Disclaimer : Harry Potter, qu'on ne devrait même plus présenter, appartient à J.K. Rowling. Et moi, à mes heures perdues, j'écris des fanfictions sur cet univers.


La vie reprend son cours.

Al,
Si tu exiges de moi des lettres régulières, tu pourrais au moins faire l'effort de me donner des nouvelles toi aussi. Ce n'est pourtant pas trop te demander, une réponse pour trois lettres reçues… Si ?
Est-ce que ton absence de lettres vient du fait d'une énième dispute avec Faith ? Ou est-ce qu'au contraire, c'est à cause d'une énième réconciliation ?
Pour te raconter un peu ce qui se passe à Poudlard, ce n'est pas la joie. Les joueurs de Quidditch des autres maisons me détestent pour avoir remonté toute l'équipe, et les anciens joueurs de Gryffondor m'en veulent aussi. Il n'y a que Marcus O'Neil qui ne me déteste pas, et j'imagine que l'équipe de Serdaigle n'est pas trop en colère uniquement parce que le Vif est d'accord avec ma décision. Ça fait du bien d'être soutenue ! (Parce que ce n'est pas toi qui es d'un grand soutien, ces jours-ci…)
Essaie d'aller voir James, s'il te plaît. Je trouve que sa crise de mélancolie dure vraiment trop longtemps, cette fois.
Arwen s'acclimate vraiment bien à Poudlard. J'espère que tu n'embêtes pas trop Didi. Et écris-moi vite pour me dire comment ça se passe au travail !
Ta sœur adorée t'embrasse.

Lily reposa sa plume dans son sac, et caressa doucement Arwen avant d'attacher à sa patte la lettre qu'elle destinait au plus jeune de ses deux frères. La chouette frotta son bec contre la paume de Lily avant de hululer doucement puis de s'envoler, la missive solidement accrochée. Lily soupira. Elle avait trouvé le temps d'écrire une lettre pour Albus, même si elle avait dû faire ça en prenant son petit-déjeuner. La nouvelle capitaine de Quidditch des Gryffondor n'osait même pas rêver d'un jour dans l'année où elle pourrait réellement se reposer. Ce jour n'était pas prêt d'arriver, et étant donné la première semaine qu'elle avait vécue, elle se doutait que le reste de l'année n'allait pas être plus calme.

Après les sélections, Lily n'avait pas eu une minute de répit. Elle avait réuni son équipe dans les vestiaires qu'ils découvraient, à l'exception de Marcus qui les redécouvrait, et avait convenu d'un premier entraînement plutôt matinal.

- Les entraînements seront toujours tôt, avant le petit-déjeuner, ou tard, après le dîner, les avait-elle prévenus. C'est pas cool, ça vous coupe la nuit ou ça vous fait rentrer tard, c'est certain. Mais c'est comme ça. C'est aussi le moment de la journée où les conditions sont les moins agréables, et on sera donc mieux préparés pour les matchs. Soyez rassurés, les entraînements du week-end seront en journée.

- Tu prévois combien d'entraînements par semaine ? voulut savoir Gavin Crivey, le nouveau gardien.

- Quatre, pour l'instant. Trois en semaine, un le week-end. Si besoin, on augmentera. Je vous le dis immédiatement, ça ne sera pas une partie de plaisir, loin de là. On doit monter toute une cohésion, toute une stratégie. On peut le faire, c'est certain. Mais ça ne va pas se faire sans des efforts de la part de tout le monde. Alors, vous êtes prêts à suer ?

Elle n'avait eu que des acquiescements, et en avait déduit que tous étaient d'accord avec elle, ce qui était tant mieux. Après avoir convenu de cela avec son équipe, elle s'était ruée dans la Grande Salle, et avait avalé autant de nourriture qu'elle avait pu, avant de remonter dans la salle commune des Gryffondor pour avancer autant que possible les premiers devoirs qui, déjà, s'accumulaient. Elle avait à peine vu ses amis du week-end, car ils avaient tous des activités variées. En fait, la seule personne qu'elle avait régulièrement croisée était Basile, qui semblait se faire un devoir de ne jamais la laisser seule, ce qui était un changement considérable en comparaison aux années précédentes où elle le croisait à peine. Et quand elle n'était pas en train de travailler, elle était en retenue, pour la piste glissante qu'elle et ses cousins avaient créée. Mais ce matin, elle se retrouvait enfin seule avec Meredith, avant leur cours de Botanique.

- Lily ! s'exclama Meredith. Je ne me rappelais plus de ton visage, depuis le temps !

Éclatant de rire, Lily se saisit de son sac de cours, et suivit sa meilleure amie, qui prenait la direction du parc. Elle prit de quoi se nourrir au passage, et rattrapa aisément Meredith.

- Je pourrais dire la même chose pour toi. Je ne t'ai jamais vue seule un seul moment. Sean t'accapare !

