Hello lecteurs/lectrices,
Ça y est, je vous publie ce chapitre 10 ! (Toujours dans les temps, je m'aime x))
Bonne lecture,
42ème jour à Détroit: Labo de recherches
Un mois et demi que Dean est enfermé à double tour dans ce foutu laboratoire. Bon, à vrai dire, il est content de ne plus avoir la peur au ventre, de ne plus tirer peu importe que ce soit sur des bouffeurs ou non. Il est tout de même heureux, aussi heureux que l'on peut l'être dans une apocalypse zombie. Il en avait appris un peu plus sur le fameux Garth et, même si c'était le genre à vous taper sur le système H/24, Dean pouvait bien avouer qu'il l'appréciait. Le scientifique avait été le seul à rester dans le bunker quand la situation avait empiré, étant le seul à être justement seul. Sans famille, sans ami pour qui il aurait tout arrêté. Alors quelle a été sa surprise quand la bande de Sammy est arrivé ! Presque 6 mois sans avoir vu âme qui vive, au sens propre. Parce que des cadavres déambuler dans les rues, ça, il en avait vu à foison. Tout ça pour dire que l'arrivée d'une dizaine de personnes l'avait quelque peu motivé.
Ensuite, dans la deuxième semaine, un nouveau petit groupe était apparu dont une grande brune du nom de Lisa avec son petit garçon Ben - un peu plus âgé que Claire -, d'une jeune femme noire aux cheveux frisés noirs corbeaux appelée Cassie et d'un prénommé Raphaël de la même couleur de peau. Plutôt malsain de l'avis de Dean mais Gabriel semblait l'apprécier. Bref, il y avait un sacré groupe de survivants et beaucoup plus de problèmes à régler. Parfois, Dean souhaitait plus que tout retrouver l'insécurité des rues avec son petit groupe du départ. Parce que, merde, des disputes, des bagarres et des insultes fusaient presque tous les jours et l'ex leader était souvent contraint de jouer les arbitres… Palpitant ! Il en était presque à regretter son pouvoir de chef dans ces moments là puisque, évidemment, l'arrivée d'intrus changeait grandement la donne et chacun voulait contrôler le groupe. Soit, le Labo était dans un état chaotique.
Du côté de Dean, et bien…, ça avait merdé les semaines suivantes. Tout d'abord, l'enfermement emmenait à passer son temps avec les mêmes personnes tous les jours et, étrangement, ce n'était ni avec son frère ou son groupe d'antan avec qui il passait ses journées. C'était avec son sauveur, Castiel, quand celui-ci ne travaillait pas avec Garth - Parce que, bien sûr, Monsieur avait aussi fait des études de biologie. Bref, il passait matin, midi et soir en sa compagnie et il aimait être avec lui. Et cette découverte des plus impressionnantes l'avait perturbé. Alors il s'était dit que le seul moyen pour éviter de ressentir ce genre de sentiments était de faire ce qu'il a toujours fait: s'abandonner dans les bras d'une femme. Quelle n'a pas été son malheur de le faire avec Lisa et… Cassie ! Ces femmes - Soit disant qu'elles se fichaient qu'il passe de l'une à l'autre - étaient devenues de vraies pots de colle. Elles espéraient que Dean change de comportement et devienne le charmant petit copain qui les protégerait de toutes ces merdes. D'accord, l'apocalypse changeait des personnes mais, sérieusement ? Parce que le monde partait en sucette, Dean se serait dit "Oh, tiens, et si j'épousais une femme, lui ferais des enfants, achèterais une maison et j'achèterais pleins de jolis petits chiens" ? A l'évidence, non, Dean était encore plus dans l'optique inverse. Et même si c'était le cas, il ne l'envisageait absolument pas avec ce genre de demoiselles. Donc oui, depuis un mois, Dean était perdu.
Et encore, évidemment qu'il avait fait une boulette avec les filles, puisque, forcément, Cas avait décidé de passer plus de temps avec Garth qu'avec lui. Vraiment génial !
Il grimace en passant justement que cette journée allait être aussi catastrophique que les autres. Lisa ou Cassie allaient vouloir le coller, Cas sera déjà parti faire des recherches avec Garth et il savait qu'il allait autant se faire chier que les autres jours dans ce bunker de merde.
