Mille mercis pour continuer de nous suivre !
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Depuis trois jour après ma discussion avec Draco, nous nous évitons soigneusement. Nous mangeons en séparé et quand l'un de nous ce trouve dans une pièce nous attendons qu'il parte pour y aller. Le comportement de Draco ne cesse de me surprendre mais après tous, il a été élevée par Lucius, maître dans l'art du faux-semblant. Pourtant, je pensais sincèrement qu'il avait changé d'avis à mon égard mais finalement il est et reste le gamin prétentieux que j'ai connu à Poudlard. Je comprend tous de même que ce ne soit pas facile pour lui. On lui demande beaucoup de responsabilité, sa mère est morte et il n'a pas bronché. Et maintenant, voilà que son père ce mari et fonde une nouvelle famille qui va lui apporter des demis frères et sœurs.
Je soupire en pensant à tous ça en buvant mon thé dans le salon, mais je ne pense pas mériter tous les mots méchant de Draco, son père est finalement autant à blâmer de cette situation. À ce nom, mes pensées dérivent sur Lucius qui me manque, j'ai hâte qu'il rentre car je sais qu'il ne m'enverra pas le lettre par hiboux long courrier. Ça ne servirait à rien puisqu'elle arriverait en même temps que lui.
Je pousse un autre profond soupire avant de me lever, il est 9h00 du matin et je dois aller épier Roger. Je l'ai fais ces trois autres jours mais ça na rien donné, je n'ai pas vu l'homme avec qui il parlait. Roger se contente de ses taches habituels comme couper les haies, nettoyer l'écurie etc. j'espère qu'il ne sera pas en train de s'affairer près des paons de Lucius. Ces fichus volatiles ne m'aiment pas et c'est réciproque ! Ma dernière mission d'espionnage a bien faillit tomber à l'eau à cause de ces gros dindons qui étaient venus me becquer les mollets alors que j'étais cachée derrière un buisson.
Cette fois si je compte bien me désillusionner pour qu'ils me fichent la paix. Je me jette le sort avant de sortir du manoir et je pars à la recherche de Roger. Dehors le printemps est vraiment là, les arbres commencent à être en fleurs et cela me donne envie de me promener dessous en compagnie de Lucius. Je secoue la tête pour sortir ses idées romantiques de la tête et je continue ma recherche dans le parc.
Ni trouvant pas Roger, je décide d'aller voir si il n'est pas en train de nettoyer l'écurie mais là aussi, je fais chou blanc. Les battements de mon cœur s'accélère quand je le vois à l'orée du petit bois en train de parler discrètement avec la personne. Je crois que c'est la même que le dernière fois mais à cette distance je ne suis sûre de rien. Je me dépêche donc de m'approcher aussi silencieusement que possible en espérant avoir bien jeter mon sort, sinon je suis fichu.
Arrivée à leurs hauteurs, j'entends l'homme masqué d'un grand capuchon et d'une cape sombre qui parle avec une voix déformée magiquement :
-Comme tous les mardis, je vous amènerais une nouvelle fournée à 23h00 précise.
Roger hoche gravement de la tête tandis que mon cœur bat à toute allure et tellement fort que j'ai l'impression qu'il va trahir ma présence. L'homme mystérieux reprends :
-Heureusement que le gouvernement ne surveille pas votre réseau de cheminée, je ne sais pas comment nous ferions sans votre aide précieuse.
-Nous vivons des temps très durs, si je peux apporter un peu de joie à tous ces gens et qu'ils retrouvent espoirs dans l'avenir alors je le fais aussi longtemps que je le pourrais ! Comptez sur moi. À mardi !
L'homme masqué acquiesce silencieusement avant de ce retirer et de disparaître dans la pénombre des arbres tandis que Roger retourne d'un pas pressés à l'écurie. Je reste pantoise et haletante dans l'herbe haute trempées réalisant le sens de leurs paroles. Aucuns doutes, les hommes font parties de la résistance ! Je croyais le parti mort depuis longtemps avec mes parents et un petit groupe d'irréductible nous étions les derniers. Il faut croire que d'autres personnes ce rebelles et font des passes d'esclaves et de sangs de bourbe. Du moins, c'est ce que je suppose fortement. Il est vrai qu'utiliser Roger pour les faire passer par le réseau de cheminée est très astucieux. La famille Malfoy n'étant et ne pouvant pas être soupçonnée, notre réseau n'est dont pas surveillé.
