Disclaimer : Harry Potter, qu'on ne devrait même plus présenter, appartient à J.K. Rowling. Et moi, à mes heures perdues, j'écris des fanfictions sur cet univers.
Noël en famille.
Lily posa une assiette sur la table, avant de recompter le nombre de couverts.
- À quelle heure arrive oncle Charlie, déjà ? demanda-t-elle à la cantonade.
Comme elle devait s'y attendre, tout le monde présent dans la cuisine essaya de lui répondre en même temps, abandonnant momentanément sa conversation pour donner une réponse satisfaisante. Au lieu de comprendre quoi que ce soit, Lily entendit un brouhaha diffus de conversation, et poussa un profond soupir. Elle allait réitérer sa demande quand la porte s'ouvrit à la volée.
- Maintenant ! s'exclama le nouveau venu. Dans mes bras, tout le monde ! Et j'ai aussi faim que le dragon qui a voulu m'arracher le bras hier, alors j'espère que vous avez prévu de quoi nourrir toute une famille de Weasley !
Des éclats de rire répondirent à cette phrase, tandis que Lily, la plus proche de son oncle Charlie, allait lui souhaiter la bienvenue la première.
- Tu nous connais, rit Harry. On prévoit toujours de quoi nourrir plus que prévu. Je crois que ta sœur a hérité ça de Molly…
La volonté d'engraisser toute personne passant le seuil de sa maison était une caractéristique tenace de Molly Weasley, et tout le monde n'hésitait pas à en rire… et à reprendre trois fois du dessert, dès lors que la matriarche tendait le plat vers celui qui n'y faisait pas honneur.
- Bon, alors, j'ai entendu dire qu'on avait une nouvelle capitaine de Quidditch dans cette maison ? s'enquit Charlie en lançant un clin d'œil appuyé à la plus jeune de ses nièces. Tu as hérité ça de moi, de toute évidence. Tes parents ne sont pas aussi doués qu'on veut bien te le faire croire…
- Oui, c'est d'ailleurs pour ça que maman a joué en professionnel, et pas toi, se moqua Lily.
Charlie se tourna vers Harry et Ginny, scandalisé.
- Quand est-ce qu'elle a appris à répondre comme ça ? J'en étais resté à l'époque où elle me trouvait trop cool parce que je domptais des dragons…
Il se débarrassa de sa veste en même temps qu'il disait ça et, d'un coup de baguette, fit disparaître les affaires qui l'encombraient.
- Entre James et Albus, il a bien fallu qu'elle apprenne à se défendre, soupira Ginny en désignant ses deux fils.
- Se défendre de nous ? s'offusqua Albus. Et pourquoi donc ? James, je suis persuadé que les Tornades ne passeront pas les sélections, cette année.
- Parce que vous êtes des fouineurs, répliqua leur père. Charlie, qu'est-ce que tu veux boire ? proposa Harry en attirant à eux les boissons, rangées dans les placards de la cuisine. Et les Tornades n'ont aucune chance, Al, sois réaliste.
- Ils ont une faible chance, répliqua Lily. C'est aussi ce qu'on appelle le hasard. Et je me protège de vous parce que vous êtes insupportables, tendance qui s'est confirmée au moment où je suis rentrée pour les vacances.
- Quoi ? Tout ça parce qu'on a un peu questionné notre petite sœur sur sa vie au château sans nous ? s'étonna James.
- C'était un véritable interrogatoire ! protesta Lily.
Au même instant, son fléreur sauta sur ses genoux, lui offrant une brève distraction.
- C'est toujours autant animé, par ici, souffla Charlie en les regardant avec de grands yeux ronds. Et j'ai toujours autant de mal à suivre le fil de vos conversations.
- Désolé ! lui répondit en chœur la famille Potter.
- Raconte-nous plutôt comment ça se passe, en Roumanie, enchaîna Ginny en posant les plats sur la table.
Le repas commença alors, rythmé par les différentes anecdotes de Charlie. Sa vie avait toujours été haute en couleurs, et ses histoires de dragons pouvaient sembler répétitives, mais de l'avis de ses neveux et nièces, il n'était jamais répétitif de travailler avec des créatures capables de cracher du feu. En tout cas, c'est ce qu'on pouvait comprendre de leurs airs intéressés, et du fait qu'ils n'avaient plus proféré le moindre mot depuis que leur oncle avait pris la parole, amenant une brève accalmie dans les joutes verbales qu'ils prenaient pourtant soin de toujours mener.
- Et c'est pour ça que j'ai manqué me faire arracher le bras, conclut Charlie, en essayant de ne pas trop paraître en vouloir à son nouveau collègue, qui avait oublié de le prévenir de la maladie du dragon qu'il devait soigner, qui l'empêchait de se nourrir normalement depuis quelques jours. Bon, et vous, qu'avez-vous à me raconter ?
C'était toujours le moment délicat, lorsque la question était posée chez les Potter. Avant, ce moment était délicat parce que tous voulaient répondre en même temps. Aujourd'hui, il l'était parce qu'ils ne savaient jamais par où commencer, ni comment faire oublier que James, depuis quelques temps, n'avait jamais rien de joyeux à partager.
