CE CHAPITRE SE PASSE AVANT LE PRECEDENT !

PasseParla : Tout de même, ce serait pas marrant s'il se déclarait maintenant, ça serait la fin de la fic après tout ! Ce qui est encore moins marrant :') Mais tu peux pas en vouloir à Kuroo, il savait pas qu'Akaashi était en train de parler à ce moment-là, ni qu'ils étaient encore ensemble :P J'ai du donner ce conseil à quelqu'un, ds mes souvenirs, comme quoi se déclarer au macdo euh... Nop', ça se faisait pas ! Après, en ce qui concerne le fait qu'Akaashi va vite passer le permis, oui, normalement, il est environ à 18h de conduite et il en faut 20h minimum o/
En ce qui concerne mes E.C.E... Arf, on dira que je suis pas confiante du tout, j'ai du faire du gros caca mais ta review m'a bien remonté le moral, on sous-estime trop le pouvoir d'une review ! Et d'autant plus celle d'une revieweuse fidèle, c'est les meilleurs o/ M'nefin, je prends bien les choses !
Encore merci pour ton commentaire :D


Lundi 29 Février – 20h02

– Et donc... Ta prochaine heure sera avec Bokuto.

– Si ça ne change pas à la dernière minute... lâcha Tsukishima, quelque peu ennuyé.

– Oh, je suis sûr que tu adorerais m'avoir à nouveau ! répondit Kuroo du tac au tac.

Ils s'affrontèrent du regard avant que Tsukishima n'abdique et sorte de la voiture. Sans un mot de plus. Kuroo prit les clés de la voiture et ferma cette dernière, avant de suivre sur quelques mètres Tsukishima. Ce dernier dépassa l'auto-école et Kuroo le héla une dernière fois :

– Hé, Binoclard !

– Quoi ?!

– Bonne soirée.

Tsukishima afficha une mine irritée au possible, il se détourna sans répondre... Enfin, il ne répondit pas réellement, faire un signe de la main ne comptait pas, n'est-ce pas ? Kuroo sourit en voyant ça. Tsukishima pouvait bien faire tout ce qu'il voulait, c'était assez simple de lire en lui finalement, un vrai tsundere. Son élève disparut au coin de la rue, tandis qu'il se dirigeait vers l'auto-école. Il croisa les élèves du code, mais ni Kozume ni Hinata n'était présent ce soir-là.

– Kôshi, je peux ranger le livret de Tsukishima ?

Le secrétaire lui fit un petit sourire avant d'acquiescer silencieusement.

– C'est moi~ ! chantonna Oikawa, comme à son habitude. Eh bien, tu ne devais pas finir plus tôt aujourd'hui, Chaton ?

– Un problème de dernière minute, Diva.

Sugawara soupira, ils allaient encore se chamailler gentiment. Quant à Oikawa il regarda Kuroo pendant quelques secondes avec une petite moue mi-curieuse, mi-sceptique.

– Et c'était quoi, le problème ? demanda-il.

– J'en sais rien, Koutarou ne me l'a pas dit.

– Alors comment pouvais-tu savoir qu'il y avait un problème ?

– Eh bien, je l'ai devi-, Kuroo s'interrompit avant de lancer : Bonsoir.

Les deux autres occupants se retournèrent vers la porte. Un homme qui devait être du même âge qu'eux entra, gêné.

– Ennoshita ! Qu'est-ce que tu fais là ? s'exclama Sugawara.

Il se leva et alla l'accueillir tandis que les deux moniteurs présents s'interrogeaient tous deux du regard.

– Salut... Je t'ai ramené tes papiers, je me disais que tu devais être encore fatigué hier, et je passe à côté d'ici en sortant du travail.

Sugawara récupéra ses affaires, le remerciant par la même occasion :

– Tu sais, j'aurais pu passer chez toi, tu n'aurais pas dû te déplacer.

– Ne dis pas de bêtises, j'habite juste à... côté.

Kôshi le regarda étrangement, il ne comprit pas immédiatement pourquoi son ami s'était arrêté pile au milieu de sa phrase.

– Mama... chuchota Oikawa.

Ce dernier lui fit signe de se retourner, pour apercevoir Daichi. Sugawara devint subitement plus pâle et eut un sourire gêné, ou plutôt mal à l'aise. Très très mal à l'aise. Il n'avait absolument pas expliqué ce qui s'était passé ce week-end à son meilleur ami et n'avait pas eu l'intention de le faire. Même si là, il fallait avouer que Daichi était effrayant.

– Donc, c'était là où tu as dormi, lâcha-t-il froidement.

– Hum... techniquement, oui.

Il évita soigneusement le regard noir, ne sachant pas trop quoi faire. Il était quelque peu pris au piège de sa propre bêtise. Il aurait dû simplement dire « oui, mais finalement j'ai fait une virée » et ça aurait tout arrangé, n'est-ce pas ? Alors pourquoi diable s'enfonçait-il à chaque fois qu'il ouvrait la bouche ?

