Bonsoir tout le monde,

Désolé pour l'attente, et voilà le dernier chapitre avant l'épilogue. Je remercie encore une fois clechon du fond du cœur pour la correction ! et également Elwande pour son adorable review : je ne sais pas si ma fiction est comparable avec Vlad Kemenov, je suis même sur que non parce que j'en suis fan, mais c'est vraiment flatteur de savoir que tu as fais un lien entre elles. J'espère que la suite correspondra à tes attentes!


Chapitre 11 : Le bal

Un sourire artificiel plaqué sur le visage, Rose Weasley hocha encore une fois la tête en direction d'une vague connaissance qui marchait dans sa direction et entraîna son compagnon rapidement vers le fond de la salle, près du buffet, là où ils pourraient se munir d'un verre et de nourriture, armes parfaites pour éviter de répondre à des questions gênantes.

- Eh bien Rosie, je ne m'attendais pas à ça ! s'exclama Hugo en arrivant lui aussi près des rafraîchissements. Un membre du gouvernement et de la famille de l'Empereur en plus ! Tu ne pouvais pas me le dire plus tôt ?

- Tu n'étais pas au courant ? Mais je pensais que vous en aviez parlé tous les deux.(Elle se tourna vers Dimitri.) Tu m'as dit que tu lui avais annoncé que tu étais Conseiller.

- Et c'est la vérité, intervient le jeun brun, je pense que Dimitri a simplement pensé que ça ne m'affectait pas alors qu'en fait je ne savais pas vraiment à quoi correspondait cette profession. Enfin , peu importe ! Le plus grandiose, c'est qu'apparemment aucun des invités n'a tiqué à la mention du nom Dolohov. La seule chose qu'ont retenue tous ces arrivistes, c'est qu'il travaille en étroite collaboration avec le dirigeant du plus grand pays du monde.

Soulagée par les paroles de son frère, la jolie rousse entreprit de tendre l'oreille, captant quelques bribes de conversation à proximité. Toutes avaient pour objet principale son compagnon et elle, mais, comme l'avait dit Hugo, aucune remarque négative ne lui parvint.

- Il semblerait que ton inquiétude quant aux réactions du monde sorcier anglais vis-à-vis de ma famille ait été vaine, дорогой.

Le ton de sa voix était apaisant comme s'il avait deviné que, malgré ces premiers commentaires positifs, la jeune femme avait toujours des doutes.

- C'est vrai que suis soulagée, avoua-t-elle en serrant la main du blond avec affection, mais tu sais aussi que ça n'a jamais été les réactions des sorciers en général qui m'ont inquiétée.

- Tes parents …

- Oui, mes parents. Le premier test était un succès, mais ce seront eux, les plus difficiles.

Ennuyé par le tour sérieux que prenait la conversation, Hugo s'immisça entre les amoureux et posa ses bras sur leurs épaules.

- Allons, haut les cœurs ! Notre entrée était parfaite, tout le monde veut vous parler, et il n'y a eu aucune réaction négative ou disproportionnée. Profitez-donc de cette soirée tant que vous le pouvez, vous vous inquiéterez de père et mère bien assez tôt. D'ailleurs, je crois que le balais mondain va commencer, quelqu'un vient vers nous.

Suivant le conseil de son frère, la jolie rousse redressa les épaules, attrapa le coude de Dimitri et sourit à la femme d'une cinquantaine d'année qui marchait dans leur direction, espérant sans doute glaner davantage d'information en les approchant en premier.

Pendant une demi-heure, ils firent la conversation à des dizaines de personnes. La plupart étaient de parfaits inconnus venus se présenter à celle qu'on leur avait présenté comme la fille des célèbres Ron et Hermione Weasley, dont l'absence était remarquée alors que la plupart des invités étaient déjà arrivés. Cependant, parmi tous ces individus en manque de ragots, quelques amis de la famille firent leur apparition.

Rose eut une agréable conversation avec Sarah Flint, dont la carrière d'avocate était encore à ses balbutiements, et ses parents, Katie et Marcus, tous deux anciens joueurs de Quidditch. professionnels et, en quelque sorte, premier couple Serpentard/Gryffondor de la génération de ses parents.

Elle échangea également quelques mots avec Ophelia Lopez, anciennement Thomas, la fille de Dean et Lavande Thomas, dont le seul but dans la vie avait toujours été de trouver un mari au compte en banque suffisamment rempli pour lui permettre de ne jamais travailler. La jeune ambassadrice avait toujours trouvé ce « plan de carrière » dégradant pour une femme, surtout en sachant que la jolie brune avait terminé major de sa promotion à Poursouffle, mais Ophélia s'était toujours montrée très amicale avec elle, comme avec tout le monde, et Rose ne l'avait jamais jugée. Elle rencontra donc l'élu de son amie, Fernando Lopez, riche entrepreneur vénézuélien d'origine mexicaine spécialisé dans les hydrocarbures moldus et qui était de huit ans son aîné. A trente ans, avec sa peau dorée, ses yeux ombrageux et son corps sculpté, Rose comprenait pourquoi Ophélia avait jeté son dévolu sur lui, et, après avoir échangé quelques mots avec Fernando, il lui parut intelligent et plutôt franc. Alors après tout, malgré son motif premier, elle dut avouer que la fille de Dean et Lavande avait plutôt bien choisi.

