Et comme toujours, nouveau chapitre ! Toujours courts, j'aime quand c'est court, clair, net et précis ! Ce qui n'est absolument pas le cas de celui-là XD Mais ne vous inquiétez pas, la suite arrive prochainement, je suis en pleine phase d'imagination 3
Love.
Bonne lecture !
Samedi 27 février – 7h54
– Hey Tetsu' !
Kuroo se retourna en entendant son prénom, et vit Bokuto. Il venait tout juste de passer le bas de la porte qu'il avait déjà le sourire aux lèvres. Il n'était même pas huit heures du matin, comment faisait-il ?
– Oh, comment vas-tu ? demanda Kuroo.
– Mieux que toi, t'as vu ta tête ? le charia Bokuto.
Kuroo ne répliqua même pas à la remarque, son café n'avait pas encore fait effet.
– Je pensais pas que tu commençais si tôt...
– Ah ah, moi non plus, mais il y a eu un changement de plan hier.
– Comment ça ?
– Une femme s'est inscrite pour prendre quelques leçons sur la voiture automatique... Elle veut en acheter une, mais a peur de ne pas réussir à conduire, ou quelque chose comme ça... hésita Bokuto en prenant son dossier.
– Oh oh... je vois.
– Et toi, tu commences avec qui ?
– Un de tes élèves, Akaashi Keiji, lâcha Kuroo en sortant son dossier par la même occasion.
– Ah ? Pourquoi c'est toi qui le prend ?! se vexa immédiatement Bokuto.
– Va savoir...
Bokuto fit une moue boudeuse, son ami ne lui disait pas la vérité, il en était certain.
– Ce n'est que pour deux heures, Koutarou.
– Ça devrait te suffire pour savoir ce qu'il a, alors.
Kuroo le regarda en haussant un sourcil. Il y avait un réel problème alors... ?
– Comment ça ? interrogea-t-il.
– J'en sais rien moi, la dernière fois, il était tellement étrange qu'il a oublié tout ce qu'il avait appris.
– Hein... ?
Quelqu'un toqua à la porte. Les deux hommes se retournèrent pour voir une silhouette féminine se tenir derrière. Bokuto alla ouvrir, sachant pertinemment que c'était pour lui.
– Bonjour ! Vous êtes sûrement Madame Kusanagi Shina ?
La femme était un peu petite, quelques rides se montraient au creux de ses yeux, au coin de sa bouche et sur son cou, cela malgré le maquillage. Elle avait facilement plus de quarante ans et fut étonnée de voir un si jeune homme. Le deuxième présent était tout aussi jeune d'ailleurs. Et ils étaient beaux, assez pour qu'elle en perde ses mots.
– Je suis Bokuto Koutarou, votre moniteur.
– Enchanté, appelez-moi Shina.
– Dans ce cas, appelez-moi Koutarou.
La femme rit, et acquiesça.
– Bien, je vous laisse aller jusqu'à la voiture, c'est la noire, je vous y rejoins dans une minute, ajouta-t-il.
Elle ressortit avec le sourire, laissant la porte se fermer. Bokuto attendit quelques secondes afin d'être sûr qu'elle soit partie pour reprendre sa conversation.
– Je sens que tu vas t'amuser... se moqua Kuroo.
– C'est pas drôle...
– Oh que si.
– Et sinon, pour en revenir à...
Le battant s'ouvrit à nouveau, laissant passer une tête brune un peu décoiffée. Surpris. Pourquoi le silence devenait-il quelque peu pesant soudain ? Se demanda Kuroo.
– Oï, Akaashi, pile à l'heure ! lança tout de même Kuroo, en espérant briser le blanc.
– Hum... Oui, bonjour.
– Salut ! Bon, je vous laisse, ma dame m'attend, rit Bokuto avant de sortir rapidement.
Les deux hommes restants se regardèrent dans le blanc des yeux pendant de longues secondes avant que Kuroo ne pousse un soupir. Il lança les clés à son élève, qui les rattrapa sans problème.
