Disclaimer : Harry Potter, qu'on ne devrait même plus présenter, appartient à J.K. Rowling. Et moi, à mes heures perdues, j'écris des fanfictions sur cet univers.


Bientôt les vacances !

Si Lily avait cru que le départ des élèves de Beauxbâtons et de Durmstrang signifierait un retour à la normale, elle réalisait aujourd'hui à quel point elle avait tort. Discuter avec Basile avait été long et désagréable. Elle avait arrêté de compter le nombre de fois où elle avait dû s'excuser de ne pas l'avoir prévenu que, cette semaine, ils ne se verraient pas. Comme elle était arrivée tous les jours en retard, elle s'était toujours assise aux dernières places libres, ce qui l'empêchait de choisir son binôme de cours – et donc d'être à côté de Basile, pour lui expliquer la situation. Dans le même temps, elle avait réuni toute son équipe en urgence, pour s'excuser du retard pris dans les entraînements – mais la différence, c'est qu'elle avait eu le temps de prévenir son équipe avant de se réfugier dans la Salle sur Demande. Elle n'avait pas pris le temps d'avertir Basile, en revanche. Ensuite, les événements désagréables s'étaient enchaînés. La masse de devoirs donnée par les professeurs venait assombrir la perspective des vacances proches. Elle avait voulu aller sur le terrain de Quidditch, pour dégeler son balai, et avait envoyé un message à Jason, pour qu'il la rejoigne. La chouette de Lily était revenue avant la fin du petit-déjeuner, sans le mot… mais sans réponse de Jason. Qui n'était pas apparu sur le terrain à l'heure où Lily y était allée. Elle en avait donc déduit qu'il était occupé à autre chose. Jusqu'à ce qu'elle le croise, en retournant au château, bien tranquillement installé dans une salle de travail. Elle aurait voulu lui demander pourquoi il n'était pas venu, mais contrairement à lui, elle n'avait pas d'heure de libre, et Basile l'avait déjà repérée et l'appelait pour aller en cours.

Elle était donc allée en Métamorphoses, où Teddy les avait assommés de devoirs. Alors qu'elle était assise à côté de Ryan Faucett, de l'équipe de Serdaigle, elle avait voulu discuter avec lui, ne serait-ce que pour savoir quand étaient programmés les prochains entraînements des Serdaigle, pour savoir quand est-ce qu'elle pourrait mettre ceux de Gryffondor. Elle s'était attendue à ce que Ryan se moque un peu de son manque d'organisation. Elle ne s'était pas attendue à ce qu'il lui rétorque qu'elle n'avait qu'à se débrouiller toute seule pour trouver les informations qui l'intéressaient. Choquée, Lily n'avait pas su quoi répondre – ce qui valait certainement mieux, parce que leur professeur leur lançait un regard sévère, et qu'elle n'avait absolument pas l'intention d'être en retenue cette semaine.

Depuis quand est-ce que les Serdaigle ne l'appréciaient plus ? C'était nouveau, et elle n'était pas certaine d'apprécier cette nouveauté.

Et toute cette histoire était sérieusement en train de lui porter les nerfs à vif. Elle n'était même pas sûre que les vacances de Noël lui apporteraient le réconfort qu'elle cherchait. Elle savait que ses frères ne la laisseraient pas tranquilles de toutes les vacances, et la perspective n'était pas des plus réjouissantes, loin de là.

En fait, à l'heure actuelle, Lily n'était pas certaine de savoir ce qu'elle voulait.

Ce dont elle était assurée, en revanche, c'était qu'elle n'avait aucune envie que cette situation perdure. Seulement, elle ne savait pas comment faire pour la modifier.

Assise à une table de la salle commune des Gryffondor, Lily regarda autour d'elle. Tous les élèves parlaient des vacances de Noël qui approchaient à grands pas. Elle aurait voulu être aussi enthousiaste qu'eux mais, étonnamment, pour la première fois depuis très longtemps, elle ne réussissait pas à se réjouir de l'approche des fêtes. Trop de choses avaient changé depuis les vacances d'été, et elle n'aimait pas que de tels changements se produisent. Elle aurait aimé les changements s'ils avaient arrangé les choses, mais rien ne s'était arrangé. Les autres élèves ne l'appréciaient plus, James était toujours dans un état proche de la déprime, elle gardait le secret de Rose, elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle allait pouvoir offrir à Basile pour Noël, et elle passait trop peu de temps avec Meredith et Matt, depuis quelques semaines.

Elle avait espéré que son silence passerait pour de la concentration, mais l'absence de livres en face d'elle était assez surprenant pour qu'un de ses amis s'étonne de la quiétude de Lily.

- Il y a un problème ? demanda Sean en réalisant que Lily n'avait pas ouvert la bouche depuis un long moment déjà.

La jeune fille releva la tête, tout en repoussant ses lunettes. Elle se composa un sourire gêné.

- Aucun. Je rêvassais, assura-t-elle.

- Tu ne devrais pas plutôt travailler ? se moqua Matt en désignant sa propre pile de devoirs qu'il avait à abattre dans la soirée.