Puis, alors que l'ancien professeur de la jeune ambassadrice, Neville Londubat, et sa femme Hannah prenaient congé après les avoir salués, Dimitri et elle, elle aperçut soudainement son frère qui marchait dans leur direction, entouré par la horde de leurs oncles, cousins et amis les plus proches. Se collant encore davantage contre son compagnon – autant que la décence le permettait, bien entendu – Rose prit une grande inspiration avant de sourire aux membres de sa famille. Les premiers à venir la saluer furent son oncle Bill, sa tante Fleur, et leurs trois enfants accompagnés de leurs conjoints ou petits amis. Victoire et son mari, Teddy Lupin, furent ravis de la voir, tout comme les parents de la sculpturale blonde, et la jolie rousse fut surprise de voir le ventre rebondi de l'ancien mannequin.

- Oui, je sais, je ne t'en ai pas parlé, s'excusa Victoire en suivant le regard de sa cousine, mais je trouvais ça étrange de te l'annoncer par cheminette, excuse-moi.

Contente pour elle, la jeune ambassadrice se contenta de rire en félicitant le couple. Elle salua également la plus réservée, Dominique, qui avait toujours été plus à l'aise pour dévoiler ses sentiments aux dragons avec qui elle travaillait plutôt qu'aux humains. Il était même étonnant qu'elle ait réussi à se marier. David Cadwallader devait avoir une botte secrète pour dérider sa femme et la forcer à s'ouvrir à lui, car il était indéniable que ces deux-là étaient fous l'un de l'autre.

Le petit frère de Victoire et Dominique, Louis en revanche, fut très expressif et sauta dans les bras de sa cousine avant de la relâcher pour laisser sa place à sa petite amie, Victoria Miller. Ce fut d'ailleurs le footballeur blond qui salua Dimitri le premier, les autres ayant attendu que Rose ait dit bonjour à tout le monde et leur présente son compagnon, comme le dictaient les convenances.

- Alors comme ça, c'est toi qui a réussi à attraper la reine des glaces ! Pour un russe, ça n'a pas du être trop dépaysant.

- Louis ! s'exclamèrent sa mère, ses sœurs et sa compagne alors que son père se contentait de rire de la plaisanterie, somme toute suffisamment stupide pour être drôle.

Même le russe préféré de la jeune ambassadrice laissa échapper un éclat de rire bon enfant avant de tendre la main au cousin de sa compagne.

- Dimitri Dolohov. Je suis enchanté de rencontrer un joueur de football international aussi prestigieux. Vous êtes l'étoile montante britannique, d'après ce que j'ai entendu de mes contacts en Angleterre.

- Louis Weasley. Je suis également enchanté et merci beaucoup pour le compliment, mais je crois que je ne me considérerais vraiment professionnel que lorsque j'aurais joué un match de coupe du monde. Ça, c'est le véritable objectif !

Attendrie par cet échange, et également rassérénée – au moins un de ses cousins semblait apprécier son compagnon – Rose décida néanmoins d'y mettre un terme afin de pouvoir introduire Dimitri auprès des autres membres de sa famille. Le grand russe fit donc la connaissance des Weasley-Delacour, avec qui le courant passa très bien, ce qui était une bonne nouvelle car Bill, étant à la tête de la famille de rouquins, il était leur image publique.

Le cousin de l'Empereur Vassili apprécia cependant un peu moins le rude et timide Charlie, qui semblait toujours maladroit dans ce genre de réception, mais la femme de ce dernier, Natalia, le fit remonter un peu dans l'estime du compagnon de Rose en le saluant en russe, langue qu'elle tenait de sa mère. Si ce rustre couturé de cicatrices avait eu le bon goût d'épouser une femme de son pays, même seulement à demi, alors il n'était pas si simplet qu'il le laissait paraître.

George, Angelina et leurs enfants furent polis et gais, comme à leur habitude, et Dimitri rit plusieurs fois en échangeant quelques paroles avec la cadette, Roxanne, et son mari Max Miller, dont la sœur sortait avec Louis.

Néanmoins, alors que son oncle Percy approchait avec sa famille, la jolie rousse se douta que les choses allaient être plus tendues. Sa tante Audrey, toujours douce et aimable, salua le compagnon de sa nièce dans sa langue également, car étant la consultante principale du département de la coopération magique internationale duquel Rose dépendait. Pour les cultures balto-slaves, elle ne pouvait faire autrement que parler russe. Elle temporisa avec son talent habituel le salut sec de son mari, qui semblait se mordre les lèvres pour éviter de laisser échapper des paroles pouvait déclencher un incident diplomatique, et ceux tout aussi minimes de Molly et son époux, Harold Shackleton.

