Disclaimer : Harry Potter, qu'on ne devrait même plus présenter, appartient à J.K. Rowling. Et moi, à mes heures perdues, j'écris des fanfictions sur cet univers.
La semaine où la Potter et les Weasley disparaissent.
Basile se leva du fauteuil où il s'était assis des heures plus tôt, et s'étira paresseusement.
- Je vais me coucher, annonça-t-il, ses yeux se fermant d'eux-mêmes.
Lily leva les yeux du livre qu'elle lisait, et esquissa un sourire qui, elle l'espérait, ne laisserait pas transparaître sa fatigue. Ça aurait été quelqu'un d'autre, peut-être que cette personne aurait pu remarquer qu'elle était exténuée, et qu'elle rêvait seulement d'aller se coucher. Seulement, Basile n'était pas des plus observateurs, Lily l'avait déjà constaté. Heureusement, cela faisait ses affaires, aujourd'hui. Il se pencha vers Lily, l'embrassa rapidement et, après qu'elle lui ait à son tour souhaité une bonne nuit, se dirigea lentement vers les escaliers le menant au dortoir des garçons. Lily poussa un soupir de soulagement qui réveilla le fléreur couché sur le fauteuil à côté du sien, qui ouvrit un œil noir pour le darder sur elle. Elle lui grimaça un sourire d'excuse, avant de se lever rapidement, et de se diriger à son tour vers son dortoir, en faisant le moins de bruit possible, exercice particulièrement difficile quand on savait que la moitié des marches grinçait systématiquement, et que l'autre moitié grinçait quand l'envie lui en prenait. Heureusement pour elle, elle atteignit le dortoir des sixième année sans encombre. Elle vérifia que ses camarades dormaient déjà – aucune lumière ne filtrait sous la porte, ce qui était bon signe. Elle entra dans le dortoir le plus silencieusement possible, et se dirigea vers son lit aussi discrètement que possible.
Elle se figea lorsqu'elle entendit un faible sifflement. Elle se força à calmer sa respiration, et à penser raisonnablement. Callie McTomy était légèrement enrhumée. Elle avait pris de la Pimentine, mais il était possible que son nez soit encore un peu bouché, et l'empêche de respirer normalement… Oui, ça devait être ça, décida Lily quand elle n'entendit aucun autre bruit suspect. Elle s'accroupit donc à côté de son lit, passa délicatement le bras dessous, et en tira un sac déjà rempli d'affaires pour une semaine. Elle l'ouvrit silencieusement, et sortit le parchemin qui trônait au-dessus. Puis, refermant la toile, elle se redressa, prit d'une main le sac, de l'autre le parchemin, sortit aussi silencieusement que possible du dortoir, luttant contre l'appel de son lit, et se dirigea à nouveau vers la salle commune, définitivement déserte. Là, elle posa le sac, sortit sa baguette de la poche arrière de son pantalon, et la pointa sur le parchemin.
- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.
Aussitôt, le plan de Poudlard apparut. Elle l'observa d'un œil critique, remarquant que les professeurs avaient de toute évidence déserté les zones par lesquelles elle passerait. Elle reprit son sac, qu'elle cala solidement sur son épaule pour qu'il ne la gêne pas, puis sortit de la salle commune des Gryffondor.
- C'est à cette heure-ci que vous sortez ? la réprimanda aussitôt la Grosse Dame, sur le ton réprobateur qu'elle employait à chaque fois qu'elle en ressentait l'envie.
Lily ne répondit rien, mais ne put s'empêcher de sourire légèrement et de lever les yeux au ciel. Parfois, la Grosse Dame sentait qu'elle devait se comporter comme une mère avec les élèves de Gryffondor. Personne ne la prenait jamais au sérieux, mais cela faisait partie des caractéristiques du portrait que les Gryffondor aimaient bien – même s'ils ne prenaient jamais la peine d'écouter ses conseils.
- Promis, c'est la dernière fois ce mois-ci, murmura la jeune fille.
Sans plus tarder, Lily se dirigea vers le septième étage du château. Elle dut emprunter des passages secrets pour éviter Peeves et un autre professeur, mais elle arriva sans encombre à destination, pour une fois. Elle se rappelait de l'année précédente, quand elle avait mis près d'une heure à rejoindre la Salle sur Demande, parce que des élèves de Durmstrang et de Beauxbâtons avaient eu vent de la présence d'une Potter dans cette partie du château…
Comme chaque année depuis qu'elle était à Poudlard, elle passa trois fois devant le tableau des trolls apprenant à danser, jusqu'à ce qu'apparaisse la porte de la pièce la mieux cachée du château – après tout, même les légendes n'en parlaient pas, alors que la Chambre des Secrets, elle, faisait partie intégrante des légendes du château. Tout le monde la connaissait de nom, même si peu de personnes croyaient réellement en son existence. La Salle sur Demande, en revanche… Personne ne la connaissait vraiment.
Avant d'abaisser la poignée, Lily vérifia que personne n'allait surgir à l'improviste. Selon la carte du Maraudeur, en tous les cas, elle était tranquille. Elle poussa donc la porte.