- Je suis trop fatiguée pour ça, plaisanta Lily.

L'entraînement du jour avait eu raison de tous les autres joueurs de l'équipe, ce qui convainquit ses amis qu'en effet, elle était trop fatiguée pour travailler.

- Même pas pour faire tes propres petites recherches ? se moqua Meredith.

Lily grimaça. Ses recherches sur les effets des plantes lorsqu'elles étaient insérées dans une potion en plus des composants initiaux avaient été abandonnées. Elle avait réalisé, au bout de trois semaines de cours, qu'elle avait besoin d'heures de sommeil, et qu'elle ne pourrait pas se permettre ce luxe si elle continuait à batailler sur tous les fronts.

- J'ai fini par accepter l'idée que j'étais humaine, et donc, que je ne pourrais pas étudier toutes les subtilités de toutes les matières que j'étudie…

- C'est beau, d'être réaliste, se moqua Matt.

Lily lui tira la langue, avant de se renfoncer dans son fauteuil. Elle savait qu'elle avait des devoirs à faire, mais ce soir, elle ne se sentait tout simplement pas le courage de travailler. Elle voulait se détendre, rien de plus. Elle ferma donc les yeux, se laissant bercer par les grattements des plumes sur les parchemins, et accueillant avec plaisir la chaleur des flammes de la cheminée, non loin de là où elle était installée avec ses camarades de Gryffondor.

Basile avait été, aujourd'hui encore, légèrement distant. Il avait encore du mal à accepter le fait que Lily ait pu disparaître toute une semaine sans le prévenir, et si personne d'autre que lui ne le prenait personnellement de ne pas avoir été averti, il ne pouvait pas s'empêcher d'être vexé. Lily avait bien essayé de le faire parler, mais quand elle avait compris que cela n'était pas possible, elle l'avait laissé seul, à ruminer ses vexations, se disant que lorsqu'il en aurait assez, il reviendrait vers elle. C'était exactement ce qui s'était produit, et ce soir, il s'était naturellement installé à côté d'elle, abolissant la distance qu'il avait mise entre eux deux depuis la veille. Lily devait bien reconnaître qu'elle appréciait de voir les choses revenir à la normale entre eux aussi facilement. Si elle était certaine de quoi que ce soit concernant leur relation, c'était bien du fait qu'elle n'avait absolument pas envie de se disputer tous les deux jours avec lui, pas plus qu'elle n'avait envie d'avoir à le réconforter chaque fois qu'il serait légèrement vexé.

Donc oui, Lily était vraiment contente que tout soit revenu à la normale. Elle aurait simplement apprécié que Basile, par souci qu'elle ne lui reproche pas ses distances des dernières quarante-huit heures, ne tente pas de se faire pardonner en étant attentionné.

Ça avait commencé tout doucement, d'abord. Dès qu'elle disait vouloir quelque chose, il l'attirait d'un sortilège d'attraction. Rien de plus basique, rien qui ne soit réellement agaçant. C'était même plutôt agréable, pour Lily, de constater qu'il pouvait être aussi attentionné.

Ça avait légèrement agacé la jeune fille quand elle s'était rendue compte que Basile lisait trois lignes de son livre, avant de poser les yeux sur elle, comme pour s'assurer qu'il n'avait pas manqué un instant clé de sa vie en la laissant vivre pour elle pendant un bref instant. Mais elle n'avait rien dit.

Par contre, là, elle allait dire quelque chose.

Elle avait les yeux fermés, se laissant bercer par l'atmosphère de la salle commune, quand elle sentit qu'un bras se posait autour de ses épaules. La simple idée qu'on puisse être derrière elle, ne serait-ce qu'en partie, la fit frémir, et elle rouvrit les yeux, croisant le regard de Meredith, qui semblait désolée pour elle. Lily se tourna vers Basile, qui s'excusait de l'avoir prise par surprise – de toute évidence, il croyait que le frisson de Lily était dû à son étonnement. Elle lui adressa donc un sourire tordu, espérant qu'il le prendrait bien, et ne s'étonnerait pas de cette grimace.

Ce ne fut pas le cas et, à bien y réfléchir, elle le regretta presque, car le bras de Basile ne bougea pas de place. Pire. Décidé à ne pas la laisser tranquille avant de s'être dûment fait pardonner de son comportement irascible, et parce qu'il avait certainement remarqué que Lily était une personne tendue de nature, il dut trouver qu'être un garçon qui prenait l'initiative de masser sa petite amie était le meilleur moyen de retomber dans les bonnes grâces de Lily.

Lily sentit la main de Basile se positionner à la base de sa nuque et, à ce moment, elle devina aisément que ce n'était plus qu'une question de secondes avant qu'elle ne saute sur ses pieds et ne prenne ses jambes à son cou. Bien sûr, elle tenta de passer outre le massage. Elle réfléchit à toute sorte de choses, pour ne pas penser à Basile qui était dans son dos. Elle songea à tout ce qu'elle put, à tout ce qui lui venait à l'esprit et la distrairait de son petit ami. Elle pensa aux cours, aux vacances. Elle essaya même d'imaginer que c'était l'un de ses frères, dans son dos, et elle réussit presque à s'en convaincre. Et puis, elle croisa le regard de Meredith, qui la prenait en pitié, et elle comprit qu'imaginer que ce n'était pas Basile n'était pas la solution.

