Point de vue extérieure : (Quelques semaines plus tard)
Bien des semaines avaient passées depuis cette fameuse soirée. Pour autant Aro et Angélica ne s'étaient pas adressé une seule fois la parole. Aro était prit par ses occupations et ses devoirs de roi. Et n'avait donc pas beaucoup de son temps à consacrer à la jeune vampire. Quant à Angélica elle faisait tout son possible pour éviter son créateur. Les souvenirs de leur dernière entrevue la faisait encore frémir et la troublait plus qu'elle ne voulait bien l'admettre. Pourtant les choses semblaient aller pour le mieux maintenant. Elle avait son frère William à ses côtés et pour longtemps. C'était ce que Angélica désirait au fond, rester auprès de William pour toujours. Elle avait l'impression que tout autour d'elle semblait irréelle, comme dans un rêve.
C'était donc cela « l'immortalité » se disait-elle. Être condamné à passer le reste de son éternité dans ce château magnifique et froid, comme les êtres qu'il abrite. Les vampires qui « vivaient » ici croyaient avec conviction qu'ils étaient bien au dessus de la mort... Mais ils se trompaient la mort marche toujours auprès de nous, la mort est rusée, elle sait attendre le temps qu'il faut avant de venir vous chercher. Dans ces lieux la mort est partout, dans chaque couloir, chaque pièce... partout ! L'ombre d'un vampire n'est pas la sienne, mais celle de son éternelle compagne qui le suit où qu'il aille. La Mort !
Ces sombres pensées étaient celles de la jeune vampire. Elle avait tout pour être heureuse. Mais elle ne l'était pas ! Sa vrai famille lui manquait terriblement. Elle aurait au moins voulu leur dire adieu, mais cela lui était interdit.
Angélica était perdu dans ses tristes pensées, et aurait bien souhaité y rester, mais une Heidi la força à en sortir.
-Allons dépêche toi un peu ma chère amie, tu sais bien que les retards ne sont guère appréciés. Dit-elle en tirant par la main la jeune femme.
-Pourrais-tu ma chère amie, rappeler à ma mémoire, pourquoi nous devons aller à ces petites soirées ennuyeuses à souhait, dans les salons de la tour ? Tout les soirs ?! Demanda Angélica qui laissait sans honte sa lassitude passer dans voix.
-Je sais pas moi, j'imagine que les maîtres et les épouses ont besoin d'un peu de divertissement...
-De divertissement ?! Coupa Angélica outrée. Insinuerais-tu que c'est moi et mon frère le divertissement ?
-Non, non, c'était maladroit de ma part je te pris de m'en excuser... Ce que je voulais dire c'est qu'il est de mon point de vue que tu devrais essayer de te faire une place, de parler, d'échanger, discuter...
-J'ai compris merci ! Mais que les choses soit clair Heidi, je n'ai pas l'intention de faire plaisir à ces sorcières et encore moins aux maîtres. Répondit-elle d'une voix déterminé.
-A ta guise ma chère amie, tu fais comme bon te semble... comme toujours. Mais surtout je t'en supplie : point de remarque déplacée, pas de reproche déguisé, pas d'insulte... Je t'en pris épargne toi ce genre m'ennuie inutile. Reste... comme il faut et tout ce passera bien. Déclara Heidi, qui visiblement savait de quoi elle parlait.
-Ah ! Soupira Angélica. Et c'est quoi être comme il faut ? Selon toi ?!
-C'est rester à sa place tout simplement. Lâcha Heidi.
Les deux femmes arrivèrent devant les portes du salon de la tour. Heidi toqua et murmura à Angélica, tandis que les portes s'ouvrirent.
-Une dernière chose... Sourit un peu, ce ne sont tout de même pas tes funérailles. Dit avec un de ses rares sourires compatissants.
-Oh ! Presque... Rétorqua la jeune femme.
Angélica et Heidi entrèrent dans le salon, sous les regards des sept vampires déjà présents dans la pièce : Aro, Marcus, Caïus, William, Athénodora, Sulpicia, Corin, et Démétri.
Tandis qu'Heidi fit sa révérence, Angélica salua d'une inclinaison de tête. Suivi d'un bref « Bonsoir » Aro qui se trouvait à droite près de la cheminée regardait Angélica du coin de l'œil avec un petit sourire sur les lèvres. Mais la jeune femme détourna immédiatement son regard sur la gauche, vers son frère.
-Vous êtes en retard mesdames ! Fit tout de suite remarquer Athénodora assise sur le divan en face des deux retardataires. Et je suppose que vous avez une excellente raison? Dit-elle froidement.
-Je suis navrée Mesdames. S'empressa de dire Heidi. Vous allez rire mais...
-Tel que vous nous voyez ma chère, coupa Athénodora. Nous sommes... Poursuit-elle en montrent sa consœur assise à côté d'elle d'un petit signe de main. -Déjà au maximum de l'hilarité. Dit-elle sans la moindre expression sur le visage.
-Et bien dans ce cas... Commença Angélica avec un léger ricanement. On ne doit pas rigoler tout les jours avec vous !
Les yeux des deux épouses s'arrondir en mêmes temps devant cette remarque qui selon elles était déplacée. William, lui ne put retenir un petit rictus sur ses lèvres. Sulpicia tourna la tête vers mari espérant sans doute son intervention mais il n'en fût rien, celui restait face à la cheminée, leur tournant le dos. Caïus dans son fauteuil ne disait rien non plus ce qui semblait étrange venant de lui se disait Angélica. Marcus lui et bien... il s'ennuyait comme à chaque fois.
