Point de vue d'Angélica : ( au même moment, dans les appartement de Marcus).
Marcus m'avait enseigné tout ce qu'un « nouveau-né » devait savoir, comme les lois vampiriques, il m'avait également parlé des dons de certains vampires vivant dans cette sombre demeure. Je comprenais beaucoup mieux pourquoi Aro avait toujours eut cette tendance à prendre mes mains dans les siennes. Alors comme ça il lisait mes pensées... il savait toute ma vie... mes sentiments, mes joies, mes peines, mes hontes... tout était à lui ! Cela m'indignait au plus haut, plus jamais je ne le laisserais me toucher !
Maintenant part sa faute je devais me résigner à mon destin de vampire, mais l'éternité ne valait-elle point plus qu'une vie humaine ? Dire adieux à tout ceux que j'aime me déchirait le cœur, d'ici quelques décennies ils seront tous morts. Et moi je serais toujours aussi jeune, intacte, le temps était désormais ma prison. Je ne voulais point de cette immortalité, la seule chose que je désirais c'était mon frère. Mais seulement voilà je ne contrôlais pas encore ma soif de sang. Comment vais-je faire ?
Et pour ce qui est d'appeler Aro « maître » comme les deux autres dirigeants il n'en est pas question ! Moi Angélica Di Rosebourg, je ne me soumettrais à personnes, soit je respecterais les lois, mais je refuse de les reconnaître comme des rois ou comme mes maîtres ! Un seul détail cependant contrecarrai mes résolutions... Aro était un fin manipulateur, il pourrait se servir de mon frère pour faire pression sur moi. Et cette Chelsea, dont m'a parlé Marcus, elle pouvait manipuler les relations qui unissent les gens, qu'est-ce qui pourrait l'empêcher de me liée au clan ou de me soumettre à la volonté d'Aro ? Non il n'oserait pas ? Si..., la peur me nouait le ventre, je me sentais encore plus en danger ici. Peut-être devrais-je parler avec Marcus ? Bien sûr Aro le saura mais tant pis !
Je me levais de mon siège et sortie de la chambre. Le couloir était vide. Marcus avait dut s'absenter, il voulait que je reste ici mais... Il fallait vraiment que je lui parle. J'essayais de suivre son odeur, d'après ce qu'il m'avait dit les vampires pouvaient se « pister » entre eux. Cependant ce Démétri n'avait pas réussit à me pister. Peut-être avais-je un don moi aussi? J'étais informée maintenant du fonctionnent de la garde ainsi que des membres qui la compose. Avec leur pouvoir y comprit. Je devais avant tout me méfier des jumeaux et de Chelsea.
Je continuais de marcher dans le couloir en suivant l'odeur de Marcus. Ce qui me guida jusqu'à une porte richement décoré. J'ouvris légèrement la porte et entendit Marcus parler avec un autre vampire.
-Elle est trop jeune pour se retrouver face à son frère, vous le savez Marcus. Dit l'homme dont je ne connaissais ni l'odeur, ni la voix.
-Je le sais Carlisle, mais son frère est ici ! Il faut prendre une décision.
William est ici ! Pensais-je au comble de la joie, c'était le miracle que j'attendais, mais si il était en ces lieux... Ma joie s'évapora soudainement, si mon frère était là dans ce cas il était autant en danger que moi ! Même moi je suis dangereuse pour lui, au même titre que les autres vampires. J'écoutais avec avidité la conversation.
-Qu'est-ce qu'Aro prévoit de faire ? Demanda ce... comment Marcus l'avait appelé... ah oui Carlisle.
-Je crois qu'il va le faire tuer ! Avoua Marcus.
Mes yeux se remplirent d'horreur devant cette révélation, NON...il n'avait pas le droit de faire une telle chose.
-Le tuer ?! Mais, vous Marcus qu'en pensez-vous ? C'est le frère de la princesse dont il est question.