Elle sauta donc sur ses pieds.

Et réalisa une seconde trop tard qu'elle attirait ainsi toute l'attention de la salle commune sur elle. Elle rougit immédiatement, et plaqua ses mains sur ses joues pour faire disparaître cette gêne apparente.

- Je… je suis fatiguée, bafouilla-t-elle. Je vais me coucher avant de m'endormir sur place.

Elle récupéra ses affaires en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, embrassa rapidement Basile et disparut de son champ de vision avant qu'il n'ait pu s'étonner de sa vive réaction, ou lui demander si quelque chose n'allait pas.

Arrivée dans son dortoir, elle jeta toutes ses affaires au pied de son lit, avant de se laisser tomber sur son lit.

- Pour l'entrée dramatique, Potter, tu repasseras, McTomy l'a déjà faite il y a deux heures de ça…, marmonna la voix de miss Sombre.

Lily, surprise, se redressa vivement sur son lit. Elle regarda autour d'elle, et réalisa que, contrairement à ce qu'elle avait cru, elle n'était pas la première à être montée dans le dortoir. Abby Glitters était déjà installée sur son lit, et les rideaux du lit à baldaquins de Callie McTomy étaient déjà tirés – certainement à cause de la raison l'ayant poussée à faire une entrée dramatique, comme disait miss Sombre.

S'attardant un moment sur le lit fermé, Lily se demanda si elle avait vu Callie dans la soirée, ou observé un détail qui pourrait expliquer pourquoi Callie se serait couchée aussi tôt. Quand elle réalisa qu'elle ne trouverait pas de réponse seule, elle se tourna vers miss Sombre, plongée dans un livre de Potions.

- Euh… Qu'est-ce qui lui arrive ?

Elle n'obtint aucune réponse. Lily se gratta donc la gorge, espérant que le bruit ferait réagir sa camarade, mais cette dernière ne leva pas la tête.

- Euh… Glitters ? s'enquit-elle.

Elle entendit distinctement le soupir poussé par sa camarade.

- Quoi ? grommela miss Sombre.

- Tu sais ce qui lui est arrivé ? répéta Lily, en désignant du pouce le lit de la préfète.

Étonnamment, sa question fit réagir miss Sombre. Songeuse, cette dernière regarda le lit, avant de se renfermer.

- Ce ne sont pas nos affaires, dit-elle d'un ton sans appel.

Lily arqua un sourcil.

- Est-ce que ça veut dire que tu ne le sais pas, que tu ne veux pas le savoir, ou que tu le sais mais que tu ne veux pas le dire ?

Miss Sombre ne prit pas la peine de la regarder pour lui répondre.

- Potter, est-ce que tu donnes vraiment autant de signification à ma phrase ? Ce ne sont pas nos affaires, c'est tout, souffla Abby Glitters. Tu pourras lui demander demain.

Lily grimaça. Non, elle doutait avoir envie de demander à Callie McTomy ce qui lui était arrivé la veille.

- Et sinon, tu devras accepter le fait que tu ne puisses pas toujours tout savoir, conclut miss Sombre. Maintenant, si ça ne te dérange pas, j'aimerais beaucoup qu'on retrouve nos relations habituelles.

Lily lança un regard surpris à sa camarade.

- Tu sais, cette relation qui fait qu'on ne se sent pas obligées de s'enquérir de l'état de l'autre, ni même de faire semblant de se préoccuper d'elle…

C'était dit sans aucune méchanceté. C'était un simple constat sur les relations qu'elles entretenaient, et Lily pouvait difficilement nier la véracité de ce que venait de dire miss Sombre. Elles deux n'avaient jamais été proches, et ça ne risquait pas de changer. Elles n'avaient pas les mêmes centres d'intérêt, et miss Sombre était tout de même plus posée et discrète que ne l'était Lily.

- Ouais. Faisons ça, soupira Lily en s'allongeant.

Elle tira les rideaux de son lit, se changea et se glissa dans ses draps, lumière éteinte. Quelques instants plus tard, elle entendit miss Sombre en faire de même.

Lily ferma les yeux, et chassa le frisson qui la secouait de part en part.

Il faudrait vraiment qu'elle explique à Basile qu'elle ne pouvait pas supporter qu'il se mette derrière elle. Et vite. Parce que si elle l'avait laissé faire aujourd'hui, qu'est-ce qu'il pourrait bien faire demain ?

Désespéré, Matt releva la tête de sa pile de devoirs qui venait de considérablement augmenter. Il regarda les devoirs notés sur l'agenda de Meredith, puis sur celui de Sean, celui de Basile et, enfin, celui de Lily. Il poussa un cri de désespoir.

- Ce ne sont pas des vacances, qui arrivent ce week-end, déclama-t-il, au comble du désespoir.

