Coucou,

Je suis vraiment désolé pour le retard, petit problème de correction, mais du coup cette publication ne bouleversera pas du tout le planning, il y aura bien un autre chapitre ce week end :)

Petit avertissement : il y a une scène M dans ce chapitre.

Bonne lecture !

RAR :

Cinnam : tu vas justement le voir dans ce chapitre ! :) j'espère qu'il te plaira

Sila21 : merci beaucoup pour la review déjà, c'est super gentil d'en avoir laissé une :) j'espère que la suite te plaira autant que les chapitres précédents


Chapitre 6 : Réconciliation


- Si je comprends bien, Dimitri a finalement découvert que tu es la fille de deux héros de guerre britanniques arrivistes, snobs et anti-mangemorts, et tu te demandes pourquoi il est inquiet quant à votre relation ?

Le ton incrédule de Leynah, qui fit très bien comprendre à Rose que son amie comprenait parfaitement le raisonnement du Russe, ne l'aida dans sa tentative pour trouver un moyen d'arranger la situation.

Depuis deux jours, et à quelques heures du dîner qu'ils avaient prévu avec les amis de Dimitri, ce dernier l'évitait. Lors de leur dispute, il avait fini par lui avouer que c'était son meilleur ami, Arkady, qui travaillait en Angleterre, qui avait vu une photo d'elle dans le magazine Sorcière Hebdo. Très ironiquement, l'article était un classement des plus riches et célèbres célibataires du monde sorcier britannique, et Rose n'avait pas été surprise d'y paraître car malgré son peu d'éclat médiatiquement, elle n'en restait pas moins la fille aînée de Ron et Hermione Weasley. Mais ce sujet n'avait pas déridé son petit-ami, au contraire ! Il lui avait reproché de n'accorder aucune importance à leur relation, qu'il pensait sans espoir en connaissant l'aversion des Weasley pour les Mangemorts – et même sans en être un, son nom y était rattaché en Grande-Bretagne, ce qui le faisait entrer dans la catégorie « homme à bannir pour Rose ».

Elle avait eu beau protester, lui promettre que l'avis de ses parents n'avait aucune importance et qu'elle se moquait bien de ce qu'ils pouvaient penser d'elle, il avait refusé de la croire. Et en un sens, la jeune anglaise pouvait comprendre pourquoi. Après son mensonge concernant son nom, il devait être assez difficile pour lui de lui accorder de nouveau sa confiance. Mais, à sa décharge, quand elle avait pris la décision de donner un faux nom, c'était pour de bonne raisons, et par la suite, quand elle avait eu l'occasion de lui révéler la supercherie, elle n'y avait tout simplement pas pensé, car pour elle ce nom n'avait aucune importance. Elle aurait dû deviner que pour lui, il n'en serait pas de même. Après tout, elle avait bien observé ses relations avec les membres de sa famille qu'elle avait déjà rencontrés – c'est-à-dire Vassili et Natashka – et il avait toujours semblé très proche d'eux. Ses propres relations distantes avec ses parents, même si elle lui en avait déjà un peu parlé, devaient paraître incroyablement étranges à cet homme dont les proches étaient soudés, surtout dans un pays où le nom et les relations familiales étaient très importantes.

- Je sais que j'aurais dû lui en parler, et je m'en suis déjà excusée, mais le problème n'est pas là ! Il refuse de me laisser lui expliquer toute l'histoire, et s'il n'a pas encore rompu, j'ai le sentiment que si je ne me dépêche pas, il finira par se convaincre que nous n'avons aucun avenir et je n'aurais plus aucune chance de lui prouver le contraire.

La jeune femme poussa un soupir désespéré et se prit la tête entre les mains.

- Cela fait deux jours que j'essaye de le coincer quelque part pour une discussion franche, mais il m'évite et je ne sais pas comment faire pour regagner sa confiance.

- C'est ça le pire pour lui, n'est-ce pas ? Que tu n'aies pas eu suffisamment confiance en lui pour lui avouer ton secret alors que lui l'a fait il y a des semaines.

Les paroles de Leynah firent encore plus mal à Rose, qui ferma les yeux pour dissimuler les larmes qu'elle retenait.

- Je sais que j'ai fait une erreur, n'enfonce pas le clou s'il te plait… Je ne sais pas si je m'en remettrais s'il décide qu'il ne veut pas continuer. Je suis vraiment amoureuse de lui, tu comprends.

