Le lendemain, Harry émergea la tête posée sur les pectoraux du prince, et le regarda dormir en souriant. Ben était exactement le type d'homme qu'il cherchait pour élargir sa petite collection, et il savait que ce dernier comprenait qu'il ne serait jamais qu'un amant, mais que son cœur appartenait à Drago, parfait !

Le jeune roi jeta un œil sur le réveil, et soupira, il devait se lever, il avait tellement de choses à faire, il aurait aimé passer sa journée au lit avec son nouvel amant, mais il restait quelqu'un de responsable et ne voulait pas négliger ses devoirs. Il s'écarta délicatement mais la prise de l'argenté sur sa taille se resserra, tandis qu'il marmonnait :

« Et où, crois-tu aller, mon délicieux petit roi ? »

Harry l'embrassa doucement :

« Me laver, déjeuner et travailler, mon beau prince. Même si j'aurais largement préféré passer ma journée à profiter de toi. »

L'avalonien ouvrit un œil et jeta à son tour, un coup d'œil au réveil, avant de grogner :

« Moi aussi, mais tu as raison. Si tu permets, je vais rester ici, je ne veux pas que trop de gens sachent qu'Avalon est sortis de sa réserve, pas tant que tu n'es pas prêt à restaurer pleinement le royaume magique. »

Le roi hocha la tête :

« Pas de soucis, profite de la maison, il n'y a que Remus qui vit encore ici, et il a ses propres obligations. »

Le jeune homme l'embrassa sur le crâne :

« Je pense que je vais squatter ta piscine, et nous continuerons nos leçons d'histoire ce soir. »

Harry approuva, et gagna la salle de bain, seul, malgré les suppliques de l'argenté, car il se doutait bien qu'il risquait de perdre pas mal de temps s'il lui permettait de se doucher avec lui. Le prince resta donc au lit, et, après avoir reçu un baiser du roi brun, laissa ce dernier partir.

Une nouvelle fois, la journée du nouveau roi fut intense, il y avait tellement à faire. Il consacra une grande partie de sa matinée à chercher les nouveaux responsables de son gouvernement, heureusement avec les conseils éclairés de ceux qui en faisaient déjà parti. Puis, accompagné de quelques aurors, qui lui servaient de garde du corps, il visita la cité historique de Camelot.

Il n'eut même pas besoin de déployer sa magie, le site irradiait d'ancienne magie, un peu comme Poudlard, mais de façon bien plus prononcée et plus maitrisée. Les bâtisseurs de Camelot, Merlin, Morgane, Arthur et les chevaliers-sorciers étaient tous des maîtres dans leur domaines, et malgré toute l'affection qu'il pouvait avoir pour le château d'Ecosse, Harry ne put que constater à quel point la création de ce dernier était brouillonne en comparaison.

Camelot avait traversé les siècles presque sans accroc, certes un grand nettoyage serait nécessaire, ainsi qu'un réaménagement, mais les bâtiments étaient solides, et en bon état. À tel point qu'Harry demanda à sa nouvelle ministre de l'éducation :

« Comment se fait-il que la cité ait été abandonnée ? »

La vieille dame sourit :

« Lorsque votre ancêtre est décédé, et que son fils n'a pas repris le trône, Merlin et Morgane ont pausés des barrières sur la cité. Des barrières toutes simples en fait, personne ne venant ici ne se sentirait à l'aise tant qu'un nouveau roi ne se serait pas déclaré et n'aurait pas réinvestit Camelot. On dit que passer une seule nuit ici vous rends fou. Vous êtes le seul qui puisse se promener dans cet endroit sans vous sentir oppressé, mais personnellement je ressens un profond malaise à me trouver ici, votre majesté. »

Le jeune homme observa les aurors et constata qu'ils étaient tous sur les dents, bien plus qu'ils n'auraient dû l'être pour une simple mission d'escorte.

