Point de vue extérieur :

-Alors ma chère Rose, vous trouvez votre bonheur ? Demanda Boris, en la regardant fouiller dans les étagères de sa bibliothèque.

-Vous avez une collection de livre passionnante, Boris, il est difficile de ne pas y trouver son bonheur. Répondit-elle avec enthousiaste en regardant le livre qu'elle avait dans les mains.

-Oh, j'ai entassé tout ça au fil des siècles, à force je ne savais plus où les mettre. Dit-il l'air de rien.

La jeune femme vient vers lui et lui dit :

-J'adore les livres, ils sont comme une source d'inspiration pour moi.

-Et qu'est-ce qui vous inspire ? Demanda-t-il curieux.

-L'art, la beauté, la musique ou la danse et bien d'autre chose encore...

-Dites m'en plus sur ce que vous appelez l'art, ma chère ? Questionna-t-il intéressé.

Elle sembla chercher ses mots quand enfin elle s'expliqua :

-L'art et selon moi une façon d'extérioriser se que l'on ressent, ce qui est au fond de nous, comme la peine, la souffrance, la joie, l'espoir... Et pas que sur un tableau, on peut le traduire par le chant, la musique, par se que l'on peux réaliser de ses mains, après cela dépend des points de vues de tout à chacun. L'art est l'expression de l'âme. Tout simplement, il permet de nous montrer tel que nous sommes vraiment, sans faux semblant, sans artifices... C'est simplement nous ! Déclara-t-elle avec conviction.

Boris, lui la regardait impressionné :

-Et bien ma chère, vous m'avez donné matière à la réflexion, c'est un point de vue très intéressant et si joliment formulé. Mais peut-être est-ce tout simplement vous la vrai définition de l'art... Car vous êtes une source d'inspiration à vous toute seule ! Dit avec un grand sourire.

-Oh, je n'aurais pas la prétention de le dire, mais merci du compilent. Dit-elle en passant à côté de lui pour aller voir d'autres livres derrière lui.

-Il y une chose que je souhaitais vous demandez chère Rose. Dit-il avec une étrange douceur dans la voix.

-Allez-y ! Répondit-elle absorbé dans ses recherches.

-Une minute je vous pris. Dit-il, il tourna la tête vers la porte de la bibliothèque et s'écria : -Entré ! Il avait sentit un de ses serviteurs arrivé derrière la porte.

-Je vous pris mon seigneur de pardonner mon intrusion. Dit l'humain en passant la porte, il s'inclina en rajoutant : -Une lettre importante vient d'arriver de Russie, elle vous vient de Господин Димитри* (Monsieur Dimitri).

-Ah ! Émit joyeusement Boris. -Il donne enfin des nouvelles. Dit-il en prenant la lettre que son serviteur lui tendait. - Tu peux disposer ! Ordonna le vampire à l'humain.

Angélica qui n'avait strictement rien comprit aux deux derniers mots du serviteur, se demandait bien de quoi il pouvait s'agir.

-Excusez-moi, mon cher je ne voudrai pas vous paraître indiscrète mais que signifie les derniers mots de votre domestique ?

Boris releva les yeux de la lettre pour la regarder et lui sourit.

-Ah, oui c'est vrai vous ne parlez pas ma langue maternelle, cela veut tout simplement dire « Monsieur Dimitri » ! Traduit-il alors.

-Dimitri ? C'est un beau prénom. Répondit-elle.

-C'est vrai, ce cher Dimitri est un des vampires que j'ai créé, cela bien fait bien longtemps d'ailleurs, il demande quand je serai de retour en Russie, c'est fou vous savez je m'absente pendant un an et pour eux c'est la fin du monde. Dit-il en riant.

-Un an ? S'étonna la jeune femme.

-Oui, mais un an ce n'est rien, je compte rentrer en Russie prochainement, et peut-être partir en France qui sait. Mais ce que je voulais vous demander précédemment c'est...

-C'est ? L'encouragea-t-elle.

Le vampire se rapprocha d'elle et lui demanda :

-Voyez-vous ma chère, je vais bientôt rentrer chez moi alors, je me demandais... enfin j'avais l'espoir que vous m'accompagneriez... si bien sûr vous n'aviez aucune attache qui vous retiendrez ici ? Ce serait un réel plaisir de vous présenter aux miens.

La jeune femme ne cacha pas sa surprise face à cette demande. Elle ne savait que dire ou même qu'en penser.

-Je ne sais que vous répondre Boris, je viens à peine de vous rencontrer et vous me proposez déjà de vous suivre, dans un pays que je ne connais pas et dont je ne parle même pas la langue... C'est un précipité tout ça vous ne trouvez pas ?!

Boris eut un sourire compréhensif :

-Je comprends votre réticence Rose, je vous bascule un peu trop sans doute. Mais à quoi peut bien servir l'éternité, si nous ne profitons pas pleinement des occasions qui s'offre à nous ? Alors à vous de faire en sorte que votre vie brûle toujours de la plus ardente flamme. Je vous offre l'occasion de découvrir le monde comme jamais vous ne l'avez vue. Dit avec un sérieux déconcertant.

-Boris, je... Elle s'interrompit, hésitante.

-Croyez-moi je n'envisagerais même pas de vous le demander si je n'avais pas d'estime pour vous, vous apprendrez bien plus avec moi à vos côtés, que toute seule dans votre pays.

-Qui vous dit que je suis toute seule ici ? Interrogea-t-elle.

Boris parut quelque peu surprit par sa question, il répondit :

-Ce n'est pas le cas ? Sans indiscrétion ma chère qu'est ce qui vous retiens ici ?

-Ma famille ! Répondit-elle, bien que ce qu'elle appelait sa famille se résumait uniquement à son frère.

-Votre famille ? Vous ne m'en n'aviez rien dit. Répondit Boris surprit par ce détail.

-Oui, je ne peux pas partir ainsi, ils ne comprendraient pas. Pour être honnête avec vous Boris, si je n'avais point eu d'attache je vous aurai sans doute suivie, mais là ce n'est pas le cas je regrette.

-Soit. Fit-il un peu déçu. -C'est vôtre choix, quoi qu'il en soit si un jour vous décidez à tout hasard de vous rendre en Russie et qu'il vous prendre l'envie de me voir, sachez que vous serez la bienvenue...

-Je vous remercie monsieur, c'est très aimable de votre part, mais comment vous trouverai-je une fois là-bas ? Demanda-t-elle.

-Ne vous inquiétez de rien ma chère amie. Dit-il en prenant sa main dans la sienne. -C'est moi qui viendrais à votre rencontre.

Boris déposa ensuite un baiser sur sa main et lui dit : -La nuit vient de tomber, je crois qu'il est temps de nous dire au revoir.