Et, pour une fois, personne ne put lui reprocher d'être trop théâtral. C'était la stricte vérité. Ils allaient tous passer la période de repos le nez dans les parchemins, afin d'être à jour pour la rentrée.

- Et c'est vraiment pire, l'année prochaine, pour nos ASPIC ? grommela Basile.

D'un même mouvement, les Gryffondor se tournèrent vers les élèves en septième année qui travaillaient dans la pièce où ils s'étaient installés. Si leurs visages reflétaient le désespoir, ceux des septième année reflétaient l'abandon. À deux jours des vacances, aucun n'était dupe. Jamais ils n'auraient terminé à temps, et jamais ils n'auraient de temps libre pour les vacances.

- Je refuse de passer la soirée à déprimer, soupira Lily.

Elle rassembla ses affaires, et les remit dans son sac.

- Je vais aller me promener. Est-ce que…

Elle s'apprêtait à proposer à l'ensemble de ses amis de venir prendre l'air avec elle, mais au dernier moment, elle surprit le regard de Matt, qui désignait, sans aucune discrétion, Basile. Elle se mordit la lèvre, par automatisme. Évidemment, elle allait oublier Basile. Si elle voulait éviter une crise, il fallait d'abord qu'elle propose à Basile.

Elle fit donc glisser son regard sur son petit ami, et lui sourit.

- Est-ce que tu veux aller faire un tour ?

En voyant le sourire se dessiner sur le visage de Basile, elle comprit qu'elle avait bien fait de faire cette proposition. Elle remercia Matt d'un rapide hochement de tête dès que Basile ne la regarda plus, occupé à ranger ses affaires.

- À plus tard ! les saluèrent leurs amis lorsque Lily et Basile prirent la direction de la sortie.

- Où est-ce que tu veux aller ? demanda Basile dès qu'ils furent dans les couloirs.

Lily haussa les épaules. Elle n'avait pas réellement réfléchi à la question avant que Basile ne la pose. Elle voulait avant tout se vider l'esprit et, pour cela, rien de mieux que le Quidditch dans son cas. Mais elle savait que le terrain était occupé ce soir, par les Serdaigle. Même si leur entraînement devait être presque terminé, elle ne voulait pas emmener Basile là-bas. Il aimait le Quidditch, mais ne devait pas trouver ça très reposant d'aller y faire un tour…

- On n'a qu'à aller dans le parc, proposa Basile. Et éviter les batailles de boules de neige, grimaça-t-il en regardant par la première fenêtre qu'ils croisèrent.

Lily jeta un coup d'œil par-dessus son épaule, et étouffa un rire. La neige qui tombait depuis la veille recouvrait l'ensemble du parc de Poudlard, pour le plus grand plaisir des élèves qui avaient encore du temps pour eux, et pouvaient se permettre de passer leur temps libre dehors. Finalement, à bien y réfléchir et en observant toute cette neige, Lily était réellement contente de ne pas avoir accès au terrain de Quidditch, ce soir. Elle connaissait une équipe, dont les couleurs étaient le bleu et bronze, qui ne devait pas être aussi ravie que ça d'avoir droit à un entraînement.

Arrivés dans le parc, ils prirent naturellement la direction du lac. Comme la plupart des élèves, en faire le tour était une habitude pour eux deux.

- Tu crois qu'on aura le temps de se voir, durant ces vacances ? s'enquit Basile.

Lily ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel.

- Bien sûr que non ! Je t'ai déjà dit que j'allais être occupée. Mon oncle Charlie revient de Roumanie, et il loge chez nous. Ma mère veut aussi m'emmener voir un match de Quidditch, et puis, mes frères ne vont pas me lâcher.

Elle remarqua bien que Basile était agacé de sa réponse, mais que pouvait-elle y faire ? Il savait qu'elle avait une grande famille, et que les fêtes étaient sacrées, chez les Potter comme chez les Weasley. Alors, compte tenu du fait qu'elle appartenait aux deux familles, il ne pouvait tout de même pas s'attendre à ce qu'elle change des traditions qui se perpétuaient depuis des années pour qu'ils puissent se voir.

Bon, d'accord, elle aurait peut-être pu lui en parler d'une autre façon. Mais elle ne voyait pas comment. Après tout, comprendre certaines subtilités n'était pas la première des qualités de Basile… Non pas qu'elle-même soit spécialement douée pour ça. Mais justement, ça lui donnait un avantage, lors de leurs discussions. Elle savait que pour qu'il comprenne ce qu'elle voulait lui dire, elle devait être directe, quitte à être un peu dure dans ses propos. Ça voulait aussi dire qu'elle devait régulièrement s'excuser d'avoir été trop franche. En attendant, l'effet recherché était atteint.

- Écoute, ce ne sont que deux semaines, lui rappela Lily en serrant un peu plus fort sa main. Et ensuite, on aura toute l'année pour se voir, ajouta-t-elle avec un sourire.

C'était son nouvel argument choc, qui fonctionnait tout le temps. Lorsqu'ils étaient à Poudlard, finalement, malgré les cours et les entraînements de Quidditch de Lily, ils avaient la possibilité de passer la quasi-totalité de leurs journées ensemble.

