Volterra. Point de vue externe :

Caïus avait ramené Angélica au palazzo dei priori. Il ordonna immédiatement à Alec de priver Aro de son odorat pour quelques heures. Ce dernier se demandait d'ailleurs ce que pouvait bien fabriquer son frère. Quant à Marcus, il demanda à Carlisle de bien vouloir s'occuper de la jeune femme et de soigner ses blessures. Heidi qu'en à elle fut chargée de changer les vêtements d'Angélica qui était toujours inconsciente.

Carlisle constata qu'une forte fièvre s'était emparé d'elle à la vérité elle était en train de mourir tout doucement. Il fit part de son état de santé à Marcus qui savait déjà que l'humaine ne passerait pas la nuit. Il demanda donc à Caïus d'aller chercher Aro.

Caïus est donc aller chercher son frère dans son bureau, avec un sourire sadique sur les lèvres. Quand il entra dans le bureau, Aro l'attendait déjà le visage neutre.

-Je peux savoir à quoi tu joues mon frère ? Demanda-t-il.

-Tu verras mon frère... Viens avec moi. Dit Caïus en se dirigent vers la sortie, sentant qu'Aro ne le suivait pas il lui dit:-S'il te plaît... J'ai un présent pour toi.

Intrigué par ce comportement qu'il ne lui connaissait pas et plus curieux que jamais Aro fini par le suivre dans le couloir.

-Je peux savoir si ce... ''présent'' est lié à ton absence de ces derniers jours mon frère ? Se hasarda Aro.

-Il l'est, je te promet que tu ne seras point déçu mon frère! Répondit simplement Caïus, se bornant à garder une attitude énigmatique.

Ils arrivèrent ensuite vers une porte devant laquelle se tenait Alec. Caïus regarda son frère et lui dit :

-Elle est là! Lui déclara Caïus.

Aro le regarda perplexe : -Je te demande pardon ?

Caïus mit une main fraternel sur l'épaule d'Aro et dit:- Marcus et moi-même avons pensés que tu as besoin de compagnie... Quelqu'un de plus enjoué, plus jeune que nous et... moins froid que ta femme. Dit-il avec un léger rire.

Il fit ensuite signe à Alec de rendre à Aro son odorat. Celui-ci s'exécuta sans dire un mot. Puis l'odeur d'une jeune humaine s'étendit jusqu'à eux. Aro fut soudain subjugué par cette délicieuse odeur, qu'il reconnu aussitôt. Caïus ouvrit la porte et l'odeur s'intensifia tellement qu'Aro cru devenir fou. Ils entrèrent dans la pièce et s'approchèrent doucement du lit où elle était étendu.

-Tu te souviens comme tu la voulais et bien elle est à toi maintenant. Elle nous à bien facilité la tâche ton humaine.

Il lui tendit ensuite la main et Aro la pris avec empressement, en à peine deux secondes il rompit le contact. Aro parut surprit mais se ressaisit et regarda de nouveau « son humaine » en souriant.

-Et bien mon frère... cette fois tu t'es surpassé et je ne sais comment te remercier. Déclara-t-il.

Caïus sourit visiblement fier de lui.

-Mais de rien tout le plaisir est pour moi... bien je vais vous laissez tout les deux...

-Elle est mourante ? N'est-ce pas ? Demanda subitement Aro.

-Oui... d'après Carlisle elle va bientôt mourir. Alors profite de ses dernières heures avant qu'elle ne meurt.

Sur ces mots Caïus quitta la chambre laissant son frère seul avec la jeune femme. Aro s'approcha encore du lit et s'y assit tout près d'elle, ses longs cheveux bruns tombaient en cascade sur les oreillers et sa peau était très pâle et sa respiration faible. Il huma son parfum tout en dégagent une mèche de son beau visage. Les battements de son cœur étaient lents, trop lent. Il ne put s'empêcher d'éprouver de la peine de la voir dans cet état. Ce n'était plus la combative jeune femme du manoir.