Un peu penaude, la jeune indienne lui présenta des excuses et prit ses mains dans les siennes, la forçant à relever la tête. Puis elle lui sourit gentiment, une pointe de tristesse voilant ses yeux sombres.

- Si tu l'aimes, alors dis le lui, et vite, avant qu'il ne soit trop tard. Ne fais pas comme moi qui ai laissé passer ma chance car les regrets sont un fardeau bien plus lourd qu'un cœur brisé. Bien sûr, Raj est un cadeau inestimable qui allège mon fardeau, mais je regretterais toujours que Taj soit mort avant d'avoir appris l'existence de son fils.

Compatissante au souvenir du fiancé de Leynah qu'elle n'avait jamais rencontré mais dont elle avait beaucoup entendu parler, elle serra son amie dans ses bras et lui promis, dans un murmure, qu'elle ferait tout ce qu'elle pourrait pour arranger les choses et elle ajouta, après quelques secondes, que pour elles aussi un jour, tout s'arrangerait.


l'ambassadrice


Alors qu'il marchait en direction du bureau de son cousin au palais Impérial, l'Empereur Vassili Andropov s'arrêta net et se dissimula dans un angle, le regard fixé sur la petite silhouette toute en courbes qui se dirigeait vers l'antichambre où travaillaient les assistants de Dimitri.

Décidant d'ignorer le ridicule de la situation – après tout il se cachait dans son propre palais – il suivit la jeune rousse jusqu'à la porte et il se pencha pour écouter ses paroles par l'entrebâillement.

- … et je sais que Dimitri Gavriilovitch vous a expressément demandé de ne pas me laisser entrer dans son bureau mais il faut absolument que je lui parle.

L'énervement perceptible dans la voix de l'ambassadrice n'était pas de bonne augure – sa joue en avait été témoin – et après avoir observé son cousin déambuler dans le palais comme une âme en peine pendant deux jours sans rien dire, il était temps qu'il prenne les choses en main. D'abord sa chère Sonia, et maintenant lui « Mais enfin pourquoi faut-il toujours que ce soit à nous d'arranger les disputes entre Dimitri et Rose ? » s'interrogea-t-il. Si Vassili n'avait pas eu ses propres intérêts à cœur, il n'aurait certainement pas investi autant d'énergie dans la bonne marche de cette relation, mais puisqu'il fallait que la jeune anglaise ait une attache en Russie pour la bonne marche de ses affaires, il devait alors se coltiner le sale boulot.

Chassant une poussière imaginaire de sa robe de sorcier luxueuse toute en velours et soie, il se redressa, revêtit sa meilleure expression sévère et poussa la porte pour entrer dans l'antichambre.

- Ah, Rose Ronaldevna, vous voilà ! Je vous cherche depuis dix minutes. Il faut absolument que vous vous rendiez au salon Tourmaline pour régler un problème avec l'un de mes collaborateurs. (Elle ouvrit la bouche, certainement pour lui expliquer qu'elle n'était pas disponible, mais il ne la laissa pas prononcer un seul mot). J'ai dit immédiatement…

Sa fière démonstration d'autorité sembla porter ses fruits puisque la part de la personnalité de la jolie rousse qui était habituée à respecter ses supérieurs sembla prendre le dessus sur la part plus rebelle et passionnée qui ne ressortait que lorsqu'elle était très en colère. Quand elle eut finalement refermé la porte derrière elle, Vassili s'approcha du bureau du second assistant du Conseiller Militaire et lui ordonna d'envoyer immédiatement Dimitri dans le salon Tourmaline, sous son ordre et bien sûr, sans préciser ni le motif, ni la personne qui l'y attendait.

Content de son coup de pouce qui, selon ses calculs, devrait être suffisant pour réconcilier les deux tourtereaux, il permit à un sourire triomphant de fleurir sur ses lèvres une fois seul dans son bureau. Pour le moment, malgré les multiples petites anicroches que la vie semblait prendre un malin plaisir à mettre en travers de son chemin, tout se passait comme il l'avait prévu.


l'ambassadrice


Assise bien sagement sur un confortable canapé, seuls ses doigts qui tambourinaient avec impatience sur le tissu tendu trahissant son impatience, Rose attendait que le collaborateur de l'Empereur avec qui elle était censée régler un problème arrive. Quand la porte s'ouvrit, elle se leva brusquement, prête à tancer sévèrement cet incapable pour son retard, puis elle reconnut la personne qui lui faisait face, et qui était au moins aussi surprise qu'elle de ce face à face.

