Voilà le chapitre 29. Je vous remercie de votre soutien. J'espère que ce chapitre vous plaira!

BONNE LECTURE!

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CHAPITRE 29 :

Vacances chez Charlie

J'ai dû m'endormir car se furent les baisers de mon Edward qui me réveillèrent.

-Bella ?!

-Humf…

-On est arrivés, mon amour. Il faut descendre de l'avion.

J'eus du mal à ouvrir les yeux. Mais nous devions nous dépêcher. Nous avions alors pris les enfants et nous étions allés chercher nos valises. Pendant que mon homme chargeait le tout dans le coffre de la voiture de location, je pris mon cellulaire pour appeler mon père, afin de le prévenir que l'avion était bien arrivé.

-Tu as les clés de la maison ? Je ne pense pas être rentré du boulot avant votre arrivée…

-Oui, ne t'en fais pas. D'accord. Dis-moi, ton frigo est comment ?

-Euh…, vide, désolé chérie.

-Pas de soucis, je m'arrêterais faire des courses avant d'arriver. Des lasagnes, ça te dit ?

-Tu sais que je ne dis jamais non à tes lasagnes, Bella.

-Oui, je sais. Je te dis à tout à l'heure papa.

-A tout ma grande.

-Ah ! Papa ?

-Oui.

-Tu n'oublie pas d'être gentil, s'il te plait. Tu me l'a promis.

-Technique….

-CHARLIE….

-Bon d'accord. Il a des piercings au nez pour que tu insistes autant pour que je sois aimable ?

-Absolument pas papa. C'est juste que je l'aime…

-Bien alors je me tiendrais à carreaux, fille.

-Merci papa. A plutard.

-Fais un bisou aux petits de la part de leur papi adoré.

-Ce sera fait, n'en doute pas. On se retrouve à la maison. Bizzz

Sur la route nous nous étions arrêtés pour faire trois courses et faire manger les enfants. Nous arrivâmes à Forks aux environs de 14h30, nous dirigeant directement chez mon père car Nathanaël et sa sœur avaient été éprouvés par le voyage et ils avaient grand besoin d'une bonne sieste. Après les avoir déposés dans la chambre, qu'avait fait construire leur grand-père, exprès pour eux au rez-de-chaussée, nous montâmes nos bagages dans mon ancienne chambre.

-Ca me rappelle des souvenir d'être ici, murmura mon Adonis.

-Ma chambre n'a aucunement changé depuis ce temps-là. Si ce n'est les photos que j'ai rajouté au fils des années.

POV Edward :

Je remarquais les dites photos et je pus remarquais plusieurs de nous deux. Je les avais pourtant enlevées lors de mon départ. Comment ? Je me dirigeais vers ses dernières.

-Comment ?

-Peu de temps avant que tu t'en ailles, j'avais perdu ma clé USB où je les avais toutes copiées. J'en ai donc racheté une autre. J'ai simplement retrouvé la clé dans ma panière de linge à étendre deux jours après ton départ. Je devais l'avoir laissé dans une de mes poches. Coup de chance, elle fonctionnait encore. J'en ai pleuré quand mon ordinateur l'a détecté.

-Elles sont toutes là, constata-t-il dans un murmure.

-D'ailleurs où à tu mis celle que j'avais enlevé ?

-Je te montrerais quand nous rentrerons à la maison…

Nous passâmes le reste de l'après-midi tranquillement, à regarder nos photos et celles des petits prisent à ici-même. Nous avions ensuite réveillé nos enfants pour les faire gouter. Le ciel devint rapidement sombre, nous étions tous ensemble dans leur chambre en train de jouer quand nous entendîmes la voiture de mon père se garer dans l'allée. Je laissais donc mes trois amours pour me diriger vers la cuisine dans le but de sortir le plat du four et de mettre la table.

La porte claqua.

-Je suis dans la cuisine pa.

-Bonjour ma chérie. Comment vas-tu ? La journée n'a pas été trop fatigante ?

-Tout va très bien. Un peu éprouvant surtout pour Nath et Ambre. Et toi ?

-Pas plus que de général. Où sont mes petits-enfants ?

-Dans la salle de bain. Ils se débarbouillent avant de passer à table.

-Et cet homme mystère, où se trouve-t-il ?

-Avec les enfants.

Des pas se firent entendre dans le couloir. Edward n'allait pas tarder à entrer dans la cuisine. De là où nous nous trouvions, nous pouvions aussi entendre des éclats de rire.

-En tout cas, ils ont l'air de bien rigoler tous les trois, me dis mon père approbateur.

