Le Mystère Tentaculaire

Auteur : Angelscythe

Genre : Mystère, Crossover Assassination Classroom/Neuro le Mange-Mystère

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Yuusei Matsui je ne fais que les emprunter !

Note : Ceci est un défi lancé par Voracity666 et j'espère le réussir ! … Donc pour toute réclamation, allez vous plaindre à Voracity666 moi, j'y vais de ce pas !


Chapitre 2 : Énigme

- Est-ce que tu as trouvé le mystère que tu cherches ?

Neuro fracassa sa main sur le crâne de Yako au moment où elle lui posa cette question. Ses jambes lâchèrent et elle tomba rudement sur le sol en couinant. Elle leva son regard, incompréhensif, vers le démon. Mais dès qu'elle vit la lueur mauvaise dans son œil vert, elle comprit que ce n'était jamais qu'une douce vengeance pour tout ce qu'il s'était passé tout à l'heure.

Heureusement, il n'avait pas tenté de lui faire craquer les os de la gorge pour lui apprendre. Encore une chose dont il était tout à fait capable.

- J'ai senti le nœud de ce mystère. Toi aussi, tu devrais pouvoir le sentir. Même un cloporte comme toi devrait pouvoir le faire ou tu ne mériterais même pas d'être une amibe.

La jeune fille se redressa et emboîta le pas à Neuro qui se dirigeait vers leur petite maison. Elle se creusait la tête pour que le démon n'ait pas à le faire pour elle.

- Est-ce que…

Elle écarquilla les yeux alors que l'adulte venait subitement de disparaître.

- Tu ne peux pas m'abandonner ! Cria-t-elle. Je ne sais même pas où on habite !

Elle agita les bras, furieuse mais aussi terrifiée. Si terrifiée qu'elle mit trente secondes avant de réaliser que ça sentait très bon par ici ! Elle se précipita vers un stand qui vendait des beignets à la pâte de haricot et elle en acheta une dizaine.

- Yako-chan ?

Elle tourna la tête et découvrit Kurahashi Hinano. Enfin, il lui semblait que c'était elle. Elle n'avait pas parlé avec beaucoup de personnes et les rares qui lui avaient réellement adressés la parole ne semblait pas très apprécié par la classe. En même temps, l'un d'eux s'était clairement moqué d'elle à chaque fois. Mais avec quelqu'un comme Neuro dans ses contacts, ce n'était pas facile pour elle de savoir si c'était du mépris ou de l'affection.

Plus facile.

Il fut un temps, elle l'aurait sans nul doute su…

- Bonjour ! Tu connais bien la région ? Questionna Yako en enfournant une pâtisserie.

- Plutôt ! Pourquoi ? S'enquit sa nouvelle camarade de classe.

- Je crois que je me suis un peu perdue… Je dois aller là !

Yako piocha une carte dans sa poche et la tendit vers Hinano. Elle était contente de ne pas avoir eu à se servir d'Akane-chan ! Elle aurait pu être prise sur le fait de la même façon qu'elle l'aurait été avec les friandises et si elle ne révélait même pas la chose à Godai, elle ne comptait pas le faire avec de parfaits étrangers.

Même si les parfaits étrangers en question avaient un professeur des plus singuliers.

- Viens ! Invita joyeusement Hinano. Je vais te ramener.

- Merci !

Kurahashi lui sourit de toutes ses dents.

- Tu viens d'où ?

- De Tokyo. Répondit Yako.

- Je peux te demander pourquoi tu as déménagé ? On pouvait que tu étais une professionnelle…

- Je n'ai pas l'air très douée. Rit Katsuragi en enfournant une nouvelle pâtisserie.

L'autre fille opina doucement, l'air navrée. Elle ne tenait pas particulièrement à lui lancer cela au visage. Mais bon, elle avait tout de même fini l'exercice à presque quarante-cinq minutes. Et après ça, ils avaient dû arrêter les cours car il était déjà trop tard… Finalement, n'importe qui aurait pu le lui dire.

Le lui redire.