- C'est un mensonge, et tu le sais très bien, protesta Meredith. Il a eu plein de réunions de Préfets, j'ai à peine eu le temps de le voir lui aussi. Je pensais pourtant qu'après les BUSE, on serait tranquilles, mais en fait, non. On travaille toujours autant, si ce n'est plus. En fait, j'en suis même sûre, on travaille plus…, se lamenta son amie. Tu crois que le professeur Londubat va nous donner un autre devoir ?

- J'aimerais te répondre que non… Mais j'en doute, soupira Lily. Il n'y a que nous deux, en Botanique ? s'étonna-t-elle.

- Il y a aussi miss Sombre et Matt, mais je ne sais pas quand il arrive. Miss Sombre doit déjà y être…

Lily balaya cette remarque d'un geste de la main presque agacé. Miss Sombre était le dernier de ses soucis, comme elle était le dernier de Miss Sombre. Elles ne vivaient pas dans la même sphère, ne se mélangeaient pas. Elles n'avaient rien en commun.

- Je voulais justement te parler de Matt, ça tombe bien que tu le mentionnes. Tu ne trouves pas qu'il est bizarre, depuis la rentrée ?

Meredith fronça délicatement les sourcils, réfléchissant à la question de son amie.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Eh bien… Je le vois moins que d'habitude. Et il n'est pas venu aux sélections, alors que tu étais là.

- Oh… Je vois. C'est que…

Meredith parut un peu gênée, et hésita quelques secondes avant de poursuivre.

- Je crois qu'il n'apprécie pas beaucoup Basile, avoua-t-elle.

- Quoi ? Mais… je croyais qu'ils s'entendaient bien !

Meredith lui lança un regard surpris, avant de s'écarter du chemin pour éviter une flaque, formée durant l'averse de la nuit. Lily prit le même détour.

- Ils s'entendaient bien ? s'étonna Meredith. Je ne pensais pas.

- Bah, oui. Non ? se corrigea Lily en grimaçant.

- Matt s'entend surtout avec nous, lui rappela doucement Meredith. Ensuite, il a deux amis à Poufsouffle, donc il traîne avec eux. Sean, Basile et lui parlent, s'entendent, mais n'ont jamais traîné ensemble. Ça a changé quand Sean et moi, eh bien…

Elle rougit délicatement.

- Quand vous avez commencé à sortir ensemble, termina Lily en souriant.

Voir son amie embarrassée pour une chose aussi naturelle était amusant pour Lily, bien qu'elle refuse de l'embêter plus que nécessaire sur ce sujet.

- Donc, ils ont commencé à traîner plus souvent ensemble. Mais je crois que Matt n'apprécie pas trop Basile. Je peux me tromper. Mais il me semble qu'ils ne discutent jamais plus que nécessaire.

- Tu observes vraiment bien mieux que moi les relations entre chacun, soupira Lily.

- Faux, la contredit aussitôt Meredith. J'observe plus généralement les relations de chacun. Je suis incapable d'expliquer exactement les relations entre chacun, contrairement à toi. Dès qu'il s'agit d'un joueur de Quidditch, tu es capable de me raconter toute son histoire, toutes les anecdotes le concernant, et tous les amis qu'il a ou n'a pas ! s'esclaffa Meredith alors qu'elles arrivaient devant la serre numéro cinq. Oh, non. On va voir des plantes dangereuses, j'en suis certaine…

Elles s'approchèrent de Matt, qui s'était déjà installé à une table, et sortait ses affaires.

- Hey ! Depuis le temps que je ne vous avais pas vues… Vous êtes plus difficiles à trouver que des Diricos !

Elles éclatèrent de rire. Matt avait toujours des références à sortir pour illustrer ses propos, et grâce à lui, elles apprenaient toujours de nouvelles caractéristiques sur des créatures, plantes ou autres spécialités du monde sorcier.

- Qu'est-ce que c'est, un Dirico ? s'enquit Lily.

Elle avait beau fouiller dans sa mémoire, le nom ne lui disait rien. Rose, sa cousine, était l'encyclopédie vivante de la famille, et se rappelait de tout ce qu'elle vivait. Lily, elle, ne se rappelait que superficiellement des informations qu'elle avait lues mais qu'elle n'avait pas apprises. Elle avait une très bonne mémoire pour ses cours, ce qui lui permettait d'obtenir de très bonnes notes à ses examens, mais elle ne retenait pas tout ce qu'elle lisait pour autant.

- Lily, tu ne saisiras pas la référence, mais si je te dis que les dodos n'ont en réalité pas disparu, Meredith, tu me comprendras ?

Si Matt était d'origine Moldue, Meredith, elle, était la fille d'un sorcier et d'une Moldue.

- Quoi ? Ma mère s'est toujours désolée de ne pouvoir me les montrer que dans des dessins animés, ou sur de mauvaises reproductions ! se lamenta Meredith. Il va falloir que je lui dise qu'ils n'ont pas disparu…

Ils éclatèrent tous les trois de rire, avant de redevenir sérieux lorsque le professeur Londubat entra à son tour dans la serre.