- Mauvaise nuit, frérot ?
Il grogne plus qu'il ne répond et part en direction de la cafétéria. Déjà bondée en ce début de matinée. Bon commencement, Castiel est installé sur une des tables du réfectoire, seul. Dean se dépêche de se servir une tasse de café et court presque dans sa direction.
- Hey, Cas !
- Hello, Dean.
Ils se sourient et ce dernier s'installe en face de lui.
- Qu'as tu prévu, aujourd'hui ?
- Je pensais mettre en symbiose les parti… euh… Aider Garth. Et toi ?
- Je… Tu… Ça te dit pas une partie de billard ?.. Ou juste qu'on se pose dans la biblio pour que tu lises un bouquin ou…
- Dean… Ne rends pas les choses plus compliquées, s'il te plaît.
Le susnommé se mord énergiquement la lèvre. Il voit parfaitement ce que sous entend son ange et, bon sang, qu'est ce qu'il avait merdé. Il ne sait absolument pas comment se faire pardonner.
- Cas, j'aimerais.. Je veux juste..
- Moi, je ne veux pas.
Castiel lui fait un sourire attendrissant mais ses yeux révèlent de la tristesse et il se lève en évitant de noyer ses iris dans ceux de Dean. Ce dernier l'observe quitter le réfectoire et un soupir sort de sa bouche.
- Tu sais, man, il est jamais trop tard pour changer d'bord !
Dean avale de travers, recrache le liquide noire, tousse, inspire et expire avant de jeter un œil à sa gauche où Ash attend patiemment qu'il reprenne des couleurs.
- Qu'est… Qu'est c'que tu vas t'imaginer, Ash ?!
- Hé ! Ça fait un moment qu'on s'connait mon pote et j'vois bien les regards qui s'échangent entre vous, j'suis pas idiot, hein ?!
L'homme aux cheveux longs s'installe à ses côtés en déposant une bière devant l'ex leader tout en la montrant du menton.
- Une bonne bière, voilà ce qu'y remet les idées en place.
- Je… Je suis pas gay, Ash.
Étrangement, quand ces mots sortent de sa bouche, ils n'ont pas vraiment de sens et il s'en rend compte. Oh merde, voilà que le virus se propage dans son cerveau.
- J'sais pas, mec, Cas n'est pas un homme mais un putain d'emplumé, non ? Ça change tout, tu crois pas ?
Il grimace. Pas parce que ce que dit Ash est stupide mais parce qu'il n'y a que lui qui peut le considérer comme tel. C'est son ange à lui, a personne d'autre. Il grogne un "peut-être" avant d'avaler une grosse gorgée de binouze.
- Cassie te cherchait ce matin.
- Raaah, non, pas elle. Elle me voulait quoi ?
Dean tient le goulot de la bouteille d'une façon totalement détendue alors que non, il était tout sauf ça. Principalement énervé d'avoir perdu le seul lien qui l'unissait à son Cas. Il finit sa bouteille d'une traite, se lève et court en direction des escaliers n'attendant pas de réponse de son partenaire. Il fallait qu'il crève l'abcès avec Castiel, il voulait le retrouver comme avant. Malheureusement, les portes menant aux sous-sol de recherches sont fermées, impossible d'y pénétrer. Il crie un prénom en observant par le hublot d'une des portes mais aucune âme qui vive. Il réitère, frappe sa paume contre le portant tout en hurlant le prénom qui l'obsède.
- S'te plaît, Cas ! Faut.. Faut qu'on parle.
Une tête apparaît et Dean sourit. Il allait s'expliquer, se trouver des excuses bidons en sa faveur et ils iront tous les deux se faire une petite séance de billard comme dans leur première semaine. Il est serein quand Castiel ouvre à demi la porte en plissant les yeux.
- Dean… Je travaille.
- J'veux juste que tu m'écoutes ! Ils vont pas s'barrer tes recherches !
Castiel soupire mais il s'extrait de la zone de recherche pour se planter devant Dean, les bras croisés comme pour se protéger.
- Je t'écoutes.
