À peine sortit de la malle, Harry fut attrapé par Kery, qui lui dit :
« Maître Harry, madame la ministre souhaiterait vous voir le plus rapidement possible au ministère. »
Pensant qu'il s'agissait des horcruxes, Harry ne perdit pas de temps, il changea son kimono contre des robes de sorciers, et transplanna au ministère. Contrairement à sa première visite à la ministre, les aurors le laissèrent passer facilement, du moins, une fois qu'ils eurent vérifié son identité et sa signature magique, le polynectar n'étant pas fait pour les chiens.
Harry se retrouva dans l'habituel petit salon, où Amélia, Lady Londubat et lui-même faisaient leurs petites réunions.
Le voyant entrer, Amélia se leva et lui sourit :
« Harry, vous avez l'air en grande forme ! Ce petit intermède au japon, semble vous avoir réussi. »
Le jeune Lord s'inclina :
« Merci, ma chère, en effet, bien que les techniques de mon grand frère de cœur soient assez hors-normes, elles se sont révélés très efficaces. Lady Londubat, c'est toujours un immense plaisir.
- Vous n'y arriverez jamais, n'est-ce pas, Harry ?
- De quoi parlez-vous, ma chère ?
- À m'appeler Augusta? »
Harry sourit:
« Je crains que non, effectivement, vous me faites beaucoup trop peur pour cela. »
La grand-mère de Neville sourit :
« Petit insolent ! Je devrais vous mettre une bonne fessée ! »
Ils rirent tous les trois, et Amélia dit :
« Bien, Harry. Grâce à l'aide précieuse fournis par Remus, et Hermione, nous avons réussi à dénicher, deux Horcruxes, une bague appartenant à la famille Gaunt, dont était issue la mère de Tom, et un collier, que nous avons trouvé ici même, dans les affaires de Dolorès Ombrage. Visiblement elle l'aurait extorqué à Mondigus Fletcher, que vous connaissez je crois ? – Harry hocha la tête – Comme il ne bénéficie plus du soutien de Dumbledore, nous l'avons mis au frais, et il nous à avouer l'avoir volé dans la maison familiale des Black. Si vous souhaitez creuser cette histoire, je vous laisserais interroger cet imbécile. »
Harry la remercia, et se promis de prendre le trafiquant entre quatre z'yeux pour lui faire comprendre qu'il n'appréciait pas du tout qu'on le vole, lui ou Sirius !
« Pour le moment, nous conservons ses objets éloignés les uns des autres, dans des cercles de haut-magie runique. Mais ce n'est pas uniquement pour cela que je vous ai demandé de venir. »
Le premier Lord sentit que la suite n'allait pas autant lui plaire, mais il lui fit signe de continuer.
« Après l'exécution de Dumbledore, et avec l'autorisation de son frère Alberforth, nous avons examiné avec beaucoup d'attention le contenu de ses coffres et de ses manoirs. Je vous avoue, qu'au début nous n'avons rien trouvé de particulièrement surprenant, des preuves concernant des malversations que nous ne connaissions pas, mais sans plus. Du moins jusqu'à ce que l'un de nos plus jeunes enquêteurs, relève un fait curieux concernant la présence récurrente de certains ouvrages, tous sur le même sujet. Après ce constat, Kyle, le jeune homme qui avait noté ce point, à mener une petite enquête auprès des libraires, les ouvrages en questions ont été interdits de publications par Dumbledore, et il n'en reste quasiment aucun exemplaires en circulation. Mais le point curieux est qu'il ne s'agit pas de livres de magie, mais de livres d'histoires. Un en particulier, qui était connus pour être un des plus détaillé, complet et documenté sur ce sujet. Mais je vais un peu vite. »
Harry n'était pas cet avis, il aurait préféré qu'Amélia lui lâche la bombe qu'elle tenait en réserve, une bombe qui était très certainement pour lui, après tout, le destin semblait avoir une dent contre lui depuis toujours.
« Avant tout, j'ai une chose à vous remettre. »
Disant cela, la ministre se leva, et alla ouvrir une armoire d'où elle sortit une magnifique épée ornée de rubis, qu'Harry connaissait bien, il s'en était servi pour tuer le basilic de la chambre des secrets.
« Cette épée est vôtre, elle vous revient de droit. »
Le jeune Lord la saisit avec révérence, savourant son poids rassurant dans sa main, c'était un travail magnifique, un travail de gobelins de toute évidence.
