Encore merci pour vos avis ! La suite, plus longue que les autres =)

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Le bruit de quelqu'un qui frappe à la porte me réveille en douceur et je délaisse avec regret la chaleur des couvertures pour aller ouvrir à la personne qui attends. Je plisse les yeux, aveuglée par la lumière en m'écartant pour laisser entrer l'individu. Une fois la personne à l'intérieur, je me fige en refermant la porte reconnaissant sa démarche et ses cheveux. Je balbutie terrorisée :

-Je...Euh...Lucius...Comment m'as-tu...

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que les lèvres de mon mari s'empare sauvagement des miennes étouffant ainsi mon cri. Son odeur enivre mes sens et je glisse précipitamment mes mains autours de sa nuque avant d'enrouler mes jambes autours de ses hanches. Ses mains soutiennent mes fesses avant de me plaquer violemment contre le mur. Je gémis sous les caresses de Lucius en lui griffant les omoplates avant de retirer sa cape et sa chemise. Je le sens arracher mon débardeur en dévorant ma poitrine puis de me jeter sur le matelas en se laissant tomber par dessus. Il se redresse et je le contemple de toute sa hauteur en me mordillant les lèvres. Lucius défait et enlève mon jeans sans aucunes autres formes de procès. Je ris quand il se glisse entre mes jambes, frissonnant sous la caresse de ses cheveux qui glisse le long de mon ventre. Je gémis sous ses yeux brûlants :

-Prends-moi... Prends-moi...

Mon époux s'exécute aussitôt sous mon ordre implorant et je crie de plaisir quand ses vas et viens s'accélère nous faisant découvrir l'extase...

Ma tête posée contre le buste de Lucius je m'amuse à faire courir mes doigts sur sa peau en respirant son odeur. Je murmure :

-Et maintenant ?

-Maintenant, il faut te réveiller. Répond mon mari en caressant mon dos.

-quoi ? Je demande en me redressant pour croiser ses yeux gris.

-Il faut te réveiller, Réveil-toi ! REVEIL-TOI !

J'ouvre les yeux en sursautant, le souffle court en croisant les yeux rieurs de Tom et je gémis intérieurement. Ce n'était qu'un rêve ! Encore ! Et pourtant, tellement réel !

Je pointe ma baguette sur le feu pour le rallumer en lissant mes vêtements froissés par ma nuit agitée. Tom s'écrie :

-On peux dire que tu as le sommeil lourd !

Je hausse les épaules en rougissant. J'espère qu'il ne s'est pas rendu compte de la nature de mon rêve, sinon ça serait vraiment gênant.

Je propose à Tom de s'asseoir avant de lui demander :

-Tu voulais quelque chose ?

-Oui. Il répond. On a pas mal de problème avec deux enfants. Ils sont totalement terrifiés et refusent de s'alimenter. On a pensés que toi, tu arriverais peut-être à avoir des résultats. Si tu le veux bien Kingsley viendra avec les enfants et il en profitera pour améliorer le confort de la ruine. C'est lui le meilleur dans cette discipline.

-Oui ! Je m'écrie.

Je remarque le regard surpris de Tom, qui a même sursauter légèrement sous mon intonation. Je reprends plus doucement :

-Oui, faisons comme ça. Je m'ennuie tellement ici toute seule. J'essayerais avec les enfants. Mais l'ordre ne panique pas que Lucius me retrouve si les enfants sont là ?

-A priori non. De toute façon, il y a peu de chance pour qu'il te retrouve d'après Draco.

-Comment ça ? Je demande un peu trop rapidement.

Mon cœur bat à toute allure. Que veux dire Tom part là. Est-ce que Lucius c'est déjà trouvé une nouvelle compagne ? Est-ce que mon départ ne l'a pas ou à peine affecté ? Je le presse :

-Alors !

-Je ne sais pas si tu es prête à l'entendre... Hésite Tom.

-Je te jure que si tu ne me dis pas ce qu'il ce passe, je m'occupe personnellement de te faire subir les pires tortures !