- OK, je me rends à cet argument, souffla Basile en l'embrassant rapidement.

- J'en étais sûre, sourit Lily. Est-ce que tu as finalement trouvé un cadeau pour ta mère ?

Le garçon secoua la tête. Il se plaignait quotidiennement de ça, mais comme Lily lui faisait remarquer, il ferait mieux de plus y réfléchir et de moins s'en plaindre, et peut-être qu'il trouverait enfin quoi mettre au pied du sapin pour sa mère.

- J'ai prévu de lui dire qu'en tant que fils, j'étais son cadeau, année après année…

- Mauvais plan, grimaça Lily.

- Je sais, soupira Basile.

Ils arrivèrent devant les portes du château, après leur premier tour du lac. D'un même mouvement, ils reprirent le chemin déjà effectué, continuant leur conversation, jusqu'à ne plus rien avoir à se dire. Ils rentrèrent au château lorsque les premières lumières s'y allumèrent, et que leurs estomacs se mirent à émettre un certain nombre de protestations.

- Je ne comprends pas, se moqua Basile. Tu es capable de tenir jusqu'à plus de vingt-deux heures sans manger, lorsque tu fais un entraînement à l'heure du repas, et que tu le fais durer. Et là, tu es incapable de tenir jusqu'à vingt heures !

Lily grimaça, se passant la main libre sur l'estomac.

- Quand je suis sur mon balai, je pense surtout à rester dessus, avoua-t-elle. Pas à manger.

Il secoua doucement la tête, avant de désigner six élèves de Serdaigle, qui se précipitaient vers la Grande Salle, suivi d'un septième, qui s'y dirigeait plus posément.

- De toute évidence, les Serdaigle, eux, ont plutôt envie de descendre de leur balai pour aller se nourrir…

La remarque fut entendue par le dernier Serdaigle, qui se tourna vers eux, et, les reconnaissant, se composa un sourire crispé avant de leur faire un rapide signe de la main. Puis, Jason Seek se dépêcha d'entrer dans la Grande Salle et d'aller à sa table, comme craignant que les deux Gryffondor ne le rattrapent.

- Essaie de repérer s'ils n'ont pas pleuré, rit Lily. Jason les pousse toujours à bout.

Elle sentit plus qu'elle ne le vit que Basile se tendait. Elle lui jeta un regard surpris, ne comprenant pas sa réaction et, réalisant qu'il ne semblait pas vouloir lui en parler, elle l'obligea à s'arrêter. Elle ne voulait pas qu'il évite la conversation par le simple fait de se mêler à la foule présente dans la Grande Salle.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-elle doucement.

Basile baissa les yeux sur ses chaussures. Lily comprit qu'elle avait dit, ou fait quelque chose qui mettait mal à l'aise son petit ami et, dans la foulée, elle devint celle qui se sentit mal à l'aise. Elle ne pouvait pas blesser les autres sans s'en rendre compte. Ce n'était pas dans sa nature.

Pourtant, elle venait apparemment de le faire.

Alors que Basile gardait un silence obstiné, elle prit sur elle de ne pas laisser couler le sujet, et réitéra sa demande.

- Basile… Qu'est-ce que j'ai fait, ou dit ?

Pendant un instant, elle craignit ne jamais obtenir de réponse à cette question. L'affolement la gagna. Elle avait toujours une réponse, à toutes ses questions. Elle ne pouvait pas commencer aujourd'hui à ne pas avoir de réponses. C'était impensable. Surtout avec Basile. Tout ce qui concernait Basile était simple. Elle le comprenait facilement, une fois qu'elle avait tous les éléments en main. Elle savait comment il fonctionnait, comment il réglait ses journées. Elle n'avait pas besoin de tout compliquer, avec Basile. C'était ça qu'elle appréciait, dans leur relation. Il n'y avait rien de complexe. Ça n'avait rien à voir, par exemple, avec les histoires qui tourmentaient les joueurs de l'équipe de Quidditch de Poufsouffle. Ce n'était pas comme ça que Lily voyait ses relations. Elle ne pouvait pas imaginer quelque chose de trop complexe. Et c'est pour cela qu'elle ne comprenait pas la réaction de Basile. Elle ne savait vraiment pas comment elle aurait pu mal agir. Ça lui rappelait les fois où, devant la question d'un professeur, elle s'était sentie idiote parce qu'elle ne connaissait pas la réponse. C'était exactement la même sensation.

- Basile ? insista-t-elle.

- C'est… Jason Seek, souffla-t-il finalement d'un ton amer qu'elle ne lui connaissait pas.

Elle faillit en éclater de rire. Le problème de Basile était Jason ?

Et puis, elle comprit.

Basile avait un problème avec Jason Seek.

Elle écarquilla les yeux, prenant conscience de ce que cela pouvait vouloir dire. C'était impensable. À ses yeux, on ne pouvait pas avoir de problèmes avec Jason Seek. Il n'était pas un garçon qui attirait les problèmes. Il était posé, réfléchi. Pas le genre d'élèves qu'on se mettait facilement à dos.

