Point de vue narratif :

Peu avant deux heures du matin, Angélica attendait patiemment son créateur. Bien qu'elle redoute leur entrevue, elle ne pouvait s'empêcher d'être pressé de le voir. Depuis leur dernière discussion, qui avait bien put finir à la catastrophe, Angélica avait enfin fait ce qu'elle aurait dût faire depuis le début de cette histoire...Se calmer et Réfléchir !

Elle avait conclu que pour le moment il ne fallait point être insolente avec Aro. Il fallait mieux lui laisser croire qu'il avait eu ce qu'il voulait. Aro était plus que doué pour manipuler les gens... tant mieux, car Angélica l'était tout autant que lui. C'est bien là le seul point commun qu'elle ait pu trouver entre lui et elle. Angélica savait que son créateur était sans doute l'homme le plus intelligent qu'elle ait jamais rencontré, il ne se laisserai point duper très longtemps, de plus il pouvait lire dans ses pensées ce qui rendait toute tentatives contre lui réduite à néant!

D'un autre côté Angélica, avait tant de question à lui poser, mais il y avait un problème comment savoir si Aro lui dirait la vérité, car le dilemme était là ! Comment discerner le vrai du faux dans ce qu'Aro pourra lui dire. Enfin peu importe Angélica était décidée à le confronter, car aucun homme n'avait le droit de décider pour elle ! Et encore moins celui-là.

Elle était prête pour sortir, Heidi lui avait fait revêtir un ensemble noir, « pour mieux se fondre dans la nuit » disait cette dernière. Angélica était vêtue comme un homme, avec son pantalon et sa longue veste noire à bordure argenté, le seul vêtement féminin qu'elle portait était un corset noir. Heidi lui avait attaché les cheveux en queue de cheval avec un ruban de satin noir. En résumé elle était très élégante, même si pour les humains une femme qui porte des vêtements d'hommes était un délit, elle en tant que vampire s'en moquais éperdument car maintenant Angélica pouvoir faire ce qu'elle voulait... enfin presque tout ! En tout cas les lois, et coutumes humaines n'avaient plus de raison d'être pour elle, tous ces stupidités était bien mortes et enterrées !

Angélica se tenait sur le balcon de sa chambre, les mains sur la balustrade, tout en regardant le ciel, perdue dans ses pensées. Heidi, elle était assise dans l'un des fauteuils de la chambre, tout en répétant à la jeune vampire ce qu'elle devait faire et ne surtout pas faire en présence de son créateur. Elle expliquait tant de chose en même temps, que son « élève » ne l'écoutait déjà plus.

La jeune vampire ne pouvait s'empêcher de rester dans son petit monde intérieur, à remuer tant de question auquel elle voulait maintenant des réponses. Angélica sortie de sa rêverie quand le carillon retenti dans la chambre, il était enfin deux heures. La jeune femme se retourna vers l'entrée de sa chambre, et soudain elle s'étonna d'une chose... Heidi avait disparût ! A croire que cela était une habitude chez elle ou alors...se dit Angélica qui venait de comprendre. À chaque fois qu'Heidi s'éclipse... cela veut dire qu'Aro n'est pas loin d'ici. Finalement ce n'était pas si étonnant que ça !

Soudain elle entendit des pas dans le couloir, mais ayant l'odorat endormi, elle avait du mal à savoir de qui il pouvait s'agir. Néanmoins elle ressentie que cette présence lui était familière, peut-être Marcus ou Aro, mais elle pensait plus au deuxième. Tout à coup on toqua à la porte.

-Entrer ! Dit-elle simplement, en mettant en urgence les gants qu'Heidi lui avait apportés sur les mains, une simple protection contre la curiosité d'Aro.

La porte s'ouvrit laissant place à Aro Volturi, comme elle s'en doutait, « pile à l'heure » se disait-elle.

-Bonsoir ma chère. Dit-il tout sourire, à croire qu'il avait tout oublié de ce qui s'était passé il y avait encore quelques heures. Il semblait de charmante humeur même.