Il sembla vouloir ajouter quelque chose mais c'était stoppé en voyant la personne qui venait de nous rejoindre dans la petite pièce, ses petits-enfants dans les bras.

Mon père commença à changer de couleur. Passant du blanc au rouge en quelque secondes.

-Papa, respire s'il te plait. Ne te mets pas dans cet état…

-Que je ne…

-Chuut…, Pas devant les enfants, le suppliais-je. N'oublies pas ta promesse.

-Bien… Nous aurons tout de même une discussion après que les petits soient couchés. Tu n'y couperas pas jeune fille. Et LUI encore moins…

-Bonjour Charlie, lança Edward sans toutefois s'attendre à une réponse.

Il ne se trompa pas. Mon père se contenta de grogner sans rien ajouter de plus. Par la suite, un silence désagréable s'installa. Décidés à enrayer la situation, je repris donc la parole :

-Bon eh ben… A table, c'est prêt.

-Quoi à manger mama, me demanda mon fils.

-Les lasagnes de maman mon chéri.

-Hum, firent mes enfants de concert tout en descendant des bras de leur père.

-Les crapules, lança se dernier, allez faire un bisou à papi Charlie.

Une fois cela fait, nous nous assîmes tous autour de la table. N'ayant pas assez de chaise, les enfants se retrouvèrent sur nos genoux. Quant à mon père, ses yeux ne lâchèrent pas d'une semelle l'homme de ma vie de tout le repas. Ne me faisant qu'appréhender encore plus la conversation à venir.

POV Charlie :

Je n'arrivais pas à le croire. Assis en face de moi avec ma petite fille dans les bras se trouvait Edward Cullen. L'homme qui dans un sens avait détruit ma fille au plus profond d'elle-même. Certes sa famille avait dû partir pour des raisons compréhensible et lui et ma fille c'était donc séparés commun accord, mais elle n'en avait pas moins souffert. De plus peu de temps après leur rupture, elle avait appris sa grossesse plus qu'inattendue. Mon bébé avait dû grandir trop vite et faire face à un certain nombre de responsabilité, toute seule… Alors que LUI était surement occupé à flirter à droit à gauche. Après tout, s'il l'avait vraiment aimée, il serait revenu à sa majorité pour venir la chercher ou trouver une solution pour qu'ils soient ensemble. Mais non. Au lieu de cela, il avait définitivement coupé les ponts et elle n'avait jamais pu lui dire qu'elle attendait son enfant… Et maintenant, il était là, après presque trois ans d'absence, comme s'il n'était jamais parti… Je lui en voulais tellement d'avoir fait autant souffrir ma fille. De ne pas avoir été là pour la soutenir durant sa grossesse et ses débuts difficile en tant que mère. Cependant, j'étais forcé d'admettre qu'à force d'observation, qu'il semblait aimer ses enfants et la réciproque était sans aucun doute vraie. Je ne pouvais pas non plus nier qu'il était très prévenant envers Bella. Oui j'étais en colère mais je ne pouvais pas réfuter le pressentiment que j'avais eu des années plus tôt à l'époque de leur rencontre. Lorsque Bella me l'avait présenté, j'avais eu alors l'impression que ce serait lui qui en quelque sorte m'enlèverais ma petite fille. Il m'avait semblait à ce moment-là qu'il l'aimait sincèrement. Cette même impression me reprenait aujourd'hui. Ses geste envers les petits, envers Bella paressaient confirmé ce que j'avais autrefois entraperçu. Il les aimait, il l'aimait. Alors pourquoi n'était-il jamais revenu ?

Ma colère était toujours bien présente, mais je voulais malgré moi leur laisser le bénéfice du doute, surtout à lui. Car j'ai beau être énervé contre lui, j'avais confiance en ma fille. Elle n'aurait jamais laissé un abruti entrer dans sa maison, dans sa vie et côtoyer ses enfants si elle n'était pas sûr qu'il ne leur ferait pas de mal. Même si cet abruti était le père de Nathanaël et Ambre, même s'il était l'homme qu'elle aimait…

Quand le repas fut fini, Edward emmena les gamins prendre leur bain pendant que Bella faisait la vaisselle. Je m'approchais alors de cette dernière allant m'appuyer contre le plan de travail à côté d'elle.

-Bella…

-Je sais que tu es énervé papa. C'est pour cette raison que je ne t'ai rien dis au téléphone. Je ne veux pas qu'on se dispute à cause de cela. Il fait parti de ma vie et de celles de tes petits-enfants, maintenant.

