Bonjour tout le monde ! Oui je sais que ça fait très longtemps que je n'ai pas publié un nouveau chapitre et je m'en excuse. J'ai été fort occupé ces derniers temps et disons que cette fanfictionÙ m'est sorti de l'esprit. En plus, disons que je commence à avoir un peu le syndrome de la page blanche. Bref, voici un nouveau chapitre et n'hésitez pas à me laisser vos impressions et des commentaires constructifs qui sont toujours les bienvenus. Bonne lecture

O0O

Édesse s'extirpa de son sommeil lorsqu'une légère brise du matin vint lui caresser la joue. La jeune femme ouvrit un œil suivit de l'autre. Elle avait l'impression qu'elle venait juste de fermer les yeux pour la nuit, mais le soleil lui indiquait pourtant le contraire avec ses rayons lumineux essayant de passer au travers des nuages. Elle aurait bien souhaité dormir encore un peu, emmitouflée jusqu'au menton dans sa couverture de voyage. Dans son monde, elle pouvait faire la grasse matinée jusqu'aux alentours de midi le samedi matin. Elle sentit un souffle lui chatouiller l'oreille gauche alors qu'au même moment, elle s'aperçut de la présence de quelqu'un à ses côtés. Le corps de la jeune femme se figea soudainement lorsque les évènements de la veille lui revinrent à l'esprit. Ils eurent l'effet d'une douche glacée en plein visage.

ON S'EST EMBRASSÉ ! JE L'AI EMBRASSÉ ! OMG ! MAIS QU'EST-CE QUE J'AI FAIS ?

Elle s'extirpa doucement de son nid douillet pour faire face à l'homme qui dormait encore paisiblement. Boromir était couché sur le côté, la tête sur son bouclier et une main autour du pommeau de son épée. Sa poitrine se soulevait doucement au fur et à mesure de chacune de ses inspirations et expirations. Édesse remarqua pour la première fois que le Gondorien avait les traits détendus. Quelques mèches de cheveux lui retombaient devant les yeux et sa mâchoire n'était plus en contraction permanente. Il avait plutôt un visage harmonieux dans l'ensemble avec une barbe de quelques jours.

Réveille-toi ma vieille ! Ce n'est pas le temps de partir dans tes contes de fées !

La jeune femme se leva sur ses deux jambes avant de s'éloigner quelque peu afin de pouvoir se dégourdir les jambes et aller faire pipi en toute discrétion derrière un buisson, elle qui n'avait jamais aimé le camping sauvage dans son propre monde en raison des nombreux inconvénients dont le fait de devoir faire ses besoins les fesses à l'air et de se torcher avec des feuilles. Elle repensa immédiatement à la fois ou elle était partie avec des amis faire un road trip et qu'ils avaient campé en forêt avec une tente un soir dans les Laurentides. L'envi lui avait pogné en plein milieu de la nuit, mais étant trop peureuse la nuit, elle avait demandé à quelqu'un de l'accompagner ne voulant pas être seule. Un hibou lui avait fait peur alors qu'elle faisait ce qu'elle avait affaire et résultat, elle avait mis de l'urine un peu partout sur ses jeans en criant comme une cinglée.

Peut-être que c'était un ours ? J'avoue que j'étais quand même assez pompette. Pis je pense que quelqu'un avait mis quelque chose dans nos verres ? Alors ça expliquerait pourquoi Sam hallucinait des licornes. Mmmmm…

Édesse étouffa un rire alors qu'elle remontait ses pantalons. Tout ça lui semblait avoir eu lieu il y a des siècles. La jeune femme regagna le campement de la veille tel un automate perdu dans le peu de souvenirs qui lui restaient de son ancien monde. Elle s'était absentée pendant une vingtaine de minutes pour faire ce qu'elle avait à faire et sa toilette, mais en voyant l'homme du Gondor qui l'attendait de pied ferme visiblement en colère, une petite voix lui souffla à l'oreille que les vingt minutes étaient peut-être de trop. Elle fit mine de l'ignorer avant d'entreprendre la tâche de plier sa couverture pour la mettre dans son sac qui avait besoin d'un bon coup d'aiguille et de fil un de ces jours.

