Harry ignora sa nudité pour sortir de l'eau en demandant :

« Tu en penses quoi, Wally ?

- Je pense qu'il dit la vérité, maître. Il a une magie comme je n'en ai jamais vu. »

Le jeune roi hocha la tête, avant de se sécher de s'habiller d'un claquement de doigts, et de se déplacer aux limites du domaine.

L'homme avait effectivement une magie très particulière, pas spécialement puissante, mais plus… « ouverte », tout du moins c'est ainsi que le survivant la définie, ouverte et complémentaire à la sienne. Outre cela, ce qui retenait tout de suite l'attention chez ce jeune homme, il devait avoir environ 25 ans, s'étaient ses cheveux d'un blancs pur et ses yeux, d'un bleu outremer magnifique. En-dehors de cela, il était grand, immense même, bien plus que lui, musclé, avec une mâchoire carrée mais un regard doux.

Ne sentant aucune malveillance venir de lui, Harry franchit la limite des protections, et le jeune homme, s'agenouilla instantanément :

« Votre majesté, permettez-moi de me présenter, je suis Benjamin de Gorre, descendant de Morgane, prince régent d'Avalon, et votre serviteur. »

Harry inclina le buste :

« Je suis enchanté de faire votre connaissance, votre altesse, relevez-vous, je vous en prie. »

Le jeune homme s'exécuta, et dit :

« Moi, Benjamin de Gorre, jure sur ma magie de servir fidèlement, Harry James Potter-Black-Pendragon, roi de camelot. »

Le serment magique fonctionna, et Harry sourit, avant de lui tendre la main :

« Votre altesse, dans ces conditions, appelez-moi Harry quand nous sommes entre nous. »

Le prince lui serra la main en souriant à son tour :

« Merci de me faire cet honneur, et je préfère que vous m'appeliez Ben. »

Harry hocha la tête :

« Très bien, Ben, entrons. »

Ils s'installèrent dans un des petits salons, et après que les elfes eurent amenés des boissons, le survivant demanda :

« Bien, Ben, j'imagine que vous êtes là pour m'emmener à Avalon ? »

Le jeune homme sourit :

« Si c'est votre souhait, mais mon premier devoir est de vous servir de professeur, pour que vous compreniez les tenants et les aboutissants de votre situation, Harry. »

Le jeune roi hocha la tête :

« J'imagine que cela va nous prendre un moment.

- C'est plus que probable, en effet.

- Dans ce cas, oublions les vouvoiements et l'étiquette, d'autant que tu es prince. »

Le descendant de Morgane sourit :

« Ça me va, et pour information, je ne suis prince que tant que tu n'as pas pris officiellement le trône d'Avalon.

- Et tu vis ça comment ? »

Le sourire du futur ex-prince illumina toute la pièce :

« J'attends ça avec impatience, je serais ravi de te refiler bébé, et de passer le reste de ma vie à ne rien faire d'autre que courir après les beaux mâles, bouquiner et regarder la télé. Je suis un fainéant professionnel, Harry. Je n'ai jamais voulu assurer la régence, et c'est sans doute pour ça que c'est sur moi que c'est tombé ! »

Le brun ricana, le prince bavait d'impatience à l'idée de ne plus avoir de responsabilité. Ce qu'il pouvait tout à fait comprendre, lui-même aurait volontiers tout envoyé paître, mais ils partageaient un certain sens des responsabilités. Ils faisaient ce qu'ils devaient faire pour les autres !

« Je comprends, et j'aimerais pouvoir en faire autant. »

Le jeune homme hocha la tête :

« Oui, je m'en doute, d'autant qu'avec la jolie petite collection de mecs que tu te constitues, tu aurais de quoi t'occuper. »

Harry fronça les sourcils :

« Comment tu sais ? »

Il reçut une moue gênée en réponse :

« Ça ne va pas te plaire, mais en tant que descendant de Mordred, tu as été observé toute ta vie par nos veilleurs. Si ça peut te rassurer, tous tes ancêtres ont subi le même traitement depuis que Mordred a rendu son dernier souffle. Nous devions savoir comment tu fonctionnais, pour le cas où tu aurais été le roi caché. »

Le jeune roi grogna :

« Mouais, j'imagine que ça n'a rien d'étonnant ! De toute façon j'ai passé ma vie à être un phénomène de foire !