-Je ne compte pas me chamailler avec toi Bella. J'aimerais juste savoir pourquoi tu l'as autorisé à réintégrer ta vie… Les enfants, je comprends car ce sont les siens aussi. Et même après ce qu'il a fait, je pense qu'il est assez responsable et mature pour s'en occuper. Mais pourquoi as-tu décidais de lui pardonner le reste ? Pour les enfants ?

-Non, ce n'est pas pour eux… Tu sais notre séparation nous a fait souffrir tous les deux. Tu sais pour moi ça a toujours été lui et ce le sera toujours.

-Je sais…

-Si maman était revenue, ne lui aurais-tu pas laissé une chance, toi aussi ?

Je pris quelque instant pour y réfléchir.

-Certainement.

-Tu sais, on est pareil toi et moi… Quand on aime c'est définitif.

-J'espère juste que tout ira bien pour toi et pour les petits. Je n'ai pas envie de te revoir dans l'état où tu étais quand il est parti la dernière fois.

-Ça n'arrivera pas papa. Tu sais c'est un homme bien, un bon père. Il aime ses enfants plus que tout au monde. Et je sais qu'il m'aime vraiment.

-J'ai cru comprendre ça… Mais soit sur d'une chose jeune fille, je vais veiller aux grains. Si jamais il fait un pas de travers, qu'il te refait du mal… Flic ou pas flic, c'est une balle entre les deux yeux qui l'attend…

-Je me doutais que tu dirais quelque chose dans le genre. Si ça peut te rassurer, je vais te dire un petit truc Pa : je suis heureuse. Plus que jamais. Tu sais, on a décidé d'habiter ensemble. Tu dois sans doute penser que c'est trop tôt, mais ça fait six mois qu'on s'est retrouvés et pendant ce temps on a mis pas mal de chose à plat.

-Du moment que tu es heureuse, c'est le plus important.

Je pris ma fille dans mes bras. J'étais encore en colère contre l'homme qui avait il y a quelque années tant fait de mal à ma Bella mais j'allais faire un effort pour elle et pour ses petits bouts. Et puis il n'allait pas couper à la conversation que je compte avoir avec lui !

Justement quand on parle du loup… Edward apparu dans la cuisine, avec une fois de plus, sa fille et son fils dans les bras.

-Désolé de vous interrompre, mais Bella, les enfants sont fatigués et ils veulent que tu leurs lises leur histoire avant de s'endormir…

-Pas de soucis. Allez les enfants, on fait un calin à papa et papi et on va dans la chambre pour la lecture.

Ces premiers nous dirent rapidement bonne nuit avant de suivre leur mère, nous laissant seul Edward et moi dans la pièce. Ce dernier semblait mal à l'aise, les mains dans ses poches.

Tu n'y échapperas pas jeune homme !

POV Edward :

Tu n'y échapperas pas jeune homme !, avais-je pus lire dans les pensées de Charlie. Il était bien déterminé à me parler. J'étais mal à l'aise. Je savais que cette discussion viendrait à un moment ou un autre. Je savais aussi qu'il était en colère contre moi et à juste titre. Comme je l'avais dit à Bella, je ferais pareil pour mes enfants, si j'étais dans son cas.

-Charlie, je sais que vous…

-Ce que je pense ? Tu es loin de te douter de ce que je pense… Ce que je pense, c'est que tu es un petit con chanceux. Ma fille te laisse une seconde chance. D'un côté, je peux la comprendre, car comme elle me l'a fait remarquer, si sa mère était revenue auprès de moi j'aurais surement fait la même. Mais son bien sûr d'une chose. C'est que je vais te surveiller comme de l'huile sur le feu. Et maintenant, il va falloir que tu m'expliques, pourquoi ?

-Pourquoi j'ai coupé les ponts avec votre fille ?

-Oui…

-Charlie… Je n'ai pas d'excuse qui saurait trouvée grâce à vos yeux. Je n'ai même pas d'excuse tout cours. Je devais partir et je voulais mieux pour votre fille, quelqu'un de mieux. Quelqu'un qui pourrait lui offrir une belle vie, une vie heureuse… Vous savez Charlie, tout ce que je pourrais vous raconter ne changera rien au fait que vous ne m'aimez pas… Mais vous devez savoir que Bella m'a offert la chose la plus merveilleuse et la plus improbable qu'il soit : nos enfants.

-Merveilleux, certes. Improbable, pourquoi ?

