.
- Et donc ? Tu en penses quoi ? redemande le châtain en scrutant le brun.
- Ah oui. Et bien, elles ne m'ont pas l'air méchantes et puis, il y a l'ado. Je me sentirais mal de savoir qu'elles sont seules dans ce monde alors que nous allons vers un futur espoir de guérison, non ?
- Un espoir de guérison… Ca claque. Mais ouais, je vois ce que tu veux dire. Attendons de rejoindre le poste de police et on prend une décision à ce moment là.
Castiel hoche la tête et s'éloigne rapidement comme si Dean venait de le brûler. Ce dernier lève un sourcil en l'observant. Qu'avait il fait pour qu'il se presse à partir ? Il souffle, soupire mais son esprit cesse de se questionner puisque Claire vient de s'accrocher à son torse.
- Qu'y a t'il, Claire ?
- J'ai entendu ce que vous avez dit. Moi, je les aimes beaucoup ces filles, Jody ressemble à maman, j'aimerais qu'elles nous accompagnent, tonton Dean.
Tonton Dean ? Mignon.
- Nous en parlerons après, d'accord ?
- D'accord.
Le leader embrasse le front de la petite blonde, ses deux mains autour d'elle et il surprend le regard attendri de Castiel et des filles vers lui. Il grogne en repoussant l'enfant en douceur, prend tout son arsenal et se dirige vers l'entrée de l'armurerie.
- Bon, si y'a plus rien à voir, j'propose qu'on se barre.
Il n'attend pas de réponse et ouvre la porte, s'engageant dans la rue. Un visage déformé, des yeux rouges exorbités à la mâchoire difforme, se jette sur lui et des dents claquent l'air juste à côté de sa joue. Ses mains repoussent, au niveau du cou, la créature le plus loin possible de son visage mais la peau se disloque, engloutissant ses doigts dans la chair répugnante. Le bouffeur ne cesse de se débattre pour avoir la possibilité de le mordre, de goûter son sang, s'approchant de plus en plus dangereusement. Dean sent un corps se coller dans son dos, un souffle dans sa nuque et une lame passe au ras de sa joue pour se planter dans l'oeil du cadavre. Puis, le corps, le souffle et la lame disparaissent, le cadavre tombent au sol et Dean laisse un juron passer ses lèvres.
- Ça va, Dean ?
Ce dernier se retourne pour apercevoir le couteau ensanglanté de Cas dans sa main et il se jette dans ses bras, décidément fier de l'avoir à ses côtés.
- Putain, mon pote, deuxième fois que tu me sauves la vie ! Merci, mec.
Il se repousse et se laisse englober dans le bleu océan de son partenaire. Aucun des deux ne pourraient dire combien de temps s'est écoulé mais ce fut la toux de Jody au loin qui leur fait prendre conscience qu'ils ne sont pas seuls. Quand ils se retournent, ils remarquent le sourire de Donna dans leur direction comme si tout venait de s'expliquer.
- Quoi ? demande Dean d'une voix trop rauque pour être innocente.
- Absolument rien. dit elle en levant les mains en l'air toujours avec ce même sourire.
Si le leader n'était pas quelqu'un de foncièrement gentil, il lui aurait refermé cette bouche avec son poing. Au contraire, il snobe juste cette face et s'éclipse, enfin, dans la rue. Jody le suit, grimpe au volant vite suivit des autres et le pick up démarre vers leur prochaine destination.
Lorsqu'ils arrivent au poste de police, ils tuent cinq morts vivants dans des tenues de gendarmes. Puis, ils ferment à l'aide de bout de bois les portes d'entrées principales. Pas que les rôdeurs ouvrent des portes mais des hommes, si. Hors de question qu'ils se fassent surprendre par des gens aussi peu recommandables que Zachary. Dean fait le tour du poste, sur le qui-vive avec Castiel tandis que les quatre filles font le tour des deux bureaux à l'entrée. Les deux survivants hommes aussi sexy que courageux pénètrent dans une pièce anciennement prévu aux délinquants, vu les cages de fer devant eux, et tuent quelques ex-prisonniers. Puis, ils entrent dans les anciens dortoirs et s'extasient devant les douches.