- Te voilà enfin ! la salua-t-on sans préambule.
Lily leva les yeux au ciel, et bâilla en même temps. Elle jeta son sac sur le dernier lit disponible, avant de s'y laisser tomber, les bras en croix, les yeux fermés, et de donner une explication à son arrivée tardive qui lui était reprochée.
- Basile n'allait pas se coucher, et je ne voyais vraiment pas comment lui dire que je devais m'absenter toute une semaine. J'ai préféré attendre qu'il aille dormir, mais il avait une sacrée résistance au sommeil, ce soir…
Les reniflements dédaigneux ne lui échappèrent pas. Elle se redressa sur ses coudes, ouvrit les yeux, et regarda les deux personnes dans la pièce.
Louis et Hugo étaient tous les deux assis sur un lit, luttant apparemment contre le sommeil, eux aussi. Ils avaient dû l'attendre. D'aussi loin que s'en rappelle Lily, jamais encore personne n'était allé se coucher sans attendre les autres, lorsque venait la semaine que toute la famille passait dans la Salle sur Demande. C'était une règle implicite pour une bonne cohabitation.
- Tu aurais dû trouver une raison…, rétorqua Louis.
Lily fronça les sourcils.
- Et laquelle, par Merlin ? « Oh, désolée Basile, on ne se verra pas de la semaine, parce que les délégations de Durmstrang et Beauxbâtons arrivent, et qu'elles veulent toujours étouffer les Potter et les Weasley, donc je vais m'exiler une semaine dans une salle ultra secrète du château avec mes deux cousins. On ne se verra pas en dehors des cours, où je serai assise seule pour éviter des questions, parce qu'à chaque fois que je quitterai une salle de classe, je me lancerai un sort de Désillusion pour être certaine que personne ne m'attrape dans un couloir. Voilà, bonne semaine ! » Quelle explication parfaite. Je suis sûre qu'il aurait apprécié, et n'en aurait pas du tout parlé à toute l'école, railla Lily en se laissant tomber sur son lit, une fois encore.
Depuis que le Collège Poudlard accueillait chaque année les élèves en quatrième année de Beauxbâtons et de Durmstrang, la famille de Lily se frottait à un problème important : la célébrité de leurs parents. Chaque année, il se trouvait des élèves pour venir les harceler de questions pour en savoir plus sur les Potter, sur les Weasley, sur les oncles, les tantes… C'était un véritable enfer, qu'ils avaient appris à détester… et à éviter. Durant une semaine, ils s'isolaient du monde, se faisaient discrets. Ils n'allaient pas jouer au Quidditch – un véritable supplice pour cette famille qui avait pratiquement grandi dans des stades – ne traînaient pas dans les couloirs, ne se faisaient pas remarquer, évitaient les retenues, la Grande Salle, et, en règle générale, tout ce qui pouvait les mener à croiser un élève qui s'intéresserait d'un peu trop près à leur arbre généalogique.
L'unique problème, c'est qu'il n'était pas facile de dire à qui que ce soit qu'ils allaient disparaître une semaine entière. Mais comme Basile était tout de même son petit ami, elle allait faire en sorte de l'avertir dans le courant de la semaine qu'ils n'allaient pas pouvoir se voir.
- Une autre solution aurait été de ne pas traîner avec Martell, proposa Louis en fermant les yeux.
Lily aurait voulu le fusiller du regard mais, en toute franchise, elle n'en avait pas la force. Elle avait simplement envie de se glisser dans son pyjama, et sous les couvertures.
Ou peut-être qu'elle pourrait oublier l'étape du pyjama. Se glisser sous les couvertures, toute habillée, n'était pas dérangeant, à bien y réfléchir.
- J'ai cru comprendre qu'aucun de vous n'appréciait Basile, merci bien, soupira-t-elle dans une tentative de défendre son petit ami.
- Je ne sais pas comment tu fais pour le supporter, souffla Hugo. Il est gentil, vraiment, Lily, ce n'est pas le problème ! Mais doux Merlin, qu'est-ce qu'il est empoté…
Lily grimaça. Hugo avait subi la maladresse de Basile trois fois au cours de la semaine qui venait de s'écouler, et elle pouvait comprendre qu'il soit lassé de cela. Elle-même n'avait pu se retenir de lever les yeux au ciel la troisième fois où un incident avait eu lieu…
- Je tiens à vous rappeler que je n'ai jamais critiqué aucun de vos choix en matière de filles…
En même temps qu'elle disait ça, elle se mordit l'intérieur de la joue. C'était le pire exemple qu'elle puisse trouver pour les convaincre de laisser tomber toutes les piques qu'ils lançaient à Basile. Louis s'intéressait à une fille pour la première fois cette année, et Hugo… était Hugo. Il ne voyait pas une fille, soit-elle postée sous son nez. Il voyait les histoires de chacun, les observait et les disséquait, mais il n'en vivait pas lui-même. Il était capable de raconter dans les moindres détails l'histoire de Jason Seek, l'année précédente, avec une fille de Serdaigle d'un an son aînée, ou celle de Sacha Paterson, à Serpentard, avec ce garçon de Poufsouffle. Il pouvait dire comment ces histoires avaient débuté, et comment elles s'étaient terminées. En revanche, avoir lui-même une histoire était quelque chose hors de sa portée, selon toute vraisemblance.