-Je...D'accord ! S'écrie t-il. Malfoy n'arrête pas de boire depuis ton départ. À ce qu'il paraît il est pitoyable au ministère, qui lui a ordonné de rester chez lui jusqu'à nouvelle ordre puisqu'il fait honte à son rang.

Je suis figée d'effrois sous ses révélations ne sachant pas comment les prendre. Je souffle sèchement avant que la tempête n'éclate :

-Sort...

-Ruby... Essaye de dire Tom.

-Sort... SORT ! SORT ! SORT ! Je hurle en le poussant dehors.

Je claque la porte en criant à travers :

-Ne revenez que cette après-midi avec les enfants ! Pas avant !

Je me laisse ensuite glisser le long de la porte en poussant un gémissement d'animal blessé...

Je salue Kingsley avec une froideur digne d'un sang pur et j'adresse un merveilleux sourire au deux enfants très timides. La petite fille doit avoir environs 5 ans et le garçon 7 ans. Je m'approche des deux petits pendant que Kingsley se met au travail. Je dit gentiment :

-Vous avez vu ! C'est joli ce que fait le monsieur, non ?

Les gamins me dévisagent avec crainte et finalement le garçon me répond avec témérité :

-La magie ce n'est que pour les sorciers purs. Pas pour nous.

Je m'apprête à le contredire quand l'auror me fait signe de venir près de lui. Il dit :

-Le plus important est que vous fassiez manger ses enfants. Sachez qu'ils sont restés énormément en contact de leurs anciens maîtres et qu'ils ont étés abusés...

-Par Merlin ! Je souffle en mettant ma main devant ma bouche.

-Oui. Continue Kingsley. Je vais y aller mais avant. Nous avons trouvés un enchanteur. Il viendra demain. Demain, vous serez libre.

Je hoche gravement la tête en mettant de côté le désastre psychologique qu'entraîne cette nouvelle. Je raccompagne ensuite Kingsley jusqu'à la porte avant de me tourner vers notre nouvel intérieur et ma machoire manque de se décrocher. C'est... Peut-être pas magnifique ! Mais quel changement. L'intérieur est beaucoup plus lumineux et neuf. Je remarque une nouvelle salle de bain équipée d'eau chaude et d'une baignoire avec des serviette propre. Dans le salon, il y a un joli canapé douillet avec de nombreux plaids et de coussins chauds. La table n'est enfin plus vieille et bancale et le parquet et presque neuf.

Par contre, il n'y a toujours pas de cuisine mais ce n'est pas grave. J'aime beaucoup cuisiner au dessus de la cheminée.

Je m'approche des enfants et je leurs demande :

-Alors, si vous me disiez vos prénoms ?

-Lucas. Répond le brun, indifférent.

-Elie. Murmure la petite d'une voix hésitante.

-Vous avez faim ?

Les gamins secouent énergiquement la tête à la négative et je l'ai regarde surpris avant de les diriger vers les coussins et le tapis chaud. Nous prenons tous place devant la cheminée et je demande :

-Pourquoi ne voulez-vous pas manger ?

-Parce que nous ne pouvons pas. Maître ne voulait pas. Et Maîtresse disait à Elie qu'une petite fille n'a pas à manger, c'était pas beau.

-Alors vous étiez dans la même maison ? Je dis en regardant les enfants.

Ils hochent de la tête cette fois à la positive et je remarque qu'ils tremblent de froid. Ils sont tellement maigres et décharnés que ça ne m'étonnes pas. Je saisis un plaid pour les envelopper dedans et je vois leurs yeux papillonner de peur. Je leurs dis d'une voix tendre :

-Vous n'avez pas à avoir peur. Je ne vous ferais aucuns mal. Enroulez vous dans le plaid pour vos réchauffer !

