Point de vue extérieur :

Carlisle Cullen continuait de ranger ses dernières affaires dans des malles, tout en repensant aux vingts années qu'il avait passé en ces lieux. Il éprouvait tout de même un pincement au cœur du faite de partir. Mais il restait malgré tout sur ses décisions. Le temps était venu pour lui de partir.

Il comprenait que sa jeune amie Angélica ait du mal à accepter son départ, mais elle ne pouvait pas le dissuader de s'en aller vers le nouveau monde. Carlisle devait suivre sa voie...

Tout à coup le cours des pensées du vampire s'interrompit quand il entendit toquer à la porte de ses appartements.

-Entrer ! Dit-il d'une voix à peine audible pour un humain.

La porte s'ouvrir lentement dans un grincement quelque peu désagréable pour laisser place à Aro. Celui-ci regardait Carlisle avec une certaine nostalgie dans les yeux. Il desserrait les lèvres et dit dans un soupir :

-J'ai l'impression que c'était hier que tu es venu t'installer ici, pour vivre parmi nous.

Carlisle lui sourit et lui répondit :

-Bonsoir Aro. Il est vrai que je n'ai point vu le temps passer. Et je ne te remercierai jamais assez de ton hospitalité.

-Je t'en pris mon ami. Répondit alors Aro en referment la porte derrière lui. C'était un réel plaisir que de te rencontrer, bien sûr je songeai que tu resterais un peu plus longtemps parmi nous, mais bon... si tu fais le choix de t'en aller et bien je le respecte.

-Merci ! Dit simplement Carlisle en continuant de ranger ses affaires.

-Je te rendrais sens doute visite d'ici quelques siècles soit en sûr. Mais avant cela mon ami j'ai une dernière faveur à de soumettre.

-Puis-je savoir laquelle ? Demanda Carlisle en ce retournant vers lui.

Aro fit quelques pas vers son ami, il semblait chercher ses mots puis il lui dit :

-Et bien vu que c'est ta dernière nuit à Volterra, que dirais-tu de bien vouloir la passer en ma compagnie, nous pourrions sortir faire quelque pas dans la forêt ? Qu'en penses-tu ?

-Quelle bonne idée Aro, c'est avec grand plaisir que j'accepte ta demande.

Aro lui sourit visiblement ravi :

-Alors ne perdons point de temps la nuit avance vite, allons-y de suite avant que mes obligations ne me rappellent ici.

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Quelques instants plus dans la forêt :

La nuit était douce en cette fin de mois de mai. Pourtant un silence presque surnaturel y régnait. Aro et Carlisle marchaient l'un à côté de l'autre dans les bois discutant de tout est de rien, des vingt dernières années passer à Volterra. Aro semblait malgré tout avoir l'esprit occupé par autre chose. Et ça son ami Carlisle l'avait bien remarqué.

-Quelque chose te préoccupe Aro ? Finit par demander Carlisle. Je vois bien que ton esprit est ailleurs, souhaites-tu m'en faire part ?

-Ne te méprend pas mon cher, mais je ne crois pas avoir envie d'en parler. Répondit Aro sur un ton quelque peu distant.

-Tu n'es point obligé de toujours garder ces choses pour toi, il n'y a aucune honte à ce laisser aider par ces amis.

Aro regarda Carlisle avec un air étrange et un sourire presque moqueur, comme si il se retenait de rire.

-Ce que je te dis t'amuse on dirait ? Demanda Carlisle avec étonnement.

-Follement ! Avoua Aro. Il n'y a que toi pour me dire cela. Dit-il tout sourire.

-Oh, je crois que non... Angélica te le dirait aussi ! Déclara Carlisle.

A l'entente de ce nom, Aro perdit son sourire et arrêta de marcher. Le vampire blond le remarqua aussitôt et poursuivi :

-Ah ! Je vois que c'est encore un sujet sensible.

-Je ne désir pas en parler Carlisle ! Ce qui peut se passer entre elle et moi ne regarde que nous deux ! Dit fermement Aro en reprenant la marche.

-Très bien dans ce cas je n'insiste pas. Se résigna Carlisle.

Les deux hommes continuèrent leur promenade au cœur de la forêt quand une chose très curieuse attira leur attention, et les fient interrompre la marche.

-Sens-tu ce que je sens ? Demanda avec étonnement Carlisle à Aro.

-Oui, mon ami on dirait qu'il fait un froid glacial tout d'un coup.. Répondit Aro tout aussi surpris.

L'air printanier venait de ce changer en froid d'hier au grand étonnement des deux vampires, tout deux ce regardaient sans comprendre.

-Une atmosphère aussi glaciale ? Au mois de mai ? Dit Carlisle perplexe.

Aro ne dit rien puis comme si de rien n'était il avança de nouveau.

-Aro ? Appela son compagnon. Où vas-tu ?

-Inutile de chercher d'où vient ce phénomène... Dit Aro sans ce retourner. C'est elle !

-Angélica ? Devina Carlisle qui revient ce poster aux côtés d'Aro.

-Qui d'autre ! Déclara Aro. Alors comme ça elle est sortie du château. Murmura-t-il pour lui même.

-Et c'est un problème ? Lui demanda Carlisle qui ne comprenait pas très bien pourquoi Aro s'acharnait à vouloir garder Angélica dans le château, comme si il gardait jalousement un trésor.

-Certes non. Se défendit-il avec un petit sourire. Angélica à bien le droit de sortir au château, seulement le problème est que personne ne m'en a informé. Termina-t-il avec un soupçon d'énervement dans la voix.

-De quoi as-tu si peur Aro, il ne peut rien lui arriver, cesse dont de la faire suivre où qu'elle aille. Angélica connaît ses limite, tu peux lui faire confiance, elle est adulte et de ce fait n'a point besoin d'un chaperon. Lui rappela calment Carlisle.

Aro regarda Carlisle avec une froideur que même ce dernier ne lui connaissait pas.

-Je me rend bien compte que c'est une adulte. Crois moi Carlisle je le sais mieux que quiconque. Mais connaissent sa témérité naturelle, j'ai besoin de savoir où elle est... toujours !

Carlisle soupira et lui dit :

-Aro, mon ami écoute moi, laisse à cette petite sa liberté, car c'est ce qu'elle veut...

-Je lui en ai suffisamment donné, Carlisle ! L'interrompit Aro.

-Aro doit-on vraiment reparler une nouvelle fois de ces mêmes sujets dont nous avons déjà discuté auparavant ? Demanda Carlisle d'un ton lasse.

Aro soupira à son tour et retrouva le sourire.

-Tu as raison mon cher, cessons ces discours qui... Tu as entendu ? Dit Aro en changeant soudainement de sujet.

-Quoi dont ? Interrogea Carlisle.

Tout à coup sans que Carlisle ne comprenne la raison, Aro disparut en courant, quelque chose avait visiblement attiré son attention. Le vampire chercha alors Aro à l'odeur, se demanda pour quelle obscure raison il était parti ainsi, étrangement le froid s'intensifia autour de lui, Aro avait sans doute raison cela devait venir d'Angélica.