Sulpicia tourna de nouveau le tête vers la jeune femme et dit :
-Ce n'est pas grave c'est la jeunesse, juste pour quelques minutes de retards ce n'est pas grave... Nous avons tout notre temps n'est-ce pas ? Ma petite venez donc vous asseoir près de nous. Dit-elle en indiquant le fauteuil à côté d'elle.
Angélica ne dit rien elle s'installa dans le fauteuil en silence.
-Alors, Angélica. Dit Heidi légèrement embarrassée. Permet moi de te présenter Dame Athénodora, l'épouse de maître Caïus. Et Dame Sulpicia, je crois savoir que vous vous connaissez déjà ?
-J'ai eus ce plaisir en effet ! Dit doucement Sulpicia. Alors ma chère d'après ce que l'on m'a dit vous aimez la danse ? Demanda-elle intéressé.
-Oui. Répondit Angélica qui ne s'attendait pas vraiment à cette question.
-Et la musique ? Demanda Anthénodora
-Aussi.
Les épouses se mirent ensuite à la harceler de question, sur ses goûts, son passé en tant qu'humaine, et des questions un peu plus personnelles, qu'Angélica essayait d'éviter comme elle pouvait, bien que William essayait de l'aider. Elle avait l'impression d'être tombée dans la fausse aux serpents. C'est Marcus qui sembla entendre l'appel à l'aide de la jeune femme. Car celui-ci vient vers elle et lui dit :
-Ma chère enfant... aimez-vous les échecs ? Demanda-il dans un soupir.
-Oui, Signore. J'aime beaucoup ce jeux.
-Dans cas vous plairait-il de me faire l'honneur de vous joindre à moi pour une partie ? Dit-il avec un de ses rares sourires. Avec votre permission mesdames? Rajouta-t-il à l'attention des deux épouses.
-Mais je vous en prie... commença Suplicia avant que la femme de Caïus n'intervint.
-Mais... nous n'avons point terminé notre conversation avec cette jeune demoiselle, ma chère amie.
-Et bien comme l'a fait remarqué Sulpicia précédemment, ma chère. Commença Marcus dans un murmure. Vous avez tout votre temps. Il ne faut point abuser des bonnes choses, aussi vous reprendrez cette conversation plus tard je le crains.
Athénodora afficha une mine quelque peu déçue. Mais se ressaisit vite, commença une autre conversation avec Sulpicia et Corin. Marcus tendit alors la main à Angélica et dit :
-Me ferait vous l'honneur, ma chère enfant.
-Avec grand plaisir, Marcus. Répondit-elle en prenant sa main tout sourire.
Une fois devant l'échiquier qui était un peu à l'écart des conversations, Marcus tira la chaise pour la jeune femme, et alla ensuite s'asseoir en face d'elle.
-Merci d'être venu à mon secoure Marcus. Murmura-t-elle de façon à ce que lui seul puisse l'entendre. Je n'en pouvais plus de cet interrogatoire interminable.
-Je vous en prie, c'est normal. Autrement elles ne vous auraient point laissée en paix. Et maintenant si nous commencions cette partie ?
Marcus et Angélica jouèrent aux échecs pendant au moins deux heures, ce fut une partie assez compliquée, pour l'un comme pour l'autre. Ce qui n'empêcha pas Marcus de la gagner. Car l'attention de la jeune femme était souvent attirée par quelque chose...ou plutôt quelqu'un. Aro qui se tenait toujours à l'autre bout de la pièce devant la grande cheminée, n'avait de cesse de lui lancer des petits regards discret. Marcus qui s'en était rendu compte également lui murmura doucement :
-Vous devriez, vous lever et aller lui parler !
-Je vous demande pardon?! Demanda Angélica qui n'avait pas fait attention à ce que le vampire venait de lui dire.
-Aller dont voir Aro, vous ne voyez pas qu'il vous attend ?
-Je n'en crois rien, Marcus...
-Aro à raison vous êtes têtue ! Déclara-t-il en s'installant plus confortablement sur son siège, les coudes reposés sur les accoudoirs.
Angélica eut un petit rire devant cette remarque. Puis elle posa une question qui surprit quelque peu le vampire.
-Que suis-je pour lui ?
Après quelques secondes de silence Marcus lui répondit :
-Bien plus que vous ne pouvez l'imaginer...
-C'est à dire ? Insista-t-elle peu satisfaite de sa réponse.
-Vous doutez de lui, mon enfant ? Demanda-il alors.
-Absolument ! Répondit-elle ferment. Je n'ai plus aucune confiance en lui, il me mentirait les yeux dans les yeux... et vous le savez !
Marcus ne disait rien, il se contentait de la regarder, il distinguait très bien les liens qui unissaient Angélica à Aro et voyait bien que du côté de la jeune femme les choses c'étaient quelque peu ternie, quelque chose était brisé. Il comprit alors que les mensonges de son frère avaient causés plus de mal que de bien chez cette jeune personne. Il pouvait ressentir beaucoup de colère dans les sentiments de la jeune princesse. L'amour que cette enfant avait autrefois ressentie pour Aro, avait prit une autre tournant, et commençait lentement à se changer en haine. Marcus n'en montra rien, mais ce changement de sentiment le préoccupait beaucoup. Si les sentiments d'Angélica pour Aro commençaient à changer de cette façon alors bientôt, la haine entre eux... Laissera place à la souffrance. Et tout sera brisé à jamais.
Marcus pensa alors qu'il fallait en informer Aro au plus vite, mais avant d'avoir eu le temps de sortir de ses pensées Angélica c'était déjà levé prête à prendre congé de lui et des autres vampires.
-Puis-je vous demander où vous aller ma chère enfant ? L'interrogea-t-il.