-Par le passé, j'ai eu des problèmes de santé et la solution que mon médecin avait trouvé à l'époque aurait simplement du me rendre stérile, nous pensions que s'était impossible pour moi de concevoir, nous avions bien établi que je n'aurais jamais d'enfant. Alors c'est tout simplement un miracle. Ma stérilité est aussi une des raisons pour laquelle j'ai décidé de quitter Bella. Car si elle trouvait quelqu'un d'autre avec qui faire sa vie, elle pourrait avoir des enfants… Votre fille est la femme de ma vie Charlie, je n'en ai jamais douté un instant. C'est pour cela que j'aurais fait et je ferais encore n'importe quoi pour qu'elle ait la vie qu'elle mérite.

S'il savait à quel point je regrettais….

-Edward, Je peux comprendre certaines de tes motivations mais il y a une chose qu'il va falloir comprendre : on ne choisit pas pour les autres et encore moins pour Bella. Si elle avait su tes raisons, elle t'aurait mis un bon coup de genou à l'époque.

-Je sais, je l'ai appris à ses dépens, ceux de nos enfants et aux miens. Je sais que vous m'en voulez pour mes choix passés. Mais personne ne pourra m'en vouloir autant que je m'en veux à moi-même ! J'ai fait du mal à la femme que j'aime, j'ai loupé sa grossesse qui n'est pas arrivé au meilleur moment pour une jeune femme car elle était jeune. J'ai raté la naissance de nos petites merveilles, toutes leurs premières fois. Je ne les ai pas vu apprendre à marcher et parler et tant d'autres instants. Je sais que je n'ai cependant qu'à m'en prendre qu'à moi.

Le père de Bella paraissait m'écouter attentivement.

-Je peux vous promettre un truc Charlie. C'est que je ferais tout ce que je peux pour que plus jamais aucun d'eux n'aient à souffrir.

-C'est une promesse que j'ai bien l'intention de te rappeler à l'occasion jeune homme. S'il savait à quel point j'étais loin d'être jeune. Je ne l'oublierais pas… Maintenant je vais te dire un dernier truc. Ma fille t'a laissé une chance car selon elle, tu es quelqu'un de bien, un bon père. Et que tu en vaux la peine. Comme j'ai confiance en elle, je vais t'en laisser une aussi et ne pas faire ma tête de mule. Mais à mon tours de te faire une promesse, si tu leurs fait du mal à nouveau, ne serait-ce qu'une seule fois… Ce n'est pas au flic en uniforme à qui tu auras à faire mais au père et au grand-père. La loi n'aura plus rien à faire là-dedans. C'est bien compris ?

-Limpide.

La conversation s'arrêta là. Nous bûmes un café en silence, ce dernier avait du mal à passer étant donné que j'étais un vampire. Mon beau père semblait s'être en quelque sorte apaisé une fois la conversation finie. Il n'approuvait toujours pas mon départ mais essayait tout de même de comprendre. Toutefois, je resterais toujours à ses yeux l'homme qui a abandonné sa fille enceinte. Bella perça la bulle de silence, qui s'était instaurée, en arrivant dans la pièce tout en la balayant du regard.

-Aucun mort à déplorer, lança-t-elle avec humour.

-Pas ce soir ma fille, réplica son père un demi sourire aux lèvres. Bon les jeunes, je vous laisse, je monte me coucher. Bonne nuit.

-Bonne nuit Pa.

-Bonne nuit Charlie…

Une fois son père partit Bella me regarda.

-Alors, comment ça s'est passé ? Des fois c'est vraiment handicapant d'être en humaine…

-Il a été bien plus compréhensif que ce à quoi je m'attendais…

Je lui racontais alors notre discussion pendant que nous nous préparions pour la nuit.

-Il faut bien le dire, dans l'ensemble ça s'est bien passé, dit-elle.

-Il ne manque plus que je rencontre ta mère maintenant…

-Hum oui, c'est vrai que tu ne l'as jamais rencontré… J'ai reçu un email il y a une semaine. Phil et elle sont à Florence en ce moment, en vacances. Elle ne m'a pas dit quand elle rentrerait chez elle. Mais on va sûrement aller la voir dans quelques temps, elle m'a dit qu'elle aimerait voir les petits car ça fait un moment qu'elle ne les a pas vu.

-C'est quand la dernière fois ?

-C'était peu avant ma transformation donc en juin dernier.

-En effet, ça remonte un peu…

Nous continuâmes à discuter un moment avant de nous endormir heureux d'être dans les bras de l'autre.

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Alors que pensez-vous de ce chapitre? Un petit com'?

La suite le plus rapidement possible, promis!

Leanouche