Il ne voulait pas qu'elle meurt non... il voulait la garder auprès de lui pour l'éternité. Il posa sa main gauche sur son front pour l'apaiser et un flot d'image défila dans sa tête. Il put voir tout ce qui lui était arrivé. Finalement il était ravi que le demi-frère d'Angélica lui ai également facilité la tâche, bien qu'il ai envie de l'égorger, mais ce misérable humain ne méritait pas d'être tuer de sa main. Il vit aussi qu'elle avait pensé à lui au moment où elle avait crut mourir, ce qui fit naître un sourire sur les lèvres d'Aro.

Puis tout doucement elle ouvrit les yeux. Et fixa Aro qui retira sa main de son front.

-Vous ! Murmura-t-elle surprise.

Aro lui sourit.

-Bonsoir votre altesse, vous m'avez manqué. Comment vous sentez-vous ma tendre?

-J'ai mal...Où suis-je ? Murmura-t-elle d'une voix à peine audible pour un humain.

-Dans votre nouvelle demeure, ma chère. En sécurité.

-Je veux rentrer chez moi, je ne veux pas rester ici! Dit-elle apeurée.

-J'ai bien peur que cela ne soit impossible, pour votre bien vous devez rester ici !

-Pourquoi ? Demanda-t-elle sans comprendre.

-Parce qu'on vous croit morte à l'heure qu'il est.

Les yeux d'Angélica s'agrandirent devant cette révélation.

-Vous mentez !

-Pourquoi doutez-vous de ma parole douce Rose ? Cela me vexe.

-Je ne vous crois pas !

-Bien sûr que si vous me croyez ma charmante. Mon frère vous à sauvé la vie grâce au ciel, vous perdre aurait était que pure gâchis. Vous êtes sous ma protection maintenant.

-Je n'ai nulle besoin de votre protection...oh ! J'ai tellement mal à la tête. Soupira-t-elle. Allez-vous en je vous en prie. Je n'arrive pas à réfléchir.

-Je ne le peux ni ne le veux, ma chère. Le médecin m'a informé que vous êtes très malade...

Elle le regarda terrifiée et cela attristait beaucoup Aro. Elle semblait hésiter un moment puis elle posa sa question.

- Je vais mourir..., murmura-t-elle pour elle même. Je le sens, qu'espérez-vous encore de moi ?

« Tout ! » pensa Aro, mais elle était déjà assez effrayé comme ça inutile d'en rajouter. Il eut un silence, quand il parla :

-Cela dépend...

-De quoi parlez vous, je ne comprend pas ?

-Je souhaite que mes prières s'exaucent enfin, ma douce, votre vie n'a plus de sens n'est-ce pas ?Il semble qu'il ne vous reste plus aucune raison de vivre je me trompe ?

Angélica le regarda les larmes aux yeux lui laissant voir sa souffrance.

-Mais je veux vous y faire reprendre goût, briser votre souffrance et vous offrir une autre vie... la vie que vous mérité, digne de vous... et ce serait pour l'éternité ! Et la maladie, la mort ni même le temps, ne pourraient plus jamais vous atteindre.

Il approcha son visage du sien, mais elle eut un mouvement de recule.

-Vous me faites peur...murmura-t-elle.

Aro soupira devant tant de crainte et de méfiance, mais il ne pouvait pas l'en blâmer. Il sortit soudain de ses pensés quand il l'entendit parler.

-Vos yeux, ils sont noires comment est-ce possible ?

Il ne répondit pas. Il fallait qu'il se décide devait-il vraiment transformer une humaine tel qu'Angélica ?

Elle serait pourtant un être encore plus magnifique en vampire. Mais une fois des leurs, il serai sans doute difficile à la dompter, mais d'autre part cela risquerait d'être amusant comme défi, se dit Aro en ferment les yeux. Pourtant il savait déjà qu'elle refuserait de lui obéir et c'est ce qui l'amusait follement. Caïus et Marcus avaient peut-être raison en fin compte, il lui fallait une présence jeune à ses côtés, Aro avait jeté son dévolu sur elle, inconsciemment il approcha son nez de la chair de l'humaine qui frissonnait de peur. Il huma encore une fois son odeur enivrante avec une vitesse surhumaine Aro se coucha sur elle et déposa des baisers écument dans son cou délicat.

