Bonjour les amis! Désolé pour le retard, j'étais trop occupé! Je promets de postuler beaucoup plus vite la prochaine fois. Je vous souhaite à tous bonne lecture et à ne pas hésiter à me laisser des commentaires ! xd

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Édesse s'éveilla avec la sensation d'avoir hiberné tout un hiver sans avoir pu réellement se reposer et faire le plein d'énergie. Son corps en entier était las comme celui d'un vieillard. La jeune femme se remémora la précédente conversation qu'elle avait eu le seigneur elfe, bien qu'elle aurait souhaité que tout ceci n'ai été qu'un vilain cauchemar.

« Je suis Édesse Beaulieu, se dit-elle. Mes parents se prénomment Xavier et Alexandra. Je suis fille unique et j'habite à Lévis. »

« Vous vous êtes enfin réveillé, déclara une voix masculine. »

La jeune femme tourna la tête en provenance de ladite voix pour y découvrir le rôdeur assis au pied d'un grand chêne avec une pipe à la main. Il fumait tranquillement tout en ayant les yeux posés sur la silhouette frêle de sa jeune amie.

« Je m'inquiétais pour vous, lui expliqua Aragorn en expirant un nuage de fumée. Vous nous avez quitté si précipitamment tout à l'heure. »

Édesse jeta un coup d'œil vers le soleil qui déclinait à l'horizon.

« Vous n'avez dormi que trois heures. »

« Si vous continuez à fumer ainsi vous finirez par attraper un cancer du poumon, le prévient-elle alors que l'odeur du tabac lui faisait plisser le nez en signe de dégoût. »

Aragorn lui jeta un drôle de regard en se demandant quelle mouche l'avait piqué.

« Peut-importe, marmonna-t-elle. Mais je vous aurais prévenu. »

Voyant que l'odeur l'incommodait, il préféra éteindre sa pipe avant de la rangée dans l'une de ses poches.

« Vous n'avez cessé de parler dans votre sommeil, lui annonça-t-il. »

Édesse fit un léger signe de la tête.

« C'était des souvenirs de mon ancienne vie. »

« Je suis heureux de voir que vous avez enfin fini par entendre raison, dit Aragorn. Je sais que tout ceci ne doit pas être facile pour vous. »

« Vous plaisantez ! s'exclama la jeune femme sous le coup de la colère. Il y a quelques heures, un vieux machin aux oreilles pointues m'a annoncé que j'étais sa parente ! Moi ! Pis que mes soi-disant géniteurs étaient des trucs aux oreilles pointues pis que le paternel était un elfe mauvais ! Comment auriez-vous réagi si l'on vous avait annoncé tout ça ? Que votre vie sur Terre n'était qu'un ignoble mensonge ! Avec une histoire pareille je suis bonne pour me faire enfermer dans un foutu asile à la noix ! »

« Je vous comprend. »

« Non vous ne comprenez rien Aragorn ! s'écria la jeune femme. C'est de la folie ! Je ne suis qu'une simple petite humaine qui aimait bien sa vie sur Terre ! Je suis Édesse … »

« Édesse Peredhil. Fille de Maiwen. »

« J'allais plutôt dire Beaulieu. »

« Il vous faudra bien un jour l'accepter, lui dit bienveillamment le rôdeur. Ce n'est parfois pas facile d'accepter sa destinée. »

La jeune femme avait remarqué qu'une soudaine ombre avait parcouru le visage de l'homme comme si ses propres mots l'avaient terrifié. Il esquissa un mince sourire avant de se lever et de s'étirer comme un chat.

« Votre oncle doit commencer à s'inquiéter, dit-il en tendant une main à la jeune femme pour l'aider à se relever. Allons manger. »

Évidemment, son ventre criait famine et produisait de curieux son. Elle s'empressa de prendre la main qui lui était tendue avant de se relever. Ses jambes étaient toutes engourdies et ses fesses lui faisaient un mal de chien. Ensemble, ils prirent la direction de la résidence du seigneur Elrond. Aucun mot ne fut prononcé en chemin. Ils gravirent le long escalier de pierres avant de se diriger vers la grande salle où une douce musique et des conversations s'en échappait. Aux yeux de la jeune femme, la langue des elfes ressemblait à une douce mélodie. Elle avait l'impression qu'ils chantonnaient lorsqu'ils parlaient entre eux.

« Je ne peux pas Aragorn, murmura-t-elle avec une once de panique dans la voix. C'est au-dessus de mes forces. »

Ce dernier lui donna une petite tape entre les omoplates pour l'encourager à avancer.

« Tout va bien aller. »

« Justement ça ne va pas ! bégaya-t-elle blanche comme un linge. Je n'aime pas ça ! J'ai peur. »

Le rôdeur éclata de rire devant une telle franchise.

« Vous ne devez pas avoir peur. Personne ne va vous mangez dans cette salle. »

Sur cette phrase, l'homme l'entraîna dans son sillage alors qu'il pénétrait dans la pièce. Immédiatement, toutes les conversations cessèrent afin de porter l'attention sur les nouveaux arrivants. Édesse sentit son visage devenir cramoisi alors que tous les yeux la fixaient avec une certaine curiosité. Après quelques secondes, tous reprirent leur conversation là où elles avaient été interrompues. Heureuse de cette tournure, la jeune femme en profita pour jeter un regard à la grande salle qui était grande et épousait la forme d'un cercle. Un elfe avait allumé un petit feu en son centre qui répandait une douce lumière. Les murs n'étaient pas clos et l'on pouvait voir aisément l'extérieur qui commençait à baigner dans une douce pénombre. De longs voiles blancs avaient été suspendus au plafond et ondulait légèrement en raison de la petite brise qui s'était levée. Aragorn et elle se dirigèrent vers la table d'honneur où siégeait le seigneur Elrond avec ses deux fils et sa fille ainsi qu'un certain elfe aux cheveux blonds. À leur arrivée, le seigneur d'Imladris se leva et prit les mains de sa nièce dans les siennes.