- J'ai un match à couvrir la semaine prochaine, si jamais tu veux venir, proposa Ginny. Je pense que Lily pourra te céder sa place, pour une fois.
Lily hocha la tête pour confirmer qu'elle ne voyait aucun problème à ça.
- Pourquoi pas. Et toi, Harry, s'enquit Charlie. Combien de blessures dangereuses recensées, depuis la dernière fois ?
- Presque aucune ! assura l'Auror en éclatant de rire. Je fais en sorte de ne pas être trop blessé, Ginny me le fait amèrement regretter à chaque fois…
Quelques rires saluèrent cette réflexion, dissipant le malaise de Lily pour quelques secondes. Elle ne voulait pas que les questions soient posées à ses frères et elle. Vraiment pas. Elle ne voulait pas voir James réfléchir à ce qu'il pourrait répondre, et ne rien trouver. Elle détestait cette situation, elle détestait voir James s'enliser dans des explications bancales, des tournures de phrases ridicules qui étaient censées dissimuler son mal-être.
- Moi, figurez-vous que je suis toujours avec Faith. Même si ça vous semble improbable, c'est la vérité, ricana Albus.
Il croisa les mains derrière sa nuque, et se balança sur sa chaise, malgré les regards lourds de reproche que lui lancèrent ses parents. S'il choisit de ne pas prendre en compte les regards de ses parents, Albus n'échappa pas aux regards interloqués de James et Lily.
- Il y a un mois de ça, tu m'as dit qu'il y avait peu de chance que vous vous remettiez ensemble…, lui rappela James.
- Oui, eh bien, les choses ont changé, rétorqua Albus.
- Faith…, murmura Charlie, songeur. C'est celle que j'ai déjà vue, pas vrai ?
Lily pouffa. Aussitôt, on la regarda, s'étonnant de sa réaction.
- En même temps, Al n'a pas eu d'autres copines, expliqua-t-elle.
Albus se contenta de sourire. Quelques années plus tôt, il aurait répliqué à cette phrase que lui, au moins, avait du monde à présenter aux parents. Aujourd'hui, il ne pouvait pas se permettre de dire cela, parce que cela rappelait à tous que James n'avait plus personne à présenter. La seule fille qu'il ait jamais voulu présenter à ses parents était décédée. Le souvenir était déjà bien assez douloureux ainsi. Il n'était pas nécessaire de le rappeler sans délicatesse.
Cela dit, tous savaient ce que voulait dire ce silence.
- En attendant, tant que Lily ne nous ramène pas Martell à la maison, je crois que je supporterai qu'on se moque de moi, bougonna Albus, pour relancer la conversation.
Lily serra les dents, et fusilla son frère du regard. Évidemment. Il était incapable de tenir sa langue. Et maintenant, elle voyait bien que son père et sa mère l'observaient, en attendant une explication à ce qui venait d'être dit.
Elle se racla la gorge, maudissant son frère, et réfléchissant à comment lui faire payer cette gêne qu'elle aurait voulu ne pas éprouver.
- Il est possible que je fréquente un garçon, murmura finalement Lily du bout des lèvres.
- Et il est aussi possible qu'Albus meure avant la fin du repas pour avoir osé le dire, murmura James, amusé, en portant son verre à ses lèvres.
Le cœur de Lily fit un bond dans sa poitrine. Pendant un bref instant, elle avait entendu, dans la voix de James, sa moquerie habituelle. Sa fougue, son entrain, tout ce qui le caractérisait, quelques années plus tôt. Et ça faisait sacrément du bien.
Sauf que l'instant d'après, les yeux de James étaient redevenus distants, et qu'un voile les couvrait à nouveau, comme pour mettre de la distance entre le monde réel, et les pensées où ils se perdaient tout le temps.
- Et donc, ce garçon… ? demanda Harry Potter, l'air passablement gêné d'avoir à poser cette question.
Cela dit, la gêne qu'éprouvait sa fille devait être équivalente. Voire supérieure. Il était rare de voir Lily rougir autant.
- Je propose qu'on n'en parle pas, souffla Lily.
Le soulagement de Harry était si évident que cela fit ricaner Charlie.
- Courage, Harry, ce n'est que le début de ses histoires d'amour ! dit le soigneur de dragons avec un clin d'œil amusé.
Si cela fit rire Ginny, le reste des Potter resta bien silencieux.
Et Albus n'aimait vraiment pas le regard noir de sa sœur.
…
Lily se tenait au milieu du grand champ à l'arrière de la maison des Potter. Quand Al, James et elle étaient plus petits, ils passaient leurs journées ici, à jouer au Quidditch, quand ils arrivaient à subtiliser les balais de leurs parents – ce qui arrivait assez souvent. Mais à présent, ils n'avaient plus autant de temps pour le Quidditch. Elle était la seule à avoir intégré une équipe de l'école, et la seule à s'y intéresser autant. James avait un deuil à faire, et un travail à gérer. Albus avait Faith, et un travail à gérer aussi.