- Non, Harry, tu as passé ta vie à être un homme exemplaire ! Un homme courageux, et digne ! Peut-être que par rapport au commun des mortels, cela fait de toi un être d'exception, mais rien d'aussi péjoratif qu'un phénomène de foire ! Pas pour moi, ni pour tes amis, seuls les gens envieux et mesquins à qui tu renvoyais l'image de leur propre lâcheté, ou de leur propre insignifiance, t'ont regardés de haut, alors qu'ils n'étaient même pas digne de cirer tes chaussures ! »

Harry rougit sous la vague de compliments, et protesta :

« Je ne suis pas celui que tu crois. Je… j'ai fait des erreurs, beaucoup d'erreurs, qui ont couté des vies…

- Ais-je dis que tu étais parfait ? Non ! Personne ne peut prétendre l'être, c'est impossible ! La perfection ne peut exister que dans les choses sans vie. Mais, pour une raison qui m'échappe, malgré tout ce que tu as traversé tu restes un être grand ! Tu aurais eu toutes les raisons du monde pour sombrer dans les ténèbres, tu aurais pût torturer les Dursley, tuer de tes mains ceux qui t'ont trahit, faire l'amalgame entre les Dursley et les moldus général ! Mais non, tu es resté résolument tourné vers la lumière, encore une fois je ne prétends pas que tu sois un saint, tu as fait en sorte que tes ennemis tombent, mais même si tu ressentais de la haine pour eux, tu ne l'as jamais laissé véritablement s'exprimé. Tu aurais rêvé de massacrer Dumbledore de tes mains, mais tu ne l'as pas fait, de même que Ron et Ginny, ou les Dursley, peu de gens auraient fait preuve d'une telle retenue, Harry ! »

Le jeune roi rougit de plus belle, et le jeune homme aux cheveux d'argent sourit avec malice :

« Le rouge te va très bien, Harry ! »

Le survivant se sentit en terrain familier, Ben était clairement en train de lancer une sonde pour que leurs rapports deviennent bien plus intimes. Il sourit :

« Je ne crois pas avoir jamais été courtisé par un avalonien. »

Les yeux bleus pétillèrent d'amusement et d'intérêt :

« Je vais donc devoir me dévouer pour te montrer comment cela peut se passer. »

Le regard qu'ils échangèrent leur appris tout ce qu'ils avaient besoin de savoir, ils rirent tous les deux, et Harry dit :

« J'apprendrais avec plaisir, mais j'imagine que tu n'es pas venu me voir pour cela. »

Le prince reprit son sérieux :

« Non, en effet. Mais c'est un bonus non négligeable. – Ils échangèrent un nouveau regard brûlant – Mon premier devoir est de te faire une présentation de l'histoire et de la situation d'Avalon. Ensuite, je suis censé t'enseigner de mon mieux certaines techniques qui n'ont jamais quittées l'île. L'histoire de l'île risque de prendre pas mal de temps, 7 000 ans d'histoire ne se résume pas en trois phrases. »

Le brun hocha la tête :

« Eh bien, tu pourrais commencer pendant que nous dînons, et finir demain. »

Ben, approuva, et Harry leur fit servir à dîner au bord de la piscine, qui restait son endroit préféré, et l'un des seuls où il était certain de ne pas être dérangé.

Tout en s'attaquant à une entrée légère, arrosée d'un excellent vin blanc, Benjamin commença à raconter l'histoire d'Avalon :

« Bien, alors, Avalon a été créée par un mélange de magie et de technologie, par un peuple aujourd'hui considéré comme mythique, les atlantes. Ces derniers, ce sont installés sur Terre suite à la destruction de leur monde d'origine, que ce soit à cause d'une guerre, du cycle naturelle de l'univers ou autre, nous l'ignorons. Mais toujours est-il qu'étant une espèce très proche des êtres humains, ils ont trouvés ici les conditions de vie idéales pour eux. Ils auraient pu se faire passer pour des dieux, et asservir toute la planète, mais ils avaient des règles particulièrement strictes concernant les interactions avec les espèces moins évoluées. Aussi, plutôt que de s'installer dans un endroit déjà habité, ils ont fait jaillir une île de l'océan, l'Atlantide, et s'y sont installés.

Pendant des siècles tout se passa bien, et puis à un moment, pour une raison qui s'est perdue dans les brumes du temps, ils sont sortis de leur isolement, et ont commencé à fonder des colonies sur tout le pourtour atlantique, Avalon est l'une d'elle, les colonies comme l'Atlantide ont été créée à partir de rien, pour ne pas léser les gens.