« Heureux de te revoir mon enfant, lui dit-il du fond du cœur. Tu es la bienvenue en ces lieux. Considère cette maison comme la tienne. »

Édesse inclina légèrement la tête en signe de remerciement. Elle prit place entre son oncle et l'elfe blond alors qu'Aragorn allait s'asseoir aux côtés de la femme elfe qui était plus que resplendissante.

« Je suis Glorfindel, Seigneur de la Maison de la Fleur d'Or et Capitaine de Gondolin, se présenta l'elfe qui était à sa droite. »

« Enchantée, dit la jeune femme en lui serrant la main. Je suis Édesse. »

« Je sais qui vous êtes, avoua l'elfe en se servant à boire. Enfant vous m'avez causé … »

Édesse fut incapable d'entendre la fin de sa phrase que ses oreilles s'étaient mises à siller et que sa vue s'était brouillée. Elle n'entendait et voyait plus rien. Soudain, elle aperçut une petite fille pas plus haute que trois pommes qui courait en poussant de petits cris de joie alors qu'un homme la poursuivait avec un grand sourire aux lèvres.

« Rends-moi ça petite chipie, disait-il en se retenant pour ne pas rire. »

« Tu ne m'attraperas pas, déclarait-elle de sa voix aigüe. »

« C'est ce que tu crois ? »

En quelques pas seulement il l'avait rattrapé et la tenait dans ses bras.

« Combat de chatouilles ! s'exclamait-il. »

« Pitié ! Non ! hurlait l'enfant qui riait aux éclats. »

Quelques minutes plus tard, elle lui rendait l'objet qu'elle lui avait dérobé. Tous les deux se laissèrent tomber sur la pelouse, mort de fatigue. C'était une belle journée. Le soleil était haut dans le ciel et il n'y avait pas un seul nuage de présent à l'horizon.

« Dis Glorfindel, demandait la petite. Où est papa ? »

L'elfe l'attira dans ses bras pour la bercer.

« Petite Édesse, répondait-il en changeant de sujet. Voudrais-tu que je te raconte une histoire. »

Les yeux de l'enfant pétillèrent de joie.

Édesse revient brusquement à la réalité. Elle inspira à grande goulée de l'air. Ses poumons étaient en feu. Où suis-je allée ? Elle jeta un regard autour d'elle et remarqua qu'elle était toujours assise dans la grande salle en compagnie des elfes de Fondcombe.

« Édesse ? lui demanda Glorfindel qui avait remarqué le trouble de la jeune femme. »

« Je ne me sens pas bien, déclara-t-elle en se levant précipitamment de sa chaise qui tomba à la renverse. Il faut que je sorte. »

Ignorant les protestations de son oncle et de Glorfindel, la jeune femme s'éloigna de la table d'honneur en titubant comme une ivrogne lorsqu'une horrible douleur lui traversa la tête comme une larme. Elle s'écroula sur une table voisine qui fit sursauter les elfes qui y étaient assis. Elle voyait trouble et son cœur lui martelait la cage thoracique. Un fin filet de sang s'échappait d'entre ses lèvres. Édesse finit sur le sol, sans connaissance.

Son corps entier lui faisait mal. Elle avait l'impression que le feu était en train de la ronger de l'intérieur. Elle hurlait jusqu'à ce que ses cordes vocales n'en puissent plus. Des larmes s'écoulaient de ses paupières fermées.

« Édesse ! Édesse ! Contrôle-toi ! Plus tu résistes et plus tu auras mal. Tu es capable. »

Beaucoup plus tard,

Tout n'était que noirceur. Elle n'osait plus bouger. Elle se contentait seulement d'inspirer et d'expirer tranquillement. La douleur avait fini par se dissiper. Elle n'avait aucune idée de ce qui lui était arrivée. Elle était très fatiguée. Elle sentit qu'on lui appliquait un linge d'eau froide sur le front.

« Sa température est montée dans les quarante, disait une voix. »

« Édesse ? Est-ce que tu m'entends ? disait une autre voix. »

Elle n'avait pas la force de répondre.

« Sa transformation l'a complètement vidée de son énergie. »

« Ada … »

Au mot transformation, la jeune femme eut un haut le cœur l'obligeant à ouvrir les yeux pour vider le contenu de son pauvre estomac dans le sceau que l'on avait placé sous son manteau. Une main lui frottait doucement le dos. Recrachant un restant de bile, Édesse s'empressa de prendre une gorgée d'eau dans le verre qu'on lui tendait.

« Comment te sens-tu ? questionna le seigneur Elrond. »

« Mal. »

« C'est normal. Ton corps a subi de gros changements. »

Elle lui décrocha un drôle de regard avant de replonger la tête dans le sceau et de vomir une nouvelle fois.

« Dequessé ? »

Dame Arwen qui était à ses côtés prit un miroir à main qui était sur la table de chevet et le lui présenta.

« Quossévousvoulezquejefasse ? »

La femme elfe orienta ledit miroir afin que sa cousine puisse se regarder dans la glace. Cette dernière s'exécuta et en perdit encore plus la voix. De sa chevelure noire entremêlée, deux oreilles pointues s'en échappaient.

Édesse avait pris l'apparence d'une vraie elfe.