UVDM

Bonjour à tous! Oui oui, je suis toujours vivante

Désolée pour ce nouveau retard, mais avec les cours je n'ai pas forcément le temps d'écrire. C'est pour ça que je vous annonce que la suite de l'histoire ne sera pas publiée avant mes vacances d'été. Mais bonne nouvelle, mes vacances d'été commence en mai (la joie d'être à la fac et d'avoir ses partiels la première semaine de mai ^^)

Bref, voilà ;)

Merci à Sarah March pour la correction et à AnanasPower, aliena wyvern, Gin Lise, Anga27 et Alnia pour leur review.

Alnia désolée de ne pas t'avoir répondu et franchement, je ne sais pas d'où met venu le prénom de mon héroïne. Grosse coïncidence que tu es le même ^^ En tout cas, j'espère que cette fic continuera à te plaire (malgré que l'héroïne est ton prénom ^^).

Bonne lecture :)


Chapitre 13 :

Quand Beorn leur avait annoncé qu'il allait les aider, les épaules de chacun semblaient s'être délestées d'un poids considérable. Beorn leur avait fourni des poneys et un cheval pour Gandalf, ainsi que des vivres pour plusieurs semaines. Le lendemain du retour du changeur de peau, ils étaient hors de la maison, se préparant et chargeant les poneys pendant que Gandalf et Beorn discutaient un peu plus loin.

Alnia quant à elle regardait l'immense étendue qu'ils allaient devoir traverser. Une grande plaine verte, parsemée ici et là de quelques arbres et au loin, une longue ligne sombre. Le début de la Forêt Noire. Le soleil se levait à peine ce jour-là, la lune était encore visible tandis que le soleil se levait doucement à l'Est.

« On y va ! » annonça soudainement Thorin juché sur son poney « Nous avons suffisamment perdu de temps »

Les nains acquiescèrent d'une même voix et chacun monta sur son poney. Gandalf vint les rejoindre quelques instants plus tard, l'ombre de Beorn le suivant. Ce dernier s'approcha d'Alnia et posa une main sur son épaule (épaule qui semblait ridiculement petite tout à coup).

« Ne pense plus à la montagne. Oublie la, tu en es sortie alors sors la de ta tête »

La naine hocha la tête et le remercia avant de partir avec la compagnie. Beorn pouvait se montrer brute au départ, mais elle se rendait compte que lorsqu'on le connaissait un peu, il était bien plus sympathique qu'il n'y paraissait. Faire sortir la montagne de sa tête. Ce n'était pas une mauvaise idée en soi, mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Cette montagne coulait dans ses veines. Le sang des Gazat coulait dans ses veines et ça c'était une chose contre laquelle rien ni personne ne pouvait quelque chose.

Ils continuèrent leur route pendant de longues heures, ne s'arrêtant pas une fois de la journée. Les nains semblaient de bonne humeur, ces quelques jours passé dans cette maison avait fait du bien à tous et désormais, leur aventure reprenait. Ils s'approchaient de la montagne à chaque heure, et ça tous le savaient. La tension et l'excitation de bientôt arriver les animait tous. Tension que Thorin ressentait de plus en plus, chaque pas le rapprochait d'Erebor, de son royaume mais aussi de son Arkenstone et rien ni personne ne l'arrêterait maintenant. Non plus rien ni personne...

A Mirkwood, quelques jours plus tôt…

Au cœur de la Forêt Noire, au pied d'une montagne, il y avait le palais du roi sylvain Thranduil : Mirkwood. Un palais taillé dans la roche, parcouru de multitudes ponts de pierres, se mêlant aux épaisses et profondes racines des grands arbres. La Forêt Noire ne fut pas toujours appelé comme ça. Autrefois, c'était Vert-Bois le Grand, mais de sinistres créatures en avait fait leur demeure.

C'est dans ce palais qu'un jour arrivèrent deux nains, appartenant aux Gazat. Ils se présentèrent aux portes du roi Thranduil et où ils furent interceptés par deux gardes.