Étant en contact avec des peuples plus primitifs, certains Atlantes, ont pris goût au pouvoir, car les terriens les voyaient effectivement comme des dieux, et faisaient tout pour les satisfaire. Certains en ont abusés, devenant les prototypes des dieux malfaisants. D'autres se sont montré plus raisonnables, et sont devenus des déités bienveillantes.

C'est à cette époque, qu'un Atlante, dont le nom est devenu tabou, a commis le plus grand crime qui soit aux yeux de son peuple, il a modifié les humains pour qu'ils puissent utiliser la magie. Créant les premiers sorciers, avant cela seuls les atlantes, et quelques enfants nés d'eux et d'humains, avaient ce pouvoir. Mais lui, qu'on a appelé l'Égaré, a utilisé la technologie de son peuple pour modifier des êtres vivants. Le problème fut qu'il réussit à garder cela secret suffisamment longtemps pour se constituer une armée, et quand, enfin le conseil dirigeant l'Atlantide réalisa le danger, c'était presque trop tard, car l'Égaré avait appris à ses « fidèles » à se servir efficacement de la magie, et son armée marchait sur les colonies. Les atlantes et ceux de leurs enfants semi-humains qui savaient utiliser la magie étaient peu nombreux, et beaucoup de colonies furent réduites à néant.

Alors le conseil décida de répondre au feu par le feu, ils modifièrent d'autres humains, à la différence, qu'ils les choisirent avec soin, et, comme ils n'avaient pas à se cacher, ils se montrèrent bien plus efficaces que l'Égaré, au final, ils constituèrent une armée, moins nombreuse, mais plus puissante. Malheureusement, le temps qu'ils y parviennent la grande majorité des colonies étaient tombées, seules celles qui avaient réussi à se cacher, comme Avalon, étaient encore debout.

Il y eut une terrible bataille dans l'Atlantide même, certaines forces furent libérées, et au final, cette guerre se termina par la destruction de l'île elle-même, c'est ainsi que l'Atlantide disparue. Seules restèrent quelques colonies, et dans celles-ci quelques-uns des humains modifiés par le conseil.

Mais dans le monde extérieur, ce que l'Égaré avait fait laissa également des traces, et de nouveaux sorciers virent le jour, ainsi il y eut deux « races » de pratiquants des arcanes, avec des niveaux de puissance différents. Ceux créés par l'Égaré furent appelés sorciers et ils étaient moins puissants, mais plus nombreux, alors que ceux créés par le conseil, on les nomma mages, étaient plus puissants, mais plus rares.

- Et c'est quoi la différence ?

- Eh bien, les sorciers utilisent la magie qu'ils ont en eux, les mages utilisent celle du monde. Et, dans de très rare cas, les deux dons s'expriment dans un individu, comme chez toi. Tu as ta propre puissance, qui est déjà fantastique, mais si tu parviens aussi à puiser dans la magie qui nous entoure, tu deviendras l'homme le plus puissant qui ait jamais été depuis Merlin. »

Harry déglutit péniblement, il n'avait rien contre le fait d'être puissant, ça lui avait permis d'écraser Dumbledore, même s'il était conscient que la chance et la vanité de l'homme avaient été des facteurs essentiels dans sa victoire, et il espérait que cela lui permettrait d'en finir avec le seigneur des tarés. Mais il aurait beaucoup aimé pouvoir déposé ce pouvoir, comme on dépose un arme, une fois que la bataille est finie, malheureusement, cette arme faisait partie de lui, ou alors il était l'arme…

Il sentit une main chaude se poser sur sa joue, et sortit de ses pensées pour croiser le regard outremer de Ben :

« Harry, je comprends, c'est un fardeau, et les dieux savent à quel point tu es beaucoup trop jeune pour avoir à gérer une guerre, porter autant de pouvoir, ou t'asseoir sur un trône. C'est pour cela que tu ne dois pas oublier de vivre comme l'enfant que tu es, d'ailleurs tu l'as compris avec Killian, quand tu as découvert le sexe, profites-en c'est une activité de ton âge. J'aimerais pouvoir faire en sorte que tu n'aies pas à t'occuper de tout cela avant tes 30 ans au moins. Mais je n'en ai pas le pouvoir. »

