Bonjour tout le monde

on m'a pas mal demandé quand allait réapparaître le pédiatre de Tylan :-)

le voici, le voilà. Non, il n'a pas été mangé par Derek ou un autre garou...

bonne lecture.


Six mois. Tylan avait six mois et un nouveau rendez-vous médical avec le docteur Christian White. Superbe journée qui s'annonçait pour Derek et Stiles. Stiles avait posé un congé pour être présent, histoire de servir d'ancrage à Derek.

- Le carnet de santé ? demanda Stiles en fermant la porte de la maison.

- Je l'ai remis à sa place.

- Ok. On a tout ?

- Ouais.

- Bien, on est partit.

Derek et Stiles quittèrent la maison et s'engouffrèrent dans la Camaro avec Tylan. Ils arrivèrent sur le parking de l'hôpital et prirent une grande inspiration. Très grande inspiration. Stiles, par habitude, récita son mantra et Derek se concentra sur l'odeur de Stiles qui était son ancrage. Et ils entrèrent avec le sourire.


Le docteur les reçu tout de suite.

- Bonjour Messieurs. Alors, comment va votre petit…

- Tylan, le coupa Stiles avec un sourire.

- Je ne comptais pas faire l'erreur. Mais merci. Alors six mois aujourd'hui, c'est bien ça ?

- Oui.

- Comment il va ? Les repas, toujours que du lait ?

Derek prit la parole en tenant Tylan sur la table.

- Il commence à vouloir d'autres trucs, alors on lui fait goûter, mais il recrache.

- Bien, c'est pas grave ça, ça viendra. Il fait des sons ?

- Des ba, des ma, des pa. Voir des pa-pa quand il est motivé.

- Le sommeil ?

- De 20 heures à 6 heures. Siestes à 9 heures et 13 heures.

- Parfait. Il se retourne des deux côtés ?

- Oui.

- Les papas, pas trop fatigués ?

- Les parents, permettez-moi de rectifier et non, ça va.

- Vous avez décidément un enfant parfait. Quelle chance, vraiment. Bien on va le peser, le mesurer et faire les vaccins, si vous êtes d'accord.

- Du moment qu'on a commencé la dernière fois, je ne vois pas pourquoi on ne continuerait pas, maintenant que c'est lancé.

- J'aimerais savoir une chose, messieurs. Pourquoi, au premier rendez-vous, vous m'avez dit que pour Tylan les vaccins seraient inutiles ?

- Nous faisons justes confiance à notre fils. Et on n'est pas très amis des aiguilles.

- Je vois. Vous le donnez à garder ?

- Ça arrive rarement. En général à mes parents ou au père de Stiles.


Après avoir pesé et mesurer Tylan, le médecin sortit deux aiguilles de son tiroir et Stiles se raidit. Le docteur piqua une première fois le petit qui grogna légèrement puis prépara la deuxième piqûre et l'approcha de la cuisse du bébé, mais il sentit quelque chose le gratter sur la main. Il suspendit son geste pour voir du sang couler de trois longues griffures. Il leva les yeux vers Derek qui avait prit le bébé contre lui.

- Il m'a griffé. C'est lui qui m'a griffé ?

- On a oublié de lui couper les ongles.

Le médecin montra sa main à Derek.

- Vous pensez, monsieur Hale, que des ongles de bébés non-coupés peuvent provoquer des telles griffures ? Vous pouvez reposer le petit sur la table, s'il vous plait.

Derek hésita et croisa son regard avec celui de Stiles qui se rongeait les ongles en récitant son mantra doucement d'une voix à peine audible, même pour le loup.

- Posez votre fils sur la table, ordonna le médecin.

Derek s'exécutât et le médecin garda une jambe de Tylan dans sa main fermement. Il piqua le haut de la cuisse et regarda l'enfant quelques instants. Et comme par magie, la cicatrice de la piqûre disparue d'elle-même. Le docteur sourit et releva le petit qu'il pinça fortement sur le bras. Tylan affolé eut les yeux qui virèrent au bleu et sortit les griffes. Derek bouscula le médecin et reprit son fils.

- Il m'a l'air en forme. Alors maintenant, dites-moi ce qu'il est et vous, monsieur Hale, ce que vous êtes. Je vous observe depuis six mois et j'ai remarqué certaines choses. Mon but n'est pas d'aller le crier partout, on me prendrait pour un dingue. J'ai entendu 2-3 choses dans cette ville telles que, loups-garous, wendigos, kitsunes et d'autres. Alors la vérité ?

Derek inspira en serrant son fils contre lui et se concentra sur les battements de cœur du docteur. Il finit par répondre en soupirant.

- Loup-garou.

- Le petit et vous, donc ?

- Oui.

- Et vous, monsieur Stilinski ?

- Comme vous, un humain, ni plus ni moins.

- J'avais bien senti quelque chose de bizarre dès la naissance de Tylan, j'ai mis le temps, mais j'ai trouvé. Du coup, les vaccins je vais continuer de les noter, mais on les fera plus parce que j'ai bien compris que c'était inutile.

- Totalement inutile. Il ne sera jamais malade.

- Vous devrez quand même le faire croire.

- Oui. Ne serait-ce que pour l'école. Vous êtes prêts à nous aider ?

- Écoutez, on a peut-être un peu mal démarrés vous et moi, ne serait-ce que parce que l'histoire de Tylan me semblait un peu étrange et je me suis méfié, mais en vous observant un peu, j'ai remarqué que vous étiez des gens bien, des parents attentifs. Je vais donc vous dire que oui, je vais être de votre côté pour deux raisons. La première, parce que j'ai compris qu'on ne peut pas confier Tylan à n'importe qui, ça peut être très dangereux, la preuve en est ma main et la deuxième raison, c'est que je suis tout sauf un briseur de famille. Et je trouve votre famille un peu… hors normes, mais finalement dans la vie de tous les jours, vous n'êtes pas tellement différents des autres parents ou des autres familles. Et je sens que je peux vous faire confiance. Tout ce que je veux, c'est voir Tylan aux rendez-vous prévus, plus quelques fois qu'on programmera à l'avance pour faire croire aux maladies infantiles.

Stiles sourit et Derek aussi. Ils serrèrent tous deux la main du docteur, rhabillèrent Tylan et partirent.


Une fois sur le parking Sites relâcha la pression.

- C'est moi ou notre vie devient un peu plus parfaite chaque jour,?

- J'ai aussi cette impression depuis quelques temps. Bon, on passe chez Deaton.

- Il t'inspire confiance le docteur White ?

- Etonnement, oui. Je n'ai pas le sentiment qu'il soit mauvais. Il n'a même rien demandé en échange de son silence. En même temps, comme il a dit, on le prendrait pour un fou.

- J'espère vraiment que ça suffise à son silence.

Le docteur White les regarda partir depuis sa fenêtre, il désinfecta la griffure sur sa main et sourit pour lui-même. Il avait réussit à comprendre tout seul. Au prix de grands efforts, mais maintenant il savait et il n'allait rien dire. Il était un homme de paroles.


Bon, le docteur a du un peu remonter dans vos estimes, non ?

il est cool au final :-)

un prochain chapitre demain

Anniversaire et inquiétudes

à demain

bisous

Kitsune