Disclaimer : Harry Potter, qu'on ne devrait même plus présenter, appartient à J.K. Rowling. Et moi, à mes heures perdues, j'écris des fanfictions sur cet univers.
Une vie remplie de Quidditch.
Lily claqua dans ses mains, appréciant de voir le sursaut général des six membres de son équipe qui tentaient tant bien que mal de ne pas s'endormir.
Puisque McWill et Young se faisaient un plaisir de demander le terrain tous les jours où elle était libre pour entraîner toute son équipe, et que Jason Seek avait lui aussi besoin du terrain pour son équipe de Quidditch, Lily se trouvait obligée de demander des horaires improbables pour réserver le terrain. Les joueurs ne se plaignaient pas, ils étaient tous derrière Lily, et encourageaient sa décision de reformer l'équipe. Seulement, se lever tôt ou rentrer tard n'était pas une partie de plaisir, et Lily constatait qu'il était de plus en plus difficile d'avoir toute leur attention. Elle-même n'était pas au mieux de sa forme. Septembre allait bientôt se terminer, et le temps s'était considérablement rafraîchi. Elle se demandait sans cesse quand est-ce qu'elle tomberait malade, et elle craignait de plus en plus que ce ne soit pour bientôt. Ce matin, elle avait eu plus de mal à se tirer du lit que d'autres jours, même en sachant qu'elle allait voler. C'était très mauvais signe.
- Potter, on veut dormir, grommela Marcus en se frottant les yeux.
Lily se demanda même si elle avait vu les yeux bleus de Marcus, ce matin. Elle était persuadée qu'il était venu les yeux fermés. En tout cas, s'il avait effectivement gardé les yeux fermés depuis son réveil, ça expliquerait que sa tignasse châtaigne ne soit pas coiffée aussi impeccablement que d'habitude.
- Sache que tu n'es pas le seul, O'Neil, avoua Lily.
Son aveu fit ouvrir les yeux aux autres joueurs, qui la fixèrent avec une telle surprise que Lily se demanda s'ils pensaient réellement qu'elle était une espèce hors-normes, capable de ne pas dormir lorsqu'il s'agissait de Quidditch.
- Euh, ça va sûrement vous surprendre, mais je suis humaine, marmonna Lily en attachant rapidement ses cheveux en une queue de cheval. Écoutez, on a de la chance parce que nous n'allons pas ouvrir la saison de Quidditch. C'est tant mieux, parce qu'on manque encore de cohésion.
Plusieurs sourcils se levèrent, surpris, et Lily se retrouva contrainte de développer sa pensée.
- Ce que je veux dire, c'est que même si on s'entraîne dur, on reste une équipe qui débute. Forcément, il y a des ratés, et il nous faudra un peu de temps avant que tout soit parfait. On pourrait gagner le match de début de saison, ajouta-t-elle. Mais comme nous ne jouons pas en premier, nous allons en profiter pour améliorer notre jeu. Les Trois Mousquetaires, j'ai d'ailleurs songé à une nouvelle combinaison.
Les Trois Mousquetaires étaient en réalité les trois poursuiveuses. C'était Matt, tout à ses origines Moldues, qui avait dit à Lily que c'était un surnom qui conviendrait tout à fait aux trois filles. Quand elle avait demandé une explication à cette appellation, Matt avait été incapable de lui en donner une. Il avait simplement dit que c'était la première idée qui lui venait à l'esprit lorsqu'il voyait les trois joueuses sur le terrain. Lily avait abandonné l'idée d'en savoir plus, mais avait adopté le surnom, parce qu'il était plus facile de les appeler ainsi que par leur nom de famille.
- On essaiera d'en parler à la fin de l'entraînement, ajouta-t-elle. Aujourd'hui, je veux que vous vous concentriez sur les déplacements isolés. Vous deux, continua Lily en se tournant vers Samantha et Marcus, vous allez vous concentrer sur l'attrapeur.
- On va devoir te viser ? s'étouffa Marcus, en ouvrant enfin les yeux.
Lesquels étaient bouffis par le sommeil.
- Exactement. Et n'hésite pas à m'envoyer quelques Cognards. Même plusieurs. Ça me réveillera un peu, grommela Lily.
Ébahi, Marcus se contenta de la fixer bouche bée, sans savoir quoi répondre.
- Elle est complètement folle, soupira Samantha en levant cependant le pouce pour dire qu'elle acceptait et comprenait les ordres de sa capitaine. Mais ne compte pas sur moi pour te défendre auprès de l'infirmière quand tu devras aller la voir pour te faire soigner.
Lily sourit, à peine amusée, et hocha la tête.
- Crivey, je sais que c'est difficile pour toi encore, mais il faut vraiment que tu surveilles les buts latéraux. Garder une position centrale est tentant, mais si tu fais ça lors du premier match, sois certain que nos adversaires le sauront, et passeront leur temps à te feinter là-dessus.
- On joue contre qui, en premier ? s'enquit Sally en bâillant.