Ses parents non plus n'y allaient plus. De temps à autre, elle surprenait son père qui s'y attardait. Dans ces moments-là, elle allait le rejoindre, et ils s'envoyaient des balles, Harry trouvant toujours le moyen de surprendre Lily en lui lançant une balle à laquelle elle ne s'attendait pas. Cela lui donnait de nouvelles idées pour s'entraîner à attraper le Vif d'Or, ou bien pour éviter les Cognards. Elle adorait passer ces moments avec son père. Ils lui rappelaient que, si elle était douée pour repérer le Vif d'Or, c'était parce qu'il lui avait transmis ce don.
Aujourd'hui, toutefois, Lily était seule sur le vaste champ qui s'étendait à l'arrière du jardin des Potter. Enfin, plus pour longtemps. Elle vit apparaître la tignasse rousse des Weasley, et la démarche caractéristique de Charlie lui apprit rapidement que son oncle venait jusqu'à elle.
Lily repoussa ses lunettes sur son nez, et tenta de ne pas sourire. Mais quand elle vit le sourire qui naissait sur les lèvres de Charlie, elle eut vraiment du mal à ne rien dire.
- Vous l'avez retrouvé ? demanda-t-elle sur le ton le plus neutre possible.
Charlie secoua doucement la tête.
- Enfin, Lily, enfermer ton frère dans un placard… Quel âge est-ce que vous avez ?
Lily rit doucement.
- L'âge de se comporter comme un frère et une sœur se faisant les pires blagues, assura-t-elle.
Charlie leva les yeux au ciel, et Lily sut qu'elle n'aurait droit à aucun reproche de sa part. Après tout, Charlie était un Weasley. Il avait grandi dans une famille de sept enfants. Les crasses fraternelles faisaient partie d'un domaine qu'il maîtrisait sur le bout des doigts. Il n'avait jamais été en reste, et il ne pouvait tout de même pas reprocher à Lily de suivre l'exemple donné par une partie de sa famille.
- La prochaine fois, lui souffla Charlie, enferme-le au grenier. C'est plus spacieux, mais votre grenier est plus isolé. Tes parents ne l'entendront pas de sitôt.
Le visage de Lily s'illumina.
- Merci de l'astuce ! s'esclaffa-t-elle.
- Ne me remercie pas immédiatement, tempéra Charlie. Tes parents me font te dire que tu es punie, et que tu n'iras à aucun match couvert par Ginny pendant les vacances.
Lily grimaça. Il fallait se douter qu'elle n'allait pas s'en sortir sans rien. Mais cela valait le coup, décréta-t-elle rapidement. Elle avait eu sa petite vengeance.
- Et c'est tout ?
- Non. Ils me font te dire aussi qu'ils ont dit à Meredith et ses parents de venir manger avec vous demain. Et ta punition va être de passer la journée avec tes parents pour préparer la nourriture. Donc non, tu ne pourras pas aller voir tes cousins au Terrier demain. Eh oui, il faut s'attendre à quelques représailles quand on agit comme ça.
Lily ouvrit de grands yeux.
Alors là, c'était bien la première fois que ses parents lui faisaient un tel coup. D'habitude, ils la laissaient tout de même aller voir ses cousins au Terrier.
Chaque année, avant Noël, il y avait un grand repas entre cousins qui était organisé au Terrier. C'était l'occasion de revoir les uns et les autres, avant le grand repas de Noël qui, cette année encore, s'annonçait copieux. Avec le monde qui s'y retrouvait, et les plats qui s'y enchaînaient, discuter entre cousins était compliqué.
- C'est pas juste, grommela Lily.
- C'est le risque à prendre, répondit Charlie. Et encore, tu t'en sors plutôt bien. Je crois qu'Albus voulait les convaincre de ne pas inviter Meredith et ses parents…
- Il est cruel, pesta la jeune fille.
Son oncle éclata de rire.
- C'est un vrai Weasley qui sait ce qu'il veut, répondit Charlie. Allez, rentre avant d'attraper froid. On ne voudrait pas que ton petit ami te retrouve enrhumée à la fin des vacances…
Lily rougit.
- Al n'a pas arrêté d'en parler, c'est ça ? devina-t-elle aisément.
- C'est à se demander s'il a un autre sujet de conversation que celui de convaincre tout le monde que tu dois rompre avec lui très rapidement.
Lily leva les yeux au ciel.
Albus avait toujours eu tendance à prendre son rôle de grand frère protecteur un peu trop à cœur. Mais, aux dernières nouvelles, c'était toujours à elle de décider du garçon qu'elle fréquentait, et quand est-ce qu'elle devait arrêter de le fréquenter.
Elle savait mieux que son frère ce dont elle avait besoin.
…
Lily arrangea les fleurs sur la table, alors que James et Albus étaient dans son dos. Quand il s'agissait de ses frères, cela ne lui posait aucun problème, même si elle devait avouer qu'elle aurait préféré qu'ils ne soient pas en colère et derrière elle.
- Tu le savais ? murmura furieusement Albus.
Lily soupira, avant de hocher lentement la tête.
James et Albus étaient revenus du repas entre cousins quelques minutes auparavant, juste à temps pour le dîner avec les Events. Lily avait bien remarqué que quelque chose était différent, et qu'Albus semblait particulièrement en colère, mais elle n'avait pas immédiatement compris de quoi il s'agissait. Il avait fallu attendre que leurs parents quittent la pièce, et que James désigne discrètement une rose dans la composition florale au milieu de la table pour que Lily comprenne ce qui agaçait Albus.