« Contrairement à la majorité des pièces forgées par les gobelins, qui sont louées à chaque génération par les lignée sorcières, l'épée que vous tenez a été achetée par votre ancêtre qui était considéré comme un ami des gobelins. Tout du moins, c'est ainsi que l'on s'en souvient…. J'ai cru comprendre que vous étiez vous-même considéré comme un ami de la nation gobeline ?
- En effet, j'ai cet honneur.
- Vous serait-il possible de faire venir un gobelin ici, en usant de vos capacités de déplacement si particulières ? »
Harry la dévisagea avec surprise, avant de sourire :
« Vous êtes bien trop observatrice pour mes petits secrets, ma chère. Très bien, je vais jouer le jeu, et vous laisser raconter l'histoire comme vous semblez vouloir le faire. »
Amélia lui fit un sourire désolé :
« Harry, si nous ne nous sommes pas trompé, c'est important, très important, mais pas dangereux, il ne s'agit pas d'affronter un autre mage noir psychopathe, et de toute façon rien est sûr ! L'avis de vos amis gobelins, va être déterminent. Alors, je vous en prie. »
Le jeune homme approuva et disparut sans se donner la peine de simuler le bruit du transplannage, pour réapparaitre sur l'aire d'arrivée dans les profondeurs de Gringots.
Le lieu était sous haute sécurité, même si peu de sorciers Terriens, il devait même être le seul, en avait connaissance, mais ces aires d'arrivées servaient aussi aux Passeurs de Gaïa et potentiellement à ceux qui menaçait Gaïa. D'où la présence de nombreux gardes armés, et de deux dragons d'une race spécifiquement élevé par les gobelins et qui n'obéissaient qu'à eux.
Harry se garda bien de faire le moindre geste, attendant qu'on lui donne l'autorisation de bouger et de se déplacer dans le royaume souterrain de Gringots. Ce que l'on finit par faire assez rapidement, il était déjà très connus parmi les petites créatures, pas uniquement par les banquiers, qui ne représentaient que la façade publique de la nation gobeline, mais aussi par tout le peuple dit « caché » qui vivaient dans les profondeurs de Gringots, au-delà même des premiers coffres.
Il se renseigna auprès d'un des gardes pour savoir où il pouvait trouver Gripsec, et le gobelin lui répondit aimablement. Harry avait toujours traité les créatures magiques avec autant de respect, voir plus que les sorciers, il ne s'était jamais considéré comme étant supérieur à eux sous prétexte qu'il était humain et eux non. Ainsi avait-il toujours eu une très bonne image parmi les créatures magiques, une image bien moins volatile que celle qu'il avait auprès des sorciers, ces stupides moutons qu'il méprisait pour leurs bêtises et leur complexe de supériorité mal placé.
Il arpenta les larges avenues resplendissantes de verdure et de métaux précieux du royaume souterrain. Autant les métaux ne l'avait pas surpris quand il avait visité le royaume la première fois, les gobelins étant notoirement connus pour leurs œuvres de ferronnerie et de joaillerie, mais les grands arbres, et les nombreuses fleurs épanouies, l'avaient laissé estomaqué.
Gripsec, qui avait été son guide, avait ri de sa surprise, lui révélant qu'à l'origine son peuple vivait autant dans les forêts que dans les mines, et si les colonies à ciel ouverts n'existaient plus depuis longtemps, les gobelins n'avaient jamais perdus le goût des choses qui poussent.
Il arriva finalement devant le palais de son conseiller et ami. Gripsec, était l'un des gobelins les plus important de la nation interplanétaire, ambassadeur auprès de Killian, gestionnaire des comptes les plus fournis d'Europe, les siens, il était également membre du haut-conseil gobelin, en somme, il était l'un des dirigeants de son peuple.
Au fil de ses visites, Harry avait lié d'autres amitiés parmi les gobelins, mais tant qu'à amener un gobelin au ministère de la magie, fusse en secret, autant en prendre un qui avait un véritable poids politique, le fait qu'il s'agisse également de son plus proche ami parmi la nation gobeline, n'était qu'un bonus.