Angélica ne put s'empêcher de le dévisager, tout comme elle il était vêtue de noire, un humain aurait eu du mal discerner ses cheveux de son long manteau. Vêtu ainsi elle ne pouvait qu'admettre qu'il était magnifique, ses yeux...son sourire...et... « Non mais ça va vraiment pas chez moi »pensa-t-elle, comment pouvait-elle penser cela ?

-Bonsoir. Répondit-elle timidement, mais toujours la tête haute.

Angélica se sentait malgré tout intimidée par lui, comme toujours. Voyant qu'elle ne bougeait pas de la fenêtre Aro vient à elle est en un gracieux mouvement lui pris la main gauche et y déposa un baiser, puis sans la lâcher il releva la tête vers elle et lui dit :

-Permettez-moi de vous dire à quel point je suis ravi d'avoir le plaisir de votre compagnie cette nuit ma chère. Dit-il toujours en souriant

-Tout le plaisir est pour moi signore. Répondit la jeune femme en lui rendant son sourire, bien qu'elle pense le contraire.

Un semblant de sérieux passa sur le visage d'Aro : -Je vous en prie ma charmante Rose, cessez de m'appeler ainsi, je souhaiterai dorénavant que vous m'appeliez par mon prénom.

-Si c'est là votre désir alors soit ! Convient Angélica, qui n'appréciait cependant pas cette familiarité entre eux.

-Si vous le voulez bien. Dit-il en arquant le bras. La nuit avance vite.

Angélica ne se le fit pas répéter deux fois et accepta d'être à son bras. Mais au lieu d'aller vers la porte d'entrée de la chambre, Aro la guida vers le balcon, et en un saut gracieux il là fit sauter avec lui sur la balustrade en pierre.

Comprenant où il voulais en venir Angélica fut prise de panique :-Euh... signore je ne crois pas que...

-N'ayez crainte vous n'avez aucune raison d'avoir peur, vous ne risquez pas de vous faire mal en sautant. Dit-il d'un ton à la fois amusé et rassurant.

Sans rien lui dire d'autre, Aro la serra contre lui et sauta dans les aires pour atterrir sur le toit du Palazzo.

-Alors qu'en dîtes vous ma chère ? Demanda Aro en regardant la jeune femme dans ses bras. Si vous daignez ouvrir les yeux cela serait bien mieux. Continua-t-il amusé par sa réaction.

Doucement elle ouvrit les yeux, et se dégagea de l'étreinte d'Aro, puis regarda autour d'elle. Ils étaient bien sur le toit du Palazzo, la vue sur la ville était magnifique, quelques éclairages par-ci, par-là qui allaient bientôt s'éteindre vu l'heure. On pouvait voir comme en plein jour. De grandes bâtis et des collines ainsi que la forêt à perte de vue.

-Vous avez l'air bien songeuse ma chère. Remarqua Aro.

-C'est magnifique. Répondit-elle d'un air émerveillé et absent.

-Je suis heureux que cela vous plaise... Je vous en prie suivez-moi.

Aro se rapprocha du bord de la toiture. Puis sauta avec élégance pour atterrir sur le toit d'une bâtis voisine, il se retourna ensuite vers Angélica.

-C'est à votre tour ma chère ! Dit-il avec un grand sourire qui se voulait encourageant.

La jeune femme s'approcha du bord de la toiture à petit pas, mais elle commit l'erreur de regarder dans le vide. Aro devait avoir oublié qu'Angélica avait le vertige ! Bon certes elle avait sauté du haut d'une falaise, mais c'était un acte désespéré.

-Euh...Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Dit-elle anxieuse.

-Qu'elle est le problème ma chère ? C'est juste un saut, et puis même si par mégarde vous tombiez... ce qui me surprendrait beaucoup vous ne risquez en rien de vous faire mal.

Malgré la distance entre eux elle n'avait aucun mal à l'entendre, c'était comme si elle avait Aro en face d'elle. Angélica essayait de surmonter sa peur du vide, elle était un vampire maintenant, et elle ne voulait point montrer de faiblesse devant lui !

