Bonjour tout le monde
Nouveau chapitre de TD.
Oui, mais le mal est fait
le titre ne semble pas très prometteur... je sais.
bonne lecture quand même
Stiles était content. Il avait vu Tylan, il allait bien et il avait pu lire la lettre de Derek. Mais que fichait le loup ? Où était-il ? Pourquoi ? Stiles se posait ces questions depuis des heures. La nuit était pratiquement à la moitié. Il se leva et partit au poste de police histoire d'avancer sur des dossiers. Parrish fut surpris de le voir là.
- Mais depuis quand tu travailles de nuit toi ?
- J'avais besoin de m'occuper.
- Si ton père te voit il ne va pas être content. Il a été appelé pour un cambriolage, mais il va revenir bientôt.
- Pas grave s'il n'est pas content de moi, ce ne sera pas le premier.
- Comme tu veux.
Parrish regarda Stiles se diriger vers son bureau et soudain la phrase du jeune percuta dans son esprit. Il se leva et vint vers Stiles.
- Hey tout va bien ?
- Ouais, ouais.
- Pourquoi tu dis que ton père ne sera pas content de toi ?
- Je crois que je déçois les gens, mais je sais pas trop pourquoi.
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? Tu ne déçois personne. C'est pas bon de penser ça. Qui te met de telles idées dans la tête ?
- Derek… j'ai tout fais depuis trois ans. Je l'ai attendu un an et il me reproche… je sais même pas finalement ce qu'il me reproche.
- Faut pas te laisser abattre. Derek n'a pas toujours raison, tu sais. Il devrait faire attention à la portée de ses mots. Une fois que le mal est fait dur de revenir en arrière. Votre relation me regarde pas, hein, mais je ne suis pas persuadé qu'elle soit saine et qu'elle te convienne vraiment.
- Mmmh. Merci Jordan c'est gentil. Tu as peut-être raison. Je sais pas… je sais pas trop où j'en suis là en ce moment. J'ai juste besoin de me vider la tête.
- Je te laisse travailler parce que moi aussi je dois finir un truc. Si tu veux parler, je t'écoute. Ton père ne devrait pas tarder.
Parrish repartit s'asseoir à sa place. Il aurait bien parlé avec Stiles, mais vraiment il avait du boulot à finir. Ils travaillèrent les deux en silence et Stiles sursauta quand le téléphone sonna sur son bureau. Il le prit.
- Allô police du comté de Beacon Hills, enquêteur Stilinski, je vous écoute…
- Stiles… Pourquoi je tombe sur toi ? Tu devrais être au lit à la maison, gronda la voix de Mélissa.
- J'avais besoin de m'occuper l'esprit.
- Heureusement que je n'ai pas laissé Chrisy avec toi cette nuit.
- Je l'aurais pas laissé si elle avait été là.
- Bon, tu peux me passer ton père ?
- Il n'est pas là. Il reviendra plus tard. Tu veux parler à l'adjoint ?
- Non… je… écoute j'aurais préféré le dire à ton père, mais… du coup pas le choix… j'ai… Derek aux urgences…très mal en point si tu pouvais…
Bip, bip, bip….
Stiles avait raccroché sans même attendre la fin. Il mit sa veste en vitesse, éteignit juste l'écran de son ordi et dit à Parrish :
- Je dois y aller, tu diras à mon père que c'était urgent.
Et il partit en courant.
Parrish haussa les épaules et prit note. Puis il se dit que de toute façon, il n'était pas censé travailler. Puis il se remit à son job.
Stiles arriva à toute vitesse à l'hôpital et failli percuter une vieille dame à l'entrée. Il se confondit en excuse en marchant à reculons pour voir la dame puis se précipita aux urgences. Mélissa l'entendit arriver du bout du couloir. Elle sortit de la chambre et ferma la porte. Stiles s'arrêta, haletant, devant elle et dû chercher son souffle avant de pouvoir parler.
- Mélissa… je… qu'est-ce… qui… c'est passé ?
- Je n'ai pas tous les détails, mais ce n'est pas beau à voir.
- Je peux le voir ?
- Non, malheureusement.
- Pourquoi ? s'étonna le jeune homme.
- Tu n'es légalement pas de sa famille et le médecin est avec lui.
- PUTAIN !
Stiles hurla dans le couloir et Mélissa sursauta en mettant sa main devant sa bouche.