- Ou votre absence de choix, se reprit Lily. Laissez-moi tranquille. Et laissez Basile tranquille, aussi. Il est vraiment sympa, et j'apprécie passer du temps avec lui, alors faites un petit effort, et ne devenez pas aussi insupportables que James et Albus, qui n'arrêtent pas de me harceler depuis que je sors avec lui… bien que je ne sache toujours pas comment ils ont pu être au courant, murmura-t-elle songeusement.
Elle laissa son esprit vagabonder un instant. Ses cousins ne faisaient plus de bruit. Elle crut qu'ils s'étaient endormis, jusqu'à ce que Louis reprenne la parole d'une voix pâteuse.
- Combien de lettres est-ce qu'ils t'ont déjà envoyés ?
Lily grogna.
- Vingt-sept pour Albus. James est un peu plus raisonnable. Seulement vingt-deux.
Louis étouffa un rire, comme Hugo.
- Ils sont incroyables.
- Je ne te le fais pas dire…, soupira Lily.
- C'est la preuve qu'ils tiennent à toi, lui fit remarquer Hugo.
- C'est la preuve qu'ils sur-réagissent à la nouvelle, protesta Lily. Ce n'est pas comme si je venais d'annoncer que j'allais me marier à Basile…
- Encore heureux, grommela Louis. Mais qu'est-ce qu'ils peuvent bien t'écrire, dans toutes ces lettres ? s'étonna-t-il.
Lily glissa une main sous sa nuque pour la soutenir.
- Ils me posent des questions sur Basile.
Elle fouilla dans ses souvenirs, essayant de se rappeler les requêtes étranges de ses grands frères. Elle fronça les sourcils au souvenir d'une d'entre elles, qui l'avait surprise.
- Franchement… Pourquoi est-ce qu'ils voudraient savoir si Basile préfère le chocolat blanc au chocolat noir ?
Hugo éclata de rire.
- Définitivement, tes frères sont étranges…
- Tu prêches une convertie, souffla Lily.
Trouvant une force inattendue en elle, elle eut le courage de se redresser, tout en bâillant, une fois encore.
- Je vais me changer. Et ensuite, je dors. Demain, on fait une course de glisse ?
D'un geste las de la main, ses cousins lui confirmèrent.
- Teddy viendra, ajouta Louis.
- Super, bâilla Lily en descendant de son lit.
Cela permettrait à la course de durer plus longtemps. Et puis, Lily avait toujours aimé passer du temps avec Teddy. Avec un peu de chance, il aurait aussi la gentillesse de leur annoncer la date de son mariage que tous attendaient. Depuis le temps qu'il était fiancé, il était peut-être temps qu'une date soit fixée…
En ouvrant son sac, Lily vit qu'elle avait laissé la carte du Maraudeur à côté de celui-ci, ouverte.
- Méfaits accomplis, dit-elle machinalement.
Aussitôt, les traits qui composaient le parchemin disparurent. Lily savait que dès demain matin, se séparer de la carte du Maraudeur serait stupide. Et dangereux. Et impensable. La carte allait devenir sa meilleure amie dans le courant de la semaine.
…
Les trois cousins entrèrent dans la Salle sur Demande en poussant le même soupir de soulagement. C'était toujours pesant, d'éviter les élèves des autres écoles… et ceux de Poudlard, qui en venaient à les chercher, sur demande de leurs correspondants étrangers.
- Vivement l'année prochaine, qu'on n'ait plus à subir ça, marmonna Louis en se laissant tomber sur son lit.
Lily ne put s'empêcher de lui lancer un regard amer. Elle serait seule, l'année prochaine, à subir l'assaut des correspondants, et contrairement à Hugo et Louis, elle n'avait pas envie que cette date se rapproche. Bien au contraire. C'était toujours plus agréable de subir à plusieurs ce type de désagréments.
- Il y aura toujours Teddy, la rassura Louis en saisissant au vol le coussin que lui envoyait Hugo, afin d'animer un peu la pièce.
- On parle de moi ? s'enquit alors le professeur de Métamorphose en entrant dans la salle sur Demande.
Comme toujours depuis qu'ils prenaient leurs quartiers dans la Salle sur Demande, deux portes étaient visibles : une pour retrouver les couloirs de Poudlard, et l'autre pour rejoindre le bureau de Teddy. Lui n'avait pas tant à se plaindre d'un problème de popularité, mais plutôt d'un manque de compagnie. Il venait voir ceux qu'il considérait comme ses cousins afin de passer les soirées avec eux, ce qu'il ne pouvait pas se permettre de faire le reste de l'année scolaire.