-En effet je ne pense pas que le tuer soit la solution, le jeune Angélica aura besoin de lui.
-Où est-il ?
-Dans la salle des trônes, Caïus à sans doutes demandé à Jane de le torturer.
-Comment ?! Dis-je en même temps que Carlisle. Sur le coup je ne mettais pas rendue compte que j'avais parlé à voix haute.
Marcus ouvrit la porte. -Princesse, son regard était d'une tristesse. Je vous avez demandé de rester dans mes appartements, que faîte vous ici ?
-Il fallait que je vous parle Marcus... Où est cette salle des trônes ?
-Princesse ce ne serait pas raisonnable, vous ne savez pas vous contrôler...
-Ils sont en train de faire du mal à mon frère ! Criais-je.
-Calmez-vous altesse. Intervenu Carlisle.
-Puis-je savoir qui vous êtes ? Lui répondis-je plutôt sèchement, en l'observant attentivement. Il semblait différant des autres vampires que j'avais put voir.
-Je me nomme Carlisle Cullen, pour vous servir.
Soudain j'entendis un hurlement qui m'atteignit en plein cœur. William... La colère, ainsi que l'inquiétude m'envahit. Je regardai Marcus d'un air implorant.
-Où est cette salle pour la dernière fois ! Dîte-le moi ! Hurlai-je.
-Mia cara... soupira Marcus résigné. Elle est un étage en dessous de nous. Deuxième à droite...
A ces mots je me précipitai hors de la pièce, en suivant les indications que Marcus m'avait donné, les hurlements résonnaient dans les couloirs. Je crois que ce Caïus et moi nous allions nous haïr à merveille. Ainsi que cette Jane. Je trouvai sans peine le chemin. Plus qu'un obstacle...l'imposante porte en bois. N'y tenant plus je l'ouvris.
Cette salle était très grande en forme arrondie avec trois trônes dans le renfoncement. Je repérai immédiatement mon frère au sol en train d'agoniser. J'aperçus plusieurs vampires, mon regard s'arrêta sur Aro. Il regardait la scène d'un air absent. Je repérais ensuite une petite fille blonde près d'un homme assis sur un des trône qui devait être Caïus, lui est cette petite garce abordaient le mêmes sourire sadique et cruel. Apparemment personnes ne semblaient avoir remarqué ma présence. Sans doute mon pouvoir.
Par contre l'odeur de mon frère commença à embrumer mon esprit. Je repris violemment mes esprit quand il hurla une nouvelle fois. Cette sale peste allait me le payer cher. A vitesse vampirique je me posta devant elle, ce qui la coupa dans son « jeu ». Petite morveuse d'un mètre quarante, oser prendre plaisir à torturer les gens, alors elle allait être servie ! Je lui envoyais violemment ma main en plein visage avec une telle force qu'elle tomba à terre, une longue fissure apparût sur sa joue. Tout le monde étaient stupéfiés voir choqués qu'on ose lever la main sur Jane. Mais cela m'étais égale elle l'avait mérité. Jane fulminait de rage.
-Sale garce ! Cria-t-elle de sa voix enfantine. Elle se releva et dit : - Tu vas voir !
-Personne ne touche mon frère, sorcière ! Tu ignores à qui tu t'adresses ! Dis-je en redressant fièrement la tête.
Je lui attrapai le bras en la giflant au passage et l'envoya valser contre le mur en pierre à l'autre bout de la salle. Soudain je sentis qu'on m'agrippai fermement les cheveux en me tirant en arrière.
-Il faudrait apprendre les bonnes manières à cette insolente ! Rugit Caïus, qui resserra sa prise sur mes cheveux.
-Caïus, intervient Aro qui sentait que la situation tournait mal. Lâche-la immédiatement !
-Non, mon frère elle doit apprendre à respecter ses maîtres ! Jane, occupe t'en !
Je pouvais aisément deviner son sourire méchant. Jane se releva aidé de son frère Alec.