-Eh bien ? Demanda-t-il impatient. Dois-je venir à votre secoure ma chère ?

-Très chevaleresque de votre part signore. Répondit-elle sarcastiquement. Mais nul besoin de votre aide !

« Allez ! » S'encouragea-t-elle « Ne perd point la face juste pour un saut ! Allez à trois »

-Uno... murmura-t-elle. Due... Tre !

Sur ce dernier mot elle sauta du toit pour atterrir à quelques centimètre de son créateur, qui lui adressa un sourire éblouissent.

-Alors, ma douce... vous voyez bien que ce n'était pas si difficile, vous devriez faire d'avantage confiance en vos sens et instincts de vampire, et vous vous apercevrez qu'ils pourraient bien vous sauver la vie.

-On sent que vous parlez d'expérience signore !

-Tout à fait ma chère. Maintenant suivez-moi je vous prie.

Aro sauta du toit et atterrit dans une ruelle sombre, Angélica regarda autour d'elle, il n'y avait aucun humain aux alentours, la voie étant libre elle sauta à son tour. Aro l'attendait au bout de la ruelle. Il observa la jeune femme avec un regard étrange, que cette dernière n'arrivait pas à identifier. Une fois qu'elle fût près de lui il arqua son bras. Angélica observa Aro un moment, elle n'avait aucune envie d'être à son bras, elle pouvait marcher seule...

mais se souvenant qu'il ne fallait point le contrarier... et se rappellent les interminables monologues d'Heidi. « C'est un grand honneur d'avoir été transformé par le maître, je te conseil alors de ne pas être ingrate ! » ou encore « Il est plein d'attention à ton égard, tu veux un bon conseil ne perd point ses faveurs, et tu auras tout pour être heureuse ! »

Voilà ce qu'étaient les extraordinaires conseils d'Heidi Volturi, puis en se rappellent ces paroles Angélica remarqua qu'Heidi avait commencé à la tutoyer, détail qui pour l'heure avait peu d'importance cela dit. Mais l'idée restait la même, il ne fallait point contrarier « le maître ».

Alors elle prit sur elle, et accepta d'être au bras de cet homme. Ils marchèrent à vitesse normal dans les rues désertes de Volterra, Aro lui racontait l'Histoire de son clan.

Mais au bout d'un moment elle interrompit:-Attendez signore vous me dîtes que votre clan a été formé il y a plus de trois millénaires... Dit Angélica qui essayait de le suivre jusqu'au bout. Alors cela veut dire que vous avez plus de 3 000 ans ? Demanda t-elle incrédule.

-3 011 ans pour être précis, je suis né en Grèce vers -1300 avant jc. Lui répondit Aro d'un air désintéressé, comme si son âge n'avait pas la moindre importance.

Soudain Aro éclata de rire en voyant l'expression ahuri qu'affichait Angélica.

-Ha ! Ha ! Ha ! Ma douce Angélica vous avoir à mes côtés est un tel divertissement. Avoua t-il.

-A ça pour un vieil homme, je veux bien le croire ! Lâcha spontanément la jeune femme. Oh ! dit-elle en portant la main bouche. Je suis désolée, pardonnez mon insolence, ces mots m'ont échappés.

« Oh ! Mais quelle idiote ! » Se dit-elle mentamement.

Aro la regarda avec un sourire tolérant, personne ne c'était jamais permit de lui faire ce genre de réflexion à voix haute.

-C'est que je me sens si jeune par rapport à vous ! Confessa la jeune femme.

-Quelle importance, nous autre vampire nous nous moquons bien de notre âge réel.

-Si vous le permettez signore…

Mais il lui coupa la parole :-Combien de fois je vais devoir vous dire de m'appeler Aro.

-Au moins une fois de plus, mais ce que je voulais vous dire, c'est que j'aurai des questions à vous poser. Demanda-t-elle timidement.