-Il me faut partir, je vais me retirer dans mes appartements. Bonne soirée à vous Marcus. Dit-elle avec une petite mine.
-Angélica... tout va bien ? Demanda le vampire. Je vous sens perturbé tout à coup, quelque chose vous contrarie ?
-Ne vous inquiétez pas pour moi, je vais bien. Répondit-elle aussitôt le regard fuyant.
-Et grand bien vous en fasse si vous arrivez à vous en convaincre. Renchérie Marcus. Mon enfant qu'avez vous ? Soupira-t-il.
-Je ne me sens pas très bien je vous laisse... excusez-moi je prie.
La jeune femme inclina la tête et sortie de la pièce aussi vite que possible, sous les regards interrogateurs des autres vampires, une fois la porte passé. Angélica put enfin « respirer » elle n'aimait pas l'ambiance qui émanait de cette endroit. Cette soirée était un vrai supplice pour elle, l'interrogatoire des épouses, les regards pensant, les commérages incessant, les conversations futiles et sans intérêt. Il fallait qu'elle parte au plus vite, quitter ces lieux pour n'y plus jamais revenir. Elle sentait les larmes lui monter aux yeux, toute la soirée avait eut l'impression d'être oppressé, dévisagé, jugé. Tout cela sans qu'aucun mot ne soit prononcé. Mais c'était son ressentit, tout se trouvait dans le regard. Si les épouses n'avaient pas lancés d'attaque directe contre la jeune vampire, c'était simplement parce ce qu'elles n'avaient pas le droit de le faire... du moins pas directement. Son mal-être s'était renforcé d'avantage en sachant Aro dans la même pièce. Les regards insistant qu'il lui lançait, n'avait de cesse de la mettre mal à l'aise.
Au bout de quelques minutes elle put se ressaisir, Angélica commença à descendre les premières marche de l'escalier.
-Comment vas-tu Angélica ? Demanda une voix derrière elle.
Elle se stoppa net en la reconnaissant. C'était celle d'Aro. Mais ne se retourna pas pour autant.
-Je vais très bien signore. Dit-elle en ce mettent légèrement de profile.
-Pourquoi n'es-tu point venue me parler ? Demanda-t-il.
-Je ne voulais pas vous déranger, vous aviez l'air occupé. Répondit-elle en osant relever la tête pour le regarder dans les yeux et joignant ses mains.
Aro se tenait en haut des marches, immobile, les bras le long du corps. Observant la jeune femme de haut en bas. Toute la soirée il avait ressenti les sentiments d'inconfort, le mal-être de la vampire. Ce qui l'avait quelque peu irrité. Et maintenant elle s'enfuyait près du salon. Et il voulait savoir quel en était la vrai raison. Il prit la parole :
-Nous ne nous sommes point vue depuis longtemps qu'as-tu dont fait ?
-Rien de particulier. Répondit-elle simplement en tournant la tête sur le côté.
Aro avança légèrement vers elle et lui demanda:
-Que ce passe-t-il, ma chère ?
-Rien du tout ! Nia-t-elle sans le regarder.
-Dans ce cas pourquoi ne retournes-tu pas dans le salon ? Insista-t-il.
-Je suis un peu lasse, voilà tout.
-Et un peu abattue on dirait... pourquoi, dis-moi ? Demanda le vampire d'une voix douce.
Angélica dit non de la tête et répondit :
-Je ne suis pas abattue...comme vous dîtes !
-Moi je sens que tu es...abattue et presque... laisse moi te voir ! Dit-il en voyant essayait encore de détourner son regard. Sur le point de pleurer.
Angélica fit non de la tête une nouvelle fois, sans le regarder.
-Dis-moi ma chère, pourquoi est-ce que tu pleures ?
Angélica releva enfin les yeux vers lui et lui répondit :
-Je ne pleure pas ! Et maintenant je vous pris de m'excuser.
Angélica se retourna en reprit la descente des escaliers.
-Pour ce soir tu es excusé, mais je compte sur ta présence dans le salon tout les soirs après le dîner. Tout les soirs c'est compris. Déclara Aro d'une voix ferme. C'est ma volonté !
La jeune femme s'arrêta dans l'escalier une nouvelle fois, et se retourna vers lui, soudainement piqué au vif par ces dernières paroles. Si bien que certaines vitres derrière elle se sont tout à coup fissurées sous la baisse de température, provoqué par le don d'Angélica.
-Je n'ai que faire de votre volonté Signore ! Dit-elle d'une voix méprisante.
Aro restait là à la regarder, immobile. Mais la colère commença à l'envahir, Angélica avait une fois de plus l'audace de lui tenir tête et de lui répondre. Aro tenta n'est en moins de contenir sa colère. Car il savait que se mettre plus en conflit avec elle, ne les mèneraient à rien.
-Demain...commença-t-il de sa voix frêle. Je veux te voire dans mon salon privée, nous parlerons tout les deux ! Demain à 20h et je te déconseille d'être en retard cette fois ! Termina-t-il d'une voix plus menaçante et un regard implacable.
Sans un mot de plus Aro reparti ensuite dans le salon la laissant seule. « Encore une entrevue avec lui et seule en plus » La colère de la jeune femme fut vite remplacé par de la peur et de l'appréhension. Elle retourna dans ses appartements au plus vite et s'y enferma, bien que cela n'empêcherait pas un vampire d'entrer, s'était sans doute un réflexe de l'humaine qu'elle a été. Angélica était littéralement terrorisée à l'idée de se retrouver une fois de plus seule avec cet homme. Bien qu'elle ait le courage de lui tenir tête, c'était d'Aro Volturi dont il était question, et elle avait déjà eu un aperçut de ses changements de comportement soudain. A leur prochaine entrevue il lui faudra être prudente, et ne surtout pas laisser ses émotions prendre le dessus sinon... Angélica ne préférait pas y penser. Et elle ne voulait surtout pas mêler son frère à ses histoires, la dernière fois qu'il y a été impliqué le pauvre avait bien failli en mourir. Carlisle peut-être ? Se demanda-t-elle alors. Peut-être bien. Ou tout simplement dire à Aro son ressenti vis à vis de lui, et lui expliquer les choses. Il les comprendrait sans doute, mais les accepterait-il ?
