Nouveau chapitre, désolé i arrive avec un peu de retard mais j'ai eu une semaine de folie ! Bonne lecture, on ce retrouve après =)
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La semaine passe à une vitesse hallucinante ! J'ai retrouvé l'appétit et je ne cesse de manger autant que mon corps me le permet pour retrouver mon poids de forme. Lucius s'amuse beaucoup de ma bonne humeur pensant que l'amour me donne des ails. Parfois, ma nouvelle joie de vivre est entachée par le souvenir de mon bébé mais je chasse bien vite de mon esprit ces idées noirs. J'ai transformé la perte de mon enfant en un combat vers la liberté. Je me battrais pour elle, pour ce que chaque enfants d'impurs devraient connaître. Aucuns parents ne devraient avoir à ce soucier de l'avenir incertains de leurs progénitures. Margaret m'a confié que même les sangs mêlés hésitaient à avoir une descendance car le nouveau régime du seigneur des ténèbres est encore trop incertain à leurs sujets.
Une semaine c'est donc écoulée, j'ai pus parler un peu avec Draco qui m'a confié que ce soir encore son père serait appelé au ministère pour une alerte bidon. La semaine prochaine nous changerons de jour pour la passe d'esclave pour ne pas mettre la puce à l'oreille des forces de l'ordre.
Draco a été étonnamment très prévenant à mon égard, il m'a dit que je ferais mieux de rester au manoir le temps de la passe et de venir après. Quand je lui ai demandé pourquoi, il m'a répondu que la résistance avait réussi à libérer des esclaves d'un transit vers un marché et qu'ils étaient dans un sale état. Cela risquerait de me rappeler mon vécu et il se demandait si j'étais prête à l'affronter.
Je n'ai rien répondue, je l'ai juste remercier. Il est vrai que je n'en sais rien, suis-je prête à regarder la misère chez les autres après l'avoir moi aussi côtoyer ? Si seulement Tom était là. Je sais que je n'aurais pas eu peur.
…
Je soupire devant ma tasse de thé et le livre de sortilège que je lis dans la bibliothèque. Je suis heureuse d'avoir déniché autre chose qu'un bouquin de magie noire et ainsi pouvoir m'instruire sur de nouveaux sorts de combat. Il n'est que 10h00 du matin, Lucius est partit depuis une heure et je m'ennuie ferme. Attendre ce soir est interminable et je suis très frustrée de ne pas savoir où ce trouve les lieux de transit en attendant les passes. J'ai l'impression que personne ne me fait confiance alors que j'ai tout donné pour la résistance. Ça me rends malade qu'on accorde une liberté sans limite à Draco et Astoria alors qu'ils sont beaucoup plus soupçonnables.
Finalement, je me demande si c'est une bonne idée que je me lance dans tous ça. Quand je vois la réaction de Tom par rapport à ma relation avec Lucius, je doute fortement que les autres l'acceptent. Je serais considérée comme une traîtresse aux yeux de tous car je couche, je vis et je suis marié avec l'ennemi. Quel paradoxe...
Je me demande quelles sont les personnes de l'ordre présentes à la chaumière. J'espère rencontrer des membres de la famille Weasley ou bien des aurors de légendes qui ont disparus sans laisser de trace lors de la prise de pouvoir par la mage noir.
Sur ces pensées, je finis par m'endormir profondément sur le fauteuil moelleux. Mon corps réclame encore beaucoup de repos...
…
-Huuuum !
J'essaye de chasser à moitié endormie, l'insecte qui me chatouille le nez en agitant mollement le bras. Quand je le laisse retomber, cette fichue bestiole revient à la charge et je m'exclame en me frappant avec le livre de sortilèges :
-A cette fois ça suffit !
Un gloussement me tire totalement de ma torpeur et j'ouvre une œil pour tomber sur la moue moqueuse de mon mari qui fuit en courant quand je lui envoie le bouquin en plein face.
Je le rattrape dans le salon et je crie baguette à la main :
-Accio Lucius !