« Qui êtes-vous ? Que venez-vous faire ici ? »

« Je suis Drelk » se présenta le premier nain avant de présenter le second « Et voici mon frère Drokl. Nous sommes venu pour voir votre roi »

« Tiens donc » rigola le garde « Vous pensez qu'il suffit d'arriver comme ça et de dire que vous voulez voir le roi et qu'on va vous y emmener comme ça »

« Nous comprenons votre réticence » acquiesça le dénommé Drokl « Mais nous ne vous voulons aucun mal. Juste vous prévenir que des intrus pourraient arriver sur vos terres d'ici peu. Et nous pensons savoir que la présence de l'un d'eux pourrait intéresser votre roi »

Le garde les regarda d'un air suspicieux pendant quelques secondes avant de se tourner vers son collègue.

« Va prévenir le roi » lui dit-il en elfique

Le second elfe entra dans le palais tandis que le premier se retourna vers les deux nains.

« Je vais vous demander de retirer toutes vos armes et de les laisser ici »

Les Gazat acquiescèrent et retirèrent toute leurs armes. Quand ils dirent avoir fini, l'elfe vint vérifier que c'était vraiment bon puis celui qu'il avait envoyé prévenir le roi revint quelques instants plus tard et annonça quelque chose en elfique.

« Suivez-moi, le roi va vous recevoir »

L'elfe tourna les talons et entra dans le palais, vite suivit par les deux Gazat qui s'échangèrent un petit sourire. Ils traversèrent les longs ponts de pierre pendant de longues minutes jusqu'à ce qu'ils arrivent sur une place circulaire surmontée d'un haut et majestueux trône taillé dans le bois. Sur ce derniers était assis un elfe arborant une longue chevelure blonde et des yeux d'un bleu perçant avec quelque chose de cruel et de froid dans le regard (et notez les immondes et épais sourcils au-dessus des dits yeux).

« Seigneur Thranduil » s'inclina l'elfe « Voici les nains »

« Laissez-nous » congédia le roi

L'elfe s'inclina et tourna les talons.

« Je vous écoute. Vous avez parlé à mes gardes d'intrus qui allaient pénétrer sur mes terres » leur dit Thranduil d'une voix veloutée mais qui avait aussi quelque chose d'assez menaçant.

« Oui, seigneur » acquiesça Drelk d'un ton des plus hypocrites « Une troupe de nains va passer par la Forêt Noire »

« Des nains ? » s'étonna le roi « Pourquoi des nains viendraient par ici ? » s'amusa-t-il

« Ce ne sont pas n'importes quels nains » l'informa Drokl « Ce sont les nains d'Erebor, ils sont dirigés par Thorin Ecu-De-Chêne »

A ces derniers mots, Thranduil se leva et commença à descendre.

« Comment savez-vous cela ? »

« Notre sœur s'est enfuie et est partie avec eux. Quand ils passeront par ici, vous pourriez les arrêter et nous prévenir. Nous nous inquiétons pour elle » mentit Drelk

« Et puis, nous savons très bien que vous ne portez pas vraiment ce soit disant roi dans votre cœur » ajouta son frère « Vous n'allez pas le laisser passer sans rien dire ? »

Thranduil eut un sourire sadique après son annonce. Il devait l'avouer, il n'appréciait pas Thorin Ecu-De-Chêne.

« Il retourne à la montagne » comprit l'elfe

« Oui » affirma Drokl « Et notre sœur s'est fait embarquée. Mais pas de son plein gré. Nous devons bien avouer que nous n'apprécions pas ce Thorin et… »

« Ne me mentez pas » l'interrompit Thranduil « Pourquoi votre sœur se serait-elle introduite dans cette compagnie ? Qu'a-t-elle à y gagner ? »

« Elle est partie avec plusieurs armes » lui dit Drokl

« Nous avons appris il y a quelques temps que quelqu'un l'avait engagé pour s'introduire dans cette compagnie. C'est pour tuer les héritiers de Durins si elle est partie avec eux » continua Drelk

« Comment pouvez-vous le savoir ? »

« Nous avons retrouvé celui qui l'a poussé à accepter. Nous devons la retrouver avant qu'elle ne commette l'irréparable »

Thranduil continuait à réfléchir tout en les écoutants. Thorin repartait à la conquête d'Erebor. Il pourrait l'en empêcher, mais il pensait aussi aux gemmes blanches de Lasgalen, enfouies là-bas dans cette montagne. Il avait enfin un moyen de les récupérer après toutes ces années. Il se tourna alors vers les deux nains.