- Qu'est-ce que tu fais là ? s'exclamèrent-ils à l'unisson alors que Dimitri amorçait un pas en arrière, prêt à s'enfuir comme il l'avait fait les deux jours précédents.

Rapidement remise de sa surprise, la jeune femme réagit en un éclair et jeta un sort informulé en direction de la porte, la scellant afin de couper au grand blond toute retraite.

- Je ne sais pas pourquoi Vassili Andropov a décidé de se mêler de nos affaires, mais je vais en profiter, commença-t-elle, le lien entre cette situation et la petite scène de l'Empereur quelque instants plus tôt apparaissant clairement dans son esprit.

Pétrifié devant les battants de portes, Dimitri la fixait avec des yeux vides, comme trop hébété pour réaliser pleinement dans quelle situation il se trouvait : seul dans une pièce fermée à clé avec la femme qu'il cherchait à tout prix à éviter.

- Qu'est-ce que tu veux Rose ? finit-il par soupirer en s'asseyant sur le deuxième canapé avec lassitude.

- C'est plutôt simple. Je veux m'excuser, d'abord.

- C'est inutile, tu l'as déjà fait de nombreuses fois, l'interrompit le russe.

- Tu ne comprends pas ! Je ne veux pas m'excuser de t'avoir caché ma vraie identité, je sais que ce n'est pas vraiment ça le problème. Ce que j'aimerais que tu me pardonnes, c'est d'avoir tout gâché en ne me préoccupant que de ce qui me paraissait important, à moi.

Elle parlait d'une voix désespérée, comme si cette entrevue était sa dernière chance de plaider sa cause, et peut-être n'avait-elle pas tord.

- Cela fait des jours que j'essaie de t'expliquer que l'avis de ma famille m'indiffère, mais j'ai fini par comprendre que jamais tu ne pourras prendre la mesure de ce qui nous sépare, mes parents et moi, parce que tu as toujours été proche de ta propre famille. Alors, je me suis demandé ce que je pourrais faire pour que tu acceptes de nous donner une autre chance et je me suis rendue compte que si tu continues à refuser de me pardonner, c'est que tu refuses aussi de m'accepter telle que je suis : une fille à qui on en a toujours demandé trop et qui a pris l'habitude de ne jamais se dévoiler totalement pour se protéger.

- N'importe quoi ! Je t'ai toujours… s'exclama le grand blond en se levant d'un bond pour avancer d'un pas dans sa direction, mais elle ne le laissa pas continuer et continua sa tirade, les yeux de plus en plus humides.

- Et cette situation est profondément injuste ! Je t'ai accepté comme tu es, Dimitri. Bon sang, j'ai même accepté que tu puisses sacrifier ta vie pour un homme que je ne suis même pas sûre d'apprécier ! Je t'aime ! Celui que tu es en entier, y compris cet irritant sens de l'honneur que tu sembles partager avec tous les aristocrates russes. Alors si tu es incapable de m'aimer toi aussi, comme presque toutes les personnes que j'ai connues, dis-le maintenant, que je sache vraiment comment réagir et que, le cas échéant, je me prépare à abandonner la partie.

Stupéfait, le Conseiller Militaire eut besoin de quelques instants avant de prendre la parole, mais l'expression blessée de Rose et son mouvement en direction de la sortie, comme si elle prenait son silence pour un rejet, eurent raison de ses dernières réticences.

- Je suis désolé, moi aussi, d'exclama-t-il en lui attrapant le bras pour empêcher sa fuite, désolé de t'avoir fait penser que tu n'es pas quelqu'un digne d'être aimé. Tu es une femme exceptionnelle, Rose : intelligente bien sûr, mais aussi drôle à ta manière, incroyablement loyale, et d'une beauté à laquelle je ne peux pas résister.

Un sourire fragile commença à fleurir sur le visage de la jolie rousse et en voyant ses yeux toujours brillants, Dimitri se jura qu'à partir de maintenant, il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour lui prouver que ce qu'il disait était vrai.