La petite créature, saisit toute l'importance de cette demande sans précédent, jamais un gobelin n'avait mis les pieds au ministère de la magie. Le dernier contact de ce genre s'était déroulé avant l'instauration du ministère, à l'époque où le pays était dirigé par l'ancêtre du magenmagot.
Gripsec soigna donc sa mise, et Harry le fit « transplanner » avec lui jusqu'au petit salon qu'il avait quitté quelques minutes avant.
Seule l'arrivée était surveillée, et quiconque tenterait d'apparaître ailleurs que sur l'aire d'arrivée, tomberait sur de très mauvaises surprises. Selon Gripsec, même Harry, malgré toute sa puissance risquerait d'y laisser des plumes.
Réapparaissant dans le salon, Harry se permis de lancer un regard d'avertissement aux deux dames, il n'avait jamais évoqué le statut des créatures magiques avec elles, et ignorait donc tout de leurs opinions.
« Amélia, Lady Londubat, permettez-moi de vous présenter, le maître gobelin Gripsec, membre du haut-conseil de la nation gobeline, et mon ami. »
Les deux plus puissantes femmes de la société sorcières se levèrent et inclinèrent la tête devant le gobelin :
« Maitre gobelin, je suis Amélia Susan Bones, ministre de la magie, que vos affaires prospères.
- Je suis Augusta Andarta Londubat, présidente du magenmagot, que vos affaires prospère. »
Harry apprécia que les deux Ladys aient pris le temps de faire un petit effort sur la façon de parler à un gobelin, et il sentit la surprise de Gripsec, ce qui ne l'empêcha pas de répondre :
« Que le sang de vos ennemis inonde le sol, mesdames, c'est un très grand honneur. »
Amélia lança un regard narquois à Harry, semblant lui dire « nous ne sommes pas stupides », et elle invita tout le monde à s'asseoir. Quand ce fut fait, elle saisit la théière en se tournant vers Gripsec :
« Du thé ? Maître gobelin ? »
L'intéressé acquiesça, et tous, bien qu'aucun d'eux ne l'évoque, notèrent l'image puissante, la ministre de la magie, servait elle-même le thé à un gobelin ! Harry était tellement fasciné par les répercussions possibles de cette rencontre toute simple, qu'il avait totalement oublié la raison première à la venue de son ami gobelin.
« Maître gobelin, j'espère que vous nous croirez, quand nous vous disons que nous aurions souhaité que cette rencontre soit les bases d'un changement positif entre nos peuples. Malheureusement, ni Amélia, ni moi-même, n'avons le pouvoir de changer cela. »
Seul le jeune Lord nota l'éclair de déception dans le regard de Gripsec, mais ce dernier hocha la tête :
« Nous en sommes bien conscients, madame la présidente, même avec l'aide de notre petit protégé, il n'y a presque aucune chance que le magenmagot valide une amélioration des relations entre nos deux peuples. Mais le haut-conseil, est très sensibles à votre respect à toutes deux, et nous savons qu'Harry fera tout pour empêcher nos relations de se détériorer davantage. Peut-être qu'une fois la guerre terminée, auréolé de son statut de sauveur, Harry sera en mesure de faire passer certaines améliorations, mais pour le moment, il n'y a aucune chance que cela arrive. »
Amélia sourit :
« Eh bien, en réalité, il existe, peut-être une chance. Mais pour en être surs, nous devons avoir votre expertise concernant un objet très particulier, que l'on dit fabriqué par votre peuple. Harry voudriez-vous bien ? »
Le jeune Lord approuva, se recentrant sur le sujet d'origine et tendit l'épée de Gryffondor à son ami. Gripsec avait été un de ses professeurs de maintien, et lui avait appris en premier lieu à garder un visage inexpressif, lui-même était normalement impénétrable quand il ne se trouvait pas dans la sphère privée. Mais là, il afficha une surprise sans bornes, et siffla en gobelin :
« L'épée de Godric ! »
Amélia le laissa se reprendre et expliqua :
« Maître gobelin, l'Histoire veux que votre peuple ait forgé cette épée pour Godric Gryffondor, et la lui ait vendu, contrairement à d'habitude, car il était, comme Harry, un ami de votre nation. Cependant, suite au décès de Dumbledore, des documents ont émergés qui semblent réfuter cette légende. »
Gripsec jura dans un mélange de gobelin et de délonien, ce qui fit sourire Harry, il n'avait jamais pris son professeur et ami à afficher autre chose que des manières parfaites.