« Je vous informerai quand je les aurai arrêtés. Vous pourrez donc retrouver votre sœur »

Les deux nains remercièrent Thranduil et tournèrent les talons tout en se lançant des sourires cruels. Qu'elle le veuille ou non, elle allait bientôt les revoir et surtout elle ne leur échapperait pas cette fois-ci…

Retour sur la compagnie…

Déjà une journée était passée depuis qu'ils avaient quitté Beorn. Ils continuaient de marcher, la Forêt Noire s'avançant inexorablement. Son ombre menaçante s'approchait, déclenchant des frissons dans le dos d'Alnia à chaque fois qu'elle regardait dans sa direction. Ils arrivèrent finalement à l'orée de la forêt en milieu de journée du troisième jour. Une arche de bois clair ouvrait un chemin de pierre, s'enfonçant dans la forêt sombre.

Tous mirent pied à terre, fixant avec plus ou moins d'inquiétude les ombres de la forêt.

« La porte des elfes » annonça le magicien « C'est ici que commence le sentier des elfes qui traverse la Forêt Noire »

« Et aucuns signes des orcs » fit Dwalin « La chance est avec nous »

« Oui mais pour combien de temps » lui dit Alnia « On ne doit pas perdre de temps ici, nous sommes trop à découvert »

« Vous avez raison » acquiesça Balin près d'elle

« Déchargez les poneys » ordonna soudainement Gandalf

Alnia remarqua alors au loin la silhouette imposante de Beorn sous sa forme d'ours.

« Cette forêt semble malade » remarqua Bilbon « N'y a-t-il pas un moyen de la contourner ? »

« Si » répondit Gandalf « En faisant un détour de 200 miles vers le Nord, soit le double de cette distance »

Puis il commença à s'avancer sur le sentier pendant que les nains déchargeaient les poneys. Alnia tentait tant bien que mal de retirer le lourd sac que portait un des poneys. Alors qu'elle avait réussi à le détacher, elle ne put le porter et faillit tomber sous son poids si elle n'avait pas senti quelqu'un l'aider.

« Tu aurais dû demander de l'aide » entendit-elle la voix moqueuse de Kili

Elle lui sourit doucement tandis qu'il l'aidait à décharger ce qu'il restait sur le poney. Soudainement, Gandalf sortit de la forêt en criant :

« Non ! Pas mon cheval » à l'encontre de Dori et Gloìn qui allaient commencer à s'occuper de la monture du magicien

« Vous nous quittez ? » demanda Bilbon

« Si je pars c'est que j'y suis obligé »

« Par quoi ? » demanda Alnia « Gandalf, la dernière fois que vous nous avez laissé on s'est retrouvés chez les gobelins et maintenant vous nous laissez entrer dans une forêt qui n'a vraiment pas l'air accueillante et sans vous en plus »

« Je reviendrai » promit le mage gris avant de se tourner vers le hobbit

Alnia n'entendit pas ce qu'ils se disaient, trop inquiète à l'idée de se séparer du magicien maintenant. Même si elle avait eu quelques différents avec lui, elle devait bien admettre que traverser cette sombre et lugubre forêt sans sa magie ne la rassurait pas du tout.

