Point de vue d'Angélica :
Je ne comprenais pas ! Que m'arrivait-il, avais-je perdu la raison ? Sans doute ! Me laisser aller ainsi... avec un homme marié en plus. Je n'avais vu cet homme que deux fois. Au point où j'en suis dieu ne peut plus rien pour moi.
Voilà maintenant deux jours que j'étais de retour au manoir et depuis ces deux long jours je n'étais pas sorti de ma chambre... William venait souvent toquer à ma porte, mais je refusais obstinément de lui ouvrir. Cette histoire m'avait tellement bouleversé.
J'étais assise sur mon lit perdue dans mes pensées. Je pensais toujours à lui, je m'étais fourvoyée, si jamais quelqu'un nous avaient vu ? J'avais si honte... honte de mettre laissée faire, sans aucune résistance, j'étais consentante... et son baiser, je ne l'oublierais jamais ! j'avais encore le goût de ses lèvres sur les miennes. Je ne pouvais m'empêcher de sourire en y repensant...Arrgg ! Mais quelle idée ! Il se moquait sans doute d'elle, depuis le début.
Et son regard était si intense et perçant j'aurais juré qu'il allait me dévorer. Mon frère m'avait pourtant mis en garde contre la gente masculine. Pourquoi ne l'ai-je point écouté ? J'en ai fait qu'à ma tête comme d'habitude !
Tout à coup je sursautais en entendant frapper à la porte.
-Qui est là ? Demandai-je en me levant du lit.
-Qui veux-tu que se soit ? Je reconnu la voix de William. Vas-tu enfin te décider à ouvrir cette porte ?! S'énerva-il.
-Laisse-moi tranquille William ! Je veux rester seule !
-S'il te plaît ouvre ou j'enfonce cette satané porte, c'est toi qui vois !
Je soupirai, quand mon frère voulait quelque chose il était tout aussi obstiné que moi. Je pestais un moment à voix basse contre lui puis je lui ouvris donc la porte, il entra en la verrouillant tout de suite derrière lui. Il m'observa de la tête au pieds, cherchant sans doute à lire en moi. Il vint ensuite s'asseoir sur mon lit avec moi.
-Que t'arrive-t-il ma sœur, pourquoi ce comportement étrange ? Me demanda-il doucement.
Je gardais le silence.
-Angélica, dit moi je peux peut-être t'aider ?
-Tu ne peux pas m'aider Willi...
-Il s'est passé quelque chose au bal... c'est ça ? Me coupa t-il en plongeant ses beaux yeux marron dans les miens.
Mon frère avait toujours su lire en moi comme dans un livre ouvert, pourquoi ne pas lui dire après tout ? Mais j'avais peur de sa réaction, allait-il m'en vouloir ?
-Tu ne te mettra point en colère si je te le dis ?
-Que c'est-il passé ? Dit-il en ignorant ma question. Tu as vu le Duca Di Toscana n'est-ce pas ?
Instinctivement je voulu tout nier en bloc mais il me coupa la parole.
-Ne me dit surtout pas le contraire je vous ai vu danser ensemble au bal.
Mes joues prirent soudainement feu:-Et bien... oui nous avons dansés ensemble c'est vrai...
-Et... ?
-Et à la fin de la danse il est parti sans aucune raison, je croyais l'avoir indisposé, alors je l'ai suivis, il était à l'étage et le couloir était désert, je suis allée le voir pour m'excuser et... il m'a... embrassé.
Le visage de mon frère devient pâle.
-Pardon ? s'exclama t-il outré. Il a osé faire cela ?
-J'ai été incapable de résister. J'ai tellement honte, puis il y a eu du bruit dans le couloir, j'en ai profiter pour partir...
William eu soudain l'air pensif. Il me prit la main et me dit : -Ce n'est point ta faute. Je garderais le secret je te le promet, mais je ne laisserais plus cet homme t'approcher et si il faut le tuer pour cela je le ferais.
-Oui...mais je mentirai si je te disais que je n'est pas aimé cela.
Je m'attendais à le voir se mettre en colère, mais à ma grande surprise il me sourit.