Et en interrompant Gavin Crivey, qui voulait pourtant se défendre et expliquer sa façon de jouer, même s'il savait que Lily ne l'approuverait pas.
- Serpentard, leur apprit Lily.
- Le bon vieux duel entre les lions et les serpents, ricana Marcus en se frottant les mains. Bon, bah… On va s'entraîner, du coup ?
Il sauta sur ses pieds, avant de sautiller sur place.
- Plus tôt on commence, plus vite on fait du sport, plus vite on se réchauffera, et plus tôt on aura terminé, expliqua-t-il.
- Allez, on se motive, Marcus a froid, il faut le réchauffer ! ricana Lily. Dans quinze minutes, je veux que vous soyez étirés et sur vos balais, tout le monde se dépêche ! Pensez au petit-déjeuner qui vous attend. Et si cela ne vous motive pas assez, dites-vous que si vous rechignez à faire du sport, je vous emmènerai faire du jogging avec moi. Tout le monde sur le terrain !
Comme elle s'y attendait, la menace de les emmener courir avec elle fut plus efficace que la promesse d'un petit-déjeuner délicieux. S'amusant de cela, Lily les fit tous sortir, avant de s'étonner de constater que Marcus était encore dans les vestiaires. Il se dandinait, légèrement gêné. Lily soupira.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Le batteur s'assura que la porte était bien refermée avant de prendre la parole.
- Je voulais te parler d'un truc.
- Je m'en doute, sinon, tu serais déjà dehors en train de t'échauffer, dit Lily. De quoi s'agit-il ?
Marcus ne répondit pas immédiatement.
- C'est un peu… délicat.
Lily arqua un sourcil, tout en fixant ses lunettes sur son nez. Elle les laissait toujours tomber sur le bout de son nez en dehors du Quidditch, mais lorsqu'elle montait sur un balai, elle voulait que ses lunettes soient parfaitement fixées. C'était sa règle. Lorsque ce fut fait, Marcus n'était toujours pas prêt à prendre la parole.
- Marcus…, soupira Lily, en s'adressant à lui comme à un ami au lieu d'un coéquipier. On n'a pas toute la matinée.
- C'est à propos des changements dans les vestiaires, lâcha-t-il soudainement.
Surprise, Lily ne sut quoi dire. Elle savait que des années auparavant, les joueurs de Quidditch se changeaient dans les dortoirs. Mais cela avait changé il y avait au moins quinze ans de cela, et elle ne comprenait pas pourquoi cela gênait pour Marcus.
- Si tu veux te changer avant…, commença doucement Lily.
- Non ! Ce n'est pas moi le problème.
- Ah ?
La discussion était pour le moins surprenante. Lily ne comprenait pas où voulait en venir le batteur.
- Alors, qui est le problème ?
- C'est… les filles, avoua Marcus.
Sentant que la discussion serait un peu longue, Lily commença à s'étirer dans les vestiaires. Marcus en fit de même, et elle aperçut un bref soulagement sur son visage. S'occuper tout en expliquant son problème semblait lui convenir.
- C'est que… Je sais que l'année dernière, les garçons se changeaient avec les filles, et tout ça. Mais moi, ça me gêne de vous voir sortir de la douche en…
- Sous-vêtements ? devina Lily.
En réalité, ça n'était arrivé qu'une fois, pour le moment. Ils n'avaient pas encore pris tous les repères d'une équipe qui n'éprouvait aucune gêne face aux différents membres du groupe. Elle-même ne se mettait jamais en sous-vêtements devant son équipe, mais c'était surtout dû à une promesse faite à ses frères. Ne jamais montrer le tatouage qu'elle avait à des garçons. Elle avait toujours un léger tee-shirt pour cacher son estomac, et la zone tatouée. Cependant, Sally était la plus âgée des filles, et elle était totalement décomplexée, c'était évident pour tout le monde. Elle ne se gênait donc pas pour si peu. Sauf que si elle ne ressentait aucune gêne, ce n'était pas le cas de Marcus.
- Ouais, souffla Marcus, rouge comme jamais encore Lily ne l'avait vu.
Et pourtant, Marcus prenait rapidement des couleurs.
- Tu veux qu'on se change dans les cabines avant de tous se retrouver à la fin des entraînements, c'est ça ? devina Lily.
Il hocha la tête.
- Je sais que ça gênait personne l'année dernière, et tout ça, mais moi… bah ça me gêne.
- Ce n'est pas parce qu'une des filles te plaît, au moins ? demanda Lily en arquant un sourcil.
Quand elle voyait ce qui se passait dans l'équipe de Poufsouffle, elle n'avait aucune envie que ses joueurs se mettent eux aussi à avoir des histoires entre eux. Elle avait déjà bien assez à faire. Elle n'interdirait jamais aux joueurs de se fréquenter, mais si elle pouvait éviter les drames, elle le ferait.
- Non ! Non, s'empressa de la rassurer Marcus. Écoute, c'est juste que… j'ai été éduqué comme ça, d'accord ? J'ai que des cousins, aucune cousine. J'ai toujours vécu avec des mecs, et les filles, c'est un peu… enfin, tu vois.