« Tu étais passé où ? demanda-t-il en élevant le ton. »

« Pisser, répondit la jeune femme de but en blanc. Quoi ? C'est interdit ? »

« Tu aurais dû me prévenir ! »

« Boromir ! Je suis une grande fille, répliqua l'elfe noire en levant les yeux au ciel »

« BORDEL ÉDESSE ! EST-CE QUE TU ES SOTTE À LA FIN ? JE ME FAISAIS UN SANG D'ENCRE POUR TOI ! TU ES PARTIS SANS RIEN ME DIRE ! IL AURAIT PU T'ARRIVER N'IMPORTE QUOI PENDANT CE TEMPS LÀ ! ESSAI DE TE METTRE À MA PLACE ! »

« Tu es un guerrier, alors je ne m'inquièterai pas trop pour toi. Pis tu devrais en faire de même pour moi ! Je sais me battre et je pense que j'ai assez fait mes preuves au sein de la communauté, déclara Édesse avec violence. »

Il avait réussi à la mettre en pétard.

Pour qui ce trou *** se prend-t-il ? Ça va faire les accusations ! Je ne suis pas un punching ball !

« … les orques auraient pu t'enlever …, continua Boromir qui était en plein monologue. »

Édesse ne l'écoutait que d'une seule oreille. Elle en avait marre des hommes qui pensaient toujours que les femmes étaient des créatures faibles et sans défense qui avaient besoin d'un preux chevalier pour venir à leur secours. Elle regarda ses baskets qu'elle avait au pied et se dit qu'elle devrait refaire les nœuds. Elle ne voulait surtout pas croiser son regard.

« Regarde-moi lorsque je m'adresse à toi ! ordonna soudainement Boromir en obligeant la jeune elfe noire à le regarder dans les yeux. »

C'est la goutte de trop ça !

Avant qu'il n'ait eu le temps de se rendre compte de son erreur, elle lui avait tordu la main qui avait essayé de lui toucher la joue avant de forcer l'homme du Gondor à se replier sur lui-même tout en continuant de lui martyriser le poignet qu'elle forçait à aller dans le sens contraire de son angle naturel. Boromir laissa échapper un cri de douleur entre ses lèvres devenues soudainement blanchâtres.

« Tu as de la chance que je ne te casse pas le poignet homme, lui cracha-t-elle à la figure en le fixant avec ses yeux rougeâtres qui voulaient le trucider. Je te rappelle que je suis une elfe noire Boromir du Gondor ! Et ce n'est pas parce que tu m'as embrassé QUE TU AS LE DROIT DE ME TRAITER COMME TA CHOSE ET DE ME PARLER SUR N'IMPORTE QUEL TON ! »

Elle lui relâcha aussitôt la main comme si un simple contact l'avait dégoutée. Édesse prit son paquetage avant de le mettre sur une épaule et de tourner les talons.

« Hier soir, commença-t-elle en se retournant pour lui faire face, c'était une erreur. »

Elle put voir un éclair de douleur passer dans son regard. Elle se remit en route en essayant d'ignorer son cœur qui s'était mis à saigner de l'intérieur.

O0O

Ni l'un et ni l'autre ne s'adressa la parole le reste de la journée. Édesse marchait en tête alors que Boromir la suivait un peu plus loin. Le soir, Boromir alla chercher du bois afin de faire un feu, mais à son retour, la jeune elfe noire s'était éloignée d'une trentaine de pieds pour être seule. Elle ne voulait pas de sa compagnie. Elle avait trop mal. Le comportement de l'homme qui la veille lui avait avoué qu'il l'aimait l'avait totalement chamboulé. Le lendemain matin, il essaya de lui parler, mais elle le fit taire d'un seul regard. Ils marchèrent encore plusieurs jours avant de venir à bout de contourner la Lorien. Ils ne s'étaient pas reparlés depuis l'incident. Édesse était une vraie tête de cochon qui ne voulait pas ravaler sa fierté pour s'excuser de son comportement. Lorsqu'ils arrivèrent sur les berges du fleuve Anduin, à la fin de la frontière du royaume de la Lothorien, ils s'installèrent afin d'attendre l'arrivée du restant de la communauté. L'un des gardes qui surveillait les frontières partis avertir les souverains de l'arrivée de l'homme et de l'elfe noire. Boromir et Édesse attendirent avec patience qu'ils arrivent. Le garde revint après le repas pour leur dire que le départ de la communauté se ferait le lendemain matin à la première heure. Édesse laissa échapper un grondement de mécontentement. Elle avait hâte de foutre le camp d'ici. Les gardes avaient la même réaction à son égard que le dénommé Haldir. Ils la regardaient avec dégoût et haine comme si une deuxième tête venait de lui pousser.

« Ignorer les, lui conseilla Boromir. »

« Je n'ai pas besoin de vos conseils. »

Il soupira alors qu'elle retournait à l'affûtage de son poignard qu'elle gardait en permanence sur elle.

« Je suis désolé. »

Il n'eut aucune réponse.