- Bonjour à tous ! Je vois que vous êtes nombreux à avoir choisi de poursuivre la matière. J'en suis ravi. Les plantes que nous allons voir cette année sont très intéressantes, n'en doutez pas. Aujourd'hui… nous allons travailler avec des Mimbulus Mimbletonia ! Nous allons récolter leur pus. La professeure Misenpot souhaite en effet l'utiliser pour des potions…

Lily gémit, comme les autres élèves qui étaient présents et qui avaient cours de Potions. L'Empestine était une substance désagréable, qui collait et qui sentait particulièrement mauvais. En manipuler était une opération que tout élève doté du sens commun évitait. Savoir qu'ils risquaient de devoir s'en approcher en Botanique et en Potions avait de quoi les décourager.

- Comme je suis content de ne pas avoir Potions, cette année, murmura Matt avec un sourire moqueur pour Lily. Allez, on retrousse nos manches, et on va chercher l'Empestine ! s'exclama-t-il un peu fortement.

Le professeur Londubat étant encore dans ses explications, l'interruption de Matt ne passa pas inaperçue. Pour autant, leur professeur de Botanique n'était pas de ceux qui se fâchaient pour si peu. Au contraire, il sourit allègrement.

- Un tel enthousiasme fait plaisir à voir, monsieur Rivers ! Puisque je n'ai pas grand-chose à ajouter, à part vous dire de collecter précieusement l'Empestine, je vous en prie, mettez-vous au travail. Il serait dommage de faire patienter plus longtemps votre camarade…

Il était difficile de déterminer si les joues de Matt étaient plus colorées que son écharpe de Gryffondor. Matt n'aimait pas se mettre en avant, et se démarquer des autres. Il était d'une nature timide, et aimait être à l'écart, vivre dans sa bulle avec ses amis, et personne d'autre. Aussi, après avoir été aussi bruyant en début de cours, Meredith et Lily ne l'entendirent pas durant une bonne dizaine de minutes, durant lesquelles Lily expliqua à Meredith ce qui se passait avec Albus, à savoir qu'il avait décidé de ne pas faire d'études, mais de commencer tout de suite à travailler. Elle n'avait pas eu le temps d'en parler, avant cela, à sa meilleure amie, et elle savait qu'elle et Matt seraient les plus aptes à la comprendre et à l'écouter, tous deux ayant des origines Moldues et étant donc enclins à la poursuite d'études.

- Bien sûr, je suis vraiment contente qu'il s'en sorte aussi bien et aussi rapidement, assura Lily. Mais j'ai peur qu'il le regrette. La formation lui plaisait pourtant ! Mais dès qu'il reçoit une offre qui lui semble plus intéressante, il change d'avis… Il est incroyable.

- Ce n'est pas le même problème avec Faith ? demanda Meredith. Dès que quelque chose change dans leur relation, ils rompent ?

Lily grimaça.

- Si, c'est plus ou moins ça, avoua-t-elle. En fait, je ne sais même pas pourquoi j'essaie encore de comprendre mes frères. Cela me donne des maux de crâne improbables. Je vais les laisser vivre leur vie, et puis voilà.

- Mais bien sûr, railla Matt. Tu es incapable de vivre sans eux, se justifia-t-il quand Lily lui lança un regard étonné. Je doute vraiment que tu sois capable de ne pas te mêler de leurs affaires.

- Merlin, souffla Lily lorsque l'évidence la frappa. Tu as raison. Je suis incapable de ne pas me mêler des affaires de mes frères.

- Ce qui n'est peut-être pas plus mal, étant donné qu'ils ne se gênent pas pour lire ton courrier, lui rappela Meredith.

- J'essaie pourtant de les tenir éloignés de mes lettres… Matt, est-ce que tu veux de l'aide ? s'enquit tout à coup Lily en se tournant vers leur ami.

Le garçon ne paraissait pas s'en sortir. Une main maintenait le Mimbulus Mimbletonia, et l'autre tenait une tige acérée, mais il lui manquait définitivement des mains pour récolter le pus.

Meredith parut se sentir aussi désolée que Lily d'avoir oublié leur ami.

- C'est vraiment gentil à vous de vous rappeler soudainement de mon existence et du travail qu'on doit faire aujourd'hui, plaisanta Matt. Effectivement, un peu d'aide serait la bienvenue, parce que la pustule semble bien remplie, et il va y avoir beaucoup d'Empestine à récolter… Vous êtes prêtes à vous salir les ongles, les filles ? Alors, c'est parti !

Et il planta une tige en métal directement et franchement dans une pustule. Aussitôt, un jet pestilentiel s'en dégagea, mais Meredith se tenait prête, un bol sur la trajectoire du liquide pour en récolter autant que possible.

- Ah, Poudlard…, soupira Lily. L'endroit où la magie perd toute sa splendeur, termina-t-elle avant de s'armer à son tour d'une tige métallique, pour répéter l'opération déjà faite par Matt.

Elle se demandait si elle n'aurait pas préféré étudier les Tentacula Vénéneuses, plutôt que les Mimbulus Mimbletonia, aujourd'hui.