Lily ne voyait pas, non. Elle avait toujours vécu au milieu des deux genres. Mais comme elle voyait bien qu'en discuter gênait de plus en plus Marcus, elle hocha poliment la tête, et lui fit signe de continuer.
- L'année dernière, ils avaient tous des copains ou des copines, à part nous deux. Ils n'avaient pas la même attitude sans-gêne. Mais la dernière fois, avec Sally…
- Marcus, l'interrompit Lily. Je crois que j'ai compris l'idée. On pense à s'habiller avant de sortir des douches. C'est noté, et je ferai passer le mot, que ce soit bien clair pour tout le monde. Maintenant… si on allait jouer ? Parce que si toi, tu étais mal à l'aise de ce qui s'est passé avec Sally, moi, je commence à être mal à l'aise de cette conversation, avoua-t-elle en prenant une expression confuse.
Marcus O'Neil poussa un profond soupir de soulagement, évacuant toute la tension qui s'était accumulée dans son corps alors qu'il expliquait à Lily ce qui le gênait.
- Passe le premier, lui fit Lily en lui désignant la porte.
Et, s'armant de son balai, elle le suivit.
Dehors, les joueurs achevaient de s'échauffer en discutant, leur balai à leurs pieds.
- OK, l'équipe, il est temps de grimper sur nos balais ! s'exclama Lily. Les Trois Mousquetaires, faites des passes entre vous, pour le moment, dans le coin du terrain, que je puisse vous voir. Crivey, je veux que tu fasses des slaloms entre les buts. Prouve-moi que tu es capable de tourner, au lieu de toujours rester au même endroit ! Dubois, O'Neil, préparez vos battes, on va bientôt commencer. Vous essayez de me viser alors que je suis en mouvement, d'accord ? Je vais faire beaucoup de figures, je vais beaucoup bouger. L'idée, c'est que vous soyez capables de vous adapter aux différentes situations, et aux changements brusques de l'attrapeur adverse. Dubois, j'ai l'impression que tu es dépassée par ce que je dis…
La nouvelle batteuse hocha la tête, stupéfaite. Oui, elle était totalement perdue.
- Très bien. O'Neil, explique-lui ce que je veux dire, tu connais l'exercice, on s'était entraînés l'année dernière, quand Beng ne regardait pas vers nous, lui rappela-t-elle. Je te laisse dix minutes. Vous autres, dans les airs, et je vous regarde ! Allez, tout le monde se dépêche !
Lily grimpa elle aussi sur son balai, et observa comme elle le put les quatre joueurs qui évoluaient.
- Crivey, resserre un peu tes virages… Encore… Comme ça. Enfin, ne tourne pas trop vite non plus. Évite de vomir, s'il te plaît. J'ai pas envie de nettoyer, grimaça-t-elle. Sloper, qu'est-ce que tu fais ? s'étonna Lily en voyant la poursuiveuse rater pour la troisième fois le Souafle.
- Je ne sais pas, gronda la poursuiveuse. Je n'arrive pas à me concentrer.
- Claque-toi, proposa Lily.
Sa proposition fit rater pour la quatrième fois le Souafle à Sally.
- Pardon ?
- Eh bien, ça te réveillera ! Plus sérieusement, dit Lily en retrouvant tout son sérieux, il faut que tu te concentres plus sur le mouvement des filles, plutôt que sur les tiens.
- C'est ce que je fais !
- Non, la contredit Lily. Ce que tu fais, c'est que tu réfléchis au moment où tu vas réceptionner le Souafle, plutôt que de réfléchir à la manière dont le lance Sloper ou Sitwell. Tu vois ce que je veux dire ? Non ? Bon. En fait, ce qui se passe, c'est que tu es trop concentrée sur tes mains, et pas sur celles de tes coéquipières. Tu comprends mieux, à présent ?
- Je crois…, murmura Sally.
- Jouez, exigea Lily.
Elle jeta un regard sur les deux batteurs. Marcus expliquait toujours à Samantha ce qu'elle attendait d'eux, à l'aide de gestes lents, afin qu'elle comprenne mieux ce que Lily avait demandé, laissant ainsi quelques minutes à la nouvelle capitaine pour mieux observer les poursuiveuses, et attendre de voir si Sally réussissait à se concentrer différemment sur son jeu.
- Crivey, tu en as assez fait, viens par ici ! exigea Lily en appelant son gardien.
Il cessa aussitôt ses slaloms autour des anneaux, et la rejoignit.
- Tu te sens plus souple ? s'enquit Lily. Tu as l'impression d'avoir tourné autant d'un côté que de l'autre ?
- Un peu de mal pour les courbes à gauche, avoua Gavin.
- Je m'en doute, t'es raide comme un piquet de ce côté, grommela Lily. Au prochain entraînement, on fera des échauffements tous ensemble, pour que vous travailliez tous vos muscles à ma façon, et tant pis si vous souffrez un peu. Je sais bien que vous, si vous pouvez éviter de trop forcer, vous ne forcez pas… Sloper, regarde, tu as réussi les trois dernières passes, mais là, tu es à nouveau concentrée sur toi uniquement ! Pense plus comme une équipe, l'encouragea Lily. On sait toutes les deux que tu peux le faire.
