Bonjour tout le monde,

Voici le chapitre 14 et, également, l'avant dernier... Hé, oui, déjà... Il faut bien une fin un jour ou l'autre, hein !;)

Bref, je vous laisse à la lecture,


En direction du nord

- Cas, arrêtes toi !

L'interpellé tourne son visage vers Dean installé à côté de lui et il fronce les sourcils.

- Dean… Sam et Gab sont devant et…

- ARRÊTE CE PUTAIN DE VÉHICULE !

Castiel sursaute tout en obéissant à la demande du leader, se garant sur le bas côté de la route et Dean sort du véhicule pour vomir. Castiel se tourne vers Claire et Charlie encore dans les vapes avant de déclarer :

- Reste là, Claire, nous allons reprendre la route rapidement, d'accord ?

Elle hoche la tête vigoureusement en se blottissant contre la jeune femme inerte à ses côtés. Il n'y avait plus aucun danger de toute façon, si Charlie est morte, elle le restera définitivement et cela grâce à Garth. Castiel descend à son tour, faisant le tour du véhicule, pour rejoindre son amant, accroupi au sol.

- Dean ?

Le susnommé se frotte le visage avec sa manche avant de soupirer.

- J'ai vu… J'ai vu le corps de Bobby sous les décombres.. Ash.. Et.. Et la jeune Alex et.. Cassie.. Ben… Ils sont tous morts, Cas ! Tous morts !

- Dean..

Celui ci se lève à la hâte en croisant ses mains sur sa nuque, lançant des regards désespérés autour de lui.

- Putain ! On venait de trouver un remède ! On avait tout pour s'en sortir et.. ils sont morts ! Bobby, Ash.. Pourquoi ? J'en ai marre ! Marre de perdre des gens auxquels je tiens, Cas ! Je suis fatigué !

Castiel l'étreint dans ses bras lorsqu'ils entendent un véhicule s'approcher. Dean lève les yeux vers le bruit et il aperçoit le petit camion de Sam et Gab' se garer à quelques mètres d'eux. Son frère en descend et s'approche à grandes enjambées.

- On ne vous voyez plus dans le rétro, qu'est ce qu'y s'passe ?

Dean lâche Castiel pour s'éloigner un peu avant de poser son regard vers l'arrière de son propre véhicule.

- Jette un œil sur l'état de santé de Charlie, Sammy. Elle ne s'est toujours pas réveillée.

Son cadet hoche la tête et se dirige vers l'arrière du camion blindé, Gabriel le rejoint rapidement alors que Dean reporte son attention sur Castiel et pose sa paume sur sa joue.

- On fait quoi maintenant ? Y'a peut-être des survivants coincés dans les décombres, Cas, on devrait y retourner…

- Et se faire tuer ? Non.

Dean pose son front sur celui de Castiel et il ferme les yeux, conscient que son idée est purement suicidaire.

- Alors on se barre ? Comme ça ? En laissant nos amis derrière nous ?

- Je… Je ne vois pas d'autres solutions, Dean.

Lui non plus, il n'en voit pas d'autres et cela lui brise le cœur. Pourquoi est ce que le mal continue de tourner autour d'eux ? Bon sang, les voilà immunisés et presque tout le monde périt ? A croire que le destin se joue d'eux…

- Je sais mais…

- Elle semble juste inconsciente, Dean. Charlie va s'en sortir, je crois qu'elle a juste besoin de sommeil après… tout ça.

Dean se retourne vers son frère en hochant la tête. Et maintenant ? Ils allaient devoir survivre sur les routes jusqu'à ce qu'ils meurent ? Jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucuns survivants ? A quoi ça rimait ?

- On fait quoi maintenant Dean-o ?

Il se pose justement la question. Ils sont partis à la hâte, principalement dû au danger de ce putain de char, et ils n'ont donc pas eu le temps d'emmener des vivres ni couvertures ni eau… Ils allaient devoir refaire le plein. Dean lève les yeux vers le ciel et soupire. La fin de l'hiver approche, les beaux jours vont revenir mais, en attendant, ils vont bien devoir se trouver un abri.. le temps que celui-là même ne périsse à cause de brigands… Ou alors, ils voyagent sur les routes jusqu'à ce qu'un miracle ne se produise… Trop d'incertitude dans ce monde de merde.

- Il faut trouver de quoi se nourrir surtout…

Des légers grognements surgissent des broussailles à quelques pas d'eux, les faisant se retourner vers le bruit. Quelques rôdeurs font leur apparition et chacun empoigne son couteau en attendant qu'ils soient suffisamment prêts pour leur décimer le cerveau. Cependant, Dean lève la main vers le groupe.