- Mais ce n'est pas pour ça que je t'en voulais. J'étais en colère parce que malgré mon amour, j'avais peur de ne pas pouvoir de nouveau te faire confiance. (un sourire incrédule éclaira son visage aux traits réguliers) Seulement, tu viens de dire que toi aussi, tu m'aimes, je n'ai pas rêvé ?

Elle sourit de nouveau, et leva une main hésitante vers son visage, s'attendant visiblement à un rejet, mais au contraire, il attrapa son poignet et plaqua sa paume contre sa joue, embrassant tendrement chacun de ses doigts.

- Non tu n'as pas rêvé, Dima, je t'aime.

Elle rit avec incrédulité.

- Je ne pensais pas pouvoir le dire un jour à quelqu'un, mais tu es apparu, avec ta froideur de façade, ton humour pince-sans-rire et cet adorable surnom que tu me donnes. J'adore quand tu m'appelle Roza.

Attendri, le grand blond passa une main dans son dos, pressant le creux de ses reins pour coller leurs deux corps. Puis, le regard résolu, il baissa la tête et déposa un doux baiser sur ses lèvres, puis un autre, et encore un autre en une succession de baisers papillons qui la firent sourire. Il fit ensuite bifurquer ses lèvres au creux de son cou, juste sous son oreille, et lui murmura ce surnom qu'elle adorait, ainsi que toutes les autres choses qu'il rêvait de lui faire, ici et maintenant.

- Tu es sur que c'est prudent, s'inquiéta-t-elle en entourant son cou de ses bras, sa poitrine généreuse pressé contre le torse de Dimitri. Quelqu'un pourrait nous entendre.

Amusé par son sens pratique, surtout dans cette situation, il lui expliqua que le salon Tourmaline était un des salons insonorisé du palais Impérial. En levant les yeux au ciel, il ajouta que Vassili était soit voyant, soit incroyablement chanceux pour avoir deviné qu'ils auraient besoin d'une pièce de ce genre.

- Oh ! parce que tu avais déjà prévu que nous ferions l'amour ce matin ? le taquina-t-elle en le laissant la pousser vers un canapé, qu'il prit le temps de transformer en lit d'un coup de baguette.

- Non, évidemment, mais jusqu'à aujourd'hui, j'attendais le moment où tu baisserais enfin ta garde, tout en sachant qu'il te faudrait certainement un certain temps. Maintenant que je sais que tu m'aimes comme moi je t'aime, je ne vois plus l'intérêt d'attendre.

Flattée, la jeune anglaise ne put s'empêcher, néanmoins, de grimacer légèrement.

- Hum … Ecoutes, Dima, je ne veux surtout pas que tu arrêtes, au contraire, mais je pense que ce serait mieux si tu étais au courant que …

- …tu es toujours vierge ? Je le sais déjà depuis un moment, ma Roza si forte et si fragile en même temps. Et je t'avoue que, en dehors du stress d'être ton premier amant, je suis aussi incroyablement fier que tu m'aies choisi.

Puis, avant de lui laisser le temps de réfléchir davantage, il plaqua sa bouche contre la sienne en un baiser loin d'être chaste. Conquérant, il envahit sa bouche et couvrit son corps du sien, lui faisant clairement sentir le contour de sa virilité contre son ventre. Complètement détendue et gémissante sous lui, elle senti la pointe de ses seins se durcir alors qu'il les frottait du bout des doigts à travers le tissue de sa blouse. Envahie par les sensations de sa bouche dans son cou et de ses mains sur sa poitrine, Rose décida de prendre une part plus active dans leur étreinte et entreprit de déboutonner la robe de sorcier de Dimitri, maladroite mais déterminée à venir à bout de cette entreprise rendue difficile par les baisers du russe à la lisière de son décolleté.

- Doucement, дорогой, nous avons le temps de profiter de ce moment, et toi plus que quiconque devrait en garder un souvenir inoubliable, murmura le grand blond avec tendresse et amusement alors qu'elle écartait impatiemment les pants de son vêtement pour explorer de ses mains les lignes dures de ses épaules.

Ignorant les paroles de son amant, la jolie rousse embrassa la peau pâle de ses pectoraux, jouant avec les poils blonds et courts qui parsemaient son torse et se finissaient une malicieuse ligne dont elle ne pouvait voir la fin, dissimulée sous la ceinture du pantalon de Dimitri. Il laissa échapper un grognement de plaisir alors qu'elle déposait un baiser au-dessus de son nombril et agrippa les poignets de la jeune femme pour les clouer de part et d'autre de sa tête à l'expression malicieuse.

