Point de vue extérieur :

-Ah ! S'exclama joyeusement Aro en se levant de son trône. Vous voilà enfin mes amis, vous vous êtes fait attendre ! Bonjour jeune William Rajouta-t-il à l'attention du vampire, celui-ci répondit d'un bref mouvement de tête.

Les deux vampires mâles entrèrent dans la salle des trônes, suivis de près par Jane et son frère Alec.

-Pardonne nous ce retard Aro. Répondit aussitôt Carlisle. Mais nous avons rencontré une petite difficulté !

-Ah ? S'exclama une nouvelle fois le roi. Mais où ce trouve ma chère Angélica ? J'ai pourtant réclamé sa présence ? Dit-il en regardant Jane.

-Ne me dite surtout pas que c'est elle, la petite difficulté ! S'énerva Caïus.

-Et bien si ! Je le crains malheureusement. Confirma Carlisle.

Aro s'approcha de lui, et lui tendit sa main : -Puis-je mon ami ?

Carlisle serra sa main dans la sienne, le contact dura que quelques secondes quand Aro lâcha la main de son ami.

-Très impressionnant ! Déclara-t-il visiblement ravi de ce qu'il avait vu.

-En effet ! Rajouta une voix féminine. J'ai été aussi surprise que vous !

-Angélica !? Demanda Aro en regardant à gauche de William.

-Elle-même ! Alors signor n'était-ce point une bonne idée de le laisser se transformer ?

-Soit je l'admet ma chère ! Reconnu Aro avec un petit sourire au coin des lèvres.

-Nous avons pensés mes chères amis et moi-même, que vous pourriez nous être d'une quelconque assistance. Reprit la jeune femme.

-Mais certainement, ma chère petite. Murmura doucement Marcus au grand étonnement de tous.

-Très cher William... Dit Aro en pivotant vers lui. Je pense qu'il faudrait peut-être que vous vous concentriez assez fort sur le désir de faire réapparaître votre sœur.

-Comme si je n'y avais point pensé ! Répondit sèchement celui-ci avec un regard dédaigneux.

-William ! Le reprit aussitôt Angélica. Ce n'est point le moment, alors s'il te plaît met du tien !

Le jeune vampire poussa un soupir de résignation et dit :

-Entendu... Donne moi ta main Angélica s'il te plaît ! Dit-il en tendant la sienne.

La vampire prit aussitôt la main de son frère, ce dernier ferma les yeux et se concentra en inspirant profondément. Aro, lui vient se poster près du jeune homme :

-Maintenant, faites le vide dans votre esprit. Murmura Aro d'un voix presque hypnotique. Oubliez ce que vous voyez... Visualisez-la, et inversé le sort.

Quelques minutes passèrent quand une masse flou commença à apparaître. Pour ensuite prendre une forme de taille moyenne, puis enfin une silhouette qui ressemblait à celle d'Angélica.

-Aller ! Murmura William toujours les yeux fermés. Réapparaît ! Poursuivit-il en serrant les dents.

Soudain les vêtements d'Angélica apparurent, mais pas le reste de son corps.

-C'est un bon début mon frère, mais ce n'est malheureusement pas encore une réussite. Ajouta sa sœur.

-C'est vraiment très étrange, comme situation ! Déclara Carlisle à Aro.

-Hum... Je dirai plutôt « inhabituelle » mon ami. Lui répondit celui-ci.

-Encore un effort William, tu y es presque ! Encouragea sa sœur.

-J'essaye ma sœur ! Dit le vampire.

Les minutes passèrent et toujours rien. Le jeune vampire commençait à perdre patience.

-Mais nom de dieu ! S'énerva-t-il. Tu vas réapparaître ! Poursuivit-il en claquent violemment le pied sur le sol de marbre.

Tout à coup Angélica apparut, enfin au complet. Au grand étonnement de tous. William ouvrit les yeux et regarda sa sœur qui était aussi stupéfaite que lui. Il poussa un soupir de soulagement et prit aussitôt sa petite sœur dans ces bras. La faisant tournoyer dans les aires.

-J'ai réussis ! Lui murmura-t-il à l'oreille.

-Je te félicite mon frère ! Lui répondit-elle tout sourire. Mais pourrais-tu me reposer au sol s'il te plaît ?!

Le jeune homme reposa sa sœur au sol, il garda ensuite sa main dans la sienne toujours en lui souriant, mais son sourire s'envola aussitôt qu'Aro prit la parole.

-Décidément l'immortalité vous à réussi à tout les deux. Déclara-t-il ravi. Quel tallent mon cher ami...