Mon mari me percute de plein fouet et nous tombons hilare sur le tapis devant la cheminée. Je souffle :
-Waah, je ne pensais pas avoir mis une telle force dans le sortilège !
Pour toutes réponses, Lucius se penche sur mes lèvres en glissant sa langue entre elles et je gémis tant j'aime ses douces et chaudes caresses. Je sens sa respiration s'accélérer et ses mains ce faire plus pressantes. Je ris doucement sous ses baisers en écartant les mèches de ses cheveux qui tombent sur mes joues. Qu'est ce que j'aime cette sensation sur ma peau, ça me fait frissonner et ça me donne envie de lui.
Je me met à haleter quand Lucius défait mon chemisier sans lâcher mes lèvres et je me cambre contre lui en sentant ses doigts parcourir mes côtes. Je gémis de peur quand je le sens s'arrêter sur les cicatrices boursouflées laissées à cet endroit et mon mari étouffe mon cri entre ses lèvres. Il caresse ma tête d'une manière rassurante avant de déboutonner mon jeans.
Je le repousse brusquement en tremblant et mon mari me dévisage sans comprendre. Je murmure en panique :
-Je … Lucius, je ne peux pas... Je ne veux pas tomber enceinte... C'est trop tôt... je suis désolé, j'ai très envie, mais...
Mais, il me fait taire d'un baiser en me rallongeant sur le tapis où des couvertures ont apparus et il dit :
-Sort de contraception ma chère !
Sur ses paroles, il pointe sa baguette sur son pantalon en murmurant une formule avant de me sourire et de dévorer mon cou et ma poitrine. J'enfouis mes doigts dans ses cheveux tandis que ses mains me portent au niveau de mes omoplates me plaquant un peu plus contre lui. J'en profite pour défaire sa chemise avant d'enfouir ma tête dans son cou et mordiller son épaule ce qui a le don de le rendre fou. Il finit de ce déshabiller seul et murmure d'une voix rauque d'excitation :
-Veux-tu essayer quelque chose de nouveau ?
Je le regarde sans comprendre et il m'invite à me mettre à quatre pattes. Quand il me prends, il chuchote d'une voix apaisante :
-Si ça ne va pas, dis-le moi tout de suite et j'arrêterais !
Je hoche la tête et je m'apprête à lui répondre mais un cri de plaisir sort à la place. Finalement, je ne lui demande pas d'arrêter, succombant à de nouveaux plaisir inconnus...
…
L'après-midi c'est écoulée rapidement, je suis allé voir Silver pour faire un tour sur son dos. Mon cheval était très heureux de sortir à nouveau et nos longues promenades m'avaient manqués. Par contre, il faudra vraiment que j'évite les sentiers dans la forêt encore trop boueux et glissants. Silver s'est beaucoup amusé à sauter dedans pour nous asperger. Résultat, il est devenu marron et moi aussi par la même occasion, ce qui a beaucoup fait rire Roger.
Après une douche chaude ou je ris encore de la tête de Silver quand je l'ai lavé avec le jet d'eau froid, je sors de la salle de bain. Mon mari est déjà au lit en train d'étouffer un bâillement. Je lui adresse un petit sourire moqueur en m'installant sur lui, par dessus la couette à califourchon :
-Alors, on est déjà fatigué ?
-Si tu ne m'épuisais pas autant lors de mes pauses déjeuners, ça irait mieux. Répond Lucius sur le même ton.
Je ris doucement avant de basculer sous la couverture à côté de lui en posant ma tête sur son torse puis d'éteindre la lumière.
Mon époux s'endort aussitôt et je reste à écouter sa respiration apaisante en attendant le signal qui arrivera deux heures plus tard.
…
Une fois Lucius partit en pestant contre les permanences nocturnes, je m'empresse de m'habiller pour partir rejoindre les résistants.
Pourtant, je me fige à la porte d'entrée repensant aux paroles de Draco sur l'état des esclaves. Suis-je réellement prête à affronter le regard vide de ces gens ? Je soupire un grand coup avant de me décider à pousser la porte et me diriger vers la maison de Roger.