« Et comment suis-je censé lever ses barrières ? Je ne vais pas moderniser la cité tout seul, il faut que des ouvriers s'en occupent. »

Lady Marchebank secoua la tête :

« Les conséquences d'avoir cet imbécile de Binns comme professeur d'histoire. La cité est magique, dans les profondeurs du château se trouve un artefact qui permet de modifier la cité, mais vous seul, pouvez l'utiliser. Donc, non, vous n'aurez pas besoin d'ouvriers, votre majesté. Mais peut-être devriez-vous attendre avant de briser les barrières, n'ayant jamais pu explorer la cité, nous ignorons ce qui peux s'y trouver. Pour autant que nous le sachions, elle contient peut-être d'anciennes et puissantes reliques, que nous ne voudrions pas voir dans les mains de nos ennemis. »

Harry approuva, il devrait questionner Ben, et sans doute explorer la cité et le château avant de la rouvrir au monde. Mais il doutait sincèrement que les avaloniens aient laissé trainés des choses dangereuses ici, Merlin, Morgane et Mordred avaient certainement ramenés tous les artefacts à Avalon.

Il s'adressa aux gardes :

« Nous ne resterons pas trop longtemps, si vous ne supportez plus l'ambiance, signalez-le à votre supérieur et sortez du champ d'action du sortilège, je doute que…

Il fut coupé par un hurlement puissant qui monta du château, tournant son regard dans cette direction, comme tous ceux qui l'accompagnait, Harry vit avec effarement un dragon écarlate prendre son envol du toit du château, et foncer sur eux.

Il y eut un instant de panique parmi les aurors, qui n'étaient pas formés pour faire face à ce genre de menaces. Mais il ramena le calme :

« Kingsley, évacue tes hommes, et Lady Marchebank ! »

Oubliant le protocole, le grand auror noir, répondit :

« Harry ! C'est toi que nous devons protéger ! »

Le jeune homme sourit, et commença à se transformer en sifflant :

« Moi je me débrouille, King. »

Une seconde plus tard, à la place de l'adolescent se tenait un gigantesque magyar à pointes aussi noir que les cheveux du roi, qui prit son envol pour aller à la rencontre du dragon rouge.

Harry savait qu'il n'était pas un spécialiste, mais outre le boutefeu chinois, il ne se souvenait pas d'une race de dragon arborant cette couleur de sang. Rugissant il provoqua le dragon rouge, préférant de loin qu'il s'en prenne à lui, plutôt qu'à ceux qui l'accompagnait.

Le saurien, qui avait commencé à piqué sur les humains, stoppa sa descente et dévisagea le grand dragon noir qui lui faisait face, tout en battant souplement des ailes pour rester en vol stationnaire.

Le jeune roi, profita une nouvelle fois de son don des langues, et s'adressa au dragon :

« Je suis Harry James Potter-Black-Pendragon, souverain légitime du royaume magique de Camelot, cette cité est mienne ! »

Le dragon rouge plongea son regard sans âge dans les yeux émeraude du survivant et siffla :

« Je suis Kevonistariam, gardien de Camelot, compagnon d'Arthur Pendragon, je n'obéis qu'à celui qui porte la couronne. Si tu es celui-ci, alors dit-moi ce qui est inscrit sur l'épée. »

Le survivant n'hésita pas :

« Je protège, et j'attaque. Mais tout le monde peux lire ce qui est inscrit sur l'épée !»

Le dragon secoua la tête :

« Non, seul le roi le peux ! Et ces mots changent à chaque roi, tu es un guerrier, et un protecteur, mais ceux qui viendront après toi seront peut-être des bâtisseurs, ou des conquérants, eux liront des mots différents. Tu es celui qui fut annoncé par Merlin et Morgane, alors moi, Kevonistariam, fils du feu et de la terre, je jure sur ma vie de te servir et de te protéger, Harry James Potter-Black-Pendragon, roi de Camelot. »

Une lumière dorée jaillit de la poitrine du dragon et l'entoura brièvement avant de disparaître, le dragon n'avait pas de magie comme les sorciers du moins pas de la même nature, mais son serment restait valide.

Ceci fait, il se mit à rapetisser jusqu'à avoir la taille d'un chat puis il se posa à terre.

Harry, comprenant que la situation était désormais sans danger, se posa à son tour, et reprit sa forme humaine. Le petit dragon vint directement se percher sur son épaule et siffla :

« Ainsi j'étais pour ton ancêtre, ainsi je serais pour toi, mais si on te menace, mes écailles seront ton armure. »

Harry pouffa en sentant le dragon lui renifler le cou et les oreilles et les cheveux.