Aro ne pût finir sa phrase, car le jeune vampire lui coupa la parole.

-Je ne suis point votre « ami » monsieur, quel bel hypocrite vous faite, il y a encore deux jours vous vouliez me voir mort et maintenant vous osez prétendre être mon ami ! S'emporta William piqué au vif.

-Paix ! Mon cher. Dit calmement Aro en levant la main devant lui. Vous êtes des nôtre désormais les choses sont donc différentes.

-Ah oui ?! Et en quel honneur je vous pris ?! S'emporta une seconde fois William.

-Maître ? Appela Jane qui attendait l'autorisation d'Aro pour punir le jeune vampire de son insolence.

-Paix ma chère Jane ! Ordonna Aro sans même la regarder.

-Vous avez détruit nos vies, et vous avez encore le culot de nous dire que vous êtes notre ami ! J'ai toujours sus qu'il y avait quelque chose d'étrange chez vous...

-Mon frère ! Appela Angélica qui tirait un peu sur le bras de son frère pour l'inciter à se taire.

-Mais quoi ma sœur ? Demanda-t-il alors à celle-ci.

-Calme toi cela ne sert à rien ! Dit-elle de sa voix douce.

Aro regardait la sœur et le frère avez une étrange lueur dans le yeux comme si il avait une impression de déjà vue. Il les contemplaient presque avec une certaine fascination. William regardait sa petite sœur avec tendresse on pouvait aisément ressentir la dévotion du grand frère envers sa petite sœur, Aro savait que le lien qu'il y avant entre eux étaient impossible à briser. Et c'était bien pour cela que William risquait de devenir gênant, entre lui et ses projets concernant Angélica. Il fallait donc qu'il fasse en sorte que le frère est confiance en lui... Pour cela Aro pouvait toujours compter sur Chelsea.

-On nous à dit que vous souhaitiez nous voir ? Demanda Angélica pour changer de sujet.

-Oui en effet. Soupira Marcus toujours assis sur son trône.

-Que voulez-vous donc ?! Demanda sèchement William.

-Simplement vous présenter à notre famille mon cher. Répondit Aro.

-Rien que cela ! Ricana le jeune homme.

-William ! Le réprimanda doucement sa sœur.

Aro fit donc les présentations, bien que les choses soient encore un peu tendu entres certains. William ne disait rien, mais Angélica savait qu'il essayait de contenir sa colère. Et il était visiblement plus douée qu'elle. Ensuite une fois les formalités faites Aro demanda à William :

-On vous à enseigné nos règles il me semble mon cher ?

-Oui, ma sœur et signore Cullen s'en sont chargés. Répondit-il.

-Bien ! Dit Aro en souriant. Cela ne me surprenant guère venant d'elle.

Aro tenta se s'approcher d'Angélica, quand tout à coup William lui barra le chemin en placent un bras protecteur devant sa sœur.

-N'approchez pas d'elle, je le conseil ! Grogna-t-il l'air menaçant.

-Je ne lui veux aucun mal, mon cher. Se défendit Aro. Je désire seulement vérifier certaine chose... Rajouta-t-il en tendant la main vers Angélica.

-Dans ce cas demandez lui directement ! Intervient une fois de plus William.

-Votre méfiance à mon égard est compréhensible, jeune William, mais vous n'avez plus rien à craindre maintenant. Angélica ? Demanda-t-il en tendant une nouvelle fois sa main vers elle. -Puis-je ?

-Désolé Aro... mais non je ne préfère pas. Répondit-elle à voix basse.

La main d'Aro se referma lentement et son sourire disparut, il la regardait comme si il essayait de lire à travers elle. C'était un regard pensent, insistant...

-Obéit ! Rugit soudain Caïus que l'on avait toujours pas entendu depuis le début.

-Faîtes très attention à la manière dont vous vous adressez à ma sœur vous ! Lui répondit William sur le même tons.

Caïus n'eut point le temps de donner ordre à Jane d'utiliser son don sur le jeune vampire car Angélica le devança :

-Que voulez-vous savoir Aro ? Demanda-t-elle calmement tandis que Caïus fulminait sur son trône.

-Je souhaitai seulement savoir comment c'est passé le réveil de ton frère.

-Vous l'avez déjà vu par Carlisle non ?

-Certes ma chère, mais il vous à quitté quelques minutes après...

-Alors là non Aro, les discutions que nous avons put avoir mon frère et moi après le départ de Carlisle ne regarde que nous et ne vous concerne en rien ! Déclara-t-elle vivement.