Une fois arrivée à destination, l'odeur de crasse, de sang et d'urine me saisissent violemment les narines. J'essaye d'y faire abstraction mais je manque de fondre en larmes quand je vois l'état des personnes devant moi. Elles sont lamentables, maigres, blessées et sales. Leurs vêtements sont composés de bout de chiffons assemblés du mieux qu'ils ont put laissant transparaître des blessures encore fraîches. J'adresse des sourires bienveillants aux anciens esclaves qui tremblent de froid et de peur mais je me fige d'effrois quand je vois parmi eux, des enfants.
Ils sont quatre, maigres et malades. Je pense qu'ils ont environs entre 3 et 5 ans. Il y a trois garçons et une petite fille que je prends dans mes bras avec délicatesse. Elle se colle contre moi en gémissant et je la berce tendrement contre mon cœur en écartant de ses yeux, des mèches de cheveux sales et emmêlées.
Je murmure avec colère :
-Pourquoi font-ils ça à des enfants... Monstre !
-C'est un nouveau marché émergeant. Me répond Severus. Ça amuse beaucoup le seigneur des ténèbres. Les sangs-purs couchent avec leurs esclaves pour avoir des enfants qu'ils pourront abuser, élever et revendre en tant qu'esclaves par la suite. Ou pire pour les filles...
-Où sont leurs mères ? J'essaye de contenir ma voix mais ma rage transperce tout de même.
-Elles sont toutes mortes, du moins pour ceux-là. Dit Roger en désignant les enfants.
Je dégrafe ma chaude cape en laine et j'enroule les quatre enfants dedans, qui se dépêche de la serrer contre eux pour avoir un peu de chaleur.
-Bien ! Déclare Roger. L'heure est venue, nous allons vous envoyer vers la chaumière aux coquillages où vous serez en sécurité...
je décroche du discours du jardinier pour me rapprocher des enfants et les rassurer sur la poudre de cheminette. Au moment, où il s'apprête à partir le plus grand des garçons me tends ma cape. Je la refuse gentiment en lui disant :
-Non, garde-la. Elle te tiendra plus chaud qu'à moi.
Le petit me lance un regard humide avant de baisser son visage sale sur ses pieds nus et je m'approche de lui pour lui déposer un baiser sur la joue en lui promettant que je viendrais vite le voir et qu'il n'a plus rien à craindre. Je regarde ensuite ses deux yeux noisettes disparaître dans les flammes vertes de la cheminée.
Draco s'exclame :
-Heureusement que tu étais là !
Comme je le regarde sans comprendre, Astoria m'explique :
-Aucuns de nous n'est doués avec les enfants. Même Roger qui pourtant est très paternel, les terrifie. Je pense qu'ils s'attendent de la part des adultes à rien d'autres que de la violence. Draco et moi, je crois que nous les intimidons et je dois bien avouer que nous ne sommes pas très à l'aise avec les enfants. Qu'en pensez-vous Severus ?
Le maître des potions réfléchit quelques instants avant de déclarer :
-Je pourrais en parler aux habitants de la chaumière. Comme pour l'instant Ruby, il est compliqué de vous faire venir là-bas à cause de Lucius qui pourrait vous surprendre, vous pourriez nous aider avec les enfants. Nous allons en sauver de plus en plus et si ils pouvaient être rassurés par quelqu'un cela nous serait d'une grande aide lors des transits. Cela vous irait-il ?
-Bien sur ! Je m'exclame sans réfléchir.
-Alors c'est entendu. J'en parlerais à l'Ordre et je vous tiendrais au courant, vendredi prochain, 23h30 chez Roger pour la prochaine passe. Maintenant rentrez tous chez vous !
…
De retour dans mon lit ma rage n'est toujours pas passée. Je ne cesse de repenser à ses pauvres gamins victimes, si jeunes de la folie des Hommes.
Quand Lucius rentre, je le sens essayer de m'enlacer mais je le repousse pleine de rage. Était-il au courant de cette nouvelle mode chez les sangs-purs ?
