Merci pour vos reviews, je sais que je n'ai pas été sympa avec Ruby mais je vous promets de me rattraper ! J'espère que la suite va vous plaire =) on ce retrouve après =)
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Cela va faire quatre jours que je suis enfermé dans le noir de ma chambre. Quatre jours que mes larmes ce sont taries, laissant place à une ombre de moi-même, le regard constamment dans le vide. Je suis couché en chien de fusil, épuisée par la douleur, je me laisse dépérir refusant toutes aides, toutes visites.
Lucius ne vient même plus dormir avec moi, peut-être pense t-il quand me laissant seule je me remettrais. Mais il se trompe, ils ce trompent tous, jamais je ne pourrais me remettre de la perte de ma petite fille aux grands yeux verts. Je vois constamment défiler ce que aurait dut être sa vie. Je vois son sourire fantôme et ses bras ce tendre vers moi en courant avant de s'évanouir dans la brume.
Et je reste là, sur le lit sans qu'aucunes larmes ne perlent, je reste là à sourire devant ses apparitions de souvenirs qui n'auront jamais lieu et je m'enferme un peu plus profondément dans le septième cercle des enfers...
…
-Ruby, il faut que tu manges, je t'en prie...
Le ton suppliant de Lucius ne me surprend même pas. Je ne soupire pas non plus, n'esquissant aucuns gestes, les yeux ternes de vie. Je le sens s'asseoir dans mon dos et une main caresse mon épaule. Il reprend :
-Tu ne dois pas te laisser aller ! C'est dur pour moi aussi Ruby... Je sais que c'est toi qui l'a porté et je sais que ta peine est plus lourde mais tu dois te battre, pour elle !
-Ne parle pas d'elle ! Je souffle avec difficulté tant ma gorge est sèche.
-Quoi ? Demande Lucius surpris que je lui parle.
-Je t'ai dit de ne pas parler d'elle ! Jamais ! Je crache sèchement.
-Mais enfin pourquoi ? Dit Lucius prit de court.
Cette fois je me redresse en me retournant les yeux brûlants de haine et je lui dis lentement :
-Je-te-déteste-Lucius !
Je pense que si il avait reçu un Doloris, sa réaction aurait été la même. On dirait que je viens de l'assommer ou de le foudroyer sur place, du moins l'espace d'un instant car ses yeux retrouvent vite leur masque d'impassibilité. Il demande froidement :
-Je peux savoir pourquoi ?
-Parce que. J'explose : Tu m'as fait boire cette fichue potion ! C'est à cause de ça que j'ai perdu le bébé ! Je ne te le pardonnerais jamais ! JAMAIS ! Et je t'interdis de parler d'elle, tu n'en a aucuns droits ! Tu l'a conçut par erreur lors de l'un de tes viols ! Alors maintenant sort d'ici, SORT D'ICI ! OU TUE MOI ! Ou tue moi...
je prononce ces derniers mots prise de sanglot incontrôlables, ma fille, ma si petite fille perdue à jamais. Lucius, lui ne bouge pas comme glacé par mes paroles. Je m'attends à prendre une gifle ou une remarque mais il prend mon corps décharné avec une infime douceur dans ses bras. Alors je m'accroche à sa chemise en criant de douleur pendant qu'il me serre avec tous son amour que j'arrive à penser, ne pas mériter. Pas après les horreurs que je lui ai balancé sachant qu'il m'a tout de même fait bien pire.
Je gémis :
-Je veux mourir... Je veux mourir...
-Non, je ne te laisserais pas faire. Souffle Lucius dans mes cheveux. Tu vas te lever et nous allons prendre une douche. Ensuite nous choisirons un bel endroit pour enterrer symboliquement notre enfant. Comme ça tu pourras aller la voir et lui parler dans un lieu qui n'appartiendras qu'à vous. Et après, tu vas remonter la pente et je serais derrière pour ne pas que tu abandonnes.
-Pourquoi es-tu aussi attentionné alors que je suis odieuse ? Je demande en jouant avec ses cheveux.
-Parce qu'il faut bien que je me rachète pour tous le mal que je t'ai fais... Mon émeraude..
…
Nous avons choisis l'endroit le plus sauvage du parc, la où les fleurs sauvages courent libres des coups de sécateur de Roger. Le temps à cet endroit est comme arrêté, loin de toute douleur et de toutes les tourmentes du monde. L'endroit parfait pour ma fille. Nous avons juste creusé un trou et j'y ai déposé les petits chaussons et le doudou que j'avais acheté à l'intérieur avant de le recouvrir de terre.
Une fois la terre battue remise en place, je fais apparaître un tapis de mousse verte ou dessus cours un rosier aux roses blanches et je murmure :
-Voilà, ma petite alouette, tu seras bien ici. Maintenant, je vais avancer pour toi...
Je sens à ces paroles, la main de Lucius broyer la mienne et quand je croise son regard, je vois ses yeux humides de larmes qu'il essaye de contenir du mieux qu'il peut...