Aro sourit visiblement amusé, mais avait qu'il ne puisse répondre à son tour William prit la parole :

-C'est vrai, je ne vois pas pourquoi nous devrions vous faire part de tout les détails de notre vie privée ça ne vous regarde pas monsieur !Lâcha-t-il.

A cette réponse Jane poussa un « Oh ! » choquée, même scandalisé que l'on ose parler ainsi à son maître. Elle ne comprenait pas pourquoi son maître ne lui avait encore pas donner l'ordre de lui faire payer son insolence. Aro lui ne disait rien, il n'était pas habitué à ce qu'on refuse de lui monter ses pensées. Angélica elle ne voyait pas pourquoi Aro devrait tout savoir de sa vie, elle souhaitait un minimum d'intimité. Enfin voyant que personne n'osait parler elle dit :

-Je lui ai simplement tout raconté. Tout ce qui lui fallait savoir, sans omettre aucun détail !

-Tu lui as donc... Commença Aro.

-Tout dit ! Termina William.

Aro dévisagea un moment le frère de sa petite Rose. Puis son regard se reporta ensuite sur elle.

-Je te crois Angélica. Dit-il avec une certaine tendresse dans la voix. Avez des questions mes jeunes amis ?

-Oui Aro j'en ai une. Dit Angélica. Serait-il possible d'avoir des appartements pour mon frère ou sinon il peux très bien loger avec moi ?

-Bien sûr ma chère, il aura des appartements à sa disposition, ne te fais aucun soucis pour cela. Répondit Aro en la fixant intensément du regard, ce que William ne manqua pas de remarquer.

-Cessez de dévisager ma sœur signore ! Ordonna-t-il aussitôt.

-William ce n'est rien reste calme. Dit Angélica en lui caressant le bras pour l'apaiser.

-Je n'ai aucune raison d'être calme ma sœur ! Dit-il sèchement.

-Mon frère il suffit ! Insista Angélica.

-Écoutez moi bien Aro. Dit-il en le pointant du doigt. Je vous préviens que si vous touchez encore ma sœur contre son gré, je vous casse la...

-Il a comprit le message mon frère, maintenant tais toi ! Intervient Angélica pour éviter à son frère de gros ennuis si il avait terminé sa phrase.

-Comment ose-t-il ! S'indigna Caïus qui bouillonnait intérieurement.

-Oh ! Vous ne commencez pas ! Réagit aussitôt Angélica

-Arrêtez ! Ordonna Aro. Tout les trois ! Je ne tolérais plus aucun éclats de voix dans cette salle.

-Je te pris d'excuser mon frère Aro, il est en colère c'est tout. S'empressa-t-elle de dire.

-Je t'excuse point pour lui douce Rose, je sais très bien qu'il ne souhaite que te protéger. Mais je ne saurais que trop lui conseiller de rester à sa place et de ne point oublier à qui il doit d'être encore à tes côtés et j'espère pour lui qu'il ne me fera pas regretter ma décision.

-Angélica. Appela William. On s'en vas !

-Et ou dont irez vous ? Demanda Aro l'air grave.

-N'importe où c'est mieux qu'ici ! Rétorqua le vampire.

-Vous ne savez pas encore vous contrôler. Fit remarquer Marcus.

-De plus nous croyez-vous assez fous pour vous laissez partir en plein nature deux nouveaux-nées encore incontrôlables. Rajouta Caïus.

Pour une fois il n'avait pas tort celui-là se dit Angélica. Il fallait convaincre William de rester.

-Mon frère, pour l'heure nous allons rester ici et apprendre à contrôler notre soif. Nous verrons plus tard ce qui conviendra de faire. D'accord ?

A ces mots William sembla s'apaiser, il caressa ensuite la joue de sa sœur et lui dit :

-Tu as raison, soit c'est à toi de décider maintenant. Dit-il avec de la résignation dans sa voix.

-Alors ? Demanda joyeusement Aro. Voulez-vous vous joindre à nous ?

« Comme si nous avions vraiment le choix » Se dit Angélica.

-Nous allons rester avec vous ! Déclara Angélica. Mais nous refusons d'être considérés comme faisant parti de ce clan, aussi puissant soit-il ! Rajouta-t-elle.

Aro parût surpris par sa dernière phrase, il n'était pas courant que des vampire refuse l'offre de faire parti des Volturi. Puis soudain il se mit à sourire, pour quel raison ? Mystère ! Il s'avança vers les deux jeunes vampires et leur dit à bras ouverts : -Soyez les bienvenue dans votre nouvelle famille.

Aro abordait un sourire presque triomphant en plus de cette éternel lueur qui brillait dans ces yeux, dieu seul sait ce qu'il pouvait bien cacher derrière.