Il avait appris pour Rose et Scorpius. Il devait certainement être en colère parce qu'il n'avait pas été mis plus tôt au courant. Rose était sa cousine, celle du même âge que lui, et ils avaient passé toute leur enfance ensemble. Scorpius, lui, était son meilleur ami. Il avait dû considérer cela comme une double trahison de ne pas avoir été mis au courant, par aucun des deux, et découvrir que Lily était aussi au courant devait être un autre coup dur pour Albus. La plus jeune Potter haussa les épaules pour signifier à son frère qu'elle était désolée, mais que ce secret n'était pas le sien, et qu'elle n'avait donc pas à le partager avec lui. Mais cela ne calma pas Albus pour autant.
- Ce qui nous effraie plutôt, c'est qu'elle veuille tant garder le secret, murmura James avant qu'Albus ne se lance dans un discours pour se plaindre de l'injustice qu'il vivait en étant tenu à l'écart de ce secret. Quand oncle Ron l'apprendra, et vous savez qu'il l'apprendra à un moment où à un autre, il ne va pas décolérer. C'est vraiment le pire qu'elle ait pu faire.
Lily leva vivement les yeux vers James.
- Tu ne diras rien à oncle Ron ! siffla-t-elle. Ce sont les affaires de Rose.
James la rassura d'un mouvement de tête. Il ne comptait pas en parler. Il émettait seulement une opinion.
Lily ne pouvait pas dire qu'il avait tort. Bien au contraire, James était totalement lucide en raisonnant ainsi. Ron serait furieux d'apprendre que sa fille lui avait menti. Et ensuite, il serait encore plus furieux d'apprendre qu'elle sortait toujours avec Scorpius Malefoy.
On frappa alors à la porte d'entrée des Potter. Les trois enfants sursautèrent, rompant le contact visuel qu'ils avaient instauré, et grâce auquel ils se faisaient la promesse de soutenir Rose dans son mensonge, même si cela voulait dire se mettre leur oncle Ron à dos, lorsque la vérité éclaterait.
- Je vais ouvrir ! s'exclama Albus en quittant précipitamment la pièce.
- Il est hyperactif, j'en suis sûr, soupira James en souriant tristement.
Lily sourit doucement, plus sincèrement que son frère, avant de frôler son bras, lui insufflant un peu de courage par ce geste. Comme toujours, James était dans un monde à part. Elle rêvait de le voir en sortir, mais elle ne savait pas quand cela se ferait.
En attendant, elle allait jouer le jeu, et faire comme si tout allait bien dans leur monde, au moins le temps d'une soirée.
Elle quitta la salle à manger, et partit rejoindre Albus, en train de prendre les affaires de Meredith et ses parents.
- Meredith, tu es toujours la plus jolie fille de cette planète ! s'exclama Albus avant de la serrer dans ses bras.
Elle le repoussa rapidement, et lui frappa gentiment l'épaule.
- Al, je ne demande plus comment cela se fait que Faith ne reste jamais avec toi, parce que j'ai la réponse, répliqua Meredith. Tu es insupportable.
Albus lui adressa un clin d'œil charmeur.
- Crois-le ou non, mais Faith et moi, c'est une affaire qui roule.
Meredith haussa un sourcil surpris, avant de se reprendre.
- Ce qui veut donc dire que ton mensonge est encore plus énorme… Tout le monde sait que je ne peux pas être la plus jolie fille de cette planète. On sait tous que tu n'as d'yeux que pour Faith Gomenez, ricana-t-elle avant de se détourner d'Albus et de sa gêne évidente.
Elle salua Lily avec un grand sourire.
- Tu n'es pas encore devenue folle, avec ton frère ?
Lily leva les yeux au ciel.
- Je ne rêve que d'une chose. Qu'il déménage ! dit-elle en riant, avant de saluer les parents de Meredith, David et Lise. Mes parents ont prévu un repas normal, les rassura Lily. Aucune saveur sorcière, ce soir, dit-elle plus spécifiquement à Lise, qui ne s'était jamais remise du repas cent pourcent sorcier que les Potter avaient préparé la première fois qu'elle était venue dîner chez eux.
Ce jour-là, Lily avait oublié de dire à ses parents que Lise Events était une née-Moldue, et n'avait jamais goûté à un repas entièrement préparé par un Elfe de Maison, avec des ingrédients issus d'un potager sorcier. Lise avait eu beaucoup de mal à tout avaler…
- C'est très gentil à vous ! rit Lise.
Harry et Ginny arrivèrent alors dans le vestibule, et les plus jeunes s'en allèrent rapidement, Lily et Meredith étant entraînées par Albus et James.
- Je le sens mal, murmura Lily, les dents serrées.
Meredith lui lança un regard surpris, mais avant que sa meilleure amie n'ait pu lui expliquer ce qui n'allait pas, Albus prit la parole :
- Meredith, dis-nous tout ce que tu sais sur Basile Martell.
Meredith ouvrit de grands yeux, ses iris noisette s'éclairant d'une étincelle de malice, avant de se laisser inonder par la surprise lorsqu'elle comprit, en croisant l'air sombre de Lily, qu'Albus Potter était sérieux.