– La blanche garée à gauche, je te suis.
– Hm...
La porte se referma à nouveau, le laissant seul dans le bureau. Bon, et bien quel meilleur moyen que de commencer la journée avec un joli garçon muet qui venait de se renfrogner juste en voyant un visage, hein ? Aucun. Il prit le dossier et rejoignit rapidement Akaashi.
– Bien, tu as fini de t'installer ?
– Siège, rétro, ceinture.
– Super, avant de démarrer, je t'explique rapidement. On va jusqu'à la grande ville la plus proche. On prendra l'autoroute au nord, ce qui nous fera une quinzaine de kilomètres par rapport à ici, on roulera sur environ... Une cinquantaine de kilomètres, on fera un tour dans le centre-ville, ça te montrera de la nouveauté, et je testerai ce que tu as appris en même temps... Tu suis ?
– Tester ce que j'ai appris ?
– Ouais, je vais t'indiquer les directions par panneaux principalement et je verrai si tu mets bien tes clignotants, que tu vérifies les priorités, que tu fais bien tes contrôles*, etc, explicita Kuroo.
– Oh, d'accord.
– Ne sois pas stressé, le rassura Kuroo.
– Facile à dire.
– Ne sois pas renfermé non plus.
– Facile à dire, répéta Akaashi.
– On va être deux heures dans cette voiture, tu sais ?
– Je sais.
– Je suis un grand parleur.
Intérieurement, Akaashi pesta et répondit sans réfléchir :
– Avec de la curiosité mal placée, non ?
Ses yeux, gris, rencontrèrent ceux, noirs comme un puits sans fond, de Kuroo. Il avait peut-être répondu trop vite et manqué de respect, sur ce coup-là... Le sourire que dévoila Kuroo lui fit froncer des sourcils. Certes, son moniteur n'avait pas l'air très à cheval sur la politesse, mais...
– Tu caches bien ton jeu, je ne pensais pas que tu cernais aussi facilement les gens.
Akaashi ne répondit pas, rompit le contact visuel et serra les lèvres. Il s'était fait griller en moins de quelques secondes. À force d'être trop sur ses gardes, il faisait des bourdes monumentales.
– Et si on démarrait ? Après tout, on perd du temps, et le temps c'est de l'argent ! reprit Kuroo, soudainement joyeux.
Ils attachèrent leur ceinture d'un même mouvement. Kuroo verrouilla les portes, automatisme qu'on faisait prendre pour éviter le « car-jacking »**. Une marche arrière plus tard et ils étaient partis pour deux heures de folie.
*faire ses contrôles, c'est à dire vérifié qu'il n'y ait personne, 1-2-3 = rétro intérieur, rétro extérieur, et regarder directement (on regarde directement là d'où vient le danger, donc à gauche ou à droite selon la direction prise)
**Un vol qui se faisait beaucoup, vous savez dans GTA quand vous volez une voiture et qu'il y a une personne dedans ? Beh c'est ça.
Pour ceux qui n'ont pas joué à ce -magnifique- jeu, c'est quand, à un feu rouge par exemple, quelqu'un arrive, ouvre votre porte, et vous vole vos affaires ou même la voiture en vous dégageant du siège. Généralement, c'est plus les femmes, vu qu'elles laissent leur sac à mains sur le siège passager quand elles sont seules, du coup, les voleurs en profitent, en moins de quelques secondes le tour est joué. Même si certaines voitures se ferment automatiquement aujourd'hui lorsqu'on roule à plus de cinq kilomètre/heure, ce n'est pas le cas pour toutes et c'est parfois une option...
Mwahahaha, je vous laisse sur votre faim, je vous fais même des bisous pour me faire pardonner et je m'enfuis en courant et en rigolant sadiquement ! o/
En espérant que ça vous ait plu, à la prochaine !
Cia ! o/ Nyahaha !