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Point de vue extérieur : Dans les couloirs du Palazzo en fin de soirée.

Angélica déambulait dans les couloirs, pour retourner dans ces appartements, elle emprunta plusieurs escaliers de pierre pour arriver à l'intérieur de la grande tour pour rejoindre les couloirs des quartiers royaux. L'architecture de la bâtisse ressemblait à celle d'une tour carré avec plusieurs étages et des escaliers qui montent et qui descendent vers plusieurs couloirs différents, en ce penchant sur la rambarde on pouvait voir le vide et tout les autres étages, c'était un vrai labyrinthe de pierre. Avec des statues par-ci, des peintures par-là. Angélica se demandait si elle parviendrait un jour à si retrouver. Elle continua néanmoins sa marche en montant les escaliers du cinquième étage et traversa le couloir, mais avant d'atteindre le prochaine escalier qui la mènerait au sixième étage elle s'immobilisa. Angélica se sentait observée, une odeur délicate, douce... « une femme » pensa aussitôt Angélica, elle huma l'odeur et sa tête tourna lentement vers le couloir à sa droite.

Une femme ce tenait bel est bien au bout du couloir, et la fixait intensément. Tout à coup la vampire s'approcha d'elle à vitesse vampirique. Les deux femmes se dévisagèrent un moment, la créature qu'Angélica avait devant ses yeux était tout simplement magnifique, elle était un peu plus petite qu'Angélica, avec des cheveux brun plus clair que ceux de la jeune vampire et qui lui arrivaient aux épaules. Elle était richement vêtue, et avait une taille très fine, qui donnait l'impression qu'un seul coup aurait put la briser, à vrai dire elle semblait d'une grande fragilité, mais bien sûr il n'en était rien. La vampire détailla la nouveau-née de la tête aux pieds et fini par incliner légèrement la tête en guise de salut.

-Bonsoir sigonrina.

Sa voix n'était qu'un souffle, Angélica inclina la tête à son tour et lui dit :

-Bonsoir signora.

-Je crois que nous n'avons point eut le plaisir de nous être présenter, permettez moi alors de le faire. Je me nomme Sulpicia Volturi.

« Sulpicia Volturi » ce nom résonnait dans la tête d'Angélica, elle avait devant elle l'épouse d'Aro, alors là le cauchemar était complet.

-Je suis ravie de vous rencontrer signora Volturi. Répondit Angélica en essayant tant bien que mal de faire bonne figure. -Je suis...

-Je sais très bien qui vous êtes ! Coupa froidement Sulpicia.

La jeune vampire se raidit, mais Sulpicia poursuivie d'une voix qui se voulait plus douce.

-C'est un plaisir pour moi d'enfin vous rencontrer en personne ma chère, on m'a tellement parlé de vous, on m'a également vanté votre beauté, elle est au dessus des mots je dois dire. D'habitude je ne prête point d'attention aux commérages, mais cette fois les rumeurs sont fondées.

Angélica ne répondit rien, elle trouvait que cette femme était gentille...trop gentille. Elle préféra donc laisser cette dame parler, ce que cette dernière fit d'ailleurs.

-Mais dîtes moi Angélica vous me semblez être une jeune intelligente et cultivée... alors je suis sûr que nous pourrons aisément nous entendre...

-Puis-je savoir où vous voulez en venir signora ? Demanda doucement Angélica.

-Ma chère entendez mon conseil rester bien à votre place et tout ce passera bien entre nous. Et il ne vous arrivera rien de fâcheux.

-Je n'en doute point signora, croyez-moi je ne souhaite nullement provoquer votre désapprobation.

Sulpicia sourit légèrement, puis son regard se reporta sur les vêtements de la jeune femme en face d'elle.

-Vous lui coûtez cher. Murmura-t-elle pour elle-même.

-Je vous demande pardon ?! Demanda Angélica.

-C'est lui n'est-ce pas, qui prend un aussi grand soin de vous. Répondez moi ! Ordonna-t-elle d'une voix ferme.

-Pourquoi me posez-vous la question, puisque vous savez déjà la réponse. Répondit Angélica d'une voix toujours aussi calme.

Les yeux de l'épouse d'Aro devinèrent noires, comme si elle se retenait de lui sauter dessus. Angélica pouvait aisément sentir sa jalousie, mais en même temps quoi de plus naturel.

-Mon très cher mari, vous tiens en très haute estime Angélica, mais moi il me faut plus qu'un joli minois pour me convaincre.

-Vous convaincre de quoi signora ? Je n'ai rien à vous prouver !