-Que faites vous...,dit-elle en posant ses mains sur ses épaules.

-Votre peau est douce...si douce. Murmura Aro qui commençait à perdre tout son contrôle.

Aro releva la tête et se mordit le poignet droit, il voulait créer un lien encore plus unique entre elle et lui. Un lien qu'il n'avait jamais créé avec aucun autre humain qu'il avait transformé « le lien du sang » c'était un très ancien rituel que son propre créateur avait fait avec lui, c'était une sorte de protection le créateur et sa création ressentent tout entre eux... la joie, la colère, et la souffrance... oui la souffrance était souvent ce qui les unissaient. Ils sont unies à jamais, une part d'Aro vivra en elle et une part d'Angélica vivra en lui, mais un tel lien avait des inconvénients le créateur et sa création seront incapable de se tuer l'un l'autre. Ce n'était pas une décision qu'Aro prenait à la légère et c'est pourquoi Angélica n'en sera jamais rien, il garderait ce secret pour lui.

Il aspira son propre sang et attrapa l'arrière de la tête de Rose puis plaqua ses lèvres sur les siennes. Elle n'avait plus la force de ce débattre. Le sang d'Aro coula dans la gorge d'Angélica, qui poussait des gémissements de dégoût. Quand il brisa le baiser et que son regard croisa celui de la jeune humaine dont il refusait d'admettre en être tombé éperdument amoureux il eut comme un pincement au cœur. Elle le regardait comme si il était un monstre. Aro se ressaisit et lui dit :

-Venez avec moi je peux encore vous sauver Rose...

-Pourquoi me dîtes vous cela alors que vous savez bien que vous ne pouvez plus rien pour moi. Dit-elle sèchement.

-Oh...soupira-t-il. Quel entêtée vous faîte ma chère, ne soyez point sotte cela ne vous correspond guère.

-Allez au diable Aro, vous et tout les autres hommes !

Aro fut blessé par ces paroles c'était la première fois qu'elle l'appelait par son prénom. Mais elle l'avait prononcé de façon dure, sans aucun sentiment.

-Je comprends votre colère envers la gente masculine, mais tout les hommes ne sont point mauvais.

-Allez-vous en, laissez moi seule.

Aro perdit son sourire et la regarda d'un air sombre.

-Vous ne me laissez guère le choix, Angélica, un jour vous me remercierez.

Elle n'eut pas le temps de répondre qu'il la serra dans ses bras et sans plus attendre il la mordit au cou sans aucune retenue. Elle poussa un hurlement de douleur. Qu'importe ce dit Aro, il pouvait se passer de son avis. Sa patience était à bout. Elle l'avait mit en colère. Il voulait qu'elle ait aussi mal que lui. De toute façon dans les deux cas elle allait mourir.

-Non...arrêtez vous me...faite mal...ah...arrêtez ! cria-t-elle.

Son sang s'écoulait dans la gorge d'Aro, le sang le plus pure et le plus exquis qu'il ait jamais goûté au court de ses trois millénaires d'existence. Cette arôme était indescriptible Aro entra alors dans sorte de transe savourant ce sang qui ne chantait que pour lui. Ses mains exploraient le corps frémissent de peur de l'humaine qu'il désirait de tout son être, répondaient aux faibles coups d'Angélica par des caresses. Il la serra contre son corps profitant une dernière fois de sa chaleur. Une douleur épouvantable s'empara d'elle. Elle avait l'impression d'être brûlée vive. Ce feu la consumait lentement... très lentement Angélica essayait de retenir ses cris mais cela était impossible. Quand à Aro les cris de la jeune femme lui déchirait le cœur ou du moins ce qu'il en restait puis il ne savait pas par quel miracle il parvient cesser de boire son sang, mais continua de lécher avec délice la plaie qui lui avait infligé. Il lui murmura à l'oreille :

-Votre corps est en train de mourir, n'y faites point attention. Nous passons tous par là.

-Ma tête...est brûlante ! Hurla t-elle sans l'écouter.