Il fallut quelques minutes pour qu'enfin Carlisle retrouve la trace d'Aro. Il trouva ce dernier adossé contre un arbre, les bras le long du corps, les yeux fermés. Carlisle s'approcha de lui tout doucement mais avant qu'il puisse ouvrir la bouche pour demander une explication à Aro, il entendit une jolie voix cristalline s'élever dans les aires. Une voix qu'il reconnu aussi comme étant celle d'Angélica. Carlisle se rapprocha des arbustes à côté de l'arbre où ce tenait Aro, il écarta du revers de la main quelques branchages. C'est ainsi qu'il put distinguer quelques mètres plus loin une rivière dans laquelle ce trouvait une silhouette aux courbes féminine, de longs cheveux bruns foncés, presque noires qui tombaient en cascade dans le dos. « Angélica » pensa aussitôt Carilsle. Le vampire observa un moment la jeune femme. Elle essayait visiblement de travailler sa maîtrise de l'eau, la vampire arrivait à parvenir à former des sphères d'eau et les faire tourner autour d'elle, puis d'un mouvement rapide et souple de ses bras, du haut vers le bas, elle fit exploser les sphères dans les airs, en million de flocons de neige. Carlisle trouvait vraiment le don de la jeune femme fascinant et d'une grande beauté. Être capable d'une telle chose c'était fort peu rependu chez les immortels. Tout à coup, Angélica se retourna dans sa direction, ses mains guidant l'eau qu'elle maintenait en lévitation autour d'elle. Carlisle eut soudainement envie de détourner son regard, lorsqu'il s'aperçut que la jeune femme ne portait sur elle qu'une chemise avec un simple corset et un jupon relevé jusqu'aux genoux. Pour ne pas qu'il trempe dans l'eau de la rivière.

A cette vue Carlisle détourna immédiatement son regard d'elle, honteux et quelque peu gêné de s'être laissé allé à la regarder de cette façon, c'était plus qu'inconvenant selon lui, s'il était encore humain il en aurait sans doute rougit d'embarras. Le vampire leva les yeux vers sa gauche et découvrit qu'il n'était point le seul à s'être laissé aller à la regarder sans retenue. En effet Carlisle n'avait pas remarqué qu'Aro s'était déplacé à côté de lui pour pouvoir observer Angélica en silence. A l'inverse de lui, Aro n'éprouvait visiblement aucune gêne, du fait de la lorgner avec autant d'intensité dans son regard, Carlisle voyait dans les yeux d'Aro ce qu'il identifiait presque comme de l'admiration.

-Aro ? Appelai discrètement Carlisle pour ne pas attirer l'attention d'Angélica. -Nous devrions rentrer ?!

Aro leva aussitôt la main en direction de Carlisle pour lui intimé l'ordre de se taire. Puis il lui dit sans le regarder.

-Attend moi ici je te pris ! Ordonna-t-il alors.

Carlisle n'osait plus rien dire il observait Aro avec attention, ce dernier fit un mouvement en direction de sa jeune protégée. Aro s'approcha à pas lent et dans le plus grand silence, il s'étonnait même qu'Angélica n'est pas senti leur présences. Cette dernière lui tournait le dos. Aro restait à distance respectable quand enfin Angélica se retourna vivement vers Aro, visiblement stupéfaite de ne pas l'avoir remarqué plutôt.

-Aro...murmura-t-elle embarrassée, comme une enfant qui s'était fait prendre la main dans le sac.

Aro ne put s'empêcher de sourire devant sa mine gênée, tout en inclinant respectueusement la tête il lui disant d'un ton très calme :

-Bonsoir, Angélica... Je ne m'attendais point à te trouver là, c'est donc ici que tu aimes te cacher de moi ?

-Ah non, non. Se défendit-elle en secouant négativement la tête. Ce n'est point ce que tu penses !

-Je sais ma mignonne. Répondit Aro avec un grand sourire. Je disais cela pour rire.

-Oh...soupira-t-elle tout en sortant de la rivière, détournant les yeux vers le sol.

Pendant qu'elle réajusta sa tenue quelque peu froissée, Aro vient se poster devant elle, tout en ôtant son long manteau :

-Permet-moi ma chère ! Dit-il respectueusement et dans un élégant mouvement de cape il le lui posa sur les épaules pour la couvrir. -Comme tu l'as sans doute remarqué le temps c'est quelque peu rafraîchi tout d'un coup.

-Merci Aro. Répondit-elle pour le geste galant de ce dernier. -Oui en effet je l'ai remarqué et j'avoue en être en partie responsable. Mais puis-je savoir ce qui t'amène ici ? Demanda-t-elle curieuse.

Aro qui s'apprêtait à lui répondre n'eut cependant point le temps de prononcer un seul mot, car il fut stoppé par la présence de Carlisle qui venait de les rejoindre. Angélica détourna alors son regard de son créateur, pour observer avec étonnement le vampire blond.

-Carlisle... prononça-t-elle dans un soupir. Je vous croyais déjà parti.

-Et bien en réalité ma chère amie je pars seulement dans quelques heures, Aro m'a donc proposé de me joindre à lui pour cette dernière nuit à parmi vous.

-Oh, je vois. Répondit-elle simplement. Mais je ne serai que trop vous conseiller de partir avant le levé du soleil, il est déjà quatre heure passée vous savez.

-Déjà ! Répondit Carlisle surprit.

-Et oui ! Dit-elle avec un de ses rares petits sourires.

-Dans ce cas... intervient Aro. Nous devrions rentrer maintenant.

-J'en conviens Aro. Dit Carlisle. Nous allons rentrer.

-Angélica... Appela alors Aro en arquant son bras pour qu'elle le prenne. La jeune femme le regardait avec hésitation, Carlisle voyait bien qu'elle n'avait pas envie de rentrer. Elle osa cependant demander :

-Si tu n'y vois point inconvénient Aro, je souhaiterai rester encore un peu.

Aro la regarda impassible : -S'il te plaît Angélica. Insista-t-il. Tu reviendras ici la nuit prochaine. Maintenant je te pris de bien vouloir venir avec nous.

Angélica accepta le bras d'Aro, visiblement résigné sous le regard attristé de Carlisle. Celui-ci avait bien été témoin du pouvoir et la pression qu'Aro exerçait sur elle depuis neuf ans. Il ne pouvait que constater qu'elle avait perdu sa joie de « vivre » Comme si Aro la rendait de plus en plus vulnérable, afin de garder toujours du pouvoir sur elle. Malgré les apparences Angélica était malheureuse. Elle ne parvenait point à s'épanouir à cause de l'emprise que son créateur exerçait sur elle. Au contraire elle se renfermait sur elle même. Et c'est justement cela qui attristait Carlisle et qui le faisait culpabiliser de partir en la laissant ici.

Une fois de retour au Château, Carlisle dit une dernière fois au revoir à Angélica et Aro et parti terminer les derniers préparatifs pour son départ. Aro raccompagna sa protégée à ses appartements dans un étrange silence. Arrivé devant la porte Angélica rendit à Aro sa cape en lui souhaitant une bonne soirée, et ouvrit la porte de sa chambre.