-Ma petite sœur a eut son premier baiser. Murmura-t-il pour lui même, en même temps je dois reconnaître que tu as bon goût c'est un très bel homme il faut bien le dire. Mais je t'en prie tu dois l'oublier. Car rien de bon ne sortira de tout cela !
-Je sais, et c'est ce que je suis en train de faire, j'essaie de l'oublier !
-Bien... Dit-il visiblement soulagé. Ne te préoccupe pas plus pour ça maintenant d'accord.
-Tu as raison. Mais je te le dit mon frère cet homme a quelque chose de terrifiant...
-En dehors de ses yeux ? Dit-il ironiquement.
Je ris, même en ce moment il trouvait encore le moyen de rire. Il me caressa les cheveux et dit :
-Tu as grandi ma sœur, je n'ai point vu le temps passer. Tu es à l'âge de l'amour, alors prend garde ! Mais tu peux être sûr d'une chose c'est que je serai toujours là pour toi, quoi qu'il arrive.
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Quelques semaines avaient passées depuis et le mois de novembre arriva en Toscane. Presque toutes les nuits j'avais du mal à dormir, je n'avais pas revu le signore Volturi depuis le bal, et l'effacer de ma mémoire m'étais impossible. Les seules moments où je pouvais me le sortir de la tête c'était pendant mes cours d'escrime, et oui... c'est mon oncle le prince de luyne qui était aussi le frère de ma mère, m'avais appris à me servir d'une arme à feu et à manier une épée... en secret bien sûr depuis que j'avais six ans. Mon oncle estimait qu'une femme devait aussi savoir se défendre. Il était respectueux des femmes, et je lui en était très reconnaissante. C'était un grand visionnaire.
La vie suivait son court, et d'une certaine façon j'étais heureuse. Mon frère et moi passions de longues heures dans la bibliothèque ou aux jardins. Pourtant je savais que ce bonheur fragile ne durerais pas et je ne m'expliquais pas pourquoi je pensais cela.
Pourquoi avais-je toujours cette angoisse, chaque jour je la sentais grandir en moi. Comme un mauvais pressentiment.
J'étais dans la bibliothèque, assise sur le rebord de la fenêtre avec mon livre dans les mains. Je ne parvenais pas à me concentrer sur ma lecture, mon regard se reporta vers la fenêtre qui donnait sur la cour du manoir, mes yeux s'égarèrent sur le paysage. Et lui... pensai-je que peut-il faire à cette heure ? Ah... soupirai-je décidément il n'y avait rien à faire, j'éprouvais une vrai fascination pour lui. Il fallait que je le revois... mais pour lui dire quoi ?
Je sortis soudainement de mes pensées quand j'entendis la porte s'ouvrir, pour laisser apparaître William.
-Alors ma sœur que dirais-tu de sortir un peu ?dit-il joyeux.
-Oui pourquoi pas, et où allons ?
-A l'opéra !
-Quelle merveilleuse idée, mon frère. Dis-je en le prenant dans mes bras.
-Je sais... alors va vite te préparer et nous partons pour Florence !
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Nous arrivâmes à Florence vers vingt heure, j'ai toujours aimé aller à l'opéra, dès que nous nous sommes installés à notre loge nous fûmes remarquer par tout le monde, à croire que l'ont provoquaient cela partout où nous allions. Quelques que gentilshommes vinrent nous saluer ou plutôt ''me'' saluer sous le regard attentif de mon frère. J'avoue que s'était parfois pèsent qu'il agissent comme ça, mais cela partait d'un bon sentiment, William était très protecteur, un peu trop même.
Enfin pour que cela cesse, je demandais aux domestiques de ne plus laisser entrer personnes. Le spectacle put alors commencer. Mon regard s'égarait sur tout les décors et acteurs de la scène. La musique résonnait dans ma tête, elle était si envoûtante, et la chanteuse avait une voix qui vous transportait, et vous touchait au plus profond de l'âme. Je me laissais porter par sa voix, en cet instant j'étais ailleurs.