En même temps qu'elle terminait de leur parler, Marcus et Samantha se postèrent à côté de Lily.
- Vous avez terminé ? demanda la capitaine.
- Ouais, Dubois a compris.
- Super, soupira Lily. Les Trois Mousquetaires, vous avez assez travaillé sur cet exercice, on le reprendra plus tard avec toute l'équipe. Maintenant, je veux que vous travailliez sur les passes isolées, et que vous marquiez. Crivey, tes anneaux t'attendent ! le poussa Lily. Allez, tout le monde au travail. Moi, je vais lâcher les Cognards et le Vif, dit Lily aux deux batteurs une fois qu'ils ne furent plus que tous les trois.
Elle n'attendit pas leur consentement, et se dépêcha de rejoindre la caisse des balles, où les Cognards souhaitaient sortir, tout comme le Vif d'Or d'entraînement.
- C'est parti, murmura Lily en lâchant tout d'abord la petite balle dorée, avant de libérer les Cognards.
Elle jeta ensuite un rapide coup d'œil à sa montre. Ils avaient encore une petite heure d'entraînement à faire, avant de laisser le terrain, s'ils ne voulaient pas être en retard pour le petit-déjeuner et les premiers cours de la journée.
…
Lily leva son bras droit au-dessus de sa tête en grimaçant. La douleur qui lançait son coude était vive, et elle aurait volontiers pris une potion pour endormir cette gêne.
- Je suis désolée, désolée, désolée, désolée ! s'empressa de dire Samantha en voyant l'expression de sa capitaine.
Lily soupira, et tenta de garder son calme et son sérieux, ce qui était plutôt difficile lorsque le reste de l'équipe se retenait difficilement de rire face à la détresse de Samantha.
- Aucun problème, Samantha, lui assura Lily.
Elle s'adressait toujours à eux par leur prénom à la fin de l'entraînement, au moment d'en faire le bilan.
- Au moins, je sais que tu vises bien. Et que tu sais que généralement, je fais une roulade du paresseux juste après une feinte de Porskoff adaptée à mon poste…, grimaça l'attrapeuse.
Son coude n'avait vraiment pas apprécié recevoir le Cognard. Mais alors, vraiment pas. Et encore, elle avait eu le bon réflexe de lever le bras, sinon, c'était son crâne qui réceptionnait le Cognard.
- Je vais peut-être changer mes enchaînements de figures, moi, avant de recevoir un Cognard d'un batteur adverse, soupira Lily.
- Je suis désolée, dit une fois encore Samantha.
Elle paraissait tellement mal que Lily se força à sourire.
- Samantha, ce n'est rien. Tu as fait exactement ce que je t'avais demandé, à savoir, me viser, et tu as très bien réussi. Tu as peut-être agi avec un peu trop d'enthousiasme, mais je serais stupide de t'en vouloir pour si peu, assura Lily. Simplement, n'oublie pas, durant les matchs, de viser ceux qui ne sont pas en rouge…
Cette fois, c'en fut trop pour les autres joueurs, qui éclatèrent de rire, malgré la fatigue. Samantha, elle, devint un peu plus rouge.
- Allez, la rassura Lily. Tu as très bien joué, et je n'en attendais pas moins de toi. Maintenant, je veux que tout le monde m'écoute attentivement. Je voudrais parler de ce qui se passe dans ces vestiaires.
Elle étira une fois encore son bras au-dessus de sa tête. Son coude avait du mal à suivre le mouvement, mais elle espérait qu'en le forçant à garder une position d'extension, la circulation du sang retrouverait sa normale, et que les fourmillements qu'elle sentait depuis que le Cognard l'avait frappée s'en iraient.
- On est une équipe, je suis d'accord avec vous. On se fait confiance, je suis aussi d'accord avec vous. Mais pour éviter que certains et certaines se sentent mal à l'aise, je vous demanderai de ne pas quitter les douches tant que vous n'êtes pas habillés, et de ne pas vous promener dans les vestiaires en sous-vêtements. Rien de plus, rien de moins.
Personne ne regarda directement Marcus, ce qui rassura Lily. Personne ne savait que c'était lui. Personne ne regarda non plus Sally, même si elle était la seule qui avait une fois oublié ses vêtements à son casier.
- Parfait, enchaîna Lily. Ce n'est pas une punition, simplement des règles de vie commune. Et maintenant… On va manger, gémit-elle.
- Oui ! Enfin ! hurla Gavin en sautant sur ses pieds. Je n'en pouvais plus. Tous à la Grande Salle ! s'exclama-t-il en se dirigeant vers la sortie en levant le poing, comme s'il était à la tête d'une marche révolutionnaire.