Après que Meredith lui ait dit que les garçons de Gryffondor n'étaient pas aussi proches que Lily semblait le croire, cette dernière s'était décidée à observer plus attentivement Matt, Sean et Basile, pour se rendre compte au bout de quelques jours qu'effectivement, l'amitié entre les trois ne montrait aucune dynamique prouvant qu'ils étaient amis depuis longtemps. Ils restaient ensemble, ils discutaient si Matt était avec les filles quand Sean venait voir Meredith, mais jamais il n'allait de lui-même discuter avec Sean ou Basile. Comme maintenant, au déjeuner. Lily était certaine que s'ils parlaient, tous les trois, c'était parce qu'elle était arrivée avec Matt, et que Meredith était déjà installée avec Basile et Sean. Il y avait une distance polie maintenue dans leurs rapports, c'était à présent évident pour elle.

Mais à l'heure actuelle, Lily ne se préoccupait plus trop des relations entre les Gryffondor. La chouette de ses parents venait d'arriver avec un magazine pour elle. Elle récupéra rapidement le paquet, pour soulager le volatile.

- Tiens, bois un coup, Strad, dit Lily, l'esprit déjà ailleurs, en poussant son verre vers la chouette.

Le volatile hulula doucement, avant de se percher sur l'épaule de Lily. L'animal avait toujours bien aimé Lily, qui était celle l'ayant nommé.

- Des nouvelles de tes parents ? s'enquit Basile.

- Hmmm…, marmonna Lily sans même regarder la lettre que sa mère avait ajoutée au paquet. Oh ! Merlin !

Elle se leva brusquement.

- Il y a un problème ? s'étonna Meredith.

- Non, il faut juste que…

Lily ne termina même pas sa phrase. La chouette toujours sur son épaule, elle sortit de sa place, et se dirigea vers l'extrémité de la table des Gryffondor. Elle leva les yeux, chercha quelqu'un dans la salle, et se dirigea vers lui, en replongeant les yeux dans sa lecture, évitant autant qu'elle le pouvait les élèves qu'elle croisait sur sa route. Elle passa devant la table des Poufsouffle, pour ensuite arriver à celle des Serdaigle. Là, elle releva les yeux, sourit, et reprit sa marche. Arrivant derrière un élève en particulier, elle ne fit pas attention à ses amis qui la regardaient étrangement, et fit tomber le magazine devant les yeux de l'élève, le faisant sursauter.

- Le Vif, lis-moi ça, exigea Lily. C'est super intéressant.

- L'Éclair, grogna Jason Seek, certaines personnes sont en train de manger. Moi, par exemple. Et quand les personnes mangent, on les laisse tranquilles. Ça s'appelle la politesse. Tu connais, ou le concept t'est étranger ?

Lily savait très bien que Jason plaisantait. Il n'était jamais en colère lorsque Lily l'interrompait, et il discutait toujours avec elle lorsque l'occasion se présentait. Elle ne prit donc pas ombrage de sa réaction.

- M'en fiche. Lis, c'est super intéressant.

Jason leva les yeux au ciel, mais abandonna tout de même son repas pour se saisir du magazine. Pour mieux suivre la lecture en même temps que lui, Lily posa son menton sur le crâne de Jason, qui se dit que cette fille était définitivement une Potter : aussi sans-gêne que ses deux frères.

- Non, mais ne lis pas l'introduction, souffla-t-elle, on s'en fiche. Là, dit-elle en pointant le doigt sur un paragraphe. Regarde ça.

Jason réprima un grognement agacé, mais, obéissant, il laissa de côté les premières lignes de l'article pour se plonger dans la lecture du contenu.

- Tu ne voudrais pas manger avec nous, Potter ? plaisanta Léana Raven en face de Jason. Maintenant que tu es à table avec nous, hein…

Lily constata alors que tous les Serdaigle autour de Jason avaient le même air moqueur que celui de Léana.

- Non, merci ! rit Lily. Bon, tu lis ?

- Oui, mais il faudrait peut-être que tu me laisses le temps de… Waouh ! s'exclama Jason. Mais c'est génial ! Où est-ce que ta mère a eu ce magazine ? s'étonna-t-il.

Lily haussa les épaules.

- Aucune idée, avoua-t-elle, mais je suis bien contente qu'elle ait cette information ! Tu imagines ?

- C'est mauvais pour les Anglais, ça, commenta Jason. Si l'équipe d'Estonie achète bien ces balais, on n'a aucune chance.

- Déjà que des chances, on n'en a pas beaucoup…

- Je sens que l'Angleterre ne va pas passer les qualifications…, soupira Jason.

Lily grogna.

- Tu es tout sauf optimiste, tu en as conscience ?

- Et toi, tu l'es un peu trop…

- Je crois aux miracles, c'est totalement différent, protesta Lily. Bon, tu en penses quoi, du coup ?

La personne qui était assise à côté de Jason se décala légèrement, libérant un semblant de place pour Lily, qui s'y glissa instantanément. Jason abandonna son repas, et fit passer une jambe de chaque côté du banc, de façon à être dans la même position que Lily, pour mieux pouvoir lui parler.