-Ah ! Nous y voilà ma chère, très bien je vous écoute.

Surprise qu'il dise ça comme si ça lui faisait plaisir, Angélica de pu réprimer un froncement de sourcils, l'aire méfiante.

-Et bien, je souhaitai savoir pourquoi ?

-Que voulez-vous dire ? Demanda le vampire.

Angélica arrêta leur marche, et le regarda droit dans les yeux.

-Pourquoi m'avoir transformée ? Vous auriez pu me tuer mais vous en avait décidé autrement, pourquoi ?…Et point de mensonge surtout ! S'empressa t-elle de rajouter.

-Pourquoi vous mentirai-je ma charmante ? Dit-il l'air surprit.

-Ne changez point de sujet je vous prie !

-Loin de moi cette idée. Dit-il toujours de bonne humeur. Puis ce que vous tenez tellement à le savoir je vais vous le dire. Il est vrai qu'au début je voulais vous tuer car seul votre sang m'intéressait, je l'admets.

Angélica avala difficilement le venin dans sa bouche.

-Et pourquoi avoir changé d'avis ?

-Pour vous ! Au court des mois qui ont suivies notre rencontre je me suis renseigné sur vous.

Angélica cligna des yeux, presque choquée :-Et auprès de qui vous êtes-vous renseigné ?

-Auprès de la mère supérieur du couvent duquel vous vous êtes enfuis quand vous aviez seize ans. Dit-il avec un grand sourire.

Cette fois la jeune femme ne cacha pas du tout sont étonnement, elle ne se souvenait que trops bien de la mère supérieur, cette vieille harpie ! Elle ne s'était jamais entendu avec elle : -Et que vous a-t-elle dit sur moi ? Demanda Angélica curieuse.

-Que du mal !

A ces mots Anglélica ne put se retenir de rire, cela ne l'a surprenait pas que cette sorcière ne dise que du mal d'elle. Aro lui sourit et rajouta : -Et cela ne pouvait que me plaire.

La jeune femme cessa de rire et fixa Aro intensément.

-Une femme telle que vous méritez d'avoir bien plus qu'une vie de mortel, dit-il en prenant ses mains dans les siennes d'un air rêveur. Je me doute que vous m'en voulez encore pour ce geste, mais je sais qu'un jour vous m'en remercierez.

-Vous avez de l'espoir ! Dit-elle comme si il y avait peu de chance que cela arrive et en retirant précipitamment ses mains.

-Il est vrai que je n'en manque pas. Répondit-il en ricanant légèrement. J'ai fait de vous l'une des nôtre, car je sentais en vous malgré votre état, une grande volonté de vivre, ainsi qu'une sublime intelligence et une beauté au-dessus des mots que j'aurais eu grande peine à voir se fané. Et je suis loin d'être déçu...Même si certaine chose ne se sont point déroulées comme je le pensais. Ralouta t-il plus pour lui même.

-Mon frère fait-il parti de ces choses que vous n'aviez pas prévues ? Demanda froidement Angélica.

Aro ne répondit rien, il savait qu'elle ne lui pardonnerait pas si aisément d'avoir voulu éliminer son frère. Ce qui était plus que compréhensible.

-Je vois. Dit Angélica. Votre silence et clair !

Elle reprit la marche devant Aro, quand celui lui dit :

-Me pardonnerez-vous un jour, ma chère ?

Angélica se retourna pour lui faire face.

- Je ne sais point ! Vous avez voulu assassiner mon frère, vous saviez très bien que j'allais le tuer moi-même si par mégarde je le rencontrais avant d'être en mesure de me contrôler et vous m'auriez laissé faire sans hésiter. Vous ne percevez donc pas la cruauté dont vous auriez fait preuve à mon égard comme à celui de mon frère ! Dit-elle d'une voix qui se voulait calme.

-Que voulez-vous que je vous dise, Rose ? Dit-il en s'approchant d'elle. Que je m'excuse ? Ce sont les lois, un humain qui en sait trop doit être réduit au silence, qu'il soit votre frère ne le protège en rien et ne fait pas de lui une exception à la loi.

