Point de vue d'Aro :

J'étais dans mes appartements privés, plongé dans ma lecture. Les affaires du monde vampirique étant réglés que pouvais-je faire d'autre. C'était un jour comme les autres, pourtant cela faisait quelques heures que la musique des humains sur la place me perturbait dans ma lecture. Fâché, je refermais brusquement mon livre et alla regarder par la fenêtre quoi ou qui pouvait bien provoquer une telle effervescence chez ces idiots d'humains.

Étrange...ce n'était pas un jour de fête, aucune cérémonie, de mariage, de baptême, non rien ! Je regardais d'abord de droite à gauche mais mon attention fut vite attiré sur le centre de la place. La foule d'humain avait formé un curieux cercle dans lequel se trouvait un couple de danseurs. Grâce à ma vision de vampire je pus aisément détailler les deux humains. Il avait un grand homme d'une trentaines d'années environs, à la chevelure dorée simplement attachés à l'arrière de sa tête, les yeux vert, un homme en pleine force de l'âge.

Mais ce qui était le plus charment dans ce couple s'était la danseuse. Cette jeune humaine était de loin l'une des plus délicieuse créature qu'il est jamais vu. Elle avait une silhouette encore juvénile mais gracile et attirante. Une luxuriante chevelure bouclée brun foncé, les traits de son visage étaient fins et harmonieux. Cette curieuse jeune femme avait la beauté d'un ange.

Étrangement elle seule semblait sortir du décor, elle avait quelque chose de différent...d'hypnotique. Ces vêtements cependant démontraient qu'elle ne devait être qu'une simple paysanne. Tout à coup je sentis mon corps frissonner, étrange, je ne me souviens point de la dernière fois où cela m'est arrivé. Tout en la détaillant je ressentis une violente soif de sang me saisir. Une simple paysanne...aussi belle soit-elle il ne devrait point être difficile de l'attirer dans le Palazzo.

Plus je la regardait plus mon envie de goûter son sang devenait forte, quand l'occasion se présentera j'enverrais un garde me l'amener. Soudain les applaudissements de la foule me sortirent de mes pensés, j'observais alors attentivement l'officier et la paysanne sortir du cercle puis s'éloigner de la place. Ils passèrent juste devant le Palazzo quand subitement la jeune femme s'arrêta, l'officier ne l'ayant pas remarqué avait continué sa route. Comme si elle avait sentit mon regard sur elle elle tourna lentement la tête dans ma direction. Elle me vit et sembla m'évaluer soigneusement, la jeune femme avait de magnifiques yeux chocolat bordé de cils brun immense. Son regard était intense et perçant. Puis elle s'approcha encore un peu plus, attendri par ce si beau visage je ne pus m'empêcher de lui sourire.

-Madame ! Appela soudainement l'officier de tout à l'heure.

Étrange, depuis quand un officier appelait une simple paysanne ''Madame'', il devrait plutôt l'appeler par son prénom surtout si elle était son amante. Cette idée curieusement fit naître en moi une certaine frustration. La jeune femme répondit d'un signe de tête à l'officier puis me regarda de nouveau. Elle me rendit mon sourire, brusquement je sentis comme un battement provenant de mon cœur mort, je lui lançais un regard fasciné quand je ne sais pour quelle obscure raison elle partie en courant. Je la suivi du regard jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans les rues avec l'officier.

Très bien, j'enverrai Démétri la retrouver. Je veux savoir qui elle est, je veux tout savoir ! Je m'adossais contre le mur m'étonnant de ne jamais avoir remarqué cette jeune femme auparavant. Ma gorge me brûlait, il fallait que Démétri me l'amène et au plus vite. Je relevait la tête bien décidé. - Je la veux ! Dis-je fermement.

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Point de vue d'Angelica :

Depuis ce jour là, je n'ai pas cessé de penser à cet homme. Qui était-il ? Pourquoi m'avait-il dévisagé ainsi ? Je sursautais soudainement quand j'entendis quelqu'un frapper à la porte de ma chambre.

-Entrez ! Dis-je.

La porte s'ouvrit laissant apparaître la domestique:-Bonsoir votre Altesse, je viens voir si vous avez besoin de quelque chose avant de dormir.

-Effectivement. Dis-je profitant de cette occasion. J'aurai quelques question à te poser. Assis toi.

-Bien votre Altesse. Elle s'assit et je fis de même.

-Comment t'appelle tu ?

-Maria, votre Altesse. Me dit-elle timidement.

-Quel âge as-tu ?

-19 ans, Signorina.

-Nous avons le même âge. Dis-je en lui souriant.

Elle sourit également:- Vous vouliez me poser des questions ?

-Oui, dis-moi connais-tu bien cette ville ?

-Bien sûr je suis née ici.

-Que sais-tu à propos du noble qui habite au Palazzo ?