Apparemment, il en fallait plus pour impressionner les plus snobs des Weasley, et, contrairement à beaucoup, son oncle Percy semblait avoir très bien remarqué le nom de famille de son compagnon. Rose n'en était pas vraiment surprise car, après tout, elle n'avait jamais douté de son intelligence, simplement de sa capacité à passer au-dessus de ses préjugés. Très intelligemment, Audrey entraîna sa petite famille un peu plus loin dès qu'ils eurent salué Dimitri, évitant à des mots blessants d'être prononcés et laissant la voix libre à la rebelle Lucy et son jeune compagnon, Kieran.

Très brun avec une peau foncé et des traits faciaux trahissant des origines d'anciens peuples du pacifique, il était grand et large d'épaule, surtout pour ses vingt et un ans, ce qui formait un contraste plutôt impressionnant avec la petite Lucy. Comme beaucoup de femme Weasley, elle ne dépassait pas le mètre soixante-cinq, mais son fort caractère et son habitude à tout diriger la faisait toujours paraître plus imposante qu'elle ne l'était réellement et les gens étaient souvent surpris de la découvrir si fragile d'apparence.

- Alors, Rosie, tu as décidé de nous voler la vedette cette années, plaisanta la P-DG des entreprises Olivander's alors que son compagnon serrait la main de Dimitri. Il devait être un des seuls hommes dans l'assemblée à pouvoir le regarder dans les yeux sans lever la tête.

- Ne me dis pas que les murmures sur ton passage te manquent !

- Non, mais je dois avouer que tu as fait fort ! Débarquer ce soir était déjà une surprise, mais en plus avec une personnalité russe dont le nom est tristement célèbre en Angleterre … attends toi à des réactions moins civilisées.

Consciente de ce qu'elle faisait, la jeune ambassadrice n'en remercia pas moins sa cousine pour son avertissement car en tant que mouton noir de la famille, Lucy était la mieux placé pour lui donner ce genre de conseil. Néanmoins, tant que personne ne semblait vouloir venir l'agonir d'injures pour être apparue au bras d'un « Mangemort », elle profiterait de la situation avant que les chose ne se gâtent. Elle ne fut pas surprise de voir venir ensuite la famille Potter au grand complet.

Même sa tante Ginny était au côté de son mari, ce qui signifiait que soit que tous les invités étaient enfin arrivés, ce dont elle doutait car elle n'avait toujours pas aperçu ses parents soit que ces derniers étaient encore une fois en retard à cause des habitudes de bourreau de travail d'Hermione Granger. Quoi qu'il en soit, les Potter avaient toujours été ceux qu'elle préférait parmi les Weasley, car justement ils étaient les moins Weasleyiens du lot.

James était un véritable Potter, arrogant et tête à claque dans sa jeunesse mais qui s'était assagit en grandissant grâce à sa femme, Nicole, une sorcière française avec qui il avait déjà trois enfants. Albus était plus timide, bien qu'il ressemble comme deux gouttes d'eau à son père, et aussi un incroyable manipulateur derrière ses airs de gentil garçon. Il s'était engagé chez les Aurors à la fin de ses études supérieures comme son frère puis, la routine l'ayant rapidement lassé, il s'était mis à son compte, proposant des services de garde du corps dans les mondes sorcier et moldu.

La jolie Lily, enfin, était celle qui ressemblait le plus à une Weasley, avec sa crinière rousse et ses tâches de rousseur, mais elle avait le caractère noble et frondeur de son père, accompagné d'une ambition qui dépassait la simple volonté d'être connue comme la fille du survivant. Depuis qu'elles se connaissaient, Rose avait toujours entendu sa cousine dire qu'un jour, elle laisserait sa marque dans l'histoire, comme son père l'avait fait avant elle et, en connaissant les exceptionnels résultats de Lily en Médicomagie, la jeune ambassadrice ne doutait pas une seconde que ce souhait se réaliserait.

Devant leurs trois enfants, Harry et Ginny Potter vinrent lui souhaiter la bienvenue – une nouvelle fois pour la seconde – ainsi qu'a Dimitri, qu'ils traitèrent de la manière neutre habituelle qu'ils utilisaient avec les inconnus, ce dont Rose leur fut reconnaissante. Elle ne voulait ni réaction négative, ni traitement de faveur : les Weasley devraient apprendre à apprécier son compagnon de la bonne façon : en discutant et en se trouvant des points communs.

- Comment vas-tu, Rosie ? s'enquit discrètement Albus alors que le reste de la famille posait quelques questions au russe sur son pays. Personne n'a été désagréable ?

- Non, Al, ne t'en fais pas. Et puis je suis une grande fille, tu sais, je peux me débrouiller toute seule.