- Et il vaudrait mieux que tu nous le dises dès maintenant, avant qu'on ne pose des questions à table qui mettraient notre sœur dans l'embarras, poursuivit James dans un pâle sourire.
Meredith les regarda tour à tour, puis posa les yeux sur Lily.
- Vous me demandez de briser le code d'honneur des meilleures amies pour vous deux ? Vous plaisantez ?
Lily, qui avait craint un instant que Meredith se laisse avoir par les airs angéliques de ses deux frères, soupira de soulagement. Cela dit, James et Albus semblaient prêts à repartir à l'attaque.
- À table les enfants ! cria alors Ginny Potter.
Les quatre jeunes sorciers échangèrent un regard entendu.
- Est-ce que quelqu'un dit à maman que, dans quelques mois, nous serons tous adultes, ou on la laisse croire encore quelques temps que Lily n'atteindra jamais la majorité ? ricana Albus.
…
Dans le champ où Lily aimait à s'entraîner avec son père, le grand espace dégagé était un avantage certain pour le lancer de balles ensorcelées. C'était, en revanche, un désavantage à chaque fois qu'un vent glacé soufflait – comme aujourd'hui, par exemple.
Pourtant, malgré ce froid mordant et leurs extrémités congelées, père et fille faisaient l'effort d'être en extérieur, et de se lancer une balle de baseball, comme s'il s'agissait d'un Vif d'Or.
- Tu continues tes entraînements, à Poudlard ? demanda Harry. Je ne sais pas comment tu fais. À notre époque, on ne faisait pas autant d'efforts.
Il réfléchit quelques instants, avant de se mettre à rire.
- En même temps, faire plus d'entraînements que ceux déjà donnés par Olivier Dubois était impossible.
Lily sourit largement.
- C'est ce que dit Samantha, sa fille.
Elle se tut quelques instants, le temps de réceptionner une balle difficile que son père lui envoyait, avant de reprendre la parole.
- Et pour être totalement honnête… Je pense que je vais arrêter de faire autant d'entraînements, avoua-t-elle en rougissant un peu.
Harry laissa passer quelques minutes, le temps que sa fille digère d'avoir fait un tel aveu.
- Pourquoi ça ? demanda-t-il finalement d'une voix douce.
Lily haussa les épaules.
- Je faisais ça avec un ami, mais j'ai l'impression qu'il ne veut plus qu'on passe autant de temps ensemble. Ou, plutôt, j'ai l'impression qu'il préférerait que je lui laisse un peu d'espace.
Lily grimaça.
- Je l'ai un peu négligé, depuis que je sors avec Basile, finit-elle par reconnaître.
Ce fut au tour de Harry de grimacer, même si Lily fit comme si elle ne l'avait pas remarqué.
- Enfin… J'ai réalisé que c'était moins sympa, de faire du sport toute seule, avoua Lily. Tu me connais, je préfère les sports d'équipe.
- Je sais bien, souffla Harry en souriant.
À nouveau, ils se plongèrent dans un silence confortable, qui les enveloppa et les apaisa. Ils n'avaient jamais besoin de parler des heures durant. Ils aimaient tout autant passer des instants tranquilles, rien que tous les deux, sans forcément prononcer le moindre mot.
Une fenêtre s'ouvrit alors dans la maison, et Ginny apparut à celle-ci, leur faisant de grands signes pour qu'ils rentrent. Soupirant, Harry et Lily prirent le chemin de la maison, le père passant le bras autour des épaules de sa fille.
- Tu sais, je suis content pour toi, si tu es bien avec ce garçon.
- Basile.
- Voilà. Mais n'oublie pas que si les petits copains sont importants, les amis le sont tout autant. Quand tu vis quelque chose avec ton petit copain, c'est à tes amis que tu as envie d'en parler… et si ce sont de bons amis, ils seront toujours là. Est-ce que tu es certaine que ce sera toujours le cas pour Basile ?
Incapable de répondre à cette question, Lily préféra ne rien ajouter à cela. Son père avait raison, bien sûr.
Mais faire passer Jason avant Basile, ça ne serait pas une bonne chose, quoi qu'en dise son père.
…
Le repas de Noël au Terrier était terminé, et chacun s'apprêtait maintenant à aller s'entasser dans les différentes chambres pour pouvoir, au réveil, ouvrir les paquets. Comme chaque année, une dispute sévère se tenait entre les cousins. Tous voulaient être dans la chambre la plus proche du salon, afin d'être plus rapidement au pied du sapin, et donc ouvrir ses cadeaux le premier.
- Je suis toujours la première réveillée ! rappela Lucy, les bras croisés sur sa poitrine et ses yeux lançant des éclairs. Je dois donc être proche du salon, pour ne pas tous vous réveiller en descendant.
Lucy avait beau travailler dans les hautes sphères du Ministère, le soir de Noël, elle restait une enfant qui attendait ses cadeaux avec impatience.
- Bien sûr que non, soupira Dominique, son éternel air rêveur collé sur le visage. Personne ne t'entend jamais, tu es bien trop discrète. Tu dois aller dans la chambre d'oncle Ron, c'est la plus éloignée. Le temps que tu descendes jusqu'au salon, d'autres seront réveillés.