L'ex leader se masse la nuque, devenu soudainement mal à l'aise devant le regard océan de son partenaire. Ses yeux l'avaient toujours fasciné et, pourtant, à cet instant, il ne désirait qu'une chose: que Cas pose son regard n'importe où sauf sur lui.
- J'ai… J'ai merdé, j'te l'accorde. Tu sais, j'avais besoin de prendre mes distances. De toi, du groupe. C'est d'venu chaotique depuis qu'on reste enfermé dans ce foutu bunker. Mais j'aimerais.. J'veux juste qu'on repasse un peu de temps ensemble.
Il souffle après sa tirade, son visage figé vers le bas. Comment dire à l'homme devant soi que c'est lui qu'on espère trouver dans ses bras au réveil ? Qu'on souhaite plus que tout partager autre chose qu'un jeu de boules ? Bon sang, ouais, Dean est tombé amoureux de cet ange. Un ange qui l'avait sauvé plus d'une fois, qui avait su lire en lui dans les pires instants comme les meilleurs. Comme si ce mec était son âme sœur, et dieu qu'il n'y avait jamais cru à ce délire. Avant. Parce que maintenant, cette révélation était totalement plausible.
- Tu n'as pas besoin de te justifier pour ton comportement, Dean. Tu fais ce que tu as envie de faire, je ne veux juste pas être le pot de rechange.
Le pot de rechange ? Dean lève les yeux, un sourcil relevé.
- Tu n'es pas un pot… de rechange, Cas. J'voulais pas te blesser, j'ai pas...
Un hurlement et un coup de feu les font sursauter et Garth apparaît en trombe.
- C'était quoi ?
Dean ne laisse pas le temps à Castiel de lui répondre qu'il l'empoigne par le bras pour grimper les escaliers vers le rez de chaussé où des voix s'en élèvent, des hurlements plus précisément. Qu'est ce que ça voulait dire ? Des coups de feu ? Dans un bunker ultra sécurisé ? Quand ses pas s'arrêtent devant les portes en verre habituellement couvertes par les volets roulants, sa peur vient titiller son être. Pourquoi les portes sont grandes ouvertes sur l'extérieur ? Pourquoi son frère, Benny, Balth, Gaby et Bobby sont armés derrière les battants ?
- Qu'est ce...
Dean n'a pas le temps de finir sa phrase qu'une rafale de plombs percute l'air à sa gauche. Il se laisse tomber au sol en entraînant son ange. Son bras trouve sa place contre le dos de son partenaire et son torse se place sur ce dernier. A son tour de le protéger, rien n'arrivera à son sauveur. Hors de question.
- Bouge pas, Cas.
Son souffle caresse la nuque de ce dernier. Dean lève les yeux pour les fixer vers son frère qui beugle des ordres vers Gabriel.
- Sam !
L'interpellé se retourne vers lui et se penche un peu.
- Un groupe de survivants vient d'arriver mais…
- Comme tu peux l'voir, y sont pas très chaleureux ! continue Benny en pointant son arme vers l'extérieur et en tirant deux balles.
Dean jette un coup d'œil par la porte en face de lui mais il ne voit que des bouffeurs se diriger vers eux. Le bruit les avait attiré, merde. Il resserre son étreinte sur Cas, heureux de sentir sa présence. Cette position lui donne des idées peu recommandables et… et ce n'était surtout pas le moment de laisser ses esprits se tourner vers leur rapprochement. Rapprochement d'un mec qui sauve juste la vie de l'autre, rien d'autre.
- Ils sont où ? Pourquoi vous fermez pas les portes ?
- Parce qu'ils ont détruit notre système électrique, plus rien ne fonctionne ! lui apprend Sam en visant un bouffeur.
Evidemment ! Pourquoi tout partait en cacahuète ? Ils ne pouvaient pas avoir plus de deux mois de détente dans cet enfer ?
- Garth, va prévenir tout le monde à l'intérieur. Il va falloir se barrer de ce bunker, nous ne sommes plus en sécurité et vu le bordel des connards dehors, on va se faire envahir par une centaine de rôdeurs.
Dean entend Garth se lever et disparaître dans les escaliers. Dean se sent reprendre les rennes, principalement dû au fait que toute la troupe l'observe en attendant ses ordres.