- Tu crois qu'elles fonctionnent encore ? interroge Dean, les yeux pleins d'espoirs.
- Les postes ont généralement un système électrique autonome et probablement un système de filtration d'eau. Si j'arrive à mettre la main dessus, je suis sûre qu'elles pourraient fonctionner. Ils ont leur propre alimentation en propane, l'eau sera chaude. annonce t'il de brut en blanc concentré.
- Hé, mec, comment tu sais tout ça ? demande Dean, abasourdi.
Castiel secoue ses épaules et repart en direction du couloir. Dean reste un moment interdit avant de déposer tout son matos sur un des bancs centré dans la pièce. Puis, il fouille dans les casiers à la recherche de n'importe quoi d'utile. Enfin, au bout d'un moment et d'aucunes découvertes intéressantes, Castiel fait son apparition, tourne le bouton d'une des douches et l'eau se met à couler.
- Putain ! Cas ! T'es mon ange, tu le sais ça ? Mon putain d'ange gardien ! rayonne Dean en infiltrant sa main sous l'eau chaude.
Castiel sourit en faisant de même.
- Je sais pas toi mais moi, je me faufile dedans. apprend t'il en enlevant son haut.
- C'est une invitation, Dean ? interroge l'ange en plissant les yeux.
Dean cesse de déboutonner son jean pour observer son interlocuteur, la bouche entrouverte.
- Qu..Quoi ? Mai..Mais non, Cas. Qu'est ce que tu vas t'imaginer ?
Le rougissement de Dean n'aide pas le brun a comprendre quoi que ce soit. Ce dernier reprend son déshabillage, les doigts quelques peu tremblants. Hé, mec, le type à tes côtés à un faible pour toi, à priori, et toi, tu lui proposes une douche ? Okey, Cas avait toutes les raisons de s'imaginer des trucs mais pas Dean. Bon sang, il est hétéro, les queues, c'est pas pour lui, c'est pas son truc. Il cesse de se poser des questions et entre en caleçon dans un des bloc. Castiel suit le même mouvement, juste à côté de lui. Les deux se laissent bercer par les fines gouttes d'eau tombant mollement sur eux. Ils ne pourraient dire combien de temps s'est écoulé mais ce fut l'arrivée de Claire qui les éloigne du jet.
- Je peux, moi aussi ?
- Bien sûr, ma jolie. Tiens, une serviette propre. Tu veux que Jody la prenne avec toi ?
- Je sais faire une douche toute seule, tonton Dean.
Ce dernier se sèche les cheveux d'une serviette en souriant.
- Je serais plus réconforté en ne te sachant pas toute seule surtout.
- Alors oui, je veux bien être accompagnée.
Dean dépose la serviette et s'éloigne vers l'entrée du poste. Il propose de prendre la relève du guet avec Castiel pendant que les filles profitent d'une bonne douche chaude. Chose qu'elles acceptent avec joie. Quelques minutes plus tard, les deux garçons se retrouvent devant la baie vitrée et picorent des restes de viandes séchées que les filles avaient en stock.
- On se repose ici ce soir et on reprend la route vers Détroit ?
- Je l'envisage, oui. Cette ville est calme et un vrai repos serait mérité.
Castiel hoche la tête avant de tourner son visage vers le châtain, le visage sérieux.
- Dean… Et si il n'y a rien à Détroit ?
- J'espère que si mais si ce n'est pas le cas… On retrouve les autres et on part vers la mer. On se choppe un bateau et on y reste le temps qu'il faut.
Un soupir traverse les lèvres de Castiel mais il cesse de parler, observant simplement les fines gouttes de pluie qui viennent noyer la ville. Il prend une gorgée d'eau, assoiffé, et finit par la tendre au deuxième homme.
- Tu sais, Cas, je te dois la vie. Depuis que je t'ai rencontré, tu ne cesse de me sauver. J'en suis très heureux mais…
- Tu te demandes pourquoi je l'ai fait, n'est ce pas ?
- Tu ne me connais pas et pourtant…
Castiel penche le visage dans sa direction, ses yeux scrutant l'homme à ses côtés.