Il se retourna pour faire face au deux aurors qui étaient restés, à savoir Kingsley et Tonks, évidemment. Les autres avaient évacués la place, obéissants à leur souverain. Le roi gronda :

« King, je t'avais dit de filer ! »

L'auror s'agenouilla, et Tonks fit de même, manquant par la même de se ramasser, et dit :

« Votre majesté, mon premier devoir est d'assurer votre sécurité, même si je dois vous désobéir. Ni Nymphadora – l'intéressée grommela dans sa barbe – ni moi, n'allions vous laisser seul face à un dragon ! Même s'il est évident que vous êtes plus à même que nous d'affronter une telle créature. »

Harry soupira, il avait assez fait la morale à Killian pour qu'il soit constamment sous protection, reprocher à Kingsley de faire son devoir serait hypocrite et injuste.

« Je vais devoir faire avec ! Enfin, la situation était bien moins dangereuse que nous ne le pensions, Kevonistariam, ici présent est le gardien des lieux, et servait déjà mon ancêtre. Aujourd'hui, c'est moi qu'il sert. »

Le petit dragon rouge hocha la tête, et parla :

« Tu peux m'appeler Kev', mon vrai nom est un poil long. »

Harry hocha la tête et répondit :

« Alors, appelle-moi Harry. »

Les discussions qu'ils pourraient avoir se feraient à priori dans la langue des dragons, il n'y avait donc aucune raison pour qu'ils s'embarrassent du protocole.

Le dragon hocha la tête et passa son long cou derrière la nuque du brun, pour reposer sa tête sur son autre épaule avant de fermer les yeux en disant :

« Réveille-moi quand tu auras besoin de moi, en attendant, je vais piquer un somme, et tu es prié de ne pas trop bouger ! »

Le jeune roi ricana, faisant râler le dragon à cause des tressautements de ses épaules, finalement le saurien renonça à sa sieste :

« Bon, mais tu as intérêt à me trouver un coin confortable et chaud pour que je puisse me reposer ! »

Harry promis, puis demanda ce que Kev' savait des éventuels artefacts qui pouvaient encore traîner dans la cité, et aussi ce qu'il en était de celui censé contrôler la ville. Le dragon ne se fit pas prier pour répondre :

« Tout ce qui pouvait représenter un danger, est dans la salle du trésor au château, il n'y a que toi qui puisse y accéder. La maquette magique, est dans une salle attenante, c'est une pure merveille de magie et de détails, tu peux tout modifier, enfin presque, les aménagements intérieurs des maisons dépendent évidemment de leurs résidents, mais tu peux changer toute la configuration de la ville, et l'aménagement du château et de ses dépendances. Tout ce que tu as à faire c'est travailler sur la maquette, et quand tu es satisfait, tu active le pouvoir de la maquette et tout se transforme comme tu le souhaitais. »

C'était de la magie sans pareille, l'énergie que cela devait demander était au-delà de l'entendement du jeune roi, et pourtant dans un lointain passé, ses ancêtres avaient créés une telle chose ! Sans dire d'avoir pris la grosse tête depuis qu'il avait découvert à quel point il était puissant, Harry réalisa soudain à quel point il était ignorant par rapport à ce que les grandes figures du passé avaient pu réaliser.

« Kev', les protections sont sures, même sans toi ? Je ne voudrais pas prendre le risque que quelqu'un investisse l'endroit pendant que nous ne sommes pas là. »

Le dragon le rassura, comme pour le manoir Potter, les protections de la cité avaient été ravivées par sa venue, tant qu'il ne déciderait pas consciemment de faire revivre Camelot, la cité serait en sécurité.