- Sammy et Gabriel, vous nettoyez le périmètre des rôdeurs. Benny et Balth, vous visez les salopards à l'extérieur. Bobby, tu vas nous ouvrir la voie. Cas et moi, on part chercher deux véhicules à mettre devant.
Dean regarde son sauveur pour confirmation de ses dires. Ce dernier hoche la tête en posant sa main sur l'avant bras de Dean. De légers frissons marquent sa peau mais le moment n'est pas choisi pour l'apprécier à sa juste valeur. Les autres prennent place et fusillent selon les ordres. Puis, Dean et Cas se lèvent dans le même temps et courent en direction d'un parterre de fleurs pour se coucher derrière. Des balles filtrent l'air autour d'eux. Leur souffle est irrégulier, leur sang pulse dans leurs veines et leur cœur palpite frénétiquement.
- Je suis désolé, Cas.
- De quoi ? De m'embarquer dans ton plan ou de ton attitude des derniers jours ?
- Les deux ?
- Tu es pardonné, Dean. Je ne t'en ai jamais voulu, tu sais.
Dean allait répliquer mais Bobby leur donne le feu vert pour circuler jusqu'à deux véhicules militaires garés à quelques mètres d'eux. Véhicules qui devaient appartenir à des personnes censées secourir la population. Dean savait ce qu'ils étaient devenus pour la plupart, certains des rôdeurs portaient la tenue spécifique. Ils se lèvent et leurs jambes parcourent les mètres qui les séparent des deux pick up. Dean ouvre la portière, fixée sur sa mission d'embarquer ce moyen de transport vers l'entrée du labo, il ne perçoit donc pas le mouvement à sa gauche. Une main se jette sur sa nuque et l'envoie au sol rapidement. Une poigne d'enfer ce type.
- Tu comptes aller où mon beau ? susurre une voix rauque à son oreille.
Il ouvre les yeux en reprenant conscience et observe un homme plus petit que lui, un peu rond, diriger une arme vers sa tempe. Il crispe sa mâchoire et, automatiquement, il recherche Cas. Un coup d'œil derrière son épaule et il remarque que son ange est dans la même posture que lui sauf que son bourreau est une femme rousse. Ils s'observent longuement avant que Dean reporte son attention sur son tortionnaire.
- C'est quoi ton p'tit nom ?
- Si j'te le dis, tu vires ton arme ?
Un sourire carnassier se dessine sur les lèvres de son bourreau et il resserre sa poigne sur le pistolet.
- Moi, c'est Crowley, le futur roi de cet enfer et je serais ravi de t'avoir à ma table ronde, tu m'as l'air costaud en plus d'être beau gosse.
- Le futur roi de l'enfer, Crowley ? Il faudra me tuer pour que tu le sois.
La voix venait de la gauche de Dean et elle était mielleuse. Un coup d'œil et il remarque un homme d'âge mûr élancés aux cheveux courts. Un jeu de regard se fait entre eux et l'homme sourit.
- Je suis Lucifer, lui-même ! En chair et en os ! Alors, alors… Tu comptais me voler ce véhicule ?
Lucifer ? D'accord, ce mec était taré, aucun doute là dessus.
- J'peux vous le laisser et en prendre un autre.
Le fameux Lucifer balance son index de gauche à droite.
- Tout ce qu'y se trouve sur Terre m'appartient alors lui ou un autre, tu me voles.
Vraiment taré. Dean bouge ses pupilles pour apercevoir Castiel en pleine discussion avec la rousse. Lucifer suit son regard.
- Elle, c'est Abaddon. C'est pas vraiment une gentille fille, je ne l'apprécie même pas mais elle obéit avec précision contrairement à cet abruti.
Il vient de se mettre accroupi et tripote les cheveux châtains de Dean comme si il câlinait un clébard. Voilà que ce dernier se mord l'intérieur de sa joue pour ne pas balancer son poing vers cet inconnu, geste qu'il se refuse vu l'arme pointé sur son crâne.
- Tes amis sont pas très compréhensifs, tu sais ?
Il caresse le menton de Dean de son pouce tout en souriant.
- Nous leur avons ordonné de quitter ce bâtiment parce que, hé, je suis Lucifer et ce labo m'appartient !