Tout d'un coup je redescendis sur terre. Je me sentais observé avec intensité, je cherchais d'où pouvait venir ce regard oppressant, tout le monde semblaient absorbés par la musique. Je cherchais encore quand mes yeux s'arrêtèrent sur la loge d'en face. Je sentis mon cœur rater un battement, puis s'accélérer quand je reconnu l'homme qui me fixait avec un regard que je lui connaissais bien. C'était bien Aro Volturi. Il était là ! Derrière lui se trouvaient ses domestiques eux aussi avaient cette beauté surnaturel, mon regard se reposa ensuite sur lui, il me dévorait littéralement des yeux, depuis combien de temps ? cela je l'ignorais, mais c'était très désagréable. Je détourais la tête et essaya de me concentrer sur la musique. « Ne le regarde pas ! Ne le regarde pas ! » Me criais-je intérieurement. Je sentais son regard sur mon corps cela devient vite insupportable, à chaque fois que je voulais l'oublier, il réapparaissait toujours. Que faire ? Me retirer ? Non ce serait une victoire facile pour lui, ou sinon affronter son regard.
Tout doucement je relevais les yeux vers lui. Quand mes yeux rencontrèrent les siens, mon dieu... La musique devient plus intense, mon cœur accéléra de plus bel. Je ne laissais paraître aucune émotion dans mon regard. Ses yeux rouges... semblaient briller d'une lueur étrange. Puis il inclina légèrement la tête sur le côté, et un petit sourire discret apparût sur ses lèvres, un sourire qui n'était que pour moi. Son regard semblait s'attendrirent, il voulait que je le remarque, je ne pouvais plus détacher mes yeux des siens. Je n'entendais plus la musique, comment pouvait-il provoquer une telle chose en moi ? « Je vous en prie arrêtez ! » Le suppliais-je intérieurement. Je pus enfin réussir à détourner mes yeux quand les applaudissements résonnèrent dans la salle. Lui comme moi nous n'applaudissions point. Il me fixait toujours.
-Angélica... ! m'appela William. Tout va bien ?
-...
-Angélica! Dit-il plus fort. Je sursautais et le regarda. Tu te sens bien ?
-Partons je t'en pris ! Le suppliais-je.
-Pourquoi dont ? Que se passe t-il ? Me demanda t-il sans comprendre.
-Il a les yeux fixés sur moi...
-Qui ?
-Lui ! Lui répondis-je en lui faisant un bref signe de tête en direction d'Aro.
William tourna à peine la tête et remarqua le Signore Volturi du coin de l'œil. Il me regarda ensuite et me dit : -Je vois... depuis longtemps il te fixe ainsi ?
-Depuis le début ! Partons ! Je t'en prie.
Mon frère me pris la main et m'entraîna vers la sortie. Je me retournais une dernière fois, il me regardait toujours il me fit un signe de la tête, qui semblait me dire « à très bientôt » son regard devient ensuite ténébreux. Puis les portes se refermèrent sur nous.
Une fois à l'extérieur de l'opéra je montais très vite dans la calèche. William semblait contrarié lui aussi. Je regardais par la vitre, l'entré de l'opéra, un homme en sortie... c'était lui ! Il regardait dans ma direction, je ne pouvais m'empêcher de le trouver magnifique, il avait un maintien et une démarche royal, la tête haute. J'étais hypnotisée par lui, par l'aura de puissance qui se dégageait de cet homme étrange. Il faisait nuit mais la lumière qui provenait de l'intérieur éclairent son visage, il avait un air maléfique, de la colère, pourquoi ? Parce que j'étais parti ?
La calèche avança et nous retournâmes au manoir.
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Une fois de plus je ne parvenais pas à dormir, à cause de lui. L'air dans la chambre était lourd, je me levais du lit et alla ouvrir la fenêtre. Le vent me fit frissonner, il faisait encore nuit tout le monde devaient encore dormir à cette heure, je regardais l'horloge, il était plus de minuit...
Pourtant de ma fenêtre je pouvais voir qu'il y avait de la lumière venant des écuries. Étrange ? Pensai-je, il n'y avait plus de chevaux, ils avaient étaient emmenés ailleurs pour l'hiver. Et point de veilleur de nuit à l'horizon où étaient-ils encore passés ? Je devrai peut-être aller voir ? J'avoue que cela piquait ma curiosité ! Je refermais la fenêtre et mit ma robe de chambre qui épousait parfaitement mon corps et pris mon épée, que mon oncle m'avait offert avant de repartir en France. Je descendis les marches silencieusement pour ne réveiller personne. Il y avait encore quelques bougies d'allumées. Je sortis par la porte des cuisines qui menait derrière le manoir pour ne pas être vue, surtout s'il y avait un visiteur indésirable. Je marchais vers les écuries. C'était trop calme, ce silence était anormale et la peur commençait à m'envahir tout doucement au fur et à mesure que j'avançai.
