CHAPITRE 1 :
Un anniversaire pas comme les autres
Je m'appelle Edward Cullen. Aujourd'hui, je fête mon 107ème anniversaire ainsi que mes 90 ans en tant que vampire. Et comme chaque jour de la semaine, je commençais à me préparer pour aller au lycée de la petite ville de Forks, dans laquelle nous nous étions installés il y a de cela à peu près 10 mois.
Après m'être habillé, je me mis à regarder à travers la baie vitrée de ma chambre : encore un jour de pluie.
Forks est une petite ville située dans l'état de Washington où il pleut 360 jours par an. Ce climat nous permet ainsi de sortir en plein jour et donc de pouvoir mener une vie aussi humaine que possible. Mais ce temps avait tendance à me rendre nostalgique, le soleil me manquait, ainsi que la chaleur sur ma peau. C'est en regardant l'horizon que j'eus un flash-back de mes derniers moments en tant qu'humain :
FLASH BACK
Mes parents et moi étions en voiture nous venions de quitter la salle dans laquelle mon anniversaire venait d'être fêté. Mon père conduisait et tourna la tête vers ma mère pour lui sourire. Par la suite, il se tourna vers moi et me demanda si je m'étais bien amusé à la soirée en mon honneur. A l'époque, je m'appelais Edward Masen Junior.
C'est alors que tout bascula. Je me souviens avoir entendu ma mère crier, avoir tourné la tête vers la route juste au moment où une voiture percuta de plein fouet la nôtre. Quand la voiture s'immobilisa enfin, j'appelais mes parents paniqué mais ces derniers ne répondirent pas. Je les avais alors crus inconscients. Je réussis, non sans mal, à m'extirper de notre véhicule afin d'appeler de l'aide. Mais c'est seulement au bout d'une demi-heure qu'un véhicule s'arrêta sur le bas-côté de la route jusqu'à présent déserte. Un homme en sorti et se présenta sous le nom de Carlisle Cullen en ajoutant qu'il était médecin. Il se dirigea vers mes parents et après un certain temps se retourna vers moi avec un regard désolé. C'est sans procédure que je me suis effondré à cet instant, me sentant vide et plus que jamais, seul.
Peu de temps après l'accident, j'avais essayé d'attenter à ma vie en me taillant les veines. Ce fut grâce ou plutôt à cause de cela que je fus transformé en vampire. Ma transformation avait été plus douloureuse que tout, c'était comme si l'ensemble de mon corps se cassait, comme si chaque parcelle de mon être se brisait, pour me punir de quelque faute que ce soit. J'avais eu énormément de mal à m'adapter à ma nouvelle non-vie, mais Carlisle et sa femme Esmé me soutinrent à chaque moment dur. Je mis du temps à les considérer comme mes parents mais à présent je ne pourrais plus les considérer autrement.
30 ans plus tard Carlisle sauva Rosalie Hale. Il espérait, à l'époque, qu'elle pourrait devenir ma compagne à l'instar de ce que représentait Esmé pour lui-même. Mais jamais je n'avais pu penser à Rose en tant que tel. Au début, elle m'était totalement indifférente et sans aucun intérêt, puis tout doucement un lien fraternel c'était installé entre nous. Ensuite, elle trouva Emmett. Ce dernier était en très mauvais état et elle demanda à notre père de le transformer. Tous deux devinrent rapidement un couple.
Finalement Alice et Jasper sont arrivés et furent rapidement ensemble eux aussi. Nous avions tous rapidement créés des liens familiaux. Alice était devenue non seulement ma sœur au même titre que Rose, mais aussi ma meilleure amie et ma confidente.
FIN DU FLASH BACK
Le temps se couvrait de plus en plus dehors.
Malgré les sentiments forts que j'avais pour ma famille et malgré notre nombre, je me sentais seul, vide comme si quelque chose d'essentiel manquait. Souvent le fait d'entendre les pensées amoureuses des couples de la maison accentuait ce sentiment oppressant. Tous avaient trouvé leur moitié et leur raison de vivre, leur rôle. Tandis que moi, j'étais seul sans savoir où se trouvait ma place, outre mon le rôle de frère et de fils qu'étais-je ? Ce n'est pas parce que je n'avais aucune proposition, au contraire mais ces femmes n'étaient pas MON IDÉAL. Certes j'aurais pu m'amuser mais ce n'est pas de moi ce genre de bassesses. Alors j'attends, j'attends, j'attends encore dans l'ombre le jour où ELLE éclairera ma vie….
Je fus tiré de mes pensées par celles de ma sœur Alice :
« Oh mon dieu ! Oh mon dieu ! Trop Génial…Il va enfin… Oh merde ! Il faut que je bloque mes pensées… euh … »
Puis d'un coup j'entendis l'hymne national en Japonais.
-Alice, criais-je, qu'as-tu vue ?
Je ne suis pas le seul vampire de la famille à avoir un don. Alice peut voir le futur en fonction de ce que décident les gens, Jasper quant à lui il peut lire et modifier les émotions.
-Rien, pourquoi, me répondit-elle.
-Alice ne te fou pas de moi. Aller dis.
« OK, OK, j'ai vu que Jasper allez enfin m'acheter ma porche jaune pour mon anniversaire. Ça te va ? »
-Arrête de mentir.
-Voyons Edward je ne vois pas de quoi tu parles.
Puis elle s'en alla sous sa douche avec un grand sourire aux lèvres. De toute manière, je finirais par savoir ce qu'elle me cache.