- Tu es quelqu'un de bien, Dean. Tu penses aux autres, tu as même sauvé Claire alors que rien ne t'y obligeait. Tu as été le seul à penser à elle, endormie, alors que Washington était envahi. J'ai beaucoup de respect pour toi. Tu es un bon leader, tu fais les choix nécessaires à la survie de ton groupe sans penser à toi une seule seconde. J'ai beaucoup d'admiration, Dean.
- Tu es comme ça, toi aussi.
Castiel secoue la tête de gauche à droite.
- Non, Dean. Jusqu'ici, je n'ai fait que suivre les ordres. J'ai dû tuer plutôt que de secourir.
- Si tu fais référence au groupe de Bob, saches que tu n'avais pas le choix.
- Nous avons toujours le choix, Dean. Je n'ai jamais fait les bons.
Dean prend appui sur ses genoux, ses yeux fixés sur le goulot de la bouteille.
- Moi non plus, tu sais. Il y a beaucoup de choses que je regrette, que j'aurais dû faire différemment.
- J'ai confiance en toi, Dean.
Ce dernier rit jaune.
- Tous les gens qui m'ont fait réellement confiance sont morts, Cas. Alors, évite de le faire.
Sur ces mots, il se relève, prend un couteau et déplace quelques bouts de bois qui tiennent la porte.
- Ou tu vas ?
- J'ai besoin d'air.
Dean s'éloigne laissant à Castiel le soin de refermer derrière lui. Puis, il dévale les rues de la ville, à pas rapide, son cerveau à ébullition. Il s'était proclamé leader quand le virus à tuer son père parce que c'était l'aîné de la fratrie et donc, c'était son rôle de veiller au grain. Il avait sauvé son frère, Bobby et Ash. Puis, il avait rencontré Charlie, Jo et Ellen.. Ces deux dernières qu'il n'avait pas pu protéger. Un sourire dénué d'humour se dessine sur son visage. Ellen doit être furax là haut, elle lui avait fait confiance pour sauver sa fille… Elle n'aurait jamais dû confier sa vie à lui, jamais. C'était son mauvais choix. Certes, il avait secouru la petite Claire mais qui a dit qu'elle survivra longtemps avec lui comme chef ? Vu son quota, elle ne durera même pas quelques mois en vie. Dean n'était pas un sauveur mais un homme qui donnait de faux espoir à une population. Rien à voir avec un héros. Un rôdeur passe devant lui et s'approche en tendant ses deux immondes bras. Et si il mourrait là, maintenant ? Cas, Claire et les trois filles survivront sans doute mieux sans lui. Une main s'agrippe à sa veste en cuir et le visage balafré emplit son champ de vision. Il ne mérite pas de vivre, pas après avoir vu son père et ses amis mourir. Il était en parti responsable, de tout, la mort s'acharnait à lui coller aux basques. Une simple morsure et il mourra d'une fièvre, cessant de faire du mal aux autres. Une simple morsure et il oubliera tout, toutes ses déceptions et ses erreurs. Une simple morsure. Douloureuse. Pourtant, alors que le bouffeur ouvre sa gueule béante, Dean transperce son front de sa lame luisante et laisse le corps, enfin sans vie, tomber mollement à ses pieds. Si il meurt, tout de suite, il abandonne son petit Sammy et jamais il ne trahirait sa promesse, la promesse qu'il a faite à son père. Et puis, il y avait Cas dans sa vie à présent. Un homme qui lui a donné sa confiance, qui est prêt à se sacrifier pour lui. Il ne devait pas perdre foi en l'avenir. Détroit était la solution, sa solution. La mort, ce n'était rien, ce serait qu'un moyen de fuir. Et Dean n'était pas un fuyard. Il fait demi-tour, tuant un autre bouffeur à sa gauche. Puis, il repart à grandes enjambées vers le poste. Prêt à reprendre les rennes, sauver les gens, sauver Claire et Cas, se sauver lui-même. Il n'abandonnera pas, jamais.
Et oui, notre petit Dean qui se remet en question dans ce monde de fous.
Verdict pour ce chapitre ?