La grande porte qui normalement devait être verrouillé, était légèrement ouverte j'observai le verrou. Celui-ci ne semblait pas avoir été forcé, je regardai par l'ouverture en essayant tant bien que mal de calmer le battements de mon cœur affolé. Il y avait bien quelqu'un à l'intérieur, vue sa taille il s'agissait d'un homme, il était de dos et portait une longue toge noire, ce visiteur était immobile et semblait attendre quelque chose... ou quelqu'un ? Où sont les veilleurs de nuit quand l'on à besoin d'eux! Pensai-je irrité. Tant-pis je vais devoir l'accueillir comme il se doit. J'ouvris silencieusement le porte et cacha mon épée dans le dos. Et entra, l'homme n'avait toujours pas bougé si bien que je me demandais s'il n'était pas une statue.
J'avançai d'un pas quand soudain il parla.
-Buonasera bella Signorina ! Me salua t-il sans se retourner. Je savais bien que j'avais senti votre délicieux parfum. Sa voix je la reconnu aussitôt.
-Je ne voudrai point vous paraître grossière, mais que diable faîte vous chez moi à une heure aussi tardive ? Lui répondis-je méfiante. Je doute fort que cela soit une simple visite de courtoisie !
Il rit et se retourna, en enlevant sa capuche, son visage abordait un petit sourire en coin qui m'exaspéra.
-Excellente question, ma chère. Et combien féminine... J'aimerai que la réponse fut aussi bonne et aussi parfaitement directe.
-D'accord, alors je reformule, avez-vous de mauvaises intentions ?
Il rit une fois de plus.
-Certes non, charmante Angélica. Je venais simplement vous rendre une petite visite...
-Au beau milieu de la nuit ? Dis-je sarcastiquement. Vous n'arrivez point à dormir ?
-Vous non plus à ce que je vois! Rétorqua-t-il en souriant.
-Qu'est ce que cela peut bien vous faire ?Dis-je sèchement.
-Intéressant... serait-ce à cause de moi?Dit-il amusé.
Il avait vu juste le salaud. Et en plus cela l'amusait. Il s'approcha de moi d'un pas lent. Mais où sont les gardes ? Non de dieu ! Il était de plus en plus près... trop près. C'est alors qu'une question me vint à l'esprit.
-Où sont les gardes ? Ils auraient dû vous voir ?!
-Je n'ai vue personne en entrant. Seulement vous avez remarqué ma présence, vous avez peur est pourtant vous êtes venue à moi, je ne peux que saluer votre courage ma chère.
Sa voix calme et douce ne fit qu'accentuer ma peur, je ne savais pas pourquoi il était là, mais cela ne me présageait rien de bon. Mais je commençais à comprendre où il voulait en venir.
-Vous vouliez m'attirer ici ? N'est-ce pas ?
-Quel talent de déduction. Railla-t-il toujours avec le sourire.
-Je ne puis m'empêcher de me demander pourquoi ?
Il avança d'un pas, et immédiatement je pointais mon épée vers lui.
-N'approchez pas ! Ordonnais-je. Vous allez me dire ce que vous faîte chez moi et je veux la vérité ou je vous tue !
Il rit aux éclats, peu convaincu de mes paroles qui n'étaient pourtant pas comique du tout.
-Vous êtes amusante, ma charmante Angélica. C'est bien là première fois que je reçois ce genre de menace de la part d'une jeune femme.
-Pourquoi vous croyez peut-être qu'elles vous tombent toutes dans les bras ? Avec moi c'est différent !Dis-je en tournant autour de lui tout en le gardant en joug. Il suivait mes mouvements avec un grand sourire aux lèvres. Il attrapa avec le bout de ses doigts la pointe de mon épée, et la dégagea sur le côté, il voulu s'avancer, mais je ne lui en laissais point le temps, cette fois c'est sous le menton que je lui plaça la pointe de mon l'épée.