- Attendez… Ils...

Le leader lève un sourcil en apercevant un bouffeur renifler l'air et changer de direction. Dean s'avance vers l'un d'eux sous les protestations de Castiel.

- Chut, Cas, je gère.

Il s'approche de plus en plus près mais le bouffeur semble ne pas le voir alors il parle et la créature lève la tête vers lui sans pour autant vouloir lui sauter dessus. Dean fait encore quelques pas et se retrouve à quelques centimètres du visage du rôdeur.

- Hé, cannibale ! Pourquoi tu veux pas me bouffer ? J'te parle, connard !

Il tapote le torse devant lui grâce aux manches de son couteau mais le rôdeur ne semble pas être réceptif, semblant juste curieux d'entendre du son. Dean se retourne vers le reste de l'équipe, légèrement perdu, dos à la créature qui ne semble toujours pas vouloir lui arracher les boyaux. Tout le monde reste ébahi un moment devant l'étrange phénomène qui se passe devant eux. Au bout de quelques minutes de silence, les rôdeurs changent de direction et repartent vers la forêt, laissant les survivants sous le choc.

- C'est… C'est quoi ce bordel ? tente enfin Dean.

- Je… Je suis pas sûr d'avoir une réponse plausible à fournir… dit Sam, les yeux toujours rivés vers les broussailles.

Castiel s'avance vers Dean sans lâcher, lui aussi, des yeux la petite forêt devant lui.

- Tu-Tu crois que ça a un rapport avec le vaccin ?

- Comment veux tu que je le saches, c'est toi qui a bossé dessus avec Garth...

Gabriel se racle la gorge avant de partir dans un fou rire sous les regards perdus des trois autres hommes.

- Vous vous rendez compte ? Ils nous ont… Totalement ignoré ! J'sais pas si je dois me sentir exclu ou totalement ravi mais, nom d'un persan aux poils dorés, nous ne sommes plus leur viande fétiche, les mecs !

- Apparemment…

C'est le seul mot que Dean peut se permettre de dire pour le moment, encore trop choqué par l'événement. Le vaccin aurait il détruit leur odeur alléchante au vu des cannibales ? Cela veut donc dire qu'ils ne risquent absolument plus rien…

- Je.. Je ne comprends pas. Raph' a bien été mordu, non ? Le rôdeur avait donc envie de le bouffer, hein ? Pourquoi pas nous alors ?

- Je sais pas… Nous n'avions pas attendu longtemps entre l'injection et la morsure… Peut-être que le vaccin n'a pas eu le temps d'envahir entièrement le corps avant de… ne plus donner envie..

Dean pose ses yeux sur son amant en tournant en boucle sa phrase dans sa tête. D'accord, c'est plausible mais… Bordel, ils sont sains et saufs alors ! Ils n'ont plus à avoir peur de se faire dévorer les intestins donc ?! C'était une sacrée bonne nouvelle, ça !

- On peut se promener dans la rue tranquillement alors ?

- Ils semblaient être réceptif qu'aux sons de nos voix alors… j'en ai l'impression...

Tout à coup, ils s'observent tous et un sourire éclatant se dessine sur chacun des visages présents. Tout n'est pas perdu…

- Alors, et maintenant Dean-o, on fait quoi ?

- On vit, tout bonnement.


- Tu sais, ce n'est pas parce que nous sommes invincibles, que j'ai envie de me retrouver au centre de leur horde, Dean...

L'interpellé rit de bon cœur en se fichant d'attirer l'attention des cadavres autour de lui. Voilà plus de deux semaines qu'ils arpentent les routes et Dean n'en revenait toujours pas d'être à l'abri du danger.

- Arrête de faire ta chochotte, Cas. Regarde… Beurk, il est immonde, lui.

Il tapote le crâne de la créature qui a retenu son attention et celle ci grogne simplement au toucher et il rit encore. Castiel lui balance un coup de coude en souriant à son tour avant de placer sa main dans celle de Dean.

- Au contraire, tu vois, j'ai l'impression d'être un super héros dans une bande dessinée, là !

- Tu sais ce que nous devrions faire, Dean ? C'est trouver un nouveau laboratoire pour réussir à créer d'autres vaccins. Nous ne sommes pas les seuls survivants au monde, Dean… D'autres ont besoins de nos compétences et...

Dean le fait taire en plaçant ses lèvres contre les siennes avant d'investir la délicate bouche de sa langue. Son ange répond à l'étreinte, envieux d'approfondir le baiser. Ils restent un moment bouche contre bouche à se goûter langoureusement autour des cadavres ambulants. Puis, ils s'écartent l'un comme l'autre en souriant, heureux.