-Je crois au contraire que si... prouvez moi que vous avez vraiment de la valeur. Même si je sais bien qu'un jour Aro se désintéressera de vous et il me reviendra comme toujours. Dit-elle visiblement sûr d'elle.

-Et si vous aviez tort ?! Ne put s'empêcher de dire Angélica.

-Comment osez-vous, misérable...S'offusqua l' épouse d'Aro.

-Faîtes attention aux mots que vous employés avec moi dame Sulpicia. Ils sont indignes de vous. Vous m'avez provoquée je n'ai fais que me défendre. De plus croyez-le ou pas, mais je n'ai jamais eut pour ambition de vous évincer. Je ne souhaite point être votre rivale, je veux seulement qu'on me laisse tranquille, alors ne me prenez pas pour ce que je ne suis pas ! Et ne m'insultez jamais plus !

Cette fois c'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle s'impose devant cette femme qui ce permettait de lui parler de cette façon. Personne n'avait le droit de lui parler de cette manière et encore moins une femme qui se prétendait être une reine, alors qu'elle n'était qu'une simple femelle vampire comme tant d'autre, les Volturi ne sont pas des rois, ils ont le pouvoir par la force c'est très différent. Sulpicia ne dit plus rien, trop choquée qu'Angélica est eut à la fois le culot et le courage de lui répondre.

-Sur-ce signora, je crois que nous n'avons plus rien à nous dire. Déclara Angélica, en saluant Sulpicia de la tête.

Angélica allait continuer sa route, quand Sulpicia parla :

-Attendez Angélica. Celle-ci se retourna pour lui faire fasse. Je vous pardonne votre insolence, c'est moi qui me suis emportée je n'aurai point dut en effet. Je dois avouer que vous ne manquez pas d'un certain courage. Mais pour ce qui est de votre souhait de ne point devenir ma rivale, et bien je dois vous faire savoir qu'il est malheureusement trop tard pour cela, car vous l'êtes déjà!

Sans plus un mot Sulpicia tourna les talons et repartie dans le couloir la tête haute. Laissant Angélica toute seule dans le silence de mort de la sinistre tour. Angélica reprit sa marche, avec les paroles de cette femme dans la tête. Elle passa le sixième étage avec une lenteur surprenante, puis elle commença à monter les marches du septième étage.

-Bonsoir ma douce rose. Dit une voix qu'elle connaissait bien.

Angélica leva la tête vers le haut des marches et vit à son grand étonnement Aro, qui se tenait droit les bras dans le dos, il avait toujours cette majesté naturelle. Il portait de beaux vêtements noirs à brodures d'argent, il était toujours aussi élégant. Avec ses beaux cheveux noires bien coiffés qui tombaient sur ses épaules.

-Aro... que faîtes-vous là ? Demanda la jeune femme quelque peu perturbé par sa présence.

-Tu me sembles tourmentée ma rose ? Dit en ignorant la question d'Angélica.

-Non pas du tout ! Nia-t-elle en détournant son regard de lui.

-Approche veux-tu ! Dit-il d'un ton un peu autoritaire.

Angélica ne bougea pas, comme si ses jambes étaient paralysées, voyant qu'elle ne bougeait pas Aro leva sa main devant lui et de l'index lui fit signe de venir vers lui.

-Approche...S'il te plaît ! N'ai crainte je ne vais point te manger. Rajouta-t-il amusé.

La jeune femme bougea enfin les jambes et s'avança vers lui d'un pas lent, une fois arrivé à deux marches de lui il prit la parole :

-Pourquoi cette mine mia cara ? Quelque chose ne va pas ?

-Je vous en faîtes pas pour moi Aro je vais bien. Assura-t-elle.

-Sulpicia serait-elle à l'origine de ton trouble ? Interrogea-t-il.

-Comment vous savez que...

-A vrai dire je vous toutes les deux il y a un instant. Avoua Aro.

-Oh ! Je vois, vous avez tout entendu j'imagine ? Demanda-t-elle gênée.

-En effet !

-Je suis désolée je n'aurai point dut lui parler de cette façon...

-Ce n'est rien ma princesse, je t'assure ce n'est point toi qu'il faut blâmer. La rassura Aro.

-Même, c'est votre épouse si elle...

-Je m'occuperai de Sulpicia ! Coupa Aro.

Le vampire voulu soudain caresser la joue de la jeune femme, mais celle-ci le repoussa du revers de sa main. Aro fronça légèrement les sourcils devant sa résistance.

-De quoi as-tu si peur ? Demanda-t-il d'un ton sec. Regarde toi c'est dommage.