Ryoma n'avait pas oublié de se moquer généreusement d'elle. Elle ne l'oubliait pas. Et si c'était ce genre de chose que Neuro pouvait relever plutôt que les 777 façons de lui faire du mal, ça lui aurait bien plu.

- Ça ne me gêne pas d'être nulle. Rit-elle.

Elle leva le nez vers le ciel.

- Oui, je suis là pour votre professeur. Et peut-être qu'on y arrivera. Mais ce ne sera pas de façon orthodoxe.

- C'est vrai ce que disait Karma ? S'enquit Hinano.

- Qui est Karma ?

- C'est le roux. Dit-elle en désignant ses propres cheveux.

La jeune fille ne manqua pas de revoir son sauveur.

- Je te déconseille d'ailleurs de rester trop près de lui. Ce n'est pas qu'il est méchant mais… en fait si.

En ce cas, Yako supposait qu'elle ne risquait pas grand-chose. Allons ! Si sa méchanceté c'était ça, elle préférait autant courir vers lui immédiatement ! Elle en voulait des méchants comme ça.

- Que disait-il alors ?

Kurahashi s'empourpra.

- Il ne l'a pas dit devant toi ! Se rappela-t-elle. Il pense que Nogami-sensei et toi, vous faites équipes.

Yako rit.

- Bonne déduction !

Elle applaudit, manquant de faire tomber l'emballage des pâtisseries qu'elle avait toutes englouties sur le temps de la discussion.

- Tu es la partie logistique ? S'enquit Hinano.

Yako rit mais plus tristement.

- Non. Je suis une idiote finie. Certifia-t-elle.

- Ne dit pas ça de toi. Je suis sûre que tu es très intelligente. Et puis, tu sais, tu fais partie de la classe E… À la base, on est tous des abrutis ou des personnes qui n'ont plus d'avenirs. C'est pour ça qu'on a fini dans cette classe, tu sais…

- C'est vrai ? S'étonna-t-elle.

- On avait tous, presque tous, des notes catastrophiques. Mais Koro-sensei est arrivé et nous a tous motivés, nous a appris comme jamais. Il nous a tous rendu intelligent et il fera de même pour toi !

Yako sourit. Elle ne pensait pas qu'on pouvait la rendre intelligente. Même pas quand Akane-chan était plus futée et maline qu'elle…

Comment pourrait-elle seulement sortir de son trou si ce n'était par la main que lui avait tendue Neuro ? Ses rêves, ses espoirs se bornaient à devenir critique gastronomique et même cet avenir lui semblait fermé vu ses moyens. Elle faisait trop de fautes en écrivant.

- Tu ne me crois pas ? S'inquiéta Hinano.

- Désolée.

- Je te montrerais mes carnets de notes !

La jeune fille pensa à Kanae qui était une vraie amie mais qui était horriblement transparente dans sa vie. Et dire que cette demoiselle qu'elle ne connaissait même pas s'imposait plus que les autres. Que des camarades de classes se montraient vraiment intéressés par elle.

Était-ce ça le mystère ?

- Oui ! Et nous, on découvrira ce qu'il se passe avec votre professeur. Jura-t-elle. C'est notre façon de faire !

Elle aurait voulu frimer auprès de Neuro mais elle n'avait pas le cœur qu'il le lui détruise.

µµµ

Okajima Taiga feuilletait des magazines en essayant de se souvenir où il avait vu Katsuragi Yako. Elle était adorable, mignonne et séduisante d'une certaine façon. Mais ce n'était pas du tout le genre de personne qui l'attirait. Probablement parce que sa beauté était banale, trop discrète et qu'elle n'avait aucune forme alléchante.

Mais sa tête lui disait tout de même quelque chose !

Il continuait de fouiller dans toutes les revues de la maison. Peut-être qu'il l'avait vu dans l'un des magazines de son frère, de ses parents ou même de sa sœur… Mais il espérait qu'il ne se trompait pas entre une des effigies d'un groupe de JPop de sa sœur et de leur nouvelle étudiante.