- Je suis toujours dans la chambre la plus éloignée, c'est totalement injuste ! rappela Louis.
- Et moi, dans la plus petite ! renchérit Hugo.
- Oui, enfin, tu ne t'en plaignais pas, l'année dernière, s'esclaffa Rose. Tu disais même que, comme ça, tu n'entendais pas les ronflements de Louis.
Elle ébouriffa les cheveux de son petit frère, qui grogna de mécontentement, même si tous savaient qu'il appréciait grandement ces gestes d'affection dispensés par sa grande sœur.
- De toute façon, soupira James, je ne vois pas pourquoi on continue de discuter. Comme chaque année, ou presque, ça va se terminer de la même façon.
Les cousins et cousines échangèrent un regard, avant de soupirer et de hocher la tête.
- Chacun dans la chambre de ses parents, conclut Molly en se levant de son fauteuil. Et Lucy, tu n'as pas intérêt à m'écraser, demain, en te levant…
Peu à peu, les plus jeunes des Weasley et Potter se dirigèrent vers leur chambre. Hugo resta en retrait, attendant Lily, qui soupira.
- Je parie que tu veux parler de ta sœur…
Il hocha la tête, l'air soucieux.
- Elle m'a dit que tu avais été la première à savoir qu'elle s'était remise en couple avec Scorpius.
- C'est bien vrai, confirma Lily.
Hugo fronça les sourcils.
- Je suis content pour elle, que ce soit bien clair. Mais… vu qu'elle a l'air de te faire confiance, est-ce que tu ne pourrais pas essayer de la convaincre d'en parler dès maintenant à notre père ? Elle semble croire que plus elle attend, mieux ce sera, mais en réalité, j'en doute sincèrement. J'aime beaucoup Scorpius, c'est un chic type, même s'il sort avec ma sœur.
À ces mots, Lily ne put retenir un sourire moqueur. Tous les frères avaient-ils les mêmes réactions lorsque leur sœur sortait avec un garçon ?
- Mais entre Scorpius et mon père, je choisis mon père, même s'il se conduit stupidement. Alors, je veux vraiment que Rose en parle à notre père.
Il adressa un regard suppliant à Lily, qui leva les yeux au ciel.
- Je lui en toucherai un mot. Mais ne pense pas que j'aie une quelconque autorité sur elle. Franchement, je doute même qu'elle m'écoute…
Hugo soupira, avant de hocher la tête.
- Du moment qu'elle t'entend…
Lily lui pressa l'épaule, et ils quittèrent le salon, où ils étaient les derniers à se trouver.
- Si je te rends ce service, est-ce que tu pourrais m'en rendre un aussi ? s'enquit-elle en grimaçant, alors qu'ils grimpaient les premières marches.
Surpris, Hugo la regarda, sans comprendre ce qu'elle voulait dire.
- Est-ce que tu pourrais dire à mes frères que Basile n'est pas un aussi mauvais garçon qu'ils ont décidé de le croire ?
Hugo sourit, moqueur.
- Tu veux vraiment que je me fasse le défenseur de Martell ?
- J'aurais bien demandé à Louis, mais je doute qu'il accepte.
Elle avait aussi demandé à Meredith, et à tous ses amis qui avaient pu croiser ses frères depuis le début des vacances, mais c'était peine perdue. À chaque fois que quelqu'un parlait de Basile Martell à Albus ou à James, ils se fermaient, et refusaient d'écouter. Lily elle-même n'arrivait pas à les convaincre d'écouter qui que ce soit. Dès que le sujet de Basile était abordé, ils devenaient plus butés qu'en temps normal. Et déjà qu'en temps normal, ils pouvaient être extrêmement têtus, c'était vraiment difficile pour Lily d'avoir la moindre conversation avec eux.
- Je vais essayer, promit Hugo. Mais ce n'est pas dit que je dise du bien de Martell, tu sais. Il est tellement maladroit…
- Je sais, grimaça Lily. Mais si tu pouvais au moins leur affirmer qu'il n'est pas un monstre sans cœur…
Hugo éclata de rire, avant de plaquer sa main sur sa bouche, pour ne pas réveiller ses grands-parents. Puis, il hocha la tête. Soulagée, Lily lui plaqua un baiser sur la joue.
- T'es génial, cousin.
- Je sais, se vanta le rouquin.
Ils se séparèrent alors qu'ils arrivaient sur le palier où se trouvait l'ancienne chambre de Ginny. Lily y entra après avoir souhaité une bonne nuit à son cousin. Dans la pièce, James et Albus avaient poussé des meubles et transformé d'autres, pour qu'ils deviennent des lits.
Lily se laissa tomber sur le matelas encore libre. Elle ne réagit même pas lorsqu'Albus lui tira une mèche de cheveux.
- Eh, tu lui disais quoi, à Hugo ? demanda-t-il.
- Rien qui puisse t'intéresser, dit Lily en étouffant un bâillement. Et si tu insistes trop, je descends et je brûle ton cadeau. Et ton cadeau est super, alors ne m'énerve pas, et ne m'oblige pas à mettre ma menace à exécution.
Son frère bougonna, et se retourna. James rit brièvement, avant d'éteindre la lumière d'un coup de baguette magique quand Lily eut ôté ses lunettes.