Pourquoi Aro s'obstinait tant à l'avoir, il avait déjà une femme. Une reine dévoué, calme, soumise. Tout ce qu'Angélica ne sera jamais. Alors pourquoi elle ? Finalement Aro avait raison sur un point il fallait qu'ils aient une discussion tout les deux.
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Le lendemain soir :
Aro faisait les cent pas dans le salon, attendant patiemment la venue d'Angélica. Il réfléchissait à la meilleur façon de s'y prendre avec elle. Marcus lui avait fait part de la dégradation de leur relation. Et il fallait qu'il trouve une solution. Bien sûr il pouvait toujours compter sur Chelsea, mais Aro n'aurait recours à son don que en cas de grande nécessité surtout si cela concerne Angélica. Aro savait que seul le temps pourrait l'aider à obtenir ce qu'il désirait tant. Angélica pouvait ne pas être à lui maintenant...mais dans ce cas il se jura qu'elle ne serait à personne.
20h sonna enfin sur l'horloge du Palazzo. « Elle ne devrait plus tarder »Se disait-il. En effet il pouvait déjà sentir le délicat parfum de la jeune femme flotter dans l'air, elle était proche, très proche. On toqua ensuite à la porte. C'était bien Angélica.
-Entre ! Ordonna Aro qui ce tenait au milieu de la pièce.
La jeune femme entra et referma la porte derrière elle. Elle leva ensuite les yeux vers lui, tout en restant immobile.
-Bonsoir. Salua-t-elle simplement.
Aro la contempla de la tête au pied, comme toujours il la trouvait ravissante dans les robes qu'il lui avait offerte. Mais hélas il savait bien qu'il faudrait bien plus que des robes et des bijoux pour qu'elle lui cède.
-Bonsoir Angélica. La salua-t-il avec un doux sourire.
-Vous vouliez me voir ? Et bien je suis là. Dit-t-elle dans un murmure.
-Je t'en pris ma chère, vient t'asseoir. Lui parla-t-il d'une voix calme et douce.
Angélica alla s'asseoir sur le fauteuil en velours rouge sans un mot et regarda Aro, qui se tenait toujours debout. Et voyant qu'il ne semblait pas vouloir prendre la parole la jeune femme commença à parler :
-Je... je suis désolée signore...
-Signore ?! Encore ? Coupa Aro visiblement agacé qu'elle l'appel toujours de cette façon. Pourquoi refus-tu toujours obstinément de m'appeler par mon prénom ?
Aro ce rapprocha et s'assit dans le fauteuil en face d'elle.
-Je suis désolée...dit-elle en fuyant son regard.
-Dis-moi Angélica, aurait tu commis une faute ou Dieu sait quoi qui mériterait mon pardon ? Interrogea-t-il.
-Non !
-Dans ce cas tout vas bien. Déclara-t-il presque joyeusement.
Angélica lui fit un petit sourire qui disparut aussi vite, elle gardait la tête légèrement baissé regardant ses mains.
-Un petit sourire ? Fit remarquer Aro. Un tout petit sourire...rien que l'ombre de ton charmant sourire. C'est déjà un bon début pour une conversation ? Dis-moi tes pensées douce Rose, je te l'ordonne !
-Vous l'ordonnez ? Répéta-t-elle avec une légère agressivité dans la voix.
-Excuse moi. S'empressa de dire Aro. Je suis seulement habitué à commander et à ce qu'on obéisse. Je me suis mal exprimé je te pris de m'en excuser. Mais comme tu m'as fais comprendre que tu ne voulais pas que je lise tes pensées, alors je te demande de bien vouloir me les faire partager ?!
-Très bien ! Alors vous pourriez me poser des questions si vous le voulez ? Répondit-elle calmement.
-Pour ce qui est de notre dernière entrevue ma douce et bien j'espère ne pas t'avoir trop froissé, par mon comportement ? Je dirais pour ma défense que les vampires sont avant toute chose des créatures qui obéissent d'abord à leur instinct...ce qui n'est pas vraiment un argument en soit je te l'accorde. Mais je ne m'excuserai pas de la demande que je t'ai faite.
-Je vois. Répondit-elle mal à l'aise qu'il parle de ça.
Aro fixa la jeune femme d'un air étrange, comme si il essayait de lire en elle.
-Comme je te l'ai déjà dit, le seul moyen pour un vampire d'être en paix avec lui même c'est de céder à ses instincts, c'est seulement ainsi que nous mettons fin à nos souffrances. Ton amour aveugle pour ta nature humaine ne fera que te faire souffrir d'avantage. Crois-moi. Malgré les apparences j'étais comme toi quand j'étais encore un jeune vampire qui découvrait le monde de la nuit pour la première fois. Ma conscience était limpide...pas encore contaminé par le péché...
Le regard d'Aro devient rêveur, comme si il se remémorait des souvenirs enterré au plus profond de lui, étrangement il se mit à sourire et reporta son regard sur Angélica.
-Il y a un côté magique, envoûteur en toi ma petite Rose. Tu restes là assise patiemment... cherchant à découvrir les secrets de mon sombre passé.
-Oh, non ! Se défendit aussitôt la jeune femme. Je ne pas être indiscrète, même si je suis de nature curieuse.