- Tu es censée être la novice en matière de sexe, alors laisse-moi un peu jouer le professeur, la taquina-t-il en baissant la tête pour frotter son nez contre le sien, avant de lui retirer son haut d'un mouvement si rapide qu'elle ne put que lever les bras pour lui permettre de le faire passer par-dessus sa tête.

Le regard de pure convoitise dont il gratifia ses seins, gainés dans un soutien-gorge en dentelle bleue pâle la fit rougir, de gêne et de plaisir, et son embarras atteint des sommets lorsqu'il libéra les lourds globes de chair de leur prison de tissu. Attendri par sa réaction à l'opposé de l'audace qu'elle avait manifesté il y avait quelques minutes, le Russe détourna son attention d'un baiser passionné avant de plonger vers sa poitrine, titillant les pointes roses des mains et de la langue jusqu'à ce que Rose se torde de plaisir sous lui, le corps arqué et les jambes fermement serrées autour de ses hanches. La friction entre leurs deux sexes, même à travers leurs vêtements, fit perdre la tête à la jolie rousse qui agrippa de toutes ses forces la tête de son amant pour la plaquer contre sa poitrine, le suppliant de ne jamais arrêter.

- Oh si, je vais arrêter, ma Roza ! dit-il en riant alors qu'il faisait glisser la fermeture de sa jupe et la baissait en même temps que son épais collant de laine. Il existe des choses encore meilleures qu'il faut que tu essaies.

Incapable de faire un mouvement, la jeune femme le laissa la déshabiller entièrement et ne réagit que quand elle senti la bouche du Russe juste au-dessus de son pubis, recouvert d'un triangle de boucles rousses.

- Dima, je ne sais pas si… commença-t-elle d'une voix rauque en levant la tête vers le visage du Conseiller juste au-dessus de son sexe.

- Personne ne t'a jamais parlé de ça, Roza ? lui demanda-t-il en dessinant des pouces de petits cercles à l'intérieur de ses cuisses douces et agréablement potelées.

- Si bien sûr, j'ai déjà entendu des amies et mes cousines parler de sexe, mais je ne sais pas si cette … pratique me plairait.

Amusé par son air gêné, le grand blond lui caressa doucement la joue, déposa un baiser sur ses lèvres et lui assura d'un murmure au creux de l'oreille, que si elle le laissait continuer, elle pouvait être sûre d'en redemander. Et, pour la prévenir de ses intentions, il lui écarta les jambes d'un geste tendre, la laissant décider si oui ou non, elle voulait qu'il continue. Haletante, la jeune anglaise laissa sa tête retomber sur le matelas et, prenant ceci pour un assentiment, Dimitri sourit avant de l'embrasser juste . Aussi mortifiée de gêne que tremblante de plaisir, Rose le laissa écarter de la langue les délicats pétales de son sexe et chercher au cœur des boucles humides de son pubis le centre de son plaisir. Quand il l'aspira brièvement entre ses lèvres, un barrage sembla se briser en elle et la jouissance la submergea.

- Alors, lui demanda-t-il pendant qu'elle gisait inerte après cette intense vague de plaisir, ça t'as plu ?

Gentiment moqueur, il éclata de rire quand elle leva un bras et lui gifla sans force l'arrière du crâne. Puis elle releva la tête et planta ses yeux toujours embués par la jouissance dans les siens.

- C'est toi que je veux, Dima. Maintenant !

Presque tremblant d'anticipation, il se contrôla pourtant et déposa un baiser sur son ventre légèrement bombé, juste au-dessus de son nombril.

- Pas encore, дорогой, ce sera meilleur pour toi si je continue encore un peu.

Déjà vidée de son énergie après ce premier orgasme, elle n'eut pas le temps de protester, de dire qu'elle ne pensait pas être capable de vivre cette sensation extraordinaire une nouvelle fois, que le Russe frottait déjà sa paume contre son sexe. Gémissante, elle souleva le bassin pour accentuer la friction mais il éloigna sa main pour la poser sur l'une de ses cuisses et commença à titiller sa fente rose et humide, enfonçant d'abord juste le bout de son doigt à cet endroit qu'aucun homme n'avait jamais touché.