Finalement, à force de fouiner, il découvrit le visage de la jeune fille dans un magazine fashion de sa mère. Mais ils tenaient toujours à ce qu'il y ait des articles divers et variés sur la presse. C'était là qu'était le visage de la jeune Katsuragi Yako. Elle était au-dessus d'une montagne de nourriture, ce qui n'était pas pour surprendre Taiga, et souriait de toutes ses dents.

Juste à côté, on apprenait qu'elle était la célèbre Katsuragi Yako, la lycéenne détective.

Taiga savait maintenant d'où il la connaissait mais une question demeurait malgré tout. Pourquoi était-elle venue ? D'autant plus qu'elle n'avait pas la moindre capacité d'assassin. Sept mois plus tôt, c'était de même pour lui mais le problème était que Yako n'avait pas sept mois plus les rattraper. Et si elle conservait leur retard ? De toute façon, il ne restait que cinq mois pour tuer Koro-sensei…

µµµ

Comme tous les matins, Tanaka Megumi faisait une inspection de l'établissement de Kunugigaoka. Il aurait été impensable que le personnel d'entretien ait mal fait son travail et qu'il reste des déchets. On ne pouvait présenter l'école d'Asano Gakuho de la sorte ! Son nom le demandait !

Bien sûr, quelquefois, on laissait un endroit ou l'autre de côté. Parce que ce n'était pas grave, parce que ce n'était qu'une broutille ou le genre d'endroit dont on ne se plaignait pas. Qui viendrait voir le Proviseur pour lui parler de cette drôle d'odeur dans les toilettes pour garçon ?

Tanaka Megumi aurait dû se le demander. Mais en tant que femme, venir fouiner dans ces toilettes était toujours un véritable calvaire. Surtout que, à son avis, ça puait tout bonnement.

µµµ

Moins d'une demi-heure plus tard, Asano Gakushuu se rendit aux toilettes. Entre autre pour échapper à la horde de fille qui se jetaient à ses pieds dans l'espoir d'un retour de faveur. Et un peu parce que ses amis l'ennuyaient profondément. Trois de ses amis puisque Koyama manquait à l'appel.

Néanmoins, il savait pertinemment qu'en ayant que des amis garçons, ceux-ci pouvaient pertinemment le suivre comme il lui plaisait.

Mais ils l'avaient laissé lorsqu'il avait prétexté une nausée. Ses amis pouvaient le suivre s'il devait uriner ou autre, visiblement, mais dès qu'il s'agissait de lui tenir les cheveux alors qu'il était penché au-dessus d'une cuvette, là, il n'y avait plus personne.

Presque plus personne. Sakakibara Ren avait bien fait un geste pour l'accompagner mais un seul regard de Gakushuu lui avait tout fait comprendre.

Alors, finalement, il arriva devant les toilettes du rez-de-chaussée. L'odeur désagréable attaqua ses narines et il se jura qu'il s'en plaindrait à son père. Juste pour qu'il le vive mal. Juste pour lui pourrir la vie.

Il soupira en se dirigeant vers un évier pour se passer de l'eau sur le visage. Son regard se perdit sur une petite fenêtre qui permettait de voir comme le givre commençait à se cristalliser sur les vitres.

Un bruit attira tout à coup son attention. C'était visqueux, désagréable.

Il baissa les yeux pour voir une mare rouge sombre. Ses yeux s'écarquillèrent et une nausée remonta dans sa gorge. Il n'allait pas vomir mais son alibi était en train de devenir réel…

Il poussa la porte et sursauta en voyant le cadavre de Takada Chosuke, étendu à moitié sur le sol, à moitié contre la cuvette. Sa gorge était ouverte, ses yeux grands ouverts et le sang baignaient ses vêtements. Ses lunettes étaient à moitié tombées mais on voyait des traces rouges, prouvant qu'on avait voulu les remettre en place. Les verres étaient d'ailleurs tachés.

Le jeune Asano continua de fixer ce corps. Lentement, très lentement, il finit par reculer, faisant des traces de pas sanguines sur le sol. Il trouva la force de se détourner et fila à la recherche de son père. Cette fois, ce n'était pas tant qu'il voulait embêter son géniteur qu'il fallait absolument le tenir au courant.

Il y avait un meurtre au collège Kunugigaoka !