- Je ne comprends pas, avoua-t-elle à Basile.

Il soupira, et secoua la tête, comme s'il s'était attendu à cette réaction, mais qu'il ne voulait pas croire qu'elle était réelle.

- C'est Jason Seek, répéta-t-il. Tu réalises que tu ne passes pas une journée sans le voir ?

Lily sourit, amusée, avant de faire mourir son sourire. La marque de joie n'avait pas été appréciée par Basile, et sa tentative de la cacher n'avait pas atténué la froideur qui s'était soudainement installée dans les yeux de son petit ami.

- Basile… Jason est mon ami.

Une fois encore, Basile se tendit.

- Depuis… des années. Et je te vois, toi aussi, tous les jours.

- Sauf que tu sors avec moi, lâcha rapidement Basile.

- Oui, je suis au courant, dit Lily, sans réussir à dissimuler son sourire amusé, cette fois. Et que je t'embrasse, et que je te tiens la main, récita-t-elle de façon factuelle. Écoute, Jason et moi, c'est une amitié qui a des années d'existence, et qui va en avoir encore beaucoup. Et on se voit régulièrement, et on se parle souvent, parce que passé un temps, il était lié à mon frère d'une certaine façon, et qu'on est tous passés par une certaine période, et…

- Je sais, soupira Basile. La mort d'Ashley, et…

- Astrid, le corrigea rapidement Lily, les yeux plissés. Fais au moins l'effort de t'en rappeler ! pesta-t-elle.

Surpris de son cri, Basile se tut.

- Désolée… Ce que je veux dire, c'est que je n'ai pas à me justifier de mon amitié avec Jason.

Instinctivement, Lily se tourna vers la Grande Salle, en cherchant des yeux Jason. Mais elle n'avait pas une vue d'ensemble, et ne l'aperçut même pas.

- De toute façon, ces derniers temps, c'est à peine si on se parle, ajouta-t-elle amèrement. Donc, tu n'as aucun souci à te faire pour le fait que je passe trop de temps avec lui. En ce moment, j'arrive à peine à lui dire bonjour deux fois par semaine.

Elle se mordit la lèvre, et refit face à Basile, en lui adressant un sourire sincère. En réponse, il essaya de lui rendre son sourire. La sincérité en moins.

C'était bien ça, justement, qui inquiétait Basile.

Que Jason Seek s'éloigne de Lily, et que cette dernière s'en inquiète. Ce n'était définitivement pas normal. Et il ne voulait surtout pas que Lily se préoccupe trop des états d'âme de Jason.

Parce que Basile n'était pas stupide. À l'heure actuelle, il n'était certainement pas en état de lutter contre Jason Seek. Son début de relation avec Lily ne pesait pas bien lourd, face à l'amitié qui liait les deux attrapeurs.

Contrairement au premier septembre, les couloirs du Poudlard Express étaient moins remplis lors des retours à Londres, pour les vacances de Noël. Se déplacer entre les wagons était bien plus facile, et tous les élèves en profitaient. Ils laissaient leurs animaux hors de leur cage, et changeaient de compartiment dès qu'ils en avaient envie, ne craignant pas de se cogner à un camarade.

Et Lily ne faisait pas exception à la règle. Prétextant un besoin urgent, elle s'était sauvée du compartiment où Matt voulait, une fois encore, expliquer les règles du Quodpot. Les Gryffondor se demandaient vraiment quand est-ce qu'il cesserait de se passionner pour ce sport. Pour une fois, Lily avait filé avant d'être un dommage collatéral de la démonstration. À présent, elle flânait dans le train, à la recherche d'un certain Serdaigle. Jason Seek.

Elle finit par le trouver, en train de discuter avec une Poufsouffle, en septième année, comme lui, et membre de l'équipe de Quidditch de sa maison.

- Ce que je veux dire, c'est qu'il faut prendre en compte toutes les…

La Poufsouffle, qui venait d'apercevoir Lily, se tut, soudainement gênée. Elle toussota, et Lily fronça les sourcils. Il n'était pas nécessaire d'être plus intelligent que la moyenne pour comprendre qu'elle n'était pas désirée dans la conversation.

- On reprendra cette conversation plus tard, dit simplement Irina Silvestrov, l'attrapeuse de Poufsouffle.

Jason hocha la tête tout en se tournant pour voir ce qui poussait son adversaire à écourter la conversation. Lorsqu'il vit Lily, ses traits se tendirent, avant de revenir à la normale.

- Pourquoi est-ce que je ne suis pas surpris ? soupira-t-il.

Mais dans sa voix, au grand soulagement de Lily, il n'y avait pas d'amertume, ou de déception de la voir là.

Elle sourit.

- Cela faisait très longtemps que je n'avais pas eu la possibilité de te parler. Rien que tous les deux, expliqua Lily. Je me suis dit que le voyage jusqu'à Londres pouvait être le bon moment…

Jason hocha la tête, et enfonça les mains dans ses poches, dévisageant Lily sans aucune gêne. Elle, en revanche, se sentit rougir.