-Déjà ?! Angélica qui n'avait pas vue le temps passer. -Le temps passe si vite avec vous Boris.

Il sourit: -Ma chère, je vous remercie de m'avoir fait le plaisir de me tenir compagnie, car cela m'a permis de converser avec une femme charmante, j'espère revoir votre doux visage un jour. Venez ! Dit-il en posant une main dans son dos. -Je vous raccompagne.

Une fois que Boris eut raccompagné Angélica à l'entrée, il garda sa main dans la sienne et lui dit :

-Tenez, avant de me quitter veuillez ma chère accepter ceci. Le vampire sorti de la poche intérieur de son manteau une petite boite en bois et la lui tendit.

La jeune femme prit la petite boite et l'ouvrit délicatement pour ne pas l'abîmer, et elle y découvrit une jolie bague fine en argent avec un diamant incrusté au centre de la bague.

-Elle a été faite dans mon pays elle est un peu simple, je sais mais j'ai songé en vous regardant qu'elle vous irez à la perfection.

-C'est très généreux de votre part mais en quel honneur... Commença-t-elle à dire sans comprendre.

-Pourquoi je vous fais ce présent ? Et bien disons seulement que vous me plaisez et que ce serait contraire à mes principes de vous laissez me quitter sans un souvenir de notre rencontre, aussi bref a-t-elle été. Voyez cette bague comme une promesse...Dit-il avec un petit air rêveur.

-Et cette promesse quelle est-elle ? Interrogea-t-elle en arquant un sourcil.

Boris ne répondit pas de suite, il sortit la bague de son écrin et la passa délitement à l'annulaire de la main droite de la jeune femme.

-La promesse de vous revoir un jour ! Déclara-t-il avec un léger sourire.

-Je ne peux rien vous promettre Boris, mais dans une éternité dieu sait ce qui peut arriver ?! Dit-elle joyeusement.

-C'est vrai ma chère ! Répondit-il en déposant un dernier baiser sur sa main droite. -Et bien je vous dis au revoir douce Rose, je suis certain que nos chemins se croiserons de nouveau, pour l'heure je vous souhaite bon voyage jusqu'à chez vous.

-Je vous remercie pour votre hospitalité monsieur, et vous souhaite un également à bon retour chez vous.

-Merci, permettez ? Demanda-t-il en se postant derrière elle pour l'aider à mettre son manteau.

-Merci. Dit-elle à nouveau en se retournant vers lui.

-Prenez soin de vous ma chère. Dit-il en lui ouvrant la porte.

Angélica ne put se retenir de lui donner un bisou sur la joue pour le remercier, le vampire afficha alors une mine surprise mais se ressaisit aussi vite et sourit.

-Au revoir Boris. Salua t-elle avant de partir à vitesse vampirique.

Quant à son hôte une fois qu'elle fût partie, il dit d'une voix plus sombre:- A très bientôt, jeune Rose ! Je vous attendrai avec impatience.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Point de vue extérieur (Volterra) :

Le silence surnaturel de la ville régnait en maître sur Volterra une fois la nuit tombée. Plus personnes ne s'aventuraient dans les rues, les volets des maisons fermés, les portes verrouillées à double tours. Comme si les gens craignaient que le mal entre chez eux la nuit. Ce qui permettaient aux vampires de sortir de leur tanière sans se compromettre. Au Palazzo, grande demeure des Volturi le calme qui hantait les lieux avait disparut, laissant place à de l'agitation palpable. Dans la salle des trônes se trouvaient les trois rois ainsi que le jeune William. Le jeune homme avait demandé une audience auprès des rois.

-Vous avez demandé audience William. Commença Aro en fixant intensément le jeune homme. Et bien nous vous écoutons de quoi s'agit-il ?

William n'hésita pas une seconde et parla sans détoure :

-Je souhaite mes seigneurs, partir à la recherche de ma sœur, qui vous le savez n'a toujours pas réapparut depuis la nuit dernière.

Aro qui ne fut pas surprit de cette demande lui répondit aussitôt :

-Je comprends cher William, mais j'ai déjà demandé à Démétri de partir la retrouver...

-Certes mais il n'y est toujours pas parvenu ! Fit remarquer le jeune homme.

-Démétri fait ce qu'il peut. Indiqua Aro. -Tant il est vrai la tache est ardue. Reconnu-t-il.

-C'est justement pour cette raison que je veux l'aider. Déclara William.

-C'est inutile ! Intervient fermement Caïus. -Démétri est un traqueur, il la trouvera par conséquent votre aide ne lui est d'aucune utilité.

-Vous semblez bien sûr de vous Caïus, mais je connais ma sœur mieux que lui je pense donc pouvoir la retrouver, à deux nos chances n'en seront que renforcées.

Aro laissa échapper un soupir et dit :

-William mon cher patientez encore un peu, je ne souhaite pas envoyer plusieurs des nôtres à sa poursuite. Le mieux est de l'attendre ici...

-Pourquoi ai-je l'impression que vous vous moquez de ce qui pourrait lui arriver ? Interrogea-il.

-Ce n'est pas qu'une impression. Commença Caïus. -Notre monde ne tourne pas qu'autour d'elle, nous n'allons certainement pas déployer toute la garde à la recherche d'une seule vampire. Envoyer Démétri suffit largement.

Piqué au vif par les paroles de Caïus William s'emporta :

-CE N'EST PAS SUFFISANT !

-Allons, allons William. Tempéra Aro en venant vers lui. -C'est inutile de vous emporter de la sorte, je sais votre envie de la protéger, car tel est également mon désir, ne vous méprenez pas sur mes intentions car tout autant que vous sa vie à une immense valeur à mes yeux. C'est pourquoi je vous demande de faire confiance à notre traqueur il nous ramènera Angélica saine et sauve, je vous le promets.

-Belles paroles Aro une fois de plus ! Commença William sans cacher son méprit. -Mais entendez bien ceci, si demain à l'aube votre Démétri n'a point ramené ma sœur, je partirais la retrouver moi-même !

Sans ajouter un mot de plus le jeune vampire quitta la salle non sans contrariété laissant les rois entre eux. Plus

loin dans le couloir désert ce trouvait Corin, qui avait attendue le jeune homme.

-Alors ?! Demanda-t-elle.

Il soupira et lui répondit :

-Ils sont contre ! Ils veulent que je « patiente » en attendant sans rien faire que ma sœur daigne revenir de son plein gré ou que Démétri la ramène de force.

Corin posa une main compatissante sur l'épaule du jeune homme.

-Je comprends tout à fait que cela peu être frustrant, mais Démétri sait ce qu'il fait, pour une fois essaye de faire confiance aux Volturi.