Comme toujours, Lily attendit qu'ils soient tous sortis pour les suivre. Ainsi, elle était la dernière à quitter le vestiaire, comme une capitaine qui s'assurait que rien n'était oublié sur les lieux. C'était exactement ça, d'ailleurs. Elle faisait toujours un dernier tour de la pièce avant de la quitter et de verrouiller les vestiaires. Ensuite, personne d'autre qu'elle ne pouvait y entrer. Les autres joueurs pouvaient toutefois venir voler sans elle en-dehors des jours d'entraînements, mais dans ce cas, ils devaient la prévenir. Sinon, les vestiaires ne se rouvriraient pas avant la prochaine date d'entraînement.
- Salut ! s'annonça une voix enjouée alors qu'elle pensait qu'elle était toute seule.
Lily sursauta, et se retourna vivement.
- Basile ! Salut, dit-elle. Qu'est-ce que tu fais là ?
Il haussa les épaules, plutôt vague.
- Je suis simplement venu voir si l'entraînement s'était bien passé, et je me disais qu'on pourrait, je ne sais pas, aller ensemble à la Grande Salle ?
Lily haussa un sourcil.
- Je crois encore savoir comment aller jusqu'à la Grande Salle…, commença-t-elle avant de se reprendre en voyant l'air dépité de Basile. Mais un peu de compagnie ne me ferait pas de mal, s'empressa-t-elle d'ajouter. Sors, le temps que je vérifie que tout est en ordre.
- Tu ne veux pas d'aide ? s'enquit Basile en se mettant derrière elle.
Lily se raidit légèrement, déglutit, et se retourna brusquement, tentant de sourire normalement.
- Non, assura-t-elle. Ça ira. Merci. Je te jure… Tu peux m'attendre dehors.
- D'accord…, murmura Basile avant de sortir.
Lily poussa un profond soupir. Ce n'était pas de la faute de Basile, il ne pouvait pas savoir. D'ailleurs, Meredith était la seule de ses amis à le savoir. Lily détestait avoir une personne derrière elle. C'est pour cela qu'à table, elle se mettait toujours dos à un mur, et le plus loin possible de l'entrée de la Grande Salle, pour que le moins d'élèves possible lui passent dans le dos. Et elle ne sortait jamais la première sur le terrain de Quidditch. L'année dernière, elle sortait la dernière, et cette année, elle avait bien prévu de faire de même : l'équipe d'abord, elle ensuite, n'en déplaisent aux capitaines adverses de voir qu'elle agissait, une fois encore, d'une manière qui n'était pas traditionnelle.
Elle verrouilla son casier après en avoir sorti son sac, fit disparaître la lumière d'un coup de baguette puis rejoignit Basile dehors avant de verrouiller les vestiaires.
- Tu t'es levé tôt, dis-donc ! lui fit remarquer Lily.
Pour venir jusqu'au terrain, il fallait au moins dix minutes de détour, depuis la tour des Gryffondor. C'est pour cela que Lily prenait ses affaires de cours lorsqu'elle avait un entraînement tôt le matin.
- Je me suis dit qu'avec un peu de chance, on pourrait passer un petit moment à discuter ! s'enthousiasma Basile.
Elle lui sourit gentiment, se rappelant brutalement ce que Meredith avait dit il y avait peu de temps. Basile ne traînait pas avec eux, l'année dernière. Pourquoi ce changement d'habitude ? Parce que Sean passait moins de temps avec lui, ou pour autre chose ?
- Alors, comment se passent les entraînements ? demanda-t-il.
- Très bien ! lui répondit Lily. Ça prend beaucoup de temps, mais on avance, et on devrait se défendre correctement au match contre Serpentard, assura-t-elle.
- Hum… Ça ne te laisse pas beaucoup de temps pour profiter de tes journées et de tes amis, cependant, fit remarquer Basile.
Lily haussa les épaules.
- La preuve que si, tu es là ! répondit-elle cependant.
- Mais… tu n'as pas parfois envie de faire autre chose que régler tes journées en fonction du Quidditch ? Je trouve que tu y passes tout ton temps. Tu n'as pas l'impression d'être surmenée ? s'étonna Basile.
- Eh bien… Pas tant que ça, avoua Lily. Je préfère être tout le temps occupée plutôt que ne pas savoir quoi faire de mes journées, tu comprends ? s'enquit la jeune fille en laissant passer une fois de plus son camarade devant elle.
Définitivement, elle n'aimait pas lorsqu'on lui passait dans le dos, et Basile ne faisait pas partie des personnes en qui elle avait assez confiance pour le laisser être derrière elle, au lieu de la devancer.
- Et puis, le Quidditch, ça me détend, avoua Lily. Matt, c'est de parler Quodpot qui lui plaît. Moi, c'est de toujours penser Quidditch. Chacun son truc !
Basile sourit, et hocha la tête.
- Mais tu n'as pas peur que ça t'empêche, parfois, de voir de nouvelles choses ? demanda-t-il tout de même. De rencontrer de nouvelles personnes ?
- On me prend avec le Quidditch, ou on ne me prend pas, dit simplement Lily en se glissant à une place libre à côté de Meredith.