- Plus … s'il te plaît, j'en veux plus ! haleta la jeune femme, presque incohérente, perdue dans les affres du plaisir.

Obéissant à son ordre, il enfonça profondément son doigt dans le fourreau de chair moite, puis il baissa la tête et recommença à lécher, sucer, titiller son clitoris. Il amorça un mouvement de va-et-vient avec son doigt et, précautionneusement, en ajouta un deuxième en même temps qu'il mordillait doucement le petit bourgeon sensible. Avec un cri rauque, Rose vécu son deuxième orgasme, les mains comme des serres agrippées à la tête de Dimitri enfouie entre ses cuisses. Puis, alors qu'elle se remettait encore de la délicieuse décharge électrique qui l'avait traversée de part en part, il se débarrassa de son pantalon, son sous-vêtement et remonta le long de son corps, les imbriquant l'un contre l'autre de manière très intime.

- Tu es prête ?

La phrase de Dimitri, pleine de tendre sollicitude, réchauffa le cœur de la jeune anglaise et elle lui sourit avec confiance en refermant les bras autour des épaules de son amant, plaquant doucement ses lèvre sur les siennes, ce qui se transforma bien vite en baiser passionné. Insérant un genou entre les cuisses de la jolie rousse, il frotta le bout de son sexe contre sa chair humide, taquinant sa petite fente jusqu'à ce qu'elle gémisse de frustration, le suppliant d'aller jusqu'au bout. Enfin, il entra en elle, lentement pour la laisser s'habituer à l'intrusion de son membre au plus profond de son corps. Le visage blotti au creux de l'épaule du grand blond et les talons enfoncés dans ses cuisses puissantes, Rose retint un glapissement de douleur quand il déchira la barrière de sa virginité, ses ongles entamant la peau pâle du dos de son amant.

- Je suis désolé, Roza, souffla-t-il en s'immobilisant tout au fond du fourreau palpitant. Dis-moi si tu veux que j'arrête.

- Non, reste ! Attend juste quelques instants…

Les sourcils froncés par la concentration, comme si elle analysait exactement les sensations qu'elle ressentait, la jeune femme fit jouer les muscles de son vagin, la brûlure disparaissant progressivement pour devenir plus sourde, un peu gênante mais vite oubliée en comparaison de la sensation de plénitude qu'engendrait son union charnelle avec l'homme qu'elle aimait. Soulagée, elle fit timidement quelques mouvements de bassin, faisant gémir Dimitri qui l'immobilisa d'une main sur la hanche.

- Laisse-moi faire, sinon je ne donne pas cher de mon contrôle, dit-il d'une voix étranglée, les muscles bandés.

Prudemment, pour être sûr que la douleur n'était plus qu'un souvenir, il fit quelques va-et-vient lents et profonds, se fiant aux expressions crispés par le plaisir de son amante pour accélérer le rythme de ses pénétrations. Proche de la jouissance après avoir titillé la jeune femme pendant un long moment, il glissa sa main le long de son ventre et commença à dessiner de petits cercles autour de son clitoris sensible. Le corps arqué, si proche de l'orgasme que cela en devenait insupportable, Rose se mit à accompagner les va-et-vient du russe de mouvements erratiques, les ongles enfoncés dans ses épaules. Pressant un peu plus fort le bourgeon sensible responsable du plaisir de la jolie anglaise, Dimitri la regarda sombrer dans la jouissance avant de la rejoindre quelques secondes plus tard après de vigoureux coup de reins qui le laissèrent repu et sans force.

- Excuse-moi, je dois t'écraser, dit-il cinq minutes plus tard en se tournant sur le dos avec un grognement, un sourire se dessinant sur ses lèvres alors que son amante se blottissait contre lui comme un chat cherchant une source de chaleur.

- Ne t'en fais pas, c'est plutôt agréable en fait. Je me sens en sécurité quand tu es sur moi.

- Oh, alors dans ce cas, plaisanta Dimitri en roulant de nouveau sur elle, les bras de chaque côté de son visage, une jambe calée entre les siennes.

Elle éclata de rire et fit glisser ses mains le longs de ses côtes jusque dans son dos, puis elle reprit son sérieux et lui caressa la joue.

- Merci, Dima, d'avoir rendu ce moment exceptionnel. Je n'aurais voulu le vivre avec personne d'autre.