-Je ne suis point ici pour vous entraîner bella Signorina.
Cette fois c'était à mon tour de rire.
-Ah ! Riais-je doucement. Je suis parfaitement entraîné depuis l'âge de six ans.
Je me mis en position d'attaque. Il eut un sourire amusé et recula en sortant son épée de son fourreau et la pointa vers moi.
-Si c'est vraiment ce que vous voulez Signorina.
Il se mit en position à son tour. Et sans plus attendre nous commencions à croiser le fer, je voulais lui retirer le petit sourire qu'il avait sur les lèvres. Je feintais sur lui en donnant des coups d'épée aussi puissant que je le pouvais, ensuite il chargea à son tour, mais on aurait dit qu'il retenait sa force, n'importe quoi ! J'attaquais de nouveau en y mettant toute ma rage.
-Ah ! Criai-je en lui portant un coup à l'épaule qui déchira sa toge et la veste qu'il avait en dessous, ce qui le déstabilisa et le surprit, je lui pointais ensuite l'épée sous le menton et je ne put m'empêcher de pousser un petit « Hum » avec un sourire arrogant ce qui n'était pas très mature mais pour l'heure je m'en moquais éperdument.
Il constatait les dégâts que je lui avais infliger et me regarda.
-Touché ma charmante... Il sourit de nouveau, il enleva sa toge et la jeta à terre, et je fis de même pour ma robe de chambre, laissant apparaître ma chemise de nuit blanche à manches longues et qui m'arrivait un peu en dessous des genoux.
Finalement je bénissais et maudissait les dieux, d'avoir un petit corset qui mettait ma poitrine en valeur... un peu trop même ce qui ne lui échappa guère. Son regard devient concupiscent, il releva ensuite son épée et avant qu'il ne fasse quoi que ce soit j'attaquai la première, quand je me battais mon oncle me disait souvent que je dansais en même temps. Aro contra mes assauts et me porta un coup qui déchira ma chemise au niveau de ma jambe droite laissant apparaître légèrement ma cuisse au dessus du genou. Il sourit visiblement fier de lui. Je regardai la déchirure et le regarda.
-Pas mal, Signore Volturi. Lui dis-je.
Aro fit ensuite un mouvement qui bloquèrent nos épées à la base et approcha son visage du mien.
-Pas mal du tout ma chère..., murmura-t-il et avec une rapidité surprenante il vint me voler un baiser.
-Oh ! Murmurai-je choquée.
Il se recula en riant ce qui m'énerva encore plus. Je fonçai sur lui en hurlant de rage, mais il esquiva l'attaque et de sa main libre il attrapa mon poignet qui tenait l'épée, je me retrouvais contre lui et avec cette même rapidité il me vola encore un baiser. Il me lâcha le poignet et s'éloigna en riant une nouvelle fois, s'était exaspèrent à la fin.
-Comment osez-vous ! Criai-je.
-Cela ne semblait point vous déranger au bal, fougueuse humaine. Rétorqua-t-il en souriant de plus bel.
-Humaine ? Vous n'êtes qu'un sale...
-Ah, ah...dit-il avec un ton d'avertissement dans la voix. Attention à ce que vous allez dire ma chère.
-Oh ! Alors là regardez-vous vous même mon cher...
Je fonçai une nouvelle fois sur lui et je ne sais par quel miracle je réussi à le désarmer. Je le tenais en joug. Aro leva les mains en l'air et dit :
-Bravo ma chère je suis très impressionné par ces talents que je ne vous connaissais pas.
-Oh... mon cher vous ne savez pas grand chose de mes talents cachés !
Il sourit et recula vers le ballots de paille, je lui couru après en essayant de le toucher, il attrapa une selle de cheval pour bloquer mes coups, mais malheureusement pour moi mon épée se bloqua dans la selle et Aro la récupéra. Je couru donc pour ramasser la siennes qui n'était pas loin, j'agrippai le manche de celle-ci, mais Aro posa son pied sur la lame et me pointa ''mon'' épée sous le menton. Je releva la tête vers lui son visage abordait un sourire triomphant.