-Non, Corin. Répondit fermement William. Cela m'est impossible et tu le sais.

-Même pas en moi alors ?! Murmura-t-elle avec déception.

-Toi c'est autre chose. Toi je sais que tu ne me mentirais jamais. La rassura-t-il en lui adressant un doux sourire.

Corin lui rendit faiblement son sourire. Le vampire voyant son regard lointain lui demanda :

-Il y a un problème ?

Elle hésita un moment avant de parler, puis elle dit :

-Puis-je te parler librement ?

-Bien sûr ! Assura William. -Pourquoi dont ne pourrais-tu pas ?

-Et bien voilà William... Ne te méprend point de ce que je vais te dire, mais cela fait longtemps que ça m'occupe l'esprit... Vois-tu j'ai le sentiment que pour toi ta sœur est l'équivalent de Dieu sur terre ! J'entends par là que tu ne jures que par elle, c'est elle à qui tu donnes toujours raison, tu ne prends jamais de décision sans son avis, c'est elle à qui tu dois rendre compte, c'est encore elle à qui tu prodigues toute ton affection. Tu voues littéralement ta vie à Angélica, c'est le centre te ton existence...encore et toujours elle.

William allait lui répondre, mais elle poursuivit aussitôt :

-Par moment je me demande si tu réalises toute la place que tu la laissé prendre dans ta vie. Sans elle tu es perdu... Tu as un amour fraternel débordant pour ta sœur et tu fermes ton cœur à toute autre.

A ces mots William ne répondit rien se contentant de hocher la tête comme pour reconnaître que Corin avait raison. Bien que ces paroles furent dures pour lui à entendre, mais c'était pourtant vrai. Angélica occupait une place importante dans la vie de son frère. Déjà dans leurs vies humaines elle était la dominante malgré les apparences. C'était elle qui prenait les décisions pour tout les deux et William la laissait faire volontiers car il était rare que sa petite sœur se trompe dans ses choix contrairement à lui. Et sans elle les murs de son monde qu'il avait érigé autour d'elle s'effondraient, dans le fond c'était lui qui avait besoin d'elle.

-Angélica est la seule famille qu'il me reste Corin, et pour rien au monde je ne souhaiterai la perdre. Commença-t-il en pesant chaque mots. -Alors oui, elle passe avant tout le reste... même si cela te déplaît !

-Mais tu as ta vie à prendre en compte toi aussi, tu ne peux pas laisser ta sœur décider à chaque fois pour toi ! Essaya de lui faire comprendre Corin. -Je t'en pris réfléchi à ce que je te dis.

-Assez ! Coupa William agacé. -Arrête de me parler de ça. Si ma sœur n'est pas revenue demain à l'aube je pars à sa recherche avec ou sans l'accord de tes maîtres !

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Point de vue extérieur (la salle des trônes) :

-Je l'ai toujours dit ! Ruminait Caïus comme à son éternelle habitude. -Qu'elle nous causerait des problèmes!

-Elle est jeune...soupira Marcus de lassitude face aux discours répétitifs de Caïus.

-Ce n'est pas une excuse ! Répliqua aussitôt le blond.

-Tes paroles laissent entendre que tu n'as jamais eut 29 ans mon frère. Fit remarquer Marcus.

-Hum ! Émit Caïus d'un ton méprisant. -Évidement comme de coutume et comme Aro, tu excuses tout ce qu'elle fait ! Et je vous ferais remarquer à tout les deux qu'autrefois vous n'étiez point si...indulgent en ce qui concerne la désobéissance et l'irrespect de nos règles. Tout les vampires vivent en ces lieux s'y sont plier, mais pas elle, sincèrement Aro je t'ai connu plus intransigeant en matière de respect des règles.

Aro laissa échapper un soupir d'agacement devant les remontrances de Caïus, comme si il avait des comptes à lui rendre sur ces façons de faire avec Angélica. Donc pour ne plus l'entendre il lui dit :

-Cher frère. Commença-t-il en tournant lentement la tête vers lui. -Je l'ai dis auparavant et je te le répète je suis seul juge en ce qui concerne mes créations, et il se trouve qu'elle est la seule à avoir éveillé un intérêt à mes yeux, alors oui j'accepte de fermer les yeux sur bien des choses et du reste je ne pense pas qu'elle ait un jour enfreint nos lois les plus sacrées. Je me chargerai de reprendre certains points avec elle quand elle me reviendra.

-Justement ! Poursuivit Caïus qui ne démordait point. -Parlons-en, pourquoi n'avoir pas laisser son frère la chercher il aurait plus de chance de la trouver lui, au moins Démétri ne saurait point parti pour rien.

-Je suis de l'avis de Caïus. Répondit faiblement Marcus. -Cela aurait été plus utile.

-J'en conviens. Dit Aro. -Mais c'est un risque de les savoir tout les deux ensemble dans la nature, c'est donc un choix que je ne prendrai qu'en dernier recoure.

-Un risque ? S'étonna Caïus.

-Oui, je la connais bien, qu'est-ce qui me prouve qu'elle n'attend pas que nous lui envoyons son frère et qu'elle le persuade ensuite de partir avec elle. Elle en est capable éprise de liberté comme elle est. La seule assurance qu'elle revienne est justement que le jeune William reste avec nous ! De cette façon elle sera moins tentée par le monde extérieur. C'est pourquoi, j'enverrai Alec aider Démétri dans ses recherches...

-N'en dit pas plus. Dit Caïus. -J'ai compris ton raisonnement. Un raisonnement que tu n'aurais pas eut besoin si tu lui avait apprit à te craindre.

-Mon cher frère sache qu'inspirer la peur ne résous pas tout. Et que l'on obtiens bien plus avec un peu de politesse qu'en menacent son monde. Expliqua Aro.

-Cela c'est ce que l'on verra mon frère. Fulminait Caïus. -Nous verrons bien !

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Point de vue d'Angélica :

Il me fallait rentrer à présent, dieu que je vais me faire taper sur les doigts quand ils me verront, j'en suis certaine. Mais peut importe ce qu'ils me réserve, au moins je ne regrette pas d'avoir rencontré ce Boris, pour une fois que je rencontre quelqu'un d'extérieur au clan, quelqu'un qui ne cherche pas à tout savoir de ma vie. Même si cet homme devait bien se douter de certaine chose, en tout cas il s'était abstenu d'en parler. Ce qui m'avait troublé le plus chez lui c'était le contraste étonnent entre sa demeure lugubre et sa jovialité déconcertante. Soit il était charment avec moi, mais avec ses serviteurs humains je doute sincèrement qu'il soit aussi prévenant. Non cet homme ne pouvait pas être comme mon ami Carlisle.