- Personne ne te prendra, dit cette dernière avec un large sourire. Basile ! Tu es allé chercher Lily au terrain ? Quelle surprise…, ironisa-t-elle en lançant un regard entendu à Matt. Ils n'étaient pas tous en train de souffrir ? Parce que tous les joueurs se sont lancés sur la nourriture à peine installés. Un peu comme toi, en fait, grimaça Meredith, en avisant son amie qui était déjà en train d'avaler de grandes cuillerées de céréales, mélangés à des fruits.
Lily, la bouche déjà pleine, tenta de se faire comprendre.
- C'phyquelquitch.
- Et intelligemment, ça veut dire quoi ? rit Matt.
Lily avala rapidement sa nourriture et adressa un sourire éblouissant à son ami, qui rit par avance de ce qu'elle allait lui dire.
- C'est physique, le Quidditch. On a faim quand on a terminé l'entraînement !
…
Les mains enfoncées dans son pantalon de sport, Lily se dépêcha de rejoindre le terrain de Quidditch. Sur l'herbe, une autre personne l'attendait déjà, s'étirant. Renonçant à ses propres étirements (elle les ferait plus tard), Lily se mit à courir à petites foulées pour se rapprocher de la silhouette. Elle maudit Basile qui l'avait retenue, et donc mise en retard pour son rendez-vous avec Jason.
- Salut, l'Éclair, la salua immédiatement Jason Seek.
- Salut, le Vif. On va courir ?
- Me semble que c'est le programme. On y va ? enchaîna-t-il en se mettant en route.
- On n'attend pas Léana ? s'étonna Lily.
Elle regarda derrière Jason, comme s'attendant à voir apparaître la batteuse des Serdaigle. Pourtant, Jason secoua la tête, effaçant les attentes de Lily de voir l'amie du capitaine des Serdaigle.
- Non. Elle ne veut plus courir avec nous.
- Pourquoi ? J'ai fait quelque chose qui lui a déplu ?
Jason, qui avait paru gêné à la première question de Lily, parut surpris en entendant la seconde.
- Toi ? Avoir fait quelque chose lui déplaisant ? Non, je ne crois pas…
- Alors, si elle ne vient plus, ce n'est pas de ma faute ?
- Non ! Pourquoi est-ce que tu penses ça ?
Lily haussa les épaules. C'était simplement son point de vue. Elle n'était pas forcément amie avec Léana Raven, il était donc possible que celle-ci, parce qu'elle n'avait pas d'affinités avec la Gryffondor, ait mal interprété une phrase et l'ait prise de travers, en voulant ensuite à la plus jeune des Potter.
- Pour rien. Donc, pourquoi elle ne vient plus ?
- Parce qu'on la déprime, avoua Jason en grimaçant.
- On la déprime ?
- Ouais.
Ils couraient à présent en direction du lac.
- On fait le tour ? demanda Lily.
Jason jeta un coup d'œil à sa montre.
- Tu es pressé ? enchaîna Lily.
- Pas spécialement. Juste beaucoup trop de travail, soupira-t-il. Je me coucherai tard, c'est pas grave. Donc, revenons-en à Léana… On la déprime parce qu'on peut parler en courant, alors qu'elle, je cite, « crache ses poumons à essayer de maintenir notre rythme ».
Lily sourit, partageant l'amusement de Jason et, durant un long moment, aucun des deux ne parla, se contentant de courir. Jason courait parce que les équipes qu'il souhaitait intégrer exigeaient des joueurs une condition physique irréprochable, et Lily courait parce que c'était quelque chose qu'elle avait hérité de son père, qui devait faire du sport depuis que le Bureau des Aurors demandait à ces derniers d'être en bonne santé, et un peu sportifs. Et puis, depuis qu'elle savait que Jason Seek courait, elle se sentait moins seule à faire du sport, à Poudlard. Ils avaient décidé de faire ça ensemble, parce que c'était plus amusant que de le faire seul.
- Au fait…, s'enquit Jason au bout d'un moment. James, comment il va ? Vraiment, je veux dire.
Il refit quelques foulées sans parler, le temps de reprendre son souffle.
- Et n'essaie pas de te défiler. Je veux une vraie réponse.
Lily se maudit presque, tout à coup, d'avoir accepté de courir avec Jason. Il était toujours prévenant avec son entourage, et si James était un sujet que Lily essayait d'éviter, elle savait que Jason insistait pour savoir comment allait le grand frère de Lily. Il savait quand il devait arrêter de poser des questions de crainte que son amie ne s'énerve. Mais aujourd'hui, Lily n'allait pas s'énerver. Elle allait simplement remuer le couteau dans la plaie.
- Ce n'est pas génial, avoua-t-elle.
Ils avaient presque contourné la moitié du lac.
- Il est sorti avec une fille, mais ça n'a pas marché.
Elle fit quelques foulées, légèrement en retrait de Jason.
- Elle le trouvait trop déprimé. Elle avait raison, cela dit.
Pendant quelques minutes, ils ne parlèrent plus. Et puis, naturellement, sans même que Jason ne la pousse à parler, Lily reprit la parole.