– Comment ça, « techniquement » ?

– Eh bien c'était prévu, mais on est finalement sorti et puis c'est tout, lança Sugawara alors qu'il retournait à son bureau.

– Et c'est tout ? Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu t'étais saoulé avec un de tes amis ?!

Le secrétaire se stoppa dans sa marche, le visage en décomposition, il ne savait vraiment pas quoi répondre. Quant aux trois autres garçons, ils semblaient être totalement désarmés.

Certes, Oikawa avait compris que Sugawara n'avait pas arrangé la situation, mais de là à n'avoir RIEN dit, c'était... Stupide.

Kuroo qui n'avait pas la moindre idée de ce qu'il s'était passé commençait sérieusement à se poser des questions. Sugawara allait déjà mal, alors s'il débutait une dispute avec un de ses plus vieux amis, rien de bon n'en ressortirait.

Quant à Ennoshita lui... gardait un air totalement interdit. Il n'avait aucune idée de ce qu'il devait faire. Fuir ou rester ? Parler ou garder le silence ? Essayer de s'expliquer ?

– Je n'en sais rien ! répondit finalement Sugawara, toujours dos tourné.

– Mais tu vas bien me dire ce qu'il t'arrive à la fin ?!

– Non.

La réponse fut si froide que les quatre hommes eurent l'impression d'atterrir en Sibérie. Le silence fut pesant. Très pesant. Et effrayant. Surtout quand on voyait pleinement la colère peinte sur les traits de Sawamura.

– Je suis censé être ton meilleur ami ! rétorqua ce dernier.

– Je n'ai pas envie de t'en parler !

Oikawa et Kuroo se jetèrent un regard entendu : il fallait fuir pour leur vie, et le plus discrètement possible. Quoique ce ne devrait pas être compliqué, leurs patrons semblaient les avoir totalement oubliés.

– Tu seras bien obligé, on vit ensemble !

– Très bien, j'irai dormir chez Ennoshita !

Le pauvre homme fut foudroyé du regard alors qu'il n'avait strictement rien fait, techniquement du moins. Il voulait juste rendre des papiers, rien de plus. Enfin presque. Il fallait avouer qu'il connaissait très bien le problème de Sugawara, mais là n'était pas la question.

– Tu te moques de moi ?

– Absolument pas, de toute manière, je devais bien partir, non ? Depuis le temps que je dois chercher un appartement !

Sawamura semblait désabusé, ce n'était même pas ça le sujet premier de la dispute...

– Il est hors de question que je continue à regarder mon meilleur ami s'enfoncer dans une déprime sans rien faire !

– Tu ne peux rien y faire, alors laisse-moi tranquille avec ça ! ragea Sugawara.

– Comment tu peux le savoir ?!

– Parce que je le sais, c'est tout !

– Ou tu crois le savoir... ?

La petite voix d'Oikawa fit son effet, les deux patrons se retournèrent vers lui avec le même but : le tuer par leur simple regard.

– Je ne te permets pas, répliqua Sugawara.

– Il n'a pas tort, si tu ne me le dis pas, tu ne pourras jamais affirmer à cent pour cent ce que tu avances, répliqua Sawamura.

– Eh bien, je préfère rester dans mes doutes !

– Depuis quand tu es aussi puéril ? On dirait Tooru !

– Depuis quand tu es aussi chiant ? T'es pire que Tetsurou ! s'exclama Sugawara à son tour.

Les deux moniteurs prirent les remarques en plein cœur, sans rien dire alors que les deux autres continuer :

– Depuis que tu ne veux pas me laisser t'aider ! rétorqua Sawamura.

– J'ai le droit de garder des choses pour moi !

– Pas quand ça te déprime !

– C'est toi qui me déprimes !

La porte claqua, faisant trembler les gongs et les sortant de leur bulle par la même occasion. Il n'y avait plus personne dans la salle, à part eux deux. Derrière la vitre, ils virent Oikawa, un sourire sadique collé au visage et les clefs tournaient autour de son index...Les clefs...

Sawamura essaya d'ouvrir la porte vainement, tandis que Sugawara regardait son bureau d'un œil mort, là où ses clefs devaient être.

Une seule est même pensée les traversa en même temps.

Oikawa Tooru était un homme mort.


Lundi 29 février – 20h19

– Donc j'avais raison, tu tiens réellement pas à ta vie ? lâcha Kuroo, désapointer.

– Bien sûr que si !

– Alors tu m'expliques pourquoi tu viens d'enfermer tes patrons à l'intérieur même de leur propre entreprise ? lâcha Kuroo alors qu'Oikawa et lui n'était qu'à une trentaine de mètres du bureau, mais cachés de sa vue.

– Je pense également que tu n'as pas fait le meilleur choix... ajouta Ennoshita qui était encore avec eux. Ou plutôt qui avait été emmené de force avec eux.

– Tu dis ça parce que tu connais le problème c'est ça ? lança Oikawa.