« Bon, retournons au ministère, j'espère que Lady Marchebank n'a pas été trop secouée. »

Kingsley ricana :

« Oh, on ne peut pas dire non, et je crois que les aurors ont eues plus peur d'elle que du dragon, elle était prête à les ensorceler pour l'affronter elle-même. »

Harry laissa échapper un petit rire, sa ministre de l'éducation était peut-être une dame très âgée et très menue, mais elle devait avoir fait passer leurs examens scolaires à tous les aurors présents, et donc n'avait pas peur de les traiter comme des gamins. D'autant plus qu'en tant qu'ancienne responsable des examens et désormais ministre de l'éducation elle avait des connaissances très étendues sur presque tous les sujets, SACM inclus, et elle devait être parfaitement au fait des moindres faiblesses des dragons.

« Dans ce cas, allons réconforter vos collègues. »

Les deux anciens membres de l'ordre ricanèrent et transplanèrent tous les trois au ministère, où ils furent accueillit par une véritable armée d'aurors, de dresseurs de dragons, et de langue de plombs, tous prêt à se rendre à Camelot pour aider leur roi.

L'apparition du souverain les coupa dans leur élan, mais ce dernier sourit :

« Je vous remercie de la promptitude dont vous faites preuve, mais comme vous le voyez, le dragon est le gardien de Camelot et m'a reconnus comme roi, il n'y a donc pas lieu de vous inquiéter. Reprenez vos occupations, je vous en prie. »

Il croisa le regard de Charlie Weasley, qu'on avait fait revenir en catastrophe de Roumanie par portauloin spécial. Le jeune roi en profita pour lui faire signe de rester :

« Charlie, je suis content de te voir, tu as un moment à m'accorder ? Si tu es occupé, je comprendrais. »

Le grand roux sourit :

« Je suis à votre service, votre majesté, et mes employeurs m'ont bien dit de rester aussi longtemps que nécessaire. »

Le brun lui rendit son sourire :

« Très bien, accompagne-moi, s'il te plaît. »

Ils se rendirent dans le bureau qu'occupait le jeune roi, et ce dernier conjura un épais coussin devant la cheminée, en disant :

« Voilà, Kev', j'espère que ça va t'aller. »

Le dragon se roula en boule sur l'oreiller et bailla :

« Très bien, 'ry. Réveille-moi quand tu rentres chez toi. »

Le survivant se mordit les lèvres, le dragon avait un comportement proche de celui d'un chat, et il trouvait ça très amusant. Revenant à son visiteur, il l'invita à s'asseoir sur le canapé, et pris place à ses côtés :

« Alors, Charlie, ça fait longtemps. »

Tout en parlant il sonda la magie du roux, et ne fut pas surpris de constater que Killian avait eu raison, le roux était complémentaire, et la façon dont il le regardait prouvait qu'il n'attendait qu'un signe pour dévorer le brun. Le jeune monarque se dit qu'il allait devoir prendre de notes sur ses amants, car il commençait à en avoir un certain nombre. Rien que sur Terre, il avait les jumeaux, Théo, Colin, même si rien n'était encore concrétiser, Ben, potentiellement Charlie, et son Drago soit 7 partenaires, il avait beau ne pas être gêner par la chose, ça commençait à chiffrer.

« En effet, votre majesté, et je suis ravi de vous voir aussi en forme. »

Pour une fois, Harry décida de jouer, pas qu'il ait tellement plus de temps, mais il en avait envie. L'air de rien, il posa sa main sur celle du roux et dit :

« Charlie, quand nous sommes seuls, appelle-moi Harry. »

Il laissa sa main une seconde de plus que nécessaire avant de la retirer et de demander :

« Du thé ? J'aurais aimé déjeuner avec toi, mais je dois travailler sur des traductions, mais si tu veux venir au manoir ce soir, je te présenterais à ma petite bande. »

Charlie sourit :

« Avec plaisir, Harry. Même si j'en connais déjà quelques-uns, Fred et Georges m'ont dit que tu avais beaucoup grandit, et visiblement ils avaient raison. »

Le regard du rouquin le balaya sans gêne, et Harry comprit qu'il l'avait immédiatement percé à jour, il fit la moue :

« Moi qui voulais jouer le jeu, pour une fois ! Je suis grillé. »

Charlie lui passa un bras autour des épaules et l'attira contre lui avant de murmurer :

« C'est moi qui me suis fait griller le premier Harry, j'ai pris un méchant coup dès que je t'ai rencontré en vrai, tu étais tellement mignon, fort mais aussi tellement petit et frêle, j'aurais voulu te prendre dans mes bras et ne plus jamais te lâcher. Après, eh bien, j'ai eu des pensées beaucoup moins sages, mais quoiqu'il en soit, les jumeaux m'ont grillé dès qu'ils nous ont vues dans le même endroit. »

Harry sourit et se glissa sans honte sur les genoux du rouquin qui l'entoura de ses bras.