La jeune fille perdit d'un coup toute ses couleurs et son visage se décomposa.

-Et bien ils sont plusieurs à y résider. Je crois que comme beaucoup d'autres vous avez remarqué la beauté de ces gens. J'acquiesçais d'un signe de la tête. On les appellent les Volturi, ils dirigent toute la ville mais on les voient très rarement. Un soir j'en ai vu un de près, il me regardait comme si il allait me dévorer puis je me suis enfui en courant ! Ils sont effrayant, tout le monde ici se méfient d'eux. Par pitié ne vous approchez jamais de cet endroit Signorina. Ma cousine travaillait pour eux et maintenant cela fait presque deux ans que je ne l'ai point revu. Il y beaucoup de rumeur et voilà pourquoi personne ne sort une fois la nuit tombée.

Je la regardais complètement choquée par ses paroles.

-Et bien je ne sais plus quoi penser et...

*Toc Toc *

- Signorina. Dit Cécilia en entrant. Il est tant de dormir.

-Oui je sais. Je regardais la domestique. Bonne nuit Maria et merci vous pouvez disposer. Oh et...prenez votre matinée.

Elle me fixa surprise:-Me...merci Signorina, bonne nuit à vous.

Quand elle fus partie, je m'allongeais dans mon lit et regarda Cécilia.

-Rose tu es trop bonne. Me dit-elle.

Je lui souris, Cécilia ne se permettait de m'appeler ''Rose'' que quand nous étions seules.

-C'est grâce à toi que je suis comme ça, tu m'as appris à me soucier d'autres personnes que moi.

Elle m'embrassa le front.

-Ma tendre petite, un messager est venu annonçant que le Roi votre père souhaite que vous reveniez au manoir dans quatre jours.

-Pourquoi dont ? Dis-je surprise et même déçue.

-Il ne l'a point dit. Elle s'inclina puis partie.

Je me retrouvais dans le noir, seul la lumière de la lune passait à travers la porte fenêtre donnant sur le balcon. Mais curieusement j'avais encore la déplaisante impression d'être observée.

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Point de vue d'Aro :

Quelques heures plus tard.

L'image de cette jeune humaine ne quitta pas mon esprit depuis ce fameux jour. J'avais envoyé Démétri à sa recherche, il ne devrait plus tarder maintenant, il fallait que je sache. Je faisais tout pour ne rien laisser paraître, seul Marcus et Carlisle semblaient avoir perçu mon trouble mais je ne voulais rien leur dire pour l'instant. J'étais rester devant la fenêtre une grande partie de l'après-midi espérant la voir revenir mais rien !

Je partis donc dans la salle du trône pour une exécution, arrivé dans la salle Démétri était là. Je lui fis signe d'approcher, il vint vers moi à vitesse vampirique et me tendit la main que je pris avec empressement. Ce que je vis dans son esprit me surpris grandement et me perturba fortement. Je fini par lâcher sa main.

-Merci Démétri.

Il inclina la tête et alla se poser à côté de Félix, qui retenait le vampire à exécuter. J'allais donc m'asseoir sur mon trône...Démétri l'avait retrouvé. Je n'aurai jamais pensé qu'elle puisse être de sang royale ! La fille du Roi Vittorio, la posséder sera bien plus difficile que je le croyais. Et d'après ce que Démétri avait entendu à sa fenêtre elle repartait dans quatre jours, il me faut agir et vite.

Je soupirais intérieurement, pourquoi faisais-je une fixation sur cette humaine ? Selon mes lois je ne devais pas m'en prendre à un humain de trop haute position. Pourtant je mentirais à moi-même si je disait que je n'avais pas un...faible pour cette humaine. Alors comment l'approcher ? Subitement une idée me vint comme une inspiration ! Soit je me rendrais à la cour de Turin et j'utiliserai le pouvoir de Chelsea sur le Roi pour qu'il me permette de la voir, oui je ne vois pas d'autres solutions pour le moment.

Ce problème résolu, je pus enfin faire abstraction de cette jeune femme et reporta mon attention sur le vampire à genoux devant moi. Je me releva et me dirigea vers lui et pris son visage entre mes mains, je survolais légèrement ses pensés. Félix et Démétri tenaient fermement les deux bras du condamné, je lui souris faiblement puis je lui arrachais la tête sans ménagement. Ensuite je fis signe à Félix et Démétri de me débarrasser de ça. Puis je retournai m'asseoir, pensif. Marcus m'observait étrangement.

-Que t'arrive t-il mon frère ?

-Mais rien voyons, pourquoi me demande tu cela ?

Il me regarda attentivement avant de répondre.

-Il y a quelque chose de changé.

A suivre...

XXX

Voilà le deuxième chapitre, j'espère qu'il vous a plût.

Merci encore pour vos commentaires, c'est très encouragent. A bientôt.