-Ne me touchez pas ! Sale monstre, jamais je ne me soumettrais à vous ! Lâchez-moi !
Je me sentais indignée, outrée qu'il ose me traiter de la sorte, moi, une princesse ! Je mis mes mains sur les siennes, mon regard emplie de haine se porta sur mon frère inconscient, ma colère se décupla... Les lumières des bougies s'affaiblissaient et le froid dans la salle s'intensifia soudainement. Tout à coup je ressentit une sorte ''d'énergie'' émanant de mon propre corps et mon esprit était concentré sur la haine et la colère que je ressentait pour cet être abject ! Puis presque instantanément de la glace se forgea sur les mains de Caïus. Celui-ci me lâcha aussitôt, moi je regardais mes mains sans comprendre. C'est moi qui est fait cela ?
-Qu'est ce que tu m'as fait ? Grogna Caïus.
-Je crois que notre princesse à un don. Constata Aro, les yeux pleins d'admiration.
Il s'approcha de moi et instinctivement je reculai contre le mur, ce qui me valu un regard attristé de la part d'Aro.
-Angélica... murmura une voix que je connaissais bien.
Je regardais dans la direction de William, il commençait à se réveiller. Je voulu aller vers lui, mais je ne pus aller plus loin, une douleur comparable à celle de ma transformation s'empara de moi.
Je poussais alors un cri strident en mettant mes mains sur ma tête et tomba à genoux.
-Jane ! Intervient Aro. Je ne t'es pas demandé de lui faire du mal! Cesse immédiatement ! Lui ordonna Aro.
La douleur s'arrêta aussitôt.
-Pardonnez-moi maître. Dit-elle honteuse. Je me suis laissée emporter. Cela ne se reproduira plus.
-Je l'espère bien ! Lui répondit Aro plein de menaces.
-Angélica...répéta William qui tentait difficilement de se relever. Quand il y arriva il s'élança vers moi.
Son odeur, embrasa de nouveau ma gorge, « oh, non ! » pensai-je, « éloigne toi mon frère ».
-Ma sœur, ils ne t'ont pas fait de mal ? Dit-il en me prenant dans ses bras.
Je me blottie contre lui instinctivement. J'allai perdre le contrôle.
-William, protège moi, ils sont fous ne me laisse pas seule avec eux ! Lui murmurais-je à l'oreille.
-Je ne vous veux aucun mal, ma charmante. Dit Aro en s'approchant de nous.
Ces yeux ne me quittaient point. Je le détestais plus que tout en cet instant, comment ai-je pus avoir des sentiments pour un homme tel que lui.
-Vous avez voulu tuer mon frère ! Monstre ! Vous avez voulu me tuer moi aussi, Pourquoi ? Que vous ai-je fais ?
Aro me regarda d'un air sombre, qui me fit frémir.
-Que veux-tu dire ? Interrogea William, en me serrant plus contre lui.
Il posa son menton sur ma tête, en me laissant libre accès à sa gorge, n'y tenant plus mes lèvres se posèrent sur sa peau, et mes crocs mordirent dans sa chair, William laissa échapper un gémissement de douleur, mais il ne tenta pas de me repousser, je le serrai avec force dans mes bras. Son sang chaud et délicieux s'écoula dans ma gorge, et apaisa ma soif.
-Rose... arrête, soupira-t-il à bout de force.
Je n'y prêtai pas attention, je ne me contrôlai plus. Je sentis soudain des bras puissants me tirer en arrière. Pour m'empêcher de le tuer. C'était Carlisle. Il me retenait en me serrant contre lui.
-Aro ! Dit-il en essayant de me retenir. Ne serait-il point sage de la ramener dans sa chambre ?
-Oui, répondit celui-ci. Démétri va le faire.