-Attend...J'ai une dernière chose à te dire ! Dit subitement Aro.

La vampire se retourna vers lui :

-Oui ?

-Ne sort plus jamais du château sans que j'en soit informé...

-Oh... souffla la jeune femme de lassitude. S'il te plaît Aro, tu ne vas point recommencer avec ça !

-Je te l'ai déjà dit auparavant et je te le répète une fois de plus, chaque membre de notre clan se doit de nous avertir de leur sortie nocturne, toi y compris...

-Ah oui ?! Rétorqua Angélica. Je t'en pris Aro, je sais aussi bien que toi que les membres du clan, comme Jane ou Démétri n'ont jamais besoin de prévenir de leur départ sauf en cas de mission que tu leur confies, comme si je ne savais pas que cette loi stupide ne s'adresse qu'à moi ! De quoi as-tu si peur Aro ? Que je me perde dans la forêt ? Termina-t-elle ironiquement.

-Silence ! Ordonna Aro visiblement agacé. Ne discute point mes ordres ! Et je te préviens, aventure toi encore une fois dehors sans que je le sache et je te promets que ce sera ta dernière sortie à l'extérieur ! Continua-t-il d'un ton menaçant. Tu comprendras un jour le sens de ma démarche. Que la nuit t'aide à la réflexion ma chère, à dans quelques heures.

Sans rajouter un mot Aro s'approcha d'elle et déposa un baiser sur le front et s'en alla aussitôt. Angélica s'enferma alors dans sa chambre, et se laissa lentement glisser le long de la porte jusqu'à ce qu'elle se retrouve assise sur le sol, la main sur sa bouche, comme pour étouffer ses gémissement de douleur, mais cela n'empêchait pas les larmes de couler le long de ses joues froides.

-Pourquoi ? Demanda-t-elle à elle-même. Mon dieu pourquoi ? Qu'ais-je dont fait pour qu'il me traite ainsi... je me retrouve piégé dans cet endroit maudit... Il va me rendre complètement folle ! Pité que mon enfer prenne fin ! Comment puis-je éprouver des sentiments pour un homme aussi...égoïste, manipulateur, menteur... Comment peut-il prétendre avoir une quelconque affection pour moi en me traitant comme il le fait. Et mon frère qui ne dit rien qui ne voit rien... Je n'en peux plus, cette fois-ci c'est trop je n'en peux plus ! Dit-elle en se retenant de laisser éclater sa rage tandis que ses larmes redoublèrent.

Après quelques minutes Angélica parvenait à se calmer et se ressaisir, elle inspira profondément en rouvrant les yeux, appuyant sa tête contre la porte. Figée telle une statue antique. Elle desserra les lèvres juste pour dire sarcastiquement : -Qu'elle est merveilleuse l'éternité !

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Le lendemain soir dans un salon des appartements royaux :

Angélica était assise sur le rebord de la fenêtre n'écoutant déjà plus les discours intéressants selon elle des deux épouses qui parlaient de tout et de rien avec Corin. Marcus lui était encore en pleine partie d'échec avec William, et enfin Caïus et Aro lisaient chacun un livre de leur côté. Encore une merveilleuse soirée en perspective se disait dédaigneusement la jeune femme, décidément rien n'avait changé ici en neuf ans. Angélica ne comprenait pas vraiment pourquoi Aro insistait tant pour qu'elle y assiste. Alors elle se contentait de rester à la fenêtre sans rien dire cela était devenue une sorte d'habitude pour elle. Cependant ce soir les épouses évoquèrent un sujet sensible pour elle. Les trois femmes sur les divans parlaient de Carlisle. Angélica restait toujours à sa fenêtre mais écoutait avec attention la conversation.

-Je ne crois pas qu'il reviendra un jour parmi nous Corin. Déclara Sulpicia.

-Enfin qu'il soit là ou ailleurs on ne remarque pas la différence. Répondit Athénodora avec détachement.

-Il est vrai que ce vampire était un singulier personnage... Dit Corin.

-Végétarien... moi qui croyait avoir tout vue... avec un tel régime alimentaire il risque de s'affaiblir d'ici quelques années. Rajouta Sulpicia.

-Quelle importance ! Conclu sa consœur.

-Mais dites-nous Angélica... Dit soudainement l'épouse d'Aro, en regardant dans la direction de cette dernière.

Angélica tourna à peine la tête vers elle et émit seulement un petit « hum » pour montrer qu'elle écoutait dame Sulpicia.

-Vous qui le connaissiez bien et pour qui vous aviez une affection toute particulière, pourriez-vous nous en dire un peu plus sur cet homme ?

Angélica resta silencieuse quelques secondes puis lui répondit :

-Dites moi Signora Sulpicia, pourquoi cet intérêt soudain pour ce cher Carlisle, alors que vous n'avez jamais daignée lui adresser la parole, après tout ce temps qu'il a passé ici ?

-Ce n'est nullement la question que ma sœur vous a posé Angélica ! Fit remarquer Athénodora. Elle vous a demandé...

-Je sais parfaitement ce qu'elle m'a demandé ! Coupa Angélica. Et ma réponse et que ça ne vous regarde en rien! Dit-elle de sa voix douce. -Ce que je sais de Carlisle reste entre lui et moi ! C'est là tout ce dont je vous dirais, Mesdames.

-Comme il vous plaira ma chère. Dit Sulpicia légèrement déçue de cette réponse. Mais pardonnez moi d'insister, tout de même il vous était cher, nous l'avons bien remarquer vous savez...

-Et puis-je savoir en quoi cela change quelque chose ? Demanda Angélica avec un air d'indifférence.

-Oh, en rien mia cara, seulement c'est que les rumeurs vont bon train au palazzo. Lui répondit Sulpicia l'air innocent.

-Et quelle sont les rumeurs qui circule ? Vous qui êtes si bien renseigné sur le tiers et le quart, Signora. Rétorqua avec une touche d'irritation la jeune vampire.

Sulpicia parut hésiter un moment voyant que leur échange avait attiré l'attention des autres vampires dans le salon, sauf celle de son mari qui lisait toujours son livre, mais elle n'était pas dupe Sulpicia savait qu'Aro suivait avec intérêt la conversation depuis le début sans le montrer. Mais elle décida néanmoins d'aller au bout de sa pensée.

-Pour tout vous dire, Angélica, les rumeurs qui circule disent que vous rejetez la compagnie de tout autres vampires au profit d'un seul, Et que vous honorez ce dernier d'une affection toute particulière... et l'inverse étant aussi vrai...

-Et si je comprends bien votre raisonnement vous pensez qu'il y avait plus qu'un lien d'amitié entre Carlisle Cullen et moi. C'est bien cela ? Récapitula Angélica.

-Vous étiez souvent ensemble non ? Demanda alors Athénodora.