La jolie rousse sourit en répondant à son cousin, attendrie par cette vieille habitude qu'il avait de toujours veiller sur elle, même lorsqu'ils étaient à Poudlard. Le haussement de sourcils sceptique du brun aux yeux verts la fit même rire, elle s'était tellement habituée à cette mimique lorsqu'ils étaient adolescents ! Elle s'aperçut d'ailleurs que même cette expression typique de son cousin lui avait manquée lors de sa longue absence. Les voyages entre l'Inde et l'Angleterre étaient coûteux, et à cette période, elle n'était pas prête à faire face à sa famille, surtout en sachant qu'à chaque réunion, quelqu'un s'empresserait de tout détailler à ses parents si jamais ils étaient absents. Après tout, pour pouvoir se vanter correctement des exploits de leur filles, ils devaient toujours être au courant du moindre de ses mouvements, de la moindre de ses décisions.

- Je n'en doute pas, murmura le brun aux yeux en interrompant les pensées mi nostalgiques mi exaspérées de sa cousine, mais ça ne m'empêchera jamais de m'inquiéter pour toi, Rosie.

Émue, la jolie rousse prit Albus dans ses bras et l'embrassa sur la joue pour le remercier de son soutien et de sa confiance. Sa famille lui avait vraiment manqué, davantage que ce qu'elle avait imaginé.

- Hey, grand-frère, laisse un peu la place aux autres, nous aussi elle nous a manqué ! s'exclama soudainement Lily en venant prendre à son tour Rose dans ses bras. Alors, raconte-moi tout : comment as-tu fait pour prendre un si beau spécimen dans tes filets ? Et c'est un noble en plus, d'après ce que je sais de la branche principale des Dolohov !

- Ne fait pas semblant d'être vénale, Lil', je sais très bien que ce n'est pas le cas, dit la jeune ambassadrice en riant. Mais c'est vrai qu'il est séduisant, n'est-ce pas ? Quand je me suis rendu compte qu'il s'intéressait à moi, je n'arrivais pas à y croire !

- Oh arrête ! Je vous trouve très bien assortis tous les deux. (Elle serra les deux mains de sa cousine et retrouva son sérieux) Mais je suis un peu vexée que tu ais prévenu ma mère avant moi. On se disait tout avant …

- Justement, Lil', on se disait tout avant, quand nous étions encore deux adolescentes que rien ne pouvait séparer. (Elle eut un sourire triste) Mais aujourd'hui nous avons grandi, nous construisons notre propre vie et … je suis vraiment contente de vous voir, seulement, nous ne sommes plus ces deux jeunes filles. Ma vie est en Russie aujourd'hui, et peut-être même pour un bon moment si je fais le bon choix. De ton côté, tu étudies la médicomagie avec brio, tu t'amuses et tu te crées des expériences afin de pouvoir t'en souvenir plus tard, ce que nous faisons tous juste avant de plonger dans le monde du travail. Je t'adore, Lily, mais ce ne sera plus jamais comme avant.

La fille de Ginny et Harry Potter resta silencieuse quelques secondes avant que le même sourire triste n'apparaisse sur son visage.

- Tu as raison. J'aimerais que ce ne soit pas le cas, mais je suis assez grande pour le comprendre. Maintenant que j'ai vu Dimitri, je comprends pourquoi tu veux rester avec lui : il a toujours ce regard dans ta direction quand tu n'es pas juste à côté de lui, comme s'il vérifiait toujours si tu étais bien en sécurité. Mais, dis-moi, comment tu as su ?

- Comment j'ai su quoi ? s'enquit la jeune ambassadrice en fronçant les sourcils.

- Que tu voulais vraiment assumer cette relation. Que même si tes parents n'allaient vraisemblablement pas accepter ton petit-ami sans problème, tu voulais quand même prendre le risque, parce que tu ne supportais plus de cacher ce qu'il y a entre vous.

Son intérêt brusquement piqué par cette interrogation, Rose entraîna sa cousine quelques pas plus loin, à l'abri des oreilles familiales.

- Pourquoi est-ce que tu me demandes ça ? Tu vois quelqu'un en ce moment ?

- Hum … en fait oui, je suis avec quelqu'un. Ça fera bientôt un an et personne n'est au courant.

- Mais pourquoi ? Ce n'est pas un criminel ou quelque chose dans ce genre ?

- Non ! Non pas du tout. Lui non. Son grand-père en revanche … Enfin bref, le problème n'est pas qu'il ne plaise pas à mes parents, ils le connaissent déjà. Ce qui m'inquiète, ce sont plutôt tous les autres sorciers qui ne manqueront pas d'en faire un nouveau scandale.

- Oh. Et puisque je sors avec un homme dont le nom de famille fait scandale en Angleterre, tu t'es dit que ce serait une bonne idée de me demander conseil ?