Elle ne réussit toutefois pas à s'endormir immédiatement. Elle pensait beaucoup à Basile, depuis le début des vacances. On ne lui avait pas tant offert la possibilité de ne pas penser à lui, pour être honnête. Ses frères lui posaient des dizaines de questions, et même ses parents n'arrivaient pas à réfréner leur curiosité. Et elle avait réalisé, à force de vouloir lui envoyer des lettres, de vouloir passer un moment avec lui, qu'il lui manquait un peu, tout de même.
C'est sur cette pensée, et le sourire aux lèvres, que Lily s'endormit ce soir-là.
…
Lily frappa à la chambre de ses parents.
- Entre ! l'invita la voix de sa mère.
Sans plus attendre, Lily rentra. Ginny Potter était en train de terminer de se préparer pour le Nouvel An, tout en jetant quelques mots sur un parchemin. Lily fronça les sourcils.
- Tu écris avec un stylo ?! s'exclama-t-elle, comme offensée.
Ginny soupira, avant de lever les yeux vers sa fille.
- Crois-le ou non, mais je suis incapable de ne pas briser mes plumes, lorsque je vais sur le terrain. Quand vous veniez avec moi, vous portiez toujours mes plumes de rechange. Mais aujourd'hui…
Lily sourit moqueusement.
- Je te rappelle que tu m'as punie… Donc, c'est en partie ta faute si tu n'as pas de porteurs de plumes avec toi, pour aller aux matchs, conclut Lily en feignant d'être vexée.
Ginny rit doucement.
- La prochaine fois, tu n'enfermeras pas ton frère dans un placard, dit simplement Ginny. Et tu pourrais être un peu plus compatissante avec ta mère, qui casse toujours ses plumes, et qui, en plus, doit travailler le trente-et-un décembre, parce que sa collègue est malade et n'a pas pu finir son filet.
- Je t'ai offert des plumes, pour Noël ! s'insurgea Lily. Et il est sur quoi, cet article ? demanda-t-elle avec un intérêt non feint.
- Sur les nouveaux joueurs engagés à la Ligue, et ceux qui rejoignent les équipes de sélections. Normalement, je ne couvre pas ces changements, mais comme Alice est malade, c'est à moi de le faire. Je ne sais pas ce que font les Tornades, en ce moment, mais autant être honnête, c'est du grand n'importe quoi, leur nouvelle sélection. Et puis, la Ligue n'agit vraiment pas logiquement, et…
Lily n'écoutait plus.
Les équipes de sélections. Qui envoyaient des lettres au début du mois de décembre. Comment avait-elle pu oublier cela ? Comment est-ce qu'elle avait pu être plus préoccupée par quoi que ce doit d'autre que par cela ? Elle savait que les sélections approchaient. Elle savait que des lettres allaient être envoyées aux joueurs repérés. Elle le savait, par Merlin ! Et pourtant, ça lui était sorti de l'esprit. Elle n'y avait plus songé. Elle ne s'était plus préoccupée à l'actualité du Quidditch depuis un moment. Elle en avait parlé avec sa mère depuis qu'elle était rentrée de Poudlard, mais avant ça, rien. Tout le mois de décembre, elle l'avait passé sans même songer au Quidditch. Comment est-ce que c'était possible ? Comment est-ce qu'elle avait pu passer à côté de cet événement important de la saison ? Et alors que Jason Seek en attendait une ?
Merlin. Jay le Vif attendait une lettre. Mais il n'avait pas dit à Lily si, oui ou non, il en avait reçu une. Ce qui laissait présager le pire à la capitaine des Gryffondor.
- Maman, je peux regarder ton article ? demanda-t-elle avec empressement.
Elle savait qu'elle venait d'interrompre sa mère, et qu'elle n'avait mis aucune politesse dans son ton. Elle savait aussi qu'elle n'avait plus écouté sa mère depuis quelques minutes, et de toute évidence, Ginny l'avait remarqué. Mais Lily s'en moquait. Elle voulait simplement regarder les noms que sa mère avait déjà inscrits.
- Si tu veux. Mais il n'est pas complet, et toutes les équipes n'ont pas encore dévoilé les noms de leurs nouveaux joueurs, l'avertit Ginny. Je descends. Est-ce que tu pars avec ton père et moi, ou est-ce que tes frères t'emmènent à ta soirée ?
- Je pars avec vous, murmura Lily en lisant frénétiquement la liste des noms.
Elle la relut trois fois pour être certaine. Mais rien à faire. À chaque lecture, son cœur ratait un battement, et ses pires craintes se confirmaient.
Jason Seek n'était pas inscrit sur la liste des nouveaux joueurs nouvellement entrés dans le cercle fermé du Quidditch professionnel.
…
Lily rejoignit ses frères sur le Chemin de Traverse, ce premier janvier deux mille vingt-cinq. Le père de Meredith l'avait ramenée jusqu'au Chaudron Baveur après leur réveil, et elle attendait maintenant qu'ils la rejoignent pour rentrer chez eux.
Au Chaudron Baveur, James et Albus étaient déjà là. Faith aussi, ainsi que deux amis de James, Chuck Barrow et Mélina Wilson qui, avant d'être les amis de James, avaient été ceux d'Astrid.