- Sincèrement, l'équipe d'Estonie avait juste besoin de ça pour s'améliorer. De bons balais. Maintenant qu'elle les a, il va être difficile de les battre…

- C'est certain, confirma Lily. Par contre, je ne sais pas si l'équipe ne va pas être remaniée…

- Tu penses à leur poursuiveur ?

- Et au gardien, ajouta Lily. Il n'est plus tout jeune, et la dernière Coupe du Monde l'a bien secoué.

- Un peu de sang neuf ne leur ferait pas de mal, confirma Jason. Mais s'il y a trop de nouveaux joueurs…

- L'équipe ne sera pas au maximum de la cohésion pour les qualifications, soupira Lily. Et en même temps… Nom d'une gargouille, qu'est-ce que ce serait bien d'enfin voir un match où les Estoniens peuvent jouer avec de bons balais !

Totalement d'accord avec ce que disait Lily, Jason hocha la tête.

- Bien sûr, les balais ne font pas tout…

- Mais on ne peut pas penser qu'avec des Nimbus 2015, les Estoniens ne vont pas enfin pouvoir montrer tout ce dont ils sont capables.

- Exactement, confirma Lily. Le risque, maintenant, c'est que les équipes avec de meilleurs moyens achètent de meilleurs balais, et donc que…

On les interrompit par un grattement de gorge. Surpris, ils se tournèrent d'un même mouvement vers l'interrupteur.

- Loin de moi l'idée de vous gêner, marmonna Matt en rougissant, mais il est temps que je récupère Lily. Je crois que le professeur Drew n'apprécierait pas qu'elle soit en retard, aujourd'hui encore.

- Encore ? releva Jason, un sourcil haussé pour montrer que l'anecdote l'intéressait hautement.

- Euh… Ouais, j'ai un peu oublié l'heure, vendredi dernier, avoua Lily, confuse.

- Typique, murmura Jason, ses épaules secouées d'un rire silencieux. On se voit plus tard, alors. Il faut qu'on termine cette discussion.

Lily hocha la tête, puis se leva, prenant son sac des mains de Matt, avant de lui faire signe de partir devant.

- Je te suis, lui assura-t-elle.

Elle revint vers Jason, et récupéra son magazine.

- Lui, je le garde. Et rassure-toi, le Vif. Jamais les Estoniens ne seront meilleurs que ton équipe favorite, nos chers joueurs du Kenya !

Jason grogna, mais abandonna l'idée de faire comprendre à Lily Potter que non, l'équipe du Kenya n'était pas sa préférée. Une fois que Lily Potter s'était mise une idée en tête, l'en décrocher était impossible, et depuis six mois qu'elle avait décrété que Jason était fan des Kenyans, elle n'arrêtait pas de plaisanter là-dessus.

- Il faut qu'on y aille aussi, fit remarquer un ami de Jason.

- Allez-y, je termine mon repas rapidement, assura-t-il.

- Je l'attends, ajouta Léana alors qu'une autre élève lui demandait si elle les accompagnait. Toujours prête à attendre mon capitaine ! plaisanta-t-elle.

Si la remarque en fit rire plus d'un, Jason, lui, se renfrogna et, avalant aussi rapidement que possible le contenu de son assiette, il refusa de lever les yeux vers son amie. S'il ignorait Léana assez longtemps, avec un peu de chance, elle ne ferait aucune remarque.

Malheureusement pour lui, depuis le temps, Léana connaissait les techniques de Jason pour éviter d'accrocher son regard, et elle n'attendait donc plus d'avoir son attention complète pour lui parler.

- Intéressant.

Jason agit comme s'il n'avait rien entendu.

- Vraiment intéressant, murmura Léana.

Il résista du mieux qu'il le put, et réussit à ne pas lever les yeux vers la batteuse, se contentant d'avaler aussi rapidement que possible son repas.

- Vraiment très intéressant.

Abandonnant ce combat, et se disant que s'il y avait du monde autour d'eux, Léana ne dirait rien, Jason se leva rapidement, prenant son sac, et se mit en route. Mais comme il devait s'y attendre, Léana le connaissait trop bien pour se laisser avoir, et pour être distancée. Elle s'était levée en même temps que Jason, comme sachant qu'il allait agir ainsi, et cala son pas sur le sien, un sourire goguenard aux lèvres.

- Tu ne veux pas savoir ce qui est intéressant ? s'étonna-t-elle faussement.

- Non, grogna Jason.

- Tant pis, tu le sauras quand même ! C'est la façon dont Potter agit avec toi, et ta fausse nonchalance qui ne trompe personne. C'est intéressant.

- Léana…, l'avertit Jason.

Il savait ce qu'elle allait dire, et n'avait pas envie de l'entendre. Pas aujourd'hui.

- Quoi ? Je ne fais que commenter ce que beaucoup de personnes pensent. Et que moi, je sais avec certitude. Potter trouve toujours le moyen de venir te parler dans la journée, et toi, tu l'accueilles toujours avec un grand sourire, comme si rien ne pouvait te faire plus plaisir.

- Très bien, soupira Jason. La prochaine fois, je lui dirai d'aller voir ailleurs si j'y suis, parce que ça te rend jalouse de voir que je lui parle.