-Qu'est-ce que vous me voulez encore Aro ? Demanda-t-elle lasse de tout ceci.

-Tu n'es guère très amicale ce soir ? Lui fit remarquer Aro.

-Qu'est-ce que vous espériez ? Lâcha Angélica.

-Ah oui... soupira Aro un peu lasse. Pauvre Sulpicia n'est-ce pas ?! Je ne l'ai pas souhaité mais c'est la vie malheureusement il y a parfois des petits détails qui vous barre la chemin.

-Mais qui êtes vous donc Aro ?! Demanda-t-elle choquée par ces propos.

-Nous pouvons en discuter indéfiniment désormais, mais à quoi bon retarder l'inévitable ma petite Rose c'est inutile !

-Je n'en suis point aussi sûr que vous Aro.

-Je pense que tu changera d'avis sur « nous » dans peu de temps. Dit mystérieusement Aro avant de la laisser pour partir soudainement vers le prochain escalier.

-Nous ?! Répéta Angélica sans saisir où il voulait en venir.

-Qu'est-ce que je dois comprendre Aro ? Poursuit-elle, en le suivant.

Aro ne disait rien, il continuait de marcher à vitesse normale mais d'un pas un peu rapide. Angélica le suivait tant bien que mal, essayant de le faire parler. Mais il s'obstinait à ne pas lui répondre.

-Voulez-vous me répondre ! Insista-t-elle. Où allez-vous ? Enfin répondez-moi ! S'énerva-t-elle.

Aro ne lui disait toujours rien, il arriva au dernier étage suivit de près par Angélica. Il ouvrit une porte et entra dans la pièce, mais il laissa la porte ouverte, Angélica entra à son tour, c'était une pièce de taille moyenne avec une cheminée allumée en face et plusieurs étagères remplient de livres anciens et de poussière, pas loin de la cheminée il y avait une table puis trois chaises, il n'y avait qu'une seule fenêtre et encore elle était condamnée. Malgré le feu dans la cheminée la pièce était sombre.

-Aro ? Appela Angélica qui le cherchait du regard. -Aro où êtes-vous ?

Angélica sursauta violemment quand elle entendit le porte se fermer brusquement derrière elle. Elle se retourna et vit Aro fermer la porte à clé et la ranger dans sa poche. La jeune vampire commençait à sentir l'angoisse lui monter à la gorge. « Mais quelle idiote pourquoi tu l'as suivie ? » se maudit-elle intérieurement.

-Tranquillise toi ma douce, je ne vais point te faire de mal. Dit-il d'une voix laissait présager le contraire.

-Vous n'avez toujours répondu à ma question ! Lui fit remarquer Angélica qui essayait de rester calme.

-Tu épuises toute ton énergie à lutter contre moi. Dit-il en s'approchant lentement d'elle, mais tu ne peux pas me vaincre.

-Et serait-ce trop vous demander de savoir pourquoi ?

-Ce sera à toi de le découvrir ! Déclara Aro en se dirigent vers la table derrière elle.

-Pourquoi vous obstinez-vous à me garder dans l'ignorance ? Je dois découvrir ceci, puis cela, vous ne pourriez pas être un peu plus précis et me donner du concret ?!

-Non ! Dit fermement Aro de l'autre côté de la table.

Angélica ne dit plus rien, elle fixait Aro en face d'elle. La jeune vampire ne parvenait pas à comprendre les changements d'attitudes de son créateur. Tantôt il était charment même tendre et après il était dur voire méchant. Mais qui est-il vraiment ? Se demandait la vampire.

-Très bien ! Déclara Angélica. Dans ce cas je vous laisse...

Elle allait ce diriger vers la porte quand Aro prit la parole :

-Pourquoi est-ce que je te répugne tellement ?

Angélica ne savait que répondre, elle ne s'attendait pas à une telle question venant de lui.

-Parce que tu as vue ce que je suis réellement ? Poursuit-il en contournant table en laissa glisser sa main sur le bois. Il s'approcha d'elle de tel sorte que leur corps ce touchaient presque.

-Tu me juges très sévèrement, il n'en sera pas toujours ainsi, nous sommes semblable toi et moi. Murmura-il en posant une main sur sa joue.

Angélica voulu une fois de plus repousser sa main. Mais Aro saisit son visage de ses deux mains, obligeant la jeune femme à le regarder dans les yeux. Angélica garda ses mains sur les poignet de son créateur essayant de le faire lâcher prise mais c'était peine perdu. Aro put voir toutes ses pensées en quelques secondes.

-Si tu pouvais voire ton âme, tu le saurais.