« Je vous attendrai sur le promontoire face au versant Sud d'Erebor. Gardez la clé en lieu sûr » ajouta-t-il en direction de Thorin « Et n'entrez pas dans cette montagne sans moi » sur ces derniers mots, il enfourcha son cheval avant de continuer « Ce n'est plus le Vert-Bois d'antan. Il y a une rivière dans ces bois qui a été soumise à un enchantement. Surtout ne touchez pas l'eau. Traversez le pont de pierre. Dans cette forêt, l'air lui-même est chargé d'illusion. Il vous brouillera l'esprit et tentera de vous fourvoyer. Restez sur le sentier, ne le quittez pas. Si vous le quittez, vous ne le retrouverez jamais »

Puis il se détourna de la compagnie tout en répétant de ne pas quitter le sentier. Les nains étaient tournés vers la forêt, loin d'être rassurés à l'idée d'y entrer. Mais ce n'était pas comme si ils avaient eu le choix.

« Allez en route » annonça Thorin « Il faut y être avant le coucher du soleil du jour de Durin »

Puis il entra dans la forêt, marchant sur le sentier de pierre, vite suivi par l'ensemble de ses compagnons. A peine eurent-ils pénétré la forêt qu'Alnia sentit un poids sur ses épaules.

Ils marchèrent pendant des heures, l'humidité de la forêt rendait l'air étouffant. Ils avançaient doucement, tentant de ne pas perdre le sentier.

Plus ils avançaient, et plus il faisait sombre. L'air s'alourdissait d'heure en heure, rendant leur traversée de plus en plus dure. De plus, le terrain était assez difficile car des racines jaillissaient d'un coup ici et là, des pierres qui les faisaient trébucher.

Ils avançaient encore et encore, aucun souffle de vent ne se faisait sentir, pas le moindre rayon de soleil ne transperçait entre les branches touffues des arbres. Le sentier semblait ne jamais avoir de fin. Thorin était en début de file et guidait les autres en frappant le sol de temps à autre avec le manche de sa hache. Soudainement il s'arrêta.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda Alnia d'une voix fatiguée en s'approchant avec les autres

Le fameux pont de pierre dont avait parlé Gandalf était là, seulement il s'était à moitié effondré et s'arrêtait à mi-chemin de la rivière. Cette dernière ne s'écoulait pas vraiment. Elle stagnait, avec des algues verdâtres flottant à la surface ainsi que du bois mort.

« Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? » demanda Nori

« On pourrait traverser à la nage » proposa Bofur

« Non, on ne peut pas » le contredit Alnia

« Toute cette forêt est porteuse d'un maléfice » rappela Thorin

Pendant ce temps, Kili s'était rapproché du bord et tirait un peu sur des branches qui pendaient au-dessus de l'eau.

« Ces branches ont l'air solides » remarqua-t-il en posant un pied sur une branche

« Arrête Kili » l'en empêcha Alnia en lui tenant le bras

« Ca va aller, je suis sûr qu'on peut y aller »

« Le plus léger en premier » lui dit Thorin

Tous se retournèrent vers Bilbon avec des regards entendus. Ce dernier commença alors à traverser sous les regards plus ou moins inquiets de la compagnie. Il perdit l'équilibre avant de finalement arriver de l'autre côté.

« On y va » annonça Thorin

La compagnie commença à traverser petit à petit, en s'agrippant du mieux qu'ils le pouvaient. C'était une traversée difficile et dangereuse, les branches étaient fines et très instables. Il leur fallut dix bonnes minutes avant d'atteindre l'autre rive. Quand Alnia posa pied à terre, elle entendit un grand bruit d'éclaboussures. Tous se retournèrent d'un coup pour voir Bombur, flottant sur le dos à la surface de l'eau.

« Sortez-le de là ! » ordonna Thorin

Plusieurs main agrippèrent Bombur par là où ils pouvaient, la barbe, les vêtements, tout ce qu'ils pouvaient atteindre. Quand il fut finalement mis au sec, sur la rive sur laquelle la compagnie était, Dori s'approcha de lui et l'examina rapidement avant de se tourner vers les autres.