- Lily se plaignait d'être seule, l'année qui vient, expliqua Louis en calant l'oreiller derrière sa nuque.
Teddy adressa un sourire complice à Lily, tout en s'avançant dans la pièce. Il laissa son sac tomber à ses pieds, puis il s'installa sur un des fauteuils confortables de la pièce, aux couleurs de Poufsouffle, pour lui. Il y avait toujours un coin aux couleurs de Poufsouffle pour Teddy, seul représentant de cette maison.
- Tu auras toujours Basile Martell, fit-il remarquer, rieur.
Le visage de Lily prit une teinte rouge en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire.
- Est-ce que toute l'école est au courant et discute de ça ? s'enquit-elle.
Teddy hocha la tête pour le lui confirmer. Elle gémit, et enfonça la tête entre ses mains.
- Mais vous n'avez pas d'autres sujets de discussions ? Même entre les professeurs ?
Les trois garçons haussèrent les épaules.
- En réalité, on en a plein, lui dit Hugo. Par exemple, je n'arrête pas de pousser Louis à discuter avec Julie, pour que cette histoire avance enfin.
- Et ça avance ! assura Louis avec un sourire victorieux. Elle aurait été surprise en plein questionnement sur mon absence au petit-déjeuner, ce matin…, expliqua-t-il.
- Tu es sûr que ça n'a rien à voir avec le fait que le correspondant assis à côté d'elle disait connaître un de tes cousins français ? s'étonna Hugo.
Louis s'offusqua.
- Pour mon amour propre, je préfère croire que non, expliqua-t-il tandis que de larges sourires se dessinaient sur le visage des trois autres personnes présentes dans la pièce.
Lily retint difficilement un rire.
- Du côté des professeurs, pour être honnête, on est surtout surpris du déménagement de Rose… Mais tu viens juste derrière, Lily, c'est promis.
À ces mots, Hugo se renfrogna. Lily lui adressa un regard désolé.
- Tu as eu des nouvelles d'elle ?
Hugo essaya vainement de l'ignorer, mais le silence se fit pesant, et sa réponse était attendue de tout le monde.
- Oui… La cohabitation avec sa colocataire se passe bien. Elle ne dit rien d'autre… Le travail l'ennuie un peu. C'est la routine. Et puis, voilà.
Il détourna le regard.
- Et la relation avec ton père ? demanda doucement Teddy.
La question était légitime. Jusqu'à avant le déménagement, Rose et son père se parlaient à peine.
- Le fait qu'elle soit partie de la maison semble avoir tout apaisé. Sûrement parce que papa est rassuré de voir qu'elle est partie, mais pas pour rejoindre Scorpius…
Lily baissa rapidement les yeux, pour être certaine que son regard ne trahirait pas ses émotions. Pour ce qu'elle en savait, personne d'autre qu'elle et Jason n'était au courant pour Rose, Scorpius, et leur histoire qui était repartie. Lily ne voulait surtout pas être celle qui le dirait au reste de la famille. C'était à Rose de gérer cette affaire.
- Je pense que d'ici Noël, tout sera apaisé, assura Hugo. Et on pourra oublier cette histoire… enfin !
- Pour Rose, ce n'est quand même pas super. Elle était bien, avec Scorpius…, rappela Louis.
Hugo grimaça.
- Je sais bien, et je suis le premier à dire que mon père a agi stupidement, sur le quai, soupira Hugo. Mais Rose n'a pas agi de la meilleure des façons non plus… Dès le début, on lui avait dit que ce n'était pas une bonne idée de le cacher. Elle le savait ! On lui a dit, répété. Et non, elle était bien trop fière, et bien trop assurée de son plan pour nous écouter. Et voilà le résultat. Personne ne s'attendait à ça, les deux familles ont hurlé, et maintenant, Rose ne peut pas être avec Scorpius…
- Ce qui ne m'arrivera pas avec Basile, fit justement remarquer Lily.
Avec cette réflexion, elle voulait faire dévier la discussion du terrain glissant qu'elle prenait – se connaissant, elle craignait trop de vendre la mèche concernant sa cousine. Elle savait garder des secrets, mais elle était aussi du genre à parfois parler sans réfléchir, ce qui n'était pas la meilleure des qualités pour taire une cachotterie.
Elle réalisa cependant qu'après tout, cette réflexion focalisait la discussion sur elle.
- Ah, ça, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne peut pas s'attendre à ce que ta relation avec Basile soit aussi houleuse que celle de Rose et Scorpius, ricana Louis.
- Le bonhomme est plutôt passif…, renchérit Hugo.
Les deux cousins regardèrent Teddy, s'attendant à ce qu'il ajoute quelque chose.
- Je ne peux pas parler en mal de mes élèves, même si je me comporte dans cette pièce comme si je n'étais pas professeur… La situation reste la même. Je ne dirai pas de mal de Basile Martell.
Pour clore la discussion, Teddy adressa un clin d'œil rassurant à Lily, avant de se pencher vers la besace qu'il avait avec lui. Il fouilla à l'intérieur, et en sortit quelques victuailles, dont des Bièraubeurres.