- J'ai décidé de lui laisser trois ans. Au bout de trois ans, s'il n'est pas sorti tout seul de ce trou dans lequel il s'enfonce, je le secoue.
Elle hocha la tête, comme pour se convaincre qu'elle avait raison de penser comme ça.
- Pourquoi trois ans ? s'étonna Jason.
- Je me dis que c'est le double de son histoire avec Astrid. Qu'il a besoin de trois ans pour faire le deuil d'un an et demi de relation.
Jason secoua doucement la tête, et Lily se mordit la tête, sachant par avance qu'il allait lui dire qu'elle se trompait. Elle savait bien qu'elle se trompait, mais elle essayait de ne pas y penser. Sinon, elle devait se concentrer sur le fait que son grand frère était déprimé, et n'arrivait pas à passer au-delà de la mort de sa petite amie.
- Ce n'est pas comme ça que ça marche, Lily, et tu le sais bien.
Elle haussa les épaules, et accéléra sa foulée pour se mettre au même niveau que Jason, avant de ralentir et d'adopter son rythme.
- Je sais bien. Mais je fais comment, moi ? J'attends que ça passe, comme ça ?
- Je crois surtout qu'il faut que vous acceptiez, tous, que…
Deux élèves les regardèrent passer, assis sur un banc. Refusant de parler de James devant deux personnes qui ne le connaissaient pas, Jason se tut.
- James doit vouloir s'en sortir, termina Jason.
Lily ne réagit pas tout de suite. Elle comprenait le raisonnement de Jason, et elle était entièrement d'accord avec lui. Cependant, il ne vivait pas avec James. Ou, plutôt, il ne vivait pas avec cette pâle copie de James. Il ne savait pas ce que c'était de devoir secouer par l'épaule son grand frère à chaque fois qu'il se laissait aller à la mélancolie. Il ne savait pas ce que c'était de ne pas apercevoir une lueur de vie dans les yeux autrefois si rieurs de James.
Jason ne savait pas ce que c'était de voir James Potter survivre plutôt que vivre.
- Et s'il ne veut jamais s'en sortir ? murmura finalement Lily, osant mettre des mots sur ce qui lui faisait peur depuis deux ans.
Jason soupira, dépité. Ils se turent encore quelques minutes, le temps de rejoindre le terrain de Quidditch. Ils n'avaient pas couru longtemps, mais ça leur avait fait du bien.
- Tu restes pour t'étirer ? demanda Lily.
Ou, plutôt, supplia. Elle ne voulait pas terminer ainsi cette conversation, elle ne voulait pas qu'ils se quittent sans que Jason ne l'ait aidée à avoir un peu d'espoir.
- Ouais, répondit sobrement Jason.
Il tira son bras gauche au-dessus de sa tête, attrapant son coude.
- James voudra s'en sortir, finit-il par dire. Il n'est pas à tendance dépressive. Il est d'un naturel enjoué. C'est juste que la disparition d'Astrid a été trop brutale pour qu'il ait réellement le temps de s'y faire.
Lily soupira, et hocha la tête. Ce que lui disait Jason la rassurait. C'était exactement ce qu'elle pensait de toute cette histoire, et elle était contente de voir qu'une personne qui connaissait toute l'affaire, mais qui n'était pas aussi proche qu'elle de James, pensait la même chose. Cela voulait dire qu'elle n'avait peut-être pas tort de croire qu'il fallait laisser encore un peu de temps à James pour guérir de ses blessures.
Elle se laissa tomber au sol, et étira ses jambes devant elle, avant de se pencher pour toucher la pointe de ses pieds.
- Je sais que tu adores ton frère, Lily, reprit Jason. Mais je pense que parfois, tu réfléchis trop à ses problèmes plutôt que de te préoccuper de ta vie. Et je crois que ce n'est pas bon non plus. Il faut que tu le laisses gérer son deuil. Ne l'abandonne pas pour autant ! s'empressa-t-il d'ajouter alors que Lily voulait protester. Mais laisse-lui un peu d'air. Profite de tes années à Poudlard sans essayer de vivre ce qui se passe au-dehors. James n'est pas tout seul, il y a toute ta famille prête à s'en occuper, et Chuck est devenu un très bon ami pour lui. L'ancienne Préfète aussi, Mélina, est proche de lui.
Lily hocha la tête, et ils terminèrent leurs entraînements en silence. Ce fut Jason qui donna le signal de départ en se levant, et en tendant la main à Lily pour qu'elle se relève.
- Ah, Jason, ton côté gentleman te perdra un jour, se moqua-t-elle sans noter la gêne du garçon. Dis-moi, tu retournes au château pour travailler ?
- Oui, pourquoi ?
- Tu restes dans ta salle commune ou tu vas à la bibliothèque, ou dans une salle de travail ?
Jason réfléchit quelques secondes.
- Je n'ai pas encore décidé…
- Tu n'aurais pas envie de travailler avec une amie, moi par exemple, à la bibliothèque ou dans une salle de travail ? Les premières années passent la soirée à s'entraîner sur les sortilèges de Lévitation. Chaque année, c'est la même chose, et chaque année, la moitié de la salle commune prend feu…, grimaça Lily.