Le sourire d'Aro s'élargit et il dit: -Je sais ma Rose.
Quelques secondes de silence s'écoulèrent, les yeux d'Aro soutenaient le regard de la jeune femme en face de lui cherchant à décrypter ses moindres pensées juste par un simple regard. Et enfin il prit la parole.
-Ton regard est très directe, Angélica ? Me trouves-tu du charme ?Lâcha-t-il soudainement son éternel sourire malicieux.
-Non, Aro. Répondit-elle surprise par cette question trop directe.
Aro éclat de rire devant l'air surpris et la réponse si spontané de la jeune femme.
-Vraiment, ma chère...
-Oui...enfin ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, j'ai parlais trop vite je ne voulais point dire que vous étiez repoussant, ce que j'ai voulu dire c'est que c'est la personnalité, le caractère, la nature profonde qui à mon sens définie une personne et non son apparence physique, comme les apparence son souvent trompeuse n'est-ce pas ?
-Prends garde, ma belle Rose. Dit Aro d'une voix quelque peu menaçante. Ne regarde pas trop au fond de moi, tu pourrais y découvrir des choses peu reluisante. Alors que deviendrions-nous ? Il n'est pas toujours bon de réveiller certaine chose. Aro soupira : -Ma Rose, je t'envie. Avoua-t-il.
-Moi ? S'étonna la jeune femme. Qu'avait vous donc à m'envier ?
-Je pourrais te donner des raisons. Commença-t-il. Ton ouverture d'esprit... ton innocence...
-Innocence ? Vous m'avez fait tuer un homme, dois-je le rappel à votre mémoire. S'emporta-t-elle soudainement.
Aro sourit comme si cela était pour lui un beau souvenir. Il avait été si fier d'elle en cet instant. Mais pour le reste elle restait tout de même du point de vue des vampires, une jeune femme innocente. Elle n'aimait pas tuer, ni chasser... alors que cela est le plus souvent le plaisir de nombreux vampires.
-Oh ! Lâcha-t-il avec légèreté. Ce n'est qu'un détail sans importance.
-Ah, oui bien sûr, j'avais un court instant oublier que la vie humaine n'avait que très peu de valeur à vos yeux. Répondit-elle sur la défensive.
Aro la regardait en silence, un coude sur l'accoudoir de son fauteuil, la main devant le menton. Il poussa ensuite un petit « hum » qui semblait vouloir dire « oui c'est vrai »
-Tu encore plus belle lorsque que tu es en colère. Déclara Aro d'une voix suave.
L'atmosphère autour d'eux venait de changer d'un seul coup suite à cette déclaration. Angélica l'avait sentie tout de suite. Elle avait la désagréable sensation d'être devenue une proie. « encore un changement de comportement soudain » se disait Angélica, à croire qu'il y avait plusieurs Aro en face d'elle. La jeune femme remarqua alors que les pupilles du vampire étaient dilatées. Angélica ressentie peu à peu des sensations étranges et de doux frissons lui parcourir le corps, comme la dernière fois qu'Aro l'avait tenue dans ses bras. Elle ne mit pas longtemps à comprendre que tout ce qu'elle ressentait en cet instant venait d'Aro lui même, ce n'était pas vraiment elle qui ressentait cela, c'était Aro.
-As-tu peur de moi ? Demanda calmement Aro en voyant le regard fuyant de sa jeune protégée.
-Non, je ne vous crains point Aro ! Répondit-elle comme pour essayer de s'en convaincre elle-même.
Aro se leva de son fauteuil et avança lentement vers elle, il se posta sur la gauche du fauteuil où était assise Angélica, qui elle refusait obstinément de le regarder. Soudain elle ferma les yeux en sentant le bout des doigts de son créateur sur sa joue. Angélica devait bien reconnaître qu'elle aimait ce geste. Les doigts d'Aro glissèrent doucement sous son menton, et avec une lenteur surprenante il fit tourner la tête de la jeune femme vers lui.
-Regarde moi ! Ordonna-t-il.
Angélica ouvrit les yeux et le regarda sans dire un mot, elle se sentait comme envoûté par sont regard.
-Tu as peur de moi ça tu ne peux me le cacher !
Angélica dégagea son visage de sa main, comprenant qu'il avait lus ses pensées juste en lui caressant la joue, elle ce leva aussitôt piquée au vif qu'il est encore profité de sa faiblesse pour entrer dans son esprit.
-Il me faut vous laisser Aro. Dit-t-elle en ce dirigeant vers la porte d'entrer du salon. -Bonsoir.
Mais au moment où elle ouvrit la porte Aro referma aussitôt à vitesse vampirique la porte en se postant derrière elle.
-Tu souhaites déjà me quitter ? Je n'ai point pour habitude que l'on prenne congé de moi de cette façon? Ces entrevues avec moi te sont-elles si insupportable ? Soupira Aro, un peu énervé par la réaction d'Angélica.
-S'il vous plaît laissez-moi partir... murmura Angélica avec angoisse.
-Tu veux partir !? Interrogea-t-il en essayant visiblement de se contenir. Tu as pour de moi ? Ne le nie surtout pas, je le ressens, je lis dans ton âme, comme dans un livre ouvert. Dit-le ! Ordonna-t-il.