- Bien sûr…, commença-t-il en les distribuant aux trois adolescents.
- Nos parents n'en sauront jamais rien, terminèrent en chœur Lily, Louis et Hugo.
- Merci. J'aime beaucoup ma place de professeur, quand même, et vous faire passer des Bièraubeurres pourrait me la faire perdre…
Les trois adolescents se mirent à rire.
- C'est sûr. Tu aimes bien trop martyriser les étudiants pour prendre le risque de la perdre, plaisanta Louis. Et j'ai le droit de dire ce genre de choses, je te rappelle que je suis ton futur beau-frère, ricana le blond.
Teddy leva les yeux au ciel.
- En parlant de ça… Quand est-ce que vous fixez enfin une date de mariage ?
- Vous le saurez en temps voulu, répondit Teddy, ne se laissant pas avoir par le stratagème.
Depuis l'annonce de leurs fiançailles, toute la famille se demandait quand, enfin, la date du mariage serait officialisée. Et depuis tout ce temps, aucune date n'avait été proposée, faisant enrager tout le monde.
Un moment durant, ils restèrent ainsi, tous les quatre, à discuter de tout, jusqu'à ce que Teddy retrouve sa casquette de professeur sévère.
- Dites… Vous avez avancé vos devoirs, au moins ? Parce que, les garçons, reprit-il en désignant Hugo et Louis, j'ai entendu dire que vos notes en Défense Contre les Forces du Mal et en Potions étaient loin d'être parfaites…
Louis et Hugo affichèrent des airs contrits.
- C'est les vacances dans dix jours, Teddy, souffla Hugo. On a le droit de se relâcher un petit peu…
- Bien sûr. Vous direz ça à vos parents, quand ils apprendront que vos deux derniers devoirs n'ont même pas obtenu un Acceptable…
- Tu ne vas pas leur dire ! s'exclama Louis.
- Si ça peut vous donner envie de vous mettre au travail pour obtenir vos ASPIC, je ne vois pas ce qui me retiendrait de leur dire, répliqua Teddy. Je suis professeur, leur rappela-t-il alors qu'ils allaient à nouveau protester. Je ne peux pas laisser passer ça.
Hugo et Louis échangèrent un regard grave, avant de se lever.
- Bon, eh bien, on va travailler un peu, nous, ce soir, bougonna Hugo en se traînant jusqu'à une table.
Riant, Lily les regarda s'éloigner, avant de se tourner vers Teddy, un air légèrement menaçant.
- J'ai eu de très bonnes notes, jusqu'à présent. Et puis, j'ai tout fait en avance, dit-elle avec un air assuré.
Teddy hocha la tête.
- Je sais bien. Tu es la tête pensante de cette famille. Tu anticipes tout, tout le temps.
Lily haussa les épaules.
Oui, quand elle le pouvait, elle essayait de tout anticiper. Mais il y avait plein de choses qu'elle n'avait pas su anticiper. La mort d'Astrid, la descente aux enfers de son grand frère, Basile, les capitaines en colère, les Serdaigle qui ne lui parlaient plus, ou presque plus… Toutes ces petites choses qui faisaient sortir sa vie des sentiers battus, et lui soufflaient qu'elle pouvait anticiper autant qu'elle le voulait, Lily finirait toujours par se faire rattraper par les aléas de la vie.
- Comment va James ? demanda Teddy, comme s'il savait ce qui se passait dans la tête de Lily.
Elle haussa les épaules, et baissa les yeux sur la bouteille de Bièraubeurre qu'elle n'avait pas encore finie.
- Disons que j'ai l'impression que je lui donne une raison de sortir de son mutisme en ayant un copain. Ça l'oblige à penser à autre chose, murmura Lily.
Teddy poussa un long soupir.
- Oui, je me suis dit comme toi. Que ce n'était vraiment pas une bonne chose que la seule chose qui puisse le sortir de son trouble soit le fait que sa sœur ait un petit ami…
Pendant quelques secondes, Teddy et Lily se contentèrent de regarder Hugo et Louis, qui travaillaient sur leurs devoirs. Puis, Teddy pressa le bras de Lily, avant de se lever.
- James va s'en sortir, Lily. Ça prend juste plus de temps que la moyenne. On le sait, les sorciers sont plus sensibles que les Moldus, il leur faut plus de temps pour se remettre d'une perte, dans les mêmes circonstances. Mais ils s'en remettent aussi. Il faut juste qu'on laisse un peu de temps à James…
Lily lui adressa un sourire triste, avec une pointe d'optimisme. Teddy avait raison. Même s'ils avaient laissé beaucoup de temps à James, lui en donner un peu plus ne pouvait pas être une mauvaise idée.
En attendant, Lily allait en profiter pour se détendre. Et pour cela, rien de mieux que d'agacer ses cousins en leur rappelant qu'ils allaient passer la soirée à travailler, quand elle pouvait occuper sa soirée à faire ce qu'elle voulait.