-Vous serez bientôt comme moi, j'espère que lorsque vous vous réveillerez vous me regarderez d'une façon différente.

Il embrassa son front et partie de la chambre. La laissant seule avec sa douleur. Une fois hors de la pièce Aro ordonna à Démétri de la surveiller et de le prévenir quand elle sera réveillée de sa transformation, il se maudissait de la laisser seule mais il ne pouvait plus résister... maintenant il fallait qu'il informe le clan de l'arrivé d'un nouveau membre, il avait plusieurs chose à décider. Il partit vers la salle des trônes pour informer ses frères de ces nouvelles circonstances. Les hurlements d'Angélica raisonnait dans sa tête, il ne savait pas pourquoi mais il sentait que le sort le saisissait, que le temps aurai raison de lui, qu'il allait regretter son geste. -Mon dieu qu'ais-je fait ?

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Point de vue d'Angélica :

Le noir, il fait si noir, suis-je morte, je ne sens plus mon cœur battre dans ma poitrine. Il s'est arrêté, je l'ai sentis, le temps aussi. Le feu qui m'avait consumé il y a peu s'était éteint, mon corps ne me faisait plus mal, j'étais bien...oui j'étais bien. C'est donc ce que l'on ressent quand la vie vous quitte ? Soudain des images me vinrent en tête comme des flashs de ce qui s'était passé, Aro, je voyais son visage, ses lèvres couvertes de sang...mon sang et surtout le baiser ensanglanté qu'il m'avait donné. A ce souvenir j'ouvris immédiatement les yeux, j'essayais de reprendre mes esprits, mais j'étais complètement perdue, j'étais toujours dans la même chambre,mais elle me semblait différente. Je pouvais distinguer chaque détail, des meubles, des tableaux le moindre petits fils des rideaux, ma vue avait changé, je me levais lentement de mon lit et marchait dans la pièce, cette chambre était digne d'une reine, les murs étaient ornés d'or et les tableaux étaient peins par des artistes célèbres.

J'étais désorienté. Des sons que je n'avais jamais entendu résonnaient dans ma tête, des bruits de pas, des murmures. Je tombais à terre les mains sur mes oreilles, ces bruit me faisait tourner la tête. Les odeurs qui m'entouraient, elles aussi étaient étranges, je sentais différente tout en restant la même. C'était comme si chaque image, odeur et son étaient incroyablement intensifié. Aro m'avait fait quelque chose, je me relevais et m'approcha de la porte, je tendis la main vers la poignet quand je remarquais une chose terrifiante, la blancheur de ma main comme Aro, comme un cadavre. Il n'y avait plus de chaleur, j'avais peur, peur de comprendre. Mais c'était pourtant clair ma vie humaine était terminée.

Surmontant mon choque, je pris la poignet dans ma main, pour ouvrir ignorant ce qui ce trouvait derrière cette porte, mais un bruit de craquement ce fit entendre, je venais d'arracher la poignet même ma force avait était décuplé. Je lâchais la poignet qui tomba dans un bruit sourd, je tirais délicatement la porte et sortie, elle donnait sur sur un couloir assez large où il y avait des murs de pierre, avec des lustres et de nombreux tableaux et d'autres portes, il n'y avait aucune lumière du soleil, je marchais dans ce couloir qui menait à un escalier en pierre lui aussi, cet endroit avait une allure très médiévale. Je descendis cet escalier avec une vitesse qui me stupéfia en même pas une seconde je me retrouvais en bas, je regardais autour de moi, il y avait plusieurs couloirs et d'autres portes, je 'avançais dans le petit hall où il s'y trouvait quelques meubles et un grand miroir.