Il me restait encore une heure avant d'aller au lycée. Je mis donc le CD de Debussy dans ma chaine et m'allongeais sur mon lit. Même si son utilité était remise en question par le fait que, nous, vampire nous ne dormons pas. Cependant, j'aimais m'y étendre afin d'y écouter la musique les yeux clos. Un quart d'heure avant de partir au lycée je descendis au salon où tout le monde était déjà assis. Tous me souhaitèrent alors un bon anniversaire. Mes parents m'offrir un cahier afin d'y écrire mes partitions de piano. Emmett et Rosalie m'avaient acheté le dernier mp4 et y avait glissé mes chansons favorites. Le cadeau d'Alice et Jasper me surpris. En effet ils m'offrirent deux places pour assister à un concert où plusieurs pianistes rendaient hommage aux compositions de Debussy à Venise. S'il y avait deux places c'est qu'Alice malgré ses réticences envers ce compositeur allée m'accompagner.
-Merci à vous tous ! Alice tu n'es pas obligeai de m'accompagner j'aurais pu y aller seul.
-Ce n'est pas moi qui t'accompagne n'y aucun de nous d'ailleurs.
-Qui est-ce alors ?
-Ça c'est la vraie surprise mon frère adoré !
-Alice ...
-STOP Edward, je ne dirais rien quoi que tu tentes, alors arrête de suite. Puis de toute façon il faut qu'on aille aussi non nous allons être en retard en cours. Et puis j'ai hâte de voir la nouvelle je suis sûr qu'elle et moi on va bien s'entendre.
Je me renfrognai. Une nouvelle, oui c'est vrai j'avais presque oublié. Je ne comprends pas pourquoi a hâte de la rencontrer, c'est une humaine de plus que l'on ne pourra pas approcher et ni avec qui l'on pourra se lier. Cela me fait aussi un esprit de plus à supporter.
Nous montâmes dans la voiture après avoir dit au revoir à nos parents. Je pris le volant et nous arrivâmes 5 minutes plus tard. Une nouvelle journée de lycée, ENCORE. J'allais donc sans entrain vers mon cour d'histoire. Une fois devant la salle j'attendis le moment où je serai obligé d'entrer pour m'assoir à ma table afin de jouer l'élève modèle. A ce moment-là je captais l'esprit d'un dénommé Eric. Ce dernier venait de rencontré Isabella Swan. La jeune fille était brune légèrement bouclée, les yeux marron, le teint pâle sur lequel on pouvait remarquer quelques taches de rousseur. Elle était simple. Elle avait l'air timide et réservée. Elle était la fille du chef de la police de Forks.
L'esprit d'Eric m'exaspérait même si certains avaient des pensées beaucoup moins chevaleresques :
« Trop canon faut que j'arrive à sortir avec elle. »
La matinée fut lente. Je retrouvais ma famille à la cantine. Nous nous assîmes à notre table habituelle quand Alice attira mon attention.
«Attention ... 3 ... 2 ... 1 ...»
-Alice?
-Chut ! Regarde…
Je tournai alors la tête dans le même sens qu'elle et c'est là que je vis Isabella Swan pour la première fois de mes propres yeux. Elle venait de rentrer dans la cafétéria et semblait un peu perdue, à côté d'elle se trouvait Jessica Stanley, une fille des plus superficielle qu'il soit sur cette terre et ce n'est pas peu dire. Cette dernière lui chuchota de la suivre.
Comment avais-je pus la trouver banale ?
Ses cheveux bruns avaient des reflets roux, ses yeux n'étaient pas seulement marron mais avaient la couleur du chocolat fondu. Quant à la pâleur de sa peau on pouvait dire qu'elle lui allait de manière avantageuse tout comme ses rougeurs qui venaient d'apparaître sue ses joues. Bella comme elle préférait être appelée était tout simplement la plus belle créature qu'il m'est été donné de voir.
Ouh la STOP, qu'est-ce qu'il m'arrive. Edward calme toi.
C'est une humaine, je ne pouvais pas la traiter différemment des autres se serait trop dangereux pour elle et pour ma famille. A cette pensée j'eus mal à la poitrine. Je fus ensuite déconcerté par Jessica qui demanda à Bella si elle allait bien et que celle-ci lui dit :
-Ce n'est rien … juste mal au cœur… ça… ça va passer.
SIMPLE COÏNCIDENCE.
Mon côté curieux repris le dessus et je me demandais ce qu'elle pouvait bien penser de nous vu que sa voisine était en train de lui parler de nous. Je me concentrais donc sur son esprit c'est alors que la jeune femme avait sursauté. C'était comme si elle avait senti que j'avais essayé de m'immiscer dans son esprit. Je dis bien essayer je n'y suis pas arrivé. Elle chercha quelque chose dans la salle. Puis elle rencontra mes yeux. Nous restâmes un moment ainsi connecté jusqu'à ce qu'elle écarquille les yeux, rougisse et se cache derrière ces cheveux. Que venait-il de se passer ?
-Etrange, murmurais-je.
-Qu'y a-t-il d'étrange, me demanda Emmett.
-Et bien... je n'arrive pas à lire dans son esprit. Et…, je leur racontais aussi la réaction de la fille Swan.
-En effet c'est étrange…, dit Alice avec un large sourire, …elle n'est pas comme les autres filles … n'est-ce pas Edward ? Tu es sur qu'il n'y a que ça chez elle qui t'intrigue ou t'intéresse ?
-Ben oui quoi d'autre …, sur la défensive. Avait-elle vu quelques choses ?
C'est alors que je pensais à Jasper qui lui avait certainement dû être témoin de tout mon remue-ménage intérieur. Je le regardais donc.
« On en parle ce soir, si tu veux on ira chasser tous les deux », pensa-t-il.
Je hochais la tête. Puis Rosalie me sorti de ma bulle.
-On ferait mieux d'aller en cour.
-Oui, renchérit Emmett.
Les cours…
Emmett, Rose et Jazz prétendaient être en terminal tandis qu'Alice et moi étions en première.