Angélica décida de ne pas répondre, la curiosité malsaine de ces deux commères commençait à l'irriter sérieusement. Elle se contenta donc acquiescer de la tête, et de se taire. Un léger vide s'installa alors dans le salon des suites de la conversation, mais contre tout attente Athénodora poursuivi :

-Ce cher monsieur Cullen devait bien avoir quelque chose de plus que les autres hommes de notre clan, pour qu'il n'y est que lui qui est trouvé grâce à vos yeux ? Et cela en dépits des nombreuses avances que vous avez put recevoir d'autres vampires ? Pourquoi dont faites vous tant de mystère ? Interrogea-t-elle.

-Oh...juste pour faire jaser les curieuses. Lâcha spontanément Angélica. Et je ne peux que constater que cela fonctionne plutôt bien.

A ces mots tout les regards se tournèrent vers elle, la plus part outragés, d'autres amusés... La jeune femme se maudit intérieurement d'avoir pensée tout haut, cela allait encore lui retomber dessus. Et cette fois Carlisle n'étais pas là pour adoucir les choses. Caïus, lui regardait Aro l'air de demander « Tu ne lui dis rien, tu l'as laisse fait encore... » Aro se contenta de lui rendre son regard, puis il glissa lentement les yeux vers son Angélica qui prenait grand soin de le fuir du regard. Mais quand elle osa enfin lever ses yeux vers lui, il ne lui adressa un sourire indulgent et un regard qu'elle lui connaissait bien, cet éternel regard qui voulait dire « Nous réglerons cela plus tard » Angélica inspira profondément avant de répondre à la question d'Athénodora car elle savait que les deux épouses ne la laisserait pas en paix sans qu'elle daigne leur répondre.

-Eh bien pour être tout à fait sincère avec vous mesdames, Carlisle Cullen possède bien des qualités... des qualités qui sont aux yeux de certains vampires, hélas trop souvent sous estimés.

-Vraiment ? Interrogea Sulpicia septique. Et ces qualités qui le rend si exceptionnel à vos yeux quelles sont-elles ?

-La compassion, la générosité, l'humilité...ma chère dame. Ce sont bien là des sentiments et des états d'esprits qui font cruellement défaut par ici. Répondit Angélica en prenant soins de peser chaque mot.

-C'est un point de vue ma chère petite, un point de vue de jeune vampire... devrai-je dire. Mais dans ce cas vous devez nous percevoir vraiment comme des monstres sans âmes ?interrogea Sulpicia.

-Oh ça signora, ce n'est point à moi de le dire, car si il y en a par ici je suis convaincue qu'ils ce reconnaîtront d'eux-même et sans mon aide. Je ne crois pas vous voir comme des monstres sans âmes comme vous le dites si bien, je dirai seulement pour votre gouverne que Carlisle et moi-même ne sommes point pareils que vous et c'est là qu'est toute la différence entre nous.

-Vous êtes bien naïve de croire cela ma chère petite. Lâcha Sulpicia avec dédain.

-Oh...Je suis jeune vous l'avez dit vous même. Répondit-elle avec détachement. Enfin mesdames... poursuivit-elle avec un énervement certain dans la voix elle se leva pour marcher vers la sortie. Je vois que vous êtes convaincu de vos idées sur tout le monde, et qu'il est malheureusement inutile d'essayer vous faire changer de position.

-Où allez-vous ? Demanda Sulpicia irritée, en voyant Angélica s'en aller vers la sortie.

-Cela ne se voit point ? Rétorqua sèchement la jeune femme, qui dans une révérence lui glissa poliment. Je prends congé de vous tous, et me retire dans mes appartements. Bonne fin de soirée à vous tous. Dit-elle en s'apprêtant à passer la porte.

-Insolente ! Si vous franchissez cette porte, vous pouvez être sûr que vous ne la repasserez plus jamais ! S'écria en se redressant Sulpicia tout en pointant Angélica du doigt.

-Est-ce une menace Signora ? Demanda Angélica en la toisant d'un mauvais œil.

L'épouse d'Aro, laissa son bras retomber lentement contre sa hanche, en se contentant de rendre son regard à sa rivale.

-Une mise en garde, je dirais... murmura-t-elle. Et je vous conseil de vous adresser à nous avec respect...ou sinon...

-Sinon quoi, Sulpicia ?! Rétorqua vivement Angélica nullement effrayée.

-Angélica ! Intervient son frère, comme pour lui dire de se taire avant de la situation n'échappe à tout contrôle.

-Vous êtes une impertinente, entendez-vous ?! Rajouta Anthénodora en se levant à son tour.

-Mesdames je vous en pris. Supplia presque Corin toujours assise. Il n'y a pas lieu de s'énerver pour si peu, je suis sûr qu'Angélica ne pensait pas à mal.

Personne n'osait se mêler du conflit entre ces femmes, les vampires autour d'elles se contentaient d'observer, bien que Caïus entrouvrit à mente reprise les lèvres pour entrer dans ce conflit, mais il se ravissait toujours à cause des regards ou des signes qu'Aro lui lançait. Ce dernier suivait avec un grand intérêt la scène qui se déroulait sous ses yeux, ne souhaitant visiblement pas intervenir.

-Qu'est-ce que vous croyez mesdames ? Leur demanda la jeune vampire. Le problème c'est que vous avez une telle arrogance, que vous pensez que tout vous est dus... même mon respect.

-Hum... émit dédaigneusement Sulpicia. Ainsi parle la sirène qui conduit les gens à leur mort.

-Oh...souffla Angélica avec un léger sourire provocateur. En tout cas je ne serai jamais Méduse qui les pétrifies !

A cette dernière phrase Suplicia poussa un « Oh » scandalisée. Ayant parfaitement comprit la référence. Ses traits de visage si parfait se déformèrent sous la colère qui émanait d'elle, l'épouse leva le doigt en direction de la sortie et ordonna en criant:- Sortez tout de suite !

-Parfait ! Déclara Angélica, en se retournant pour passer la porte. Mais à peine eut-elle fait un pas vers l'extérieur qu'elle entendit l'épouse d'Aro murmurer « Petite bâtarde » en faisant référence à son illégitimité de naissance. C'était là l'insulte de trop ! Angélica retourna vivement piquée au vif en lâchant à sa rivale une vérité des plus déplaisante :

-Je préfère encore être une « bâtarde », qu'une « bafouée» !

Tout à coup à la surprise générale Sulpicia fondit à toute vitesse sur Angélica, en l'agrippant par le cou comme pour l'étranger.

-Vous voulez sortir petite peste, soit, souffrez que je vous escorte ! Lui susurra hargneusement Sulpicia à l'oreille.

Mais Angélica n'eut pas le temps de répliquer, que sa rivale la propulsa violemment dans le couloir, la faisant lourdement retomber au sol, qui se fissura sous le choque. En se relevant aussitôt tout en titubant légèrement, à moitié décoiffé. Angélica revint à pas lent vers l'entrée du salon, en agrippant d'une main l'encadrement la porte jusqu'à le briser en ses doigts, le regard ivre de colère elle toisait Sulpicia méchamment. Cette dernière était entrain de se rasseoir près Athénodora et Corin.

-Mais enfin toute les deux ? ! Avez-vous perdu l'esprit ? Intervient William hors de lui de voir que personne n'osait intervenir dans cette altercation.