- Chaque chose en son temps, Cas. Laisse moi juste me délecter de ma surpuissance, tu veux ?

- Tu es un vrai gamin en fait...

Et Dean rit encore en empoignant la main de son partenaire avant de se diriger vers un entrepôt délabré qui ne semble pas envahi par des monstres. Lorsqu'ils y pénètrent, le leader pousse Castiel dos contre le béton froid et il se jette à nouveau sur la bouche tentatrice devant lui. Au bout d'un moment d'échange passionné, Dean laisse ses mains surplomber le corps musclé de son partenaire et il se dépêche de lui enlever sa chemise noire.

- Dean..

Castiel essaye de parler mais Dean l'en empêche en scellant à nouveau leurs lèvres alors que ses mains s'activent à déboutonner son jean. Lorsque le pantalon de Castiel trouve sa place vers le sol autour de ses chevilles, le leader commencent à poser ses lèvres sur le cou, la nuque, les épaules à présent dénudés de son ange. La chemise tombe à terre sous les gémissements rauques du brun, alias ange du seigneur.

- Dean… On pourrait nous voir…

- Tais toi, Cas...

Ce dernier soupire de bien-être alors qu'il sent la main de son partenaire se positionner sur son membre tendu de désir et il est vite suivi par ce dernier qui entame des va et vient langoureux.

- Dean… Je veux te sentir en moi…

- Déjà ?

Le sourire équivoque qui se dessine sur le torse de Castiel lui apprend que son amant plaisante à ses mots et lorsque celui-ci lève le visage pour fixer Castiel, son sourire est d'autant plus dessiné.

- J'ai pas de lubrifiants, Cas, je veux pas…

- Regarde dans le sac, j'en ai pris quand nous avons fait un tour dans la pharmacie…

- Tu penses à tout, bébé...

Dean s'écarte pour enlever le sac à dos derrière lui et il en sort un tube avant de le jeter au sol. Un échange silencieux se fait entre eux et Dean s'asperge les doigts de liquide avant de les positionner entre les jambes de son ange.

- Enlève ton jean de tes chevilles, Cas.

Ce dernier obéit rapidement et il se retrouve nu contre le mur, frissonnant. Dean insère un doigt dans l'antre de son amant et reprend ses caresses sur le torse immaculé devant lui. Aucun défaut. Un deuxième doigt entre à son tour et Dean commence à le préparer judicieusement, évitant au mieux les douleurs de son acte. Il lèche les tétons durcis tout en s'enfonçant plus profondément dans l'étroit étau et, soudain, Castiel jure entre ses dents.

- Encore, Dean.. Enc.. Oui.. Hàààn.. Par-Parfait ! Toi..Mmmh.. Maintenant..

Dean enlève ses doigts et ces derniers s'activent à baisser son jean. Puis, quelques secondes plus tard, ses mains étalent la substance sur son membre avant d'empoigner fermement le fessier de son ange.

- Maintenant, Dean...

- Vos désirs sont des ordres...

Il le décolle du sol, forçant Castiel à enrouler ses jambes autour de ses hanches, et d'un léger mouvement, son sexe entre lentement dans l'antre de son partenaire. Il crispe la mâchoire en s'enfonçant entièrement.

- Je.. Cas.. Tu es tell…

- Ta gueule, Dean, et prend moi !

L'interpellé sourit en entamant des va et vient doucement, goûtant l'étroitesse de Castiel avec délice. Il sent les bras de son partenaire se resserrer sur sa nuque et leurs soupirs se répandent dans le hangar. Puis, Dean accélère sous la demande de Castiel qui lui ordonne d'être plus brusque et il atteint rapidement le point sensible de son partenaire qui se met à hurler d'extase.

- Dean..Dean.. Hàààn.. Je.. Je t'aime tellement… Bordel.. Encore.. Plus.. Hàààn..

- Moi..aussi, bébé… Je.. t'aime...

Castiel se met à crier son prénom qui se répercute contre les murs dans des échos des plus agréables et il se déverse sur son torse. Dean sent son antre se contracter et c'est à son tour de jouir dans son partenaire, déchirant également l'air par son prénom. Il continue de se mouver encore un moment avant de finalement reposer Castiel au sol qui reste agrippé à sa nuque. Front contre front, ils reprennent leurs respirations avant de s'embrasser amoureusement, leurs peaux légèrement brillantes par quelques gouttes de sueur. Puis, Castiel sourit franchement en balançant son menton derrière Dean. Ce dernier se retourne et aperçoit des dizaines de rôdeurs agglutinés autour d'eux.

- Ah merde… C'est dégueu…

- Ils ont été attiré par les bruits.