Bientôt mes pas me conduisirent dans une ville qu'autrefois j'avais bien connue « Florence ». Elle n'avait pas vraiment changée en neuf ans, cependant un calme presque pèsent y régnait. Je m'aventurai dans les ruelles sombres de la ville, autrefois cette ville me semblait si lumineuse et maintenant elle me paraissait semblable à toutes les autres, sombre et sans plus guère d'intérêt. Peu d'humains apparentaient encore les rues de ce beau quartier, je déambulais dans la rue depuis quelques minutes bien qu'il me fallait encore rentrer à Volterra, mais si c'était ma dernière nuit dehors alors pourquoi ne pas en profiter une dernière fois ?

Des calèches allaient et venaient dans la sombre ruelle où je me trouvais, je les regardais passer le regard absent jusqu'à ce qu'un homme sorte d'une ruelle voisine, avec une cloche de bronze dans la main, il avait tout l'air d'une crieur de nuit. Ces hommes qui vous hurlent les nouvelles du soir pendant plusieurs heurs, c'est à croire qu'ils ne manquaient jamais de souffle. Je le vis venir dans ma direction et sans réfléchir j'allais aussi vite que possible me cacher dans obscurité de la ruelle d'à côté. Je m'apprêtais à sauter sur le toit d'une maison de la ruelle, quand j'entendis l'humain se mettre à crier en faisant sonner sa cloche dans un bruit fracassant. Instinctivement je posais mes mains sur mes oreilles tant tout ce vacarme était agaçant. « Peut-être devrais-je me charger de lui montrer ce qu'est le silence ? » M'interrogeai-je alors.

-Oyé, Oyé….commença-t-il, bientôt suivi d'un autre de crieur quelques rues plus loin. -Information importante venant de Moncalieri ! Une information importante venant de MONCALIERI ! Notre bon roi est mourant, sont âme sera bientôt entre les mains de dieu...

A ces mots j'ôtais mes mains de mes oreilles pour être sûr d'avoir bien entendu, cet homme venait d'annoncer que mon pauvre père vivait ses dernières heures. « Mon dieu » me dis-je mon père allait bientôt mourir, tout les souvenirs de ma vie d'avant me revenaient comme une violente gifle au visage. Il fallait que j'en sache plus !

Je sortie donc lentement de la sombre ruelle, l'humain était toujours là dos tourné, en train de hurler ces mêmes mots si dures à mon cœur. Je m'approchais de lui sans bruit, jusqu'à arriver à sa hauteur.

-Bonsoir signore. Le saluai-je d'une voix qui ressemblait plutôt à un murmure.

L'homme en face de moi sursauta, avant de ce retourner vers moi me regardant de la tête aux pieds comme si j'étais un fantôme, cet homme devait avoir un peu plus d'une quarantaines d'années il être déjà vieux, le visage fatigué. Puis se remettant de sa surprise il me dit :

-Signorina, Vous m'avez surprit, mais que diable une jolie jeune fille telle que vous fait dehors à cette heure tardive. Les rues ne sont pas sûr à la nuit tombée vous savez.

-Excusez-moi de vous avoir effrayé, ce n'était point mon intention, mais j'ai entendu ce que vous venait de dire au sujet de notre roi, est-il bien vrai qu'il est mourant ? Demandai-je doucement.

-Hélas, ma bonne dame, c'est la triste vérité, et pour tout vous dire ses médecins pensent qu'il ne passera pas la nuit, ou si dieu le veut il survivra bien encore deux ou trois jours avant de nous quitter.

-C'est horrible ! Lâchai-je pour moi-même.

-Oh! Soupira-t-il. -En toute honnêteté jeune demoiselle, je suis peut-être crieur de nuit, mais j'en sais long sur la vie. A mon avis, la mort de ses deux enfants il y a neuf ans de cela si ma mémoire et bonne, à était un choque terrible pour lui et il faut dire que leur décès prématuré n'a pas aidé la santé du roi. Et que c'est peut-être ça qui le tue à petit feu depuis si longtemps.

-Pauvre homme, la vie est parfois si cruelle avec nous.

Sans le savoir ce vieil homme me fit éprouver un tel sentiment de culpabilité que je ne pouvais me résoudre à laisser mon père mourir sans le revoir une dernière fois. Avant de rentrer à Volterra.

-C'est la volonté de dieu chère dame...

-Alfredo ! Appela un autre homme au loin. -Que fais-tu donc tu dors ?!

L'homme se retourna vers lui pour lui répondre.

-Bien sûr que non enfin ! Je parlais juste avec la jeune demoiselle qui est... Où est-elle passée, elle était devant à l'instant ! - Signorina où êtes vous passée ? Appela-t-il. -Elle à disparue !

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Point de vue extérieur :

Le palais de Moncalieri était maintenant plongé dans le manteau de la nuit, des domestiques et des gardes allaient et venaient dans les couloirs du palais. Le dernier médecin du roi sortie de la chambre de ce dernier pour rejoindre la reine qui l'attendait dans le couloir le visage marqué par l'inquiétude.

-Alors docteur, qu'en est-il ? Demanda-t-elle.

Le docteur soupira et lui répondit :

-Votre majesté devras être très courageuse, car maintenant dieu seul pourras décider du destin de notre roi.

-Oh ! Dieu du ciel ! Il n'y a donc plus d'espoir ?

-La seule chose que nous pouvons faire et de prier pour son âme. Termina-t-il.

-Quelle tristesse...murmura la reine. -Je vais faire chercher un prêtre.

Dans la chambre du roi, une fine brise printanière soufflé par la fenêtre. Seule une bougie brillait encore faiblement près du lit du roi, la respiration de ce dernier devenaient de plus en plus faible et sifflante. Quelques minutes plus tard un prêtre entra dans la chambre accompagné de la reine celle-ci s'approcha de son mari en s'agenouillant près de lui en posant sa main sur la sienne.

-Majesté... appela-t-elle, mais la seule réponse qu'elle reçue fut un « hum » venant de lui. -J'ai fait quérir un prêtre pour vous, confessé-lui vos pêchés pour pouvoir recevoir l'absolution.

Le roi ouvrit faiblement les yeux et les regarda tout les deux avant de murmurer :

-Allez-vous-en !

-Mais mon ami il le faut ! Insista la reine. -Il en va du salut de votre âme.

-Laissez-moi seul ! Ordonna le roi.

A ces mots la reine se releva et regarda le prêtre l'air de dire « c'est inutile d'insister » tout les deux ressortirent donc de la chambre du roi, referment la porte derrière eux. Le silence revient alors dans la pièce, laissant l'homme dans la solitude de ses dernières heures.. Il referma les yeux attendant que la mort daigne venir le chercher, quand il sentit un courant d'air glacial lui caresser le visage. Il rouvrit aussitôt les yeux sentant une présence avec lui et regarda vers la fenêtre ouverte pour y apercevoir à coté une grande ombre noire. Il resta quelques secondes à la regarder avant de parler :

-Est-ce la mort qui vient me chercher ? Dit-il à lui même.