-Votre âme Aro...murmura Angélica. Votre âme comparée à la mienne, elle est MORTE !

A ces mots une douleur atroce s'empara du cœur du vampire, comme si celui-ci allait sortir de sa poitrine mais il ne laissa rien paraître. Par des simples mots elle l'avait réussie à le blesser, comme elle ne pouvait pas physiquement lui nuire elle le faisait souffrir moralement, et elle osait ce croire différente de lui... non ils étaient pareil tout les deux. Aro comprit que c'était là la façon dont elle se vengeait de lui. De tout ce qu'il lui avait fait subir. Malgré tout Aro resta d'un calme presque effrayant, il se disait que laisser éclater sa colère sur elle ne servirait strictement à rein, il avait choisi une autre façon de s'y prendre avec elle, une façon dont malheureusement pour elle, elle n'avait pas encore assez d'expérience pour lui résister.

-Je vais te prouver que tu fais erreur.

Aro glissa les doigts dans sa chevelure brune, ses cils s'abaissèrent, il inclina la tête comme s'il allait l'embrasser...

Dans un effort désespéré, elle glissa ses mains sur son torse pour le repousser.

-Non ! Murmura-t-elle.

Au lieu de s'abattre sur sa bouche, ses lèvres lui effleurèrent la joue, l'oreille, en une série de caresses érotiques qui se poursuivirent jusqu'au creux de sa gorge. Aro la souleva dans ses bras et la posa sur la table. Angélica sentait toute sa résistance disparaître peu à peu, ainsi que son mépris pour cet homme. C'était comme si elle se retrouvait dans le même état que lorsque qu'il l'avait embrassé pour la première fois au bal quand elle était encore humaine. L'ardeur des ses lèvres lui firent perdre le contrôle : elle gémit, referma ses doigts sur son torse, se tendit de tout son corps vers lui. A sa réaction instinctive, il répondit par un gémissement et sa main trouva son sein, le caressa du bout des doigts tandis que leur bouches se joignaient. Ce fut comme une explosion qui l'ébranla au plus profond de son être. Haletant, elle noua plus fort les bras autour de son cou pendant que ses mains l'enflammaient d'un désir terriblement ravageur.

-J'ai envie de toi...souffla-t-il. Je sais que tu en as envie, cesse de lutter contre moi, contre toi-même.

Angélica ne ce contrôlait plus, c'était tellement unique comme sensation, de doux frissons lui parcourait le corps. Elle avait l'impression d'être de nouveau vivante. Mais quand il essaya de lui remonter sa robe, un sursaut de conscience la fit tressaillir. Elle interrompit son geste et s'arracha à ses lèvres.

-Non! S'exclama-t-elle. Je vous en pris Aro non...

Ses doigts se refermèrent sur la chair tendre de sa cuisse, en la blessant. « Jamais il ne pourra s'arrêter. Oh non, il ne s'arrêtera pas... mais pourquoi me suis-je laissée faire ? Espèce d'idiote ! Pourquoi tu l'as laissé faire ?!» pensa-t-elle, paniquée.

Et pourtant il s'arrêta. Le souffle rauque, il courba la nuque jusqu'à ce que son front touche le sien, tandis que ses ongles s'enfonçaient dans sa cuisse. Elle serra les dents, comprenant qu'il ne cherchait point à la tourmenter mais à ce dominer lui-même. Immobile, elle assistait au duel entre son instinct sauvage de vampire et son sens de l'honneur. Progressivement, la tension en lui s'apaisa. Relevant la tête, il plongea ses yeux dans les siens.

Allait-il déverser sa rage et sa frustration sur elle, qui l'avait encouragé pour ensuite le rejeter ? Non, il lui effleura les lèvres d'un baiser, un seul, mais très tendre.

-Écoute... il ne faut pas avoir peur de moi. Je t'ai dis que je ne te ferais pas de mal. Ce qui pourtant ne change rien à la réalité : je te veux, ma Rose, et je sais que toi aussi, j'ai pus ressentir les doux frissons qui ont parcouru tout ton corps.

-Je n'étais plus moi-même, Aro, la femme que vous aviez devant vous ce n'était point moi ! Se défendit-elle.

-Je n'en crois rien. Tu as simplement cédé à tes désirs, il n'y a point de honte à avoir je t'assure. La rassura-t-il.

Son corps l'avait trahie. Comment le nier ? Terrassée par la honte, la culpabilité, la peur, elle se borna à lui rendre son regard, puis elle se dégagea de son emprise sentant les larmes lui monter aux yeux. Elle voulait s'en aller mais Aro lui prit la main et lui déclara :

-Angélica je souhaite plus que tout que tu acceptes d'être mienne.