…
après être rentrés à la maison, Lucius me prend dans ses bras et je le sens tressaillir quand il parcours du bout des doigts mon dos et ses vertèbres saillantes. Je soupire de bonheur à cette étreinte et je voudrais m'endormir dans ses bras à ce moment, comme anesthésié. Pourtant, il dit avec douceur :
-Ruby... Il faut que j'aille travailler. Le ministère ce fait de plus en plus pressant pour mon retour. J'ai envoyé Nicky chercher tes amies pour ne pas que tu restes seule cet après-midi.
-Ce n'était pas la peine... Je murmure faiblement.
-Si. Il répond en posant ses lèvres sur les miennes. Et ça te feras du bien de voir tes amies et de parler d'autres choses. Viens, allons manger.
Je remarque avec soulagement que Lucius se dirige dans le salon et non dans la salle à manger. Il me fait signe de m'installer sur le canapé pendant qu'il part dans la cuisine, pour revenir cinq minutes plus tard avec un plateau de sandwichs. Je me serre timidement en croquant dans le pain de mie, en temps normal je trouve ces casses-croûtes délicieux mais aujourd'hui, ils ont perdus toutes leurs saveurs.
Pourtant, Lucius glisse ses doigts sur ma joue en me souriant, soulagé de voir que je fais des efforts. Après un sandwich et une verre de citrouille, je secoue négativement de la tête devant la tentative de mon mari pour que j'accepte un muffin. Cependant, il ne s'en formalise pas et pose ses lèvres sur mon front avec un sourire indulgent. Je souffle :
-Je ne veux pas que tu t'en aille. J'ai l'impression que sans toi, un seul coup de vent pourrait me faire tomber et me briser en milles morceaux.
-Je reviens vite mon émeraude. Il chuchote. Et puis, tu ne sera pas seule cet après-midi.
-Tu as raison... Part pour rentrer plus vite. Je dis en l'embrassant.
…
-Cette odeur est vraiment horrible ! Je m'exclame faussement joyeuse.
Mindy est en train de me vernir les ongles en rouge pétant qui d'après elle est la couleur qui fait fondre un homme. Elle réplique :
-Il faut souffrir pour être belle et crois moi, là c'est du gâteau !
-Oui comparé à ses piaillements incessants devant la glace, je t'assure que le vernis est de tous repos. Rigole Margaret.
Cette fois, elle réussi à piquer ma curiosité et je demande :
-De quoi vous parlez ?
-Oh, tu ne sais pas ! Lâche Annie.
-Non, de toute évidence. Je réponds
-Et bien, notre Mindy a osé rompre son contrat concernant ses fréquentations masculines ! Grogne la rousse.
-Quoi ! Qui ? Je veux un nom ! Je sursaute.
-Oh mince Ruby ! S'exclame Mindy. Regarde tu as du vernis sur toute la main maintenant !
-Ne change pas de sujet ! Lui dit Margaret en lui envoyant un coton à la figure.
-D'accord, d'accord ! Je m'avoue vaincue et je sors avec Blaise ! Contentes ?
Le grognement que pousse Annie indique le contraire et j'explose de rire pour la première fois de la semaine. Je culpabilise aussitôt d'être heureuse et un voile sombre passe devant mes yeux.
-Ruby ? Ruby ? Ça va ? Me secoue gentiment Mindy.
-Oh oui, oui excusez moi j'étais partie dans mes pensées !
Je tente de les rassurer, leurs visages tournés vers moi avec leurs sourires emplis de compassion me touche mais me dégoûte aussi. Je reprends d'une voix plus ferme :
-Alors avec Blaise ?
-Oh tu sais, au début je pensais que ce n'étais que pour une partie de jambe en l'air mais en fait, Blaise est vraiment un super garçon. Oui, Annie ! Il est super ! Il souffre beaucoup à cause de la réputation de sa mère ! Tu te rends compte, elle s'est mariée sept fois et tous ses époux sont morts mystérieusement et hop, elle héritait de leurs richesses ! Ça fait plutôt froid dans le dos !
-Au moins, toi tu n'as pas à craindre qu'il te tue pour ton argent, vu l'état de ta chambre chez Gringott's ! lance sarcastiquement Annie.
Mindy se contente de hausser les épaules en me faisant un petit clin d'œil farceur avant de nettoyer le vernis de mes mains.
…
Une fois les filles parties, j'erre dans la maison sans but avant de regarder l'heure sur la grande horloge. Seulement 18 heures, Lucius ne rentre pas avant une demie heure.
Pour m'occuper je décide d'aller faire la vaisselle dans la cuisine. Les mains dans l'eau, je laisse mon regard dériver sur le calendrier magique au dessus de l'évier et quand mes yeux ce posent sur la date, je sors subitement de ma torpeur.
Nous sommes Mardi, c'est ce soir que la passe d'esclave à lieu !