La plus jeune eu la décence de paraître un peu gêné, et Rose ne lui en tint pas rigueur, car après tout, ce raisonnement était tout à fait juste. Mais, malheureusement, elle ne savait pas trop quoi dire à sa cousine pour l'aider.

- Eh bien, je te conseillerai de foncer. Si tes parents l'apprécient, alors je ne vois pas pourquoi tu devrais te préoccuper des autres. Je suis même prête à t'accueillir quelques temps en Russie si la situation devient insupportable ! plaisanta-t-elle en essayant de détendre l'atmosphère.

La plaisanterie sembla avoir une partie de l'effet attendu, ce qui était plus que ce que la jeune ambassadrice avait pensé, et les deux jeunes femmes se sourirent comme si elles étaient de nouveaux deux adolescentes qui partageaient un secret que personne d'autre ne connaissait avant de retourner auprès de Dimitri et du reste des Potter.

Ils discutèrent encore quelques minutes, le grand blond invitant Harry, Ginny et leurs enfants à leur rendre visite en Russie, mais quand les maîtres de maison entreprirent de prendre congé pour s'occuper de leurs autres invités et du déroulement de la soirée, les portes de la salle de bal – closes depuis presque une demi-heure – s'ouvrirent de nouveau.

l'ambassadrice –

Extatique de voir toutes ces petites réunions de famille entre le couple formé par Rose Weasley et Dimitri Dolohov et les oncles, tantes et cousins de la première, Alexia Skeeter relu le premier compte rendu qu'avait écrit sa plume à papote favorite depuis l'arrivée du surprenant duo. Elle était plutôt satisfaite des derniers événements qui promettaient un article scandaleux et romantique à souhait comme l'aimaient ses lectrices, mais après les années précédentes, elle attendait la rebondissement qui ne manquerait pas d'advenir avant la fin de la soirée, car à chaque bal de la Saint-Valentin, il y avait toujours plusieurs de ces petits imprévus gênants qui faisaient son bonheur.

Et justement, alors qu'elle observait l'ambassadrice et son compagnon discuter avec la famille Potter, le bruit de l'ouverture des portes fit naître un sourire plein d'anticipation sur ses lèvres. Si cette arrivée ne faisait pas monter la tension, elle n'aurait plus qu'à se raser la tête ! Et malheureusement pour la tribu rousse, les instincts de journaliste d'Alexia Skeeter étaient encore meilleurs que ceux de sa tante.

l'ambassadrice

L'exclamation de Rose, mélange entre un couinement et un murmure précipité, fit sourire le blond qui l'accompagnait et sans prendre la peine d'y réfléchir, il attrapa la main de sa compagne pour l'entraîner près de son cousin et de sa femme.

- Bonsoir, Vassia, nous ne nous attendions pas à vous voir ici ce soir.

- Eh bien je t'avouerai, mon cher Dima, que je n'étais pas non plus informé de ta présence. Ta délicieuse compagne m'avait sommé de te libérer quelques jours autour de cette date mais connaissant ses relations avec sa famille, je ne me serais jamais douté que vous viendriez.

Le commentaire amusé de l'Empereur fit rougir la jolie rousse que s'empressa de distraire Sofiya afin de sortir sa récente amie de l'embarras dans lequel son époux semblait adorer la mettre.

- En tout cas, ma chère Rose, je suis ravie que vous soyez là ce soir. Vous pourrez ainsi nous présenter à nos hôtes qui doivent se demander pourquoi nous mettons tant de temps à nous présenter. Surtout après notre arrivée tardive.

Conscient du reproche voilé, le souverain hocha la tête en direction de son cousin qui les mena donc vers le couple Potter.

- Bonsoir, Lord Potter, Lady Potter, nous sommes absolument ravis d'avoir été invités à cette soirée que nos amis nous vantent depuis des années, et nous espérons ne pas trop gêner le programme de la soirée en arrivant si tard, dit la gracieuse Sofiya en tendant la main au sauveur du monde sorcier.

Fidèle aux bonnes manières, ce dernier attrapa la main impériale pour effleurer les phalanges gantées de ses lèvres avant de s'incliner légèrement devant Vassili. Après tout, il était le maître de maison, un noble puissant en Angleterre et ses invités étaient en retard : il n'avait pas à s'incliner jusqu'à ce que son nez touche le sol ciré et, de toute façon, Harry Potter était connu pour sa légère paranoïa concernant tout ce qui pouvait se trouver dans son dos.

Loin d'être vexé par ce salut minimaliste, le dernier des Andropov, jusqu'à la naissance imminente de son nouveau-né, entama immédiatement une conversation avec le chef du bureau des Aurors à laquelle se greffa rapidement son cousin, le ministre de la magie actuel et plusieurs hauts dignitaires tandis que l'Impératrice se contentait d'un cercle plus réduit.

- Dis-moi, Rose, je sais que nous sommes en retard mais je n'ai pas l'impression d'apercevoir les visages dépités de tes parents, remarqua-t-elle en caressant distraitement son ventre rond.