Tout à coup l'ombre se mit à bouger très lentement dans sa direction. L'homme eut un mouvement de recule voyant le spectre encapuchonné approcher, sans un mot il vit une main blanche venir vers lui, il ne bougea pas mais ferma les yeux comme si il espérait que tout cela n'était qu'un rêve. Le roi senti alors cette main caresser doucement son visage, cette main était si froide qu'il rouvrit les yeux en se demandant ce qu'il avait en face de lui, il demanda alors :

-Qui êtes vous ?

A ces mots le spectre découvrit sa tête et le regarda dans les yeux. A sa vu le roi fut alors comme en état de choque en reconnaissant le doux visage de sa fille disparût, ses yeux se sont soudainement remplient de larmes en la voyant.

-Mon dieu je n'ose y croire...murmura-t-il.

-Bonsoir papa...Répondit-elle en s'asseyant sur le côté du lit.

Le roi leva une main tremblante vers elle, pour la toucher et ainsi se prouver qu'il ne rêvait pas. Elle lui prit la main et la porta à son visage. Son père lui fit alors son plus beau sourire qu'il ne lui ai jamais donné. Elle lui sourit à son tour et il lui dit :

-C'est bien toi, ma chérie ? C'est dieu t'a ramené à moi une dernière fois.

-C'est bien moi papa. Murmura-t-elle avec émotion.

-Que tu es belle mon enfant... murmura-t-il les larmes aux yeux. -Moi qui croyait ne jamais te revoir. -Oh, je te demande pardon, pardon pour ton demi-frère, je sais tout il m'a tout avoué, je suis tellement désolé je n'ai pas sus te protéger toi et ton frère et...

Mais elle chassa toutes ces idées sombres d'un revers de la main, non il n'était pas utile de se remémorer ces événements douloureux.

-Chut...papa. Le rassura-t-elle. -Il est temps que vous vous libéreriez de votre fardeau, car dieu vous attend.

-Angélica...Soupira-t-il. -Seul ton pardon importe, il est vrai que je n'ai pas toujours était juste avec toi, peut-être qu'en voulant trop vous protégés toi et ton frère c'est vous que j'ai le plus blessés...

Lentement elle caressa la joue humide de larme de son père, elle aurait tellement voulu qu'il se sente apaisé.

-Je vous ai déjà pardonné papa... C'est maintenant à vous de vous pardonner. Expliqua-t-elle doucement.

-Comment ? Dis-moi comment ? Supplia-t-il.

-En acceptant mon départ ainsi que celui de William. Acceptez-le papa !

Le roi la considéra un moment avant d'être prit d'une quinte de toux, puis quand elle passa il lui dit :

-Je vais te dire un secret mon enfant... La nuit de ta venue au monde fut pour moi une véritable bénédiction. Et quand tu m'as regardé pour la première fois dans les yeux, dehors il se mit à neiger et tu m'as sourit à cet instant ma vie en fut changé à jamais...

Il soupira, essayent de calmer sa respiration puis il reprit :

-Reste avec moi cette nuit, car demain je serai loin.

-Je serais toujours avec vous papa. Répondit-elle en s'allongeant près de lui, et l'entourant de ses bras.

-Je ne pars plus seul, je suis heureux maintenant, j'ai revu ton sourire juste avant de mourir.

-Je resterai avec vous papa, jusqu'à la fin. Je vous aime.

Le roi ferma les yeux en souriant, caressant les longs cheveux de sa fille dont la tête reposé sur son torse.

-Je t'aime ma chérie. Je suis en paix maintenant, car je vois en ta venue l'existence de dieu. C'est lui qui t'a envoyé me chercher, ma vie est bénie grâce à vous mes enfants. Tu diras à ton frère que vous êtes tout deux ma plus grande fierté...Murmura-t-il avant de refermer les yeux.

Angélica se laissait alors bercé par les faibles battement de cœur de son père. Les minutes qui s'écoulèrent semblaient être les plus longues de sa vie. Retenant sa peine et ses larmes elle releva doucement la tête vers le visage fatigué de son père, elle porta alors une main sur sa joue et caressa celle-ci avec tendresse. Puis tout doucement le roi ouvrit les yeux, plongeant son regard dans celui de sa fille, celle-ci lui sourit, en laissant une larme couler le long de sa joue blanche. Et dans un ultime effort son père entrouvrit les lèvres:

-Angélica...murmura-t-il une dernière fois sans cesser de regarder sa fille dans les yeux et de lui sourire.

C'est alors qu'après avoir échappé son nom dans son dernier souffle, qu'elle sentie la vie quitter le corps de son père, la lumière s'éteindre dans ses yeux, et enfin entendre son cœur s'arrêter de battre pour toujours. Son père était mort dans ses bras. Choqué Angélica ne dit rien, elle passa seulement sa main sur les yeux de son pauvre père pour les fermer à jamais, déposant ensuite un baiser sur son front. Les larmes coulant maintenant sur ses joues.

-Adieux papa...murmura-t-elle difficilement. -Tu me manqueras éternellement. Je t'aime. Dit-elle les larmes aux yeux, en donnant un dernier baiser à son père avant de le serrer une nouvelle fois dans ses bras. Puis sans un mot elle se recula lentement du lit de son père elle éteignit la dernière chandelle qui brillait, et s'en alla sans un bruit.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Point de vue extérieur : (Démétri & Alec)

-Pourquoi c'est toujours à nous que les maîtres infligent la corvée de ramener le petit oiseau au nid. Grogna Alec.

-Cesse donc de te plaindre ! Répondit Démétri. -Ce n'est point à toi d'aller lui courir après à chacune de ses escapades nocturnes.

-Certes, mais tout de même elle est capable de revenir toute seule...

-Ce sont les ordres Alec ! Coupa Démétri. -Ils ne nous appartient pas de les discuter.

-Alors trouvons la et vite ! Rétorqua l'autre.

Les deux vampires menèrent leur recherche une bonne partie de la nuit, sans rien trouver qui pourrait les mener à une piste potentiel, c'était comme si Angélica avait disparut de la surface de la terre. Pourtant le traqueur ne renoncé pas, il s'acharnait au contraire. Et sa persévérance paya quand il sentit la trace de la personne qu'il recherchait si activement. Il appela alors son compagnon qui le rejoint aussitôt.

-Tu as une piste ? Interrogea Alec avec un espoir évident dans sa voix.