Ennoshita évita le regard des deux autres, qui se fit assez insistant. Surtout de la part de Kuroo.

– Bon, crache le morceau ! balança Kuroo, qui commençait à en avoir marre.

– Je ne vois pas en quoi ça vous regarde...

– On est quand même assez proche de nos patrons, même si ça parait pas, à la base !

– Il l'aime.

Les deux hommes restèrent interdits avant de se tourner vers Oikawa. Ce dernier venait de lâcher l'information sans une once d'émotion.

– Comment ça, « il l'aime » ? demanda Kuroo.

– Alors t'es au courant ? demanda Ennoshita en même temps.

– C'est chez moi qu'il a dormi samedi, répondit tout simplement Oikawa.

– Alors c'est ça qu'il s'est passé...

– Vous allez continuer à m'ignorer longtemps ?! râla Kuroo, toujours dans le doute.

– Tu es long à la détente, Chaton.

– Excuse-moi la Diva, mais la seule chose que je sais, c'est que Kôshi va mal, qu'il a disparu samedi et que finalement il-... Putain, il aime Daichi ?

– Ah, tout n'est peut-être pas perdu pour toi.

– Mais comment ça se fait que tu saches ça ?

– On m'a appelé pour me dire que mon cher patron était dans un piteux état et qu'il fallait le récupérer. Dans ma grande bonté d'âme, je l'ai pris sous mon toit et ramené le lendemain, expliqua Oikawa, une main sur le coeur dans une pose digne du théâtre.

– JE l'ai ramené le lendemain, Shittykawa.

Les trois hommes se tournèrent vers l'intrus, qui avait l'air assez irrité, mais qui continua tout de même dans sa lancée :

– Et je peux savoir ce que t'as encore fait ?

– Il vient d'enfermer nos patrons dans l'auto-école, vendit Kuroo.

Les sourcils du nouvel arrivant se froncèrent encore plus et Oikawa fit un pas en arrière.

– Je vais te tuer, lâcha l'inconnu, froidement.

– Je pense qu'ils s'en chargeront demain matin. Ne serait-ce que Sugawara du moins, ajouta Ennoshita.

– Mais il n'y avait pas d'autres moyens, Hajime !

– Tu as aidé un homme pour l'enfoncer juste après, crétin !

– C'était pour l'aider, et ne hurle pas ! s'offusqua Oikawa.

– On peut pas dire que t'aies eu la meilleure conduite* pour ça, laissa échapper Kuroo.

– Le comble pour un moniteur, n'est-ce pas ? rit Oikawa avant de se prendre un coup : Me frappe pas !

– Pourtant y'a de quoi, t'imagines l'enfer qu'il doit être en train de vivre ! pesta Iwaizumi.

– Mais, d'où tu connais Sugawara et... T'es qui en fait ? lâcha Kuroo.

La question eut le don de créer un léger blanc avant que le dénommé « Hajime » ne réponde platement, en montrant du doigt Oikawa :

– Son compagnon.

Comme précédemment, la réponse eut le don de créer un nouveau silence jusqu'à ce que l'étonnement peigne les traits de Kuroo et qu'il se tourne vers Oikawa :

– Alors t'es gay ?

– J'ai l'air d'une femme pour que tu poses la question ?! aboya Iwaizumi.

– Non, j'aime seulement Iwa-chan !

– Alors pourquoi tu continues quand même à draguer ?

Oikawa passa d'un visage souriant à une mine déconfite avant de hurler :

– Mais pourquoi vous dites tous ça ?! C'est pas vrai !

– Un peu quand même...

– Hajime, ne l'écoute pas ! Je t'assure que je ne drague personne !

– Ça y ressemble en tout cas, répondit une nouvelle fois Kuroo en sortant son portable.

– Arrête de m'enfoncer et... Qu'est-ce tu fais ?

– J'appelle Koutarou, il vaudrait mieux le mettre au courant, c'est souvent lui qui arrive le premier le matin.

Sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit après qu'il est décroché, Kuroo lança :

– Mec, j'crois qu'on est dans la merde...

Hein ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

– Kôshi aime Daichi et Tooru les a enfermés dans l'auto-école. Ah, et je viens d'apprendre qu'il était gay.

– ….QUOI ?!


*Putain, je rêvais de marquer cette vanne un jour, c'est rien que pour ça que la fiction s'appelle comme ça sérieux, fallait que je la place ! C'était OBLIGE !
MDR VOILA
Parce que c'est pas que vous pensiez que le problème serait résolu y'a bien 4 chapitres et qu'au final, c'est pas que je commence à montrer le début de la fin pour eux seulement mtn, mais si. *explose de rire*
Pour ceux qu'ont pas compris, cette scène se passe avant le chapitre précèdent hein, si vous regardez l'heure -elle est pas forcément marqué pour rien- vous verrez que ça débute une vingtaine de minute avant -je crois, j'ai pas vérifié, flemme, ahah-

Sur ce, je vais aller manger, j'ai faim. TRES faim.
A la prochaine,
Cia ! o/