Je continue de réfléchir en rentrant discrètement au manoir, veillant à ne pas me faire remarquer, je pense qu'il va falloir que je continue d'épier les mouvements de Roger et surtout que je sois là Mardi à 23h00.
Je ferme doucement la grande porte derrière moi avant de me jeter le contre sort pour que je puisse reparaître. Mon cœur est tout en joie de ce que je viens de découvrir, je n'ai jamais perdue mon âme de révolutionnaire même mariée à un sang pur. E j'espère sincèrement, de part mon nouveau statut aider à la cause et libérer des esclaves qui ont connus ses conditions de vie ignoble.
Je m'apprête à appeler Nicky après mettre lancer un sortilège de séchage, pour qu'il me renseigner un peu plus sur la maison de Roger quand une douleur atroce parcoure mon ventre. Je pose aussitôt la main dessus en gémissant, tout à coup terriblement inquiète. Et une autre douleur me coupe le souffle me faisant tomber à genoux. Mon cœur bat à tout rompre et j'appelle bêtement Lucius avant d'appeler Nicky qui ne vient pas, percutant qu'il est partit en courses.
Je gémis quand une troisième douleur me foudroie presque sur place et je hurle le prénom de Draco qui sors de la bibliothèque au bout de deux minutes, d'un pas traînant. Je n'ai jamais été aussi heureuse de le voir et je gémis :
-Je t'en prie, va chercher le médecin. Quelque chose ne va pas avec le bébé !
-Pourquoi je ferais ça ? Demande méchamment Draco en haussant un sourcil.
Je m'apprête à l'envoyer balader quand je sens quelque chose d'humide et de tiède entre mes jambes avant de voir avec horreur une tâche de sans s'élargir sur mon jean. Cette fois je hurle en pleurant et en paniquant pour de bon :
-Oh non, pitié pas ça ! PAS CA ! Draco ? DRACO ! VAS CHERCHER LE MEDECIN TOUT DE SUITE !
Cette fois, je le vois paniqué en regardant le sang ce rependre avant de transplanner sans un mot. Je gémis en me recroquevillant, le corps parcouru de frisson de douleur et de sueur pensant que Draco m'a abandonné à mon triste sort et je murmure le prénom de Lucius dans une litanie infernale qui me permet de ne pas tomber dans les pommes.
Cinq minutes plus tard, deux plop sonores m'indiquent que des personnes arrivent et je me sens léviter les joues inondées de larme, je ne cherche même pas à savoir l'identité des personnes. Je me contente de serrer mon ventre entre mes mains, comme pour garder un peu de cette vie qui viens de s'éteindre brusquement...
…
j'ouvre un œil un peu flou, croisant le regard de quelqu'un avant de comprendre qu'il s'agît du médecin de la famille. Ma respiration s'accélère un peu quand les événements de la veille reprennent place dans mon esprit et le médicomage pose une main sur mon front pour m'empêcher de m'agiter :
-Chut, chut tous va bien, vous allez bien. Nous avons bien cru vous perdre mais vous êtes là, saine et sauve. Heureusement que Monsieur Draco est arrivé à temps me chercher...
-Mon bébé ? Je demande faiblement, pleine d'espoir inutile.
Le médecin secoue tristement de la tête et des larmes ce mettent à dévaler le long de mes joues. Je voudrais hurler mais je n'en ai même pas la force. Le vieil homme reprend :
-Je suis désolé Ruby... Je... J'ai vu les marques sur votre corps qui m'ont indiqués votre première condition. Ce n'est pas de votre faute. Vous étiez encore trop faible et trop maigre. Vous n'étiez pas assez remise physiquement et psychologiquement. Et parfois, la potion anti-enfant a des effets secondaires lors d'une grossesse conçut lors de son absorption. Des cas de déformation grave ont vus le jour. Votre corps a simplement réagit naturellement en faisant avorter la grossesse pour que vous ne mettiez pas au monde un bébé faible et en souffrance.