-Je crois bien que oui. Répondit Démétri en hochant la tête. -Elle est passée par là, la trace est faible mais je peux la suivre...Toutefois...Hésita-t-il.

-Toutefois ?Interrogea Alec.

-Quelque chose m'échappe...C'est trop facile.

-Trop facile dis-tu ? S'étonna Alec. -Sincèrement on ne peut point dire que cela est si simple de la trouver, on l'a chercher presque toute la nuit !

-C'est justement ça le problème cela ne te paraît point étrange qu'on la cherche depuis tout ce temps et que c'est seulement maintenant que je peux la pister ? C'est pourtant clair non ? Elle veut qu'on viennent à elle ! Conclu le traqueur.

-Comme c'est gentil de sa part, c'est seulement quand son Altesse l'a décidé. Ironisa Alec.

-Je sais, mais c'est comme cela et estimons-nous chanceux qu'elle le fasse car sinon ont la chercheraient encore, une chose est sûr maintenant, elle se trouve dans les alentours de Volterra ! Alors dépêchons !

Les deux hommes partirent alors sur la piste d'Angélica, à toute vitesse jusqu'à ce retrouver près d'une petite rivière où Démétri savait qu'elle avait l'habitude d'y venir s'y isoler de tous. Les vampires regardèrent autour d'eux jusqu'à ce qu'ils aperçoivent une fine silhouette qui les observait assise sur la branche d'un arbre de l'autre côté de la rivière.

-Enfin votre Altesse vous voilà. Dit Démétri avec ironie en croisant un bras dans son dos. -Vous vous êtes fait désirée...

Angélica l'étudia un moment avant de répondre faiblement :

-Bonsoir Démétri, tu voulais me trouver, je t'y ais aidé et maintenant que vous m'avez vu tout les deux allez-vous-en !

-Quel accueil...Intervient Alec. -Cela risque de te déplaire mais...

-Aro nous à chargé de te ramener à lui une fois que nous t'aillons trouvés. Termina le traqueur.

Angélica émit un « hum » dédaigneux envers eux avant de dire :

-Rien que cela !

-Et c'est déjà bien assez ne trouves-tu point ? Demanda Démétri.

-Certes ! Répondit-elle doucement. -Vous semblez visiblement caresser l'illusion que je vais vous suivre !? Partez ! Ordonna-t-elle. -Je reviendrais avant l'aube !

-S'il te plaît Angélica ne rend point les choses plus difficiles... Insista le traqueur.

-Disparaissez ! Ordonna-t-elle en élevant la voix.

Au même moment qu'elle eut prononcée ces mots le ciel gronda comme si un orage approchait. Les deux hommes ne bougeraient pas pour autant.

-Nous avons ordre de te ramener au château Angélica que tu le veuilles ou non. Ton frère t'y attend et il...

-Assez ! Cria-t-elle alors. -J'en ai plus qu'assez que vous vous serviez de mon frère comme excuse pour me faire du chantage !

-Mais ce n'est point ce que tu crois ! Dit Alec.

-A non ?! Rugit-elle dans un nouveau grognement de tonnerre.

-Angélica, je t'aime bien tu le sais. Commença Démétri. -Ne nous oblige point à te ramener de force.

-Et toi ne m'oblige point à te faire du mal, Démétri, si tu refuses de partir d'ici avec ton petit compagnon ! Rétorqua-t-elle l'air mauvais.

Alec, sentant la pluie s'abattre sur eux regarda Démétri et lui dit tout bas :

-Je pense qu'il n'y a rien à en tirer, tu vois bien qu'elle est trop en colère pour écouter. Et il ne faut surtout pas que nous attirerions l'attention sur nous... Nous devons la neutraliser avant que...

-Qu'est ce que vous complotez tout les deux ?! Coupa Angélica avec agacement.

-Désolé Angélica mais tu ne nous laisse point le choix je le crains...S'excusa sincèrement Démétri.

Comprenant ce qu'ils allaient faire, la vampire sauta de sa bras pour les fuir. Démétri lui couru après suivit d'Alec, mais pour Angélica c'était peine perdu car Alec lui envoya sa vapeur paralysante qui endormie aussitôt ses sens avant qu'elle n'atteigne l'entrée de la ville, la dernière chose qu'elle vit avant d'être plongé dans la noir c'est Démétri la rattrapant avant qu'elle ne tombe au sol.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Angélica, sentait ses sens lui revenir tout doucement en lui laissant un affreux mal de tête, elle ouvrit alors les yeux et fixa le voile familier du haut de son lit, avant de réaliser qu'elle sa trouvait dans ses appartements. La lumière du jour était caché par les rideaux qui ne laissait passer que peu de rayon. Elle inspira profondément pour bien reprendre ses esprits quand une voix familière s'adressa à elle.

-Enfin ! Déclara-t-elle presque avec soulagement.

Angélica tourna la tête en direction de cette voix, et vit avec stupeur Heidi qui se tenait debout à côté de son lit et qui la regardait avec une mine réjouie.

-Enfin...te revoilà parmi nous ma chère amie, ont se demandaient tous où tu avais pus passer.

Angélica la fixa avec une mine perplexe, perdue. Mais avant qu'elle ne dise quoi que se soit la belle vampire reprit la parole :

-Quelle frayeur tu nous as fait, surtout à ton frère...pauvre homme il semblait complètement perdu sans toi. (Voyant Angélica s'asseoir sur son lit, Heidi s'avança vers elle pour réajuster ses oreillers) -Voilà ! Dit-elle gaiement. -Reste encore un peu au lit ma chère le temps que tes sens te reviennent parfaitement, je me doute que ce n'est jamais très agréable d'en être privé même pour quelques heures...

-Quelques heures ? Interrogea Angélica surprise.

-Oui, pendant deux bonnes heures je crois me souvenir, mais n'en parlons plus ! Dit moi plutôt ce que tu as trouvé dans le monde extérieur ?

-Trouvé ? Mais de quoi me parles-tu ? Demanda la jeune femme sans comprendre.

-As-tu vue des choses intéressantes, comme des humains à l'odeur exquise, ou encore des congénères ou bien...

-Je n'ai pas très envie d'en parler si tu permets... je ne suis pas vraiment d'humeur...

-Oh, je vois...Murmura la vampire devant la mine triste d'Angélica. -Une mauvaise nuit peut-être ?

-Oh, ça oui ! Affirma-t-elle en soupirant longuement.

-Je vois...Dit-elle à nouveau.

