Un immense merci pour vos reviews, vous me donner tellement de conseils sans le savoir pour orienter subtilement la fic, c'est génial ! du coup, pour la peine je suis productive !

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-Est-ce que tu regrettes ? Demande Tom en s'asseyant dans l'herbe humide à côté de moi.

Je le dévisage curieusement avant de remarquer qu'il a apporté avec lui deux tasses remplies de café qu'il me tends. J'accepte avec plaisir en lui adressant un petit sourire en plongeant mon regard dans le liquide noir.

-Tu... Est-ce que je t'ai blessé hier ? Demande à nouveau Tom.

Je secoue négativement la tête en buvant une gorgée de café en admirant la mer déchaînée. Puis , je sursaute quand mon ami s'écrie :

-Mais enfin Ruby ! Dis moi quelque chose avant que je devienne fou !

Je le dévisage encore en soupirant avant de répondre :

-Non, tu ne pas blessé. Tu as été doux et exemplaire.

-Seulement ?

-Seulement, je ne suis pas prête à me lancer dans une nouvelle relation. J'aurais aimé, je t'assure mais je ne peux pas. Je ne te donnerais jamais assez d'amour et j'en suis désolé...

Tom ne répond pas, il ne dit rien, pas un mot. Il se contente juste de se lever et de partir sans se retourner. Je ne peux pas lui en vouloir et je sais qu'il ne me fera pas longtemps la tête. Il faut juste que je lui laisse le temps de digérer tous ça.

Après midi, j'entends toquer à la porte de la ruine et je pars ouvrir la porte faisant face à Kingsley vêtue d'un grand manteau sombre. Je m'écarte pour le laisser rentrer en frissonnant sous le froid anormal de la saison. Comme l'auror ne dit rien, j'entame la conversation.

-Il fait toujours aussi moche ici ?

-Oui. Il répond avec une voix très grave. Le temps est maintenue ainsi magiquement pour ne pas être vue des airs.

-Ah...

je reste plantée bêtement devant lui en me tordant les mains avant de lui demander si il veux du thé ce qu'il accepte. Je soupirais presque de soulagement d'avoir quelque chose à faire tant cet homme m'impressionne.

Une fois assis face à face autours de la vieille table en bois qui me rappelle étrangement celle de ma pièce lors de ma période d'esclavage chez Lucius.

-Nous n'avons pas encore trouvé d'enchanteur parmi les habitants de la chaumière. Cependant, nous étendrons nos recherches et nous trouverons.

Je sursaute en me brûlant les mains avec ma tasse quand la voix de Kingsley me sort de ma torpeur et j'acquiesce gravement la tête. Je le sens hésiter à reprendre la parole et je l'encourage du regard.

-Je... Les personnes de l'ordre m'ont fait part de leurs doutes concernant vos convictions bien que Tom vous ai défendu avec témérité. Ils m'ont demandés de fouiller dans votre esprit, consentement ou non. J'aimerais beaucoup le faire avec votre accord Miss.

Je suis figé, outré et scandalisé mais dans un sens je n'ai pas le choix et je ne peux qu'accepter. Je dis sèchement :

-Allez-y, je suis une femme libre !

Il pointe alors brutalement sa baguette sur moi et je vois une flopée de souvenirs défiler devant mes yeux. Je gémis de douleur car il n'y va pas de mains mortes. Je le sens fouiller dans ma tête pour trouver la moindre parcelle de mensonge et de trahison. Je le sens presque agacé de n'avoir rien alors il essaye de trouver des informations que Lucius auraient put me confier. Je souris intérieurement, il ne trouvera rien non plus puisque mon mari ne m'a jamais rien confié sur son travail au ministère. Je ne sais même pas ce qu'il y faisait.

Kingsley très frustré de n'avoir rien à rapporter se penche sur des souvenirs plus charnels et je commence à lutter contre l'intrusion. Je boue de rage en agrippant les bords de ma chaise, ça ne le regarde pas. Ce sont mes moments avec Lucius, ils n'appartiennent qu'à nous. L'auror sent que je lui résiste et il s'amuse à faire durer le plaisir en partant fouiller les souvenirs de ma fille. Je grogne comme un animal blessé en essayant de l'éjecter de ma cervelle, sans succès.

Finalement, je perds à moitié conscience en tombant de ma chaise. Je ne sens que mes muscles tressailler et s'agiter en spasmes désordonnés tandis que la porte s'ouvre à la volée.

J'entends dans le flou le plus totale des voix hurler dont une que je reconnais et j'essaye de me redresser mais le nouvel arrivant me prends dans ses bras en murmurant dans une langue inconnue.

J'arrive à ouvrir un œil et je murmure d'une voix blanche :

-Il me l'a remontré... Il m'a remontré la mort de ma fille...