- Ils n'arriveront que dans quelques minutes, intervint Ginny en s'approchant des deux femmes qui avaient vraiment l'air de bien se connaître d'après ce qu'elle pouvait voir. Hermione m'a contacté par Cheminette après votre arrivé, Rosie, et elle m'a prévenue qu'elle serait retenue au travail par une …

- … affaire urgente ! Oui, je connais cette réponse par cœur, grinça la jeune femme, j'imagine qu'elle sort cette excuse chaque fois qu'elle arrive en retard à une sortie importante. Après tout, le travail d'Hermione Granger a toujours été plus important que tout le reste !

Les paroles semblèrent surprendre la femme d'Harry Potter davantage qu'elles ne surprirent l'Impératrice, au courant des histoires de famille de l'ambassadrice après l'après-midi qu'elles avaient passé à se préparer ensemble avec les tantes de Vassili pour le bal de bienvenu de Rose. Il semblait que même en ayant été témoin du comportement de son frère et de son amie avec leurs enfants, elle n'avait pas imaginé que le ressentiments de la jeune femme serait si intense. Mais en un sens, la jeune rousse ne pouvait pas vraiment le lui reprocher : pour Ginny il était presque impossible de ne pas aimer ses parents car il était également pratiquement impossible que ces mêmes parents ne soient pas aussi parfaits que les siens. Malheureusement, grandir dans une famille heureuse n'avait pas fait de Ron un bon père.

- Oui, je … enfin tout ça pour dire que quand vous êtes arrivés, votre altesse, j'ai cru pendant une minute que c'était eux. Ils ne devraient pas tarder.

- Oh, parfait ! s'exclama Sofiya avec un air carnassier. Si ce que tu m'as dit sur eux est véridique, alors je meurs d'envie de voir leur réaction au nom de Dima. Et surtout ne t'inquiète pas, nous serons là pour vous sortir de leurs griffes s'ils sont trop insistants. Vassili sait très bien faire peur aux gens.

La manière dont elle prononça la dernière phrase fut effrayante, même pour Rose, mais elle n'eut pas le temps de s'en inquiéter outre mesure car ses parents pénétrèrent justement dans la pièce. La première chose qu'elle vit fut la légendaire crinière – aujourd'hui domestiquée – de sa mère ce qui lui fit crisper presque toutes les parties de son corps, mais par chance, la main tendre de son compagnon dans son dos lui permit de ne pas rester bloquée toute sa vie droite comme un piquet après s'être raidie si brusquement.

- Tout ira bien, Roza, murmura-t-il dans son oreille en passant un bras autour de sa taille, je serai toujours avec toi, quoi qu'il arrive.

Touchée, la jeune femme attrapa sa main pour déposer un baiser sur sa paume avant de passer son bras sous celui du russe, prête à faire face aux deux personnes qui l'avaient élevé dans un climat qu'elle ne souhaitait pas à ses propres enfants. Mais juste avant de s'avancer vers ses géniteurs, qui saluaient déjà les maîtres de maison, elle croisa le regard de Vassili et elle se dit que c'était peut-être le bon moment pour lui faire part de sa décision. Alors quand ils passèrent devant lui, elle glissa une main dans sa pochette magiquement extensible et en sortit un rouleau de parchemin coûteux frappé du sceau impérial qu'elle lui tendit discrètement sans un mot. Puis, elle continua à s'avancer vers ses parents, dont les yeux avaient fini par la repérer parmi la foule.

Elle sentit les yeux des autres invités lui brûler le dos, avides d'assister à une confrontation qu'ils avaient tous vu venir dès l'annonce du nom du compagnon de la jeune ambassadrice. Après tout, il n'y avait pas plus anti-mangemort que le couple Ron et Hermione Weasley, et même en dehors de cet énorme inconvénient, il était connu de tous que celle qui était considérée comme la sorcière la plus intelligente de sa génération avait déjà envisagé une liste entière de fiancés potentiels pour son unique fille parmi les fils de ses plus prestigieux associés. Un véritable comportement d'aristocrate, plutôt étrange pour quelqu'un qui se disait au-dessus de ces traditions archaïques.

- Mère, Père, Bonsoir.

Le salut froid de leur fille parut surprendre le couple, mais ils se maîtrisèrent rapidement et n'amorcèrent pas le pas en avant conduisant à une étreinte qu'ils avaient été sur le point de faire.

- Rose, ça faisait longtemps. Nous n'étions pas au courant que tu devais venir ce soir, s'exclama Hermione et on pouvait sentir la joie dans sa voix se disputer à la contrariété d'avoir été parmi les derniers à prendre connaissance de la présence de sa fille au Bal de la Saint-Valentin.

- C'est le propre des surprises, je crois, fit remarquer la jolie rousse d'une voix sans émotion.