-Enfin que signifie cette attitude ? Ce comportement fait honte à votre position mesdames ! Rajouta Marcus irrité de voir une telle scène se dérouler sous ses yeux.

-Ma sœur, est-ce que ça va ? Inquiéta William en s'approchant de sa sœur figée comme une statue, le regard haineux envers l'épouse d'Aro.

-Je ne vais point me laisser insulter par une gamine arrogante, Marcus! Rugit Sulpicia. Cette fille n'est qu'une...

L'épouse ne termina pas sa phrase. Angélica venait de lever la main en écartant les doigts comme si quelques chose allait en sortir, mais il n'en fut rien. Les vampires présent dans la pièce la regardaient perplexe, sans vraiment savoir ce qu'elle faisait.

-Que fait-elle Aro ? Demanda Caïus à ce dernier.

-Je l'ignore mon frère... Répondit celui-ci aussi perplexe que lui.

Tout à coup la lumière des bougies se tamisa laissant peu à peu l'obscurité s'installer dans la pièce, amenant avec lui un froid glacial.

-Angélica ? Appela son frère quelque peu inquiet de ce qui allait suivre.

-Je peux savoir à quoi vous jouez...commença Ahténodora méfiante.

Angélica la fixa comme si elle pouvait la transpercer du regard, ses yeux rouges semblait s'illuminer dans l'ombre.

-Rose arrête ça immédiatement ! Ordonna son frère.

-Par tout les dieux, faite quelque chose, elle va se servir de son pouvoir contre nous! Cria Athénodora prise de panique. Caïus intervient je t'en supplie !

-Aro vas-tu te décider à agit ou vais-je devoir le faire à ta place ?! Hurla Caïus à son frère.

Angélica était comme dans un état second, elle n'avait qu'une idée en tête la tuer. Lui faire payer ses insultes et cette humiliation. Les miroirs de la pièce, ainsi que les verres de sang gelèrent et explosèrent sous la chute de température. Aro, lui était comme fasciné par ce qu'il avait devant les yeux. Toujours assis sur son fauteuil n'essayant nullement de faire quoi que ce soit pour empêcher Angélica d'essayer de faire du mal sa femme. Malgré tout il fini par faire un signe de la main à Félix et Démétri pour qu'ils interviennent. A peine se sont-ils accroupies prêt à bondir sur Angélica pour l'arrêter, qu'elle sortie de sa léthargie et anticipa leur mouvement, d'un coup de bras propulsa sur eux un jet de glace. Tout les vampires fermèrent les yeux, de surprise et quand le blizzard de neige se dissipa tous constatèrent avec stupéfaction qu'Angélica avait disparut.

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Quelque part dans la forêt :

Angélica s'était sauvée du palazzo, sans vraiment réfléchir, elle ne savait pas très bien pourquoi d'ailleurs, peut-être voulait-elle éviter les foudres des maîtres des lieux, car elle savait bien que son comportement de ce soir allait être un motif de représaille. Décidément les choses ne pouvaient pas être pires. Pourtant il faudrait bien retourner au palazzo un jour et les affronter tous. Mais pour l'heure elle avait besoin de se calmer et de réfléchir. Bien des questions venaient à elle, par exemple « pourquoi Aro, ne c'était pas interposé plus tôt ? » « Pourquoi n'avait-elle pas réussi à se contrôler ? » et bien d'autre encore.

« Sulpicia m'a poussée à bout !» pensait-elle, « Elle l'a cherchée c'est bien fait ! »

Malgré tout Angélica se félicitait de l'avoir confronté de cette façon, car c'était bien la première fois en neuf ans qu'elles se querellaient ainsi devant tout le monde, et ce qui la surprit le plus c'est que c'est son pouvoir qui à réagit à sa place, qu'il a prit le contrôle sur sa raison, comme un mécanisme d'auto-défense. Angélica ne voulait pas vraiment la tuer, elle voulait juste... « laisse tomber, Rose » se dit-elle, « Mais au fond est-ce si mal de vouloir se défendre ? » « Qu'aurai-je dus faire d'autre, la laisser me piétiner ? »

-Non ! Dit-elle fermement. Et puis quoi encore ? Qu'aurai-je dus lui dire : non mais allez-y majesté marchez moi dessus pendant que vous y êtes ! Ironisa-t-elle. Pourquoi elle m'en veut autant...pour lui avoir dit la vérité ? C'est vrai que je n'aurais pas dut lui dire cela comme ça devant tout le monde mais...

La vampire marcha sans but pendant quelques heures, ne sachant pas très bien où elle pouvait être, sans doute quelque part entre Volterra et Florence. Elle se sentait bien seule en cet instant, les animaux fuyait sa présence comme si ils semblaient devoir la redouter. Sa solitude s'était malheureusement accentuée férocement depuis le départ de Carlisle, d'ailleurs elle se demandait ce qu'il pouvait bien faire en cet instant. Elle aurait tellement aimé l'accompagner, mais elle savait bien qu'Aro ne l'aurait pas permit. Il ne lui permettait jamais grand chose d'ailleurs. Mais enfin, Angélica s'y était habituée, non sans mal. Au moins trois heures étaient passées depuis qu'elle avait quittée le palazzo, et curieusement elle n'avait pas encore rencontré Démétri, aucun autre vampire du clan Volturi d'ailleurs, la vampire trouvait cela plutôt étrange, peut-être avaient-ils décidé de ne pas lui courir après tout de suite ? Et si c'était le cas, cela ne saurait tarder.

Tout à coup pendant qu'elle marchait dans les bois une odeur qui venait droit sur elle la fit sortir de ses pensées, une odeur qu'elle n'avait jamais sentie auparavant, la jeune femme comprit qu'un autre vampire n'était pas loin. Un vampire mâle qui lui était encore inconnu, elle fut soudain prise d'un doute devait-elle le fuir ou le laisser venir à sa rencontre ? Fallait-il essayer de faire demi tour pour l'éviter et ainsi ne prendre aucun risque inutile ? L'odeur du vampire devenait de plus forte au fur et à mesure qu'il avançait dans sa direction. Méfiante elle décida néanmoins de tourner les talons pour partir.

-Bonsoir, jeune demoiselle. Entendit-elle lointainement derrière elle, la vampire se figea aussitôt, c'était une voix grave, avec un bel accent russe très prononcé.

Angélica se retourna avec lenteur pour voir son interlocuteur, c'était la première fois qu'elle voyait un vampire extérieur au clan. L'homme se tenait à distance respectable, il était grand, les cheveux blonds légèrement bouclés retombant sur les épaules, avec un visage magnifique comme tout vampire, bien qu'elle trouvait que son créateur soit plus beau que lui. Il semblait avoir dans la trentaine physiquement. C'était un homme très élégant.

-Bonsoir monsieur. Répondit-elle d'une voix formelle.

Le vampire s'inclina respectueusement pour la saluer, puis tout en se redressant il l'étudia avec une certaine curiosité dans le regard. Il fit quelque pas vers elle en lui adressant un sourire éblouissant.