Aro posa ses mains sur les bras d'Angélica et la fit pivoter vivement vers lui. Le regard de la vampire lui faisait penser à celui d'une enfant devant une personne qui lui faisait peur. Angélica semblait être une femme forte en apparence...ce qu'elle était, mais au fond d'elle il y avait une grande fragilité, et s'était justement de sa fragilité qu'Angélica tirait sa force. Aro savait que la jeune vampire ne lui faisait pas confiance et que c'était là la raison de la peur qu'il lui inspirait. Et au fond ce n'était pas plus mal ce disait Aro, comme cela elle serait sans doute moins tenté de lui désobéir. Il fixa Angélica la serrant dans ses bras puissants. Bien qu'elle gardait ses mains sur le torse du vampire comme pour faire obstacle entre eux leur deux corps.
-Tu es si fragile ma douce petite Rose. Et c'est justement cette fragilité qui depuis notre première rencontre à ravi mon âme jusque dans ses profondeurs. Dit Aro avec tendresse.
Angélica restait silencieuse ne sachant que répondre. Aro tenta alors de pencher sa tête vers elle comme si il allait l'embrasser, mais elle détourna la tête.
-Non, je ne peux pas ! Dit-t-elle fermement.
Aro releva la tête en inspirant, comme pour calmer sa colère devant son refus.
-Tu n'es vraiment pas une femme comme les autres ? N'est-ce pas ? Tu es fascinante...et je te veux pour moi seul !
-Aro... laissez-moi part..., Tenta-t-elle de dire en essayant de se dégager de son étreinte. -Vous avez déjà une épouse, vous n'avez pas le droit ! Lui rappela-t-elle alors.
-Je t'aurais Angélica ! Assura Aro. Avoue la vérité.
-Signore, vous êtes un homme malhonnête ! Je me refuse à céder à vos avances.
-Tu me repousse une fois de plus alors... tu préfères me pousser à la démence ? Plutôt que de désobéir à une de ces stupides lois édictée par les humains ! Rétorqua Aro avec agacement, et en la secouant légèrement dans ses bras.
-Je me dois de me respecter Aro, car je sais comment les choses ce passe dans le cas contraire. Et vous le savez aussi bien que moi ! On ne me traitera point de putain ! Alors si vous avez réellement une quelconque affection envers moi Aro, vous me rendrez ma tranquillité et vous oublierez tout cela.
-Angélica ma chère, ce n'est pas ce que tu veux. Tenta de lui faire entendre Aro.
-Laissez-moi... n'insistez plus ! Ne me tentez plus...
Angélica n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'Aro avait saisi son visage entre ses mains pour l'embrasser avec toute la passion qu'elle lui avait inspiré. Puisque les mots ne semblaient pas avoir le pouvoir de la faire céder à ses avances. Étrangement Angélica ne résista pas, elle n'avait simplement plus le courage, Aro avait une volonté de faire qui surpassait la sienne. Aro libéra les lèvres de la jeune femme pour déposer des baisers écumants dans le cou de la jeune femme.
-Lâchez-moi Aro ! Ordonna-t-elle sachant très bien où ces baisers la conduirait.
Aro lâcha sa prise sur elle et lui dit : -Soit ! Je ne te forcerais pas...il te faudra du temps. Mais il y a une chose que tu ne devrais jamais oublier, ma chère !
-Et c'est ? Interrogea-t-elle méfiante.
-Tu es à moi ! Quoi que tu fasse je serai toujours une partie de toi ! Et ne t'y trompe pas je ne renoncerais jamais...
Aro passa ensuite devant elle et ouvrit la porte en se tournant vers elle.
-Un jour tu viendras à moi ! Déclara-t-il le regard perçant.
-Non ! Répondit Angélica, comme pour se convaincre qu'une telle possibilité ne se produirait jamais.
Aro tendit la main vers elle comme si il allait lui caresser la joue, ce qu'il allait visiblement faire. Mais il stoppa son geste et rétracta les doigts en serrant le poing avec dureté.
-Je suis un homme patient Angélica, J'attendrais... et tu ne m'échapperas pas ! Tu peux partir. Aller !
-Angélica ne le fit pas répéter deux fois et sorti de suite du salon. Une fois qu'elle fut hors de la pièce, la porte se referma violemment derrière elle ce qui la fit sursauter, Angélica prit ensuite une grande inspiration et expira lentement pour calmer son angoisse. A peine avait-elle fait un pas en avant, qu'elle entendit un bruit sourd venant du salon, puis des éclats de verres. Elle comprit alors Aro était en train de saccager la pièce. C'était sans doute pour extérioriser sa colère sur autre chose qu'elle, qu'il l'avait laissé partir. Maintenant elle était sur qu'il ne la laisserait jamais en paix et encore moins la laisser partir loin de lui. Elle n'était peut-être pas sa maîtresse, mais sa prisonnière ça... c'était chose certaine ! Et la seule chose qu'elle désire Aro ne pourra jamais la lui offrir... Sa Liberté !
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Point de vue extérieure : (Quelques années plus tard)
Bien des années avaient passées au Palazzo, neuf ans pour être exacte. Angélica avait maintenant 29 ans et elle commençait à percevoir que le temps n'avait plus d'emprise sur elle. Son corps restait celui d'une éternelle jeune femme de 20 ans. Angélica et William avait appris à contrôler leur soif depuis toute ces années, mais quelque chose semblait les retenir malgré eux dans cet endroit si sombre qu'était le Palazzo. Le don de la jeune femme c'était également développé, et elle le maîtrisait de mieux en mieux avec le temps. Mais enfermé dans ce château son pouvoir ne lui servait pas à grand chose, et le soleil brûlant de l'Italie ne l'aidait pas non plus. Angélica pensait qu'il valait sans doute mieux qu'elle aille s'exercer dans un autre pays moins ensoleillé que le sien pour pouvoir utiliser son don. Mais son créateur si opposait évidement, il la jugeait encore trop jeune pour sortir dans le monde extérieure. Foutaises ! Se disait-elle.