Angélica ne put s'empêcher de pousser un rire narquois :-Un humain doit être réduit au silence OU transformer. Vous voulez savoir ce que j'en pense ? Je crois surtout que vous vous cacher derrière cette loi pour l'utiliser à votre avantage, afin que cela serve un but plus personnel. Vous disiez que mon bien être vous été d'un grand intérêt, mais dans toute cette histoire signore vous n'avez en aucun cas agit pour mon bien, mais plutôt pour le vôtre ! Oseriez-vous prétendre le contraire ?! Dit-elle d'une voix dure.

Aro resta silencieux, c'est bien la première fois que quelqu'un osait lui dire en face le fond de sa pensée, et que ce quelqu'un soit une femme en plus. Elle avait vu juste, tout ce qu'elle avait dit était vrai.

-Comme je l'ai dit…murmura-t-il. Une sublime intelligence, soit je ne remets point en cause vos dires ma chère. Mais sachez qu'ils ne changeront en rien ma façon d'agir et de voir les choses.

Aro joignait ses mains dans son dos et reprit la marche.

-Vous voulez que je vous dise ce que vous êtes à mes yeux Aro Volturi ? Continua t-elle en sentant la colère s'emparer d'elle.

-De votre bouche ma douce… Je « meure » d'envie de l'entendre ! Répondit-il sans se retourner et avec un amusement certain dans la voix.

-Soit je vais vous le dire : un manipulateur ! Dit-elle en le suivant.

Aro ne put s'empêcher de ricaner.

-Un corrupteur, un voleur, un menteur ! Continua Angélica. Et un vil…

-Séducteur ? Termina Aro en se retournant.

-Oui aussi. Répondit-elle spontanément. Euh…Non, non mais qu'est-ce que vous me faîtes dire ?! Dit-elle outrée.

Aro se mit à rire allègrement.

-Ha ! Ha ! Ha ! Quelle franchise ma chère, n'ai-je que des défauts à vos yeux ? Je suis sûr que non ! Son regard devint malicieux. Et qu'en est-il de vous ?

-De moi ?! Répéta t-elle étonnée.

-Oui de vous, voulez-vous que je vous dise également ce que vous êtes ? Dit-il en approchant son visage du sien.

-Laissez-moi deviner…dit-elle en serrant les poings. Vous me voyez comme une enfant ?

-N'est-ce pas ce vous êtes ? Une enfante arrogante, capricieuse et insolente.

-Je suis sûre que dans le fond cela vous plaît ! Car je comble le vide, je ne crains pas de vous dire ce que je pense de vous !

-Mais que savez-vous moi Rose ? Dit Aro sur un ton plus sévère. Rien ! Alors je ne vous permets pas de me juger.

-Et à qui la faute ! Si je ne sais rien. Vous vous taisez volontairement. Je dois tout vous dire de mes pensées, mais partager les vôtres ça il n'en est pas question ! Dit-elle en élevant la voix.

Aro perdit son sourire et la fixa intensément :-Cette discussion ne nous mène à rien ma chère !

-A oui ? Qui doit-on blâmer ? Rétorqua la jeune femme pour le provoquer.

-Cesser de me voir comme votre ennemis Angélica. Nous n'avons plus aucune raison de nous faire la guerre désormais.

-Alors que voulez-vous ? Comment voulez-vous que je vous voie ? Demanda-t-elle méfiante.

-Comme votre ami. Dit-il comme si cela était une évidence.

-Mon ami, vous dîtes ? Vous me croyez assez folle et assez naïve pour vous faire confiance ?

Aro soupira, cela promettais d'être un sérieux défi de regagner sa confiance.

-Non je vous crois seulement assez intelligente et maline, pour bien réfléchir à ce que je vous dis ! Je vous prie de me croire quand je vous dis que je souhaite plus que tout regagner votre confiance, et de faire de mon meilleur pour que vous soyez heureuse ici.