Il claqua des doigts, et Démétri m'agrippa par la gorge. Je continuai de me débattre, tout à coup tout les objets en verres présent dans la salle explosèrent et le froid s'intensifia. Mon frère hurlait de douleur sur le sol, Carlisle me lâcha pour aller près de William, un autre vampire vient aider Démétri à me retenir, sans doute était-ce Félix ? Marcus m'avait prévenu que ces deux-là étaient souvent ensemble.
-Aro, intervient Carlisle. L'humain se transforme.
-Gardes ! Tuez-le ! Ordonna Caïus.
-Non ! Hurlai-je les larmes aux bords des yeux. Vous n'avez pas le droit ! Je vous tuerai si vous le faîtes !
Carlisle m'adressa un regard plein de compassion. Je vis ensuite Marcus se poster près d'Aro en lui tendant sa main. Ce dernier la pris et la relâcha presque aussitôt. Puis il nous regarda tout les deux.
-Laissez-le se transformer. Déclara Aro en s'approchant de moi.
Je ne prêtai pas attention à lui. Mes yeux étaient rivés sur mon frère, j'avais failli le tuer. Cette pensée me fit reprendre mes esprits. Tout à coup, Aro prit mon menton entre ses doigts et me força à le regarder. Je voulu me dégager mais il me forçait à ne pas détourner les yeux de lui. Aro me contempla un long moment. Il devait sans doute lire mes pensées. Il enleva ensuite sa main de mon menton puis du bout des doigts me caressa la joue, en souriant, mais son sourire était un peu effrayant. Si ma circulation sanguine ne c'était point arrêté, mon sang ce serait glacé devant un tel sourire.
-Carlisle, mon ami. Dit-il sans détourner ses yeux de moi. Aurais-tu l'amabilité de t'occuper du frère de ma précieuse Rose, s'il te plaît ?
J'entendis Jane grogner, apparemment elle n'appréciait guère que son maître parle de moi de cette façon. Carlisle porta mon frère sur son épaule et dit :
-Bien sûr Aro.
Puis il disparût avec William. Me laissant seule avec eux. Aro approcha son visage du mien.
-Soit, ma douce j'accepte de vous laissez votre frère. Mais cela ne sera pas sans conséquences, comprenez-le bien ! Vous allez rester ici et apprendre à vous contrôler, et développer votre don si prometteur, un don physique est tellement rare !
-N'espérez pas que je le mettrais à votre service ! Ripostai-je.
Son sourire s'élargit, puis il ricana doucement. Sa main délaissa ma joue et alla attraper une mèche de mes cheveux qu'il approcha de ses lèvres.
-Mum... Vous changerez d'avis sur moi, ma mignonne. Me dit-il tout en caressant ma mèche.
-N'en soyez pas si sûr ! Vous ne m'inspirez que le mépris désormais, et n'attendez pas de moi que je vous appelle « maître » !
Aro eut un sourire amusé, puis il détourna enfin ses yeux de moi.
-Ramenez-la dans ses appartements et assurez-vous qu'elle y reste! Ordonna-t-il à Démétri et Félix, puis il me regarda de nouveau et dit : -Nous reprendrons cette conversation plus tard, ma chère.
Il parti ensuite s'asseoir sur son siège au milieu des deux autres. Je sentais les deux gardes m'entraîner hors de la salle. Ils me reconduisaient dans ma chambre sans un mot. Moi je n'éprouvai que de la colère, de la haine pour ce que j'étais devenue. Mais surtout je ne me pardonnai pas ce que j'avais fait à mon frère. Au moins maintenant il est avec moi. Environ trente minutes après être retournée dans ma chambre, on frappa à ma porte.
-Entrer ! Dis-je.
Une femme pénétra dans la pièce, je la reconnue aussitôt, c'était Heidi. Elle s'inclina.
-Votre altesse, Je me nomme Heidi pour vous servir. Maître Aro m'a chargé de m'occuper de vous et de vous tenir compagnie.
-Mademoiselle, n'y voyez point d'offense, mais je n'ai nulle besoin d'une suivante en partie quand on l'a choisi pour moi !