« Il dort » annonça-t-il, très surpris

« Il quoi ? » fit Bofur

« Il s'est profondément endormi » répéta Dori

« La rivière est enchantée, c'est sans doute à cause de ça » remarqua Alnia

« Dans tous les cas, je ne peux pas le réveiller » remarqua le guérisseur

Thorin soupira et ordonna qu'une civière en bois et en branchage soit construite. Les nains s'y mirent immédiatement et à peine 30 minutes plus tard, Bombur était étendu sur la dite civière tandis que les nains le portaient avec plus ou moins de facilité. Leur marche dura encore plusieurs heures.

« On doit faire une pause » lança soudainement Bofur d'une voix essoufflée

Les nains s'arrêtèrent, appuyés les uns sur les autres ou sur des troncs d'arbres morts.

« Vous entendez ça ? » demanda Bilbon

« Non, je n'entends rien » répondit Thorin « Ni vent, ni chant d'oiseau. Cette maudite forêt n'a-t-elle pas de fin ! » s'énerva-t-il, faisant résonner sa voix dans la forêt sombre

« Je n'en vois pas » lui dit Gloìn « Juste des arbres »

« Par-là » s'écria tout à tout Thorin en s'écartant du sentier

« Attendez qu'est-ce que vous faites ? » demanda Alnia, perdue et d'une voix caverneuse et fatiguée

« Suivez-moi, tout de suite » ordonna de plus belle le chef sans répondre

Les nains commencèrent à suivre le roi, ainsi qu'Alnia, ignorant les pauvres cris que poussait Bilbon pour les retenir. Une fois sortis du sentier, le chemin était encore pire, des arbres apparaissant de nulle part, ou alors un ravin les obligeant à le longer, chose dangereuse puisqu'il fallait porter Bombur toujours profondément endormi. Très vite, les nains comprirent qu'ils ne s'en sortiraient pas de cette manière. Ils commencèrent alors à chercher le sentier, en vain. Ils se séparèrent en petits groupes pour le trouver, mais rien à faire. Le sentier semblait s'être volatilisé tout d'un coup. Alnia était amorphe, regardait devant elle sans vraiment voir les choses autour d'elle. Elle était juste derrière Ori quand celui-ci s'arrêta.

« Regarde ça » dit-il en direction de Dori

« Ca alors » lui dit ce dernier en la lui prenant des mains « Une blague à tabac »

« Et des Montagnes Bleues qui plus est » intervint Bofur en s'approchant « C'est la même que la mienne »

« C'est la vôtre » s'exaspéra Bilbon « Vous ne comprenez pas ? On tourne en rond, on est perdus ! »

« On ne l'est pas, on continue vers l'Est » le contredit Thorin

« L'Est ? » s'étonna Alnia qui avait les idées un peu plus clair suite à l'intervention de Bilbon « Et vous savez où est l'Est au moins ? »

Thorin la regarda intensément.

« On ne voit même plus le soleil » remarqua Dwalin

« Sans blague » soupira Alnia, exaspérée « Tu viens seulement de le remarquer »

« Tu me parles sur un autre ton » s'énerva le guerrier

« Et pourquoi faire ?! »

Tout alla très vite à partir de ce moment-là. Les nains commencèrent à se disputer les uns avec les autres. S'insultant et se poussant pour rien.

« Stop, ça suffit » ordonna soudainement Thorin d'une voix forte, ramenant le calme « Nous ne sommes pas seuls »

Les nains regardèrent autour d'eux, tout en commençant à sortir leurs armes doucement. Alnia se tenait juste derrière Kili, l'épée levée.

« Aïe ! » s'écria soudainement Alnia après avoir senti une violente douleur au mollet gauche

« Alnia ? » s'inquiéta Kili

Elle s'effondra au sol, la douleur au mollet se rependant dans tout son corps en décharge.

« Alnia ! » appela Kili

« Attention ! » cria Thorin

Soudainement, des tas d'araignée débarquèrent autour d'eux. De gigantesques araignées, plus grosses qu'un cheval adulte. Elles attaquèrent les nains, tous crochets dehors.