Elle adorait agacer de cette façon les membres de sa famille.
…
Lily claqua derrière elle la porte de la Salle sur Demande.
- J'ai failli me faire coincer par des filles de Durmstrang, grimaça-t-elle.
Hugo et Louis lui lancèrent la même grimace compréhensive.
- Apparemment, quelqu'un leur avait dit que je comptais parler aux membres de l'équipe ce soir…, expliqua-t-elle en se défaisant de son écharpe.
Les couloirs de Poudlard étaient frais, et elle ne voulait pas prendre le risque de tomber une nouvelle fois malade.
Elle s'approcha de son lit, et prit la potion d'Hannah.
- Tu es encore crispée ? s'étonna Hugo. Comment est-ce que tu fais pour être tendue comme un arc, alors que tu fais tout pour éviter les situations de crise ?
Lily ne répondit pas, se contentant d'avaler la dose prescrite.
- J'ai vraiment envie de voir du monde autre que nous trois, soupira Louis. Non pas que je ne vous apprécie pas, les cousins. Mais je n'ai jamais aimé être enfermé dans une seule pièce, ça me donne l'impression d'être puni. Et je n'aime pas être puni, ajouta-t-il, sur le ton de l'évidence.
Hugo pouffa.
- Tu n'es pas le seul à ne pas apprécier ça, lui dit Lily en ricanant. Et je parle en connaissance de cause. J'ai été si souvent punie… Ne serait-ce que pour le nombre de retenues que j'ai pu recevoir. Je fais tout pour ne pas me faire attraper, mais malheureusement, ça ne suffit pas !
Soudainement intéressés, ses cousins cessèrent leur activité – les Bavboules n'étaient pas le jeu qu'ils préféraient, et ils en détournaient leur attention très rapidement – pour regarder Lily.
- Quelle est la pire punition que tu as reçue ? demanda Hugo.
Lily sourit mystérieusement.
- Vous ne saurez pas.
- Allez ! s'exclama Louis.
Elle secoua la tête, refusant de leur répondre.
Deux ans auparavant, alors qu'ils étaient bien plus nombreux à être encore à Poudlard, Albus avait laissé échapper que la pire punition reçue par le trio Potter était due à la première leçon de vol de Lily. Seulement, c'était la seule information qu'Albus avait bien voulu donner. Il avait refusé d'expliquer ce qui s'était produit lorsque lui et James avaient mis Lily sur un balai pour la première fois, pas plus qu'il n'avait voulu dire comment leurs parents avaient choisi de les punir. Depuis, les cousins essayaient, à intervalles réguliers, de savoir ce qui s'était passé ce jour-là. Peine perdue. Ils avaient même essayé de demander à Ginny et Harry, mais les parents avaient eux aussi gardé le secret, augmentant considérablement la curiosité et la frustration de ceux qui n'étaient pas mis dans la confidence.
- Je te propose un marché, dit Hugo, incapable de laisser tomber.
Il croisa les mains derrière sa nuque, et se balança sur sa chaise.
- Tu me racontes tout et, en échange, je te dis… euh…
Dépité, il laissa sa chaise retomber sur ses quatre pieds. Il se frotta la nuque, réalisant qu'il n'avait aucun moyen de pression sur Lily, contrairement à ce qu'il croyait jusqu'à présent.
- Laisse tomber, Hugo, dit Lily. Peu importe ce que tu me proposeras, ce ne sera jamais suffisant ! dit-elle avec un sourire étincelant. À moins que…
Elle adopta un air songeur, qui, comme elle s'y attendait, éveilla la curiosité de ses cousins.
- Dis-nous ! s'exclama Louis. On te dira tout ce que tu veux !
- Plus ! cria Hugo. On fera tout ce que tu veux !
Lily se retint de rire. Elle ne devait pas perdre son sérieux, si elle voulait que ses cousins continuent à la supplier.
- Eh bien… Il y a bien une information que j'aimerais connaître, et je suis certaine que vous la connaissez.
Elle les regarda tour à tour dans les yeux, laissant le suspens monter, avant de finalement exprimer sa requête.
- Est-ce que vous savez pourquoi les Serdaigle m'évitent comme une personne atteinte de la Dragoncelle ? demanda finalement Lily.
Elle sut immédiatement que ses cousins connaissaient la vérité – et qu'ils ne la lui diraient pas. Elle le vit dans leurs yeux, et à la manière dont ils se reculèrent légèrement. Elle plissa les yeux, espérant que cela suffirait à les dissuader de lui mentir.
- T'es sûre qu'ils t'évitent ? Moi, je pense plutôt qu'ils voient que tu ne veux pas croiser trop de monde, durant cette semaine, mentit maladroitement Hugo.
Lily darda son regard sur lui. Il soutint ses yeux brûlants d'impériosité, mais ne put s'empêcher de rougir, prouvant ainsi à Lily qu'il savait quelque chose qu'elle ignorait. Elle soupira, puis reporta son attention sur Louis, qui baissa les yeux sur les mains, s'intéressant soudainement à les voir s'entremêler.