L'homme me relâche quelques instants avant d'aboyer :

-Kingsley, quelles bêtises vous a saisit pour faire une chose aussi idiote ! Vous auriez put la tuer en la forçant ! Je mettais engagé pour elle, vous n'aviez pas à fouiller son esprit ! Pourquoi ne pas avoir utiliser le veritaserum ?

-Il n'y en avait plus. Répond calmement l'auror. Et plusieurs membres de l'ordre ont demandés à ce qu'elle soit fouillée.

-Hors de ma vue Sortez ! SORTEZ ! Hurle l'individu.

Je sens à nouveau des bras rassurants envelopper et me porter jusqu'à une paillasse. Je murmure pleine de sanglot :

-Je ne voulais pas qu'il la voit. Il n'avait pas le droit. Oh Severus, il n'avait pas le droit !

Cette fois, je fonds pour de bon en larmes tandis que le maître des potions me berce contre son poitrine avec douceur.

Une fois mes larmes passées je me redresse faisant face à Severus qui s'assoie sur la paillasse avant de dire :

-je ne comprends pas pourquoi ils n'aménagent pas mieux cet endroit !

-Peut-être parce que rares sont les personnes à être mise en quarantaine.. Severus, pourquoi êtes-vous venus ?

Il me dévisage quelques instants avec son fameux air impénétrable avant de déclarer :

-A vrai dire, je voulais prendre de vos nouvelles. J'étais un peu inquiet de votre arrivé à la chaumière. Visiblement, j'ai bien fait !

-Pourquoi a t-il fait ça ? Je demande la voix tremblante.

-Kingsley est assez tourmenté depuis qu'il n'est plus auror sous le ministère. Je suppose qu'il ne vous aime pas, enfin qu'il ne vous « sent » pas. Et de voir qu'il s'est trompé l'a rendu fou de rage.

Je plonge dans mes pensées, les hommes sont vraiment tous devenus fous à courir après leurs chimères. Même ici, je dois me méfier de certaines personnes, ça commence à devenir épuisant. Je prends ma tête entre mes mains avant de murmurer.

-Et je suppose que vous ne pouvez toujours rien me dire sur le sujet de Harry ?

-Non, effectivement Ruby. Tant que vous serez en quarantaine, je ne peux rien révéler. C'est déjà assez risqué pour nous tous si jamais Lucius vous retrouve, ce que je doute. Mais nous ne pouvons pas vous confier toutes les données, si jamais cette hypothèse arrive.

Je hoche la tête agacée. Bien sur, je comprends, toutes ses paroles sont remplies de bon sens mais je dois avouer que c'est très frustrant d'être tous le temps sur la touche. Je regarde Severus dans les yeux avant de souffler :

-Et je suppose aussi que les missions me sont interdites ?

-Oui. Répond l'homme visiblement désolé pour moi. Nous ne pouvons pas prendre ce risque non plus. Gardez espoir, ce n'est que pour quelques jours. Ensuite tous cela ne sera qu'un mauvais souvenir.

Je souris alors à Severus tandis qu'un léger sourire ce peint sur mon visage. Je me rapproche de l'homme en susurrant :

-Vous m'avez encore sauvé Severus. Combien de fois faudra t-il que je vous remercie ?

-Vous... Vous n'avez pas à le faire Ruby. Je suis heureux de pouvoir vous aider dès que possible.

-Pourquoi êtes vous heureux de le faire severus ? Je murmure en me rapprochant encore, nos épaules côte à côte, ce frôlant dangereusement.

-Je ne sais pas... Je suppose que vous me touchez... Bafouille le maître des potions en rougissant.

-Vous... Supposez ? Je souffle sarcastiquement alors que mon visage n'est qu'à quelques centimètres du sien.

-Non, vous me touchez, Ruby. Dit Severus en plongeant ses yeux dans les miens.

Je franchis alors la distance nous séparant rencontrant ses lèvres douces et chaudes alors que l'homme n'ose plus bouger. Je sens mes lèvres s'étirer en un sourire, ravie pour une fois de mener la danse, c'est d'ailleurs assez intéressant. Je n'ai même plus conscience de mon corps et de mon esprit quand je pousse Severus sur le matelas pour l'allonger sans lâcher ses lèvres, tombant sur son torse aussi musclé que celui de Lucius...

Lucius ? Merde ! Mais qu'est-ce que je suis en train de faire ? Je suis en train d'embrasser un homme qui ne m'a jamais attiré. Un homme qui m'a soigné et aidé dès qu'il l'a put. Je suis en train de sauter sur le meilleur ami de mon époux. Pourtant, son corps lui ressemble tellement. À part ses mains, ce ne sont pas les même. Elles ne sont pas larges et puissantes comme celle du blond, elles ne me broient pas comme une brindille. Elles sont trop douces, trop prévenantes... Merde !

Je me retire prestement, rouge de honte en bafouillant :

-Oh mon dieu ! Severus, je suis désolé ! Je ne sais pas ce qu'il m'a pris ! Je suis tellement désolé !