Sa voix était tendre et pleine de cet émerveillement propre aux femmes amoureuses pour la première fois. Mais une pointe d'incertitude apparaissait encore malgré tout, sous le bonheur et la plénitude. Un doute que le Russe discerna très bien et dont il s'empressa de lui demander l'origine.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que tu ne me dis pas ?

- Rien… C'est juste que, tout va bien entre nous, n'est-ce pas ? demanda-t-elle avec inquiétude en agrippant ses bras.

- Roza, je n'aurais pas fait l'amour avec toi si les choses n'avaient pas été réglées. A l'avenir, tu essaieras de dépasser ton manque de confiance en toi et en tous les autres de mon côté, je ferais en sorte de brider mon côté un peu sanguin pour parvenir à clore les disputes par des discussions franches. Après deux gros conflits, je pense que nous avons retenu la leçon, et que rien de pire ne peut nous arriver.


l'ambassadrice


Une heure plus tard, après une brève crise de panique de la part de Rose quand elle se rendit compte qu'ils n'avaient pas utilisé de sort de protection les deux fois où ils avaient fait l'amour – mais Dimitri la rassura rapidement en lui assurant qu'il prenait une potion contraceptive –, ils se trouvaient toujours tous les deux étendus sur un lit au milieu du salon Tourmaline.

- Dis-moi Roza, je me suis demandé, après ma conversation avec Arkady, pourquoi je ne t'avais jamais vue dans les magazines. En tant que fille de deux héros de guerre tu dois intéresser les journalistes, au moins en Angleterre, et en tant qu'héritier d'une famille d'aristocrates je dois me tenir au courant de l'actualité du monde sorcier dans son ensemble. Pourquoi je n'ai jamais entendu parler de toi ?

- Eh bien, aussi exceptionnel que cela paraisse, être la fille de deux célébrités n'est pas une sinécure, comme je te l'ai expliqué, et j'ai toujours essayé d'être parfaite. Par conséquent, je n'ai jamais provoqué un de ces scandales qu'adorent les journalistes et à part mes performances au Quidditch, ou bien sur ma promotion comme ambassadrice, je n'ai jamais rien fait qui puisse les intéresser. (Elle réfléchit quelques secondes et sourit) Je crois d'ailleurs que les seuls articles sur moi concernent soit le jour de ma naissance, soit ma rentrée à Poudlard, soit mes notes considérées exceptionnelles.

- Tu joues au Quidditch ? s'exclama le Russe en passa une main caressante dans les boucles rousses de la jeune femme.

- Oui, comme gardienne, avoua-t-elle, mais contrairement à mon père qui était très irrégulier : parfois incroyablement brillant et d'autres fois complètement nul, je suis assez constante, plutôt bonne au niveau scolaire mais j'y ai surtout joué parce qu'il ne m'aurait jamais pardonné de ne pas le faire.

Un peu amère sur la fin de sa phrase, elle appuya sa tête contre la main de Dimitri, à la recherche de réconfort, et il s'empressa de le lui offrir en refermant ses bras autour d'elle pour la serrer contre lui.

- Je sais que ta famille ne s'est pas avérée être la meilleure qui soit, mais je suis là aujourd'hui et je peux devenir ta nouvelle famille. Moi, ton frère que tu m'as dit adorer, Leynah et Raj, nous sommes tous là pour toi et j'espère que cela pourra suffire.

Incroyablement touchée par ces paroles, elle le remercia pour son soutien d'un baiser passionné avant de sursauter violemment.

- Mince, le dîner ! s'exclama-t-elle en s'éloignant, le repoussant pour se lever et commencer à enfiler ses vêtements.

En voyant l'air interrogateur de son amant, elle lui rappela qu'ils avaient prévu une rencontre entre ses trois meilleurs amis et Leynah et Raj le soir-même.

- Il nous reste seulement quatre heures et il faut que nous reconfirmions tout le monde, que je prépare le repas... énuméra-t-elle avec angoisse.

C'était la première fois qu'elle avait une vraie relation avec un homme et cette soirée était un véritable défi personnel. Il fallait qu'elle se prouve sa capacité à entretenir ses liens avec Dimitri et avec ses amis durablement, des personnes qui n'étaient pas proches d'elle simplement parce qu'elles faisaient partie de sa famille ou parce qu'elles étaient intéressées par la réputation de des parents. Des personnes qui, comme l'avait dit le Russe, pouvaient devenir sa nouvelle famille.