Elle tressaillit violemment.

-Non. Dit-elle fermement. Je ne suis pas une prostituée ! Laissez-moi partir !

Aro l'a fusilla du regard.

-Loin de moi cette idée mia cara, je ne veux point te forcer. Je veux que tu vienne à moi de ton plein gré, que tu consens à devenir ma maîtresse.

-Je ne suis point une putain, vous dis-je ! S'énerva Angélica.

-Je sais bien que tu n'es pas comme cela. Dit doucement Aro.

Il lui prit le menton, sans qu'elle se dérobe.

-Angélica... souffla-t-il. Nies-tu ce qui nous arrive quand nous nous approchons l'un de l'autre ? J'ai essayé de lutter contre. Toi, toi tu en as peur, mais cela ne change rien. Pourquoi ne point l'admettre et céder à ce désir ?

-Vous savez très bien pourquoi je ne veux pas !

-Par les dieux, Angélica, c'est de te faire mienne dont je parle et non pas de te transformer en prostituée ! S'emporta légèrement Aro.

Elle s'éloigna de lui.

-Une maîtresse, qu'est-ce que c'est, sinon la putain exclusive d'homme?

-Ce n'est point comme ça qu'il faut envisager la chose, Angélica. Je souhaiterai que tu y réfléchisses plus longuement.

Elle leva la main, l'empêchant de s'approcher et il s'immobilisa.

-Non, ma fierté et mes principes personne me les prendra et je ne suis pas près d'y renoncer, jamais je n'irai à vous de mon plein gré.

Il soupira d'exaspération.

-Je ne cherche point à t'enlever ta fierté ni à bafouer tes principes mia cara. Je voudrai seulement te donner du plaisir tu en as eu si peu ces derniers. Nous pourrions être si bien ensemble. Réfléchi.

-Non !

Était-ce de la colère qui brillait au fond des prunelles d'Aro ? Difficile à dire, puisqu'il tendit la main pour lui caresser la joue.

-Réfléchi. Répéta-t-il tendrement. Oh ! Et une dernière chose ma charmante, j'ai un présent pour toi, considère cela comme ton présent d'anniversaire.

Aro ouvrit sa veste et sorti d'un poche intérieur un document. Et le lui tendit. Angélica le prit sans quitter son créateur des yeux, puis elle lut le document.

-Mais... Dit-elle sans comprendre. C'est l'acte de propriété de mon manoir ?

-En effet. Sourit Aro ravi.

-Vous l'avez racheté ? Demanda-t-elle surprise.

-Peut importe comment... mia cara, il est de nouveau à toi.

Angélica ne put retenir une larme, ce manoir avait une valeur inestimable à ses yeux et Aro venait de le lui rendre, même si elle se doutait bien que cela n'était pas sans arrières pensées venant d'Aro. Mais elle lui en était tout de même reconnaissante.

-Aro, merci. Dit-elle simplement.

-Réfléchiras-tu à ma proposition ?

-Aro, il me déplairait que cela. Dit-elle en montrant le document. Paraisse à vos yeux comme le prix de mon acceptation.

Aro rit doucement. Il ouvrit la ensuite la porte et prit la main d'Angélica dans la sienne :

-Je suis patient mia cara, j'attendrai, mais ne t'y trompe point je ne renoncerais jamais... un jour tu viendras à moi.

-Ce jour est encore bien loin ! Répondit-elle.

Sans lui adresser un regard elle s'en alla à vitesse vampirique dans les couloirs. Elle arriva dans ses appartements. Angélica avait enfin retrouvé ses esprits. Aro l'avait une fois de plus piégé, elle s'était fait avoir. Maintenant il voulait qu'elle soit sa maîtresse, et si cela était son but depuis le début ? Se demanda-t-elle. Juste pour le désir ? Cela devenait un jeu dangereux, elle risquait de se faire beaucoup d'ennemis si elle jouait mal. Et il fallait bien le reconnaître son adversaire était un être des plus redoutable, Angélica se plaça devant son échiquier, elle observait le roi des pions noires étrangement il lui fait penser à Aro et la reine des pions blancs ce serait sans doute elle. Une curieuse pensé s'empara d'elle. La pensée que tous nous faisons partie de cet échiquier, le roi des pions noires qui désir plus que tout avoir la reine qui n'est point la sienne et que le seule façon pour lui de l'obtenir et de remporter la partie, mais la reine est maline elle aura toujours plusieurs case d'avance sur le roi.

-La rose n'a d'épines que pour celui-ci qui veux la cueillir, Aro. Murmura-elle.