- Comment est-ce que tu t'es fait ça ? demanda-t-il en sortant une main de sa poche pour montrer la petite coupure qui ornait la joue de Lily.

Il n'approcha pas sa main au point de la toucher et, bizarrement, Lily se surprit à regretter cette absence de contacts. Jusqu'à présent, Jason ne se gênait pas pour l'effleurer, ou désigner une blessure qu'elle avait. Insidieusement, elle comprit que quelque chose avait changé, sans qu'elle ne sache quoi, et cela la frappa douloureusement.

- Euh… Hier, en allant sur le terrain, marmonna-t-elle. J'ai voulu faire des exercices d'endurance, et comme j'étais toute seule, bah… Je n'avais personne pour me dire de faire attention, et de regarder où je mettais les pieds.

Le reproche était à peine voilé. La veille, elle était bien allée sur le terrain, et elle avait attendu que Jason fasse son apparition. Il n'était jamais venu. Alors, énervée, lorsqu'elle avait voulu faire des exercices pour améliorer son endurance (elle se trouvait rapidement essoufflée, ces derniers temps, lors des entraînements de l'équipe), elle n'avait pas fait attention à ce qui se passait autour d'elle, et avait fini par se faire mal.

Jason rit doucement.

- J'étais occupé, se justifia-t-il.

- Tu es souvent occupé, ces derniers temps, l'accusa Lily.

Son regard insondable, il le plongea dans celui de Lily.

- Toi aussi, lui fit-il remarquer. Il paraît que Martell a du mal à te lâcher.

La mâchoire de Lily se crispa. Elle serra les poings, et se morigéna. Elle devait se calmer.

- Tu as raison. Mais quand je te propose de passer un moment rien que tous les deux, tu ne réponds pas présent…

Jason sourit.

- Je ne suis pas à ta disposition, l'Éclair, lui rappela-t-il dans un éclat de rire.

Et, immédiatement, entendre Jason rire détendit Lily, qui se sentit soudainement stupide de son emportement.

- Désolée, souffla-t-elle. Je suis à fleur de peau, en ce moment, reconnut-elle.

En même temps qu'elle prononçait ces mots, elle réalisa à quel point ils étaient vrais. C'était la stricte vérité. Elle était à bout de nerfs, et elle ne se l'avouait pas même à elle-même. Elle venait simplement de le reconnaître face à Jason, qui savait toujours quand la faire parler, et quand la faire taire.

Elle lui adressa un sourire d'excuses, et il haussa les épaules.

- C'est rien. Moi aussi, je suis comme toi, en ce moment, lui avoua-t-il. Enfin…

Un silence lourd de sens s'abattit entre eux. Ils grimacèrent en même temps.

- Depuis combien de temps est-ce qu'on n'a pas pris le temps de parler de Quidditch, tous les deux ? s'enquit Lily. Ça nous détend toujours, ça…

Jason éclata de rire.

- Depuis que tu es avec Martell, Lily, lui rappela-t-il dans un sourire.

Elle sourit, amusée. Comme toujours, il avait réponse à tout. C'était effectivement le cas.

- On n'a qu'à en parler maintenant, proposa-t-elle, les yeux brillant d'excitation.

- L'offre est alléchante, avoua Jason.

Et, alors que Lily croyait que la partie était gagnée, alors qu'elle pensait réellement que Jason allait lui proposer de passer le restant du trajet rien que tous les deux, il s'assombrit soudainement.

- Mais je crois qu'on va remettre ça à une prochaine fois, parce que Martell arrive…

Un instant plus tard, le bras de Basile se posait sur les épaules de Lily, qui sursauta à ce contact, s'en voulant instantanément. Mais c'était plus fort qu'elle. Être avec Basile n'était pas un problème. L'être en face de Jason était totalement différent. Jason n'était pas n'importe quel élève de Poudlard, et elle aurait voulu être certaine qu'il n'avait aucun problème avec Basile avant de s'afficher ainsi face à lui. D'après l'air de l'attrapeur de Serdaigle, il y avait un problème, devina aisément Lily.

- De quoi est-ce que vous discutez ? demanda Basile, sans même saluer Jason.

Ils ne lui répondirent pas.

- Léana me cherche certainement, marmonna Jason en baissant les yeux. Passez de bonnes vacances.

- Toi aussi, souffla Lily alors qu'il s'éloignait déjà.

Elle ne comprenait pas Jason. Définitivement pas.

- Tu viens ? s'enquit Basile. On arrive bientôt…

Lily soupira et, ruminant ses sombres pensées, suivit son petit ami jusqu'à leur compartiment, où toute trace des dommages causés par le Quodpot avait été effacée. Les Gryffondor rassemblaient déjà leurs affaires, et Lily en fit de même, alors que le train ralentissait en entrant en gare. Elle prit la cage d'Arwen, et fit signe à sa chouette de s'y glisser. De sa main toujours libre, elle se saisit de sa malle, et fut la première à sortir du compartiment. Déjà, tous les élèves sautaient sur le quai, le train à peine arrêté. Lily sourit. Elle les comprenait, elle avait envie de faire comme eux.