- Moi, jalouse de Potter ? Tu plaisantes ? s'offusqua Léana. Je suis aussi bonne joueuse qu'elle.

Jason se retint d'éclater de rire, et Léana se renfrogna.

- Bon, d'accord, ça, c'était un mensonge, mais c'est parce que Potter est trop douée, et que c'est dans ses gênes, se défendit Léana. Je ne peux pas rivaliser. Mais je suis plus jolie qu'elle.

Jason leva les yeux au ciel.

- Question de point de vue, dit-il simplement. Aïe ! s'exclama-t-il quand le poing de Léana entra en collision avec son épaule. Mais tu es folle !

- La prochaine fois que tu fais un commentaire comme ça, mets plus de distance entre nous deux, répliqua Léana, vexée.

Jason fronça les sourcils, et observa attentivement la batteuse alors qu'ils tournaient dans un nouveau couloir pour aller en cours d'Astronomie, avant de soupirer de soulagement. Parce qu'il était celui ayant fait ce commentaire, Léana n'était pas réellement en colère. Mais il devrait se méfier. Il savait à quel point elle pouvait être susceptible depuis que les joueurs de Serpentard avaient émis des critiques quant à son manque de féminité, et lui essayait de ne faire aucune critique sur son physique, même si c'en était une que deux amis pouvaient échanger sans trop craindre de vexer l'autre.

- Désolé, s'excusa rapidement Jason. Mais si j'ai eu tort de dire ça, toi, tu as eu tort de me frapper. Et au prochain entraînement, tu le…

- Paieras, je connais la chanson, soupira Léana. Tu es cruel, Jay. C'était moins dur, du temps d'Astrid, sérieusement.

En même temps qu'elle disait cela, elle réalisa qu'elle était allée trop loin. Non pas parce que Jason lui en voudrait. Seulement, elle s'en voulait à elle-même d'avoir parlé aussi légèrement de ce sujet qui était toujours sensible. Et lorsqu'elle leva la tête, elle réalisa qu'ils passaient dans le couloir de Défense Contre les Forces du Mal, où attendaient les élèves de sixième année de Gryffondor et de Serdaigle. Si chez les Gryffondor, seulement Lily affichait un air contrarié en entendant le prénom d'Astrid, chez les Serdaigle, ils étaient plus nombreux. Après tout, beaucoup des sixième année se rappelaient de l'ancienne capitaine, et se souvenaient du discours fait par la directrice de leur maison, la professeure Misenpot, à la rentrée suivante. Ça avait été remuant.

- Désolée, murmura Léana en donnant l'impression de vouloir disparaître sous la surface de la terre. Ce n'était pas désobligeant. Pas du tout… C'est juste que…

- C'est bon, Raven, la coupa sèchement Lily. On sait tous ce que tu voulais dire. Il n'y a pas un tabou sur le prénom d'Astrid, ajouta-t-elle plus gentiment en réalisant sa sécheresse précédente. Et puis, on se rappelle tous de la puissance de sa voix quand elle était sur un terrain. C'est plutôt un compliment, pour Jason, de s'entendre dire qu'il est pire qu'elle…

Il y eut un moment de flottement, ou plus personne ne sut quoi dire dans le couloir. Et puis Lily sourit à Léana, laquelle hocha brièvement la tête pour la remercier, ou pour lui dire qu'elle comprenait ce qu'elle voulait dire - Jason n'était pas certain de ce que pouvait vouloir dire cet acquiescement. Et Léana se remit en marche, Jason à sa suite.

- Il faut que j'apprenne à tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler, grommela Léana lorsqu'ils se furent éloignés suffisamment. Et c'est une expression Moldue, avant que tu me demandes, ajouta-t-elle.

- Je sais, je m'en souviens, dit Jason, distraitement.

Léana haussa un sourcil.

- Tu t'en souviens ? Jay, est-ce que tu m'écoutes au moins ?

- Euh… Non, avoua-t-il. Écoute, je reviens dans une minute, d'accord ?

- Tu vas être en retard ! s'exclama Léana.

- Mais non, je cours vite ! assura-t-il. Dis au centaure que j'arrive.

Et sans laisser à Léana le temps de l'attraper et l'empêcher de faire demi-tour, Jason repartit vivement du côté du couloir de Défense Contre les Forces du Mal. Les élèves n'étaient pas encore tous rentrés et, heureusement pour lui, Lily Potter était toujours dehors, discutant avec Matt Rivers et laissant les autres élèves entrer avant eux deux.

- Eh… Lily, souffla Jason en arrivant à leur niveau.

Surprise, elle arrêta tout net de parler avec Matt, qui parut aussi confus qu'elle.

- Euh… Oui ? s'étonna-t-elle.

Après tout, ils avaient déjà discuté ce matin, et rien de majeur ne pouvait s'être produit entre le moment où ils s'étaient croisés dans ce même couloir, à peine trois minutes plus tôt.

- Je sais que tu n'aimes pas en parler, mais je voulais te demander… Comment va James ?