- Je sais que c'est frustrant, mais… je suis désolé… c'est pour ça que j'aurais aimé tomber sur ton père. Assieds-toi un moment.
- Je déteste la politique de cet hôpital. Putain… je suis reconnu nulle part… c'est pas ma maison, c'est pas mon fils, c'est pas ma famille.
- Viens avec moi Stiles, je vais te donner un petit quelque chose qui devrait t'aider à te détendre. Tu connais la fleur de Bach ?
- Non.
- Ben justement, c'est antistress. Suis-moi !
Stiles suivit Mélissa dans une autre salle et resta un moment avec elle. Silencieux. Il réussit à se détendre un peu. Son père arriva à l'hôpital une heure plus tard et étant shérif, il eut le droit d'aller voir Derek. Il n'était effectivement pas au meilleur de sa forme niveau physique, après pour le reste, les médecins l'avaient placé sous sédatifs donc il fallait attendre son réveil. John alla réconforter son fils du mieux qu'il put. Stiles passa des heures à traîner dans l'hôpital, ce ne fût qu'à passer 15 heures que Derek se réveilla et que Mélissa autorisa enfin Stiles à aller le voir. Il entra dans la chambre prudemment et le loup tourna son regard à l'opposé du jeune homme.
- Qu'est-ce que tu fais là ? grogna le loup.
- Et toi ?
- Je vais bien.
- Ça se voit, en effet. Je peux m'attendre à une explication ou pas du tout ?
- C'est long.
- J'ai tout mon temps.
- J'ai… j'ai juste compris qui… t'avait attaqué.
- Et ? Y a moyen que je sache ou non ? Il me semble que ça me concerne, mais je peux me tromper.
- Je suis désolé pour commencer…
- C'est vraiment trop gentil ça, Derek.
- Tu veux que je te raconte ou pas ?
- Vas-y, je t'écoute.
- C'est quand Isaac et Cora étaient là que j'ai compris que non seulement la personne en avait contre toi, mais que c'était un moyen de pour elle de faire passer deux messages. Le premier pour l'alpha, le second pour toi. J'ai compris quand je parlais avec Isaac et Cora en t'attendant. On discutait d'alpha, de meute et de marque de possession. Et c'est là que je t'ai revu dans la douche et ça m'a sauté aux yeux. Depuis la fois où tu as été griffé ce n'était pas juste pour faire peur, c'était une marque de possession. Si on regarde la cicatrice laissée, ça forme un C.
- Un C comme quoi ?
- Un C comme coyote, Stiles.
Le garçon blêmit.
- Malia…
- Oui Malia. Et j'ai… je voulais juste voulu te protéger.
- Et tu ne pouvais pas me le dire bien entendu ? Non, il fallait que tu m'envois me faire foutre histoire de bien me faire te détester.
- Tu aurais voulu t'impliquer, je le sais.
- Et tu as fait quoi de Tylan pendant trois jours ? Tu l'avais dans le dos ?
- Non, je l'ai caché chez Satomi. Et après chez Cora parce que ça devenait dangereux dans les bois.
- Un jour il va falloir arrêter ces histoires de c'était pour te protéger. Tu imagines si mon père ne m'avait pas dit que ma mère était morte sous prétexte de me protéger ? T'as conscience de ce que tu m'as dit, de ce que tu m'as fait subir ?
Le loup leva enfin le regard vers Stiles.
- Je suis désolé.
- Et c'est tout ? Tu es juste désolé et je suis sensé faire quoi moi ? Revenir avec toi comme si de rien n'était ? La menace est au moins maîtriser ?
- Satomi s'en est chargée.
- Et maintenant ?
- Ben, je comptais venir te voir.
- Ah, bonne nouvelle. La première depuis une semaine dit donc. Tu ne réalises même pas ce que j'ai pu ressentir. Je suis fatigué de tout ça Derek. Fatigué de t'avoir attendu un an. Fatigué que tu partes sur des coups de tête et encore plus fatigué de tes coups de sang, soit disant protecteurs. Merde ! Tu sais quoi… je veux plus te voir Derek. Plus du tout, plus jamais. Quitte à ce que j'en meurs de chagrin, mais ça fera toujours moins mal que tout ce que tu m'as dit… surtout que Tylan est pas mon fils… garde-le, débrouille-toi tout seul puisque apparemment je ne suis pas de ta famille et que je ne mérite pas TON fils.