Quand je passais devant celui-ci je me stoppais net. J'étais figé devant le miroir, mon corps il avait avait changé, mes cheveux étaient plus longs et plus foncés presque noires et m'arrivaient dans le creux de mon dos, ma peau était blanche comme neige. Mon visage était la perfection incarné. J''étais encore plus belle qu'avant et mes yeux étaient rouges pourpres presque comme ceux d'Aro. Je remarquais que mes vêtements avaient été changés, je portais une robe légère rose pale avec un corset, des bas de soie très fins et un gilet de la même couleur que ma robe. J'étais parfaite, oui parfaite plus aucuns défauts. Avant mon visage et mes courbes étaient plus enfantin maintenant elles étaient plus que féminines. Il me semblait même que ma poitrine avait une forme plus prononcée. Pour être honnête mon corps ne me déplaisait pas. Je prenais plaisir à me contempler, mais soudain d'autres images me vinrent à l'esprit « Aro » J'avais tant de question qui me tourmentait et auquel j'exigeais des réponses.

Tout à coup un claquement de porte me sortit de ma rêverie, J'allais me cacher derrière une statue dans le creux du mur et observa discrètement, je percevais deux odeurs bien distincte, je ne savais pas pourquoi, mais mon instinct me disait que c'était des odeurs corporels quelqu'un approchait, j'entendis enfin des voix dans le couloir.

-Hâtons-nous, ma chère Heidi, elle ne va pas tarder à se réveiller.

-Voyons Démétri, soit tranquille elle ne va point se sauver cette petite !

C'était une femme et un homme qui venaient d'apparaître, ils me ressemblaient... je veux dire dans la couleur de leurs yeux et de leurs peaux sans parler de leur beauté à tout les deux. Visiblement ils parlaient de moi. L'homme poursuivit :

-Je le sais, mais maître Aro veut être informé de son réveil le plus tôt possible, j'espère seulement que sa transformation est presque achevée, j'ai d'autre responsabilités que de veiller sur une nouveau-né.

Ils s'arrêtèrent à quelques mètre de la statue. Je m'interrogeais sur ce que ce Démétri venait de dire « une nouveau-né » Que voulait-il dire ? Que je suis morte et que je suis revenue à la vie ?

-Avoue, cher Démétri. Poursuivit la dénommée Heidi. Qu'elle n'est point déplaisante à regarder n'est-elle pas sublime dans cette robe que je lui ai mise ?

-Ah, bien sûr que si. Soupira ce dernier d'un air rêveur. Euh... enfin..., essaya-t-il de ce rattraper en voyant le sourire moqueur d'Heidi. Elle n'est point désagréable à regarder certes, mais j'ai d'autres choses à faire, voilà tout. Pourquoi le maître lui attache autant d'importance ?

-Mum... Je crois tout simplement que cette petite princesse à méchamment envoûté notre maître. Il faudra faire attention à elle... Viens Démétri allons la voir.

L'homme inclina la tête en signe d'approbation et tendit le bras gauche pour invité la dame à passer devant lui.

-Mademoiselle ! Dit-il avec un air séducteur.

-Monsieur ! Murmura-t-elle avec un sourire malicieux.

Je les regardais s'éloigner on aurait dit deux complices qui préparaient un mauvais coup. Quant à moi j'étais complètement perdu, je sentais ma gorge me picoter légèrement c'était assez désagréable comme si j'avais soif ! SOIF ! Ce mot résonnait dans ma tête et le souvenir d'Aro qui plantait ses dents dans cou me fit frissonner, alors ce pourrait-il que tout soit vrai dans les histoires que me racontait Maria sur les Volturi, je commençais à avoir une idée de ce que j'étais devenue. Un vampire ! Je ne voyais pas d'autre explication. Je mis une main sur ma gorge, j'étais assoiffée, le sang, le sang il faut du sang, j'allais perdre le contrôle de moi-même...

Soudain un cri me sortie de mes pensées, cela venait de l'étage.

-Mais où est-elle ? Hurla une femme.

Cette voix ressemblait à celle de cette...Heidi, que j'avais vue tout à l'heure.

-Elle a dut s'éveiller quand nous étions au dîner. Conclu Démétri.

-Il faut la retrouver et vite, Démétri ne peux-tu dont point la pister ?

-Non c'est bien ça le problème... Je ne parviens pas à sentir son odeur.

-Hum... Un don peut-être ?

-Peut-être, ma chère... mais en attendant il faut la retrouver.

-Ne perdons point de temps elle n'a pas put aller bien loin !