- Ah putain… Tu pouvais pas être silencieux aussi..

Castiel se met à rire tout en s'habillant rapidement vite suivi par Dean.

- C'est moi le plus bruyant ? Tu ne t'es pas entendu…

- Tais toi, Cas… Allons rejoindre les autres... Ils doivent nous attendre...

Ils se sourient l'un et l'autre en s'embrassant à nouveau et, alors que Dean remet son sac sur ses épaules, ils aperçoivent les rôdeurs rejoindre l'extérieur, plus du tout intéressés…

- En plus d'être cannibales, ce sont des pervers… C'est génial !

- C'est un public intéressant !

Dean se retourne en grimaçant et il aperçoit un sourire moqueur se dessiner sur le visage de son amant. Puis, ils enlacent leurs doigts entre eux et ressortent du bâtiment, heureux et comblés, pour se diriger vers les bois qui fait office de camp pour le moment. Au bout de quelques dizaines de minutes, ils retrouvent leur équipe autour d'un feu entrain de manger du lapin. Ils s'installent autour d'eux et picorent des morceaux à droite à gauche tout en s'incrustant dans la conversation. Chacune des personnes présentes est sereine, goûtant avec joie le bonheur d'être à nouveau en sécurité et Cas et Dean ne cessent de se jeter des regards amoureux sous les remarques amusées de Charlie et Gabriel. Tout semble revenu à la normale, Claire se positionne entre les jambes de Dean pour se faire câliner et Dean lui embrasse le front. Oui, tout est beau.


- Charlie ! Arrête d'embêter ce pauvre Gabriel !

- J'ai pas besoin de ton aide, Sammy-chou, je sais me défendre tout seul ! Lâches moi, vipère !

Dean se met à courir derrière Gabriel qui l'a bien vu venir et les voilà tous les trois à grimper la grande pente raide. Sam, Castiel et Claire se mettent à rire en prenant leur temps derrière eux, leurs sacs sur les épaules.

- Ça fait du bien de ne plus se sentir en danger, de vivre sans la boule aux ventres. commence Sam en souriant.

- Des fois, je me demande où sont cachés Lucifer et Abaddon. Est ce qu'ils sont encore en vie ? Est ce que nos chemins vont à nouveau se croiser ? Est ce que ce répit pourrait être de longue durée ? s'interroge Cas plus à lui-même qu'aux deux autres personnes.

Sam secoue les épaules alors que Claire insère sa petite main dans celle de Castiel.

- Un jour où l'autre, tout repartira en freestyle, Castiel, mais pour le moment, je profite de cha...

Les trois s'arrêtent d'un même mouvement en apercevant Dean, Charlie et Gabriel à l'arrêt devant eux. Puis, ils s'avancent un peu plus en apercevant de larges et longues tôles placées à quelques mètres droit devant. Aucun doute que les tôles abritent du monde et doivent faire le tour d'un grand périmètre.

- Une ville de survivants ? demande Sam dans un murmure.

- Tu crois qu'ils vont nous accepter ? questionne Dean dans le même ton.

Sam hausse un sourcil dans sa direction.

- Pourquoi ne voudraient-ils pas ?

Dean ne répond pas mais il se retourne simplement en hochant la tête dans la direction opposée et chaque personne suit son mouvement.

- Ah ouais… La horde…

- Nous aurions dû nous taire… Gabriel aurait dû la fermer surtout !

- Hé, Dean-o ! J'avais pas prévu de trouver… ça sur mon chemin ! Et puis, avouez, ça donne un côté chaleureux à notre voyage, non ?

Dean lui tape le haut du crâne en le fusillant du regard.

- Si dans chaleureux, tu entends les grognements incessants de ces créatures, je t'explose le front contre le bitume.

- Hé, je les trouve plutôt cool, moi, maintenant qu'elles ne veulent plus nous dévorer l'oignon !

Ils continuent de se chamailler en haussant le ton, n'hésitant pas à hurler l'un sur l'autre, sous le regard estomaqué d'un groupe de survivants qui observent l'échange au loin en haut des tours placées derrière le mur en métal.

- Ils… Ce sont des survivants ?

- J'ai l'impression…

- Mais… Pourquoi est ce que les "amuse-bouches" semblent juste s'extasier devant leurs voix ?

- J'en ai pas la moindre idée.

- Oh bah merde alors...

Un homme vieux barbu fait un signe en contrebas et une personne grimpe sur l'échelle suspendue derrière les tôles avant de s'emparer des jumelles que lui tend le premier homme.

- C'est… Dean ?


Tadammm' ! Qui est la personne ? Héhé... Suspense ! ;)