« Je suis désolé Édesse pour ce que je vous ai dit. Mes mots ont dépassé les limites de mon esprit. »

« Au moins vous avez le culot de vous en rendre compte. »

« Édesse… »

« C'est bon je les accepte, dit-elle finalement en délaissant ce qu'elle était en train de faire. Pardonnez-moi pour votre poignet. »

« Ce n'est rien, je le méritais. Je n'aurais pas dû vous dire ces choses horribles. »

Elle fit un geste de balayage.

« Tout est oublié. »

O0O

Cependant, ils ne reparlèrent pas de ce qui s'était passé entre eux le premier soir. Ils venaient juste de se réconcilier et l'homme du Gondor ne souhaitait pas repartir sur une pente abrupte. Elle lui parlait et souriait. C'était plus que ce qu'il n'avait jamais espéré ! Il était tombé en amour avec une femme. Et une elfe noire en plus ! Lui qui avant la formation de la communauté de l'anneau n'avait jamais pensé une seule fois à prendre femme. Dès que l'aube fut levée le jour suivant, la communauté vint les rejoindre sur les berges.

« Vous n'avez pas eu d'ennui ? s'informa Aragorn. »

« Il était temps que vous arriviez, leur annonça Boromir en guise de salutation. »

Édesse lui donna un discret coup de coude pour le faire taire.

« Pas d'ennuis, la rassura l'elfe noire alors que Merry et Pippin se précipitaient pour lui donner une accolade qu'elle trouva attentionnée parce qu'après tout elle les appréciait beaucoup. »

« Bon, ça suffit ! ordonna Boromir en essayant de faire lâcher prise aux semi-hommes. »

Édesse remarqua qu'ils n'étaient pas venus seuls.

« Boromir, Édesse, annonça Aragorn avec la plus grande politesse. J'ai l'honneur de vous présenter le Seigneur Celeborn et Dame Galadriel, les souverains du royaume de la Lothorien. »

Édesse resta bouche bée. Ils étaient très grands, la Dame non moins que le Seigneur ; et ils étaient graves et beaux. Ils étaient entièrement vêtus de blanc : les cheveux de la Dame étaient d'or foncé, et ceux du Seigneur Celeborn, longs et brillants, étaient d'argent. Ils n'avaient en eux aucun signe de l'âge, sinon dans l'intensité de leur regard1. Ils étaient accompagnés par bon nombre de gardes Galadhrims veillant à leur sécurité. Édesse ne pouvait détacher son regard de celui de la Dame qui était aussi pénétrant qu'une lame comme si elle essayait de sonder son âme au plus profond. Boromir inclina la tête respectueusement.

« C'est vous l'elfe noire ? s'enquit le Seigneur Celeborn en regardant la principale qui essayait de ne pas broncher. »

« Édesse Peredhil, nièce du Seigneur Elrond et fille de … »

« Maiwen, termina le souverain des lieux en la regardant de haut comme si elle était un vulgaire déchet. Votre mère nous a causé beaucoup de soucis mon enfant. Je n'aime pas les elfes noirs. Personne ne les aime. Heureusement que plus des trois-quarts de ces monstres a été décimée lors des dernières guerres. »

Dame Galadriel déposa une main sur l'avant-bras de son époux pour qu'il cesse. Le restant des adieux, la jeune femme resta légèrement à l'écart des autres en essayant de contrôler le flot d'émotions qui la submergeaient tel un raz de marée. Dame Galadriel donna un présent pour chacun des membres de la communauté ; à Frodon la fiole de Galadriel, à Legolas un arc des Galadhrims et un carquois, à Gimli trois cheveux ce qui stupéfia Édesse, à Merry et Pippin des ceintures d'argent, à Boromir une ceinture d'or, à Sam une graine de mallorn et de la terre de la Lorien et à l'héritier d'Isildur, un fourreau Anduril et l'Elessar. Édesse était en pleine contemplation du fleuve d'Anduin lorsque la Dame s'adressa à elle : «

Édesse Peredhell, vous êtes une elfe noire par votre sang, mais rappelez-vous que vous n'êtes pas coupable des agissements de vos ancêtres. Vous êtes la fille d'un elfe noir et d'une elfe de la Maison de Finwe. N'oubliez pas mon enfant que vous avez un rôle important à jouer dans cette guerre. »

Édesse hocha la tête.

« Votre mère a rendu son âme en vous donnant la vie, mais votre père, Zachariel, est toujours en vie. »

Le cœur de la jeune femme rata un battement alors qu'elle ouvrait les yeux grands comme des soucoupes.

Et voilà la fin de ce chapitre en espérant que l'avez aimé ! Les commentaires constructifs sont toujours les bienvenus ! Bonne semaine à tout le monde et au prochain chapitre

1 wiki/Celeborn