- Disons simplement que oui, les Serdaigle t'en veulent un petit peu, mais que si tu n'es pas capable de savoir pourquoi, je ne vais pas te le dire pour autant, bougonna Louis sous la pression du regard de sa cousine.
Il leva les yeux pour la regarder directement. Il reprit son souffle, avant d'enchaîner :
- Et si tu avais une petite seconde de réflexion, tu te douterais qu'on ne te dissimule pas la vérité pour te faire enrager, mais seulement parce que tu devrais la trouver toute seule.
Lily se tendit. Elle n'aimait pas ce reproche sous-jacent. Et, en même temps, elle connaissait assez ses cousins pour savoir qu'ils ne faisaient pas ça uniquement pour la faire enrager. Ils devaient avoir une bonne raison.
Pour autant, elle leur en voulait de lui cacher cette raison. Elle grimaça, et s'éloigna d'eux, pour aller s'isoler dans un coin de la pièce. Elle avait besoin de calme.
Elle n'aimait pas être frustrée. Et entre les Serdaigle qui n'avaient pas voulu lui adresser la parole en cours de Potions, alors qu'elle était assise juste à côté d'eux, et les sous-entendus de Louis et Hugo, elle avait de quoi être frustrée.
…
Louis, Lily et Hugo étaient postés à une fenêtre de la Salle sur Demande. Ils avaient une vue plongeante sur le parc de Poudlard, et surveillaient de près le départ des délégations de Durmstrang et de Beauxbâtons.
- Allez, murmura Louis. Ils sont en retard ! ajouta-t-il en regardant sa montre. Je veux sortir de cette pièce ! s'exclama-t-il en portant ses mains à ses cheveux.
Lily lui ébouriffa sa tignasse blonde, en souriant doucement.
- On en a tous envie, Louis. Dans dix minutes au plus tard, ils seront partis, et on pourra retrouver nos dortoirs, lui promit-elle. Et vous, vous en aurez enfin fini avec les semaines à jouer à cache-cache dans le château…
Hugo lui passa un bras autour des épaules pour la consoler, avant de vite l'ôter en se rappelant que sa cousine ne supportait pas les contacts dans son dos.
- Désolé, grimaça-t-il.
Lily haussa les épaules, et repoussa les lunettes sur son nez, pour se donner une contenance. Elle détestait ne pas supporter qu'une personne soit dans son dos. Elle n'avait pas la moindre idée d'où pouvait provenir cette peur déraisonnée, mais ce qu'elle savait, c'est qu'elle était plutôt handicapante, dans un grand nombre de situations.
Comme aujourd'hui, où elle ne pouvait pas accepter un simple geste de réconfort.
- Eh, ils partent, ça y est ! annonça Louis.
En effet, le bateau de Durmstrang venait de s'enfoncer dans le lac de Poudlard, et le carrosse de Beauxbâtons venait tout juste de s'envoler.
- Retour dans nos dortoirs ! s'exclama Louis en faisant un demi-tour sur place.
Ses affaires étaient déjà prêtes depuis la veille au soir, et il ne lui fallut que deux enjambées pour récupérer son sac.
- Vous venez ?
Il piaffait littéralement d'impatience.
- C'est toujours lui, le plus pressé, fit remarquer Lily. À croire qu'il est venu ici contre son gré, alors qu'il a tout à fait le choix…
- Pas tellement, rétorqua Louis. J'aurais le choix si je ne risquais pas d'être poursuivi par une cohorte d'étudiants étrangers qui sont dingues de mon nom de famille.
Hugo leva les yeux au ciel, avant de faire signe à Lily de laisser tomber. Louis voudrait toujours avoir raison sur ce point.
Récupérant leurs affaires à leur tour, Lily et Hugo suivirent Louis.
- Le retour de la liberté ! s'exclama Louis en tournant sur lui-même.
- Le retour de la liberté de pouvoir parler à Julie, oui, souffla Hugo à Lily, qui sourit en pensant à cela.
Avant que son sourire ne se fane rapidement. Louis allait pouvoir revoir Julie comme il le souhaitait. Et elle allait pouvoir repasser du temps avec son petit ami, qu'elle n'avait pas vu de la semaine, et à qui elle n'avait pas adressé la parole. Elle passa une main dans ses cheveux, y rencontrant les nœuds habituels.
- Merlin, souffla-t-elle.
- Qu'est-ce qui se passe ? s'étonna Hugo, toujours à côté d'elle.
Lily s'arrêta, le visage plus pâle qu'à l'accoutumée. Elle se mordit la lèvre
- Ce serait vraiment grave si j'avais oublié de prévenir Basile qu'on ne se verrait pas cette semaine ? Je veux dire, j'aurais pu trouver un moment pour lui dire, mais… j'ai oublié, bafouilla-t-elle.
Hugo grimaça, confirmant les craintes de Lily.
- Comment tu as pu oublier de lui dire ?