« L'histoire est effectivement fausse, madame la ministre. Cette épée, n'a pas été forgée par les gobelins, cependant, son apparence résulte d'un puissant sortilège jeté par un de mes ancêtres, pour lui donner l'apparence d'une lame gobeline. Je n'aurais jamais cru voir ce jour. »
Il regarda Harry comme il ne l'avait jamais fait avant, avec quelque chose mêlant vénération et crainte dans les yeux, et murmura en gobelin :
« Mais qui d'autre cela aurait-il put être, mon cher ami. »
Lady Londubat, intervint :
« Donc, c'est bien ce que nous pensons ? »
Gripsec hocha lentement la tête, les yeux de nouveaux rivés sur l'épée :
« Oui, nous avions perdus sa trace depuis la mort de Godric, comment est-elle réapparue ? »
Les deux femmes regardèrent Harry en souriant narquoisement, et le jeune Lord, tout en affichant une moue boudeuse à l'idée de se mettre en avant auprès de son ami, répondit :
« Je l'ai sortie du choixpeau en seconde année, et je l'ai utilisé pour tuer le basilic. Bien, quelqu'un pourrait-il m'expliquer enfin de quoi il retourne ? J'ai, il me semble, fait preuve d'une patience exemplaire jusque-là ! »
Gripsec leva les yeux de l'épée, et demanda :
« Puis-je ? »
Les deux ladys approuvèrent, et le gobelin se tourna vers son jeune ami :
« Harry, l'épée a besoin de votre sang et de votre magie pour reprendre sa véritable apparence, faites-moi plaisir, et révélez-là. Ensuite nous vous expliquerons tout ! »
Bien qu'en étant légèrement agacé de tous ces mystères, le premier Lord sorcier, reprit l'épée et s'entailla la paume de la main avant de laisser sa magie couler dans la lame.
Les dimensions de l'arme ne changèrent pas, mais l'inscription qui la désignais comme étant celle de Gryffondor disparue, de même que les rubis et dorures de la poignée et de la garde.
La lame d'acier gobelin fit place à un métal d'un blanc pur, presque lumineux, alors que le reste devenait d'un noir d'encre, donnant un contraste saisissant, mais ce qui attirait l'œil en premier lieu, c'étaient les fines inscriptions gravées et dorées à la base de la lame.
Sur une face, il était inscrit, dans une langue qu'Harry identifia comme de l'ancien celte : « Je protège », et sur l'autre : « J'attaque ».
L'épée qu'il tenait était visiblement bien plus ancienne qu'il ne l'avait toujours cru, mais cela ne l'avançait pas plus, et il se tourna vers Gripsec qui le regardait comme il détestait qu'on le regarde, comme une sorte de dieu ou autre !
Le pire était que les deux Ladys faisaient exactement la même tête !
Le salon resta silencieux un moment, puis Harry explosa :
« Quelqu'un va-t-il se décider à m'expliquer ! »
Les trois autres sursautèrent, et Augusta dit :
« Vous avez raison mon cher, nous oublions trop souvent que vous n'avez pas eu une éducation sorcière classique. Mais j'imagine que même dans le monde moldu, on se souvient de Merlin, Arthur et de la table ronde ? »
Harry hocha sèchement la tête en pâlissant, il venait d'avoir l'idée la plus dérangeante qui soit ! Idée qu'il tenta de chasser, non il ne pouvait tout simplement pas avoir entre les mains la légendaire épée d'Arthur Pendragon ! Et même si c'était le cas, ce qui était forcément impossible, cela n'aurait pas la moindre conséquence !
« Pourriez-vous nous faire un petit résumé de la vision moldue, que nous puissions corriger les éventuelles inexactitudes. »
Le jeune Lord rassembla ses souvenirs, et raconta :
« Arthur serait né d'une liaison entre Uther Pendragon et Ygrène de Cornouailles, peu après avoir possédé Ygrène, Uther serait mort dans une embuscade, et selon les versions, aurait tenté de briser son épée, pour que ses ennemis ne puisse la prendre, ou l'aurait sciemment scellée. Mais au lieu de se briser sur le rocher, l'épée se serait retrouver planter dedans. Merlin aurait alors prophétisé que seul le véritable souverain pourrait la retirer. Ce serait ainsi, qu'Arthur, tout bâtard qu'il était, serait devenu roi. La légende prétend qu'il aurait apporté la paix dans tout le royaume. Mais que sa demi-sœur Morgane, fille légitime d'Ygrène et de son époux, aurait comploté contre lui. Selon les versions, par simple ressentiment personnel, selon d'autres parce qu'Arthur était chrétien et donc était contre les anciennes traditions, dont Morgane était une des pratiquantes. Grâce à un sortilège d'apparence, elle aurait pris place dans le lit de son demi-frère et aurait conçu un fils, Mordred, qui fut celui qui blessa mortellement Arthur. C'est à peu près tout ce dont je me souviens.