Je savais qu'ils étaient loin et pourtant je les entendais comme si ils étaient en face de moi. Mais voilà maintenant ils me cherchent. Plus qu'une solution courir, je sorti de ma cachette et couru dans le couloir par lequel je les avais vue arriver. Cet endroit ressemblait à des souterrains, je me demandais si je reverrais la lumière du jour. Avec une rapidité surprenante je traversais le couloir pour arriver dans un autre petit hall, mais ici il n'y avait que des portes et un escalier.

-La voilà !

Je sursautais en me retournant c'était un homme d'au moins deux maîtres qui se tenait au bout du couloir. Affolée je me précipitais dans l'escalier, à l'étage encore des couloir c'est un vrai labyrinthe. Me dis-je. C'était soit gauche ou droite, sans réfléchir je pris le couloir de droite, oh ! Dieu que j'avais soif... Je les entendais arriver, j'entrais alors par la première porte que je vis et la referma derrière moi. J'examinais la pièce et me rendit compte que c'était une chambre, mais elle était moins grande que celle dans laquelle je me suis réveillée. Il y avait peu de tableaux aux murs, ici c'était surtout des bibliothèques qui ornaient les murs, il y avait aussi une cheminée, des divans puis au fond à droite un lit, ainsi qu'un échiquier.

Je ne pouvais pas expliquer pourquoi mais je sentais une certaine mélancolie et de la tristesse dans cette chambre. De la tristesse... oui c'était ce que je ressentais en ce moment je m'assis dans un coin de la pièce, je sentais les larmes me montrer aux yeux, j'entourais mes genoux de mes bras en laissant reposer ma tête sur mes genoux. J'avais peur, je voulais rentrer chez moi ! Voir mon frère je ne pouvais pas croire qu'il sois mort. Et ces picotements dans ma gorge se transformèrent en feu. C'était horrible, je poussais quelques gémissements, et mes larmes coulaient le long de mes joues froides. Soudain une porte intermédiaire s'ouvrit, laissant apparaître un homme assez grand avec des cheveux bruns,longs jusqu'aux épaules, il portait une toge noir, il ressemblait un peu à Aro. En me voyant il parût surprit, mais son visage redevient neutre aussitôt. Il s'approcha de moi et s'agenouilla. Il plongea son regard dans le mien plein de larme et me dit :

-Bonjour, mon enfant vous êtes enfin réveillée ! Il s'approcha sa main de mon visage, mais instinctivement j'eus un mouvement de recule. Il me sourit faiblement et poursuivit:- N'ayez crainte, je ne vous veux aucun mal, Je me nomme Marcus, vous n'avez aucune raison d'avoir peur.

Il tendit à nouveau sa main vers moi et me caressa la joue en essuyant mes larmes.

-Ainsi dont un vampire peu pleurer ? C'est très impressionnant d'ordinaire un vampire ne peux pas pleurer. Venez mon enfant.

Il prit mes mains dans les siennes et m'aida à me relever.

-Je vous dirais tout ce que vous avez besoin de savoir. Sa voix n'était qu'un souffle, je le contemplais il semblait déprimé et je compris que cette chambre était la sienne, à n'en point douter.

-Pourquoi pleurez-vous mia cara ?

Je ne savais pas pourquoi, mais je le pris dans mes bras, et mes larmes reprirent de plus bel. Mon geste le surprit énormément mais au bout de quelques secondes il m'encercla de ses bras. Puis j'entendis toquer à la porte.

-Entrer ! Répondit Marcus.

-Maître Marcus, excusez-moi de vous importuner, mais la nouveau-née s'est enfui de sa chambre, nous la cherchons depuis un moment et... « Démétri, je reconnu sa voix » Il cessa de parler, sans doute était-il surprit de me trouver ici. Voulez-vous que je m'occupe d'elle ?

-Cela iras Démétri, cette jeune fille va rester avec moi, tu peux disposer, merci !

-Bien maître.

-Une dernière chose Démétri ! L'interpella Marcus.

-Oui maître ?

-Apporte-moi la quantité de sang nécessaire pour la nourrir.

