Et voilà le nouveau chapitre, désolé je le poste un peu tard par rapport aux autres mais le week end a été chargée ^^ Merci encore de vos review vous êtes au top !

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Quand j'ouvre les yeux, après mettre rendormie vers cinq heure du matin, une fois que j'ai eu cédé à l'épuisement, je remarque que Lucius n'est plus dans le lit.

Je me dépêche de m'habiller après avoir pris une longue douche tiède pour me réveiller correctement et je descends au salon vêtue d'une robe noir, simple mais classe. J'entends des voix qui en proviennent sans savoir à qui elle appartiennent. Je pénètre en silence dans la pièce et mes yeux ce posent sur l'autre cinglée de Bellatrix. Je suis choqué mais je ne laisse rien paraître. Pourtant, je me demande ce qu'elle fait ici, elle n'était pas conviée au mariage et même si ça avait été le cas, elle ne serait pas venue.

Je m'assois très raide dans ma chaise en la détaillant du coin de l'œil. La victoire du seigneur des ténèbres ne l'a pas aidée. Elle paraît encore plus folle et possédée qu'avant, ne cessant de rire et d'insulter tous les sang de bourbe qu'elle a tués et torturés. Nicky m'apporte sur un plateau une tasse de thé et je ne prend pas le risque de le remercier devant elle, ce qui soulage grandement le petit elfe. J'espère pendant un instant finir mon petit déjeuner sous l'œil indifférent de Bellatrix et de Lucius, mais celle-ci me nargue tout à coup :

-Alors, c'est toi la chose qui remplace ma défunte sœur ?

Je lève un sourcil, sans oser lui répondre mais réflexes d'esclave étant encore bien ancré dans ma chair. Lucius dit de son habituelle vox traînante qu'il réserve normalement pour les personnes qu'il n'apprécie pas :

-Bellatrix, laisse la tranquille.

Son ton froid et morne me surprend, si bien que j'ai envie de fondre en larme sur la table, je me demande comment nous avons put en arriver en là. Je pense avec nostalgie à la semaine avant le mariage ou tout allait presque bien. Maintenant tous est fade et triste. Mes soupçons sur les faux sentiments de Lucius refont surface et je trouve que cela est assez logique, maintenant que le mariage est passé, il n'a pus besoin de faire semblant et moi non plus.

Je pose un peu brutalement ma tasse sur la table en me levant et je déclare :

-Si vous voulez bien m'excuser !

-Oh non, tu vas rester là, sinon... menace Bellatrix.

-Sinon quoi ? Je gronde. Tu vas me torturer, moi une sang pur ? Tu vas me tuer peut-être ? Tous ce que tu feras ne changeras rien à ce que je suis, alors je t'en prie essaye de me faire payer mes fautes imaginaires mais n'oublie pas que je possède une baguette et que je ne suis pas si mauvaise que ça !

A peine ai-je prononcé ses mots, je sais déjà que je vais le regretter mais voir ses frisettes dressées de haine me procure une joie insoupçonnée. Je pare son premier doloris sous l'oeil de Lucius qui n'esquisse pas un geste. J'envoie un sort de désarmement qu'elle ignore superbement en éclatant de rire. Le sort tape sur la commode en pin massive qui explose sous le choc. Déconcentrée par l'explosion, je n'ai pas le temps d'esquiver le doloris. Et je comprends ce que l'on raconte au sujet de ses sorts de tortures plus puissant que tous. Je tombe raide en me coupant profondément la langue, du sang coulant de mon nez et mes oreilles. Pourtant, je ne hurle pas ce qui agace l'autre folle qui redouble d'effort m'arrachant un gémissement à fendre les âmes. Dans mes yeux, une haine sans nom ce lève quand je vois mon époux me regarder froidement et je gronde comme un chien enragé sous la torture.

Finalement, celui-ci daigne enfin ce lever et dire froidement :

-Cela suffit, ne l'abîme pas trop, le maître souhaite une descendance de son ventre.

Bellatrix pousse un cri d'horreur en arrêtant son sortilèges qui me laisse pratiquement vidé de toute mes forces. Elle crie :

-Elle ! Immonde déchet, produire des rejetons par la demande du maître ! C'est... c'est...

-Calme toi. Coupe Lucius. Rentre chez toi, cela vaux mieux.

Je ne les entends pas sortir de la pièce trop sonnée pour me relever. Heureusement, Nicky vient me prêter mains fortes en me soutenant jusqu'à un siège pour que je puisse reprendre contenance. Je lui murmure un faible remerciement en même temps qu'une petite flaque de sang provenant de ma langue entaillée.

Quand lucius rentre de nouveau dans la pièce et qu'il s'apprête à toucher ma joue, je lui gifle violemment la main en sifflant :

-Ne t'avises plus jamais de me toucher ! Est ce bien clair ?

Mon époux me dévisage comme si je l'avais brûler avant de transplanner sèchement, ce qui me permet de fondre en larmes tranquillement.

Une fois ma crise de larme passée et après grâce à l'aide de Nicky m'être soignée, je m'empresse de trouver un parchemin et une plume pour écrire aux filles.

« Chères Margaret, Mindy et Annie,

il vient de ce produire quelque chose de terrible ce matin. Bellatrix m'a torturé sous les yeux de Lucius qui n'a pas bronché. Je ne rêve que de m'enfuir loin de ce manoir maudit où je suis prisonnière. Je ne comprends plus ce qu'il m'arrive, j'ai de plus en plus peur de Lucius alors qu'avant notre mariage je m'attachais à lui. J'ai l'impression de devenir folle. Si vous avez une solution miracle, je suis preneuse. J'espère que vous allez toutes bien. Je vous embrasse très fort. Ruby.