« Harry, je sais que tu es très libre en matière de sexe, je crois que tout le monde magique le sait. J'aurais aimé être spécial pour toi, mais cette place à déjà été prise, cependant, ça ne veut pas dire que je refuse toute autre forme de relation. »

Le roi sourit, et se blottis contre le roux, Charlie était comme Ben, grand et fort, pile ce qu'il lui fallait pour se sentir en sécurité, et il en avait besoin depuis qu'il avait accepté la couronne. Il affichait un air sur de lui en règle général, mais dans l'intimité, il avait besoin d'oublier ses devoirs, Ben et Charlie ne lui donnait pas l'impression d'avoir besoin d'être protégés, contrairement à ses autres amants. Ils semblaient être, et étaient aussi d'ailleurs, plus adultes, plus mature, et donc plus responsables, avec eux, il pouvait être ce qu'il était, un adolescent qui aurait tout donné pour ne pas avoir eue cette vie.

« Je note, mais pour le moment… »

Charlie le coupa :

« Tu as seulement besoin de te reposer sur quelqu'un de plus « fort » ».

Harry hocha la tête en souriant, ravi que le rouquin ait compris.

Comme avec Killian ou Subaru, il n'éprouva pas le besoin de faire la conversation, et visiblement Charlie était dans le même cas, ils se contentèrent de savourer un thé et quelques biscuits, le jeune roi restant simplement pelotonné contre le torse chaud et musclé du dresseur de dragon.

Charlie finit par partir, après avoir noté le point de transplannage du manoir Potter, et Harry se plongea de nouveau dans la traduction des grimoires en fourchlang que lui avait remis le chef du département des mystères. Comme toujours, il mit un petit moment à exercer son esprit à lire le fourchlang dans sa tête tout en parlant anglais de manière à ce que le stylo enchanté retranscrive le texte dans une langue compréhensible.

Son déjeuner terminé, Harry s'accorda une petite sieste dans la dernière malle qu'il avait commandée, mais celle-ci était sensiblement différente des autres. En effet, les 7 première malles étaient destinés à remplir leur fonction première de bagages en priorité, et la majorité de leurs compartiments étaient donc faits pour le stockage des fournitures scolaires et vêtements. Mais cette huitième malle était faite avant tout pour être un lieu sécurisé.

Contrairement aux autres, qui affichaient plusieurs serrures comme celle de Maugrey, celle-ci n'en affichait qu'une, et seule la magie du jeune roi pouvait révéler la vérité. Le compartiment à serrure était telle qu'on pouvait s'y attendre dans une malle magique, un peu plus grand à l'intérieur, mais rien de plus. Cependant quand Harry activait la malle avec sa magie, il pénétrait dans une véritable maison.

Grâce à un système basé sur celui des portails, il n'avait même pas besoin de soulever le couvercle, il était transporté dans un salon au plafond relativement bas, moquetté de gris anthracite, avec de nombreux fauteuils et canapés déclinés sur le rouge plus ou moins sombre, et des murs lambrissés de bois aux couleurs chaudes, l'ensemble était confortable, et rassurant.

Du salon partaient deux portes, opposées l'une à l'autre, l'une menant dans un bureau aux même teintes que le salon, qui donnait sur l'ensemble chambre et salle de bain et l'autre porte donnait sur rien de moins qu'une piscine, certes bien plus petite que celle du manoir, mais qui restait d'une taille très honorable.

Harry avait lui-même enchanté la piscine pour qu'elle génère la même eau semi-liquide qui lui servait pour dormir quand il se laissait aller dans celle du manoir, et ce fut là, dans le plus simple appareil qu'il s'abandonna à l'étreinte de Morphée.