-Très bien maître !

J'entendis la porte se refermer. Marcus brisa notre étreinte et m'invita à m'asseoir avec lui sur le divan et me donna un mouchoir.

-Mon enfant, murmura-t-il. Je tenais d'abord à vous dire que c'est un plaisir de vous rencontrer,Aro m'a si souvent parler de vous. Il fit une pause et continua. Savez-vous ce que vous êtes devenue ?

-Oh ! Soupirai-je. J'en ai bien une idée, monsieur.

-Voulez-vous que je vous donne confirmation ?

-Oui...

-Vous avez été changée en vampire... maintenant tout a changé, mia cara vous êtes comme nous. Vous êtes l'une des nôtres.

-Je veux rentrer chez moi, monsieur.

-Cela est impossible...

-Pourquoi je vous prie ?!

-Aro vous l'a déjà dit mia cara. Votre famille vous croit morte, il n'est donc pas question que quelqu'un vous voit.

-Mais mon frère William...

-Votre frère ?

-Il refusera de croire à ma disparition et...

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase, que Démétri était revenu. Celui-ci entra avec plusieurs bouteilles de sang dans les bras. Ma gorge réagit aussitôt. Le sang... je n'avais plus que cela en tête.

-Sa va aller avec elle maître ? Demanda Démétri visiblement inquiet.

-Ne t'inquiète dont pas. Soupira Marcus. Tu peux disposer et prévient Aro qu'elle est réveillée.

Démétri inclina la tête et partie de la chambre.

-J'ai tellement...murmurai-je en fixant avidement les bouteilles rouge pourpre.

-Je sais ce que vous voulez, murmura Marcus.

Il prit l'une des bouteille et avant même qu'il n'ait eut le temps d'en verser dans un verre, je lui avais prit la bouteille des mains et avala tout le sang d'un seul trait comme toutes les autres apporté par Démétri. Le sang avait une saveur délicieuse et envoûtante j'en voulais encore plus.

-J'en veux encore...

-Je sais, mais il vous faut apprendre à contrôler votre soif, le sang humain est...

-Le sang humain ?! Dis-je choquée, ma soif était assouvi mais pour combien de temps ?

-Oui mia cara le sang humain, j'ai pensé qu'il serait plus simple pour vous de vous l'apporter directement plutôt que de vous laisser en tuer un vous même.

-Je vous remercie pour cette attention.

-Quand vos yeux qui sont d'un pourpre splendide permettez moi de vous le dire, deviendrons noires cela signifiera qu'il faut vous nourrir.

-Mais je ne veux pas faire de mal aux humains !

-Hélas mon enfant, votre instinct de nouveau-né prendra le dessus sur vous pendant au moins un an.

-Qu'est-ce qu'un nouveau-né ?

-Ce que nous autres appelons un nouveau-né, est un nouveau vampire, qui pendant les premiers mois de son existence est au maximum de sa puissance, leur sang humain ce trouvent encore dans leur veines, c'est pourquoi leur force excelle la notre. De plus ils ne savent pas encore contrôler leur soif de sang.

-Donc si je comprend bien, si mon frère ce retrouvait en face de moi je lui sauterais à la gorge instinctivement.

-C'est cela. C'est aussi la raison pour laquelle vous ne pouvez point vous aventurer dehors pour le moment, notre existence doit rester secrète. Maintenant je vais vous enseigner ce qu'un créateur doit apprendre à son nouveau-né. Je ne suis pas votre créateur vous le savez, mais puisque nous sommes en train d'en parler, je vais vous dire tout ce dont vous aurez besoin de savoir pour le reste de votre éternité...

A suivre...

XXX

Cc tout le monde ! Et voilà le moment que vous attendiez tous, la transformation d'Angélica en vampire ! Lamia22 et moi avons beaucoup aimées écrire ce chapitre et le prochain sera encore mieux selon moi.

Alors, apparemment Angélica ne crois toujours pas à la mort de son frère, est-il encore en vie ?

Vous saurez ça dans le prochain chapitre et encore merci à tout ceux qui suivent.