Harry sourit, peu de gens en-dehors de son cercle intime, pouvait comprendre le poids qu'il avait sur les épaules, et le fait que le prince ait instantanément compris cela, et souhaite, même si cela était impossible l'en soulager, l'ému profondément :

« Merci, Ben. Et, tu sais, sans vouloir jouer les ados capricieux, j'ai 16 ans, alors certes c'est tôt, mais je ne suis plus un enfant non plus. »

Ben sourit tendrement :

« Navré Harry, mais à Avalon nous avons une vision des choses différentes. En moyenne nous vivons environ 300 ans, et nous sommes considérés comme des enfants jusqu'à 25 ans. Bien sûr, nous ne nions pas les changements de l'adolescence, mais si cela signifie que nous sommes sexuellement mature, notre cerveau lui, n'a toujours pas finit son développement, c'est une des raisons pour lesquelles les adolescents font le plus de conneries. Certaines zones cérébrales ne sont pas totalement développées, et ils n'appréhendent pas forcément les conséquences.

Alors nous avons décidés, qu'on ne pouvait pas considérés comme adultes des gens dont le cerveau n'avait pas fini leur développement. Les enfants d'Avalon sont tous placés sous charme de surveillance, et ils savent tous que chaque bêtise se paie, durement. De la même façon que tu as punis Drago pour lui apprendre à insulter les elfes de maison.

En règle générale, à 25 ans, les avaloniens ont tous appris que chaque acte avait des conséquences, et sont des gens réfléchis. Résultat nous n'avons pratiquement aucun crime, mais il n'y a pas que la sanction qui joue, il y a aussi le fait que nous soyons assez peu nombreux, et que notre vision de la morale n'entraîne que très peu de frustrations.

Chacun fait sa part, et outre quelques responsables qui ont plus, chacun à accès à tout ou presque, il n'y a pas de classe sociale.

- Mais tu es prince !

- Effectivement, mais j'ai travaillé dans les champs, comme les autres, j'ai aidé à entretenir les routes, j'ai même travaillé sur les systèmes d'évacuations des eaux usées ! Jusqu'à 19 ans, nous allons à l'école, ensuite nous travaillons dans différentes branches, et à 25 ans, quand nous devenons majeurs, nous exprimons nos désirs concernant notre vie professionnelle, et nos professeurs, nos parents, des spécialistes du métier que nous souhaitons exercé et d'autres encore, décident si nous avons ou pas les qualités nécessaires à ce travail, si ce n'est pas le cas, on nous conseille autre chose, et nous essayons, en règle générale les choix de ce conseil d'orientation sont parfaitement adaptés.

Bien évidemment, mon cas est particulier, mais tout prince régent que je sois, il y a un conseil caché, qui juge mes actes, et si jamais je venais à devenir vaniteux, ils auraient vite fait de me faire redescendre sur terre !

- Et pour moi ?

- Ah ! Toi, j'avoue que ce seras différent pour toi, on ne peut décemment pas attendre de toi que tu te conduises comme un avalonien, alors que tu n'as pas été élevé selon nos principes. Mais comme tu n'es pas quelqu'un de vaniteux, par nature, ça devrait bien se passer. »

La conversation les avait mené jusqu'au dessert, et Ben conclus :

« Il est tard, je continuerais mon histoire demain, si tu le veux bien. »

Le brun approuva :

« Très bien, vu l'heure, je ne vais pas déranger mes elfes pour qu'il te prépare un appartement, autant que tu partages le mien. »

Le prince sourit :

« Dans la catégorie « excuses bidons » tu décroche la palme, mon petit roi. »

Harry sourit :

« En tant que roi, je pourrais t'ordonner de me porter dans mes appartement pour me faire des choses qu'on ne fait pas en public. »

Ben l'embrassa délicatement :

« Pas besoin d'ordre pour cela, votre majesté, je serais ravis de vous porter jusqu'à vos appartements, et de vous montrer tout l'intérêt que je vous porte. –ils ricanèrent tous les deux, et Ben continua- Nous n'avons pas tabou concernant le sexe, Harry, nous fonctionnons comme sur Gaïa, enfin à peu près. Je n'ai aucun problème avec l'idée de partager ton lit, d'autant que nous savons tous les deux que nous sommes complémentaires. Alors si tu veux de moi ce soir, ou tous les autres soirs, je me plierais à tes désirs sans le moindre problème. »

Le roi sourit :

« Dans ce cas, j'aimerais vraiment beaucoup que tu me fasses profiter de tes grands bras musclés et que tu m'emmène jusqu'à mon lit pour me faire grimper au septième ciel ! »

Le jeune homme hocha la tête :

« A tes ordres, mon petit roi. »

Sur ce, il le souleva de son fauteuil, et Harry glissa ses bras autour du cou du prince. Pour une fois qu'il trouvait quelqu'un de plus grand, et plus musclé que lui, et qui, en plus, était l'un de ses complémentaires, il n'allait pas passer à côté de l'occasion.