-Veuillez... Mademoiselle acceptez mes excuses ce n'est point cette façon que l'on doit saluer une si belle jeune fille, mais voyez-vous... J'arrive de très loin et je ne sais pas très bien où nous nous trouvons actuellement... Commença-t-il l'air jovial.

-Nous nous trouvons actuellement en Toscane, quelque part très loin de Florence... sur ce je vous souhaite un bon voyage monsieur, au plaisir ! Trancha la vampire sur la défensive. Elle le salua d'un bref signe de tête, et se retourna pour s'en aller.

-Vous aurai-je offensez, malgré moi ? Demanda-t-il alors surprit par sa réaction. -Si c'est le cas excusé m'en...

Angélica se fit volte face et le fixa intensément.

-Nullement monsieur, vous n'avait rien à vous reprocher, mais je n'ai pas l'honneur de vous connaître. Et je dois vous laisser, maintenant excusez-moi. Dit-elle en lui tournant à nouveau le dos.

-Je ne vous inspire pas confiance ? (La jeune femme s'arrêta sans pour autant se retourner) Moi même à votre place je resterai méfient face à un vampire inconnu. Mais je puis vous assurer que je n'ai aucune mauvaise intention à votre égard... Je suis juste curieux. Termina-t-il calmement.

La jeune femme le regarda une nouvelle fois, il semblait sincère. Le vampire se rapprocha d'elle et inclina la tête une nouvelle fois :

-Permettez-moi, belle demoiselle de vous présenter mes hommages, je me nomme Boris.

Angélica contemplait l'homme sous ses yeux, et n'en était pas moins rassurée et un peu séduite par ces paroles, il avait de l'éducation et cela fait plaisir à voir, elle eut alors le désir d'en apprendre un peu plus sur cet étranger.

-Boris ? Interrogea-t-elle de façon à se qu'il se présente de son nom en entier.

-Juste Boris ! Insista-t-il.

-Très bien...Juste Monsieur Boris... Répondit-elle de façon malicieuse.

Le vampire eut un léger rire et rajouta: -Et je suis votre serviteur ! Ma chère... ? Interrogea-t-il.

Angélica hésita un instant de lui donner son vrai nom, alors elle décida de lui donner son deuxième prénom.

-Je m'appelle Rose.

-Rose... murmura-t-il ravi. Quel nom adorable... Tout comme la dame qui le porte.

-Je vous en pris point de flatterie ! Ordonna-t-elle gênée.

-Et pourquoi non, ma chère ? On vous en fait donc si peu ? Demanda-t-il l'air faussement étonné.

-Oh, monsieur, c'est tout le contraire ! J'en reçois bien assez vous savez.

-Et cela ne m'étonne guère. Répondit-t-il. Ma chère Rose, je vous trouve intéressante m'autoriseriez-vous à vous tenir compagnie ce soir, certes cela peut vous paraître un peu précipité et je ne veux surtout pas que vous vous sentiez obligée...

-Oh non, loin de là, pourquoi pas ? Je vous en pris accompagnez-moi...

Angélica et Boris se promenèrent tout les deux, parlent de tout et de rien, bien sûr elle évitait de parler des Volturi et de ses origines. Et de toute façon Boris ne lui posait aucune question sur sa vie privée, au moins lui n'était pas indiscret. Boris lui parlait de ses voyages, de sa vie, un peu de son clan et de plein d'autres choses intéressantes.

Quand l'aube arriva, Boris proposa à la jeune femme de rester la journée avec lui dans la maison où il logeait en attendant de retourner en Russie. Elle avait hésité un moment, sachant que certain au Palazzo s'inquiéteraient de son absence prolongée, mais le soleil allait se lever il fallait qu'elle se cache des rayons du soleil.

-Je ne suis pas sur que cela soit une bonne idée, on doit m'attendre...Dit-elle douteuse.

-Le soleil va se lever, croyez-moi il serait plus prudent que vous acceptiez mon hospitalité, et rester en ma demeure pour la journée. Et à la nuit tombée vous pourrez sans crainte reprendre votre route. Cela serait plus sage je crois, qu'en dites-vous ? Proposa-t-il.

-Je ne sais vraiment pas si je devrai...Hésita-t-elle encore.

-S'il vous plaît, vous me feriez très plaisir si vous acceptiez. Insista-t-il une nouvelle fois.

-Bon c'est entendu ! Céda-t-elle. -Mais je repartirai à la tombée de la nuit.

-Qu'il en soit ainsi ! Répondit son hôte visiblement ravi.

Une fois arrivée chez le vampire, Angélica détailla avec soin la grande maison où il logeait. Ils y régnait une atmosphère des plus lugubre, il faisait sombre, seul quelques chandeliers était allumés dans les couloirs, pour dire la vérité cet endroit était assez effrayant. La jeune femme remarqua la présence de quelques humains dans la maison, « sans doutes des domestiques » se disait-elle. L'un d'entre eux vient prendre leur manteaux en saluant avec respect le maître des lieux et la vampire par la même occasion.

-Je vous en pris, ma chère. Dit Boris en lui indiquant une porte. -Suivez-moi, nous serons plus à notre aise dans le salon. Si vous voulez bien vous donner la peine.

Angélica entra alors dans le petit salon, qui d'ailleurs ressemblait plus à une bibliothèque qu'un salon.

-Je vous en pris faites comme chez vous. Lui dit Boris en lui montrant un fauteuil de la main.

-Vous êtes bien aimable monsieur Boris. Répondit-elle avec un léger sourire.

Elle s'installa confortablement dans le fauteuil en laissant ses bras reposer sur les accoudoirs en bois. Son hôte vient s'asseoir en face d'elle, tout en l'observant avec insistance, ce qui ne manqua pas d'échapper à la jeune femme.

-Pourquoi me regardez-vous si étrangement ? Demanda-t-elle alors.

-Je vous trouve... comment dire... pour le moins étrange. Finit-il par dire.

-Moi étrange ?! Répondit-elle surprise.

-Ne vous méprenez point, quand je vous dis « étrange » j'entends seulement que vous n'êtes pas comme certains vampires que j'ai pus rencontrer dans ma longue existence. C'est la première fois que je croise un êtes comme vous.

-Je ne suis pas si exceptionnelle que vous vous plaisez à le croire... répondit-elle avec détachement.

-Je n'en crois rien, je pense surtout que vous ne réalisez pas encore votre valeur et que vous êtes trop modeste pour la reconnaître.

-Vous me dites cela mais vous ne savez rien de moi, Boris. Lui fit-elle remarquer.

-C'est vrai, mais j'ai... comment vous dire... une intuition fort développée, sans pour autant que se soit un don qui me sois propre. Et ce que je sens de vous, c'est une grande force cachée derrière une certaine fragilité. Ce qui vous différencie de nos congénères c'est le fait que vous ayez conservé votre âme humaine, et c'est justement ça qui m'a attiré vers vous ce soir. Cette différence si attrayante, vous semblez être comme... une jolie fleur qui attire les abeilles. Conclu-t-il joyeusement.