-tut... tut... tut, murmura-t-il. N'y touchez pas.
Je me releva doucement sans le quitter des yeux ce coup-ci s'était moi qui était à sa merci. Je m'en voulais de mettre laissée avoir. Quelle idiote. Il s'approcha de moi en baissant l'épée, puis sans que je mis attende il agrippa mon cou et me plaqua contre le mur le plus proche. Aro approcha son visage du mien et me dit :
-Alors vous vous rendez ma chère ?
-Jamais... lâchez-moi ! Je posa ma main sur le gant qui recouvrait la sienne qui m'étouffait. Je peux encore crier !
-Je comprend...murmura-t-il. Il arrive parfois que je produise cet effet là !
Les lumières s'éteignirent peu à peu, je commençais vraiment à angoisser. Il huma mon parfum.
-Et maintenant ? Demandai-je. Que comptez-vous faire ?
-Ceci..., il agrippa mes cheveux à l'arrière de ma tête et plaqua ses lèvres dures sur les miennes.
Cette fois je ne voulais pas me laisser faire, je me débattais entre ses bras. Mais il était trop fort pour moi. Sa langue pénétra dans ma bouche pour caresser la mienne avec vigueur. Je pouvais entendre de nombreux grondement provenant de sa poitrine. Il me serrait dans ses bras. Puis enfin après quelques minutes il brisa le baiser et délaissa mes lèvres pour mon cou. Moi j'essayais de reprendre mon souffle. Ses lèvres froides me donnaient la sensation de brûlure dans mon cou, ses mains commençaient à s'égarer sur mon corps. Je sentais ses dents sur ma chair comme s'il allait me mordre. Il allait beaucoup trop loin !
-Arrêtez, vous me faîte peur! Ne me touchez pas ! Partez !
Il releva la tête vers moi et me caressa la joue comme pour me rassurer, mais je détournais la tête. Essayant de retenir mes larmes, quelle humiliation.
-Veuillez me pardonner ma douce Angélica, mais j'ai de plus en plus de mal à résister à l'envie de vous... excusez moi je ne voulais point vous effrayer.
Sans que je comprenne il me lâcha et reprit son épée et sa toge puis alla vers la sortie, il se retourna et me dit en s'inclinant : -Je vais devoir me retirer pour un long moment, je vous promet de vous écrire et de revenir vous chercher.
-Me chercher ? Dis-je sans comprendre.
-Oh...et une dernière chose si jamais l'envie vous prenez de parler de ce qui c'est passé ici, vous me verrez dans l'obligation de révéler certaines choses sur vous à votre père. Nous nous comprenons ma chère. Sur ce une très bonne nuit à vous ma princesse. Arrivederci Signorina !
Il partit ensuite des écuries en me laissant toute seule. Je remis ma robes de chambre et reprit mon épée, je sortie à mon tour et couru jusque dans ma chambre. Une fois dans ma chambre je m'effondrai sur mon lit, je ne pouvais pas y croire, les larmes coulèrent sur mes joues rougies, il jouait avec moi je ne pouvais plus le supporter. Pourquoi il s'obstinait de la sorte. Et je ne pouvais en parler à personne, il a dit qu'il viendrait me chercher... qu'avait-il voulu dire ? Qu'il comptait m'enlever ? La peur me nouait le ventre, mais qui était cet homme ? Quels étaient mes sentiments pour lui ? Pourquoi était-il dans l'écurie ? Il doit sans doute m'espionner ? Toutes ces questions demeuraient sans réponses. Finalement je sombrai dans un sommeil profond.
-Angélica...soupira une voix.
-Qui est là ? Demandai-je terrorisé. J'étais dans une sombre salle en forme de rond avec trois trônes en bois en face de moi.
-Tu ne peux plus t'enfuir ! Plus t'enfuir !
-Laissez-moi ! Pitié !
-Je reviendrais te chercher ! Tu es mienne !
Je me retournai et croisa le regard de braise d'Aro, il avait un sourire de prédateur qui me terrifia.
-Angélica...tu ne m'échapperas pas ! Sans que je puisse répondre ou même courir, il me sauta dessus et me mordit sauvagement dans le cou. -Toi est moi sommes liées pour l'éternité !