Ps : vous pouvez garder les robes de la cérémonie, je vous les offre. »

je marque ensuite l'adresse de la boutique de Margaret sur l'enveloppe car je ne sais pas ou habite les filles. Puis, je dégote un hiboux grand duc dans la petite volière qui ce trouve vers l'écurie. Je le regarde battre puissamment des ails, rêvant de pouvoir faire pareille.

je reçois la réponse à ma lettre une petite heure plus tard alors que je m'étais cachée dans la bibliothèque pour pleurer craigant que Lucius ne rentre. Ce qu'il n 'a pas fait. Je lis :

« Ma pauvre Ruby,

Nous compatissons Moi-même (Margaret) et Annie, qui est avec moi à la boutique. Je suis sûre que Mindy sera aussi atterré en lisant ta missive. Du coup, avec Annie nous te conseillons de rester forte et surtout le plus transparente possible quand Lucius et avec du monde. Annie pense et moi aussi, que tu devrais ignorer ton mari pour qu'il vienne de lui-même s'excuser et parler. Mais je ne sais pas si le légendaire Mr Malfoy aura assez d'humilité pour faire ça. Penses-tu que tu pourras venir nous rendre visite ? Ou organiser quelque chose au manoir pour que nous puissions nous voir et discuter de tous ça ?

Mais surtout ne t'inquiète pas, tu ne deviens pas folle, c'est le monde qui t'entoure qui l'est..

Dans l'attente de ta réponse nous t'envoyons tous notre amour et notre soutien. Et encore merci pour les robes c'est un superbe cadeau que tu nous fais.

Margaret et Annie. »

Je m'apprêter à leurs répondre, quand j'entends le fameux « plop » dans les vestibule m'indiquant que Lucius est rentré. Je m'empresse d'ouvrir la fenêtre pour faire sortir le hibou et je cache la lettre dans la poche de ma robe. En sautant dans le fauteuil le plus proche, je saisis un livre simulant une lecture.

Lucius rentre quelques minutes après et il dit après un long silence :

-J'aurais dut intervenir quand elle t'a lancé ce sort.

Je lève les yeux de mon livre en le regardant froidement avant de hausser les épaules. Il reprend :

-Je ne te comprends pas. Tu étais au début de notre mariage si douce et merveilleuse et aujourd'hui te voilà l'esclave froide et pleine de colère.

-Croyais-tu réellement que je pourrais t'aimer ? Toi qui m'a prise ma première fois. Toi qui viens d'enchaîner ma jeunesse. Je murmure en le regardant droit dans les yeux.

-Pendant un instant, j'y est crus...

je crois déceler un éclair de tristesse dans sa voix et son regard mais je me ressaisie en disant :

-Tu es si bon comédien Lucius, j'ai presque faillit me faire avoir...

-Je n'ai jamais joué la comédie avec toi ruby ! S'écrie t-il.

Sur ses mots, il me saisit le bras en me levant pour me tenir contre lui et une odeur de parfum féminin très prononcé viens me chatouiller les narines. Je recule comme brûlée en m'étranglant apercevant la trace de rouge sur le col de sa chemise argent :

-Chez qui étais-tu Lucius ?

-Quoi ? Mais.. Bafouille t-il.

-CHEZ QUI ETAIS-TU ? Je crie des larmes coulants sur mes joues pâles.

Comme je le vois chercher un excuse, je préfère m'enfuir en courant. De toute manière, je m'en moque de savoir chez qu'elle femme il ce trouvais. Tous ce qui résonne dans mon cœur c'est qu'à peine marié, je suis déjà trompée...

Dans ma peine et ma rage, je ne réfléchit pas à ce que je fais. Je cours comme une folle jusqu'à l'écurie en sautant à cru sur le dos de Silver. Je lui crie à bout de souffle :

-Je t'en supplie Silver emmène moi loin d'ici ! Cours pour moi, mon amour !

Ma monture semblant comprendre ma douleur s'embrase littéralement, avalant le sol par grandes foulées.

Nous traversons le parc à toute allure, je n'ai d'ailleurs aucuns contrôle sur Silver et tenir sur son dos sans bride s'avère être très difficile. Je sers les jambes en empoignant sa crinière tandis qu'il ronfle puissamment. J'aperçois Lucius qui crie quelque chose à la porte du manoir en lançant un sort sur le portail pour nous empêcher de partir et je souris intérieurement. Si il pense qu'une barrière va nous arrêter ! Je talonne Silver qui hennit comme si il avait compris mon idée et nous nous élançons droit sur le portail.

C'est comme si tous ce déroulait au ralenti, le bruit lointain de la foulée de Silver, tandis que je me redresse au fur et à mesure que l'obstacle d'1m60 ce rapproche.

Soudain, je sens la force de Silver se rassembler dans ses cuisses avant qu'il ce tasse sur lui même pour ce propulser dans les airs avec la grâce d'un félin. Je pourrait presque tendre le bouts des doigts pour me plonger encore plus dans cette sensation de vol.

puis l'énergie ce ramasse sous ses antérieur quand il touche le sol, avant de repartir dans une foulée parfaite, signe d'un cheval à bascule.

Silver ce retourne alors vers le manoir en ce cabrant de toute sa hauteur, comme pour narguer son propriétaire, avant de repartir à un rythme effréné.

Je regarde le paysage défilé floue et éparses sous l'allure infatigable de mon compagnon. Je ne sais décidément pas ou aller, j'ai pour la première fois depuis longtemps l'impression d'être libre. Pourtant, je me dirige inconsciemment vers la seule personne qui a été gentille avec moi. Silver s'arrête en piaffant devant une vieille maison de ville, et je toque en tremblant à la porte. Quand elle s'ouvre, je me jette secouée par de terribles sanglots dans le bras de l'homme qui n'est d'autre que Severus Snape...