- Je vais aller dans la classe, moi, murmura sagement Matt en comprenant que cette discussion n'était pas pour lui.

Lily le laissa s'éloigner, et une fois qu'elle fut certaine que seuls Jason et elle étaient présents dans le couloir, elle soupira, et perdit son sourire, au désespoir du garçon qui lui faisait face. Parce que si Lily ne souriait plus alors qu'il posait cette question, cela voulait dire que la réponse ne serait pas réjouissante.

Et parce que Lily était tout de même plus jolie lorsqu'elle souriait que lorsqu'elle affichait une mine triste.

- James… va, dit-elle sobrement, refusant d'ajouter mal ou bien à cette réponse.

Elle essaya de sourire à nouveau, mais n'y arriva pas vraiment. Une minute plus tôt, elle n'avait aucun mal à sourire, et maintenant, c'était comme si un poids était tombé sur ses muscles faciaux. Et puis, il y avait ce froid qui la saisissait à chaque fois qu'elle pensait à son frère et à son mal-être.

- Euh… Jason, il faut que j'y aille, soupira-t-elle lorsque le professeur apparut au bout du couloir, remontant de la Grande Salle. C'est gentil de prendre des nouvelles de James, mais là, je n'ai pas le temps d'en parler, avoua-t-elle. Je… On en parle une prochaine fois, d'accord ? s'excusa-t-elle avant de s'éclipser.

Elle lui adressa un signe de la main, le sourire toujours crispé, avant d'entrer dans la salle de classe et de pousser un soupir de soulagement. Parler de James avec quelqu'un qui se rappelait de lui quand il souriait tout le temps, quand il essayait toujours de faire rire son entourage, quand il était heureux, tout simplement, était un exercice difficile. Et c'était de plus en plus difficile au fil des années qui s'écoulaient, parce qu'au lieu de le voir aller mieux, personne ne voyait aucune amélioration. James Sirius Potter n'était plus jamais réellement heureux, et sa sœur devait le voir dépérir, sans pouvoir rien faire.

Assise en tailleur sur son lit, Lily porta la main gauche à sa nuque, et tenta de décrisper l'ensemble de ses muscles, sans réussir à faire plus qu'à grimacer.

- Tu devrais aller voir l'infirmière, lui conseilla Meredith, sur le lit à sa droite.

Lily secoua la tête. Elle avait quitté la salle commune où tout le monde pouvait la voir en train de se masser pour justement éviter que les autres élèves lui posent des questions sur son mal-être apparent. Elle se crispait toujours, tout le temps, c'était un problème depuis qu'elle était petite. Ses frères avaient pris l'habitude de lui masser régulièrement les épaules, spontanément, mais ils étaient les deux seuls à pouvoir le faire, Lily ne supportant pas qu'une autre personne que l'un de ses frères se mette derrière elle. Ici, à Poudlard, quand elle ne pouvait pas s'offrir les services de ses frères, elle allait voir l'infirmière pour lui demander une potion de relaxation. Sauf que lui en demander une alors que les cours avaient repris depuis moins d'un mois était une mauvaise idée. Lily risquait de recevoir un sermon moralisateur dont elle se passerait volontiers.

- Non, ça ira, ajouta Lily à sa meilleure amie, en levant à peine les yeux pour la rassurer.

- Comme tu veux…

Meredith savait qu'il ne servait à rien d'essayer de raisonner Lily. Lily décidait quand elle ferait quoi, quand elle accepterait d'agir de telle ou telle façon. Personne ne lui dictait jamais rien, c'était comme ça. Meredith se dit donc que ce soir encore, elle ne serait pas capable de changer Lily d'idée.

- Tu fais quoi ? demanda-t-elle en se levant de son lit pour rejoindre celui de Lily.

Cette dernière fit de la place. Elle s'était entourée de dizaines de parchemins, et de quelques livres.

- J'étais en train d'étudier les plantes, et les effets qu'elles peuvent avoir quand elles sont insérées comme extra dans une potion.

Meredith fronça les sourcils.

- C'est le programme de Misenpot ? Je suis bien contente d'avoir abandonné cette matière, alors !

Lily sourit, tout comme Meredith. Elle savait surtout que Meredith n'avait pas eu la note requise à ses BUSE, mais que ce n'était pas pour lui déplaire.

- Non, pas du tout, ce sont des recherches personnelles. Parfois, on ajoute des ingrédients, et ils peuvent annuler toute une potion. Mais la majorité croit que c'est juste parce qu'on a ajouté cet ingrédient, alors qu'en fait, c'est en ajoutant cet ingrédient alors qu'un autre ingrédient est présent dans la potion, et que ces deux ingrédients ensemble produisent toujours le même effet… Tu comprends ce que je veux dire ?

Meredith prit une expression confuse, avant de rire.

- Non, vraiment pas !

Lily rit à son tour.

- Ouais, je m'en doutais. Je ne sais même pas pourquoi j'étudie ça, alors que ce n'est même pas dans le programme de l'année, soupira-t-elle en refermant un livre.