Ben le porta jusqu'aux appartements de maître, et le brun fit disparaître leurs vêtements d'un claquement de doigts ne leurs laissant que leurs sous-vêtements. L'avalonien le déposa sur le lit et ils se dévorèrent du regard, Ben était taillé sur le même modèle que Kelian, une véritable armoire à glace, et vu la déformation de son boxer, cette partie-là était tout aussi grande et large. Harry se mordilla les lèvres, ça faisait longtemps qu'il ne s'était pas retrouvé en-dessous, en fait, il n'y avait qu'avec les jumeaux qu'il tenait occasionnellement ce rôle, mais les deux rouquins étaient bien moins viril que ce prince. Le jeune homme était un véritable étalon, et le sentir en lui allait certainement être une source de plaisir rare.

Ben de son côté, admirait la plastique harmonieuse de son roi, Harry était assez grand pour son âge, grand, musclé et viril, mais c'était le contraste avec ses amants qui l'avait toujours fait paraître très grand, Drago et Théo étant petits et fins; cela et son aura magique qui lui conférait une prestance sans pareil. Or en réalité, Harry n'était pas aussi imposant qu'on le croyait généralement, il avait un corps équilibré, ni trop, ni trop peu, magnifique et tentant.

Le prince s'allongea par-dessus le corps du brun, et l'embrassa férocement, donnant le ton de leur futur rapport, et Harry gémit son approbation, avant de laisser ses mains caresser le torse de l'avalonien pour torturer doucement ses tétons, le faisant gémir à son tour.

La bouche du jeune homme partit à l'assaut de son cou, mordillant la chair bronzé de son roi, avant de descendre sur ses pectoraux puis son ventre plat, léchant et mordant cette peau savoureuse. Le brun se laissa faire avec plaisir, le prince était délicieusement sauvage, délicieusement entreprenant, pile ce qu'il désirait à ce moment-là.

Ben fit disparaître leurs sous-vêtements, mais au lieu de saisir la hampe du survivant, il lui réserva un autre traitement, et, après avoir glissé ses mains sous les fesses fermes du brun, il le souleva sans effort pour le pénétrer de sa langue. Harry glapit de surprise et de plaisir mêlés, ça faisait longtemps qu'on ne lui avait prodigué cette caresse, et le prince savait très bien s'y prendre.

Le jeune roi abandonna toute retenue, gémissant comme il ne l'avait plus fait depuis longtemps, il se soumit totalement aux désidératas de son partenaire. L'avalonien laissait quelque fois sa langue glissée sur son scrotum jusqu'à la naissance de ses bourses, mais n'allait jamais plus loin, torturant délicieusement son souverain.

Comme toujours dans ce genre de situation, celui qui se faisait « torturer » finit par supplier, et l'autre se laissa convaincre sans trop de mal. Harry savoura donc la sensation de se faire honorer par un garçon qui n'avait rien à lui envier en matière de virilité.

Ben se montra très enthousiaste, mêlant une certaine dose de douleur au plaisir, et le jeune roi savoura les deux avec la même avidité.

C'est blottis contre le torse musclé et luisant de sueur que le brun repris pieds dans la réalité :

« Ça faisait longtemps que je n'avais pas pris un tel pied. »

Le prince sourit :

« Merci du compliment, d'ailleurs je te le retourne, tu as été génial. »

Harry embrassa le torse de l'argenté, puis murmura :

« Bain ? »

L'avalonien approuva :

« A vos ordres, mon roi. »

Sur ce, il quitta le lit et prit le survivant dans ses bras pour le porter à la salle de bain. Harry, confiant et satisfait d'être le plus « frêle », se laissa aller au sommeil contre le corps puissant de son nouvel amant. Ben l'embrassa sur le front et murmura :

« Dors, mon petit roi, je veille sur toi. »