-Si vous le dîtes. Murmura Angélica, peu convaincu. Mais me permettriez-vous un temps de réflexion ?

-Bien sûr que je vous le permets ma douce. Maintenant venez.

Aro reprit Angélica à son bras et ils déambulèrent dans les rues comme sur les toits de Volterra, jusqu'à ce qu'ils arrivent à une taverne. Aro s'arrêta en voyant un homme à moitié ivre en sortir.

A la vue de cet humain Angélica senti sa soif de sang refaire surface, pourtant son sens de l'odorat était endormi. Elle émit un grognement qui n'échappa pas à Aro. Ce dernier approcha ses lèvres de l'oreille d'Angélica et lui murmura :

-Tu le veux ma douce ? murmura-t-il en la tutoyant soudainement.

-J'ai tellement… Murmura-t-elle.

-Je sais mon trésor. Dit-il d'une voix affectueuse, ce qui surprit la jeune femme.

L'humain marchait en direction de la sortie de la ville. « Quelle chance » se dit Aro.

-Patientez encore un peu, ma douce. Murmura Aro. Et permettez-moi de vous invitez à un souper tardif. Dit-il avec un air diabolique.

Un air qui effraya la jeune femme, cet homme était tellement changeant, il était impossible de savoir qui était vraiment Aro Volturi. Ce dernier prit fermement le poignet d'Angélica dans sa main pour l'obliger à le suivre. Puis sans être vu ils sautèrent dans les airs pour atterrir silencieusement sur le toit d'une maison. Aro observa l'humain sortir de la ville en titubant légèrement.

-Mum, pathétique n'est-ce pas ma chère ?! Dit-il en parlent de l'humain.

-Aro, s'il vous plaît lâchez-moi ! Supplia presque Angélica.

-Non ! Cela ne serait point raisonnable. Répondit-il sans la regarder.

-Nous n'avons pas le droit de chasser ici, ce sont vos lois non ? Lui rappela t-elle.

Aro tourna lentement la tête vers elle, et lui sourit.

-Et bien mon statue de roi donne des privilèges ma chère, et les lois stipulent qu'il est interdit de chasser dans la ville, pas à l'extérieur. Et puis si vous ne dîtes rien, personne n'en sera jamais rien !

Aro approcha son visage de celui d'Angélica et lui dit :

-Ce sera notre secret. Déclara-t-il tout sourire.

Elle allait répondre pour protester, mais la brûlure dans sa gorge l'en empêcha.

-Je n'aime guère vous voir vous torturer ma douce. Dit Aro attristé. Alors je vous en prie, le dîner est servit.

Aro sauta avec elle du toit et ils coururent à vitesse vampirique jusqu'à la sortie de la ville pour arriver dans la forêt. Grâce à sa vue de vampire Angélica n'eut aucun mal à repérer l'humain. De plus Aro n'avait de cesse de l'encourager à le prendre en chasse.

Peu à peu la raison d'Angélica se dissipa et l'instinct prit le dessus. Comprenant qu'elle avait enfin cedé a sa nature de prédateur Aro la lâcha mais la suivait de très près. Sans plus attendre elle commença la traque, la nouveau née se déplaça dans les arbres, lorsqu'elle arriva à hauteur de l'homme qui ne l'avait pas entendu arriver, elle fixa sa proie avec des yeux rouges flamboyants.

Soudain un bruit sembla alerter l'humain qui regarda derrière lui. Profitant de cet instant Angélica sauta devant lui avec élégance. Et lorsque l'homme regarda de nouveau devant lui il tomba nez à nez avec elle.

-Ah ! S'écria-t-il, en mettant une main à son cœur qui avait loupé un battement. -Signorina, mais quel frayeur vous m'avez fait.

Elle le regarda de la tête aux pieds, l'homme n'était pas très âgé et il hoquetai peu sans doute dû a l'alcool qu'il avait dû ingurgiter.