- Je vois … murmura la femme de Ron Weasley tandis que son mari dévisageait curieusement sa fille et celui qui l'accompagnait. Et qui est ce jeune homme ?

- Mon compagnon, Dimitri. Nous nous sommes rencontrés en Russie.

La brune aux boucles folles fronça imperceptiblement les sourcils mais elle se maîtrisa remarquablement bien en comparaison de son époux qui rougit de colère jusqu'à la racine des cheveux.

- Je suis Hermione Weasley, la mère de Rose, enchantée monsieur … dit-elle en coupant l'herbe sous le pied de Ron qui semblait prêt à hurler.

Il lui semblait inconcevable que sa « petite fille » sorte avec un garçon, alors même que la dite petite fille était âgée de vingt-six ans. En voyant la réaction de son père, Rose se fit mentalement la remarque que, pendant toutes ces années où elle avait essayé d'attirer son attention pour autre chose que quelques paroles, il lui aurait simplement fallu ramener un garçon à la maison pour obtenir le résultat escompté.

- Dolohov, répondit le russe en serrant la main que lui tendait la mère de sa compagne. Je suis le petit-fils du Comte Dolohov, de la branche principale russe de la famille.

En entendant ce nom, Ron rougit encore davantage, si cela était possible, et sa femme se crispa comme si elle n'allait plus jamais pouvoir s'asseoir. Le nom de famille du grand blond avait fait son effet et même l'ascendance noble de l'homme – synonyme de richesse, de pouvoir et de connaissance dans son pays – ne sembla leur donner l'envie de réserver leur jugement négatif. Néanmoins, il fallait le leur accorder, ils réussirent à faire signe à leur fille de les suivre dans un petit salon isolé avant d'exploser.

- Mais qu'est ce qui t'as pris de te montrer ici avec ce type ! s'exclama le père de la jeune femme dès que la porte fut close. Un mangemort !

- Ce n'est pas un mangemort enfin ! Il n'était même pas né à l'époque de Voldemort et de toute façon il est russe. Le seigneur des ténèbres n'est jamais allé jusque là-bas.

- Je m'en fiche ! C'est un Dolohov, et tout le monde sait que ce sont tous d'arrogants Sang Purs qui vénèrent toujours leur ancien maître.

- Non mais tu n'as pas fini avec tes généralités infondées !? Dimitri est exceptionnel : gentil, généreux, intelligent et je l'aime. Tout comme il m'aime !

- L'amour ne fait pas tout, les interrompit Hermione qui était resté silencieuse jusqu'ici. Tu es ambassadrice, ma fille, et tu as des responsabilités qui pourraient en pâtir si ta réputation était ruinée par ta relation avec le descendant d'un mangemort. Tu aurais dû me demander conseil avant de t'engager dans une relation vouée à l'échec.

- Vous n'écoutez vraiment jamais rien, c'est incroyable ! Dimitri n'est PAS un mangemort, et les seuls gènes qu'il partage avec Antonin Dolohov sont ceux qui lui viennent d'un ancêtre né il y deux cent ans. (Elle poussa un soupir et essaya de se calmer) Je me doutais que vous réagiriez comme ça, et que, même le fait qu'il soit le cousin de l'Empereur de Russie et son Conseiller Militaire n'y changerait rien. Mais, je ne sais pas, j'espérais au fond de moi que vous sauriez prendre sur vous pour préserver mon bonheur. Évidemment j'avais tort.

- Tu aurais dû t'y attendre, grande sœur, fit remarquer une voix dans un coin de la pièce. Ils n'ont jamais su nous comprendre.

Sortant de sa cachette derrière une tapisserie, Hugo rejoignit sa sœur face à leurs parents.

- Fils ? Mais de quoi parles tu ? s'enquit Ron, pour qui Hugo avait toujours été l'héritier parfait.

- Du fait que vous ne nous avez jamais offert ce dont nous avions besoin pour nous épanouir.

- Ne soit pas ingrat, nous vous avons toujours achetés les meilleurs choses, dit leur mère en lui jetant un de ses regards hautains.

- Il ne parle pas de quelque chose de matériel. Il parle d'amour, de douceur, d'affection. Il était déjà assez difficile de grandir dans la célèbre famille Weasley où les préjugés sont roi, mais en plus il a fallu que nous ayons tous les deux l'impression de n'avoir qu'un seul parent. (La jolie rousse jeta un regard un peu amer à son père) Après tout, je n'ai jamais été suffisamment « normale » pour te convenir, en dehors de mes performances aux Quidditch. Et même là, je n'étais pas assez « spectaculaire » ! Quand à Hugo, je ne compte plus le nombre de fois où vous l'avez ignoré parce que ses paroles n'étaient pas suffisamment intéressantes, mère.