Elle parût surprise, puis elle me sourit.
-C'est votre choix... mais permettez-moi de vous dire que j'apprécie votre caractère rebelle, maître Aro aussi est amusé et même séduit par votre façon de contester...
-Contester j'adore cela. Comme vous avez put le constater. Mais je me moque de ce que Aro peut en penser !
-Vraiment ? Je n'en suis pas si sûr. Enfin loin de moi l'idée de vous ennuyer avec cela.
Elle me regardait avec beaucoup d'admiration dans les yeux, et de l'envie aussi, je ne comprenais pas vraiment pourquoi.
-Pourquoi me regardez-vous si étrangement ?
Ma question sembla l'embarrasser, comme si elle n'avait pas fait attention aux regards qu'elle me lançait.
-Oh...Veuillez m'excuser altesse, de vous dévisager ainsi, mais je ne peux m'empêcher de détailler les gens. Vous êtes tellement belle, j'avoue que je suis jalouse. Dit-elle en faisant semblant de bouder.
Je ne pouvais m'empêcher d'éprouver du plaisir à susciter sa jalousie, une des caractéristiques de la royauté je suppose. Elle semblait être soucieuse de me plaire, en me complimentant, peut-être devrais-je la tester ?
-Je vous en pris. Dis-je en tendant la main vers les fauteuils. Asseyiez-vous !
Heidi alla s'asseoir en face de moi, elle me semblait intéressante, pourquoi ne pas lui laisser une chance ? Nous parlions de sa vie, c'était ce qui m'intéressait le plus. Je lui demandai également des nouvelles de mon frère, comment ai-je pus m'en prendre à lui. Bientôt il sera vampire et plus rien ne nous séparera. C'était là le seul point positif de cette situation délicate. Mais je interrogeais sur ce que m'avait dit Aro, « Que cela ne sera pas sans conséquences » Aro avait une face cachée ça je l'avais comprit et ça me terrifiait. Qu'avait-il en tête ?
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Point de vue d'Aro : Dans la salle des trônes.
Après qu'Angélica soit retourné dans ses appartements, je congédiais les gardes pour parler en privé avec mes frères. Nous devions parler de quelques sujets important à commencer par Angélica... Je concevais tout à fait qu'elle m'en veuille et qu'elle me disent que je suis un monstre... bien qu'elle ait raison ces mots si cruelles que je n'espérais jamais plus entendre de sa bouche me rendirent furieux contre elle. Quelle ingrate, je lui avait offert l'immortalité et elle me crachait les pires insultes qu'on puisse faire à un roi. Pourtant elle était rayonnante de douceur avec Marcus, qui m'avait montré les quelques heures qu'il avait passé en sa compagnie. Quand à Caïus, elle le haïssait purement et simplement.
Je savais qu'elle avait peur je l'ai vue dans son esprit, elle avait peur de cet endroit, mais surtout elle avait peur...de moi. Regagner sa confiance sera un vrai défi. Enfin le deuxième sujet qu'il nous fallait aborder était son frère. Si je l'ai laissé se transformer c'est seulement sur l'avis de Marcus qui a juré qu'il serait bon pour elle qu'il soit des nôtres. A contre cœur j'ai dut accepter, bien sûr je savais qu'elle allait le mordre et je l'aurais volontiers laissé le tuer. Mais il a fallu que mon ami Carlisle s'interpose, décidément rien ne se passe comme je l'avais prévu...
-Pourquoi Carlisle s'est-il mêlé de cette histoire ! Grogna Caïus. Maintenant nous avons deux nouveau-nés sur les bras. Cette petite insolente il faudra que tu la dresse mon frère !
-Caïus, soupira Marcus qui semblait se réveiller. Ce n'est qu'une enfant, i peine deux jours elle était la princesse la plus influente de son temps et aujourd'hui elle se retrouve dans un monde qui lui est totalement inconnu, cette petite à sans doute besoin d'un peu de temps pour se calmer. Il faut la laisser tranquille le temps qu'elle fasse le deuil de sa vie humaine, qu'en penses-tu Aro ?