« Kili, éloigne Alnia de là ! » lança Fili à son frère

La naine ne pouvait plus marcher et était d'une blancheur cadavérique. Elle avait la tête qui tournait et avait la sensation d'être dans un brouillard permanent. Elle sentit Kili la porter et la déposer doucement un peu plus loin. Elle s'appuya sur un tronc et vit une forme noire s'approcher derrière le nain.

« Derrière toi »

Kili se retourna et commença à combattre l'araignée. Une autre vint se planter devant Alnia. Cette dernière commençait de plus en plus à s'affaiblir. Avant qu'elle n'ait pu lever son épée, elle s'écroula au sol et le noir l'entoura.

Combien de temps était-elle restée dans ce noir persistant et d'une certaine épaisseur ? Elle n'en avait aucune idée. Tout ce qu'elle savait c'est que lorsqu'elle reprit connaissance, elle était serrée dans quelque chose d'incroyablement solide. Elle peinait à respirer. De plus, elle sentait bizarrement qu'elle avait le sang qui lui montait à la tête. Elle pouvait entendre des sons étranges autour d'elle, une sorte de mélange entre des claquements et des sifflements. Et puis elle entendit autre chose, mais cette fois-ci, quelque chose qui la rassurait. Elle entendait la voix de Bilbon.

« Tout va bien Alnia, je vais vous sortir de là »

Puis elle entendit le bruit d'une lame qui tranche quelque chose avant de se sentir tomber. Si elle avait pu, elle aurait hurlé mais impossible. Elle avait l'impression de tomber pendant des heures jusqu'à ce que finalement elle tomba sur le sol en un bruit sourd. Quelqu'un trancha ce qui l'enveloppait. Elle se redressa d'un coup en respirant à grands poumons.

« Doucement Alnia, respire » entendit-elle la voix de Kili

« Elles reviennent ! » annonça soudainement Thorin

Les araignées les encerclèrent une nouvelle fois et cette fois-ci, les nains se battirent avec force mais elles revenaient toujours plus nombreuses que les fois précédentes. Tout à coup, une silhouette fine et svelte, auréolé de blond débarqua et tua les araignées. Les elfes avaient débarqués. Ils tuèrent les araignées une à une puis Alnia vit Kili mal en point avec l'une d'elle. Faisant fi de la douleur, elle alla l'aider mais l'araignée était morte avant qu'elle arrive, une flèche dans la tête. Une elfe rousse débarqua et tua les quelques araignées qui restaient. La naine ne manqua pas de remarquer le petit regard que lui avait lancé Kili et une petite pointe de jalousie pointa en elle. L'elfe amena les deux nains avers les autres au moment ou un grand elfe blond aux yeux d'un bleu perçant tenait l'épée de Thorin à la main.

« Où l'as-tu eue ? » demanda-t-il d'une voix dure

« Elle m'a été offerte » répondit le nain, les yeux chargés d'éclairs

« Pas seulement voleur mais aussi menteur » fit le blond en pointant l'épée sur la gorge de Thorin

« Retire tout de suite cette épée de sa gorge mon mignon ou tu auras du souci à te faire » grogna Alnia

L'elfe se tourna vers elle.

« Et qu'as-tu l'intention de me faire ? Un seul geste et tu es morte »

« Je me débrouillerai pour t'entraîner dans ma chute » cracha-t-elle

Il eut un rictus mauvais avant de dire quelque chose en elfique. Alnia ne comprit rien à ce qu'il a pu dire à ce moment-là. Sauf deux mots : Ered Mithrin. Elle sentit quelque chose se glacer en elle à la mention de cette Montagne. Puis ils furent contraints d'avancer, encadrés par les oreilles pointues.


Comment va se passer la rencontre avec Thranduil? Va-t-il prévenir ses frères? Tout ça vous le saurez la prochaine fois ^^

Comme je l'ai dit au début, on se retrouve en mai. D'ici là, portez vous bien, passez de bonnes vacances d'avril et de joyeuses fêtes de pâques ^^

Bisous et n'oubliez pas une petite review pour me dire...ce que vous voulez en fait ^^

A la prochaine!