Cette fois les gamins s'enroulent et des larmes commencent à couler sur les joues d'Elie. Je me précipite pour la prendre dans mes bras et la bercer. Bien que je sens qu'elle se raidisse je ne la lâche pas en lui chuchotant des paroles apaisantes. Au bout de cinq minutes, elle se détend pour de bon avant de s'endormir dans mes bras. Je la dépose avec douceur sur le canapé avant de porter Lucas qui s'est endormi devant l'âtre et de le poser à côté de la petite.

Je me demande si ils sont frères et sœurs. Je suis contente que les enfants soient là. Il me coupe de ma solitude m'empêchant ainsi de penser à Lucius. Sur ce prénom, je m'endors aussi parmi les plaids.

Quand j'ouvre les yeux, il fait nuit noir et les enfants dorment encore. Je m'empresse de préparer un repas simple. Un bouillie de légumes et de viande haché fera parfaitement bien l'affaire. L'odeur doit chatouiller les narines de mes jeunes locataires puisqu'ils ouvrent leurs petits yeux quelques minutes après. Je m'exclame joyeusement :

-Aller ! Tous à table !

Les enfants se jettent un regard entendus avant de soupirer et de ce diriger le pas traînant vers les chaises.

Je les regarde, les yeux vides devant leurs assiettes pleines et je leurs dis :

-Aller, mangez ! Ça va être froid ! Je sais que ce n'est pas facile, moi aussi j'ai mis du temps avant de manger.

-Toi aussi ? Murmure très bas Elie.

-Oui, j'ai aussi été esclave et j'ai dut réapprendre un tas de choses. Mais manger, même un peu a été essentiel. Vous devez manger pour vivre et pour aller de l'avant ! C'est ainsi que j'ai eu la force de m'enfuir d'où j'étais.

-Mais c'est mal ! S'exclame Lucas en proie à un profond désarroi.

-Non, ce n'est pas mal. Je réponds calmement. Dites moi quel est le tour de magie que vous préférez ?

Les enfants réfléchissent quelques instants avant de déclarer à l'unisson :

-Les flammes qui dansent dans les airs ! Maître et maîtresse en faisaient pour leurs enfants.

-Très bien. Alors faisons un marché ! À chaque bouchées avalées, je fait apparaître une flamme. Marché conclus ?

J'ai bien vite ma réponse quand les enfants se mettent à avaler précipitamment le contenu de leurs assiettes. J'éclate de rire en leurs disant que je suis obligé de m'arrêter là, vu la quantité de petites flammes magiques, je risque de mettre le feu à la ruine tous juste rénovée.

Finalement, c'est des flammes pleins les yeux que les enfants s'endorment dans leurs petits matelas douillets.

A 10h00 du matin, le lendemain, j'ouvre la porte à un vieil homme à l'allure sympathique. Kingsley et Tom l'accompagnent. Je les laisse entrer la mort dans l'âme en les invitant à s'asseoir autour de la table et je somme aux enfants d'aller jouer à côté de la cheminée.

Le vieil homme dit solennellement :

-Enchanteur Charles Robert. Bonjour.

Je le salue d'un signe de tête assez intimidé et l'enchanteur m'adresse un sourire indulgent. Il reprend :

-Bien ne perdons pas plus de temps. Si vous voulez bien tendre votre main.

Je m'exécute et l'enchanteur dit d'une voix sûre :

-Moi enchanteur, témoin de cette désunion. Je brise par mon statut à jamais le lien qui uni Ruby Grace à son époux Lucius Malfoy.

Un lien rouge apparaît autours de ma main et de mon poignet. Il ce met à briller avec force me réchauffant étrangement le cœur avant de disparaître. Je lève les yeux sur l'enchanteur pensant que la chose est faite. Mais je croise un regard rempli d'incompréhension. Il bafouille :

-Je ne comprends pas... On m'avais pourtant dis que...

-Que ce passe t-il ? Demande Kingsley.

-Je ne peux pas défaire cette union ! S'exclame Mr Robert.

Mon coeur manque un battement pendant que l'auror demande pourquoi. La réponse de l'enchanteur tombe comme un glas sur ma nuque :

-L'amour...