- Bonne année tout le monde ! s'exclama joyeusement Lily.
On lui lança des regards noirs et lui offrit des grimaces en guise de réponses.
- Dure soirée ? s'étonna-t-elle.
- Je ne laisse plus jamais Kira me servir le moindre verre, dit Albus en guise d'explication. Je n'en ai bu qu'un de sa confection, et ça a suffi à me mettre dans un sale état.
Lily éclata de rire, puis se laissa tomber sur une chaise.
- On a le temps, dit-elle à ses frères. On n'est pas attendus au Terrier avant quinze heures.
Le soupir de soulagement fit sourire toute la tablée.
Lily se tourna vers Chuck et Mélina.
- Dites, euh… Vous avez encore des nouvelles de Jason Seek ?
- Jay le Vif ? s'enquit Chuck. Pas vraiment. Et toi, Mélina ?
La jolie jeune femme à côté de lui secoua la tête.
- Tu ne devrais pas en avoir plus que nous, étant donné que vous êtes encore à Poudlard tous les deux ? fit-elle remarquer avec justesse.
Lily grimaça.
- Apparemment pas. Je pensais qu'il vous aurait dit, s'il avait été pris dans une équipe, pour après Poudlard, mais vous n'êtes au courant de rien, donc…
- Quoi ?! s'exclama Albus, scandalisé.
Tous grimacèrent autour de la table, Albus le premier. Les sons forts n'étaient pas recommandés. Pour autant, le choc était tel qu'ils se remirent rapidement de la douleur crânienne qui leur fut causée, et rebondirent sur ce que venait de dire Lily.
- Jay le Vif n'est pas pris dans une équipe ? renchérit Chuck, sa mâchoire se décrochant.
- Ce n'est pas possible ! s'exclama Mélina. On parle de Jay le Vif ! Ce gamin était super doué, il ne peut pas être devenu mauvais ! Bien sûr qu'il va être pris !
- C'est exactement ce que je me suis dit ! s'exclama Lily.
Elle n'avait pas arrêté d'y penser, depuis la veille au soir, et elle ne s'expliquait pas que Jason n'ait pas été pris dans une équipe de sélection. Pourtant, son nom n'apparaissait nulle part, et il n'en avait pas parlé à Lily, qui commençait à craindre qu'il lui ait caché une absence d'invitation à rejoindre une équipe.
- Les équipes de Quidditch auraient tort de passer à côté de Jay, reprit Chuck. Enfin, si l'Angleterre ne veut pas de lui, il pourra toujours trouver une place ailleurs, mais quand même…
Lily haussa les épaules. Déjà, la conversation variait sur un autre sujet, celui de ces joueurs qui n'hésitaient pas à changer de pays pour vivre de leur passion.
Et elle, tourmentée, n'arrivait pas à se dire qu'elle devrait encore attendre quelques jours pour savoir ce qui avait bien pu se passer, et pourquoi Jason Seek n'était pas un nouveau joueur de Quidditch ayant intégré la Ligue, ou une de ses équipes de sélection.
Si elle avait su où il habitait, elle n'aurait pas hésité un seul instant à aller frapper chez lui pour en discuter.
Mais comme elle ne le savait pas, elle allait devoir ronger son frein en attendant.
Note d'auteur.
Un jour, je vous jure, j'écrirai "NotRe d'auteur", au lieu de "note"... Ah, oui, pardon, on s'en moque de ça. Donc, pour en revenir à ce chapitre.
J'ai été un peu désespérée, en relisant ce chapitre (et ça n'a rien à voir avec les erreurs stupides que j'ai pu trouver...) parce que j'ai réalisé que j'allais devoir écrire, à nouveau, un chapitre de Noël pour la septième année de Lily. Moi qui ai du mal à écrire sur ce thème... C'est d'ailleurs pour ça que je m'en sors avec une belle pirouette, pour éviter le repas, et tout le bastringue de cette fête :D ! Sinon, comme vous le voyez, Jason Seek inquiète notre chère Lily, qui n'est pas indiqué comme futur joueur... J'en connais une qui est en train de se faire un sang d'encre ! D'ailleurs, petit Jason n'apparaît pas. Basile non plus, vous me ferez remarquer... Bon, et pour vous rassurer, je ne suis pas cruelle à ce point ; dès la semaine prochaine, on retrouvera Jason, et on en saura plus, c'est promis :D En attendant, ne vous en faites pas trop pour lui, il passe de bonnes vacances en famille, oui, oui.
Alors, pour ne pas changer, je vous remercie pour vos reviews. Et à Lu, effectivement, Basile a une légère tendance à la possessivité, mais ça, c'est presque inhérent à la gent masculine, hum. Il faut bien qu'il ait des traits de caractères qui puissent interférer dans leur relation ;) ! Quant à titietrominet, je suis désolée pour ton cœur retourné se coucher ^^ Ce n'était presque pas voulu, je t'assure. Non, mais ne t'inquiète pas, tu peux l'appeler papa Ours, il en a totalement conscience, notre tueur de mage noir ;).
Sur ce, je vais arrêter là cette note d'auteur, et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau chapitre :)