Angélica ne put se retenir de rire devant la comparaison. Elle trouvait ce personnage charment, amusent, puis elle se ressaisit en voyant que son hôte la dévisageait encore sans rien dire. Elle voulu alors lui demander d'arrêter, mais il parla avant :

-Je vous envie vous savez! Lâcha-il aussitôt le visage sérieux.

-Moi ?! Dit-elle étonné. Je ne suis qu'un vampire parmi tant d'autre.

-Vous êtes une jeune vampire, c'est évident... et vous ne semblez pas encore réaliser que tout vous est possible car vous possédez deux choses qui sont à mon sens d'une très grande valeur... La jeunesse et La beauté.

-Comme tout vampire. Répondit-elle.

-Certes, mais cela ne vous aura sans doute pas échappez que certains de nos congénères sont plus beaux que les autres. (Elle acquiesça de la tête) Vous vous êtes de ces vampires, pour avoir un tel visage d'ange vous deviez déjà être fort belle étant humaine, j'en suis sûr, le genre de beauté qui ne laisserait pas un vampire indifférent, et c'est sans doute la première raison pour laquelle votre créateur vous à choisi, je me trompe ? Interrogea-t-il.

-Comment vous savez que mon créateur est un homme ? Demanda-t-elle alors mal à l'aise.

Le russe eut alors un peu rire sinistre, qui la fit frissonner.

-Réfléchissez ma chère, la raison est pourtant si simple. Une femelle vampire seine d'esprit n'aurait jamais transformée une humaine, si la beauté cette dernière aurait était susceptible de rivaliser ou même de surpasser la sienne. Et croyez-moi je sais très bien de quoi je parle. Mais un vampire mâle, lui en revanche dès qu'il repère une beauté il est très rare qu'il y renonce, sauf si il préfère la vider de son sang bien sûr...

-Arrêtez s'il vous plaît! Trancha Angélica irritée par ces propos.

-Je suis également certain que votre créateur espérait vous garder pour lui tout seul. Poursuivit-il comme si elle n'avait rien dit. Certains créateur sont comme ça, éprit de ce qu'il ont créent, mais c'est un cercle vicieux car cela se retourne contre eux un jour.

-Vous en savez des choses monsieur. Dit-elle d'une voix lassée. Mais comme je vous l'ai déjà dis,vous ne savez rien de moi ! Et de mon créateur encore moins !

-Ce que je viens de vous dire vous irrite je le vois bien, mais vous savez que j'ai raison.

-Je vous l'accorde il y a une part de vérité dans ce que vous dites. Céda-t-elle.

-Je suis désolé si mes paroles vous choque...je sais qu'il ne m'appartient pas de vous dire cela alors que nous nous connaissons à peine. Dit-il compréhensif.

-Écoutez Boris ma vie est suffisamment compliquée comme ça, je ne souhaiterais pas en parler maintenant.

-Comme il vous plaira ma chère, de toute façon vous vous en rendrez bien compte par vous même un jour.

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Volterra : point de vue extérieur :

-Alors... toujours aucune trace d'elle ? Demanda William avec inquiétude à Démétri.

-Aucune, désolé j'ai perdu sa trace dans la forêt, tu n'es pas sans savoir qu'elle masque son odeur pour me rendre la tâche plus difficile. Répondit ce dernier blasé. Mais ne t'inquiète dont pas je la trouverai, je repartirais à sa recherche ce soir, pour l'instant cela n'est point possible il fait encore jour, elle aussi doit sans doute être à l'abri du soleil.

-Très bien, je t'accompagnerais dans ce cas.

-Inutile, je t'assure. Répondit le traqueur visiblement sûr de lui. - Je vais bien finir par la trouver.

-Non, je viendrais avec toi ! Insista William. -Ma sœur est livrée à elle même dans la nature, il n'est pas question que tu...

-Je t'arrête tout de suite, mon cher. Coupa le traqueur. -Ta petite sœur n'est plus une gamine, moi je ne me fais aucun souci pour elle. Elle doit pouvoir se défendre toute seule maintenant, laisse-la dont vivre, et moi lui courir après !

William allait répliquer quand Corin entra dans la salle commune de la garde, les deux hommes se turent aussitôt.

-Oh, excusez-moi. Dit-elle. -Je vous dérange visiblement ?

-Oh, non jamais ! Lui répondit aussitôt William.

Corin lui sourit, ravie et lui dit : -Si je vois que je vous ai interrompu tout les deux, je repasserai plus tard William, j'avais quelque à te dire, mais cela peut attendre. A plus tard messieurs. Dit-elle en fermant la porte derrière elle.

William laissa échapper un soupir de déception en la voyant partir, ce qui n'échappa pas à Démétri, qui lui poussa un petit « hum » moqueur. Le jeune homme tourna la tête vers lui est lui demanda :

-Quoi, qu'est ce qu'il y a ?

-Oh rien mon cher ! Répondit l'autre.

-Vraiment ? Alors c'était quoi ce « hum » ? Non ne dit rien ton silence parle pour toi ! Dit William l'air blasé.

-Bon passons ! Dit alors Démétri.

-Oui passons ! Rétorqua William avec empressement.

Le traqueur lui mit une main amicale sur l'épaule tout en le rassurant : -Ne t'inquiète pas pour ta chère et tendre sœur. Dit-il en levant les yeux au ciel. -Je la retrouverai, je te le promet, toi reste ici au cas où elle reviendrait avant moi !

-Soit ! Répondit William. -Mais je me demande bien où elle peut être en ce moment.

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Sulpicia était assise silencieusement, regardant son époux faire les cents pas devant elle en la dévisager férocement. Bien sûr Aro n'avait pas vraiment besoin de poser des questions, il savait déjà tout ce qu'il voulait savoir des pensées de sa femme concernant Angélica.

-Je t'avais formellement interdit, de lui chercher querelle ou te t'en prendre à elle. Lui rappela Aro.

-Je le reconnais mon roi. Dit-elle la voix légèrement nouée. Je t'ai désobéis, mais je ne pouvais me taire devant l'insolence de cette...

-Tu as provoqué cette altercation, tu sais que son don est instable, et de ce fait il ne faut point la contrariée sans raison ! Coupa Aro irrité.

-Tu sembles bien enclin à m'accabler de tout les tords possible, mais je ne suis point la seule fautive dans ce qui est arrivé. Se défendit-elle alors.

-C'est peut-être vrai, mais quoi qu'il en soit...

Aro s'interrompit en sentant l'odeur familière de Jane derrière la porte.

-Entre, ma chère ! Dit-il à voix haute.

La petite blonde entra alors dans la pièce, tout en s'inclinant devant son maître, et sans un mot lui tendit sa main. Aro s'empressa de s'en saisir, avide de savoir ce qu'elle avait à lui révéler. En seulement quelques secondes il vit toute les pensées de Jane. Elle avait vue Angélica sortir du territoire des Volturi, la nuit dernière, alors que cela lui était défendu. Aro laissa un soupir d'exaspération sortir de sa bouche. Démétri était encore une fois incapable de la suivre à la trace, maintenant seuls les dieux savaient où elle pouvait être à cette heure. Décidément Caïus avait raison sur un point, cette femme était une source perpétuelle de problème. Mais malgré tout il aimait cela.