Jason éclata de rire. C'était une constante, c'est les Gryffondor, de mettre le feu à leur salle commune en s'entraînant à pratiquer des sortilèges. C'était une plaisanterie qui faisait rire toutes les maisons de Poudlard… à l'exception de celle des Gryffondor. Les élèves de la maison des lions en avaient généralement marre au bout de cinq années.
- Tes amis ne veulent pas fuir avec toi, pour travailler en paix ? s'étonna Jason.
Non pas que passer du temps avec Lily le dérangeât réellement. Mais dans le doute, et pour éviter de se retrouver avec d'autres Gryffondor qui feraient plus de bruit qu'ils ne travailleraient, il préférait poser la question.
- Meredith et Matt ont travaillé toute la journée, donc je pense qu'ils vont plutôt profiter du spectacle et se moquer de ceux qui vont les aider à apprendre le sort, et avoir quelques sourcils brûlés. Sean n'a pas le choix, il est Préfet et il doit rester, tout comme McTomy. Basile adore observer ces pauvres premières années, souffla Lily en levant les yeux au ciel, légèrement agacée de ce comportement. Et Glitters ne se mêle jamais aux autres. Donc non, je suis toute seule à vouloir travailler en dehors de ce bruit.
Ils s'étaient mis en route, quittant le terrain de Quidditch pour rejoindre le château. L'été n'était pas encore terminé, pourtant, le soleil se couchait déjà bien plus tôt, et les températures chutaient dès qu'il était passé derrière les montagnes. Des lumières s'allumaient déjà dans le château, montrant où se regroupaient ses habitants.
- Alors si je peux t'être utile en me dévouant… Je ne dis pas non à travailler à la bibliothèque jusqu'à ce qu'elle ferme, proposa Jason. Misenpot nous a demandés d'écrire trois parchemins sur les Potions interdites par le Ministère.
- Super ! soupira Lily. Je dois aussi travailler les Potions. On dit dans… trente minutes à la bibliothèque ? ajouta-t-elle après avoir jeté un œil à sa montre. Ça nous laissera une heure trente de travail. Ça te convient ?
- C'est parfait, assura Jason. Et ne sois pas en retard, l'Éclair, il paraît que c'est ta spécialité depuis le début de l'année ! se moqua-t-il.
Lily se renfrogna. Entre les entraînements de Quidditch, les conversations qu'elle avait avec James, les lettres qu'elle écrivait à ses parents et à Albus, ses devoirs et les moments qu'elle essayait de passer avec ses amis sans travailler, elle était exténuée. Cela avait des conséquences sur sa ponctualité ou, plutôt, sur sa nouvelle absence de ponctualité.
…
Quarante minutes plus tard, Jason Seek et Lily Potter étaient bien installés à la bibliothèque. Seulement, ils avaient abandonné leurs devoirs. L'un des deux avait lancé le sujet sur la Coupe de la Ligue de Quidditch, et depuis, ils n'avaient pas songé à regarder une seule fois leurs notes.
Jason et Lily étaient comme ça. Ils oubliaient facilement ce qu'ils étaient en train de faire pour parler de tout et de rien. Tous leurs amis s'accordaient à dire qu'ils étaient incapables de ne pas se voir une journée, parce qu'ils avaient toujours quelque chose d'important à se dire, quelque chose qui avait à voir avec le Quidditch. Oui, tout le monde le disait.
Mais eux s'en moquaient totalement. Du moment qu'ils avaient quelqu'un avec qui parler, ça leur suffisait. En tout cas, c'est ce qu'ils croyaient.
Note d'auteur.
Bonjour à tous ! Je vous passe les problèmes de connexion à la coloc, ainsi que le fait que j'ai encore oublié le jour que nous sommes, et tout ça... Les vacances ne m'ont pas franchement permis de me remettre les idées en place. Loin de là, même, puisque j'ai vu tellement de monde, et fait tellement de choses que je suis pas du tout reposée. Enfin breeeeef ! J'espère quand même que vos vacances à vous étaient plus reposantes que les miennes (ce qui n'est pas du tout compliqué, en somme.)
Allez, revenons à ce chapitre ! Comme toujours, du Jason, et du Quidditch. Aaah, Jason... Qu'est-ce que j'aime ce petit Jason ! Il est presque parfait. Seulement trop patient. Ce qui n'est pas toujours une bonne chose, en fait. Faudrait qu'il se bouge un petit peu plus, le bonhomme. En fait, les bonhommes en général. Faut se bouger. Sur ces paroles pleines de bon sens, passons au remerciement : merci pour vos reviews, et merci à DelfineNotPadfoot pour ses corrections. Sinon, pour titietrominet désolée que tu n'aies pas pu patienter, et aie tout lu d'un coup ^^ J'espère que la suite te plaira toujours autant ;).
Sur ce, comme je ne pense pas avoir grand-chose d'autre à vous dire, je vous abandonne et vous dit à la semaine prochaine :)