- C'est vraiment ce que tu veux ?
- C'est vraiment ce que je veux, oui ! Je ne veux plus être avec toi, Derek. Rétablis-toi bien, je vais aller chercher mes affaires chez toi et retourner chez mon père. Et ne reviens pas, par pitié, ne reviens jamais.
- Tu seras quand même le parrain du bébé de Cora ?
- Oui.
- D'accord, moi aussi.
- Tant mieux pour toi. Adieu Derek.
Stiles regarda une dernière fois le loup et partit en courant. Le shérif et Mélissa le virent passer à toute allure dans le couloir. Il sortit de l'hôpital et s'effondra sur le parking.
- Stiles…
Le shérif releva son fils et le prit contre lui.
- C'est… fini… papa… définitivement…
John ne sut quoi dire et préféra se taire. Il se contenta de serrer son fils et de sécher ses larmes. Au bout d'un temps interminable, il ramena son fils chez lui et Stiles se coucha sur le canapé.
- Tu veux quelque chose ?
- Une nouvelle vie, ouais.
- Quelque chose de plus accessible là tout de suite ?
- Je me contenterai d'un bon chocolat chaud.
Le shérif revint quelques minutes plus tard avec deux tasses de chocolat.
- Tu veux me parler un peu ?
- Là tout de suite, je sais pas bien quoi dire. Mais… juste que j'en ai trop marre pour retourner avec lui, c'est tout.
- Tu sais ça peut changer.
- Non, je suis déterminé et tu me connais.
- Je vois ce que tu veux dire. Ça va aller pour toi? Tu as besoin de quelques jours de repos?
- Surtout pas papa. Dès demain, je suis au boulot et tu me donneras du travail et encore du travail. À m'en écœurer s'il le faut. Ça m'est égal. Je pense même que je ne vais pas rester enquêteur de bureau, mais carrément aller sur le terrain.
- On verra ça en temps voulu. Et la meute ?
- Je ne lâche pas Scott. Je ne lâche pas Cora et Isaac, je serai le parrain de leur enfant. Je veux juste plus jamais le voir, lui, c'est tout.
- Si c'est vraiment ce que tu veux.
Stiles se mit à pleurer.
- Evidemment que non c'est pas ce que je veux, c'est juste le choix qui s'impose, c'est tout.
- D'accords. Désolé.
- C'est pas ta faute. C'est de la faute de… ce loup débile, c'est tout. Il faut que j'aille chercher des affaires chez lui d'ailleurs et je préfère le faire temps qu'il est à l'hôpital.
- Tu veux aller maintenant ?
- Si tu veux bien m'y emmener et m'aider ?
- C'est partit, fiston.
Une fois devant chez Derek, Stiles ouvrit la porte avec sa clé et les deux hommes entrèrent.
- T'inquiète papa, je lui ai dis que j'allais venir.
Stiles se dirigea qu'à deux endroits. Le salon pour sa console et la chambre pour ses habits. Il hésita pour prendre le costume de chaperon rouge mais finalement le laissa sur le lit avec un mot. Il redescendit et hésita à entrer dans la chambre de Tylan, mais il savait que ça allait lui faire trop mal alors il laissa tomber et alla juste prendre un pyjama-loup dans le bac à linge sale et puis, il partit en compagnie de son père qui respectait son besoin de silence. Il glissa la clé dans la boite aux lettres et soupira en regardant une dernière fois la maison de son enfance et de son amour.
- Promets-moi Tylan que tes éclats de rire feront vibrer les murs de cette maison.
Puis il remonta dans la voiture et partit définitivement sans reporter son regard vers la bâtisse.
Arrivés à la maison les deux hommes mirent les affaires dans la chambre de Stiles et ce dernier tria et rangea. Son père le laissa pour redescendre, mais il fût interpellé et se retourna.
- Merci papa.
Le shérif fit un sourire à son fils et referma la porte en partant. Stiles soupira, termina son rangement et puis il enleva de sa chambre ce qui lui rappelait encore Derek. Des photos et le premier mot du loup caché dans son livre de Stendhal et enferma tout ça dans un boîte qu'il rangea au fond d'un placard du couloir.
Ouais je sais, c'est fini entre Derek et Stiles et je.. suis désolée.
on se retrouve bientôt pour la suite. bisous
Kitsune