- Et moi, je n'arrive pas à comprendre comment tu fais pour avoir autant de cours, n'avoir aucun retard dans tes devoirs, gérer tes responsabilités de capitaine et trouver encore le temps d'étudier des notions qui ne sont même pas au programme.

Lily grimaça.

- Je crois qu'il faut que je lève le pied, soupira-t-elle en se jetant en arrière sur son lit.

Meredith rit doucement.

- Tu n'as pas la fameuse Carte de ta famille, pour aller te changer les idées ? Tu sors, tu vérifies qu'aucun professeur n'est sur ta route, tu peux te promener dans le château en ne pensant plus à rien.

Lily songea à l'éventualité, avant de se tourner vers Meredith, un sourire moqueur aux lèvres.

- Dis-donc… Toi, dont le petit-ami est Préfet, tu ne devrais pas m'empêcher d'agir ainsi ?

- C'est là toute la différence, Lily. Il est Préfet. Pas moi ! rit-elle. Allez, va-t'en, et je te promets de ne dire à personne que tu es partie te promener après le couvre-feu.

- Mer… Tu es géniale, soupira Lily.

- Parce que je sais toujours quoi te dire, et quand ? Je sais, s'esclaffa Meredith. Allez, file ! Et quand on me demandera où tu es, je dirai simplement que tu es libre de tes mouvements, et que tu ne me rends pas de compte…

Sans plus l'écouter, Lily fouilla dans le tiroir de sa table de chevet, et tira un vieux parchemin de celui-ci. Le glissant dans la poche intérieure de sa veste, elle sauta de son lit, ne faisant pas cas de Meredith qui lui disait qu'elle ne rangerait pas son lit, et que ce serait à Lily de le faire en rentrant. Lily, elle, s'assura que personne n'essayait de l'arrêter alors qu'elle se glissait jusque dans la salle commune, puis à travers le portrait. Une fois sortie, elle reprit le parchemin qu'elle avait glissé dans une de ses poches, et tapota sa baguette dessus :

- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises, chuchota-t-elle.

Lorsque le plan de Poudlard apparut peu à peu, elle ôta sa baguette du parchemin.

- Lumos, murmura-t-elle ensuite.

Une faible lueur se dégagea de sa baguette. Quiconque l'aurait vue à ce moment aurait pu constater qu'elle souriait à présent. Son père lui avait toujours dit que Poudlard avait été sa véritable maison, une fois qu'il avait découvert le château. Même si elle n'était pas dans le même cas que son père, même si elle avait une maison en dehors du château, elle comprenait tout à fait ce qu'il voulait dire. Poudlard était la maison de tous les sorciers. Et comme tous les sorciers, ils aimaient découvrir les secrets de leur maison, et savoir qu'il y avait toujours plus à découvrir. Elle adorait explorer Poudlard, même si les secrets étaient de moins en moins nombreux, et de plus en plus difficiles à découvrir. Mais c'était le challenge qui lui plaisait.

- Bon retour à la maison, Lily, dit-elle pour elle-même.


Note d'auteur.

Tiens, je me suis posée la question... Y en a-t-il parmi vous qui font le NaNoWriMo ? Bon, j'espère que ceux qui le font (s'il y en a !) ne font pas aussi des études, parce que j'ai dans l'idée qu'écrire 50K mots en un mois n'est pas entièrement compatible avec les études... Je parle presque d'expérience. Bref. Là n'est pas le sujet, en fait. Comme souvent. C'était juste une curiosité de ma part.

Allez, on parle d'un truc pour se moquer un peu des prénoms de nos chers héros ? Vous savez que le second fils de Harry s'appelle Albus Severus. Et qu'il est généralement surnommé Al. Bon. Vous voulez rire un coup ? En fait, son surnom serait... *roulement de tambours* Alsev. Je veux dire, dans ce cas-là, on l'appelle Albus Severus, hein. Y a un minimum de cachet. Alsev, c'est... juste, non. Enfin. En lisant ça, j'ai bien ri :'). Et si vous voulez en savoir plus, je vous propose de vous pencher sur les informations concernant la pièce de théâtre Harry Potter qui est en train de se monter.

Revenons à ce chapitre. Il aura fallu le temps à Lily, mais la voilà qui retrouve enfin son petit Poudlard, avec une petite promenade nocturne. Et on observe une Léana qui met les pieds dans le plat en parlant d'Astrid pas comme il faut. Ou, plutôt, avec trop de légèreté. C'est un genre de tabou, pour les Potter... Mais enfin, Léana n'a pas non plus fait une énorme boulette. Elle aurait pu faire bien pire.

Sur ce, je doute avoir grand-chose de plus à vous dire... Ou, plutôt, si ! Merci à tous pour vos reviews et pour être de plus en plus nombreux ; et merci à DelfineNotPadfoot pour les corrections. J'espère vous retrouver la semaine prochaine et, d'ici là, passez une bonne semaine. Profitez de vos vacances pour ceux qui en ont ; ceux qui, comme moi, en ont mais ne réalisent pas qu'elles passent aussi vite, courage ! Celles de décembre sont là dans moins de deux mois...