-Je suis d'accord avec toi mon frère, mais je donne aussi raison à Caïus...
-Elle ne nous respecte pas ! Me coupa Caïus. Aro il faut qu'elle te craigne sinon celle se croira tout permis, et elle pourrait même tenter de s'enfuir du Palazzo. Il faudra la surveiller de très près ! Mon frère il faut que tu lui fasse comprendre qu'ici les maîtres et rois c'est NOUS !
Je restais silencieux, Caïus disait vrai, mais si je sévissais elle allait me détester pour de bon. Et ce n'est pas ce que je veux, loin de là.
-Vous parlez d'elle comme si c'était un animale, que vous pouvez dresser et enchaîner en ces lieux. Soupira une nouvelle fois Marcus.
-Grand dieu non, mon frère ! Dis-je surpris qu'il est put parvenir à un telle comparaison. Je ne la considérerais jamais comme tel.
Marcus me fixait intensément comme si il essayait de déchiffrer mes pensées.
-Mon frère, dit-il, je pense savoir ce qu'il convient de faire pour elle et son frère.
-Je t'écoute.
-Angélica et son frère devaient être traité au même titre que nous, ils sont tout deux de sang royale, et je pense que c'est la seule façon pour qu'ils nous obéissent.
-Comment oses-tu, proposer une telle chose ?! Intervient Caïus.
Marcus avait raison, c'était la meilleur chose à faire de toute façon, je savais qu'elle refuserai de faire partie de la garde, elle refusera de m'obéir et j'avoue que cela m'amusait grandement. Oui la traiter comme notre égale était la meilleur solution.
-Tu as raison Marcus, c'est une bonne idée.
-Pourquoi ne pas ordonner à Chelsea de les liées au clan ce serait plus simple. Proposa Caïus.
-Non! Dis-je.
-Et pourquoi dont ? Fulminait Caïus.
-Par égard pour elle ! Je m'y refuse.
-Ma parole, elle peut tout obtenir de toi ! C'est affligent de te voir te plier en quatre pour une femme ! Elle te fera perdre la tête ! Rageait mon frère.
-Caïus, il suffit !
Il est vrai que par égard pour elle j'acceptais bien des choses, je pouvais en effet ordonner à Chelsea de les lier au clan, mais non je voulais qu'elle reste tel qu'elle est. C'est le moins que mon amour puisse faire.
-Tu crois sincèrement qu'une plus haute position les rendraient plus « dociles » ? Dit sarcastiquement Caïus.
-Oui je le crois, et vous avez vu comme moi, elle a un don, physique en plus, n'est-ce pas un merveilleux ajout à notre famille ? Elle maîtrise l'eau sous toute ses formes, imaginer les possibilités une fois qu'elle l'aura développé.
-Un talent prometteur en effet ! Convient Marcus.
-Écoutez bien ce que je vais vous dire, commença Caïus. Si jamais elle se rend compte de sa force... aucun être ne pourra la diriger après !
-Tu as raison mon frère. Admis-je. Il vaut mieux qu'elle l'ignore... Pour l'instant seulement. Terminai-je en me levant.
-Où vas-tu? Demanda Caïus.
-Veuillez m'excuser, mais j'ai une affaire personnelle à régler.
Sur-ce je partis de la salle et me dirigeait vers les appartements de ma chère Angélica.
A suivre...
XXX
Voilà voilà, le chapitre 10 ! enfin. Je suppose que la plus part d'entre vous sont soulagés concernant William je suppose. Pauvre garçon, n'est-ce pas ? Il veut bien faire mais c'est lui qui prend les coups.
Quand à Angélica et Aro, leur relation semble plutôt en chute libre ! Comment tout cela évoluera t-il ? Et bien vous le saurai dans le prochain chapitre.
Encore merci pour les commentaires. A bientôt.