Quant à son frère William, son don de l'invisibilité était bien plus puissant que celui-ci d'Afton le compagnon de Chelsea. William apparaissait et disparaissait comme bon lui semblait, il était en mesure de rendre invisible plusieurs personnes à la fois. Son pouvoir venait sans doute du fait qu'il était quelqu'un d'assez effacé quand il était encore humain, William avait vraiment le don de se faire oublier. Il était devenu un espion de choix, car il pouvait également sortir au soleil sans que personne ne le voit jamais.
William s'était mieux adapté à sa vie de vampire que sa jeune sœur Angélica. Il buvait du sang humain sans le moindre remord au grand désespoir de Carlisle. De son côté Angélica avait plus de mal à accepter sa condition de vampire, Aro avait espéré que cela lui passerait avec le temps, mais en vain. Elle buvait également du sang humain, mais c'était parce qu'elle n'avait pas vraiment le choix. Entre son créateur et elle les choses étaient tendu, pensante. Angélica avait maintenue sa détermination pendant neuf années en se refusant obstinément à Aro.
Celui-ci commençait d'ailleurs à sentir les limites de sa patience approcher au fur et à mesure de ces refus. Angélica pensait que le temps diminuerait l'entichement d'Aro à son égard, elle fut bien naïve de le croire car il n'en fut rien. Au contraire le désir du roi des vampires s'en trouva renforcé d'avantage. Mais elle avait était très clair à ce sujet jamais elle n'accepterait d'être sa maîtresse et cela pour une raison simple : Angélica ne voulait point subir le même sort que sa mère, être la putain d'un roi, à cause de cela toute sa vie d'humaine elle avait été insulté « d'enfant bâtarde » par les courtisans les plus méprisable qui soit. Il était hors de question qu'elle ait le titre de maîtresse du roi en plus, elle avait assez souffert comme ça ! Si Aro la voulait vraiment alors il devrait l'épouser. Mais un détail cependant rendait la chose impossible... Sulpicia la femme d'Aro, cette rivale était emblématique au clan Volturi. Au fond d'elle Angélica doutait fortement qu'Aro divorce de sa première épouse pour elle. Pourtant cela suffirait à convaincre la jeune femme de céder à Aro. Malgré toutes les tentatives de son créateur pour la séduire, Angélica ne démordait point, même si elle fut à de nombreuse reprise fortement tentée de lui céder et ne doutait pas des sentiments sincères d'Aro pour elle. Angélica ne pouvait que s'avouer que ses sentiments étaient réciproques. Malgré tout elle ne parvenait pas à lui faire confiance, sa crainte était de lui céder et qu'il finisse par la tromper ou pire la délaisser pour une autre, dans ce cas Angélica savait qu'elle n'y survivrait pas. Elle l'aimait, elle sentait ce lien étrange entre eux mais elle ne parvenait pas à se l'expliquer. La jeune femme niait ses sentiments pour lui devant les autres et même devant lui... A chaque fois qu'elle le faisait cela lui causait une grande douleur qui la faisait suffoquer, au niveau du cœur. Elle ne pouvait pas non plus se l'expliquer.
Angélica arrivait à faire abstraction de tout cela en ce réfugiant dans ses passions : la lecture, la peinture, la musique et la danse... et souvent en passant du temps en compagnie de Carlisle qui était pour elle un véritable ami. Elle l'appréciait, il semblait si...humain. Ils pouvaient discuter des heures, des nuits ensembles.
Dans le monde des humains, leur noms comme leur existences semblaient avoir était oublié. Angélica et William Di Rosebourg n'étaient plus que le souvenir d'une époque qui était morte avec eux. Angélica n'a jamais prit le risque de revenir au manoir, tant qu'elle n'était pas sûr que tout les domestiques qui avaient put la connaître elle et son frère ne soient tous mort. Plus les années passaient plus des rumeurs comme quoi le manoir était maudit, hanté par les âmes damnées de la jeune princesse et du prince, se répandirent, personne n'osait entrer dans cet endroit soit disant maudit, certains disaient avoir vu des ombres noires sur les murs, entendre des pas dans les couloirs alors qu'il n'y avait personne, des portes claquées. Bien sûr ces rumeurs c'était William qui les avait répandus et qui c'était par la même occasion chargé de les entretenir. Il prenait un plaisir quelque peu pervers à jouer les fantômes grâce à son pouvoir. Angélica avait espoir d'y retourner y habiter d'ici un siècle. Mais encore une fois elle doutait qu'Aro le lui permette. Car celui-ci la faisait suivre constamment, mais en masquant son odeur grâce à son pouvoir Angélica donnait bien du fil à retordre à Démétri. On ne pouvait pas vraiment dire qu'elle était libre de ses mouvements, à la vérité elle « étouffait » façon de parler. Aro n'avait de cesse de faire pression sur elle, il lui volait des baisers de temps à autre, parfois en public, c'était un peu une façon pour lui de rappeler à toute sa cour et à tout le monde qu'elle était à lui ! À lui seul !
Mais maintenant Aro, trouvait cette situation entre eux pénible et il commençait à en devenir fou. Une folie qui se faisait ressentir par l'entourage le plus proche de lui. Aro se laissait souvent aller à regarder de la fenêtre de son bureau qui donnait sur la petite cours intérieur du château, Angélica qui marchait dans le jardin sous la neige en hiver. Il la laissait sortir du Palazzo, mais elle avait tout de même une zone limité, Angélica pouvait aller dans la ville et jusque dans la forêt, mais pas plus loin. Elle était devenue une véritable obsession pour lui. Si bien que n'importe quel mâle vampire qui l'avait approché de trop près ou osé lui faire des avances était tué, sans que personne n'en sache rien. Aro était d'une grande jalousie quand il s'agissait de sa petite Rose. Il pouvait passer des heures à la contempler, elle le rendait fou comme les autres. Aro avait des maîtresses avec qui il lui arrivait de faire l'amour en pensant à elle ! Toujours à elle ! Car la seule qu'il voulait était celle qui lui disait obstinément non ! « Comment l'obtenir ? » se demandait-il. Il en avait assez d'être évité et rejeté constamment alors qu'il savait très bien quel était la nature des sentiments d'Angélica pour lui. Il fallait qu'elle lui cède. Cette situation entre eux ne pouvait plus durer !