- Je ne sais pas ! gémit-elle. C'est simplement que je n'ai pas pensé un seul instant à lui dire… Je n'ai pas l'habitude de ce genre de trucs. Oh, la, la, je suis…
Elle se tut. Au bout du couloir où se trouvaient les trois cousins, deux silhouettes venaient d'apparaître, celle de Jason et celle de Basile. Si elle comprenait la présence de Basile, et son air colérique, elle ne sut deviner pourquoi Jason était lui aussi présent. Pas plus qu'elle ne comprit pourquoi il paraissait aussi agacé que Basile.
Jason dépassa Louis sans répondre au signe de tête qu'il lui faisait, et vint se planter devant Lily. Les traits crispés, il sortit de sa poche un pot de cirage, qu'il tendit à la jeune fille.
- La prochaine fois, tu diras à ton copain que tu t'absentes. Et même si tu ne lui dis pas ça en particulier, tu lui diras que je ne suis pas une source intarissable d'informations sur toi, grogna Jason. Et ça fera trois Mornilles, pour le cirage. Tu pourras me passer l'argent demain.
Abasourdie, Lily écarquilla les yeux, sans comprendre immédiatement ce que lui disait Jason. Elle n'eut cependant pas le temps de lui demander des précisions. Une fois délesté de son paquet, Jason tourna les talons et s'éloigna rapidement de la zone. Elle le savait, que Jason était rapide, mais là, c'était encore plus rapide que ce à quoi elle s'attendait.
En le suivant des yeux, elle vit à nouveau Basile, qui était apparu avec Jason, et elle se mordit la lèvre. Basile n'était pas un garçon qui s'énervait facilement, mais vu ce qu'elle lisait sur son visage, elle comprenait qu'il était particulièrement agacé d'avoir été mis à l'écart une semaine durant, sans aucune explication. Elle aurait peut-être pu faire l'effort de lui expliquer qu'ils n'allaient pas se voir toute une semaine…
Hugo lui pressa l'épaule, avant de l'encourager à s'avancer d'un pas.
- Courage. Dis-toi que ce n'est qu'un mauvais moment à passer…
Puis, il se dépêcha de s'éloigner avec Louis.
Lily déglutit.
Elle n'était pas certaine d'avoir envie de vivre ce moment.
Note d'auteur.
Bonjour à tous ! Tout d'abord, je vous souhaite une superbe année 2016. Tous mes vœux de réussite, de santé, etc. Que cette année vous apporte plein de bonnes choses ! Sur ce, et parce que je suis nulle avec toutes ces histoires de vœux, patin couffin, on va passer à autre chose. Genre, à ce chapitre.
OK, autant le dire, la relation de Lily et Basile ne commencent pas super, super bien, uh. La communication, c'est important, doux Merlin... (Bon, OK, je sais, c'est moi qui écris cette histoire. Et c'est moi qui choisis ce qui se passe, et tout ça. Mais quand même. Bref.) Mis à part ceci, il se trouve que suite à ce chapitre, j'ai un nouveau bonus pour les coulisses d'Invisible à vous proposer ! Il fait référence à la première leçon de vol de Lily. Je vais le poster aussi vite que possible (genre, avant mardi prochain, et ouais !) Il faudrait que je me remette à mes bonus, aussi, mais là, avec le boulot que j'ai, je vais surtout me concentrer sur l'écriture de cette fiction, pour que vous ayez toujours un chapitre chaque semaine ;) ! (Parce que je sais que ça vous plaît, ça, la régularité. Voyez comme je suis gentille) Enfin, ce n'est peut-être pas ce qui vous intéresse le plus, en fait... Mais au moins, je vous l'ai dit ^^
Sinon... Comme chaque semaine, merci à DelfineNotPadfoot pour ses corrections (encore que ça va, ces temps-ci, je laisse pas trop traîner de fautes), et merci à vous tous pour vos adorables reviews ! Il y a d'ailleurs eu un problème, elles ne sont pas toutes passées. Pour une raison que j'ignore, je ne les vois pas. J'imagine que ça finira par revenir, en attendant, ceux dont la review était trop longue, je n'y ai pas répondu ; je le ferai dès que ce problème sera réglé. Je peux quand même lire les plus courtes via ma boîte mail, ce qui fait que j'ai pu répondre presque à tout le monde. Et que je vais pouvoir faire mes RàR anonymes !
Lu, je ne sais pas si cela donnera plus de maturité à Lily (en tout cas, je l'espère !) mais je crois effectivement qu'elle a besoin de cette histoire avec Basile. Enfin, on verra si le temps me donne raison ou pas ;). Et merci pour ta review :)
titietrominet, alors, non, on ne tape sur la tête de personne ^^ Sinon, comme tu dis, ce n'était pas très agréable pour Lily, tout ça... Eh oui, mais Jason ne nous écoute pas ! Même quand je lui dis qu'il devrait abandonner Lily pour moi, il ne m'écoute pas, alors tu vois... Il est têtu, ce Serdaigle ! Merci pour tes deux reviews :)
Sur ce, je vous souhaite une très bonne semaine, et vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau chapitre !