Le couple sembla pour le moins surpris par cette attaque, eux qui s'étaient toujours extasiés sur leur progéniture et vantés d'être d'excellents parents. Malheureusement, la personne capable de faire comprendre à Ron et Hermione Weasley qu'ils avaient tort n'était pas encore née, et le choc du discours de leurs enfants disparut très vite pour laisser place à une sorte d'exaspération amusée que les adultes réservaient aux enfants désobéissants.

- Enfin, Rose, ce n'est pas dans tes habitudes de perdre ainsi ton sang-froid, surtout pour dire des inepties sans queue ni tête. Je peux comprendre qu'aujourd'hui tu penses savoir ce qui est le mieux pour toi, dont le fait de continuer cette relation absurde avec un étranger, mais je pense être la mieux placée pour te conseiller. J'ai eu ton âge, moi aussi, et je crois avoir plutôt bien réussi ma vie, ce qui montre la validité de mes choix.

- Non ! Non, je ne veux pas de tes conseils, et je ne veux surtout pas finir comme toi ! Tu crois que tu as réussi ta vie ? Mais quand as-tu été heureuse pour la dernière fois ? A ton mariage ? Étais-tu même amoureuse de père ce jour-là ou n'étais-ce qu'un choix stratégique afin de grimper rapidement les échelons au ministère ?

Le silence résonna quelques secondes dans la pièce, comme si les prochaines paroles seraient déterminantes pour l'avenir de cette famille. Et Rose sut qu'elle ne pouvait plus reculer et que la décision qu'elle avait prise la veille était la bonne. Elle se dirigea alors vers la porte, suivie de son frère, et juste avant de tourner la poignée, elle se retourna une dernière fois vers ceux qui lui avaient donné la vie.

- J'imagine que vous ne vous attendiez pas à ce que cette soirée se déroule de cette manière, mais c'est pour le mieux. Dorénavant, nous ne nous verrons plus en dehors des rassemblements familiaux auxquels nous assisterons tous et ne vous attendez pas à recevoir de mes nouvelles. (Elle commença à ouvrir le battant mais se ravisa à la dernière seconde) Une dernière chose. J'ai reçu une offre il y a quelques semaines de la part de l'Empereur, une place dans son cercle privilégié et la nationalité, et je vais accepter. Au revoir.

l'ambassadrice

Pendant que les quatre Weasley se hurlaient dessus dans un salon du manoir Potter, l'Empereur Vassili Andropov savourait un verre de Whisky Pur Feu en compagnie de son épouse, dans un coin isolé de la salle. Il était apaisant parfois de ne pas avoir à s'entretenir avec une personne quelconque de sujets souvent sans intérêts. Néanmoins, sa chère moitié brisa sa quiétude par des paroles qui le surprirent.

- Tu comptes leur en parler ?

- Pardon ?

- Ne joue pas les naïfs avec moi, Vassia. Je sais très bien que tu as fait tout ce qui était en ton pouvoir pour que Rose Weasley soit nommée ambassadrice britannique en Russie. Tes petites allusions à cette jeune femme quand tu négociais avec son prédécesseur n'étaient pas ce qu'il y avait de plus subtil, même si concernant Robert Sidwell, c'était suffisant.

- Oh, et en quoi consiste mon super plan selon toi ? s'enquit-il, un léger sourire aux lèvres.

- Eh bien, sachant que tu as récemment rédigé une autorisation de naturalisation – sois plus discret quand tu utilises cette encre spéciale ! – j'en déduit que tu espères dérober cette talentueuse et prometteuse jeune femme à la Grande Bretagne. (La légère crispation de la mâchoire de Vassili le trahit, il avait toujours détesté que ses plans soigneusement conçu soient percés à jour) C'est déloyal, tu le sais n'est-ce pas ? Les pauvres ne vont même pas comprendre ce qui leur arrivent.

- Je n'y peux rien si ce que j'offre à mes employés est plus alléchant, se défendit-il avec une mauvaise foi évidente.

- Oui, c'est vrai que tous les chefs d'états ne jouent pas les marieurs afin de s'attacher les services de quelqu'un, ironisa Sofiya avec un sourire tendre.

Elle adorait ces petites joutes avec son mari.

- Je n'ai pas joué les marieurs ! J'avais simplement prévu de les associer pour un projet qui la passionnerait au début. Mais quand je me suis souvenu de la vision de Natashka, je me suis dit que si leur relation prenait un tour plus … intime, cela pourrait bien arranger mes affaires. (« Leurs enfants feront de parfait protecteurs pour les miens, ajouta-t-il pour lui-même. »)

- C'est pour ça que tu les a pratiquement jeté dans les bras l'un de l'autre dans un des salons de NOTRE palais ?

Bougon, le souverain préféra néanmoins agir sagement et se taire car, pour qu'un mariage fonctionne, cette règle était essentielle. Il fallait toujours savoir quand laisser l'autre gagner, ou du moins l'imaginer. Son épouse pouvait être redoutable quand elle le décidait et, de façon assez peu étonnante, Vassili tenait à son intégrité physique.