Angélica se mura de nouveau dans son silence, tout en se demandant si à tout hasard Aro serait-il venu la voir ou non, car d'ordinaire il ne perdait jamais une occasion de la sermonner sur ses désobéissances. Elle regarda alors Heidi sans rien dire. Cette dernière lui rendit son regard et comprenant sa question silencieuse répondit :

-Non, il n'est pas venu te voir, si c'est bien là la question que tu te poses. Et il n'a fait aucune remarque ou allusion à ton retour au château. (Angélica acquiesça de la tête) -Cela te surprend j'imagine... et bien moi aussi ! Déclara-t-elle. -Tu as vraiment dut le décevoir ou lui déplaire pour qu'il t'ignore de la sorte !

-Je m'en moque ! Murmura la vampire en détournant le regard d'Heidi.

-Ne fais donc pas ta mauvaise tête chère amie, enfin ouvre un peu tes beaux yeux rouges, tu as le maître de notre monde qui t'offre tout ce que tu veux, qui cède au moindre de tes désirs et toi tu... tu lui tourne le dos comme ça !

-Mais je ne veux rien de lui ! Se défendit Angélica.

-Mais là n'est point la question ! Dit alors Heidi en s'asseyant près de sa jeune amie.

-Vraiment ?

-Le pire avec toi petite princesse c'est qu'on veuille tout te donner alors que tu n'as rien demander.

-Et c'est mal tu crois ? Demanda Angélica prise au dépourvue.

-Tu te poses trop de question ! Soupira Heidi. -C'est pourtant si simple...J'avoue que des fois je ne te comprend pas !

Angélica ne répondit pas, « Pourquoi ne veulent-t-ils pas comprendre tous autant qu'ils sont ! » Se dit-il intérieurement. C'est alors que la porte de la chambre s'ouvrit si brutalement que cela la fit sursauter, laissant place à William suivit de près par Corin.

-Dieu soit loué ! Déclara-t-il à bras ouverts. -Ma petite sœur chérie tu es enfin de retour, dans mes bras mon ange. Dit-il en fonçant sur elle pour la serrer dans ses bras puissants.

Heidi poussa un petit rire devant l'air surprit d'Angélica, qui enlaçait tant bien que mal son frère tant son étreinte était forte.

-Ce que nous avons put nous faire comme soucis, n'est pas Corin ?

-En effet ton frère ne tenait plus en place. Répondit cette dernière en posant sa main sur l'épaule de William, un geste qui n'échappa pas au regard d'Angélica.

-Ma chère Corin. Intervient Heidi en venait vers elle. -Je crois que nous devrions laisser nos chères amis entre eux pour ces retrouvailles familial. Allons suis moi ! Dit-elle entraînant Corin avec vers la sortie.

Une fois la porte refermer William libéra sa sœur de son étreinte et dit : - Grâce au ciel tu n'as rien, ne me fait plus jamais une peur pareil... disparaître sans rien dire...il aurait put t'arriver dieu seul sait quoi...

-William, je suis là ! Coupa sa sœur pour qu'il se calme. -Je suis là maintenant. Et il faut que...

-Il faut quoi ? Demanda-t-il inquiet devant son air triste.

-Il faut que je te dise que notre père...enfin il est...il nous a quitté cette nuit ! Fini-t-elle par dire larmes aux yeux.

A ces paroles William ne parut pas surprit cela voulait sans doute dire qu'il savait déjà.

-Je le sais déjà ma sœur, la nouvelle nous est vite parvenu à Volterra. Et bien que cela m'attriste plus que je ne veuille bien le montrer, je trouve un réconfort de savoir que ses souffrances on prit fin.

-Il est mort dans mes bras...

Cette fois son frère afficha une mine surprise en entendant cet aveu.

-Oui, vois-tu j'ai appris qu'il était mourant alors j'ai voulu le voir une dernière fois.

William ne dit rien se contentant de serrer la main de sa petite sœur dans la sienne. Au bout de quelque minutes Angélica reprit la parole :

-Mon frère il faut que je te dise...

-Non, ne dit rien je ne veux pas savoir, pas maintenant ! Dit-il l'air soudainement abattue. -L'essentiel c'est qu'il ne t'est rien arrivé de grave...

-Mais notre père est mort... Coupa-t-elle en entendant ces paroles. -Et cela n'a point l'air de te faire beaucoup de peine...

-Je suis désolé petite sœur mais la mort ne m'émeut plus ! Et je pense que tu devrais une fois pour toute faire le deuil de notre ancienne vie, car ce temps est révolu ! Termina-t-il sans la moindre expression sur le visage.

-Comment peux-tu dire cela ! Dit sa sœur en se fâchant contre lui. -On croirait entendre Aro ! Termina-t-elle.

-Et toi ce cher Carlisle Cullen ! Rétorqua alors son frère.

Angélica se tut de nouveau, se qui fit soupirer son frère de lassitude, celui-ci se releva alors du lit pour venir déposé un baiser sur le front de sa sœur avant de lui susurrer doucement :

-Pardonne-moi si mes paroles te semblaient dures, mais c'est pour ton bien mon ange. Je dois te laisser pour le moment mais je reviendrai te visiter se soir je te le promet !

Sans ajouter un mot il parti aussi vite qu'il était entré. Angélica baissa les yeux vers ses mains jointes devant elle. Elle ne reconnaissait plus son frère, l'influence des Volturi aura eut raison de lui. « Quelle tragédie grecque » pensait-elle alors avec une bien triste ironie. « Que dois-je faire ! Je suis toute seule maintenant » Angélica avait toujours considéré son frère comme un allié solide et maintenant...

Quelques heures plus tard la vampire s'interrompit dans ses pensées quand elle entendit toquer à la porte de sa chambre, elle huma alors l'odeur de ce mystérieux visiteur, c'est alors qu'elle se stupéfia littéralement en reconnaissant l'odeur de ce vampire. « Non je n'ose y croire » Pensa-t-elle. Mais avant qu'elle ne lui dise d'entrer la porte s'ouvrit laissant place à la silhouette gracieuse de dame Sulpicia. Celle-ci referma la porte derrière elle et fixa ensuite la jeune femme assise dans son lit.

-Bonjour Angélica ! Veuillez m'excuser de ne pont m'être annoncé avant de venir vous voir.(Angélica resta de marbre) -Ma visite doit par ailleurs vous sembler étrange...

-Elle l'est en effet ! Répondit froidement Angélica. -Puis-je savoir ce qui vous amène ici ? Car si je ne me trompe c'est bien la première fois depuis que je vis parmi vous que vous avez l'amabilité me rendre visite.

-Vous avez raison...Mais voyez-vous il fallait que nous parlions toutes les deux...

-Je n'ai rien à vous dire signora ! Lâcha la vampire avec un méprit à peine dissimulé.

-Mais moi si ! Rétorqua la femme d'Aro. -Votre défiance à mon égard est compréhensible, mais quoi qu'il en soit je tenait vous dire que je vous pardonne votre insolence et votre inqualifiable conduite de notre dernière entre-vue...

