Je suis prise dans ce noir effroyable, étouffant, rempli de douleur, d'ombres et d'agonie. Au milieu des éclats de verre quelqu'un me porte hors de la flaque de sang qui entoure mon corps mutilé. J'ouvre les yeux en grand, haletant difficilement les muscles parcourus d'une souffrance inhumaine. Je ne perçois d'un visage flou et terriblement inquiet. Je lève difficilement et lentement mon bras vers ce visage en lui effleurant la joue du bout des doigts, laissant deux sillons sanglant sur celle-ci. Je voudrais tant pouvoir dire à mon sauveur de ne pas s'inquiéter, que la mort sera une délivrance et que je l'attends en amie. Car aucuns êtres humains ne peux supporter plus longtemps cette torture, cette condition de vie déplorable.

Je sens vaguement qu'on m'allonge sur quelque chose de mou. Je crois que c'est un lit ou un canapé. J'en soupirais presque de bonheur tant cette sensation de confort m'avais manqué. Je crois que je m'étirerais dessus en roulant sur le côté, si mes côtes n'étaient pas toutes hors de mon corps et que mes poumons ne me brûlaient pas autant.

La personne me redresse avec douceur avant de me forcer à avaler quelque chose de très amer, j'essaye de recracher mais je distingue :

-Non, ne recrache pas c'est une potion anti douleur. Ça va te soulager le temps que je remette tes côtes en place.

Cette voix grave et profonde je la connaît sans arriver à savoir à qui elle appartient, je me laisse dériver sur les effets de la potion qui calme un peu mon calvaire. Enfin, c'est ce que je croyais jusqu'à ce que j'entende des craquements ignobles suivit d'une douleur atroce. J'ouvre la bouche mais aucuns sons ne sort, mes cordes vocales sont complètement fichues à force d'avoir hurler tout à l'heure.

Après mettre vomis dessus plusieurs fois et être tombée dans les pommes à maintes reprises. La voix s'exclame en tremblant :

-Je suis désolé, pardonne-moi ! Il fallait que je remette tes côtes en place pour stopper l'hémorragie. Je n'ai plus de potion anti douleur, tu vas souffrir encore un peu. Je te promet que ce sera la dernière fois. Je te le promet Ruby, mais restes avec moi, d'accord. Ne meurs pas s'il te plaît.

Est-il possible que quelqu'un s'inquiète autant de mon sort, ou est-ce encore un jeu de mon esprit ? Je tourne la tête en poussant un gémissant rauque, apercevant une crinière blonde sortir de la pièce avant de sombrer de nouveau dans les ténèbres.

-Il faut l'emmener à St Mangouste !

-Je ne peux pas, c'est une esclave !

J'ouvre les yeux me sentant légèrement mieux au niveau de la douleur mais tous le reste de mon corps est brûlant de fièvre. Je reconnais un homme parmi les deux personnes et je murmure faiblement :

-Professeur Snape...

j'entends des bruissements de robes agitées et Severus ce penche sur mon lit en disant :

-Oui Ruby. Comment vous sentez-vous ? Ne vous inquiétez pas, vos côtes sont de nouveau en place et réparer. Nous avons soigner vos pieds et toutes vos plaies. Vous garderez quelques marques mais vous allez vivre, je vous le promet. Seulement, nous n'avons pas les connaissances d'un médicomage ce qui rends votre guérison plus longue et difficile. Mais vous êtes forte Ruby, vous tiendrez, comme vous avez tenues à Poudlard.

Je tends une de mes mains bandée en la posant sur le bras du professeur, je murmure difficilement une larme dévalant le long de ma joue :

-Vous êtes trop bon professeur, vous l'avez toujours trop été avec moi.

Je sens sa main caresser mon front et mes cheveux, il dit sur le même ton :

-Reposez-vous Ruby, je vous apporterais une potion contre la fièvre dans un moment. Dormez, c'est le mieux que vous puissiez faire.

Je suis alors son conseil, tombant dans un sommeil de plomb, réparateur...

Je suis restée dans un état proche du coma pendant plus d'une semaine. Ensuite, la fièvre est tombée et mon corps déjà bien affaibli à commencer à ce remettre lentement. Depuis mon arrivé jusqu'à chez les Malfoy j'ai perdu 20 bon kilos, autant dire qu'il ne reste pas grand chose de la jeune fille blonde aux yeux vert avec son sourire timide. Parfois le Maître viens s'asseoir sur le lit à côté de moi et je fais semblant de dormir. Il reste là pendant de longues minutes à caresser mes cheveux et à me parler.