- Laissez-moi deviner, dans votre version, Lancelot était le grand héros ?
- Plus ou moins, il aurait tout de même eut des relations intimes avec Guenièvre, la femme d'Arthur, qui était censément son meilleur ami.
- Une version très amusante, mais globalement fausse, mon cher.
- Dans ce cas, je suis tout ouïe, lady Londubat.
- Arthur, était effectivement un « bâtard » mais n'est pas né d'Ygrène de Cornouailles. Arthur Pendragon est enregistré comme étant le premier enfant conçu par deux hommes, à savoir Uther, évidemment, mais aussi Merlin. Arthur, n'était pas chrétien, il était un pratiquant des anciennes croyances, et un sorcier puissant. Moins que son père, évidemment, mais puissant tout de même.
Merlin, était, ou est, puisqu'il n'existe aucun document attestant de sa mort, l'un des gardiens d'Avalon. De même que Morgane, qui était son élève, et qui était comme une sœur pour Arthur, mais ils n'avaient pas le moindre lien de sang. Il est vrai cependant qu'ils eurent un fils, lors d'une antique cérémonie que l'on célébrait au solstice d'hiver, et qui tournait à l'orgie, à cause des plantes ingérées et des vagues de magies. Mordred, comme ses parents, était sorcier, mais il n'a jamais trahit son père, qu'il aimait sincèrement, le véritable traître de l'histoire, était Lancelot, qui n'était pas sorcier, contrairement aux autres membres de la table ronde. Mais il avait l'avantage d'être très beau, et d'être un guerrier très doué, Arthur comme beaucoup de grands seigneurs à l'époque, était marié à une femme, pour assurer sa descendance, mais avait également des maîtresses et des amants. Lancelot était de ceux-là, l'un des amants d'Arthur, et c'est cela qui le fit entrer à la table ronde.
Inutile de vous dire que les chevaliers-sorciers, ne l'accueillirent pas à bras ouverts, et l'affublèrent de différents surnoms insultants, que je ne répéterais pas ! Outre le fait qu'il n'avait pas de magie, et était dénigré par ses pairs, Lancelot était également un chrétien fanatique, et il ne tarda pas à faire l'amalgame entre magie et mal. Il trahit Arthur et le blessa mortellement alors qu'ils se trouvaient au lit, il tenta ensuite de prendre le pouvoir, mais Merlin, Morgane, Mordred et les chevaliers-sorciers le combattirent et le maudirent, il ne pourrait jamais plus accéder aux lieux magiques. Lancelot fut le premier moldu de qui les sorcier ce sont cachés.
Mais visiblement, à défaut de pouvoir prendre le pouvoir, il réussit à faire perdurer sa version de l'histoire parmi les moldus.
Arthur, mortellement blessé, mais pas mort, fut conduit à Avalon, et là, en rendant son dernier souffle à la magie sous les yeux de son père, de son fils et de la mère de ce dernier, il aurait prophétisé que si son fils reprenait le trône, alors sa lignée s'éteindrait, et que la magie quitterait le monde.
Merlin et Morgane, se plongèrent dans les brumes du temps, et confirmèrent la vision du roi. Ils énoncèrent également une prophétie :
Le roi caché travaillera la terre de ses mains,
Pour préserver la magie il se fera commun.
Ses descendants, ignorants leurs sang,
S'élèveront de nouveau, à la première place ils siègeront.
Par des mains innocentes, l'épée seras tirée,
Et ces mains seront celles du plus grand des chevaliers.
Par la trahison, il grandira,
Par la déesse-mère il apprendra,
L'égal de l'Emrys il sera.
Dans un temps de ténèbres, la lignée cachée, enfin un roi donnera. »