Angélica l'écoutait parler sans l'interrompre tellement ahurie pour dire un mot tant le culot de cette femme la laissait sans voix ! « Elle me pardonne ? Non mais elle se moque de moi »Pensa-t-elle.

-...Et voilà pourquoi je suis venue vous rendre cette visite. Termina-t-elle.

-Je vois c'est monsieur votre mari qui vous a demandé de venir me voir pour me dire cela ? Répondit-elle méfiante.

-Non, je vous assure qu'il n'en a rien fait, je suis venue de moi même! Se défendit Sulpicia.

-Est-ce là tout ce que vous aviez à me dire ? Questionna Angélica visiblement pressé de la voir partir.

-Non... il y a bien encore une toute petite chose dont je voulais vous entretenir.

Angélica poussa un soupir de lassitude. Elle avait l'impression qu'elle ne se débarrasserait jamais de la vampire !

-Je vous écoute ! Dit-elle avec un ton agacé.

Suplicia se rapprocha du fauteuil à côté du lit de la jeune femme, elle le montra du doigt et demanda :

-Puis-je ?

-Je vous en prie ! Répondit simplement Angélica.

Sulpicia s'assit alors avant de dire après une longue inspiration :

-Voilà... Je voudrais vivement que nous trouvions un terrain d'entente.

-A quel sujet?

-Aro ! Répondit-elle spontanément.

-S'il vous plaît je ne veux point en parler avec vous ! Laissez-moi en paix avec cela ! Répliqua Angélica agacée.

-Vous ne saurez être en paix ! Quand mon roi désir quelque chose il s'empresse de l'avoir, que la chose en question soit un objet ou une personne. Et pour je ne sais quelles raisons il a décidé de vous avoir !

-Et quand il m'aura eut, vous pensez vraiment qu'il vous reviendra ?! Demanda la jeune femme d'une voix sarcastique.

L'épouse d'Aro soupira avant de dire : -Non je ne suis pas aussi naïve que vous !

-Qu'entendez-vous par là ? Répondit Angélica en la toisant.

-Qu'Aro ne mettra jamais fin à notre union pour vous. Expliqua-t-elle avec son habituel air hautain.

-Cela je l'avait bien comprit et comme toute façon je ne veux point de lui ! Par conséquent je ne vois pas pourquoi vous venez m'entretenir de ce sujet.

Suplicia parut surprise face à cette déclaration mais se ressaisit.

-Vraiment, il vous déplaît tant que cela ?

-Ce n'est pas qu'il me déplaît...Mais attendez qu'essayez vous de me dire Sulpicia ?

-Cela risque de vous surprendre mais je vous donne ma bénédiction si vous deveniez sa maîtresse, mieux vaut vous qu'une autre !

Ces paroles, même si ce n'était sûrement pas l'intention de la vampire, blessèrent profondément Angélica « C'est le rêve qui devient cauchemar ! » Se dit aussitôt la jeune vampire.

-Vous vous moquez de moi signora ?!

-Pas le moins du monde...

-Mais pour qui me prenez-vous à la fin ?! S'emporta Angélica en sortant de son lit. -Sortez de ma chambre ! Ordonna-t-elle.

-Si vous êtes encore innocente, je peux comprendre que mes paroles vous choque, mais réfléchissait qui prendra soin de vous à part lui ?

-Contrairement à vous ma chère, je m'occupe très bien de moi toute seule ! Rétorqua la vampire. -Et qu'elle sera ma vie si j'accepte ? Être comme vous, vivre recluse ici en attendant le bon plaisir de monsieur votre mari ?! Vous savez aussi bien que moi qu'il n'est qu'un bourreau au sourire charmeur !

-Je ne vous permet pas de...Commença Sulpicia avant qu'Angélica ne reprenne.

-Non signora je pense que vous avez peur ! Déclara-elle avec défiance.

-Moi peur ? Et de quoi aurai-je peur ? De vous ? Répliqua vivement Sulpicia.

-Non, d'Aro ! Vous avez peur qu'il vous répudie pour me mettre à votre place, c'est pourquoi vous avez le culot de venir me voir pour me proposer cet odieux arrangement ! Vous voulez vous protéger c'est ça !

-Vous m'avez démasquée, mais ce n'est point une raison de vous mettre en colère...Dit Sulpicia en se leva de son siège.

-Si je me mets en colère c'est de votre faute ! Je n'en veux pas de votre vie Sulpicia ! Mais moi ce que je veux tout le monde s'en moque, vous ne pensez qu'à vos intérêts ! Et c'est moi que l'on traite d'égoïste ! Sortez, laissez-moi seule ! En pointant la porte du doigt.

-Vous avez tort de résister...Dit-elle en se dirigent vers la porte. -Car il est patient et vous ne lui échapperez pas !

-Et qu'est-ce qui vous fait croire qu'après cette entrevue je céderai à ses avances ?! Interrogea Angélica méfiante.

-Parce que sans vouloir vous l'avouer, je sais que vous l'aimez ! Termina-t-elle avec un sourire satisfait sur son beau visage, avant de sortir de la chambre.

« Vieille sorcière » étaient les seuls mots qui venait à l'esprit d'Angélica pour désigner la femme d'Aro. La jeune femme c'était attendu à tout sauf à ça, venant de dame Sulpicia. Alors là c'était la pire journée de son existence, tout le monde se mêlait du peu de vie privée qu'elle avait, en lui disant d'être ceci d'être cela seulement pour servir leurs propres intérêts. Ils la dégoûtait au plus au point tous autant qu'ils étaient. Quoi qu'elle fasse elle se sentait prise au piège.

« Que dois-je faire ? » Se demandait-elle sans arrêt. Sa vie serait-elle plus belle en tant que maîtresse d'Aro ? Non, Angélica était sûr que non. Mais si elle résistait encore il ne cesserai jamais de la poursuivre. Et puis Aro avait visiblement décidé de l'ignorer pour le moment. « Que faire ? » Quoi qu'elle fasse le résultat serait le même... prisonnière de cette endroit pour toujours ! « Il faut que je me libère de lui ! » Se disait-il désespérément... c'est alors qu'une idée lui traversa l'esprit, une idée dangereuse tellement insensé qu'Angélica crut un instant avoir succombé à une douce la folie. Et cette idée merveilleusement folle avait un nom « Évasion ! »

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Bonjour à tous, voilà le nouveau chapitre est fini, j'espère qu'il vous à plût. Et je vous remercie infiniment de suivre cette histoire. Le prochain chapitre arrivera bientôt. En tout cas je ferai de mon mieux je le promet.

Merci à tous et rendez-vous au prochain chapitre...