Il caresse tendrement ma tête comme un grand-père avant de reprendre doucement :
-Mais vous êtes jeune, vous êtes forte. Vous vous remettrez et vous referez d'autres enfants qui verront le jour et que vous aimerez tout autant que celui que vous avez perdue. N'ayez crainte...
Mais je ne l'écoute plus depuis longtemps, pleurant en me serrant le ventre, me murant dans un silence profond. Pourtant, ses dernières paroles me font sortir de ma torpeur :
-Vous êtes miraculée Ruby, j'ai bien cru ne jamais arrêter hémorragie... Draco a prévenu son père. Votre époux est derrière la porte, je vais le faire rentrer maintenant. Tous ira bien, n'ayez crainte.
Au lieu de ça, je me recroqueville un peu plus, mes pleurs redoublant essayant de cacher ma honte à jamais. J'entends le grincement de la porte, m'indiquant que Lucius viens de rentrer et mon cœur bat à toute allure. Il dit froidement :
-Merci Docteur, pouvez-vous nous laisser quelques instants s'il vous plaît.
Le médecin ne répond pas mais je suppose qu'il vient de sortir en hochant la tête. Je sens Lucius se rapprocher et j'essaye de cacher le plus possible mes reniflements mais la peine est tellement puissante que c'est perdu d'avance. Je m'attendais à tous, des cris, de l'indifférence, de la colère et de la déception mais sûrement pas à ce que mon époux s'assoit à côté de moi en me prenant dans ses bras. Il me serre si fort que j'ai l'impression d'étouffer mais je réponds avec force également à son étreinte car j'ai l'impression qu'elle me tient à l'abri de la douleur pendant quelques secondes.
Je gémis :
-Je suis désolé Lucius... J'ai tellement honte...
-Honte de quoi ? Il s'écrie en ce redressant. Tu as bien faillit mourir ! Je suis venu aussi vite que j'ai pu quand j'ai appris. C'est moi qui devrais avoir honte de t'avoir laisser !
-Mais je l'ai perdu ! J'ai perdu notre bébé ! Je crie avant de fondre en larmes.
Lucius me berce tendrement contre son torse en chuchotant :
-Tu as entendu ce qu'a dit le médecin tu n'étais pas assez remise. Et puis la potion... Nous en referons d'autres, je te le promet. Mais quand tu seras assez sur pieds. Ce n'est pas de ta faute, personne ne peux prévoir ce genre d'événement. Je sais que tu as tous fait pour le bien-être de notre enfant.. Mon Émeraude.. Je vais faire rentrer le médecin maintenant, d'accord ?
Je hoche piteusement la tête pendant que Lucius ouvre la porte avec douceur laissant de nouveau le médecin entrer qui dit :
-Bien, Ruby il va falloir que vous vous reposiez beaucoup. J'ai laissé une ordonnance avec différentes potions que vous devez prendre pour calmer les douleurs et évacuer les derniers petits saignements. Ne vous inquiétez pas d'en avoir encore pendant deux ou trois jours c'est normal. Vous pouvez venir me chercher n'importe quand et au moindre doutes. Je passerais dans trois jours voir comment vous allez. Et surtout, maintenant vous devez manger et vous rétablir !
J'écoute d'un air lointain les recommandations du docteur me focalisant sur la main de Lucius posée sur mon épaule. C'est ce seul contact qui m'ancre encore au monde réel. Le médecin s'apprête à partir mais il se ravise et demande un peu embarrassé :
-Souhaitez-vous connaître le sexe de l'enfant ?
Je voudrais hurler que non, surtout pas mais je sens Lucius faire un signe affirmatif et je voudrais alors me boucher les oreilles en criant pour ne rien entendre. Pourtant, je reste figée, incapable du moindre gestes et le médecin laisse tomber tristement le verdict :
-C'était une petit fille...
Alors je sombre dans un néant, une tourmente horrible de sentiments et de tristesse serrant mon ventre mettant un visage sur la vie qui m'a été arraché et pour la première fois, je hurle de douleur comme un animal blessé, à n'en plus finir...