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Point de vue d'Angélica : (17 octobre 1720)
-Comment ? Non vous ne pouvez point partir ! Criais-je hors de moi.
J'étais en état de choc Carlisle venait de m'annoncer sa décision de partir pour le nouveau monde. J'étais là dans ses appartements en train de le regarder faire ses bagages.
-Le vent à tourné, Angélica, il est temps pour moi de partir et de prendre congé de vous tous. Je pourrais sans doute me rendre utiles là-bas. Dit-il calmement en posant un autre vêtement dans la malle.
A chaque fois qu'il posait un vêtement dans la malle, je le retirais aussitôt.
-Et vous n'avez point jugé utile de m'en faire part plus tôt, de votre projet ?! Dis-je toujours aussi en colère.
Carlisle me regarda intensément comme si il cherchait ses mots.
-Il est vrai que j'aurais sans doute dut vous en parler plus tôt...
-Vous auriez dut ! En effet ! Dis-je d'un ton plutôt froid.
-Je suis désolé ma chère amie, ce n'est point facile pour moi aussi vous savez, ma première crainte était de vous voir réagir comme vous réagissez maintenant. Dit-il toujours aussi calme.
-Et moi ? Vous comptez m'abandonner ?
-Mais je ne vous abandonne pas, je vous ai laissé une adresse, nous pourrons ainsi correspondre...
-Non, Carlisle ! Le coupais-je dans sa phrase. Vous ne pouvez point me laisser, je vous l'interdis ! Dis-je en enlevant une fois de plus un vêtement qu'il venait de mettre dans la malle.
-Angélica ne soyez point égoïste...dit doucement le vampire blond.
-Égoïste ?! Dîtes-vous, mais c'est qui là qui décide de partir en laissent tout derrière lui... en me laissant ici ?
-S'il vous plaît ne rendait point les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà.
-Très bien ! Dis en laissant passer de la résignation dans ma voix. Je vois que vous avez prit votre décision, et qu'elle est visiblement sans appelle.
-En effet, Angélica croyez-moi cela me peine de vous quitter, mais il est temps pour moi de partir. Maintenant pourriez-vous avoir l'amabilité de remettre mes affaires dans la malle s'il vous plaît ? Me demanda-t-il en désignant le linge que j'avais enlevé de la malle.
-Vous savez quoi cher ami, rangeaient-les vous même ! Déclarai-je en croisant les bras sur ma poitrine.
Carlisle soupira et vient vers moi puis me prit les mains dans les siennes.
-Angélica vous savez que je serais toujours là pour vous, si vous êtes dans le besoin sachez que ma porte vous sera toujours ouverte.
-Je ne veux pas que vous partiez... Murmurais-je en sentent les larmes me monter aux yeux.
-Allons, allons... Dit Carlisle en m'attirant dans ses bras. Ne soyez point triste ma chère amie, nous nous reverront...
-Et si au contraire nous nous revoyons jamais ?
-Il peut arriver beaucoup de chose entre maintenant et jamais, Angélica. Je suis convaincu que nous nous reverrons bientôt. Séchez vos pleurs je vous en prie.
Je ne pouvais m'empêcher de le serrer dans mes bras, Carlisle était mon seul véritable ami ici, et il allait partir décidément je n'avais pas de chance.
-Décidément Angélica, vous êtes un vampire hors du commun, un vampire qui est capable de pleurer c'est une chose fort rare. Dit-il admiratif. C'est une réaction très humaine vous savez.
Je ris légèrement : -Vous savez que mon pouvoir réagit en fonction de mes émotions, et je dois vous avouer qu'elles sont quels que peut chaotique ces derniers temps.
-Les choses ce mettrons en place d'elle même vous verrez. Rappelez-vous ce que je vous ais dit.
-« Je suis libre de faire mes propres choix et de vivre ma vie pour moi » récitais-je ses paroles telle une douce
chanson.
-Oui c'est tout à fait cela ! Me sourit-il. Et pouvez-vous me promettre une chose ?
-Quoi dont ?
-Promettez-moi de ne pas faire de sottises! Dit-il alors avec espoir.
-Ah ! Ça vous savez très bien que c'est une chose que je ne peux pas vous promettre.
Carlisle me sourit et me serra dans ses bras, mes larmes ne cessaient de couler sur mes joues.
-Au revoir ma tendre amie, seulement au revoir, prenait soin de vous. Me murmura-t-il à l'oreille.
-Au revoir mon ami. Vous me manquerez.
Il fallait bien le reconnaître au moins Aro n'avait pas essayé de couper les ailes de Carlisile, lui il pouvait s'envoler ...pas moi !
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Bonsoir à tous,
Je sais que j'ai mis du temps à poser ce chapitre et je m'en excuse.
Enfin le voici, et le prochain ne tardera pas.
J'espère au moins que celui-ci vous à plus.
Bisous, Rendez-vous au prochain chapitre.
P.S : Même si les chapitres mettent du temps à arriver, je maintiens que j'irais au bout de mon histoire quoi qu'il arrive. Merci à tout ceux qui la suive.