Un jour c'est Draco qui est venu. J'étais assis dans le lit en train de regarder par la fenêtre rêveusement, le soleil éclairant mes cheveux ternes faisant ainsi ressortir mon visage émacié et mes cernes noirs. Je lui ai souris faiblement avant de lui demander pour rompre la glace :

-Alors, Astoria est-elle tombée amoureuse du beau Draco Malfoy ?

Celui-ci tombe lourdement sur mon lit et je grimace de douleur. Mes poumons sont encore très douloureux. Comme il ne réponds pas, je m'enquis des nouvelles de sa mère. Il me regarde avec surprise et une pointe d'horreur avant de s'exclamer :

-Tu ne sais pas ?

-Savoir quoi ?

-Ma mère est morte !

Je prends un sacré coup dans la figure, toute l'air qui se trouve dans mon corps ce retrouve expulsé et je souffle :

-Comment ?

Draco prends une profonde inspiration pour contrôler ses tremblements avant de déclarer :

-Nous étions dans notre chambre en écosse quand mon père est venu me chercher car il était persuadé qu'un événement important ce passait au manoir. Ne me demande comment, je ne sais pas de quelle manière il l'a sut. J'ai tout de suite pensé à toi et à ma mère qui n'avait sûrement pas dut arrivé à tenir sa promesse. Nous avons donc transplanner à la maison et nous ne nous attendions pas à tomber sur ça...

Draco reprend son souffle en fermant les yeux pour ce contenir et ne surtout pas exploser.

-Ma mère était en train de faire l'amour sur la table avec Macnair pendant que tu étais suspendue dans les air en train d'agoniser, les os dehors. Mon père est rentré dans une rage folle, il a lancé un Avada à Macnair qui a aussitôt transplanné. Le sortilège a rebondit et à touché ma mère dans le dos. C'était un accident, juste un bête accident...

Puis mon père t'a décroché et soigné. L'enterrement à eu lieu il y a une semaine.

A la fin de sa tirade, j'explose en sanglot incontrôlé et Draco ne sachant pas comment réagir me demande :

-Mais qu'est ce que tu as ?

-Je ne peux pas me réjouir de la mort de ta mère. Je ne lui pardonnerais jamais, jamais ! Mais elle ne méritait pas de mourir. Personne ne le mérite, elle souffrait tellement elle aussi ! Mais elle t'aimait tellement !

Et pour la première fois, Draco passe un bras sur mon épaule sans me frapper mais pour lui aussi pleurer comme un enfant la mort de sa mère...

deux jours ont passés depuis que j'ai appris pour la mère de Draco, je me demande quelles sanctions encourent Lucius. Je ne vais pas tarder à le savoir. Alors que je parle avec Nicky, le maître rentre dans la chambre et fait signe à l'elfe de sortir. Je me raidis quand il s'assoit à côte de moi sur le lit. Il me demande :

-Comment tu sens tu ?

-Mieux merci. Je lui répond d'une petit voix.

-Demain, nous devrons nous rendre au ministère pour une audience avec le seigneur des ténèbres. Tu penses que ça ira ?

-Pourquoi dois-je venir aussi ? Je demande un peu surpris.

-Le maître l'a demandé car tu es impliqué même sans le vouloir dans l'affaire. Ne t'inquiètes pas tous ce passera bien.

Je baisse les yeux avant de les relever et de croiser son regard gris, incertain. J'ose lui demander la question qui me brûle les lèvres :

-Comment avez-vous sut ?

-De...

-Pour ma torture. Draco m'a dis que vous aviez un pré sentiment.

-je ne sais pas. Sincèrement, je l'ignore.

Il ce lève en caressant mes cheveux et avant qu'il ne sorte de la pièce je l'interpelle :

-Lucius... ? Regrettes-tu d'avoir tué ta femme ?

Il ce retourne lentement et je l'affronte du regard. Je vois une vague de tristesse passer sur son visage et il murmure tristement :

-Je n'ai jamais aimé Narcissa mais elle ne méritait pas de trouver la mort... Mais toi encore moins...

il a dit cette dernière phrase tellement bas que j'ai dut tendre l'oreille pour la saisir. Puis, il referme lentement la porte me plongeant dans la pénombre et l'incertain...