Voilà un nouveau chapitre gang ! Oui je sais il est court, mais je vous promets que le prochain va être beaucoup plus long. Je tiens à vous rappeler que les personnages appartiennent à Tolkien excepté celui d'Édesse.
De plus, j'ai conçu le personnage de la jeune elfe noire différemment des autres elfes. Cette dernière a passé son enfance et son adolescence sur la Terre et cela ne fait pas très longtemps qu'elle a « retrouvé » l'usage de sa véritable origine elfique (si on peut dire comme ça en bref). Donc, il est normal qu'elle ne possède pas les mêmes capacités au combat que les autres elfes, car elle n'a pas été élevée là-dedans. De plus, je tiens à rappeler qu'Édesse Peredhil a moins d'une vingtaine d'années. C'est un peu comme un enfant aux yeux des elfes.
J'espère que ça va vous avoir éclairé. Entouca BONNE LECTURE A TOUS :)
La communauté de l'anneau marchait depuis plusieurs heures déjà sous un soleil ardent qui plombait sur leur tête. Gandalf avec son chapeau pointu ouvrait le chemin en compagnie de Frodon. En troisième place venait l'homme du Gondor et le nain qui trottait difficilement avec tout son paquetage afin de rester à la hauteur du groupe. Ensuite venait Sam avec Bill, le cheval qui portait sur ses flancs tout ce qui était d'ordre de la boustifaille, Merry et Pippin qui pestaient à suivre le rythme de marche avec leurs pieds velus qui faisaient de petits pas, l'elfe de la Forêt Noire qui ne cessait de regarder au loin afin de s'assurer que rien d'inquiétant ne siégeait à l'horizon, la jeune elfe noire et le rôdeur qui fermait la marche, la main sur le pommeau de son épée. Depuis le départ d'Imladris, Édesse avait une drôle de sensation qui lui tenaillait l'estomac, elle ne cessait de penser qu'elle avait laissé derrière elle un second chez-soi, elle qui était en Terre du Milieu depuis seulement peu de mois. Son oncle l'avait accueilli en sa cité comme si elle était sa propre fille. Elle repensait avec une certaine pointe de nostalgie à la vie qu'elle avait connu sur Terre. Désormais, elle n'était plus capable de se remémorer le visage de ses parents adoptifs. Les souvenirs qu'elle avait avec eux s'étaient finalement estompés comme si rien de tout ceci n'était véritablement arrivé. Tout n'était plus que poussière. Édesse refoula les larmes qui menaçaient de couler le long de ses joues pâlottes. Ressaisi-toi ma vieille ! Tu commences à faire peur ! La jeune fille se gifla mentalement. Il était hors de question qu'elle démontre des signes de faiblesse en public.
« Tu vas bien ? lui demanda Aragorn en montant à sa hauteur. »
« Oui t'inquiète. Le soleil me fait mal aux yeux, mentit-elle. »
Elle accéléra le pas afin de se retrouver seule afin de pouvoir replonger dans ses pensées à sa guise. Ils firent seulement une courte pause aux alentours de midi afin de manger une croute avant de reprendre rapidement leur chemin. Ce n'est que lorsque le soleil commença à disparaître à l'horizon que la communauté décida finalement de faire halte pour la nuit dans une petite clairière. Les hobbits s'empressèrent de préparer un repas consistant afin de faire taire leur estomac qui émettait des gargouillements alarmants. Édesse prit place au coin du feu que le rôdeur venait d'allumer. Avec une grimace de douleur, elle retira ses bottes afin d'exposer ses pieds à la fraîcheur du soir. À certains endroits, la peau était à vif.
« Vivement mes espadrilles, maugréa-t-elle entre ses dents avant de prendre de l'eau de sa gourde pour désinfecter les plaies. »
« Hein quoi ? déclara Gimli qui venait de se laisser tomber sur le sol comme une masse. Esmamille ? »
« E-S-P-A-D-R-I-L-L-E ! articula lentement la jeune fille. Vous savez, des chaussures de sport ? »
Devant la mine perplexe du nain, elle préféra ne rien ajouter.
« J'ai quelque pour vous Édesse, lança Aragorn avec une certaine pointe d'amusement dans le regard alors qu'il fouillait dans son sac. »
Il en sortit une paire de basket, vieille et usée qui devait puer les petits à des kilomètres à la ronde et les leva en signe de trophée.
« MES SOULIERS ! s'écria Édesse qui bondit sur ses jambes malgré ses pieds douloureux. Vous les avez trouvés où ? »
« Mon cousin me les a donnés alors que nous nous apprêtions à partir pour Fondcombe, lui expliqua le rôdeur en lui tendant ladite paire de basket. J'ai dû les oublier dans mon sac en cours de route. Ils vont vous être utiles ! »
La jeune fille alla serrer son ami dans ses bras en signe de gratitude. Elle retourna prendre place au coin du feu afin de les ranger précieusement dans son sac de voyage. Gimli continuait de lui jeter un regard perplexe.
« Des espadrilles maître nain, lui rappela-t-elle avant de continuer à désinfecter ses pieds avec de l'eau et du savon. C'est tout simplement magique. »
Boromir laissa échapper un rire hautain envers la jeune fille qu'il trouvait tout simplement immature.
« On ne t'a pas sonné toi, grinça-t-elle entre ses lèvres. »
Le Gondorien lui jeta un regard noir. Quelques minutes s'écoulèrent et puis Merry annonça que le repas était près. Des patates et de la saucisse. Voilà ce qui composait le menu. Édesse prit son assiette avant de l'engloutir rapidement. Il est vrai que la marche lui avait creusé l'appétit.
« Je ne pensais pas que vous mangiez de la viande, dit Legolas qui ne mangeait rien. »
La jeune fille haussa les épaules.
« Je n'aurais pas dû vous poser la question, continua l'elfe. Après tout vous êtes une elfe noire. Saviez-vous que votre peuple pratiquait le cannibalisme en temps de guerre ? »
« Quoi ? couinèrent Merry et Pippin qui avalèrent de travers. »
« Legolas ! protesta Aragorn. Ce n'était qu'une minorité d'entre eux qui pratiquait un tel acte ! »
Édesse se leva tranquillement, la main serrant douloureusement son assiette qui tremblait comme une feuille. Elle s'avança comme un automate vers l'elfe qui avait dit ces paroles haineuses.
« Je ne suis pas comme mon peuple Legolas, déclara la jeune fille. Je n'ai commis aucun de ses actes ! Rien ne me ferait plus plaisir en ce moment que vous foutre mon poing dans votre joli minois. »
Elle tourna les talons avant d'ajouter :
« Allez-vous faire foutre ! »
Sans plus attendre, elle quitta le groupe afin de continuer son repas à l'abris du regard des autres.
« Vous n'avez pas été très courtois, lui reprocha Frodon. »
« Les elfes ne connaissent pas la courtoisie, marmonna pour lui-même Gimli. »
« Gimli, le prévient Aragorn. N'en rajouter pas plus je vous prie. »