-Ce n'était point mon intention. Répondit froidement la vampire. Mais plus elle regardait cet homme plus elle sentait sa raison revenir, toutefois si elle aurait eut l'usage de son odorat elle l'aurait déjà tuer sur le champs.

-Ma chère ! Intervient Aro qui se trouvait derrière l'humain. Pourquoi donc prends-tu le temps d'adresser la parole à cet humain ?

-Le temps ? Que me reste-t-il d'autre ? Murmura t-elle tristement.

-Mais vous êtes qui tout les deux. Dit l'humain sans comprendre et quelque peu affolé.

Sans un mot Aro attrapa homme par le col de sa veste et le tira contre lui pour avoir accès à son cou, il plaqua sa main sur la boche de l'homme qui n'avait point eu le temps de crier. La soif de la nouveau-née devenait plus forte, Aro le sentait.

-A toi l'honneur ma douce. Dit-il en la fixant avec un regard implacable.

-Non je ne peux pas ! Dit-elle hésitante.

-Sottise, bien sûr que tu peux! Insista le vampire.

Voyant qu'elle ne réagissait pas il lui dit :

-Dois-je te montrer très chère ?...Soit !

Aro planta ses crocs dans la chair de l'humain qui gémissait de douleur, quant à Angélica cette vision d'Aro en train de mordre un humain lui rappelait sa transformation. Comme des images de ce qui s'était passé quelques jours plus tôt.

Aro cessa de boire et regarda la jeune femme qui semblait en état de choque:-A ton tour ! Murmura-t-il. Allons, imagine que c'est du vin.

Angélica regarda le sang s'écouler de la plaie de l'humain terrorisé, puis regarda son créateur avec une lueur de défi dans les yeux.

-Non ! Dit-elle fermement.

Aro jeta alors l'homme à terre, qui se convulsait sous la douleur, et fixa Angélica droit dans les yeux.

-Tu es encore amoureuse de ta nature humaine, tu résistes au seul remède qui t'apporterais enfin la paix que tu recherche tant.

-Vous osez appeler cela « la paix » ?! dit-elle agacée.

-Nous sommes des prédateurs ! Répondit Aro d'un voix sombre. Le monde des mortelles n'est plus le tiens !

-Et cet homme ? Dit-elle en le montrant du doigt, il essayait de rampait sur le sol.

-Boit son sang, Rose apaise ta soif! Ordonna-t-il.

-Je vous ai dit non ! Pourquoi vouloir m'y obliger ? S'écria t-elle furieuse.

-Beaucoup de jeunes vampires réagissent comme toi au début mais tu verras que l'on s'y fait très bien, tu peux les tuer très vite si cela peut te faire plaisir mais tue-les n'en doute pas une seconde ! Dit-il en haussent la voix.

-Inutile de crier je vous entend très bien malheureusement !

-Alors met fin à tes souffrances et à celles de ce misérable humain.

Il l'attrapa alors par la nuque et la força a se rapprocher de l'humain. Comprenant que ses efforts étaient vain et n'y tenant plus elle fonça sur lui et termina ce qu'Aro avait commencé. Le sang de cet homme était absolument délicieux sans compter qu'elle pouvait également sentir le goût de l'alcool qu'il avait bu. Une fois l'humain mort, Angélica réalisa ce qu'elle venait de faire, en regardant le cadavre à ses pieds.

-Oh ! Mon dieu, qu'ai-je fait ?! Dit-elle encore choquée.

Aro vient près d'elle et prit son visage entre ses mains, pour la forcer à le regarder.

-Ta soif est-elle assouvie ? Dit-il avec douceur.

Angélica hocha la tête. Elle avait honte de qu'elle avait fait. Elle ferma les yeux voulant oublier ce désastre.

Aro approcha son visage du siens et du bout de la langue lécha le sang encore frais qui coulait sur le coin des belles lèvres de sa petite Rose. Cette dernière n'ouvrit point les yeux, elle espérait seulement sortir de ce mauvais rêve. Jusqu'à ce qu'elle sente les lèvres passionnés d'Aro se poser sur les siennes !