L'après-midi fut de nouveau consacré à la mise en place du nouveau gouvernement, s'étant, grâce à Hermione et Killian, largement inspiré de certains modèles moldus et du système de Gaïa, Harry avait décidé de créer de très grands ministères. Ainsi il n'avait qu'un nombre limité de gens à désigner, et ce serrais à eux d'organiser leurs services.

Les premiers temps, il avait eu du mal à ne pas mettre son nez partout, craignant, à tort ou à raison, que s'il ne le faisait pas, rien n'irais comme il le souhaitait. Et Killian avait dû lui répéter à chaque conversation, car depuis qu'il avait accepté la couronne, Harry le contactait presque tous les jours, qu'il ne pouvait pas tout faire seul. Le jeune roi apprenait donc peu à peu à déléguer, et cela lui était bien plus difficile qu'il ne l'avait pensé, mais outre Hermione, et, à tort, Ronald, il n'avait jamais vraiment pût se reposer sur quelqu'un, pas pour les choses importantes, et cela l'avait conditionné à se débrouiller seul.

Il s'était finalement arrêté sur une organisation assez minimaliste, un « premier ministre », en l'occurrence, Lady Londubat, puis plusieurs grands ministères : justice, économie, recherche, diplomatie, éducation, social, militaire. Au final il n'avait eu qu'à trouver les ministres pour les deux derniers, et décider de qui entre, Remus et Arthur, serait à la tête de la diplomatie.

Pour le ministère des affaires sociales, il aurait aimé pouvoir nommer Hermione, née de moldus, et fervente partisante de l'égalité, mais deux problèmes l'en empêchait, d'une la jeune femme était toujours élève et refuserait de sacrifier ses études, et de deux, malgré toute ses qualités elle avait encore beaucoup de mal à ne pas regarder le monde magique à travers le prisme de son éducation moldue, ce qui pourrait poser problème. Finalement, et sur les conseils de Lady Londubat, le jeune roi choisit Emmeline Vance, qui était une sorcière de sang-mêlé et avait une excellente connaissance des deux mondes, sans pour autant avoir adopté la vision moldus des choses. Le ministère de la guerre fut confié sans surprise à Kingsley, qui restait un des aurors les plus doués de sa génération et était unanimement respecté par ses pairs.

Ce fut donc avec un gouvernement enfin complet, du moins pour les plus hauts postes, qu'Harry put enfin terminer sa journée, et rentrer à son manoir. Ce soir était spécial, il avait invité tous ses amants, pas qu'il envisage une orgie, mais il tenait à être clair avec tous, et particulièrement avec Drago. Même s'il avait bien d'autres choses à faire, il envisageait de plus en plus sérieusement le fait d'épouser le blond, car tout coureur de pantalon qu'il soit, le blond restait le seul qu'il aimait réellement de façon romantique, il adorait les autres, il adorait les avoirs dans son lit, mais il n'avait pas d'amour avec le fameux grand « a » pour eux, seulement pour Drago.

C'est avec Kev' perché sur son épaule, que le jeune roi regagna son manoir.

La soirée se déroula le mieux possible, même si Colin fut clairement gêné les premiers temps de se retrouver au milieu de ce qui se trouvait être le « harem » du nouveau roi, mais les attentions des autres le mirent assez rapidement à l'aise. Ils dinèrent ensemble au bord de la piscine, Harry fit très attention à rester constamment aux cotés de Drago, montrant à tous et principalement à l'intéressé, qu'il était son préféré et de très loin. Le blond compris et apprécia, Harry le déclarait comme étant le premier devant tous ceux qui avaient ou allaient partager son lit.

Aucun alcool ne fut servi, car le jeune roi craignait un peu qu'une fois ses invités légèrement désinhibés la soirée dérape sur autre chose, et il ne voulait pas que les plus innocents, en l'occurrence Colin et Théo, qui n'avait jamais connus que lui, se retrouve embarqués dans une orgie. Colin méritait mieux pour sa première fois, et son petit Théo était trop sensible pour ce genre de chose.

Ils en étaient au dessert quand Kery apparus brusquement aux côtés de son maître en disant :

« Maître Harry, les détraqueurs attaquent le chemin de traverse ! »