- Vous allez en faire quoi ? J'suis pas sûr qu'un remède contre le virus soit l'une de vos priorités.
Ses mains se posent sur son torse et il semble en admirer le chef d'oeuvre, laissant ses doigts caresser les muscles dessinés.
- En plus d'être bien bâti, voilà que tu sembles être intelligent ! En effet, nous voulons voir ce remède disparaître. Ne me regarde pas avec des yeux de chiens battus ! La vie est belle !
- La vie est belle ? T'as d'la merde dans les yeux, mon pote !
Une petite tape sur le haut de son front se fait sentir tandis que Lucifer se relève et part en direction de Cas. S'ils lui font du mal, Dean ne répond plus de rien.
- Détends toi, chéri ! On va pas faire de mal à ton mec, pour le moment. C'est comment ? De baiser un mec ? dit il en collant le canon sur son front.
Dean n'écoute pas vraiment, concentré sur l'échange qui se situe à quelques pas de lui. La rousse se tient droite, l'arme pointée dans le dos de son ange alors que Lucifer embrasse du regard le corps de ce dernier. Le leader serre son poing, il n'y a que lui qui peut admirer Cas de cette façon, surtout pas un malade.
- Hé, Mowgli, tu comptes jouer le muet ? J't'assure que j'suis vraiment curieux de savoir c'que ça fait d'avoir une queue dans le cul. A moins que c'est lui qui écarte les pattes ?
Bon, Dean est furax. Premièrement, à cause de ce trou du cul de Crowley qui ose prononcer le nom de son ange. Deuxièmement, parce que Lucifer vient d'enlever le tee-shirt de son Cas et qu'il pointe une lame de couteau sur son abdomen. Il allait les étriper, les torturer et les donner à bouffer aux rôdeurs. Dean ne réfléchit pas plus et envoie son poing dans le ventre de Crowley. Ce dernier, surpris, lâche son arme que ce premier empoigne avant de le tendre vers Lucifer.
- Ose faire un seul geste, Crowley, et ton patron, je le flingues !
A cet instant, il ne pourrait dire ce qu'il se passe dans la caboche de ce futur roi mais il peut apercevoir son cerveau en ébullition. Un geste, un seul geste et il tire. Pourtant, il presse la détente alors que Crowley n'a fait aucun mouvement. Il tire parce que la lame que tient fermement Lucifer vient de s'enfoncer dans le ventre de son Cas et il n'avait pas à réfléchir. Il l'avait dit, il ne répondrait de rien si son ange était blessé. Un deuxième coup de feu retentit et Abaddon se voit désarmé. La suite des événements se passe à une vitesse infernale, Crowley s'enfuit, Abaddon soulève Lucifer qui vient de s'écraser au sol alors que Dean se jette sur Castiel pour l'étendre sur le bitume, ses yeux fixés sur le manche, la lame encastrée à l'intérieur de son corps. Il se lève rapidement et hurle en direction du labo avant de revenir vers le corps étendu.
- Tu vas t'en sortir, Cas ! dit il en enlevant son haut pour éponger le sang qui goutte de la plaie.
- Tu.. Tu crois ? J'ai l'air en très mauvaise..posture, Dean.
Dean repousse ses mains en se concentrant sur la lame. L'enlever ? La laisser ? Merde, c'était pas lui le médecin de la troupe !
- Dean..Dean.. Je..Tu avais raison.
- Chut, Cas. Garde tes forces !
Un filet de sang sort de sa bouche alors qu'il tousse.
- J'ai..détesté te voir avec elles.. J'aurais tellement.. souhaité..être à leur place..
- S'il te plaît, Cas ! Tais toi !
Il n'aurait pas pu compter le nombre de battements de cœurs à la minute qui pulse dans sa poitrine mais ces mots, il aurait aimé les entendre, ailleurs, dans d'autres circonstances. Parce que là, à cet instant, Dean avait l'impression d'entendre les confessions d'un mourant et ce n'était pas envisageable. Castiel ne pouvait pas mourir.
J'ai eu énormément de mal à sortir ce chapitre, me demandez pas pourquoi, je n'en ai pas la moindre idée.
Bref, donnez moi votre avis sur celui-ci, bon - comme pas bon - je prends !