Elle s'arrêta toutefois, et regarda Basile, qui comprit. Il s'approcha d'elle, et l'embrassa rapidement.

- Bonnes vacances, chuchota-t-il. Et n'oublie pas de m'écrire des lettres !

- Promis ! souffla Lily en souriant.

Basile s'éloigna. Ses parents étaient toujours à une extrémité du quai, ils n'allaient certainement pas se revoir, une fois qu'ils seraient descendus du train. Ils avaient aussi décidé qu'une présentation aux parents de l'autre n'était absolument pas nécessaire, et que, pour éviter toute question, ils n'allaient pas s'attarder sur des effusions en tout genre sur le quai de la gare.

Lily se rapprocha de la sortie du train, presque dégagée à présent. Elle descendit rapidement, et regarda autour d'elle, à la recherche d'une tête familiale. Son visage s'éclaira lorsqu'elle reconnut son père, au milieu de la foule. Elle se précipita vers lui, se moquant de la gêne qu'elle éprouvait à exécuter cet exercice, entre sa malle, la cage de sa chouette, et les autres élèves. Harry Potter la regardait venir en souriant.

Lily posa malle et chouette au dernier moment. Et puis, elle se jeta dans les bras de son père, qui l'accueillit à bras ouverts, comme si cela faisait des années qu'il ne l'avait pas vue, comme si sa petite fille en était toujours une. Lily était la seule de ses enfants qu'il pouvait encore prendre dans ses bras, malgré ses dix-sept ans qui approchaient, et il accueillait avec plaisir ces marques d'affection. Il la serra un peu plus fort, avant de se détacher et de l'embrasser sur le front, bruyamment, comme toujours.

- Alors, contente d'être en vacances ? lui demanda-t-il.

Elle sourit largement.

- Contente de te retrouver, surtout, papa, dit-elle simplement.

Et, comme toujours, Harry se demanda comment Lily pouvait être aussi délicate avec lui quand elle était aussi impitoyable avec ses frères. C'était bien pour cela qu'il insistait pour venir la chercher seul à la gare. Il avait droit à quelques instants de pure douceur avec sa fille, lorsque James et Albus n'étaient pas là pour l'embêter.

- Tu ne diras pas ça lorsque tu verras toutes les activités que j'ai préparées pour nous pour ces vacances, rit son père.

Lily haussa les épaules et, se défaisant difficilement de l'étreinte de son père, récupéra ses affaires.

Elle s'en moquait totalement, d'avoir un programme chargé pour les vacances. Du moment qu'elle pouvait passer du temps avec sa famille, rien ne pouvait entamer sa bonne humeur.


Note d'auteur.

C'est un peu le pays des Bisounours, dans la fin de ce chapitre... Profitez-en, parce que ça ne va définitivement pas durer, ah, ah, ah :D ! Et c'est la personne qui écrit le chapitre 21 qui vous en fait la réflexion. Vous pouvez me faire confiance : ce n'est pas au chapitre 21 que les choses s'arrangent... J'aime bien donner un avant-goût de torture sur la suite des événements. En plus, c'est même pas si horrible que ça, ce qui se passe. C'est juste que, voilà, quoi. C'est pas tout, mais ça s'arrange pas comme on le voudrait, pour le moment du moins ^^

Bon, sinon ! Je suis certaine que j'avais des trucs à vous dire, mais, évidemment, ma mémoire, ce genre de trucs... Ah, si ! Vous êtes beaucoup à avoir lu l'interview, et à m'en avoir parlé ensuite ; c'était bien sympa d'avoir vos retours ! Et, promis, je ne m'arrache pas les cheveux quand je reçois vos reviews, c'est juste que je suis une flemmarde de base ;)... En parlant de reviews, merci à tous pour celles de la semaine dernière (et pour une fois, je n'y ai pas répond au dernier moment, ah, ah !) Merci aussi à DelfineNotPadfoot pour ses corrections de chapitre, semaine après semaine.

Et avant que je n'oublie, un petit mot pour titietrominet, qui a laissé une review en anonyme : Aaaah, la compétition de glissade... Je t'assure qu'on en suivra une en directe d'ici à la fin de cette histoire :). Teddy, mais qui ne l'aime pas ? Ce prof qui devient un ami une fois sorti de sa salle de classe, c'est immédiatement plus agréable. Ah, ah, ah, c'est trop fort que tu dises ça, parce qu'en fait, l'idée de nommer Basile, bah, Basile, justement, c'était effectivement de trouver un prénom qui ne soit pas super classe, qui puisse être facilement détesté et détestable. (Pardon s'il y a des Basile dans la salle...) Bref, l'idée était de ne pas avoir un prénom attractif. Pari réussi, on pourra remercier LittlePlume pour sa participation au choix du prénom ^^

Petit mot pour guest : J'ai bien peur qu'il faille encore quelque temps à Lily pour comprendre que Basile n'est pas pour elle. Cela dit, sommes-nous sûrs qu'elle ne terminera pas avec Basile :P ?

Encore une fois, merci à tous pour vos reviews, et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau chapitre :)