-Merci, Jane. Dit Aro en lâchant sa main.- Tu peux disposer, je ferai appel à toi en temps voulu.

-Bien maître. Répondit-elle en le saluant de la tête, faisant de même pour la reine, et disparu aussitôt.

-Un problème, très cher ? Interrogea doucement Sulpicia sans même le regarder.

-Aucun...Répondit-il. -Aucun dont tu devrais te soucier.

Aro fit volte face, et alla près de la fenêtre, le soleil allait se coucher dans quelques heures.

-Tu as l'air de plus en plus pensif, Aro. Fit remarquer sa femme. C'est cette petite peste, qui te tourmente tant ? Ah, pourquoi poser la question c'est pourtant si évident. S'il te plaît mon cher époux, combien de temps encore vas-tu courtiser cette enfant qui ne veut point de toi. (Aro ne releva pas, se contentant de faire comme si elle n'était pas là). - Crois-tu que je ne vois rien ? Ce qui m'exaspère le plus, ce n'est pas que tu fasses à cette petite une cour des plus ardentes, mais qu'elle ne te demande rien et que que malgré tout toi mon cher mari tu t'obstines à vouloir tout lui donner sans compter. Tu devrais la laisser partir, je sûr que si l'occasion devait se présenter à elle, elle ne se ferait pas prier pour s'en aller à toutes jambes sans même se retourner...

Si Sulpicia c'était attendu à de la colère venant de son mari face à ces mots, elle ne s'attendait sûrement par à ce qu'il se met à rire, elle lui fixa incrédule, ne comprenant pas très bien ce qui était si hilarant dans ses paroles.

-Ce que je te dis t'amuse on dirait ?!

Aro se retourna vers elle, avec un sourire narquois.

-Quel est le problème ma chère, tu t'inquiètes pour ton titre de reine ou mon bien être ?! Demande-t-il ironiquement.

-Pourquoi, je devrais ? Questionna-t-elle méfiante

« Peut-être » Pensa Aro sans perdre le sourire.

-Ma chère femme, n'y voit rien de personnel, mais je n'ai que faire de ton avis. Cette enfant comme tu dis, est à moi, sa vie m'appartient, je lui donne comme je lui reprends et c'est là, la seule chose que tu dois savoir à son sujet. Maintenant la discussion est close !

Sulpicia ne répondit pas, sachant très bien qu'une fois qu'Aro avait une idée en tête il était inutile d'essayer de le raisonner. Elle acquiesça de la tête et se leva pour s'en aller. Mais avant de passer la porte elle lui :

-Mon roi...entend au moins ceci ne laisse pas ton orgueil t'aveugler ainsi. Cette fille est un poison qui te fera bien du mal si tu t'obstines à la garder près de toi contre sa volonté. Tu aurais dus la tuer ! Lâcha-t-elle avec dédain pour ensuite s'en aller sans plus un mot.

Aro n'accorda aucune attention aux paroles de sa femme, il s'assit dans un fauteuil pour réfléchir. Car ce que Sulpicia ignorée c'est que lui et son frère Marcus avaient eus une petite discussion quelques heures plus tôt. Et il avait prit une décision importante.

Flash Back :

Marcus et Aro étaient assis l'un en face de l'autre en pleine partie d'échec, un silence pensant s'était installé depuis le début de la partie. Aro venait de perdre un nouveau pion. Marcus lui dit alors :

-Je te croyais meilleurs stratège Aro.

Ce dernier ne répondit pas.

-Tu sembles lointain ces jours-ci. Lui fit remarquer son frère. -Tu comptes faire cela encore longtemps ? Soupira-t-il blasé.

-Je ne vois pas de quoi tu parles. Répondit Aro sans le regarder.

-Tu mens mieux que ça Aro, n'essaye pas de me faire croire que tu n'es pas anxieux à l'idée que ta charmante protégée est put croiser un de nos congénères dehors, tu devrais te décider au plus vite, car belle comme elle est un des nôtres finira par te la prendre.

Aro toisa Marcus avec insistance avant de demander :

-Où veux-tu en venir ?

-Qu'attends-tu donc pour la demander ? Et enfin faire en sorte qu'elle prenne la place qui lui revient auprès de toi.

« Le mariage » pensa Aro, bien sûr qu'il y avait déjà songé.

-Tu as pris Sulpicia pour épouse seulement pour les apparences et la facilité, met fin à cette union sans intérêt et épouse ton âme sœur avant qu'il ne soit trop tard. Dit Marcus l'air grave.

-Même si je mets fin à mon mariage avec Sulpicia, dis-moi Marcus, qu'est-ce qui te fait croire qu'Angélica envisagerait une éternité avec moi comme compagnon ? Car je la connaît elle peut me dire oui comme elle peut me refuser. Demanda Aro avec agacement.

-Dans ce cas à toi de lui montrer et de l'amener à envisager une éternité avec toi, prouve lui que tu tiens à elle tout simplement. Conclu Marcus en observant la réaction de son frère à ses paroles. Voyant son silence il poursuivit. -Ne lui as-tu donc jamais parlé de tes sentiments à son égard ? Interrogea-t-il alors. -Décidément... tu es trop lâche pour reconnaître que tu l'aimes. J'ai presque pité d'elle ! Avoua-t-il sans retenu.

A ces mots Aro se leva en renversent échiquier d'un revers de bras.

-Oui JE L'AIME ! S'emporta-t-il. -Et je la hais ! Je le confesse seulement à toi mon frère, c'est ce que tu voulais entendre ?! Je l'aime avec toute la fureur dont mon âme est capable. Crois-tu sincèrement que je n'ai point songé à me la marier ? En sachant très bien que même séparé de mon épouse, elle n'accepterait jamais.

-Qu'est-ce que tu en sais ? Demande-la et tu verras bien quelle sera sa réponse. Car si tu laisses les choses telles qu'elles sont actuellement, mon frère elle te rendra fou ! Dit calmement Marcus.

Aro le considéra un moment, retrouvant peu à peu son calme. Il ne put alors que se résoudre à reconnaître que Marcus avait raison. Il était temps qu'il demande la main d'Angélica en mariage et enfin mettre fin à ses tourments. Ne serait-ce pas là, la meilleur façon de lui prouver son amour, se demandait le roi, c'était peut-être cela enfin de compte qu'attendait la jeune femme, une preuve de la part du roi.

Fin du Flash Back.

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Bonsoir à tous, me revoilà avec une longue période de silence. J'ai été très occupé ces derniers mois, je vous demande de bien vouloir m' en excuser. Ce qui n'ai pas un argumentent en sois je vous l'accorde ! Cependant pour me faire pardonner de mon absence, j'ai allongé le chapitre, et le prochain est presque fini. Et oui je reprends du services.

Juste à tire d'information : Pour ceux qui ne le sauraient pas Boris est le créateur de Laurent. Je l'ai pas choisi par hasard vous comprendrez pourquoi plus tard.

Merci beaucoup, à dans le chapitre suivant !